
Monologue vidéo (français) analysant le «grand paradoxe» de l’islam en France : l'auteur compare la liberté de pratique religieuse permise par la laïcité française avec le contrôle administratif et politique exercé sur l'islam dans plusieurs pays à majorité musulmane (Algérie, Arabie Saoudite, Iran). Il soutient que, paradoxalement, l'islam est davantage encadré par l'État dans ces pays (contrôle des mosquées, nomination/contrôle des imams, surveillance des cultes) alors qu'en France la non-reconnaissance officielle des cultes permet une liberté d'ouverture de lieux de culte qui crée selon lui un risque d'expansion d'un «islam politique» non identifié par l'État. L'auteur explore et rejette deux solutions extrêmes (créer un ministère des cultes ou intégrer l'islam à la République) et conclut sans solution nette, soulignant l'accélération du phénomène et ses dangers potentiels.
Bonjour mes amis. Alors, juste avant que je mette sous presse, il y a un ami qui m'a envoyé cette nouvelle. Un complice d'Amedi Koulibaly en couple avec une gendarmette. Alors, j'ai quand même l'impression que dans votre pays, il n'y a plus personne qui contrôle personne. C'est un peu... Ouais. C'est un peu préoccupant, comme on dit. Alors, écoutez. Aujourd'hui, je suis venu vous parler d'un truc. Vous savez... Il y a un très grand paradoxe de l'islam en France, je vais vous dire lequel dans une minute. Vous avez souvent entendu ces nouvelles, dans les pays musulmans, ça peut être Algérie, Maroc, Indonésie, peu importe, Arabie Saoudite, Iran, qu'une personne a été arrêtée parce qu'elle avait des bibles. Un autre groupe de personnes ont été arrêtées parce qu'ils ont été découverts ou pris en flagrant délit en train de rompre le ramadan dans une maison de construction. Que un tel a été emprisonné pour apostasie ou pour blasphème ou autre. Alors ça peut donner cette impression, ça peut donner cette impression quand on ne fait pas attention, que dans les pays arabes ou musulmans, l'État va forcer les gens à pratiquer l'islam au détriment d'autres religions, de manière simplifiée. De manière simplifiée, c'est comme ça que ça peut être perçu. La réalité est peut-être un peu plus... Je vous invite à dézoomer un peu par rapport à ça. Parce que dans la réalité, les États musulmans contrôlent les pratiques de toutes les religions, contrôlent les pratiques culturelles de toutes les religions, Et ceci y inclut l'islam. L'islam, et ça c'est quand même un truc terrible je vais vous dire, l'islam n'est pas pratiqué librement en Arabie Saoudite, en Iran, en Angérie ou ailleurs. Il est pratiqué librement en France. C'est tout. Alors, ça peut être ahurissant pour beaucoup, je vais vous dire un truc. La France est un État laïque. Ça signifie que l'État, officiellement, ne reconnaît pas l'existence des religions. Donc, si je veux ouvrir un lieu pour pratiquer un culte, quelle que soit la religion, ou bien je veux ouvrir un lieu similaire pour pratiquer, je ne sais pas, un sport, les démarches, par rapport à la République, c'est exactement la même chose. D'accord ? Ce n'est pas la même chose dans les pays musulmans. En France, je peux, si j'ai les fonds, peu importe où je les obtienne, si j'ai les fonds, je peux acheter un local, n'importe, un local associatif ou un ex-centre sportif ou autre. Et puis, je vais décréter que ça devient la mosquée du Tawhid. Je le fais. C'est tout à fait mon droit, en fait. Personne ne peut m'en empêcher. L'État va jouer son rôle régalien, il va vérifier que j'ai les assurances qu'il faut, que j'ai assez d'extincteurs, assez d'issues de secours. La sécurité, c'est très important, on ne déconne pas avec ça. Mais sur le reste, c'est tout. Si je compare à l'Algérie, l'Algérie, l'État me laisserait ouvrir une mosquée, mais c'est très dur. C'est beaucoup plus difficile qu'en France, parce que l'État algérien reconnaît la mosquée en tant que mosquée. Ce n'est pas un centre culturel ou la même chose qu'un centre pour jouer au tennis ou autre. C'est une mosquée. Donc, il y a un potentiel de dangerosité que même l'État algérien, dont la religion officielle, c'est l'islam, l'article 2 de la constitution algérienne, reconnaît et est obligé de tenir compte. L'Etat algérien voudra savoir d'où viennent les fonds, qui gère cette mosquée, qu'est-ce qu'on y dit, il a été formé où l'imam, c'est quoi son pédigré, et on peut aller jusqu'à, et aujourd'hui d'ailleurs les mosquées en Algérie sont sous