
Aldo Sterone recounts refusing to push his team to work unpaid weekends as a manager, then losing his job. He argues companies built on lies and manipulation extract value from workers, and shares tools like Glassdoor and meilleurjob.com to spot toxic employers before joining.
Chapters
Mes amis, bien le bonjour. C'est une histoire que je raconte dans mon livre «Toxic». Il y a un certain nombre d'années, j'ai été amené, on m'a demandé de trahir les gens avec qui je travaillais. Et j'ai refusé. Et j'ai perdu. J'ai perdu mon travail, tu vois. Maintenant, ça m'a beaucoup ouvert les yeux sur le monde de l'entreprise et aussi ce qu'il y a derrière, ce qu'il y a dans les coulisses en fait. Les choses qu'on ne dit pas dans les réunions quand il y a 18 personnes. Mais qu'on te le dit entre 4 yeux. Et comment j'ai vu les choses à l'époque et comment je les vois aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai beaucoup maturé par rapport à ces choses-là et je vais apporter peut-être une réponse différente que celle que j'apporte dans le livre. Regarde, avant de commencer, j'aimerais te parler du partenaire de cette vidéo, meilleurjob.com. Ils ont un outil que j'ai essayé moi-même. Je conseille jamais à à mon audience des choses que je ne teste pas moi-même. Je refuse tout le temps des partenaires s'ils sont pas dans l'intérêt de mon audience. Je regardais aussi la roadmap, magnifique. Donc c'est un outil qui permet de postuler de manière accessible et de trouver du travail. J'ai moi-même cherché des emplois avec cet outil et sans l'outil. Avec l'outil, j'ai trouvé des emplois qui étaient pas, que j'ai pas pu trouver autrement. Donc on définit une région géographique, on va rentrer une spécialité, il va nous trouver des entreprises qui recrutent et on met un CV et on peut le faire parvenir au recruteur directement. On peut même faire des modifications pour chaque employeur pour que ça passe les systèmes ATS et tout ça. Donc c'est, c'est vraiment très puissant. Je vous donne un code sous la vidéo qui vous permet d'obtenir 50% de réduction sur le premier mois, mais ça coûte même pas très cher et je pense que Si on l'utilise bien, si on l'utilise vraiment comme il faut, ça peut être un outil qui peut aider si on veut changer de job, aller vers une autre entreprise ou autre, OK? Donc, je te disais, j'étais dans une entreprise et j'étais manager sur une petite équipe. Et à un moment donné, j'arrive dans cette boîte et je réalise qu'on m'a menti durant le recrutement. Tu sais, les boîtes qui trahissent leurs clients, leurs employés, tout ça, c'est des boîtes fondées sur le mensonge. Et je pense qu'il y en a beaucoup comme ça. On m'a menti durant le recrutement. Sur tout pratiquement. Sur la santé de la boîte, les produits, la vision, machin, la pérennité, tout ça. Moi j'arrive, je signe, je commence premier lundi, je reçois mon badge, je rentre, et là je réalise que la cata. Pratiquement le premier jour je suis rentré chez moi, j'avais la tête, je tenais ma tête comme ça. Je savais que j'avais fait une grosse connerie. C'est pas une connerie que j'ai faite. J'ai agi en prenant les données qu'eux m'ont fournies. Très important conseil que je peux te donner à ce stade. Toujours, toujours, toujours, quand tu fais un entretien avec une boîte, n'écoute pas uniquement ce qu'ils te disent. Va lire Glassdoor par exemple, va lire les avis sur eux, même les avis de leurs clients. Tu peux même regarder sur les avis Google, tu cherches le nom de la boîte, Google, tu as un nombre d'étoiles, tout ça, regarde ce que disent les clients d'eux. Regarde les avis sur LinkedIn, sur tout plein de plateformes. Regarde les analystes financiers, regarde ce que disent les analystes de marché dessus. Comme ça, tu te fais une idée sur la santé financière de l'entreprise, ne jamais rejoindre une entreprise qui bat de l'aile financièrement, jamais. Parce que c'est des boîtes, elles peuvent te recruter aujourd'hui, te virer dans 3 mois. Ça arrive, parce que tout simplement c'est comme ça, elles prennent des décisions erratiques, la main gauche ne sait pas ce que la main droite fait, etc. Donc moi je te disais, je suis arrivé dans cette boîte, assez rapidement j'ai vu que c'était la cata. En particulier, tout le monde partait. Tous les jours tout le monde partait. Et en fait, à un moment donné, on n'avait plus assez de personnes pour