
This is a YouTube video titled "L'Economie de la Rareté Organisée" created in August 2014. The content is a monologue in French discussing economic issues related to scarcity in developing countries, particularly focusing on Algeria's market dynamics, product quality, and the impact of globalization. The speaker reflects on how local operators maintain artificial scarcity to maximize profits, the poor quality of products like local limonade, and how international brands disrupted this market. The video is a personal commentary rather than a dialogue or interview.
On n'ira plus manger au ricain car c'est caca Le seul remède c'est une assiette de foie gras Un verre de rousse du roquefort et pas de soda Demain on porte plainte contre l'Amérique Nous sommes comme ceux du bonheur et du biologique Actuellement on va leur faire la.
Nique Et celui qui nous a brouillés.
Comme nous On leur mettra le cochon Le cochon dans le maïs et on mettra des glaçons Des glaçons dans le pastisol On leur mettra le cochon Le cochon dans le maïs et on mettra.
Des glaçons Bonjour mes amis, ces derniers jours j'étais en train de compter le nombre de personnes que j'avais sur Facebook et en fait j'ai vu que j'avais environ un tiers de musulmans, un tiers de juifs et un tiers de chrétiens et puis peut-être aussi un tiers d'autres choses et j'en ai nourri, je dois le dire, je me suis rendu coupable si vous voulez d'une certaine fierté parce que je me suis dit Ce discours que je partage avec les gens, ce n'est pas un discours fabriqué, mais ça correspond à une réalité intérieure, ce discours-là arrive des fois à réunir, ne serait-ce que sur un terrain extrêmement tenu, extrêmement petit, arrive à réunir ce qui ne se réunit pas normalement. Voilà, c'est ce que je voulais vous dire. Ça m'a rappelé un petit peu l'histoire des alchimistes. Vous savez, pendant très longtemps, les alchimistes cherchaient le solvant, cherchaient un solvant universel, un solvant qui aurait permis de mélanger, de rapprocher ce qui ne se mélange pas, ce qui ne se rapproche pas. Et le fait d'avoir trouvé, par exemple, que le mercure permet de dissoudre ou bien d'amalgamer, si vous voulez, l'or et l'argent, permet de les mélanger, c'était une invention, une découverte absolument extraordinaire pour eux. Et les Grecs, toujours dans le même esprit du solvant, les Grecs considéraient l'amour comme un solvant universel, parce que l'amour permet de réunir, un petit peu comme le mercure permet de réunir l'or et l'argent, l'amour permet de réunir des pôles opposés. D'ailleurs, pourrions-nous, je parle de la perspective d'homme, pourrions-nous supporter une femme, par exemple, plus que trois heures, s'il n'y avait pas l'amour, par exemple. On voit bien que l'amour est très important. C'est pour ça que quand les gens se demande s'il s'en aimait, quand quelqu'un demande si l'autre l'aime, c'est en quelque sorte, il n'est pas toujours à la recherche d'amour, mais il est en train de chercher l'acceptation, il est en train de dire, est-ce que l'autre m'accepte comme je suis, avec mes défauts, avec tout mon côté insupportable ? Et c'est pour ça qu'il est en train de demander de l'amour, parce qu'il le sait, c'est un petit peu comme m'avaient dit les Grecs, il sait que dans l'amour, tout est soluble. Voilà, ça c'était une introduction qui en fait n'a rien à voir avec le coeur de la vidéo. Aujourd'hui je voulais vous parler de la... j'ai presque botté en touche en fait, je vais m'éloigner un petit peu des problématiques de tous les jours, je ne vais pas vous parler d'Isis, je ne vais pas vous parler de Gaza, je ne vais pas vous parler de choses comme ça. Je vais juste vous parler de la différence entre l'économie des pays du tiers monde et l'économie des pays développés. Je vous explique un truc. Dans un pays, par exemple, je suis en Angleterre, pour chaque demande, il y a plusieurs offres. Par exemple, si on sait