
A French-language YouTube monologue reflecting on the Pope's visit to Iraq and his meeting with Shiite leader Grand Ayatollah Sistani. The speaker contrasts ephemeral news coverage with more lasting reflections, describes the austere setting and security implications of the meeting, and compares core theological differences (original sin, salvation by grace vs works, role of a central sacrificial figure) while arguing that deep doctrinal differences need not prevent peaceful coexistence. The tone is personal, analytical and occasionally critical of the Pope's politics.
Bonjour mes amis, merci d'être là. Alors aujourd'hui j'ai été faire un peu d'achat et j'ai acheté du miel. Regardez, je vous montre. Ça c'est du miel. C'est un miel de petit producteur. A peu près 5€ cette jarre on va dire. J'ai acheté une autre aussi. A peu près 5€ également. D'accord, donc 10€ de miel. Quand j'ai acheté cela, Ça m'a paru cher et j'ai constaté que moi le premier, des fois on ne sait pas valoriser les choses. Si on va chez McDo et on achète un menu, on achète un menu McDo, il ne va pas nécessairement nous nourrir, c'est quelque chose qui fait partie, qui a été créé par de l'industrie alimentaire de masse, très mauvaise qualité, très mauvais rapport nutritif, on ne parle même pas des produits qu'il y a dedans. On paye 10 euros et on va trouver ça normal. On va le manger, on est écoeuré, on regrette déjà de l'avoir mangé, Et puis voilà, deux heures plus tard, on a faim. Ça, c'est quelque chose qui peut durer des semaines, 10 euros. Et j'ai cette perception que j'ai trop payé, comprenez ? C'est la société de consommation qui a twisté, qui a tordu un petit peu notre relation à la valeur des choses, en fait. Alors, aujourd'hui, je suis venu vous parler de la visite du pape en Irak. J'ai aimé ma vidéo d'hier. J'ai aimé ma vidéo d'hier. J'aime bien celle d'aujourd'hui. Je vais vous dire un truc. Il y a deux types de vidéos que je fais. Il y a des vidéos qui collent à l'actu. Alors les vidéos qui collent à l'actu, elles sont sympas parce qu'elles correspondent à la préoccupation de beaucoup de monde en ce moment même. Y compris moi, je regarde des news, ça me touche, j'ai envie d'en parler, je viens, je partage, c'est bien. Que vaut une telle vidéo un peu plus tard ? Dans un an ? Dans deux mois ? Même dans trois jours des fois ? Rien du tout. Rien du tout. Prenez le vingt heures d'une grande chaîne de télévision. C'est des milliers d'heures de travail là derrière. Beaucoup de gens ont travaillé, ont dépensé des milliers d'heures collectivement pour réaliser ce vingt heures. enregistrez-le, regardez-le trois jours plus tard, il vaut quoi ? Vous avez déjà vu quelqu'un regarder un 20 heures un peu plus tard ? Vous avez vu déjà des gens enregistrer ça sur des DVD, des cassettes et autres, et les regarder plus tard ? Non, non, ça n'a pas de valeur en fait. C'est ça, c'est pour ça que, autant j'aime bien Par la force des choses, des fois, parler d'actu, ce n'est pas vraiment ça qui m'intéresse en réalité. J'aime bien parler d'actu, mais à condition que ça nous projette ailleurs, à condition que ça puisse nous entraîner au-delà de l'actualité. Donc, aujourd'hui j'aimerais vous parler de quelque chose qui est d'actu, mais quelque chose qui est aussi intemporel, c'est la visite du Pape en Irak. Alors, ça m'a frappé, j'ai vu sur Youtube, j'ai vu cet arbuste à l'Italia qui arrive sur cette terre quasi-lunaire brûlée par le soleil. J'ai vu le pape arriver, rencontrer des gens, ça m'a... Ça m'a paru tout bizarre, sachant que ce pays était en bonne partie en proie des groupes terroristes, il y a cinq ans de cela. Donc c'est vrai que, premier lieu comme ça, prime abord, l'arrivée du pape, moi je suis content, vous comprenez ? J'ai envie d'entendre parler de ce pays dans un autre contexte que le contexte d'une bouteille de gaz qui a explosé, d'un attentat terroriste, vous comprenez ? J'aime bien aller vers l'exemple. Vous voyez l'exemple de la bouteille de gaz. J'aurais pu l'éviter, mais j'aime bien. J'aime bien regarder les choses des fois dans le détail, j'aime bien descendre dans le détail. Le détail est important. Il ne