tutelle, et les imams, la veille de la prière du vendredi, ils reçoivent depuis le ministère des affaires religieuses, ils reçoivent le texte des prêches qu'ils doivent dire. Et les imams sont contrôlés pratiquement comme les profs, tu sais, t'as des profs dans des lycées ou des écoles ou autre, et puis de temps en temps il y a un inspecteur académique qui débarque, il travaille pour le ministère de l'éducation, et puis qui va suivre leurs cours, il va passer peut-être 2-3 jours sur site, il va regarder le résultat des élèves et tout, leur poser des questions, voir les méthodes de travail, et bien de la même manière, Tu vas en Algérie ou d'autres pays musulmans, t'as un ministère des cultes qui va envoyer des inspecteurs venir voir si telle mosquée est en train de... Pourquoi ils font ça ? C'est pas du tout parce qu'ils sont islamophobes. C'est tout simplement parce qu'il y a une reconnaissance, effectivement, que l'islam est, on va dire, 80% de politique et 20% de religion. Donc c'est vrai, il a des interdits alimentaires, des obligations, des rituels, etc. qui en font une religion. Mais il ne faut pas oublier l'autre aspect. L'autre aspect, c'est que l'islam s'exprime dans le collectif. Aucune religion au monde ne donne autant d'importance à la prière en groupe, qui est une obligation. Si on regarde les hadiths et tout ça, c'est pratiquement une obligation de faire la prière en groupe, parce que l'islam veut gérer l'individu, mais il veut aussi gérer le groupe. Une fois qu'on gère le groupe, on devient un système politique et puis, par une extension, on arrive à vouloir gérer l'État. Donc, les États musulmans n'ont pas envie d'avoir des pouvoirs parallèles qui s'exercent dans la rue et qui vont, on va dire, venir leur prendre une autorité qu'ils revendiquent sur tout leur territoire. La France ne reconnaît pas l'islam. Et c'est terrible parce que il y a un danger, il y a un danger quand même, qui est reconnu même par les pays musulmans, qui est l'islam politique. La France ne le reconnaît pas. Donc, si tu ne reconnais pas un danger, tu t'exposes à quoi ? Tu t'exposes à ce que ce danger-là se matérialise chez toi et te bouffe complètement. Il y a une armée d'invasion, oui, mais pour moi, cette armée-là, je ne la reconnais pas. D'accord ? C'est un exemple. Je ne dis pas que l'islam est une armée d'invasion. C'est juste un exemple, un exemple parallèle avec la faiblesse que les exemples peuvent avoir. Mais si je ne reconnais pas l'existence d'une armée d'invasion, je m'expose à quoi ? Je m'expose à ce qu'elle arrive chez moi, puis elle s'installe, et puis un jour, elle lève son drapeau sur mon territoire, et moi, je suis toujours là en disant, non, oui, mais pour moi, elle n'existe pas, tu vois, c'est ça. C'est ça, le problème de la laïcité. La France, c'est un État laïc, donc c'est une cible parfaite. Et quand vous regardez, parce que certains, peut-être, m'attendent sur cette question-là, quand vous regardez les persécutions dans son victime, les autres religions dans les pays musulmans, Contrairement à ce qu'on peut croire, ce ne sont pas des persécutions liées au fait qu'on a l'islam, donc on protège l'islam et toutes les autres religions, on va les persécuter. Il n'y a pas que cela. Il y a de ça, mais il y a autre chose. Alors l'autre chose, je vais vous dire quoi. C'est que vous montrez une Bible à beaucoup de musulmans, ils vont vous dire, ça c'est le Coran des chrétiens. Ou bien beaucoup vont vous dire, Noël, c'est l'Aïd des chrétiens. C'est normal, il n'y a rien de méchant là-derrière. Pourquoi ? Parce que chaque personne a des références et elle a besoin de voir le monde à travers le spectre de ses références. Donc la personne va essayer de rapprocher ce qu'elle ne connaît pas à ce qu'elle connaît. Essayez de décrire, je ne sais pas, apprenez n'importe quoi. que vous venez de découvrir, essayez de décrire, vous allez voir que vous allez le décrire par rapport à des choses que vous connaissez. C'est normal, c'est l'humain comme ça. Donc, les pays musulmans, sachant que l'islam a un côté politique conquérant, subversif, sécessionniste, ils ont l'impression que les autres religions ont aussi le même côté. Donc quand ils voient une autre religion s'exprimer sur leur territoire, ils en ont peur. Parce que leur vision de la religion, parce qu'ils ne connaissent que l'islam, leur vision de la religion, c'est que c'est un contre-pouvoir qui vient s'installer chez