L’effondrement économique s'accélère : Intel licencie 15000 personnes !

French-language YouTube monologue reacting to Intel’s announced layoff of 15,000 employees and using that news as a springboard for a wide-ranging diagnosis of Western economic decline. The speaker links current mass layoffs and hiring freezes to long-term trends: post-2008 financialization, cheap money and debt expansion, COVID-era stimulus, rising interest rates, and de‑dollarization — and frames these as both economic and moral/civilizational problems. The video closes with practical advice for viewers (build side income, cut expenses, develop skills and join essential teams).
Mes amis, bien le bonjour. Intel, le fabricant de processeurs, va supprimer 15 000 emplois. Qu'est-ce qu'il se passe, vraiment ? En fait, vous savez, par le biais de mon canal Questions-Réponses, je me suis retrouvé à recevoir plus de questions-réponses, enfin, plus de questions sur le monde du travail qu'autre chose. Donc j'ai commencé à discuter avec des gens qui travaillent pour des milliers d'entreprises et je réponds à beaucoup de gens chaque jour. Et on parle des fois argent, on parle revenu, on parle de ce qu'il se passe. Et ceci m'a donné une vision du monde de l'entreprise d'aujourd'hui où j'ai l'impression qu'il n'y a personne qui se fait de l'argent. Vous voyez ce que je veux dire ? Tous les gens qui sont payés à la commission touchent leur salaire de base. Il n'y a plus de commission depuis longtemps. Les entreprises ne sont pas en train de faire rentrer de l'argent dans un marché où chacun veut réduire les coûts. Vous voyez ce que je veux dire ? On a un marché qui est en crise. Dès que tu parles à quelqu'un, il dit, oui, les projets, on les a gelés. Ah oui, on avait des investissements prévus pour cette année, mais on se dit peut-être l'année d'après ou celle d'après. Ah, les équipes, oui, malheureusement, on avait un gros projet, mais tout le monde a été viré. On a une équipe de quelques personnes, on ne sait pas trop quoi faire. C'est la situation d'aujourd'hui. Donc, comment on peut faire de l'argent dans une situation pareille ? Et ça, ça frappe Intel, mais ça frappe d'autres, parce que quand vous regardez les sites qui vous parlent de personnes qui ont été virées, qui vous font un petit peu le compte, vous avez Google, Salesforce, vous avez Amazon, IBM, Oracle, tout ça, tous les grands noms qui vous viennent à la tête aujourd'hui de l'industrie informatique, mais ça va au-delà, sont aujourd'hui en train de virer des gens par milliers, par milliers. Je ne compte pas, rien que dans mon LinkedIn, je ne compte pas le nombre de personnes qui sont parties à la retraite anticipée, je ne compte pas le nombre de personnes qui écrivent « oui, voilà, je cherche un nouveau travail » et tout ça. Et malheureusement, toutes ces personnes qui cherchent un nouveau travail vont arriver dans un contexte, aujourd'hui, où il y a peu de positions, peu de jobs qui sont ouverts et qui sont chassés par des milliers et des milliers de personnes qui veulent trouver un travail. C'est réellement, nous sommes en train d'aller vers un bain de sang sur le plan professionnel. Que s'est-il passé ? Il y a un truc très important qui s'est passé en 2008. C'était une crise économique majeure. Je pense que ceux qui étaient là à l'époque s'en rappellent. C'était une crise qu'on a appelée des subprimes, si vous voulez. En deux mots, ce qu'on a fait, c'est qu'on a... On a décidé de... Parce que vous savez, les banques, qu'elles soient aux Etats-Unis ou ailleurs, mais ça a commencé aux Etats-Unis, mais ça a contaminé le reste. Les banques vivent de crédit. Elles ont une addiction au crédit. Elles veulent... Elles veulent pas garder l'argent, elles veulent pas garder le cash. La banque, ça intéresse pas d'avoir des milliards dans ses comptes. Ce qu'elle veut, c'est que cet argent sorte, soit prêté à des gens. Et qu'après, ces gens deviennent tous des esclaves qui payent, qui payent, qui payent, qui payent. D'ailleurs, ceci est en train de tuer l'Occident. Ce système, honnêtement, j'ai compris J'ai compris quand j'ai regardé cette crise et l'impact profond qu'elle peut avoir sur la société. Malgré toutes les critiques que j'ai pu formuler sur l'islam et tout ça, il y a un truc que je ne critique pas, c'est l'interdiction de l'usure. L'interdiction du prêt, de prêter de l'argent contre un intérêt. L'argent n'a jamais été pensé pour ça. L'argent a toujours été pensé comme un moyen d'échange de commodité. Je te vends quelque chose, tu me donnes de l'argent. Je te vends, je ne sais pas moi, je te vends un livre, tu me donnes de l'argent. Avec cet argent, je vais peut-être à la boulangerie, je lui donne cet argent, il me donne du pain. Donc on a un échange. L'argent est un moyen d'échange. Or, le prêt est une circulation d'argent sans qu'il y ait d'échange. On n'a pas d'échange de commodité, on n'a pas d'échange de service. L'argent existe pour l'argent maintenant. Et ça, ça dynamite les bases d'une civilisation depuis l'intérieur. Pourquoi ? Parce que quand on a... Il ne faut pas le voir sur le plan de... On a une entreprise, enfin on a une banque, là ils sont dans le coin de rue, ils prêtent de l'argent à travers des cartes de crédit ou à quelqu'un pour acheter une voiture. Il ne faut pas le voir comme ça, c'est beaucoup plus profond. Les banques, par exemple, les instituts financiers ou les autres instituts qui ne s'occupent que de prêts, veulent que le marché du prêt s'élargisse. S'élargisse partout. Or, un des moyens de le faire, c'est faire ce qu'on appelle de la financiarisation. Ça signifie transformer tout en services financiers. Je