doit pas nous entraîner, il ne doit pas nous éloigner de l'image globale en fait. Et si vous regardez mes autres vidéos, ce que j'essaie de faire souvent, c'est aller du détail, dézoomer, ou bien être dézoomer puis aller vers des détails. C'est pour ça que j'ai sorti ce truc d'histoire de bouteille de gaz. Et en fait, je disais qu'il a rencontré une sommité, il a rencontré quelqu'un de très important. Donc le pape a rencontré littéralement son homologue presque chez les chiites, chez les chiites irakiens, donc ceux qui suivent les douze imams. Et cette rencontre, elle m'a étonné déjà, elle m'a étonné. On voit Saïd Hassistani, qui était assis dos au mur, comme ça. Il est assis dos au mur, n'est-ce pas ? Et il pose ses mains sur ses genoux, sur ses cuisses, et il ne bouge pas. Mais il ne bouge pas du tout. Une statue de sel. Il ne bouge pas. Le pape n'est pas assis face à lui. Le pape est assis à sa gauche. Lui, il est contre un mur, et le pape est assis sur une banquette, sur un mur perpendiculaire. Il est assis à sa gauche, et le pape lui parle, et lui, il ne le regarde pas. Il le regarde droit devant lui, et il ne lui parle pas. Et en fait, ça m'a étonné cette rencontre à plusieurs degrés. Déjà, quand on regarde le décor, je me dis que si cette rencontre avait eu lieu au Vatican, elle aurait eu lieu dans des... dans des pièces avec un plafond de 10 mètres de haut, avec des dorures, des tableaux de l'or. On dirait que le vœu de pauvreté, à cette occasion-là, se trouve du côté d'Assistani dans ce cas-là. Deuxièmement, j'étais étonné, je me demandais comment Assistani allait réagir au pape. Est-ce qu'on allait avoir, je ne sais pas moi, les mains qui se serrent, le sourire, le debout pour la caméra ? Et en fait, non, pas du tout. Il n'y avait zéro interaction de la part d'un système, zéro. Alors, deux choses l'une, il a 90 ans. Bonhomme a 90 ans. Alors, deux choses l'une, soit Il était en un moment d'absence, comme souvent, vous savez, les gens de 90 ans, ils n'ont pas un uptime, on va dire, de 100%. Il y a leur univers mental qui est discret, qui n'est pas continu. Il y a des discontinuités mentales comme ça qui font que parfois l'homme ou la femme de 90 ans, c'est vrai que Des fois, ils sont ailleurs, comme on dit. Donc, est-ce que c'était un moment où M. Sistani était ailleurs ? Possible, possible. Ou bien, s'il n'était pas ailleurs, parce que l'homme est vif quand même, malgré son âge. La reine d'Angleterre, elle va avoir ses 100 ans, elle fait des discours toujours. En fait, j'étais en train de me demander s'il n'était pas presque forcé d'être là. Quand on regarde du côté des chiites, ils ne disent pas le pape est venu visiter l'Iran. Ils disent le pape est venu rendre visite à Sistani. C'est comme ça, un peu comme comment c'est perçu. Il y a même un livre qui est sorti pratiquement dans les heures suivant la visite ou deux jours avant la visite. Il y a déjà un livre qui est déjà sorti pour parler de ça. Et en fait, j'ai l'impression que cette rencontre va exprimer le désaccord le désaccord profond, le désaccord peut-être inconciliable entre d'une part le christianisme catholique et d'une autre part l'islam chiite. Ce n'est même pas un face-à-face parce que les deux bonhommes n'étaient pas assis face-à-face. Ils étaient à 90 degrés l'un de l'autre. Le fait que le pape aille voir Sisténie, c'est une très bonne chose. Vous remarquez que le pape marchait à pied, il n'avait pas sa papamobile. Parce que, de toute façon, dans cette région-là, sérieusement, quand les gars s'occupent de quelqu'un, c'est pas une papamobile qui le sauve. Regardez, bon, c'était pas en Irak non plus, mais regardez Hariri en Liban, après coup, C'était pas, c'était pas, pardon d'expression, mais c'était pas sa papa mobile qui l'a sauvé. Quand ils avaient fini avec lui et son convoi, il a fallu recruter, il a fallu faire un appel d'offres à des entreprises de BTP pour refaire la route. Il y a 30 ans d'un kilomètre et demi qui a été refait, juste pour vous dire. Donc, c'est vrai qu'en Irak, c'est un, comme je le disais au début de la vidéo, c'est un enjeu sécuritaire énorme. Et je pense que Aller voir un raciste à