Le Président Iranien disparait dans un accident d’hélico

YouTube monologue (French) discussing the disappearance of the Iranian president's helicopter during night-time operations in mountainous, foggy terrain. The speaker presents an illustrative CFIT (controlled flight into terrain) video recorded aboard an Airbus A320 (noting 181 people aboard) to show the danger of flying in low visibility, reviews local meteorological reports (METAR/TAF, cumulonimbus, thunderstorms) and the likely role of weather, and weighs alternative causes (mechanical/vintage fleet due to embargo, sabotage theories). The video also explains the standard disappearance-response phases (inserfa → allerfa → détressefa), cites historical VIP accident patterns and emphasizes operational pressure ("fascination de l'objectif") as a frequent contributing factor.
Questions this video answers
181
inserfa; allerfa; détressefa
Mes amis, bien le bonjour. L'hélicoptère qui transportait le président iranien a disparu aujourd'hui. On a des images venant d'Iran montrant des secouristes qui arrivent dans une zone montagneuse extrêmement couverte de brouillard. La nuit est tombée dans la région et ils sont en train de chercher cet hélicoptère-là. Il y a 2-3 jours, je travaillais sur une vidéo que j'ai publiée pour les abonnés Patreon. C'est toujours ça que je fais, je publie d'abord sur Patreon et après sur Youtube. Cette vidéo montre une situation très particulière, un avion qui vole dans le brouillard et j'aimerais vous montrer le danger de ces vols-là. J'aimerais vous partager avec vous juste un bout de cette vidéo-là pour que vous puissiez voir le danger que représente le vol dans le brouillard. C'est filmé par un passager. Nous sommes à bord d'un Airbus A320. Il est en train de filmer depuis sa fenêtre, depuis son hublot. Et en fait, je vous invite à voir et écouter les choses suivantes. Sur le plan du bruit, au début de la vidéo, vous entendez la charge de cavalerie. C'est le pilote automatique qui est déconnecté par le pilote humain. Comme ce passager est assis relativement à l'avant, comme le plan qu'il prend l'illustre amplement, il entend le bruit, qui est très fort quand même, de ce pilote automatique qui se déconnecte. Par la suite, l'avion commence à aller vers la droite, remarqué vers le sol, le marquage au sol de la piste qui commence à glisser et commence à défiler vers la droite. C'est notre avion qui est en train d'aller vers la gauche. Et après un méga choc, 1,8 G contre le sol, ce qu'on appelle un CFIT, vol contrôlé vers le terrain, l'avion rebondit, il reprend son envol, remise des gaz et entendez les explosions. Boum, boum, boum. C'est le pompage réacteur. Le réacteur a avalé, le réacteur numéro 1, avalé de la terre, avalé de l'herbe, tout ça. Il est fortement endommagé et commence à balancer ses explosions. Même à un instant, si vous avez l'œil, vous allez voir qu'il y a des flammes qui sortent derrière le réacteur. C'est Cette vidéo, c'est juste pour vous montrer les dangers de voler pas dans le brouillard. Que ce soit pour des avions, que ce soit pour possible. des hélicoptères. Donc après-ci, on a le président iranien qui s'est déplacé vers la frontière avec l'Azerbaïdjan pour inaugurer un barrage. C'est un barrage qui se trouve à une frontière, à la frontière entre les deux, qui est marquée par une rivière. Les deux pays ont travaillé ensemble pour ce barrage-là et les deux présidents ont été l'inaugurer ce matin. Il y a des photos dans les médias iraniens. sur le retour vers Téhéran. Donc en réalité, si vous regardez, vous avez Téhéran et la frontière avec l'Azerbaïdjan est plutôt vers le nord-ouest. L'aéroport le plus grand de la région, l'aéroport, on va dire, le plus décent, c'est celui de Tabriz. Et quand on regarde les métars, les messages météorologiques, que ce soit le métar qui est une observation ou si on regarde aussi les TAF qui sont les prévisions, et bien ils parlent de la même chose les deux. dégradation de la visibilité, présence d'orages, de cellules orageuses. On a des cumulonimbus dans la région, donc c'est ces nuages à développement vertical qui partent comme une enclume et qui causent des turbulences, qui causent énormément de problèmes à l'aviation et qui peuvent fermer une partie du ciel, obligeant des fois les avions à se dérouter, à changer de route. Donc, il y a le problème de la météo qui est certain. Il est même vraisemblable, vraisemblable qu'il n'y a pas besoin de chercher une autre cause. Que, très probable, la météo toute seule peut expliquer ce qui est arrivé. Ce qui est arrivé, c'est probablement CFIT. Ça signifie, bien sûr, on verra dans les prochaines heures, on verra ce qui va se passer, ce qu'on va nous dire. Là, il fait nuit en Iran. Les secouris sont là, il y a le brouillard, ils voient rien. Il y a cette première option qui est que le président iranien est mort. Il s'est ramassé brutalement dans les reliefs couverts par le brouillard. Et donc voilà, généralement ça ne pardonne pas. La vidéo que