te donne un exemple ici au Royaume-Uni, mais tu peux le retrouver partout ailleurs. On vend les crèches. Toutes les crèches sont vendues. Elles se transforment en services financiers. On vend les écoles. Elles deviennent des écoles, maintenant, qui appartiennent, qui ne sont plus gérées par l'État, mais par des groupes privés. On vend les cabinets médicaux. Et tout ça devient une raison de créer du flux financier et devient une raison aussi de créer de la dette. Et donc, de la dette, il y a un intérêt. On ne réfléchit plus en termes de services publics, on ne réfléchit plus en services régaliens, on réfléchit uniquement en possibilité de créer de la dette. Je te donne un exemple. Pourquoi, par exemple, il y a un grand retard aujourd'hui technologique qui est de plus en plus visible dans les pays occidentaux. Pourquoi ? Tu regardes ici, je suis au Royaume-Uni. Par exemple, la majorité des médecins sont des indiens. Tu vas à la caisse du supermarché, la majorité des gens qui travaillent à la caisse sont des Britanniques nés ici. Qu'est-ce qui se passe ? Comment tu peux expliquer ça ? Il y a quelque chose de bien réel. Je ne critique pas les Indiens d'étudier médecine chez eux et après vouloir se donner le maximum de chance et d'être payé mieux et de venir en Europe ou d'aller à Dubaï ou autre. Je ne leur reproche pas ça. Il y a un marché libre, ils font ce qu'ils veulent. Mais je constate Je constate quelque chose. J'étais dans des j'étais dans des j'ai travaillé dans des entreprises. J'étais dans des flots où pratiquement tout le monde avait un salaire proche ou même supérieur à 100 000 euros. Il n'y avait pas un seul Anglais parmi nous, pas un seul. On venait tous d'endroits différents. Pourquoi? Qu'est ce qui se passe? Je te dis ce qui se passe. Et ça, ça ne doit pas dire. Là où tu prends des pays comme la Russie, l'Inde, la Chine, où on considère que, par exemple, former des médecins, former des ingénieurs, former la jeunesse, qui sera la génération de demain, on considère que ceci est un rôle régalien essentiel de l'État. Peu importe ce que ça coûte, peu importe comment on le finance, on emprunte l'argent, on l'imprime, on se débrouille, on le ramène à la fiscalité. Ce n'est pas important. Les gens doivent étudier. On les fait étudier gratuitement. Il y a plein de pays, tu peux devenir ingénieur gratos. Complètement gratuitement. Il y a même des pays où on les paye pour cela. Qu'est-ce qu'on fait au Royaume-Uni ? Qu'est-ce qu'on fait aux États-Unis par exemple ? On a financiarisé les études. Ça signifie aujourd'hui, tu veux étudier ? Eh bien, les universités demandent des chiffres, des prix. Il y a des universités où l'année, tu permettras d'acheter une maison dans certains endroits. Ça pousse les gens à s'endetter. Ça pousse les universités à créer tout un catalogue d'études, très souvent inutiles, qui sont là juste pour attirer des gens qui auraient peur d'études médicales ou engineering ou autre. Donc, ils vont vers des études simples, mais qui vont donner un papier qui vaut rien. Et tout le but du process, c'est financiariser les études pour créer du prêt. Tu vois ce que je veux dire? Donc, à la fin, on va arriver à quoi? À la fin, on va arriver à Quand on regarde en Chine ou en Russie, on va voir que ces pays forment beaucoup plus d'ingénieurs. Rien que dans les années 60, par exemple, la Russie formait trois fois plus d'ingénieurs que les Etats-Unis. Tu vois ce que je veux dire ? Trois fois plus. Aujourd'hui, il doit y avoir un rapport de 1 à 10. Et c'est pareil pour la Chine. On est en train d'utiliser, tout devient une raison de créer de la dette. Les études supérieures deviennent un privilège de caste. Et donc, on est content d'avoir des privilégiés. Les privilégiés sont très contents que leurs enfants soient les seuls à les étudier. L'ascenseur social est en panne. Ils sont très contents. Comme ça, ils restent entre eux dans les sphères dirigeantes, que ce soit de l'économie ou de la politique ou autre. Ils sont très contents d'être juste entre eux. Mais en réalité, on est en train de s'aborder le pays. on est en train de s'aborder le pays en tant que civilisation. Si un système se perdure sur des générations et on arrive à un moment donné où on n'a pas un seul citoyen qui saurait poser correctement une échelle contre un mur. Ou si on veut poser une échelle contre un mur, on est obligé d'aller chez un autre peuple qui forme ces gens et leur dit « Envoyez-nous des gars ». Sauf que les gars, à un moment donné, il faut les payer. Si on ne produit plus rien parce qu'on est incapable de produire quoi que ce soit, Viendra le moment où on ne pourra plus les payer. Viendra le moment où on va crever tous ensemble comme si on était revenu au Moyen-Âge. On sera incapable de tendre un mouton. Vous voyez ? Donc, je disais, en 2008, il y a eu une crise. Mais la crise ne date pas de 2008, elle date bien avant. Ça signifie qu'elle s'est constituée bien avant. On a commencé à vouloir élargir le marché du prêt. Donc, pour élargir le marché du prêt, qu'est-ce qu'on a fait ? On a commencé à prêter de l'argent à des gens qui n'étaient pas nécessairement solvables. Mais la banque, ce qu'elle faisait, c'est que la banque ne garde pas toujours le prêt. Elle peut te prêter, par exemple, je ne sais pas, tu vas acheter une voiture, tu vas à la banque, tu prends 20.000 euros, ok ? Prêt à 20.000 euros, machin. Des fois, la banque, ce qu'elle dit, elle dit ceci, regardez comment elle calcule. Elle dit, c'est 20.000 euros. Si ce gars nous les rembourse avec les intérêts, ça fait 28.000. Il va nous rembourser 28.000. Mais il va y rembourser sur la durée. Nous, on veut l'argent