qu'on a besoin de 100 sièges passagers entre Londres et New York, le marché va en proposer peut-être 300. Pour chaque 100 sièges demandés, le marché va en proposer 300. Quand vous allez dans un pays comme l'Afrique, pour chaque 100 places qui sont demandées, le marché va en proposer 20. Et là j'ai pris des exemples de places d'avions, de places de trains ou de ce que vous voulez, mais en fait c'est dans tous les domaines de l'économie pareil. on a une suroffre, alors qu'en fait, dans les pays du tiers-monde, qu'est-ce que font les opérateurs ? Exprès, ils maintiennent la rareté. On pense souvent que la rareté dans les pays du tiers-monde est due au manque de moyens, mais en vérité, ce n'est pas vrai. Ils ont tous des marchés absolument extraordinaires, mais en fait, il y a les opérateurs, donc les fournisseurs, qui maintiennent une rareté artificielle. Je vais vous dire à quoi ça sert. Quand vous... Quand en Europe, il y a des scandales économiques, concernant l'entente illicite. Cette entente illicite est au sujet de quoi ? En général, cette entente illicite est au sujet des prix. C'est-à-dire que plusieurs opérateurs, peu importe le domaine, vont se réunir et décider de signer une sorte de pacte de non-agression pour maintenir des prix très cohérents d'une offre à l'autre pour éviter une guerre des prix qui serait dommageable pour eux. Et bien sûr, c'est extrêmement interdit, c'est extrêmement grave, et chaque fois qu'on les chope, ils finissent par des amendes record. Dans les pays du tiers monde, il y a une entente illicite aussi. Il y a une entente illicite. C'est une entente qui peut être explicite, mais le plus souvent, elle est tacite. C'est une entente qui correspond à des mentalités qui vont converger vers le même calcul. Ce sont des opérateurs qui vont tous faire le même calcul. Et finalement, ce qu'ils font s'apparente à une entente illicite, mais ce n'est pas une entente illicite sur le prix. C'est une entente il y cite sur la rareté, pour causer la rareté. Pourquoi causer la rareté ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que quand tu causes la rareté, Qu'est-ce qui se passe ? Tu vas être dans une situation où c'est toi qui vas dominer le marché avec ton offre. Et en fait, le consommateur est tellement désespéré qu'il est prêt à t'acheter n'importe quoi comme produit. Ça signifie que le niveau d'exigence du consommateur qui est dans un marché géré par la rareté, son niveau d'exigence est extrêmement bas. Donc, que fait le consommateur ? Il est en train d'accepter n'importe quoi. Alors, que gagne le fournisseur ? Je vais vous dire ce qu'il gagne. Au lieu de produire, par exemple, comme en Europe. En Europe, tu produis un produit à 9 euros. Par exemple, il va te coûter 9 euros à produire. Si tu arrives à le vendre à 10 euros, c'est déjà l'eldorado. C'est extraordinaire si tu arrives à faire ça. Donc, tu as une marge qui est extrêmement tenue. Pourquoi ? Parce que tu es dans un environnement extrêmement concurrentiel où le consommateur a le choix. Mais quand tu vas dans un marché comme le marché algérien, par exemple, Qu'est-ce qui se passe ? C'est tout à fait le contraire. Le consommateur n'a pas le choix. Avec son argent, il n'arrive pas à trouver le produit. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Le fournisseur, au lieu de fabriquer un produit à 9 euros et le vendre à 10, il va fabriquer un produit à 2 euros parce qu'il est de très mauvaise qualité et il va le vendre peut-être à 15. Donc, remarquez comme dans un marché géré par la rareté, Les opérateurs ont une marge absolument extraordinaire, absolument outrageante par rapport à la qualité du produit. Et donc qu'est-ce qui va se passer ? Ils n'ont pas besoin de vendre autant qu'en Europe pour s'en sortir. Donc ça leur permet de maintenir la rareté. Ils peuvent vendre dix fois moins qu'en Europe. mais il gagnera 3 ou 4 fois plus d'argent sans se casser la