faire face à l'afflux de clients qui venaient, tu vois, qui venaient poser des questions sur leurs produits, qui déconnaient, qui marchaient pas bien, etc. Je t'ai dit, les produits, c'était aussi assez catastrophique. Donc ce qui s'est passé, c'est que j'étais où, on m'a demandé d'aller aux États-Unis, donc je suis parti aux États-Unis, j'ai rencontré mon N+1, il m'a dit voilà, il m'a dit écoute, on a un souci, voilà, on n'a pas assez de personnes parce qu'on a vendu des contrats 7 jours sur 7. Donc on a vendu des contrats de support entreprise qui devaient couvrir du lundi au dimanche, 7 jours sur 7. Il m'a dit mais on n'a pas assez de personnes. J'ai dit vous recrutez assez de personnes, qu'est-ce que je te dise moi? Non, il va falloir que tes gars travaillent un week-end sur 2. Un week-end sur 2? Oui, ben il faut que tu vois, ils partent un lundi, donc commencent à travailler un lundi, Ils vont jusqu'au dimanche suivant, après ils reprennent lundi matin, ils continuent. Donc on crée littéralement la semaine de 12 jours, tu vois. Ça signifie ils auront un week-end au milieu du mois. Ils travaillent pratiquement une douzaine de jours, un week-end, puis après on repart et en un mois ça leur fait un seul week-end. J'ai dit mais c'est pas possible, on peut pas. Tu vois, les Américains, et très souvent les entreprises américaines sont comme ça, les Américains ont des conceptions du droit du travail, ils ont des conceptions très victoriennes, ils ont des lectures qui sont pas de cet âge. Sincèrement, pour comprendre comment comment les entreprises américaines voient le droit social, droit du travail, voient les vacances, les week-ends, le repos, l'équilibre entre la vie de travail, la vie familiale, la vie personnelle, il faut pas regarder ce siècle-là ni le siècle passé. Il faut revenir aux années 1800, les années 1700, et là, à l'époque où on avait des enfants de 8 ans qui travaillaient dans les usines, et là, tu as à peu près une idée correcte. Et fais très gaffe à ceux qui veulent partir. Moi, j'ai parlé à une nana l'autre jour, Elle est partie par exemple au Canada, qui sont pas très loin de cette mentalité, c'est des Américains aussi après tout. Eh bien, à l'été, ils l'ont tuée au travail. Je lui ai parlé, elle m'a dit Je suis sur le point de rentrer en France. Elle a quitté la France parce qu'elle considérait qu'elle était un peu surchargée, mal payée, elle avait un petit peu ras-le-bol de tous les problèmes et tout. Elle dit Je pars au Canada. Elle est partie au Canada, 12 mois plus tard, elle me dit Je suis en train de préparer mon retour en France. Tu vois ce que je veux dire? Parce que là, c'est vraiment des conditions. Alors moi, je fais de la résistance, je dis que non, que ce n'est pas possible et tout ça. Et j'évite, j'évite dans la mesure du possible de lui dire Tu sais, en Europe, on n'a pas la même vision que vous des week-ends, des vacances, de la relation travail, tout ça. Et puis quand il voit que je résiste, il me dit Bon, voilà ce qu'on peut faire. Il cherche à couper la poire en deux, genre il cherche à me rencontrer au milieu. Tu réalises que quand tu discutes avec un esclavagiste, il veut te rencontrer au milieu, c'est toujours drôle. Alors il me dit «Voilà ce qu'on fait, on va leur dire, on va voir selon le volume du travail.» Ça signifie le week-end qui arrive, on va analyser durant la semaine le volume du travail et quand on arrivera le vendredi, on leur dit s'ils travaillent le week-end ou bien s'ils viennent pas travailler. Attends, moi je trouve ça encore plus scandaleux. Je lui dis «Mais attendez, c'est pas possible.» «On peut pas, c'est des gens qui ont des familles, qui ont des enfants, parfois le week-end c'est le seul moment familial.» Et j'ai même pas besoin qu'ils aient des familles, parce que même quelqu'un qui n'a pas de famille, qui n'a pas d'enfants, il a droit à son week-end, hein. C'est un droit, y a pas de justification, mais j'essaie quand même de justifier. Et je lui dis «Donc ces gens-là, on va attendre le vendredi à 17h pour leur dire s'ils travaillent ou ils travaillent pas le week-end?» Moi j'ai travaillé les week-ends. J'ai eu travaillé les week-ends. Et je travaillais le week-end par choix parce que quand je travaillais le week-end, j'avais 2 jours de repos. Donc je pouvais faire vendredi, je travaillais samedi, dimanche et après j'avais