maintenant. Donc, qu'est ce qu'ils font? Ils vont vendre la dette, la dette qui est sur papier. Ils vont la vendre à d'autres. Ils vont la mettre sur le marché, un marché de la dette et puis la vendre à d'autres. Donc, quelqu'un arrive, il leur dit Écoutez, je vous donne par exemple 22 000 euros tout de suite sur canapé tout de suite. Après, la dette est à moi. Donc, la banque signe maintenant le contrat à 20 000 euros. Deux heures plus tard, elle reçoit 22.000 sur ce contrat. Mais après, le contrat n'est plus entre toi et la banque, mais il est entre toi et cet autre organisme qui a acheté la dette. Et lui, il a acheté parce qu'il espère justement gagner 6000 euros facile. Il se dit bon, moi, je ne suis pas pressé ou bien je pourrais revendre la dette plus tard. Tu vois ce que je veux dire? Il y a ce qu'on appelle le marché secondaire, c'est qu'après ce qu'on voit, par exemple, on voit les on voit les actions. Si on regarde l'économie, si je parle pas de la dette, je parle d'économie classique. On est en train de parler, par exemple, des actions, n'est ce pas? en bourse et tout ça. Mais il n'y a pas que le marché des actions. Il y a d'autres marchés derrière qui sont des instruments qui reposent sur les actions. On a prêté à qui mieux mieux. Donc, ces gens ont acheté des maisons. Le prix de l'immobilier a augmenté. Pourquoi ? Parce qu'il y a une règle qui ne se dément jamais. C'est que si on a les banques qui commencent à distribuer l'argent facilement, quand on a des époques d'argent facile, Il y a une inflation. Forcément, c'est un effet inflationniste parce qu'on a plein de gens qui ne pouvaient pas accéder à la propriété, qui aujourd'hui vont à la banque, prennent un argent facile. Il y a même des gens qui me disaient, ils me disaient j'avais trois prêts. Il y a des gens, ils me disaient je suis arrivé à la banque pour je ne sais plus quoi. Il y a un gars, il me dit je suis arrivé à la banque pour changer d'adresse. Il est parti à sa banque pour changer d'adresse. Vous savez ce qu'il dit le gars au guichet? À propos, vous ne voulez pas un prêt immobilier? C'était ça, mes amis, c'est pas comme aujourd'hui ou pour obtenir un prêt immobilier, tu passes des semaines. À l'époque, c'était ça. Et tu sors avec le prêt immobilier, il me dit oui. Il me dit oui, attendez 5 minutes, je vous ramène un conseiller, il va remplir les papiers avec vous. Et le mec, il sort, il a son prêt immobilier alors qu'il était parti à la base changer d'adresse. Vous voyez le truc ? Donc, qu'est-ce qu'on a fait ? On a créé une inflation sur l'immobilier. Et on a fait sortir une méga dette qu'on a revendue sur le titre subprime, parce que c'était des dettes de mauvaise qualité, si vous voulez, mais on les a vendues partout. Et à un moment donné, il y a cette tête étrange qu'on appelle la réalité qui est venue face frappée. ces gens qui ont acheté des maisons qui ne pouvaient pas se payer, qui étaient trop chères, qui avaient des fois des emplois précaires, des emplois zéro heure, des emplois instables, qui étaient des fois dans du chômage longue durée, ne pouvaient pas payer. Donc assez rapidement, il s'est passé quoi ? Assez rapidement, ils ont commencé à forecloser. Comme on dit aux États-Unis, ça signifie qu'ils ont commencé à faire du default, à ne pas payer leur prêt immobilier. Et puis, les maisons ont commencé à être repossédées, comme on dit là-bas, signifie bon, la banque reprend la maison, mais la banque va faire quoi avec la maison ? Parce qu'elle se retrouve avec plein de maisons, une rue entière, elle la prend, elle fait quoi avec ? Tu vois ce que je veux dire ? Beaucoup de maisons ont été reprises. Donc, la banque va vouloir les vendre le plus vite possible pour pouvoir gagner un peu d'argent, rentrer un peu partiellement dans sa dépense. Que se passe-t-il à partir de là ? On a beaucoup de maisons qui arrivent sur le market et puis le market collapse. À ce moment-là, on va créer des gens qui sont dans un défaut stratégique, pas un défaut financier, mais un défaut stratégique. Je vous raconte, je parlais à un Américain, il me dit ceci. Il a acheté une maison, je crois c'est pour 400 000 dollars, il venait de l'acheter. Quelques mois plus tard, Le marché immobilier s'effondre à tel point que des maisons comme la sienne qu'il a achetée à 400 000 $, dans la même rue un peu plus loin, se vendent à 280 000. Il me dit pourquoi je vais moi payer une maison à 400 000 si je peux sortir du prêt maintenant ? et aller l'acheter 800 mètres plus bas dans la rue pour 280 000. Et je fais une économie de 120 000 en 5 minutes, on le comprend. Donc des gens commencent à faire des défauts stratégiques. Ça signifie de se dire, non, non, ce prix-là, moi, je ne paye pas. Ils peuvent prendre la maison. Venez la prendre, allez-y, je ne paye pas ce prix-là. Donc, ceci a précipité l'effondrement. Donc on a eu la crise de 2008 qui a pré-contaminé parce que toutes les institutions financières, par le biais de la dette qui s'internationalise, Ah ben, tout le monde a été impliqué dans le même bateau et puis bam ! Il y a une réalité, ceux qui ont fait ça savaient ce qu'ils faisaient. Vous savez, ceux qui ont fait ça n'étaient pas bêtes. Ce que je suis en train de vous raconter, c'est le B.A.B. Je ne suis pas en train de vous raconter un truc compliqué. Bien sûr, ceux qui l'ont fait, ceux qui ont ourdi ce système-là, c'est des gens qui ont fait des études financières, qui ont passé des années et des années dans des fois de très grandes universités, tout ça. Donc ils savaient, ils n'étaient pas sans savoir que ça allait collapser. Mais par contre, je vous raconte une histoire. il y a un truc c'est