
A French monologue questioning how charity organizations actually work. The speaker examines inefficiencies and possible corruption in human rights and environmental NGOs, then challenges the pharmaceutical industry's approach to cancer research funding and proposes open-source drug development instead.
Bonjour tout le monde, je suis en train d'émettre depuis la Californie un état pourri par la bien-pensance et la gauche triomphante. En termes de poids économique, c'est un état qui pesait plus lourd qu'énormément de pays occidentaux. Aujourd'hui, si on devait comparer les États-Unis à l'Union Européenne, on comparerait peut-être la Californie à la France. Quand on allume la radio, on entend parler de clochards qui sont morts de froid durant la nuit, on entend parler de millions de gens qui sont au banc alimentaire et qui arrivent en fin de droit, on entend parler d'emplois précaires, on entend parler de misère. En fait, la gauche, j'ai l'impression que là où elle passe, elle sème la misère, elle sème les problèmes sociaux, parce que c'est seulement dans ce substrat qu'elle peut continuer à évoluer. Enfin, je ne suis pas venu vous parler de ça, j'aimerais vous parler d'autre chose. Durant mon voyage en aéroport, il y avait des gens qui collectaient de l'argent pour le cancer, pour la recherche pour le cancer. Alors je suis venu vous parler de ça parce que j'avais 11 heures de vol et pendant ce temps-là, l'esprit erre un peu. Et j'ai réfléchi à cette histoire d'argent qu'on collecte pour le cancer. Bon, c'est extrêmement dégueulasse ce que je vais dire aujourd'hui, mais je pense que la réalité est souvent plus dégueulasse que la fiction. Vous savez, moi j'ai été viré d'une organisation qui défend les droits de l'homme. Quand j'avais 18-19 ans, j'étais plein d'idéal. C'est bien d'être plein d'idéal à 18-19 ans. Bon, c'est plus tard que ça pose problème. Mais au départ, c'est bien de commencer sa vie comme ça. Je trouve que je suivis, on va dire, le cycle normal de l'évolution d'un humain. Et en fait, j'étais en Suisse, j'habitais en Suisse, et puis je venais d'Algérie ou dans mon pays. les violations des droits de l'homme étaient quelque chose de courant, que ce soit par des groupes islamistes, mais aussi par les services de l'État, la torture, les arrestations arbitraires, l'arbitraire en général avec un grand A, la loi du plus fort, faisait des victimes. Donc, quand je suis arrivé en Suisse, j'étais extrêmement remonté contre ce genre de choses. Alors, j'ai été dans une organisation qui défend les droits de l'homme. Et en fait, on m'a donné on m'a donné un bureau et puis on m'a montré un tas de t-shirts on m'a expliqué les prix, les tailles et je devais vendre un maximum de t-shirts pour défendre les droits de l'homme il faut toujours commencer quelque part, vous savez pourquoi ne pas commencer la lutte contre les droits de l'homme par la vente du t-shirt des fois les voies du Seigneur sont impénétrables, comme on dit et donc ce qui s'est passé c'est que Je me suis dit, bon, il faut bien financer la lutte pour les droits de l'homme, n'est-ce pas ? Et donc, j'ai commencé à vendre ces t-shirts. Mais en même temps, ce qui se passe, c'est que je recevais de temps en temps des coups de fil, des coups de fil de gens qui m'appelaient d'Amérique du Sud ou qui appelaient d'Afrique ou qui appelaient de plein d'autres endroits ou d'Asie, qui avaient justement été abusés ou craniés pour leur vie ou autre. Et donc, à ce moment-là, Il m'appelait. Souvent l'appel coûtait très cher. Souvent l'appel était risqué, n'est-ce pas, parce que c'est des pays où les lignes sont écoutées, où il n'est pas facile. Enfin, quand je dis les pays où les lignes sont écoutées, vous savez, ici aussi. Mais à l'époque, je veux dire, je vous parle de la perspective de ce que j'étais à l'époque. Moi, ce que j'essayais de faire, j'essayais de trouver dans la documentation que j'avais, dans les infos que je pouvais collecter, essayer de trouver quelque chose pour aider la personne. Enfin, tu ne peux pas faire grand-chose en réalité. Et ce qu'on m'a dit quand je demandais aux responsables de l'organisation, ils m'ont dit, écoute, quand ces gens appellent, donne-leur le téléphone de notre branche à Zurich ou à