
A French monologue expressing disgust with Western societies. The speaker revisits his warnings about immigration and terrorism, questions remaining freedoms, and cites an EU proposal to monitor private messages as evidence governments use technology for control and profit.
Bonjour mes amis, vous savez, j'étais en train de réfléchir depuis quelques temps, je m'étais engagé sur une réflexion et je me suis dit qu'il faudrait que j'attende la fin de cette réflexion pour que je puisse venir et en partager avec vous les fruits. Le problème c'est que cette réflexion m'a emmené tellement loin que je me suis dit que si je dois la poursuivre jusqu'à son terme, je ne viendrai vraisemblablement jamais. Alors, je me suis dit, tiens, je vais quand même venir et puis vous parler, vous dire où j'en suis. Ne vous attendez pas à une réflexion construite, mais un sentiment que je vais partager avec vous. Aujourd'hui, j'ai un profond dégoût. D'accord ? Je suis un profond dégoût. J'ai du mal à me motiver pour savoir Pour qui et pourquoi on lutte ? Pour qui et pourquoi je lutte ? Pour qui et pourquoi je fais l'effort que je fais depuis des années ? Pour quel monde, comprenez ? J'ai fait partie depuis plus d'une dizaine d'années maintenant des gens qui ont dénoncé les dérives et les dangers qui étaient évidents à l'époque. Je m'étais prononcé à de nombreuses reprises sur l'islamisation, et ça ne m'a pas valu que des amitiés. J'ai parlé du terrorisme quand il faisait partie de notre quotidien, littéralement, à un moment donné, et je pense qu'il a la possibilité de revenir parce que c'est tout simplement une projection de quelque chose d'intemporel, donc il peut disparaître par moment, mais il ne partira jamais pour toujours. J'ai parlé aussi des changements sociétaux, entre autres de l'immigration, de l'immigration de peuplement, l'immigration de masse. Je me suis prononcé contre tout ça. Et dans mon idée, j'étais en train de défendre un monde, voilà, j'étais en train de défendre un monde que j'appréciais, que je critiquais, mais en même temps, je pensais que c'était un monde qui, malgré ses défauts, était grosso modo valable et qu'il valait la peine d'être défendu. Alors aujourd'hui, que nous nous avançons doucement, nous nous sommes essayés un petit peu au système chinois et que doucement nous sommes en train d'aller vers une société de surveillance, de permission. Tenez, rien que demain, rien que demain, L'Union européenne va proposer un projet de loi pour les chats, pour surveiller les conversations privées, par exemple, et que nos libertés sont aujourd'hui conditionnées à l'avancement technologique. Dès qu'il y a un nouvel avancement technologique qui permet de contrôler une liberté et qui permet donc de la monétiser, de l'associer à des permissions, c'est automatiquement mis en place. On dirait qu'au sein des différents gouvernements occidentaux, il y a des cellules de veille technique Dès qu'ils voient que techniquement, il est possible d'accéder à une information, d'accéder à, de quantifier, de mesurer un comportement par le biais de n'importe quelle technologie qui arrive à une certaine maturité, immédiatement, ils réfléchissent à l'implémenter pour contrôler nos vies et nous enfermer dans un carcan électronique de plus en plus pressant. Alors, je disais qu'aujourd'hui, prenons juste un exemple, prenons l'islamisation par exemple. Prenons l'islamisation. Elle va nous faire croire. Elle va nous priver de nos libertés. Elle va nous rendre moins libres que nous le sommes. Elle va nous rendre moins démocrates, comme disait Bush, ils nous détestent pour notre liberté. Elle va nous prendre notre liberté. Quelle liberté ? Qu'est-ce qui nous reste ? Qu'est-ce qu'elle va nous faire ? Elle va nous priver de notre autonomie corporelle ? Elle va nous priver de ça, n'est-ce pas ? Vous savez, il y a un proverbe algérien, enfin un proverbe dans l'ouest de l'Algérie, on dit, c'est un peu ancien, n'est-ce pas ? Peut-être que des jeunes ne comprendraient pas. Je vais vous le dire en arabe et je vous le traduis. Ce n'est même pas de l'arabe, c'est pratiquement du dialecte de l'ouest algérien ancien. Je t'étais dit le mot, m'étais dit le mot. Ça veut dire quoi ? C'est une question rhétorique. Que peut prendre la mort d'une maison vide ? Que peut prendre la mort d'une maison vide ? La mort, vous savez, on considère la mort, si on la personnifie en tant que personne, on la considère comme étant quelqu'un capable de prendre des pharaons, prendre des rois, des reines, des riches, des pauvres, des puissants, des gens cachés au cœur d'une montagne, elle pourrait venir les prendre. Il n'y a rien qui lui échappe. Il n'y a rien. Chez les arabes, on dit que, pas seulement chez les arabes, chez tout le monde pratiquement, pourquoi Dieu est qualifié d'éternel