Nîmes est une meilleure garantie que la papamobile, quelque part. Parce que l'idée, si vous voulez, dans le monde chiite, si on prend quelque chose de commun entre les catholiques et les chiites, c'est cette présence d'un clergé extrêmement structuré, extrêmement fort. On ne trouve pas cela, par exemple, dans le monde sunnite. Je veux dire par là, c'est que Le fait que le pape aille rencontrer, aille à la maison d'Assistani, c'est une très forte garantie pour sa sécurité. Je ne dis pas que la base d'Assistani, je ne dis pas que les gens qui le suivent sont tous nécessairement d'accord dans la visite du pape. Pour eux, c'est un chrétien qui arrive en terre musulmane, promener sa croix comme ça et tout. Ce n'est pas quelque chose à laquelle ils vont goûter. En même temps, il a ce qu'on appelle le haman. Il vient visiter Sistéanie, personne ne le touche. Donc je peux vous dire que le pape peut demain sortir tout seul, sans égard du corps, aller acheter des oranges ou des souks de Bagdad ou de Najaf ou autre. il n'y a personne qui touchera un cheveu. C'est ça. C'est-à-dire que dans ces pays, dans les pays musulmans ou autres, la société est structurée différemment. Tu ne te protèges pas par des vitres épaisses, tu te protèges par des accords avec les bonnes personnes. Néanmoins, je sais que l'Irak, beaucoup de monde est enfermé aujourd'hui, qu'il y a eu une sorte de super confinement. D'accord, au-delà de ça, si on regarde sur le fond de la doctrine chrétienne et islamique, il y a des choses qui peuvent être communes en fait, ou deux en particulier. J'irais même plus loin, je dirais que le chiisme, est plus proche du christianisme que le sunnisme est proche du christianisme. Je dirais même que le chiisme est peut-être plus proche du christianisme qu'il l'est du sunnisme. D'ailleurs, vous regardez autour, il y a plus de guerre, plus de tuerie entre les sunnites et les chiites que les chiites et les chrétiens, par exemple. Il y a des points de rencontre. Alors, si je regarde Je ne suis pas un expert, n'est-ce pas, en christianisme, mais j'aime bien comparer les religions. J'ai constaté tout à l'heure avant de venir faire cette vidéo, j'ai constaté qu'il y a assez longtemps, je ne sais plus pour quelle raison, que je n'ai pas fait de vidéo parlant de différences fondamentales entre le chiisme et le sunnisme. Je pense que c'est un tort et je devrais le faire. Un des problèmes que j'avais eu à l'époque, c'était le temps. Le temps que ces vidéos étaient lourdes à documenter, à travailler. Alors, quand je les ai livrées, c'est vrai qu'elles étaient vivantes, il y avait des exemples, il y avait des documents, il y avait tout ça, mais... Derrière, il y avait beaucoup de travail. Une minute de ces vidéos, c'est une heure de préparation. Donc, quand je faisais une vidéo de 45 minutes, c'était 45 heures de préparation étalées sur des week-ends, des vacances, des soirées, des journées entières passées à lire, documenter. Donc, c'est vrai que c'est un travail que j'ai envie de faire. J'ai toujours envie de faire juste. Il faut que je trouve le temps, il faut que j'arrive à vider le temps. La journée ne fait que 24 heures ici. Alors, je disais, si vous regardez le christianisme, il est basé sur un péché. Il est basé sur un péché. Un péché universel qui touche tout le monde. Romains 3.23 « Car tous ont péché et sont tombés de la gloire de Dieu. » Tous ont péché et sont tombés de la gloire de Dieu. Donc, il y a un péché universel chez les chrétiens, qui touche tout le monde, qui touche tout le monde de manière collective. On ne te dit pas que toi, personnellement, t'as participé. Mais bon, c'est comme ça. T'es tombé de la gloire de Dieu parce que t'es entaché par un péché. Il y a pareil chez les musulmans. Ce concept de péché originel, il suffit de lire au début du Coran, Surat al-Baqarah, la sura numéro 2 et la plus longue, en fait, du Coran. Et vers le début, déjà, ça explique cette chute liée à un péché originel. Par contre, là où ça va Ça va s'éloigner, c'est... Plus tard, il y a... Si vous regardez dans la Bible, Romains 6, 23, donc un peu plus loin que celui que j'ai cité, il y a autre chose. Il y