toi. Et donc, ils ont tendance, naturellement, à persécuter les autres religions, et t'as du mal à leur expliquer que telle ou telle religion, non, elle risque pas de faire ça. Mais eux, ils peuvent pas le comprendre, parce qu'ils sont justement enfermés dans le référentiel islamique. D'accord ? Ça, c'est super important à comprendre. Alors, C'est quoi la solution? C'est quoi la solution? Alors, la solution qui peut être évidente, c'est. Faire comme le font les pays musulmans, ça signifie que créer en France un ministère des affaires religieuses pour gérer l'islam comme le gérer l'Arabie saoudite ou l'Iran. Autre. Il n'y a aucune raison. Il n'y a aucune raison au monde. J'ai beau réfléchir. pour laquelle l'islam devrait avoir plus de liberté en France qu'en Arabie Saoudite. En Arabie Saoudite, tu ne peux pas aller ouvrir une mosquée. Alors il y a des gens qui ne peuvent pas ouvrir une église. Oui, mais je ne te parle pas d'église. Je te dis, va en Arabie Saoudite, ouvrir une mosquée. Ouvre une mosquée en Arabie Saoudite, tu vas voir. Ouvre une mosquée en Algérie, en Iran. Ce n'est pas possible. Tu ne peux pas juste débarquer comme ça et ouvrir une mosquée dans un pays musulman. C'est extrêmement réglementé et ce contrôle-là est absent en France. Donc l'idée peut-être qui peut sauter aux yeux, c'est créer un ministère des Affaires religieuses et justement créer un encadrement. C'est tentant. Mais le problème, c'est que quand on cherche, ce que certains disent, à intégrer l'islam à la république. Mais quand on cherche à intégrer l'islam à la république, on obtient quoi ? Je vous le donne en mille, il suffit juste d'associer les deux mots, on obtient une république islamique. D'ailleurs, les pays musulmans, à forte majorité musulmane, ne sont pas des pays laïcs. Certains sont laïcs sur le papier. dans la pratique, dans la réalité, ils ne le sont pas du tout. Par exemple, en Algérie, quand on va, quand les flics débarquent genre façon raid et arrêtent des gens à l'intérieur de leur domicile qui sont en train de manger, il n'y a aucune loi qui leur permet de faire ça. La loi algérienne ne le permet pas, mais ça se fait en extrajudiciaire. D'accord. Beaucoup de pays musulmans, même si sur la façade on est modernes, laïques, démocratiques. Dans la réalité, ils fonctionnent comme une république islamique, avec l'islam qui est d'une part imposé par l'État, mais en même temps qui est contrôlé par l'État, même dans ses détails cultuels, c'est contrôlé par la police, par l'administration, par la justice et tout ça. Cette liberté en France, due à la laïcité, est quand même inquiétante. l'intégration de l'islam à la république, je n'y pense pas. Je n'y pense pas, donc ça serait une... on va dire une mauvaise bonne idée. Mais rester dans la situation actuelle, ça serait une mauvaise idée. Parce que... les choses sont ce qu'elles sont, c'est en train de s'accélérer, et on va finir à terme avec un pays qui sera complètement sous contrôle de cette religion. Ce n'est pas possible. C'est un contre-pouvoir qui est en train de s'installer. Aucun pays musulman n'aurait permis cela. La France le permet. Il y a ce que Hollande appelait la partition. Ça n'a pas de sens non plus, la partition. Tu fais une partition, tu la ferais comment ? Bon, tu peux prendre les zones qui sont déjà de facto partitionnées. Et tu dis bon, vous devenez autonome ou ce que vous voulez. ça n'arrivera pas le problème. Parce que ces zones-là, elles sont appelées à s'étaler. D'autres zones vont naître. Alors tu donnes une partie là, là, là, là, et puis tu te retrouveras chaque 1er janvier à signer une autonomie à une région différente. Jusqu'au jour où il te reste... T'es comme les Indiens d'Amérique, t'es dans une réserve, t'as le droit de distiller du whisky sans payer les taxes et d'ouvrir des casinos pour les touristes. C'est à peu près ce qu'il te restera. Quoique, vu la problématique, je ne crois pas que la licence de whisky soit, oui, soit sur la table. Ça fasse partie de l'équation. Peut-être tu pourras vendre de l'urine des chameaux. Enfin, j'en sais rien. J'en sais rien. Mais vous voyez que ma réflexion part d'un paradoxe. Mais à la fin de la vidéo, je n'arrive pas à régler ce paradoxe. Je n'arrive pas à trouver une solution à ce paradoxe. Voilà, je vous laisse mes amis et puis je reviens un autre jour. C'est ahurissant ce que je suis en train de dire.
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