
A French monologue on how capitalism has shifted toward extraction and pillage. The speaker examines healthcare access, urban congestion charges, and Europe's AI regulation as symptoms of an economy that takes rather than builds.
Mes amis, bien le bonsoir. Vous avez tous constaté que nous vivons dans une économie qui va de plus en plus mal. Et en particulier, ce que nous constatons, c'est que nous vivons une sorte d'économie d'extraction. C'est plus une économie qui crée de la valeur, qui va créer de l'emploi, qui va augmenter les salaires, augmenter le niveau de vie, augmenter le pouvoir d'achat. Mais au contraire, d'ailleurs, si vous regardez les jeunes aujourd'hui, ils sont dans des situations très désespérées. D'ailleurs, beaucoup d'entre eux ne veulent même plus travailler, sont même plus motivés par le travail, parce que c'est la première génération depuis très longtemps qui sont plus pauvres que leurs parents. Beaucoup n'accéderont jamais à la propriété, beaucoup n'auront jamais, peut-être même pas de retraite. Peut-être d'ici qu'eux seront à l'âge de la retraite, le système sera déjà effondré depuis belle lurette. En fait, nous sommes dans la pente descendante du capitalisme. Ça signifie qu'au départ, le capitalisme a une pente ascendante où il va prendre des gens avec, il va faire des promesses, on se dit « waouh, c'est génial, on est dans un système qui va juste créer de la valeur, créer de la valeur jusqu'à l'infini », et puis vient un moment de bascule, eh bien, à ce moment-là, on va rentrer dans une autre réalité, on arrive dans une pente descendante, la majorité des gens seront lessivés pour une ultra-minorité, qui est le but ultime quand même du système, c'est toujours enrichir une ultra-minorité, mais au départ, pour pouvoir, on va dire, être accepté, pour pouvoir être toléré, pour pouvoir séduire, au départ, ils distribuent quand même un petit peu de miettes à la masse. Puis au bout d'un moment, il y aura de moins en moins, de moins en moins pour la masse et de plus en plus pour une ultra-minorité. C'est ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui. D'ailleurs, vous savez, il y a 20 ans, je travaillais dans une chaîne de télévision du câble. C'était en France, c'était une chaîne de télévision spécialisée en bourse. Eh bien, à l'époque, quand on parlait d'économie, c'était une niche. Ça n'intéressait pas grand monde. Il y avait toujours des gens qui boursicotaient, qui s'intéressaient et tout, mais c'était relativement niche. Aujourd'hui, c'est pas la même chose. Aujourd'hui, tout le monde s'intéresse à l'économie et j'ai envie de vous dire, pour les mauvaises raisons, parce que ce qu'on voit, c'est qu'il y a un appauvrissement et les gens ne viennent pas s'intéresser à l'économie parce qu'ils sont devenus soudainement plus riches et ils savent pas quoi faire de la manne ou de l'argent. C'est plutôt le contraire, c'est qu'ils réalisent que leur niveau de vie s'est effondré. Je parlais l'autre jour à quelqu'un, c'est juste anecdotique, mais on se comprend. m'a dit j'ai une voiture, elle a un petit peu vieilli, elle a une douzaine d'années, j'arrive pas à la changer, parce que si je la change, je ne peux plus acheter la même, ou je pourrais plus acheter une voiture de la même gamme. Ça veut dire que son niveau de vie s'est dégradé. Et il sont des millions dans cette situation-là, et ça va de plus en plus, plus on avance, plus on creuse. Qu'est-ce qui se passe ? L'économie d'extraction, je vais vous laisser un exemple tout bête. L'autre jour j'étais dans une... Je suis en train de regarder en ligne et sur mon navigateur s'est affichée une publicité. La publicité disait à partir de 25 livres sterling par mois, on est en train de parler de presque la même somme en euros, peut-être 27, 28 euros par mois, notre assurance maladie vous permet de sauter les files d'attente à l'hôpital. OK. Dans une économie créatrice de valeur, l'assurance aurait dit nous venons d'ouvrir l'hôpital le plus moderne