Législatives 2024 en France : la suite ? Avec Noam Anouar

Live YouTube discussion (June 2024) between Aldo Ceron and Noam Anouar about the French 2024 legislative elections. Primary topics: administrative expulsions (authority of the interior minister/prefects and legal recourses), the Rassemblement National’s stance on immigration and practical limits on its agenda (EU/Schengen constraints, constitutional safeguards), worries about social tensions and potential incidents after the vote, and audience Q&A. The stream included technical audio problems and interactive moderation.
C'est parti, c'est parti. Super, on est live. Bonsoir, bonsoir mes amis. Bien, bonsoir. Merci d'être là sur le canal. Aldo Ceron, Noam Anwar, merci beaucoup de m'avoir rejoint sur mon canal.
Merci à toi, Aldo.
C'était une décision vraiment de dernière minute. Honnêtement, je vous raconte comment ça se passe parce que sur ce canal, tu sais, là, les législatives, c'est une histoire qui était connue depuis quand même un certain temps. J'aurais pu programmer un live, machin. Honnêtement, je sortais pour faire une vidéo. À la traditionnelle, je sortais, je vais aller vers un parking d'un asile psychiatrique pour me garer, parce que c'est tranquille, et faire une vidéo. Sur la route, on a commencé à y échanger. Et puis je t'ai dit, on fait un live ? Tu as dit oui. Bon, ben voilà, c'est pour ça que je n'ai pas annoncé à la communauté plus tôt que ça.
C'est le Maktoub, on va dire. On va appeler ça le Maktoub.
C'est le Maktoub. Merci beaucoup. Merci de nous rappeler à ses valeurs fondamentales comme la valeur du Maktoub.
Je donne quelques éléments de vocabulaire comme on est tous un peu en voie d'expulsion. Je me permets de faire un peu d'humour. On va vous donner quelques clés pour vous débrouiller en vocabulaire dans une société maghrébine.
Mais attends, tu penses que ça va dans cette direction ? Tu penses que ça va en arriver là ? C'est quoi ton commentaire ? Dis-moi ce que tu penses aujourd'hui des résultats.
Alors il y a deux choses. Pour répondre à ta première question sur les expulsions, alors oui, il faut savoir que le ministre de l'Intérieur, donc en l'occurrence par l'intermédiaire des préfets, a l'autorité administrative et les expulsions sont de la seule décision de l'autorité administrative. C'est-à-dire que l'expulsion du territoire n'est jamais décidée par un juge, elle peut être validée ou confortée, vérifiée par un juge, mais elle est toujours de l'ordre de la décision de l'autorité administrative, donc politique, c'est-à-dire le ministre de l'Intérieur décide, ou parfois c'est le préfet sous l'autorité du ministre qui peut le décider.
Pardon, je peux poser une question ? Excuse-moi de t'interrompre, mais donc imaginons qu'on veut m'expulser de France, est-ce que je ne peux pas aller, par exemple, à un tribunal administratif, je veux dire, parler à un juge ?