que comment réfléchir au long terme et ça c'est le gros gros problème de l'entreprise aujourd'hui et même pas de l'entreprise du monde occidental en général comment concilier le long terme et le court terme pourquoi sur le long terme on a un collapse on le voit on sait que ce qu'on est en train de faire va causer un collapse ou un effondrement mais sauf que nos primes à nous nos bonus ils sont rattachés à une performance trimestrielle. Moi je suis, je sais pas moi, imaginons je suis en 2017, enfin 2007, je suis banquier dans une grande boîte, je sais pas moi, je suis à la Chase Manhattan, machin, et puis je dois décider de distribuer des millions et des millions. Mon bonus à moi, mon bonus, il est associé à la performance sur les trois prochaines lois. Aujourd'hui, ce qu'on fait, quand on est dans le monde de l'entreprise, on a des targets ou des cibles de performance annuelle, mais qui sont divisées en nos cibles trimestrielles, et ça déclenche des bonus. Ça déclenche, il y a un pot d'argent qui est là, si tu veux l'obtenir, il faut que tu atteignes ton objectif. Donc moi, si la banque me dit, si tu arrives à prêter ces 50 millions qu'on te donne sur le compte à gérer, si tu arrives à les sortir et nous ramener en échange des contrats, de prêts, ça te débloquera un bonus d'un million de dollars. Moi, je le veux ce bonus. Après, moi, le délit, je m'en fiche si la banque collapse dans deux ans, trois ans. Elle est à mon père, la banque, je vais l'hériter. C'est mon truc perso. Non, donc qu'est ce que je fais? Je distribue les 50 millions. Juste tu viens du moment que tu arrives à tenir debout, tu n'as pas de tête ou un truc comme ça. Tu signes, tu prends l'argent et tu pars. Moi, par la suite, je fais comme tout le monde, hein, parce que je suis pas le seul, hein. Vous savez, ce qu'on aime bien, c'est quand tout le monde le fait, hein, parce que tout le monde... Vous savez, sur le plan moral, hein, on est dans... presque dans une philosophie kantienne, ici, mais... Franchement, si tout le monde le fait, bon, ça devient le bien. Alors... Tout le monde le fait, je le fais aussi. 3 mois, je prends mon bonus. Bon, cette fois-ci, j'ai payé ma résidence principale. Bam ! 3 mois plus tard, un autre bonus qui tombe. Cette fois-ci, je prends une maîtresse ou deux. Bam ! La prochaine fois, je vais m'acheter le bateau, machin. Puis au bout d'un moment, Il y a tout qui s'effondre sur nos têtes. Moi, je m'excite tout de suite. Tout de suite, je pars et je vais ailleurs. Je glorifie un petit peu mon profit, j'obtiens un poste à plus haute responsabilité. Puis je me dis, oula, c'est passé un coup et j'étais à deux doigts de me ramasser. Mais au fond, au fond, c'est ça, c'est ça réellement le problème. C'est ça le problème, c'est qu'on a des entreprises qui payent, qui veulent exister sur le long terme, mais elles ont des objectifs à court terme. Parce que là, la loyauté n'existe pas. Imaginons ceci, juste pour rire, juste pour dire. Imaginons qu'on a une situation suivante, que quand tu signes un contrat avec une entreprise, que ce soit à vie. Bon, on n'est pas des esclaves, mais on s'y comprend. Tu signes un contrat à vie, ça signifie que tu dois travailler à cet endroit jusqu'à ta retraite, t'as pas le choix. À ce moment-là, vous imaginez que les gens feraient plus attention. Ils disent « Attends, moi, je ne réfléchis pas aux trois prochains mois. Moi, j'ai encore 30 ans de carrière, j'ai 20 ans de carrière, j'ai 15 ans de carrière. Je n'ai pas envie que tout ça s'effondre sur nos têtes. » Donc, à ce moment-là, les gens seraient beaucoup plus réfléchis. Sauf que ça s'est terminé, il n'y a pas de loyauté à l'entreprise aujourd'hui. L'entreprise n'est pas loyale, ils peuvent t'appeler et te virer du jour au lendemain. Et puis toi aussi, quand quelqu'un t'appelle et t'offre 10 000 de plus, tu pars. Donc, il n'y a plus de loyauté, ce qui fait que au fond, au fond, tu es là pour faire du blé. Si tu arrives à débloquer tes stocks options sur les trois prochains mois, les six prochains mois, les neuf prochains mois, bon, tu t'en fiches. Après, par la suite, bon, voilà, tu as de l'argent sur canapé, tu pars. Vous voyez ce que je veux dire ? La crise du subprime n'est pas une crise Ce n'est pas une crise financière vraiment, c'est une crise morale en réalité. Parce que sur le plan du mécanisme financier, je veux dire, voilà. Regardez, comment ça s'appelait la banque ? Il y a une banque, il y a une banque, il y a une banque. Ah, le nom m'échappe, le nom m'échappe. Ils ont poussé le vice jusqu'à créer des crédits pour des clients qui ne savaient pas. Ils ont mis des cartes de crédit chez des clients qui n'avaient rien demandé et tout ça. Je veux dire, ils allaient sur l'ordinateur, ils faisaient rentrer. Bon, après la banque a morflé, elle a pris je ne sais pas combien de millions et millions d'amendes. Mais c'est la banque qui a payé le million d'amende, ce n'est pas les gens qui ont pris les bonus qu'ils ont payés. Donc moi, quelque part, tu me recrues dans une banque, tu me dis, je remplis, je vois tous les collègues en train de remplir, je remplis aussi. J'obtiens mon bonus. Après, quand je pars, si la banque plus tard se fait gauler et puis elle paye 100 millions, moi, qu'est-ce que j'ai à se dire ? Ils ne vont pas venir me faire vendre mon bateau pour payer leurs 100 millions. Ils vont les payer et puis c'est tout, ils s'écrasent. Vous voyez ? C'est ça. Problème moral. Ce n'est pas un problème. Ce n'est pas un problème financier que nous avons. Ce n'est pas un problème économique que nous avons. C'est beaucoup plus deep, c'est beaucoup plus profond, c'est peut-être même un