a autre chose. Ça dit que... Car le salaire du péché, c'est la mort. Tout le monde a péché, et puis un peu plus loin, il dit que le salaire du péché, c'est la La mort. mort, c'est un salaire. Ça signifie que c'est un salaire. Toi, quand tu reçois ton salaire à la fin du mois, tu le touches sans scrupule. Tu vas le prendre sans scrupule parce que tu sais que tu l'as remplement mérité. Quand il est dit que le salaire du péché, c'est la mort, il y a une notion de mérite. Et juste après, mais le don gratuit de Dieu et la vie éternelle, en Jésus Christ, notre Seigneur. Donc, il y a une opposition entre le don gratuit, le don gratuit, ça signifie on reçoit quelque chose alors qu'on ne l'a pas nécessairement mérité. Ce don gratuit, c'est la vie éternelle. Donc, la vie éternelle est donnée gratuitement dans le christianisme, mais elle est donnée à travers quelqu'un, à travers une personnalité. J'en parlerai dans une seconde. Alors que la mort, elle est méritée, elle est méritée en tant que salaire d'un péché. Vous voyez le truc. Si je regarde dans l'islam, il y a le péché originel, effectivement. Mais le salut, si vous voulez, ou la vie éternelle, ne vient pas à travers une personne en particulier. Ne vient pas à travers une personne en particulier. Il n'est pas historique, comme disaient les Gnostiques. Les Gnostiques ont influencé Les chrétiens ont influencé les musulmans aussi. Et chez les gnostiques, c'est pareil chez les musulmans d'ailleurs, chez les gnostiques, le phénomène ou le concept de rédemption n'est pas historique. Ça veut dire qu'il n'est pas lié à une personne précise. Il a été connu et vécu par la première personne sur terre, et il sera connu et vécu par la dernière personne sur terre. Il n'est pas associé à une personne. Alors que dans le christianisme, il y a cette forte association entre Jésus et le salut. Donc le salut c'est seulement à travers Jésus. Donc c'est lui, dans le christianisme, Nul ne va au Père que par lui, en fait. Ça signifie, dans le christianisme, il n'y a pas d'autre voie que pour aller vers le Père que par lui, que par le Fils, en fait. Donc il y a ce concept qui est très fort. Autre chose aussi qui est, à mon sens, fondamentalement différente, c'est que le salut. Chez les chrétiens, si on regarde Éphésiens, je cite de mémoire, donc je ne suis pas trop sûr, Éphésiens 2, 6, 7, 8, grosso modo, il est dit que le salut dans le christianisme, est un don de la grâce, est un don de la grâce. Ce n'est pas, et il y a un verset très clair, ce n'est pas par les œuvres que personne ne se glorifie. Ce n'est pas par les œuvres que personne ne se glorifie. Voilà l'idée. L'idée qui est passée là-dedans, c'est qu'on ne peut pas se sauver par ses œuvres. En islam, Il y a un focus super important sur les œuvres. Il y a des piliers, il y a des actes. Ces actes ont une valeur et cette valeur-là va être comptabilisée sur une sorte de balance. Cette balance-là, elle comptabilise les actes, les œuvres. Alors que le christianisme est complètement à l'opposé. Le christianisme, le salut n'est point atteint par les œuvres, que personne ne se glorifie. Il est atteint par une grâce divine. Donc il y a ce concept qui est très différent, n'est-ce pas, entre le christianisme et l'islam. Il y a aussi quelque chose, si je m'arrête là, je ne vais peut-être pas être juste, parce que le christianisme, oui la grâce La grâce est un don gratuit de Dieu, effectivement. Ce n'est pas par les œuvres qu'elle arrive. C'est une générosité de Dieu. C'est Dieu qui te la donne alors que peut-être tu ne l'as même pas mérité. Par contre, dans le christianisme, et peut-être on n'insiste pas dessus aussi, et là ça rejoint peut-être l'islam, c'est qu'on peut se détruire par les actes. On ne peut pas se sauver par ces actes. Voilà, je veux dire ça comme ça. Contrairement à l'islam où on peut se sauver par les actes, Le christianisme, on ne peut pas se sauver par les actes. Ce n'est point par les actes, ce n'est point par votre œuvre que nul ne se glorifie. Mais en même temps, en même temps, dans le christianisme, tout comme dans l'islam, on peut se détruire. Par ces actes, il y a quelque part, quelque