Alors, s'il y a des étapes, effectivement, alors, en général, un arrêté d'expulsion, il est argumenté. Le ministre ou préfet explique ce pourquoi, il décide, alors, soit dans un cas classique, c'est-à-dire de t'expulser parce que t'as pas respecté les dispositions de ton OQTF, parce que t'as été interpellé alors que t'avais pas à être là et donc tu t'en vas, ou soit, éventuellement, il peut mettre fin à un contrat, entre guillemets, le contrat, en l'occurrence, c'est la délivrance du titre de séjour, parce que tu as généré une menace, une atteinte à la sûreté de l'État, un trouble à l'ordre public ou ce que tu veux. Et donc, du coup, ils considèrent que, voilà, si tu veux, tes qualités de vie et tes qualités morales ne sont pas en adéquation avec les valeurs de la République. Et donc, ils peuvent décider de t'expulser. Et à ce moment-là, effectivement, il y a des étapes. C'est-à-dire qu'on te met pas directement dans un avion, t'es placé en rétention. Et en rétention, tu peux avoir accès à ta demande un entretien avec le juge des libertés de la détention, déjà, qui vérifie un certain nombre de choses, tu peux prononcer un recours, mais par contre, la décision, elle peut être exécutoire, elle n'est pas forcément suspensive, c'est-à-dire qu'il peut te dégager, et après, toi, tu peux très bien entreprendre tes démarches de contestation à partir de l'étranger, en embauchant un avocat, en le faisant représenter. Après, il y a des cas médians où, effectivement, si, par exemple, tu es expulsé vers un pays en guerre, bon, tu peux contester parce que tu peux demander, te prévaloir du statut de réfugié, et donc là, le juge peut décider de mettre en attente la décision, le temps d'y voir un petit peu plus clair, si la personne, par exemple, est homosexuelle et qu'elle est expulsée vers un pays qui applique la charia, bon, tu vois, il y a des cas médians comme ça qui sont discutés, mais dans X% des cas, compte tenu de la population qu'on a en France, je pense que les expulsions, elles vont y aller à tour de bras, quoi, honnêtement, ça va dégager le sec.
Attends, attends, la France n'est pas en train de voter pour le Rassemblement National pour finir avec une imam de cave et une femme de ménage expulsée. Je veux dire, il y a probablement un autre projet derrière que ça, ou bien ?
Je pense que c'est un mélange de tout. Je veux dire, les Français se sont exprimés sur un programme. C'est vrai que la valeur phare du RN, c'est la lutte contre l'immigration. Après, en étant très réaliste, effectivement, il y avait un problème en France depuis plusieurs années avec une immigration qui submergeait un petit peu les rues de certaines banlieues, de certaines agglomérations, avec un problème de délinquance urbaine qui touchait notamment à ce qui était autrefois des mineurs étrangers, des mineurs isolés. qui aujourd'hui ne sont plus des mineurs. On l'a vu dans certains cas.
Ils ont grandi forcément depuis le temps qu'ils sont mineurs.
Mais il n'y avait pas de projet pour eux. Par exemple, les cas les plus connus, c'était des gens qui étaient originaires du Maghreb, qui étaient à Barbès un temps, après qui se sont un peu télescopés sur les grandes villes parce qu'ils prenaient le TGV. Les gens évoquent beaucoup le cas d'Aubervilliers, Pont-de-Bondy, les quatre chemins entre Berguet et Pantin. Il y a des zones de concentration comme ça où on a une grosse, grosse population. Il y avait la Porte de la Chapelle aussi, le squat avec les Afghans, tout ça. Tout ça, si tu veux, les gens voyaient ça, ils se disaient mince, qu'est-ce que c'est devenu Paris, la France, etc. Et l'État, l'État Macron, l'État Hollande n'a pas apporté de réponse claire sur ce sujet-là. je veux dire objectivement, bon ok, on démantèle la jungle de Sangatte, mais à partir de ce moment-là, où est-ce qu'on les met les gens ? Tu vois, si c'est pour les retrouver à Paris ou en banlieue, c'est… tu.
Vois, c'est pas… Mais… ouais, je comprends, je comprends, j'ai souri quand tu as dit Aubervilliers et Pantin, parce que tu sais, j'ai un canal sur les histoires extraordinaires, donc je suis toujours à l'affût un petit peu de l'histoire intéressante, et Aubervilliers et Pantin revient assez haut, souvent dans la liste justement de ma revue de presse. La question vraiment qui me tire les pieds aujourd'hui, c'est que je comprends, tu es en train de dire que ces législatives ont tourné un petit peu au référendum pour ou contre l'immigration, mais j'ai quand même l'impression, entre nous, et franchement, je suis 100% sincère, j'ai l'impression que le Rassemblement national a abandonné toutes ses préoccupations ou ses convictions ou autres, qu'on soit pour ou contre, Je ne vois pas lutter contre l'immigration. C'est un parti qui est européiste fondamentalement aujourd'hui, alors qu'il a été souverainiste. Et je rappelle que j'ai soutenu à l'époque l'UT souverainiste. Aujourd'hui, il est pour dissoudre la France dans l'Union européenne. Je vais dire, il fera quoi de différent de Macron ? Vraiment, sincèrement, ce n'est pas une tacte.