problème spirituel, c'est peut-être même un problème existentiel dans l'Occident d'aujourd'hui. Si on commence à le voir au niveau de l'argent, des finances, des instruments, tout ça, ok, on peut l'expliquer sur cette échelle, mais on rattrape peut-être l'essentiel. Je continue. Donc, en 2008, il y en a des gens qui s'effondrent sur leur tête. Que font les États ? Ils commencent à financer les banques. Ils commencent à donner de l'argent aux banques. Ça signifie, on a parlé à cette époque-là, on a parlé de la... soit trop grande pour faillir. On disait, c'est des banques très grandes, on peut pas leur permettre de tomber en faillite. Donc on leur donne de l'argent du contribuable. Ça signifie ce qu'on était en train de faire, on était en train de mutualiser les pertes. Donc on dit aux banques, et ça, attention, ça crée encore des raisons de continuer et de persister dans le vice. Pourquoi ? Parce que ça crée une sécurité à laquelle les banques ne s'attendaient pas. Ça crée une sorte d'airbag que tu sais quoi? Si jamais, si jamais, au pire, qu'est ce qui va se passer? L'État prendra l'argent des contribuables, nous perdra, nous le donnera. Donc, il n'y a pas de problème. Donc, vas-y, juste lâche toi. De toute façon, on est considéré to big to fail. Si on a, on a trop besoin de nous. Donc, au pire des cas, lâchons nous. De toute façon, l'État perd. On a injecté de l'argent dans les banques. Et puis, on a baissé les taux d'intérêt. Ça signifie les taux d'intérêt étaient par moments zéro. Je pense même à une des époques et des moments d'intérêt négatif. Ça signifie que vraiment, on distribuait de l'argent à fond, à fond, à fond, à fond. À ce moment là, les entreprises allaient se financer et financent pas chez cet élève. Ils allaient se financer et obtenait de l'argent pratiquement zéro. Donc, qu'est ce qu'ils ont fait avec ça? Ils ont commencé à investir massivement. Aux Etats-Unis en particulier, parce que contrairement à l'Europe, vous savez l'Europe, j'ai envie de vous dire un truc, on parle spirituel, c'est vrai que je suis en train de faire une vidéo sur l'économie, mais vous savez la spiritualité n'est pas très loin en général, ces choses là. Vous savez que, par exemple, quand aux Etats-Unis on commence à distribuer de l'argent en masse, la plus grande partie de l'argent qui a été reçu par les entreprises informatiques et autres, c'était un argent étatique. Ça signifie que l'État américain était en train de financer, la Chine le fait aussi, était en train de financer les entreprises américaines. Vous voyez, l'État américain injectait de l'argent dans les entreprises américaines. Alors qu'en Europe, nous on a des règles, on ne peut pas faire ça, et si on a donné un peu d'argent une fois à France, il y a d'autres compagnies qui ont porté plainte, il faut que la compagnie rembourse et tout ça. Ça signifie que l'Europe, se shoot dans le pied. Ça signifie que l'Europe joue perdante. L'Europe, en Europe, on joue perdant, on joue pour perdre, on joue pas pour gagner et on est contre nous. Ça signifie que les gens, les Américains, les Chinois, les autres, nous font de la concurrence déloyale. D'ailleurs, je suis contre le mot concurrence déloyale. La concurrence est toujours déloyale. Quelque part, les gens se donnent des avantages. Maintenant, toi, si t'es trop bête pour te donner ces avantages là, bon, tant pis pour toi. La Chine a subventionné ces entreprises, et le fait jusqu'à maintenant. Les Américains l'ont fait de manière détournée. Des milliards ont été injectés dans leur économie. Et ces boîtes-là, par la suite, sont venues dominer le marché européen. Pourquoi ? Parce que pendant que l'Europe tuait ces entreprises sous les taxes, les réglementations, leur interdisant de toucher des aides et tout, les entreprises américaines venaient faire de la prédation sur des marchés qui normalement, sur le plan géographique, devaient appartenir à des entreprises européennes, qui devaient créer de la valeur en Europe, créer de l'emploi en Europe. Eh bien, des entreprises américaines sont venues faire de la prédation sur ce marché-là. La preuve, vous savez que le ministère... Quel ministère ? Santé, en France, a mis les données chez Microsoft. C'est Microsoft, c'est le cloud Microsoft, qu'on appelle le cloud Azure. Les Américains, regardez, les trois grands clouds au monde, c'est qui ? Les trois grands clouds au monde, c'est AWS. C'est de Amazon, américain. Ils ont des data centers dans le monde, mais ils sont américains. On a quoi ? Quel est le second dont on parle dans le monde de l'entreprise ? Ceux qui ne veulent pas AWS, ils vont chez qui ? Ils vont chez Microsoft avec leur cloud qu'on appelle Azure. Azure, c'est américain, c'est Microsoft. Ceux qui viennent l'un ou l'autre, ils vont chez qui ? Beaucoup de start-up vont là. Ils vont chez GCP, Google Cloud. Google Cloud, Google, américain. Donc, je veux dire, bon, t'as un choix, t'as trois grands cloud, tu choisis celui que tu veux, mais tu choisis comme tu veux, ça sera toujours américain. En Europe, pendant ce temps-là, on a créé OnlyFan pour vendre nos filles. Pour que nos filles, nos adolescentes, puissent aller se vendre sur Internet, faire de la prostitution numérique. Tu vois le truc ? Si c'est pas spirituel ça, ce que je suis en train de te raconter, Alléluia ! Si c'est pas spirituel ce que je suis en train de raconter, si ce n'est pas biblique, voilà, d'accord ? Il y a quelque chose sur le plan civilisationnel. Il y a une maladie, un cancer civilisationnel aujourd'hui qui est en train de ranger l'Occident de manière générale, l'Europe de manière particulière. Je continue. Donc, l'argent facile a été distribué