part, c'est écrit dans la Bible. Pas tous ceux qui me disent « Seigneur, Seigneur » entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui feront la volonté de mon Père qui est aux cieux. Certains, je cite de mémoire, je ne suis pas trop sûr, certains me diront « Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé les démons par ton nom ? n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Je leur dirai, éloignez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. D'accord ? Les trois versets qui se suivent, où il y a Jésus qui dit qu'il rejettera des gens, qu'il rejettera des gens qui l'appelaient Seigneur, Seigneur. D'accord ? Il lui disait Seigneur, Seigneur. et ils ont fait des choses même en s'ennuant, ils ont même réussi à faire des miracles, ils ont chassé des démons, ils ont fait des prophéties, par s'ennuant. Et à la fin il leur dira, je ne vous reconnais pas, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. Donc, par des actes d'iniquité, et ça c'est quelque chose qui est complètement effacé du christianisme aujourd'hui, par des actes d'iniquité, des gens peuvent se détruire et ne pas accéder à cette grâce qui était normalement un don gratuit. Vous voyez, là, ça rejoint un peu l'islam. On peut effectivement se détruire par ses actes, mais on peut aussi dans l'islam se sauver par ses actes. Si on regarde des personnalités comme Comme Jésus, dans l'islam, dans le christianisme, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son fils unique pour que quiconque croit en lui ne périsse point mais connaisse la vie éternelle, Jean 3, 16. Il y a une personnalité quasi équivalente chez les musulmans chiites. C'est Hussein ibn Ali. Alors, il faut voir que Il y a le prophète des musulmans, il y a sa fille Fatima, mariée à Ali ibn Abi Talib, qui allait devenir calife plus tard. Et en fait, son fils Hussein a été tué par le calife. C'est un sacrifice, ce sacrifice-là, parce qu'il s'est sacrifié quelque part. C'est un moment fondateur du chiisme. C'est un moment qui est le moment le plus important, on va dire, chez les chiites. C'est un sacrifice pour eux. Il a été ce sacrifié, sachant la cruauté, la barbarie du califat sunnite, donc du califat d'ailleurs que Isis avait voulu restaurer en Irak et en Syrie et tout ça, c'était quoi toute cette histoire autour de Daech et tout ça si ce n'est une tentative de restauration du califat Omeyad. Et c'est pour ça que les chiites de la région avaient beaucoup résisté parce que justement pour eux ils considèrent ce califat comme l'incarnation du diable littéralement sur terre parce que la mort justement de Hussein ibn Ali Ça avait, dans les textes chiites, ça avait déclenché une sorte de cri, ça avait déclenché une sorte de cri d'un hurlement qui avait traversé l'univers de part en part. Pour vous dire l'importance du moment. Donc, ils ne considèrent pas que Hussein est le fils de Dieu. Ils ne le considèrent pas comme autre qu'un humain, donc ils ne vont pas dire que c'est le fils de Dieu. Mais par contre, il y a cette personnalité, dans l'imaginaire ou dans le psyché collectif des chiites, la personnalité de Hussain ibn Ali est tout aussi forte que celle de Jésus chez les chrétiens. Donc il y a ce schéma archétypal qu'on va retrouver de cette personnalité super importante. Chez les sunnites, on va dire, Autant l'homme est important, parce que c'est quand même le petit-fils de leur prophète, donc il est techniquement important. Autant le jour de sa mort, le jour de sa mort, là où c'est commémoré, je ne vais pas dire c'est fêté, c'est commémoré par les chiites à travers le monde. Autant les sunnites, ils ont cette opposition. Alors il y a le petit-fils du prophète qui a été tué par le califat, sauf que le califat et l'absolu, l'oméga, l'alpha et l'oméga pour moi. Pour les sunnites, le calife est plus important que tout le reste, parce qu'effectivement, le sunnisme, comme on peut le démontrer à travers les âges, a été très, très, très, très influencé par les maisons de pouvoir, par les différentes maisons de calife qui ont écrit des... payer des gens pour écrire beaucoup de choses. Ils ont acheté des hadiths, ils ont écrit des tafasir du