Londres ou n'importe où, mais juste arrange-toi pour qu'ils n'appellent plus ici. Et puis, concentre-toi sur les t-shirts, les autocollants et tout ça. Et en fait, Ce qui se passe, c'est que j'ai fait ça pendant un certain temps, mais je n'arrivais pas à me résoudre, à faire dans le t-shirt. Je ne pouvais pas dire aux gens qui m'appelaient depuis la Chine ou depuis Laos ou je ne sais pas d'où, je n'arrivais pas à me résoudre pour leur dire, écoutez, vous êtes en train d'appeler ici, vous êtes en train d'appeler un magasin de t-shirts en fait. Je ne vois pas trop ce que je peux faire pour vous. Enfin, j'aurais dû être comme ça. Aujourd'hui, c'est ce que j'aurais dit, mais à l'époque, voilà. Et ce qui s'est passé, c'est qu'un jour, on m'a viré. J'ai donc trouvé extraordinaire que venant d'un pays à problématiques des droits de l'homme, un pays dans cette même organisation, publier des rapports épais comme ça sur les violations des droits de l'homme dans ce pays, et j'arrive chez eux pour les aider, et qu'est-ce qu'il se passe ? On me vire. Bon, d'accord. Mais c'est vrai que ça m'a aidé un petit peu à me réveiller. Plus tard, je n'ai pas dit le nom de l'association ou de l'organisation, mais pensez à une organisation de lutte contre les violations des droits de l'homme. Enfin, une organisation qui avance sous ce couvert-là. Pensez à la plus grande, c'est celle-ci. Vous ne pouvez pas vous tromper. Et en fait, plus tard, j'ai eu un autre problème avec une organisation qui défend l'écologie. Pareil, prenez la plus grande à laquelle vous pouvez penser, c'est celle-là. J'étais en Suisse, j'avais un local. J'enseignais, j'en ai des cours dans ce local-là, dans un immeuble pourri. Et à côté, le voisin avait une sorte d'agence d'import-export pourri également. Et en fait, un soir, c'était l'hiver, j'étais fatigué, j'avais donné des cours toute la journée, puis je m'étais fatigué, puis je me suis endormi sur mon bureau. Enfin, j'ai essayé de dormir. Les lumières éteintes. Mon voisin arrive, il rentre dans l'immeuble, il ouvre, il a l'impression qu'il est tout seul, c'est normal. Donc, qu'est-ce qu'il fait ? Il prend le téléphone et il appelle en Afrique. Puis il doit gueuler, parce que la ligne était mauvaise, il doit gueuler. En fait, il est en train d'expliquer à son correspondant là-bas qu'il fallait retrouver des grottes ou des zones, puis des gens qui coopèrent là-bas, des officiels qui sont prêts à fermer les yeux. Parce que lui, il pourrait jouer l'intermédiaire, il pourra les jeter. pour aller jeter des déchets toxiques, toutes sortes de déchets toxiques industriels, il pourrait, lui, créer une filière pour aller les jeter là-bas directement dans la nature. Et puis, bien sûr, il y aurait de l'argent pour tout le monde. Donc moi, j'étais choqué. Enfin, j'étais encore, j'étais toujours jeune. Aujourd'hui, tu ne me choquerais pas avec un truc pareil, mais tu comprends, je me remets dans l'esprit de l'époque. C'est drôle, je regrette d'avoir perdu ma naïveté, tu sais. Mais bon, ce qui s'est passé, c'est que J'écoute ça, donc j'étais porteur de cette rage. Et je vais rencontrer cette association et je leur explique ce que je suis en train de vous expliquer ici. Et ils me disent, le gars il me regarde, il me dit, c'était en Suisse, il me dit, il me sort une revue et puis il me dit, si vous vous abonnez à cette revue, ça coûte 60 francs, je ne sais plus combien, il me sort le chiffre, par an et vous allez la recevoir et ça nous permet de nous aider. On a aussi des autocollants, des t-shirts, des porte-clés, des machins. J'ai compris qu'en fait, le charity business est basé sur la structure suivante, le business model est le suivant. Il y a un groupe de cadres, un groupe de responsables, d'executives, de gens. qui sont bien payés dans ces organisations-là. Et puis, pour gagner leur salaire, qu'est-ce qu'ils font ? Ils font travailler des coveyards. Ça signifie qu'en fait, ils utilisent les dons, que ce soit les dons gouvernementaux ou les financements publics. Donc d'une part, ils prennent sur l'argent, donc l'argent des impôts des gens. En plus, ils profitent des dons des particuliers et aussi du travail de jeunes égarés, naïfs, qui sont là juste pour aider, qui espèrent travailler