pendant des années. Par la suite, on arrive à la fin des années 2010. On a début 2020 cette histoire du Covid. Qu'est-ce qu'on fait ? On va freiner complètement l'économie. On nous disait il faut suivre la science, mais en réalité, nous étions en train de suivre le Parti communiste chinois. D'accord, c'est vraiment ce qu'on est en train de suivre parce qu'ils donnaient les instructions et son patron, M. Xi, est devenu de facto le chef du monde. Il disait ce qu'on devait faire et nous, on faisait ça. Donc on a arrêté l'économie et on a découvert qu'on ne peut pas juste arrêter l'économie et la redémarrer juste comme ça, à la manivelle, on ne peut pas. Donc à l'époque, beaucoup d'argent a été imprimé. On a payé des gens pour rester à la maison. On a plombé les gens, on leur a dit vous restez à la maison, vous ne travaillez pas, on vous paye. Mais l'argent est venu d'où ? De Ville. C'était de l'endettement, c'était de l'imprimante, tout ça. C'est pour ça qu'on a une crise inflationniste aujourd'hui. La pound, la livre sterling est carrément une monnaie de singe aujourd'hui, pratiquement. Il y a eu une méga inflation. Que font les banques centrales ? aux Etats-Unis mais après nous on est des suiveurs. Tu sais, moi aujourd'hui je ne m'intéresse même plus au taux d'intérêt des banques européennes. Tu sais pourquoi ? Je t'ai dit un truc simple. Regarde ce que fait la Fed aux Etats-Unis et après eux ils vont suivre. Donc en fait, tu t'intéresses toujours au patron, tu ne t'intéresses pas aux employés, c'est toujours ce que décide le patron. Le patron c'est la Fed donc après eux ils vont suivre. La Fed a commencé à augmenter les taux d'intérêt pour, en fait, endiguer l'argent facile, pour freiner la facilité de l'argent. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a ça. Il y a aussi encore autre chose dont on n'a pas beaucoup parlé, je pense, dans cette décoration. Alors là, je vous la donne entre guillemets, mais je pense ça mérite réflexion. C'est le fait que Les américains d'habitude faisaient quoi ? Ils impriment du dollar par l'entremise de la Fed qui est une entreprise privée. Donc ils impriment parce que Fed veut dire fédéral, machin, mais elle n'est pas plus fédérale que Federal Express, juste pour vous dire. Donc la Fed leur sort les dollars. Et il diluait où les dollars ? Parce qu'un des trucs, si tu veux imprimer de l'argent mais éviter l'inflation ou réduire l'inflation, tu dois le distribuer sur un bassin de dilution le plus large possible, donc sur la planète idéalement. C'est ce qu'il faisait pendant longtemps. Il imprimait, il diluait sur la planète. Le dollar perdait de la valeur quand même. Tu regardes le dollar. Il a perdu, je ne sais plus, je crois. Regarde les chiffres, je n'ai pas des chiffres en tête, mais depuis les années 70, il a dû perdre facilement 80, 90%, même plus de sa valeur par l'inflation liée à l'impression du dollar. Tu vois ce que je veux dire. Mais ça a été malgré tout freiné par le fait qu'il était sur une distribution mondiale. S'il n'y avait pas de distribution mondiale, il serait passé quoi ? Il aurait perdu sa valeur, pas en 40 ans ou en 50 ans, mais il aurait perdu sa valeur en 6 mois. Il serait devenu le Zimbabwe. Aujourd'hui, tout le monde serait milliardaire aux États-Unis. Il faudrait un billet d'un milliard pour acheter une baguette de pain. Le fait de pouvoir la distribuer à l'extérieur a créé un freinage de l'inflation. sans sortir, avec une inflation lente, lente, lente, la technique du voleur chinois, lente, de sorte que personne ne s'en aperçoive. Maintenant, que s'est-il passé ? Ce qui s'est passé, c'est que maintenant, on est dans une dé-dollarisation. Le monde est rentré furieusement, avec les BRICS, avec ce qui se passe en Russie, tout ça, est rentré dans une phase de dé-dollarisation brutale, accélérée, de sorte que les Américains sont en train de se noyer sous les dollars qu'ils impriment. parce qu'il y a de moins en moins de débouchés pour leur dollar. Et donc, ça dévalorise encore plus le dollar, ne comparé pas à l'euro, mais dans l'absolu par rapport à sa capacité d'acheter des produits réels comme l'or, par exemple. Vous voyez que le dollar est en train de se dévaluer et ça va accélérer de plus en plus. Donc, la Fed, son seul moyen, sa seule rustine qu'elle a trouvé, c'est d'augmenter les taux d'intérêt. Et quand elle augmente les taux d'intérêt, les entreprises qui étaient endettées, qui ramenaient de l'argent à taux zéro en pensant que ça allait rester éternellement. Donc ils ramenaient de l'argent à taux zéro et ils investissaient. Elles ouvraient des départements à droite à gauche, recrutaient des milliers de personnes. Elles avaient la recrutite. Pourquoi la recrutite ? Parce que la recrutite, Elle a deux intérêts. Pour l'entreprise, ça lui permet de montrer une croissance. Forcément, si tu as une entreprise, tu dis nous sommes 25 000, c'est mieux que si tu dis nous sommes 2 500. C'est clair, 25 000, ça a de la gueule, ça fait une grande entreprise. Mais le fait qu'il y a une recrutite, c'était justifié par de l'argent facile, premièrement. Deuxièmement, la recrutite à l'intérieur de l'entreprise vient du management parce que le manager, lui, il n'est pas là pour l'entreprise, il est là pour son CV, il est là pour sa gueule lui aussi. Enfin, on est dans un monde où chacun est pour soi, je pense que tu l'as compris à ce stade. Donc, qu'est-ce qu'il fait le manager ? Le manager, il commence à pousser pour de plus en plus de recrutement. On se comprend. Pourquoi ? Parce que lui, il veut être le manager de 25 personnes. pour lui être le manager de trois personnes. Chacun travaille, chacun