pratiquement toute la semaine de vide. OK? Et en plus, on me rajoutait de l'argent parce qu'il y a des lois qui rendent très difficile le travail du week-end. Donc, il voulait rien savoir. Alors, ce qu'il me dit, il me dit ceci il me dit «Écoutez, maintenant, maintenant tu es manager.» «Maintenant, tu n'es pas du côté de l'employé, tu dois réfléchir que tu es du côté de l'employeur, parce que maintenant tu es l'un de nous.» Et là, c'est vrai que j'ai réalisé qu'ils ne s'en cachaient pas, de manière très claire, il y avait le «eux», les employés, et le «nous», le management. Alors bon, déjà premièrement, je ne suis pas corruptible, ça c'est le premier point. Deuxièmement, imaginons que je l'étais, tu vas me corrompre, avec un poste de manager. Manager, c'est quoi? Je veux dire, c'est juste un jobard comme les autres, c'est un contremaître, c'est juste un travailleur comme les autres. Il n'est pas nécessairement plus élevé dans la hiérarchie, il est au même endroit. Et puis tout simplement, il regarde ceux qui viennent, ceux qui viennent pas, ceux qui ont déposé un congé maladie, ceux qui ont mal à la tête, ceux qui performent pas bien, c'est tout. Je veux dire, quand tu regardes les anciennes mines à l'époque victorienne, le manager, c'était juste un ouvrier comme les autres. Qui étaient placés là et qui faisaient gaffe aux intérêts du patron pendant que le patron, lui, allait au sauna, lui, allait faire de la politique, allait faire de la philosophie, allait débattre, allait faire de l'arc, allait faire de l'équitation. Parce que autant quand le propriétaire, lui, allait faire des actions nobles, et tu trouves ça dans la littérature, quand les propriétaires allaient faire des choses, des activités ou des loisirs nobles, eh bien, il laissait un jobar, il prenait l'un des jobars et il dit «Bon, toi regarde, tu vas les écraser et puis en échange je te donne quelques billes quoi.» C'est tout. Donc il me dit «C'est à toi de les convaincre, c'est à toi de défendre l'intérêt de la compagnie et de les convaincre.» Il me demandait de trahir les gens qui me faisaient confiance et d'aller les convaincre que c'est bien pour eux, pour leur famille de travailler 7 jours sur 7 sans aucune compensation, ni financière, ni leur donner des jours et autres. Non, non, rien du tout. Tu travailles jusqu'à dimanche 18 h et tu viens lundi matin. À ce moment-là, je lui ai dit un truc. Et ce truc que je lui ai dit, je suis revenu dessus depuis. C'est ce qui a changé dans ma vision des choses. Je vais te dire. À l'époque, je lui ai dit je ne vois pas l'entreprise comme deux clans, les travailleurs et le management, et je ne vois pas que l'intérêt de l'entreprise et l'intérêt des travailleurs soit opposés, vont dans des directions opposées et que pour moi, eh bien, l'intérêt des uns et des autres est au même endroit, tu vois? C'est un intérêt commun. On a tous intérêt ensemble à réussir ensemble. Je ne vois pas qu'une entreprise peut gagner en faisant la guerre à ses employés ou en écrasant ses employés, en les considérant comme l'ennemi, tu vois? C'était naïf, ma vision. C'était faux ma vision. Lui avait raison et moi j'avais tort. En tout cas, ça s'est mal terminé. De toute façon, plus tard, le gars il m'a pris en grippe, mais de toute façon, 3 jours plus tard, il démissionnait. Donc j'ai rien perdu parce que dans cette boîte, tu dis bonjour à quelqu'un «Ah, je te ramène le fichier tout à l'heure, je vais te l'envoyer.» Tu reviens plus tard, son bureau est vide. C'est aux États-Unis ça. Aux États-Unis, tu sais, les gens disparaissent à une vitesse sans avertir, sans rien. Tu vois le gars, le lendemain matin tu vas le voir, son bureau, c'est bon, le bureau est vide, il n'y a rien, le panneau a été enlevé, tout, tout, c'est vide, terminé, comme s'il n'avait jamais existé. Mais qu'est-ce que je cherche à te dire? C'est que l'entreprise n'est pas un— pardon, je suis ici, j'ai pris un peu de pollen dans l'air là, je commence à le ressentir, je vais pas traîner dans le coin. Donc je disais, l'entreprise n'est pas un endroit neutre. L'entreprise est là pour faire de l'extraction de valeur de ses employés. Et effectivement, il y a une guerre, il y a une guerre entre les employés et l'entreprise. L'entreprise est un outil d'extraction au service de sa hiérarchie qui touche des bonus énormes en fonction de ce qu'ils peuvent extraire