pour une cause, mais en fait, ils ne font que gagner le salaire des B4, des gros chats de ces organisations-là. En termes d'efficacité, en termes de force de frappe, ils ne font strictement rien, c'est juste des... ils font des petits trucs genre visuels, n'est-ce pas, pour que ça arrive dans la presse et puis dire qu'on est en train de faire quelque chose. Mais au fond, on s'en fiche complètement de la cause qui sous-tend l'existence même de l'organisation. Donc ça, c'était le premier point. En revenant à la recherche contre le cancer, bon, moi j'ai regardé, j'ai regardé un petit peu les laboratoires qui font des recherches pour le cancer et qui vendent des médicaments issus de ces recherches. Il y a quoi ? Il y a AstraZeneca, il y a Merck, il y a Pfizer, il y a Sandoz, il y a plein de laboratoires. Tout cela, quand vous regardez leurs actions, vous allez voir que c'est des gens dont les actions, certaines valent plusieurs milliers d'euros. L'action, une seule. C'est des boîtes qui pèsent des milliards de dollars. Donc, je vous explique mon problème. Ça signifie c'est quoi collecter de l'argent pour la recherche ? Je fais quoi ? Je collecte l'argent. je remplis un sceau ou un compte ou peu importe, après j'appelle par exemple je ne sais pas AstraZeneca ou peu importe et je leur dis bonjour j'ai 10 000 euros j'aimerais vous donner pour la recherche. Donc ce que je fais, j'arrive avec mon sceau, je leur donne pour financer leur recherche. Alors la question c'est, supposons que ça se passe comme ça, je ne sais pas, je suis peut-être un peu naïf, mais une fois qu'ils ont obtenu par exemple un médicament par le fruit de ces recherches là, Qu'est-ce qu'ils vont faire ? Est-ce que ce médicament, ils promettent en échange de le fournir à un prix raisonnable au public ? Ou est-ce qu'ils promettent, par exemple, de le donner gratuitement aux gens qui ne peuvent pas se le payer ? Ou est-ce qu'ils promettent, une fois que les bénéfices sont faits, de rembourser les dents qui leur ont permis de trouver ce médicament ? Non, je ne vois pas ça. Il y a des gens dans plein de pays au monde qui meurent, ou même ici en Occident, qui meurent parce qu'ils ne peuvent pas se payer un certain nombre de médicaments. Et on nous dit collectez de l'argent pour financer la recherche de ces médicaments. C'est quoi le business model ? Je ne comprends pas. ça ne m'entre pas dans la tête. Voilà mon problème avec ça. Ça signifie qu'on finance le public, le crowd, la foule si vous voulez finance quelque chose, mais j'aimerais bien qu'en retour la foule reçoit quelque chose d'autre que le privilège de pouvoir acheter le médicament qui a été trouvé par ces gens et l'acheter généralement à des prix extrêmement prohibitifs. Voilà le problème que j'ai. Je ne vais pas vous apporter qu'un problème, j'ai pensé à peut-être une voie de solution. Pourquoi ne pas avoir un système de médicaments open source ? Par exemple, vous prenez Linux, il est basé sur du open source, ça signifie que des gens ont donné leur effort pendant des années pour créer ce produit-là et en échange, le public ou l'humanité entière peut en profiter gratuitement. Vous prenez Debian par exemple qui n'est qu'une distribution de Linux. Si vous devez payer des gens pour fabriquer quelque chose d'équivalent, il faudrait pratiquement 900 millions de dollars. On parle de presque 1 milliard de dollars de travail qui a été offert gratuitement par des gens pour que d'autres gens puissent gratuitement bénéficier de ça. Là, c'est un bon système et beaucoup de gens s'investissent là-dedans. Maintenant, je suis en train de penser de la même manière à cette histoire à cette histoire de médicaments et pourquoi ne pas avoir un système pareil où par exemple la foule ou le public financerait des recherches, financerait des laboratoires qui en échange, une fois qu'ils trouvent quelque chose, la licence de ce médicament serait publique. Ça signifie que n'importe qui, n'importe quel laboratoire peut la fabriquer et la vendre au prix coûtant pratiquement. Voilà. C'était juste une idée qui m'était passée par la tête. Je vous souhaite Je vous souhaite tout de bon et puis je vous vois une autre fois, d'accord ?
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