voit midi à sa porte. Chacun veut augmenter sa gloire, chacun veut se glorifier. Donc, sous la pression de ses managers, l'entreprise est partie dans une logique de recrute. Et on a recruté, on a créé des postes et tout. Et parfois, franchement, il n'y en avait pas vraiment besoin. Mais on a créé, y compris des jobs complètement artificiels, des gens qui passaient leur journée à créer des PowerPoints, inviter tout le monde dans des réunions interminables, créer des process et les changer deux mois plus tard et tout ça. OK. Quoi encore ? Quand les taux d'intérêt ont augmenté, les entreprises qui sont endettées ont réalisé que maintenant, il va falloir servir une dette qui devient très coûteuse. Donc, il faut faire quoi ? Il faut réduire les dépenses. Comment réduire les dépenses ? Première dépense d'une entreprise, en général, c'est la masse salariale. Donc on vire du monde. Le truc, c'est quand on commence à virer du monde, et on le fait en une sorte de vague de fonds qui arrive, eh bien, on vire peut-être des gens qui ne servaient à rien, qui ont été recrutés dans un cadre, on va dire, de recrutite. mais on va aussi recruter des gens qui créent de la valeur. C'est ça. C'est-à-dire que quand on prend une entreprise comme Intel, je vous en parlais au début de la vidéo, qui vire 15 000 personnes, OK, elle va peut-être virer des gens qui n'auraient même pas dû être là au départ, mais elle va aussi virer des personnes qui fabriquaient des processeurs, qui développaient les générations de processeurs de demain et tout ça. Vous voyez ? Leur capacité d'innover par la suite va être baissée. Leur capacité de créer de la valeur va être baissée. Et elles le savent. C'est pas qu'elles le savent pas. C'est pas que moi je suis en train de leur apprendre. C'est pas ça. Elles le savent, mais elles sont dans une logique de survie. Elles sont dans une logique de sauver les meubles. Parce que leurs revenus se fracassent. Leur dette est très haute. Elles doivent payer de plus en plus d'argent pour cette dette-là. Donc qu'est-ce qu'elles font ? Elles virent du monde et elles réduisent leurs dépenses. Elles gèlent leurs projets. Elles gèlent leurs dépenses sur tous les plans. Il y a des compagnies, la machine à café, ils l'ont retirée. Oui, mais quand chez Intel, on retire la machine à café, l'entreprise qui vend la machine à café, elle fait quoi ? Elle ne peut plus les vendre parce que soudainement, il n'y a plus rien. Soudainement, il n'y a personne qui veut des machines à café. Et ainsi de suite. Toutes les entreprises sont en train de couper. Elles ne sont pas seulement. Il ne faut pas voir les 15 000 personnes seulement. On vire 15 000 personnes, mais il y a d'autres choses qui n'arriveront peut-être pas dans les médias qu'on est en train de faire. C'est la réduction des coûts. On annule des projets, on arrête des projets, on ferme. Mais comment on va faire de l'argent si chacun est en train de tout fermer, de tout verrouiller, si chacun veut garder les sous pour soi ? Comment on fait ? Or, il y a un truc, dans une économie qui est en leverage, dans une économie qui marche avec la dette, et c'est pour ça que je vous disais que la dette, l'usure, peut s'aborder une civilisation depuis ses bases. Quand on a une économie qui est en leverage, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'en fait, C'est une économie qui a besoin d'une sphère de circulation très dynamisée, qui a besoin du même euro qui circule 25 fois par jour. Je vous l'ai dit une fois, moi quand je paye, je donne un exemple. Le garagiste, il reçoit 1000 euros d'un client pour une grosse réparation sur une voiture. Croire qu'aujourd'hui, 1000 euros c'est pour une petite réparation vu le prix des garagistes. Mais néanmoins, il reçoit 1000 euros. Donc, tout de suite, il va appeler son apprenti. Ton salarié vient passer à la caisse. Voici 1 000 €. L'apprenti, il le prend. À midi, il part chez son proprio, là où il loue son studio. Il pose les 1 000 € sur la table. Il va payer 1 000 € de loyer. Après, Le propriétaire va courir chez le dentiste, il va aller voir la secrétaire, bam ! Il va donner 1 000 € à la secrétaire, ok, merci, et il va payer son prochain abri de son prochain travail dentaire, autre, ok ? Le dentiste, il est très content d'avoir cet argent, il va payer son assurance, en train d'exploser les prix des assurances médicales. Et ainsi de suite. Qu'est-ce que vous constatez ? Vous constatez que les mêmes 1 000 € ont libéré peut-être 5 ou 6 000 € de dettes en quelques heures. 5 ou 6 000 € de dettes que les uns avaient envers les autres ont été effacées, Il y a quoi comme dettes ? Il y a la voiture réparée, la dette effacée, il y a le salaire de l'apprenti qui a été effacé, c'est une dette, il a été effacé. Il y a le loyer qui a été effacé, le bridge dans terre a été effacé. Donc vous voyez que le même argent, c'est pour ça la sphère de circulation est importante, parce que le même argent va pouvoir effacer beaucoup de dettes. On peut avoir 1 euro potentiellement. Je ne sais pas si j'en ai un ici. Je n'en ai peut-être pas. Je n'ai pas 1 euro. J'ai quelques petites pièces plus petites. Mais si ça se trouve, cette petite pièce que vous voyez ici, elle va, si je la lâche en circulation, ça fait des années qu'elle est dans la voiture, mais si je la lâche dans la sphère de circulation, elle pourra annuler 100 000 euros de dette en un mois. Vous voyez le truc ? C'est ça le problème. Or, quand on est dans une telle économie, Que se passe-t-il quand ce n'est pas cette pièce-là qui reste dans la voiture, mais que chacun bloque l'argent sur son compte ? Il n'y a plus de circulation. Quand il n'y a plus de