de la planète et pour 25 livres par mois, vous pouvez y accéder et voir un médecin ou vous faire traiter ou autre. Ça, ça serait une économie créatrice de valeur, c'est-à-dire que l'opérateur économique qui est derrière cet hôpital, lui ce qu'il va faire, il va créer quelque chose, un nouveau service, un nouveau produit, peu importe. Et puis nous on va payer pour y accéder, pour le privilège d'y accéder parce qu'on verra de la valeur derrière. Or aujourd'hui ce n'est plus ça. Aujourd'hui on a un armement littéralement de la crise. Des gens se font de l'argent sur nos crises. C'est-à-dire, on a l'hôpital public qui s'est effondré, on a des gens qui attendent des fois pendant des années une opération chirurgicale qui ne viendra probablement jamais. Beaucoup de gens attendent des opérations chirurgicales même pour des choses vitales. ils doivent attendre et puis parfois ils meurent avant même que leur tour ne soit venu. Donc il y a une longue file d'attente. Pourquoi ? Parce que le système souffre de bureaucratie chronique, souffre de désinvestissement, non-investissement, on n'a rien construit depuis très longtemps, on a fermé les cliniques de proximité, on n'a pas formé assez de médecins, On n'a pas prévu, on n'a pas planifié parce qu'en fait on a des urgences qui ne sont pas de ce monde. Ça signifie quand on est au Royaume-Uni, notre urgence telle que nous la voyons n'est pas, je veux dire, si on est grounded, si on a les pieds sur terre, si par exemple j'ai les pieds nus et je suis sur terre dans un jardin et que je sens le sable ou je sens la terre, à ce moment-là je dirais que le problème de ce pays serait si je regarde les statistiques de la pyramide des âges, une population vieillissante, forcément qui aura besoin de plus en plus de médecine, et ça fait pratiquement, durant ce millénaire, on n'a pas ouvert un hôpital significatif. Ça veut dire qu'on va manquer de médecins. Beaucoup de jeunes sont brillants, sont motivés, on ne leur donne pas l'opportunité de se former à la médecine. Donc ça, ce serait un problème où on investit. Mais la réalité, c'est que nous avons des politiques qui, eux, sont déconnectés de la réalité. Ils vont à un pays comme celui-ci et ils disent le problème du Royaume-Uni, c'est le réchauffement climatique. On vit dans un pays où il fait 9, 8 degrés à la fin août, le matin. 2024, vous pouvez toujours regarder dans les statistiques, on a eu des températures largement inférieures à 10 degrés. Durant le mois d'août, on a un pays très froid. Et puis notre préoccupation principale, ce n'est pas la population vieillissante, c'est plutôt le réchauffement climatique sur lequel on dépense des milliards qui partent juste chez des groupes d'intérêts proches des politiques qui gèrent ce pays. Enfin, qui semblent le gérer, mais ce qu'ils gèrent, ils gèrent leur propre intérêt. Donc, je vous disais, on n'a pas de valeur qui est créée. parce que tout simplement on prend une crise et on se dit, tu sais quoi ? Toi, si t'as de l'argent, tu me payes, je vais t'insérer devant les autres. Et la pauvre vieille qui attend une opération pour sa hanche, qui est quasiment handicapée maintenant, et qui peut plus marcher, qui peut plus bouger, comme elle n'a pas de quoi se payer 25 euros par mois, et ben celui qui a de quoi payer, il rentre devant elle. Lui, il passe devant et elle reste au fond. Elle crèvera. Vous voyez ? Ça, ce n'est pas une économie de création de valeur. C'est une économie d'extraction. On est en train... On est dans la... On est à la fin. On est en train d'extraire, on est en train de gratter les fonds de corbeille. Je vous donne une autre. À Londres, On a une ville embouteillée. Qui dit embouteillage dit, bon, voilà, si tu es en train de gérer une ville et il y a de plus en plus de véhicules, eh bien ton travail, c'est te dire comment on va faire fluidifier le trafic. On va créer plus de routes, on va construire des ponts, là où il y a des fleuves, souvent ça crée des bouchons, on va