je vous ai montrée avec cet Airbus A320 où il y avait 181 personnes reste l'exception. Les CFIT en général ne pardonnent pas. Les CFIT finissent en général par des veuves et des orphelins. Là, il y a cette option. Il y a l'option numéro 2 à laquelle, à ce stade, j'accorde moins d'importance, j'accorde moins de probabilités. Je lui mets un poids ou une pondération relativement faible. Je ne dis pas que c'est impossible. Je dis qu'elle est peu probable. C'est ce que je dis. C'est que cet hélico est en train de voler. les pilotes voient la dégradation progressive, rapide de la météo qui n'est même pas une surprise en réalité parce que les TAF publiés il y a plusieurs heures indiquaient déjà une dégradation de la météo donc si ils ont, j'imagine, ils ont regardé le dossier météo voilà, ils ont dû voir que c'était moyen moyen et même s'ils n'ont pas regardé à l'œil nu ça suffit largement Peut-être, ils ont recouru à cette option qui est de poser quelque part. Les hélicos, contrairement aux avions, ont plus de flexibilité pour faire des atterrissages de fortune. Un champ de patates, une cour d'école, n'importe quoi, n'importe quel endroit peut se prêter un atterrissage d'urgence. Le gros problème de l'aviation iranienne, en plus de la météo et des reliefs, c'est l'embargo. L'embargo qui dure depuis de très longues années, qui fait que ce pays vole, que ce soit sur le plan civil ou militaire, avec des aéronefs extrêmement vétustes. On va trouver des appareils... qu'on ne voit pas ailleurs, en réalité. Donc, ces appareils-là, comme ils sont vieux, pour lesquels il n'y a plus de pièces, et puis en plus, ils ne peuvent pas les acheter de toute manière, donc ils doivent les fabriquer, les recycler, les acheter sur le marché gris, marché noir, tout ça. Donc, très souvent, la mécanique même, ou la vétusté, si vous souhaitez, de leurs appareils est souvent impliquée dans les drames qu'ils connaissent. Maintenant, on va voir, est-ce que cet hélicoptère de type MiG, qui date de l'époque soviétique, Est-ce qu'il était bien entretenu ? Est-ce que ses instruments fonctionnaient ? Tout ça, il faut voir. Est-ce que ses turbines tournaient correctement ? Est-ce que ça a joué un rôle ? On ne le sait pas. Mais en général, quand on regarde la météo qu'il y avait, la météo, les montagnes, c'est généralement self-contained. Il n'y a pas besoin de rajouter quoi que ce soit parce que, clairement, si le président iranien est mort suite à cette histoire, On aura, on entendra les classiques pendant très longtemps, on entendra les histoires que son hélico était saboté, qu'il a reçu un missile, qu'il n'était pas dedans et qu'on l'a tué ailleurs. On entendra toutes ces histoires-là. Forcément. C'est quelque chose d'inévitable. Et est-ce qu'on aura des réponses définitives et complètes et qui vont satisfaire tout le monde ? Probablement jamais. Regardez le président Zia, le président du Pakistan. il est mort dans un avion, il s'est ramassé dans un Hercule, tuant avec lui même l'ambassadeur américain au Pakistan. Jusqu'à maintenant, voilà, il y a énormément de versions qui circulent, parce que quand des personnalités hauts profils se ramassent dans un avion, Vu leur passif, on peut toujours développer l'idée que ce n'était pas complètement un accident, que quelqu'un leur en voulait, forcément. Mais à mon sens, aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de possibilités pour le retrouver vivant. S'il avait fait un atterrissage de fortune, imaginons que sur le retour, la météo se dégrade, il décide de trouver une crique, un endroit, il pose. S'ils avaient fait ça, ils auraient quand même donné l'alerte. Ils auraient quand même informé quelqu'un. Ils en auraient parlé à la fréquence. Donc cette histoire aurait été résolue sans qu'elle fasse le bruit qu'elle est en train de faire maintenant. Donc probablement, nous sommes dans une logique plutôt de crash à ce stade. Si vous regardez au niveau de l'OSI, quand un aéronef disparaît, parce que dans le cas précis, on parle d'une disparition, il y a plusieurs phases. On les évoquera peut-être un jour dans le détail. La première phase, c'est une phase d'incertitude. On a des incertitudes sur cet appareil, c'est-à-dire que, par exemple, il ne répond plus à la fréquence. On ne l'entend plus. On le cherche à contacter, il ne répond pas. On ne le voit pas sur le radar. Donc là, c'est une phase d'incertitude. Après, il y a une phase, on l'appelle l'inserfa. Après, il y a une autre phase qui est aussi extrêmement codifiée, qu'on appelle la phase d'alerte. Ça signifie là, c'est pas qu'on a des incertitudes, là, on est vraiment inquiet. Là, on est vraiment inquiet sur le sort de cet appareil. Là, on commence à le chercher. On commence à essayer de demander à d'autres pilotes de le contacter. On commence à demander à des aéroneufs dans la région d'aller survoler tel tel endroit pour voir tout ça. Et après, par la suite, on a la troisième. Donc cette phase-là s'appelle l'allerfa. Allerfa. Donc la première, c'est