tête parce que le fait de fabriquer des produits de mauvaise qualité il n'a pas besoin de... il n'a pas besoin de... comment dire... il n'a pas besoin de main d'oeuvre extrêmement qualifiée il n'a pas besoin d'un budget de recherche il n'a besoin de rien du tout ce qui nous ramène à la prochaine étape ce qui nous ramène à un autre problème qu'on trouve très couramment en Afrique c'est par exemple on trouve des diplômés des gens qui ont passé 5, 6, 10 ans à l'université, qui sont bourrés de diplômes et qui sont en train de jouer au domino dans un café toute la journée. Ou qui sont assis près d'un mur avec un carton qu'ils utilisent comme table et jouent aux cartes. Pourquoi ? Parce que sur le marché, on n'a pas besoin d'eux. Pourquoi ? Parce que tous les opérateurs se sont accordés pour vendre des produits médiocres. et puis en limiter la quantité disponible sur le marché, ils n'ont pas besoin de gens compétents, ils n'ont pas besoin de gens qualifiés. Les gens qualifiés coûtent cher, ils n'en ont pas besoin parce que tu as besoin de gens qualifiés que lorsque tu es en train de faire une guerre de qualité, que si tu veux améliorer la qualité de ton produit ou tu veux améliorer la productivité pour pouvoir fabriquer le même produit moins cher ou autre. Mais du moment que tu n'es pas dans cette guerre-là, tu n'as pas besoin de gens compétents. Je vous donne un exemple très intéressant, un exemple que j'aime bien, mais qui illustre, qui peut être généralisé à plein d'aspects. Quand j'étais en Algérie pendant très longtemps, très longtemps, des décennies, on avait la limonade. La limonade en Algérie, c'est toute une institution. Pourquoi ? Parce que les Algériens ne posent pas du vin à table. Donc chaque fois qu'ils ont un repas ou qu'ils ont des invités, qu'ils ont un mariage ou une naissance ou quoi que ce soit, ils posent des bouteilles de limonade à table. Donc l'Algérie consomme énormément de limonade. Le peuple algérien en consomme plus peut-être que le peuple français consomme de vin. Qu'est-ce qui se passe ? Dans ce cadre-là, on a eu, depuis l'indépendance de l'Algérie, on a eu des entreprises algériennes. Des entreprises algériennes qui avaient le marché algérien en sorte de monopole, en fait. Ils n'avaient pas de concurrence étrangère sur ce marché-là. Le marché était à eux. Alors, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Pendant des décennies, ils nous ont vendu les bouteilles de limonade dans des bouteilles en verre, qui étaient consignées. Il fallait payer très cher pour obtenir la bouteille et le plus souvent, même en payant, tu ne trouvais pas de bouteille. Ça signifie que par exemple, tu as trois bouteilles à la maison et puis tu ne peux acheter que trois bouteilles au maximum. Si tu vas chez l'épicier, tu lui demandes de lui acheter des bouteilles ou même de lui donner de l'argent en consigne avec ton argent et tu dis non, la bouteille est plus précieuse que l'argent. Il n'est pas prêt à la lâcher quel que soit le prix que tu offres. Ce qui se passe, c'est que tu achètes tes trois bouteilles et puis tôt ou tard, tu vas ouvrir la bouteille et qu'est-ce qui va se passer ? Elle va fissurer au niveau du goulot et la prochaine fois, quand tu vas la proposer à l'épicier, alors l'épicier va inspecter chaque bouteille que tu lui donnes. Donc toi, en tant que client, tu es à genoux, l'épicier est sur son pied d'estal, Et tu as ton argent en main et tu espères avoir le privilège de lui acheter son produit. Et alors il regarde, il va dire « Ah cette bouteille, tu vois, elle est fissurée, je ne la prends pas ». Il te la rend. Et ça signifie qu'à partir de ce moment-là, tu ne peux acheter que deux bouteilles dans ta vie parce que tu as une bouteille qui est foutue. La qualité était dégueulasse. Certains limonades étaient fabriqués avec de l'eau salée. D'autres, on trouvait dedans des cafards, on trouvait des pansements, on trouvait