Coran. Enfin, rien ne s'éditait. C'était un petit peu une époque où il y avait la censure, il y avait le crime de la pensée. C'est une époque quelque part pas très différente d'aujourd'hui. Et celui qui était protégé par le pouvoir, qui était protégé par l'État, qui avait l'argent, qui venait de l'État, les subventions, ben lui, il pouvait éditer, il pouvait publier. Et les autres, ils étaient en prison, c'est tout. On comprend un peu ces mécanismes, même à travers les âges, qui ont fait que le califat, il est resté super important dans le psyché du sunnite. De sorte que, vous seriez choqués d'apprendre, même si je l'ai dit dans d'autres vidéos, que le jour de la mort du Hussein, en commémoration, les sunnites vont se réfugier chez les juifs, vont se convertir au judaïsme presque pendant une journée, de manière symbolique je le dis bien sûr, l'image est forte mais c'est symbolique, en célébrant, ils vont célébrer cette journée là, pour ne pas parler de Hussein et sa décapitation par le calife, ils vont parler, ils vont célébrer la sortie d'Egypte du peuple d'Israël. C'est assez dingue, c'est assez dingue parce qu'on a beaucoup dit, on a beaucoup publié sur le sentiment anti-juif dans le monde sunnite et dans le monde musulman en général d'ailleurs. On serait surpris d'apprendre qu'il y a un jour dans l'année, où les musulmans laissent tout leur antisémitisme de côté et toutes ces tensions qu'ils ont avec les juifs de côté et ils vont célébrer la sortie des juifs d'Israël et leur fuite et leur sauvetage des mains de pharaons en fait. Ça c'est célébré. Mais pourquoi ? Parce que cette journée historique-là Ils ont envie de regarder ailleurs. Ils ont envie de célébrer avec notre peuple. Ils préfèrent regarder chez les juifs que justement d'aller célébrer ou de commémorer ou de réfléchir aux conséquences justement de cet assassinat par le califat du petit-fils de leur prophète. Donc oui, c'est très intéressant. Moi, je suis content de cette visite. Vous savez, je n'approuve pas beaucoup ce pape. Pour moi, c'est un pape un petit peu woke, un petit peu go, à la gauche du spectre. Il a laissé transparaître des opinions politiques, des opinions extrêmement proches du clon Obama et tout ça. Donc, c'est vrai que pour moi, ce n'est pas vraiment Voilà, c'est quelqu'un qui est sorti de la gloire quelque part. Mais en même temps, je suis très content de le voir aller visiter l'Irak. Pour moi, il faudrait peut-être 50 visites comme ça. Parce que malgré les différences que je viens de citer, qui sont des différences très profondes, parce que ce qui m'intéresse, c'est les différences profondes, ce n'est pas les manifestations après, parce que sur les manifestations, on peut toujours parler, mais Il ne s'agit pas pour moi de dire, oui, ceux-là font la prière cinq fois par jour, ceux-là pas, ou ceux-là en le ramadan, ceux-là en... Ce n'est pas ça le but. Le but, c'est de voir dans la doctrine, en profondeur, qu'est-ce qui diverge. Il y a des divergences, effectivement, mais... Il y a aussi des points de rencontre. Et le but du jeu, c'est finalement vivre en paix ensemble. C'est tout. Pas besoin d'être d'accord. Le but, c'est pas de s'unir et créer une religion universelle. C'est pas le but non plus. Chacun a raison dans son univers. Le catholique a raison dans son univers mental parce que c'est parti... Ça part comment ? Ça part à partir d'un certain nombre de... de postulats, ça part à partir d'un certain nombre de postulats, des choses considérées comme évidentes auxquelles on croit, et à partir de là, tout le reste se construit. Donc, les postulats du chiite et les postulats du catholique sont différents, il y en a qui sont similaires, il y en a qui sont très différents, et au résultat, ça va générer des religions complètement différentes. Mais cette différence ne justifie pas qu'on s'entretue, voilà ce que je cherchais à dire, voilà. Donc, Merci d'avoir écouté jusque là. C'était mon commentaire sur la visite du Pape en Irak. J'espère qu'il y a quelque chose de positif. On sortira pour tout le monde. Et puis, je reviens quand je reviens. À bientôt.
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