circulation, c'est la mort. C'est fini. C'est fini pour un système pareil. Il va à l'effondrement. Voilà ce qui est en train de se passer vraiment. C'est ça le... Pardon. la mécanique aujourd'hui implacable de l'effondrement économique. Ça signifie que c'est vraiment quelque chose qui est spirituel d'un côté, qui est venu de l'égoïsme des uns et des autres, qui est venu d'une incapacité à voir loin, d'avoir plus loin que le bout de son nez, qu'on est dans des combats, si on regarde sur le plan civilisationnel, on n'est pas en guerre avec la Chine, je suis d'accord, on n'est pas en guerre avec les États-Unis, tout ça. On n'est pas en guerre avec le reste de la planète, c'est pas le but. Mais ce que je cherche à dire, c'est que on se mesure aux autres nations, on se mesure avec ces nations sur le plan civilisationnel. Or, on ne peut pas se mesurer avec une nation si on voit les trois prochains mois. Ce n'est pas possible. Même sur le plan politique, les gens réfléchissent d'un mandat à l'autre. On n'a plus d'hommes d'État qui se projettent sur cent ans, sur cinquante ans, sur plusieurs générations. Ça n'existe pas, ça. Aujourd'hui, la vision, c'est maintenant. Je veux tout maintenant. Ça, c'est le matérialisme. C'est la croix à l'envers. Réellement, L'instant, c'est la suprématie de l'instant sur l'éternité. Et ça, c'est vraiment le coeur du matérialisme. L'instant sur l'éternité. Donc à partir de là, on est en train de vivre l'instant, mais il ne faut pas s'étonner que les prochains instants qui vont arriver, on va morfler. Parce qu'on a tout sacrifié pour le maintenant. Vous voyez ? Parce que demain n'existe pas. Dieu est mort, Nietzsche disait. C'est le début du postmodernisme. Vous voyez, une fois que Dieu est mort, on est tout seul, on est abandonné. On doit tout faire maintenant. Voilà. Il n'y a plus de demain. Il n'y a plus de demain. Il n'y a plus rien. C'est fini. Voilà, les amis. J'étais venu pour en parler d'Intel. Ce que je viens de vous dire, ce n'était même pas prévu au programme. Je voulais vous parler d'Intel qui a viré 15 000 personnes. Mais bon, vous voyez, d'une seule nouvelle, on peut pas aller loin. Ils sont pas bluants et là encore j'ai pas sorti les versets bibliques. Mes amis, merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. C'est... Je parlerai une autre fois, je parlerai une autre fois. Je pense que j'ai assez dit. Et puis... Est-ce que je peux vous dire quelques conseils peut-être que je peux me permettre de vous donner parce que j'ai pas envie de vous effrayer et partir. Essayez de... Faites un petit business à côté si vous le pouvez. Développez un petit business à côté. Faites un peu d'argent de côté. Ça peut aider. Réduisez vos dépenses. Regardez les dépenses inutiles, réduisez-les. Ça vous permet de garder plus d'argent à la fin du mois. Mettez un peu d'argent de côté. Parce qu'aujourd'hui, honnêtement, le nombre de personnes qui ont perdu, je regarde juste les 6 derniers mois, le nombre de personnes sur mon LinkedIn qui ont perdu leur travail, ça peut arriver à n'importe qui. N'importe qui peut prendre son cartable, aller le matin, je ne vous le souhaite pas, mais ça peut arriver à n'importe qui. Il peut aller le matin et puis revenir, il n'a plus de travail. Ça arrive vite. Développez-vous, développez vos compétences parce que Si on doit virer, on vire tout le monde. Vous savez quand ils ont viré 15 000 personnes chez Intel, faut pas croire que le gars qui est compétent n'a pas été viré. Faut pas croire que le gars qui est le cas d'or, le top, le machin, lui n'a pas été viré. Lui aussi est parti avec, je vous assure. Juste que, voilà, réduisez les chances ou la probabilité de vous retrouver dehors, même si c'est pas du tout sous votre contrôle, en essayant de vous développer personnellement, de développer votre réseau dans l'entreprise, d'aller vous rattacher aux équipes les plus essentielles. Si vous sentez que vous êtes dans une équipe qui n'apporte rien, il y a des gens qui m'écrivent, ils me disent « Aldo, je suis dans une équipe, il n'y a rien, il n'y a pas de travail, on fait des projets bidons, on fait des réunions qui ne servent à rien, tout ça. » Si tu es dans cette situation-là, fais gaffe parce que tôt ou tard, quelqu'un dans l'entreprise prendra un Excel, ça peut être même un cabinet externe. Prendre un Excel, commencer à regarder dedans et dire à ces gens-là qu'est-ce qu'ils foutent. Ces gens-là, pourquoi on les paye ? Qu'est-ce qu'ils produisent ? Alors, si tu es dans cette situation-là, fais gaffe. Change de département. Ne dis pas, oui, c'est cool, bon, je suis tranquille, je vais me la couler douce. Tu peux te la couler douce encore pendant six mois, mais tu es un très bon candidat, toi et tous les gens qui gravitent autour de toi pour être dehors. Donc, fais attention à ça aussi. Essaye d'aller t'associer aux projets les plus essentiels pour les entreprises, des projets les plus vitaux. Ça signifie, dis-toi comme ça, pose-toi la question comme ceci. Si cette entreprise aujourd'hui devait fermer. OK, fermé, bon, c'est fermé, elle ferme, on jette les clés sur la porte et terminé. Mais mettons qu'on est juste à l'étape d'avant. Ils sont obligés de tout jeter, ils ouvrent même la fenêtre, ils jettent la machine à café, ils jettent tout comme un navire en train de couler. Qu'est ce qu'ils ne vont pas jeter? Quel est le dernier truc qu'ils jetteront que s'ils ne sont à la veille de la fermeture? Et à ce situation, le truc le plus important? Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici et puis on se retrouve dans une autre vidéo. A très bientôt.
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