comme valeur des employés. Et puis aussi, aussi, ils travaillent pour l'actionnariat également, les gens qui leur donnent de l'argent et qui veulent un pourcentage, qui veulent des retours. Et ce retour dépend de combien on écrase l'employé, tu vois. Donc l'entreprise est fondamentalement un outil d'oppression, tu vois. Alors oui, ils font de l'argent, c'est bien et tout, mais n'empêche que leur identité est une identité d'oppression. Quand bien même ils sont sympas, ils sont gentils, ils disent nous sommes une grande famille, ils sont structurellement un outil d'oppression. Donc ça, c'est quelque chose qui doit rester toujours dans la relation. On peut être sympa, travailler dans une entreprise, je vous aime bien, on fait un pot entre collègues, y en a un qui prend sa retraite, on lui donne un cadeau, tout ça, oui. Mais n'empêche qu'il faut qu'on soit clair idéologiquement dans notre positionnement. Quelle est la relation? On a une relation de gens qui nous écrasent pour extraire de la valeur. Et ce qu'il a fait, ce gars, que moi j'ai ressenti à l'époque comme une trahison, aujourd'hui je réalise que c'était pas une trahison, c'est systémique. C'est une action systémique dans le monde de l'entreprise. Et là je te dis quelque chose que moi j'ai vu, quelque chose qu'il a verbalisé très clairement. Mais il faut savoir que ce genre de choses existe dans toutes les entreprises à tous les niveaux. Il y a tout plein de choses, de décisions qui sont prises qui sont contre l'employé et puis elles sont tout simplement emballées par des gens qui sont là pour mettre une couche de sucre dessus. Donc c'est à toi de défendre tes intérêts, c'est à toi de rester éveillé et voir si ce qui est en train de se faire ou de se tramer est pour ou contre toi. Mais ne les écoute pas parce qu'eux ils sont intéressés dans l'affaire, tu vois? C'est comme lorsque tu veux, je ne sais pas moi, tu vas acheter un terrain ou tu vas acheter une maison et tu vas voir l'acheteur et son avocat ou bien son notaire, ils vont dire ah oui, elle est géniale, elle est comme ceci, elle est comme cela. Oui, mais leur parole ne vaut rien parce que c'est une parole intéressée. Ils gagnent de l'argent si toi tu crois en cette parole. Toujours vérifie ça. Ils gagnent de l'argent si tu crois en cette parole. Donc il faut faire très attention à ne pas suivre 100% ce qu'ils te disent. Et défends tes intérêts bien sûr. Et c'est pour ça qu'on retrouve aujourd'hui ce courant de gens qui veulent devenir entrepreneur. Parce que c'est quoi l'entrepreneuriat après tout? C'est quoi? C'est se libérer de ce monde. C'est vraiment se libérer de ce monde-là. Et dans l'entrepreneuriat, moi je suis entrepreneur, je peux te dire que dans l'entrepreneuriat, on travaille beaucoup plus. Sincèrement, j'ai— si je regarde le volume de travail, que ce soit en effort, en heures et tout ça, que je donne en tant qu'entrepreneur, c'est— c'était le rêve à l'époque où je travaillais, à l'époque où je travaillais en entreprise. J'aurais même préféré faire les samedis et dimanches. Ça aurait été plus facile que ce que je fais. Maintenant, mais en même temps, c'est pas la même chose quand on le fait dans un contexte libre, quand on le fait dans un contexte pour nous, c'est notre choix, c'est notre liberté. Et je te parlais peut-être une autre fois, mais j'ai réalisé aussi, j'ai compris peut-être une clé liée au burnout et tout ça. Pourquoi? Pourquoi on fait du burnout en entreprise? Juste un détail peut-être, mais je pense qu'il est important, il mérite une vidéo. J'ai pas envie de lancer dessus, je préfère faire une vidéo à part, celle-ci est suffisamment longue. Comme ça. Merci mes amis d'avoir écouté. Continuez toujours à défendre vos droits et rappelez-vous de l'outil de meilleurjob.com. Je vous donne un lien qui vous permet d'obtenir ces 50 de réduction. Testez-le et vous allez voir. Et vraiment, il y a une très belle roadmap qui est en train d'arriver avec tout plein de fonctionnalités. Et puis voilà, bon courage dans votre recherche d'emploi. Et puis si, comme d'autres, Cet outil vous permet de trouver un travail, parce qu'il y a de bons retours déjà de cet outil, parce que j'en ai parlé il y a quelques mois. N'hésitez pas à venir me le dire. À très bientôt et on se voit dans la prochaine, dans la prochaine vidéo.
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