des substances bizarres qui flottaient dedans. Je ne vous le raconte pas. D'ailleurs à tel point que les algériens pendant très longtemps, je me souviens, avaient une phobie sur les limonades noires. Personne n'achetait de limonade noire. Pourquoi ? Parce qu'en fait, les gens étaient dans la rationnelle que s'il y a un mégot qui flotte ou un pansement ou un crachat ou autre, tu dois être capable quand même de le voir. Alors que sur une limonade qui est noire, tu ne le vois pas. Donc, tu es en train de boire à l'aveugle en quelque sorte. C'est une limonade du mort. Et ceci a duré pendant très nombreuses années, sans qu'aucun opérateur ne cherche à briser ce tabou-là. Du moment qu'ils avaient le consommateur à genoux devant eux, ils étaient très contents. Ils se faisaient beaucoup d'argent, ils nous vendaient un produit de très mauvaise qualité, qui ne leur coûtait pratiquement rien à produire, ils nous le vendaient dix fois le prix de production, et puis ils se faisaient de l'argent facile, et personne ne cherchait à améliorer quoi que ce soit. Qu'est-ce qui s'est passé ? Un jour, sont arrivés, il y a eu un petit peu d'ouverture économique, sont arrivés Pepsi-Cola et Coca-Cola en Algérie. Des marques équivalentes, des marques qui sont venues du Moyen-Orient, des États-Unis, d'Europe et tout ça. Et à la grande honte des opérateurs locaux, il faut dire qu'ils ont été balayés de leur propre marché, marché où ils étaient chronologiquement présents depuis des décennies. Ils ont été balayés en trois jours. Franchement, en quelques jours, plus personne ne touchait à la limonade locale. Coca-Cola avec la limonade noire ont réussi à faire du business, alors qu'en fait, les Algériens ont été phobiques pendant très longtemps. Et ce qui se passe, c'est que les... Ces marques-là arrivaient avec un produit de qualité, qualité constante, pur, garantie. Et puis, ils s'en foutaient. Ils te donnaient les bouteilles, autre que tu veux, des bouteilles en plastique, des canettes. Consomme-le sous n'importe quelle forme que tu veux. Juste viens et achète-le. Ils allaient chez les épiciers, ils installaient des frigos qu'ils offraient gratuitement et autres. Et ils ont commencé à ouvrir des usines d'embouteillage un peu partout. Et à la même vitesse, peut-être même plus rapidement encore, ces petites entreprises familiales qui nous avaient fait boire leur saloperie pendant des décennies, ont tout fermé. Ils sont où maintenant ? Voilà, ils s'en foutent, ils ont été balayés. Là, je vais rejoindre un autre sujet, c'est qu'on parle souvent de la mondialisation, mais moi, sincèrement, mondialisation ou pas, j'étais très content de voir Coca-Cola écraser ses entreprises. Parce que je suis, ok, par certains aspects, je suis contre la mondialisation, bien sûr, mais sur certains aspects, quand je vois que la mondialisation a permis d'effacer, de rayer de la carte des acteurs peu scrupuleux et nous permettre en Algérie d'accéder à un produit de qualité, franchement, je n'ai rien contre. Voilà, parce qu'il y a la mondialisation qui a des problèmes, mais il faut aussi savoir que le protectionnisme, les marchés fermés, les marchés contrôlés par des opérateurs peu scrupuleux sont aussi des marchés extrêmement malsains qui prennent en otage le consommateur. Voilà, c'était... C'est juste des choses auxquelles j'ai pensé aujourd'hui, et puis... Voilà, je vous souhaite tout de bon, comme on dit. Voilà, c'est comme ça. On termine cette vidéo ici. C'est la vie. Les choses viennent, elles arrivent. Enfin, je vous laisse. J'ai plein de choses à vous dire en réalité. J'ai encore plein de choses à dire. Je suis quand même une sorte de jeune fille pubère qui a du mal à balancer un certain nombre de choses. Mais non, je vais m'arrêter là. Je vais m'arrêter là pour cette vidéo et puis je reviendrai dans une autre vidéo dire plein de choses.
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