essayer de créer plus de ponts. On va essayer d'utiliser peut-être de nouvelles technologies. On a aujourd'hui l'intelligence artificielle, on a des caméras. Tout ça, on peut peut-être essayer d'imaginer un programme qui fluidifie, qui gère par exemple les feux tricolores, qui va les gérer de manière à en les rendre plus efficaces. On va peut-être envoyer des flics à des carrefours et puis essayer de leur faire gérer la circulation, la fluidifier. On se débrouille, on trouve une solution, on est là au service du public. Le public veut se déplacer, nous on va être au service de ce public qui veut se déplacer. c'est le public qui définit ses priorités. Nous, on est à son service dans un pays qui fonctionne normalement. Au contraire, dans un pays qui fonctionne pas normalement, t'as une élite qui gère, qui est complètement déconnectée de la réalité, du peuple, et qui va punir le peuple pour exister. Tu devrais pas être là, tu devrais pas venir, tu devrais même pas être né. Voilà, laisse-nous tranquille, pars, reste chez toi. Parce qu'ils réalisent pas que ce public, c'est leur employeur. Donc, qu'est-ce qu'il se passe ? Aujourd'hui, À Londres, on a la plus grande zone au monde de ce qu'on appelle la Congestion Charge. Ça signifie, tu arrives à Londres, tu payes une taxe d'embouteillage. T'es coincé dans un embouteillage, ben tu sais quoi ? On va te faire payer une taxe d'embouteillage. Des milliards sont prélevés. du public pour une taxe d'embouteillage. Est-ce que ça crée de la valeur ? Non, on n'est pas en train de créer de la valeur. On est en train de prendre des gens qui sont coincés dans un embouteillage et on va leur prendre de l'argent sur la base d'embouteillage. C'est exactement comme pour l'histoire de l'hôpital. Donc, ce qui est en train de se passer aujourd'hui, c'est qu'on n'est plus capable de créer, on n'est plus capable d'inventer, on n'est plus capable de ramener, d'être présent sur de grands enjeux. Par exemple, vous regardez l'IA, l'intelligence artificielle. Pardon. Autant vous avez, mettons, quels sont les premiers noms qui viennent à la tête ? Comme ça, les gros mots-clés. Vous avez CHAT-GPT qui appartient à une société américaine qui est extrêmement valorisée aujourd'hui. Il fonctionne en termes matériels, avec des cartes qui viennent de chez Nvidia, entreprise américaine également, qui est, je crois, l'entreprise la plus valorisée sur Terre. Quand son cours bouge d'un tout petit peu, comme ça de quelques pourcents, c'est des milliards de valorisation qui changent en une seule séance boursière. On pense à DeepSeek. Le chinois qui a rivalisé littéralement quelques jours avec le chat GPT. Et quand on regarde l'Europe, on est en train de faire quoi ? On est en train de pondre des lois. On est en train de réguler une technologie qu'on comprend même pas, qu'on arrive même pas à utiliser. On est en train de créer des lois pour essayer de bureaucratiser la question. Et on a créé bien sûr des amendes avec ces lois. Donc voilà, t'as une amende, tu me payes. C'est comme ça que nous on valorise l'IA. Ça signifie, la manière de valoriser l'IA c'est surveiller l'entreprise qui l'utilise, voir une boîte qui l'utilise mal, et puis qu'est-ce qu'on fait ? On va tomber dessus et dire « donne-nous de l'argent ». Ça ce n'est pas une économie créatrice de valeur encore une fois, c'est une économie de spoliation, c'est une économie d'extraction. On arrive au bout du souffle et qu'est-ce qu'on fait ? On va extraire, on va juste extraire. Voilà, on est en train d'aller au fond du puits. Donc voilà ce que dans quelle vie nous sommes en train d'évoluer aujourd'hui en Europe. Et c'est très très fort en Europe, même si on peut le voir peut-être peu ou prou ailleurs, mais vraiment ça devient aujourd'hui la signature de vivre dans les pays européens. Il y a quelque chose d'autre qui va arriver après, mais ça je vous en parle dans une autre vidéo. À très bientôt mes amis.
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