avec un grand E, c'est qu'à un moment donné, c'est qu'on peut envisager un moment donné où il ne reste plus que lui. Il ne reste plus que lui, plus personne pour se rendre compte même de son existence. D'accord ? Dans le sens où tout le monde est mortel. C'est pour ça qu'on le qualifie de l'éternel. Les autres ne sont pas l'éternel. Donc... Je disais que... Que peut prendre, ce que dit cette question rhétorique, c'est... Que peut prendre la mort d'une maison vide ? Ça veut dire que lorsque la mort, qui a cette puissance-là, arrive, elle est capable de tout, excepté Dieu, c'est le seul qui lui échappe, Elle est capable de tout, et elle arrive dans une maison et elle la trouve vide. Elle la trouve kherga, comme disaient les anciens de l'Ouest algérien. Elle la trouve vide. Que va-t-elle prendre ? Elle n'a rien à prendre, elle part bredouiller. Vous comprenez ? Donc je suis en train de me dire, aujourd'hui, si je regarde un péril, quelqu'un qui nous menace, mettant de l'islamisation ou autre chose, ce péril va nous prendre quoi ? Nous vivons dans un Occident, aujourd'hui, qui est gangréné sur tous les plans. Ça veut dire qu'on a, sur l'individu, pour la majorité, comme on dit chez nous, seulement ceux qui ont eu une sorte de bénédiction divine. On va dire que, vous savez, on ne va pas ressortir la carte qui circulait à une époque. Et genre, quand même, à l'extrême droite, quelque part, rappelez, juste avant le Covid, on avait cette histoire de cartes qui circulaient. Et donc, dès qu'on critiquait certaines personnes, disait oui, mais la carte, genre, oui, il y a une carte du quotient intellectuel dans le monde. et certains peuples, comme nous par exemple, nous sommes censés avoir un quotient intellectuel inférieur comparé par exemple à des occidentaux. Je pense qu'aujourd'hui on en est revenu de la carte, d'ailleurs plus personne ne l'utilise si vous avez remarqué, tout simplement parce que je réalise aujourd'hui, j'ai réalisé que l'occidental moyen, et sauf exception, n'est pas très différent en termes d'intelligence, en termes de conscience, que par exemple l'Algérien moyen ou le Tunisien moyen ou l'Africain moyen en général. D'accord. Je n'ai pas voulu donner l'exemple du Marocain moyen parce que comme il y a des tensions entre l'Algérie et le Maroc, je n'avais pas envie que les Marocains prennent cela et ils savent que je ne mange pas de ce pain-là, que je n'ai jamais utilisé des attaques comme ça. Je ne fais pas partie de ce courant, si vous voulez. Et donc, j'ai voulu juste éviter les trucs, éviter un incident diplomatique gratuit. Toujours est-il que... Voilà. Que va prendre la mort ? Qu'est-ce qu'elle va nous prendre ? Notre liberté ? Notre démocratie ? Nos valeurs ? Notre qualité de vie ? Qu'est-ce qu'elle va nous prendre ? Regardez même l'immigrant qui vient, l'immigrant qui vient. Et pour vous expliquer, vous savez, je suis africain, ok, d'accord, donc je parle avec des paraboles et des... et des exemples et tout ça, mais laissez-moi vous donner un exemple. J'étais, il y a peut-être un an, j'ai pris, j'ai appelé un Uber, j'avais besoin d'aller quelque part, j'ai appelé un Uber, un gars s'est pointé, je suis monté, voilà, hé, bonjour mon frère, un monsieur, il devait avoir peut-être la soixantaine, il m'a dit, t'es originaire de quel pays ? J'ai dit Algérie, je lui ai demandé lui, il m'a dit qu'il venait du Pakistan, Et puis je lui ai dit ça va. Je lui ai juste demandé s'il allait bien. Et j'ai déclenché beaucoup de choses chez lui. Il avait envie de parler. Et il m'a dit, hé mon frère, tu crois que ça irait ? Tu crois que ça va ? Je suis en train de faire de l'Uber, t'as l'impression que ça va ? Si on fait de l'Uber, c'est que ça ne va pas. Et il m'a expliqué qu'il avait six voitures avant le Covidisme. Il avait six voitures. Il y avait une compagnie qui marchait très bien, qui nourrissait plusieurs familles. Il m'a dit, ils m'ont tout détruit, ils m'ont tout saccagé, ils m'ont tout vandalisé. Je me retrouve aujourd'hui avec cette voiture qui roule à peine et je suis en train de faire de l'Uber pour gagner à peine de quoi payer l'essence et nourrir ma famille. D'accord. Vous voyez le truc. C'est le gars. Le gars me dit j'aurais jamais fait de l'Uber si ça allait bien. Jamais je me serais retrouvé dans cette situation là. Alors aujourd'hui pour parler de migrants qui échouent. en France et en Angleterre et tout ça. Et pour ne rien vous cacher, c'est un sujet que je vais quitter progressivement. Ce n'est plus un sujet qui me parle, ce n'est plus un sujet qui m'interpelle, d'accord ? J'ai l'impression que cette caméra est en train de foutre le camp. Un petit peu comme le monde dans lequel nous vivons. Attendez. Même la caméra fout le camp, mes amis.
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