inserfa. La deuxième, c'est allerfa. Et la troisième, c'est détressefa. La phase de détresse. Dans cette phase, c'est qu'il ne peut pas être en vol. Dans cette phase, on regarde le plan de vol. On voit qu'il avait, par exemple, trois heures de carburant. Là, on regarde l'heure. C'est fini. Il n'a plus de carburant. Donc il ne peut pas être en vol. C'est impossible. Il a atterri quelque part. On a appelé tout le monde, personne ne l'a vu. Donc là, soit il a fait un atterrissage en rase campagne, ça c'est la meilleure chose qui puisse arriver pour l'aéronave et ses occupants. soit il s'est ramassé. Donc là, on est dans l'histoire iranienne, on est dans l'histoire de la détresse fah. Donc il y a une situation de détresse. Si vous regardez les vidéos sur ce canal, il y a deux vidéos qui peuvent vous intéresser sur ce sujet, en plus de celle qui va venir plus tard. Eh bien, il y a une vidéo sur un mariage en Brésil. Vous avez un hélico qui est en train de voler et puis il est en train de s'enfoncer dans une zone avec un brouillard de plus en plus dense, une visie qui est en train de baisser. On est dans le contexte d'un mariage, il transporte une mariée. Le pilote est en train de perdre, il n'a plus d'horizon déjà, mais il est en train de perdre de temps en temps la vision du sol. Et puis à un moment donné, bon voilà, zéro visibilité, il perd le contrôle, il est complètement en IMC, conditions de vol aux instruments, il perd le contrôle et tout le monde se fait tuer. Ça c'est une première chose. Pourquoi il n'a pas posé ? Il avait un hélicoptère. Il aurait pu un parking, un terrain de tennis, un cours d'école, n'importe quoi. Il aurait pu poser. Pourquoi il n'a pas posé ? C'est ce que le BEA français appelle souvent la fascination de l'objectif. Je dois aller. J'ai des clients. J'ai plusieurs clients qui attendent. Je dois rentrer chez moi. Cette femme doit se marier à 14h. Il faut que je la ramène. Si je la ramène pas, le mariage sera retardé. On n'a pas le choix. Il y a d'autres personnes qui ont réservé la salle après. Il y a d'autres personnes qui ont réservé l'hélico après. Vous voyez cette pression opérationnelle ? Jamais la météo n'a tué aucun pilote en réalité. C'est la pression opérationnelle qui tue les pilotes. Et j'ai un autre dossier que je suis en train de préparer. Je vous en parlerai toujours. La météo, elle est ce qu'elle est. On la voit et on le sait. Il n'y a aucun pilote qui est juste en train de piloter comme ça et puis soudainement la météo lui tombe dessus brutalement. Ça n'existe pas. On le voit longtemps à l'avance. On le sait souvent avant même de décoller et quand bien même on décolle et elle se dégrade, on le sait et on le voit. Ce qui persiste, ce qui continue, c'est parce qu'il y avait une fascination de l'objectif. L'autre cas, c'est aux États-Unis. Comment il s'appelait ? C'était un joueur de basket. Le nom m'échappe. En Californie, pareil, il est en train de voler dans un hélico. Beaucoup de monde dans l'hélico, je crois de mémoire 6-7 personnes. Un gros hélico quand même. Et puis à un moment donné, rentrer un Tempestive en condition IMC, en condition de vol aux instruments, pas préparé ni rien du tout. voile blanc partout. Le pilote a persisté pendant un bon moment alors que les conditions se dégradaient. Mais bon, il a un client important, c'est un VIP, il faut le ramener. La journée est bouchée, il y a plein de choses dans le calendrier, il faut absolument les faire et on fonce, on fonce, on fonce. Pareil, probablement les mêmes logiques, et j'avais écrit un petit livret, c'est pas un livre, c'est vraiment un livret qui fait je crois 80-90 pages, avec 6-7 histoires, je vous montrerai à l'écran lors du montage. C'est un livre que j'ai écrit racontant des histoires justement d'accidents présidentiels. Et quand vous regardez ces accidents présidentiels, Il y a quelque chose de commun là-dedans, tout le temps, c'est la fascination de l'objectif. Parce qu'on a une personnalité importante, on a des pilotes triés sur le volet pour justement être les exécutants parfaits et être tout le temps là quand le client est là, quand le boss veut aller quelque part, on l'emmène, l'accident polonais. L'accident polonais que j'ai évoqué dans ce canal également. Regardez l'accident du PDG de Total. C'est pas un président, le PDG de Total, c'est pas un président dans le sens président d'une nation, mais c'est le président d'un groupe, d'un groupe important. Pareil, on a toujours cette pression, cette fascination de l'objectif et il faut y aller, il faut y aller, il faut y aller à tout prix. Quand on veut y aller à tout prix, parfois on paie le prix, voilà. Là, on verra dans les heures qui viennent le morflage un petit peu de cet hélicoptère, ce qu'il va donner, mais c'est quelque chose qui, à mon sens, risque de se terminer de manière assez tragique. Je vous tiens au courant et puis on se voit dans une prochaine vidéo. Merci pour votre soutien continu à ce canal.
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