Rationnellement, tu as raison. Je veux dire honnêtement, la France aujourd'hui, elle n'est pas seule, elle n'agit pas en autarcie ou en autonomie, elle se situe dans l'Europe qui était l'Europe des 27 qui aspire à devenir l'Europe des 30, dans l'espace Schengen, donc c'est vrai que les frontières de la France démarrent en Hongrie et puis elles s'arrêtent au niveau du détroit de Gibraltar, en passant par l'Ampédouza, etc. Je veux dire, objectivement, ils vont rien faire du tout. Salvini a gouverné en Italie. On a eu également des représentations de villes d'extrême droite. Ça n'a absolument rien changé. En fait, ce qu'ils ont fait en Italie, ils ont été extrêmement astucieux, c'est-à-dire qu'ils ont... Bon, c'était une immigration en provenance d'Afrique subsaharienne et de Tunisie. Ils leur ont dit, bon, c'est quoi pour nous c'est une étape, on veut aller en France, ils ont dit très bien, ils ont régularisé tout le monde à hauteur de 6 mois, ils leur ont donné des titres de séjour de 6 mois, alors ils leur ont dit allez-y, vous êtes tranquilles pendant ces 6 mois pour aller là où vous voulez aller dans l'espace Schengen, mais dégagez de chez nous. Donc bon, voilà, globalement, ils ont été astucieux, ils ont défendu leurs propres intérêts, donc moi j'ai hâte de voir comment les Français, quand je dis les Français, ce serait l'éventuel gouvernement Bardella, va s'y prendre pour défendre nos intérêts à nous, au détriment des intérêts des Britanniques, parce que quand on a gardé la jungle de Calais, Sangatte, etc., c'était pour défendre les intérêts des Britanniques. Tous ces gens-là, en fait, alors, il y avait des Somaliens, il y avait des Soudanais, des Afghans, ils voulaient tous aller en Angleterre, il n'y en a pas un qui rêvait de la France. Pourtant, on les a gardés pour les empêcher d'aller au Royaume-Uni. Donc, du coup, voilà, il y a la Belgique, on a une frontière avec l'Allemagne, etc., on verra, on va voir ce qu'ils proposent. Alors, moi, je pense, honnêtement, qu'ils vont rien faire du tout, c'est-à-dire que quand on les voit régresser, bon, ils veulent interdire la bataille rituelle, ils s'aperçoivent bien que légalement, constitutionnellement, s'ils interdisent le halal, ils interdisent le kashir. Mais en même temps, ils se revendiquent judéophiles parce qu'ils ont un passé un peu sulfureux, ils se revendiquent pro-israéliens parce qu'ils ont jonglé, ils ont un peu surfé sur les événements du 7 octobre, donc je ne les vois pas interdire le kashir, donc ils ne pourront pas interdire le halal. Bon, ils vont peut-être expulser quelques imams par-ci par-là, ils vont aller sur les chantiers, ils vont soulever des travailleurs étrangers en masse. Voilà, ça va être du démantèlement comme ça, au compte-goutte, mais objectivement, il n'y aura pas de politique massive, on va dire, de répression Ça va être des désagréments. Je pense que pour les gens qui sont résidents et pour un certain nombre de personnes qui sont sans papiers, par exemple, il va y avoir un certain nombre de désagréments à subir malheureusement. Après, la remise en cause du statut spécial des déconventions de 68 avec l'Algérie, moi je veux bien, mais dans ce cas-là, le gaz, ils vont le chercher. J'espère qu'ils ont de l'autre côté plan B et qu'ils vont se rabibocher avec Poutine, parce que si l'Algérie coupe le gaz, objectivement, dans la balance, je pense qu'il vaut mieux éviter de remettre en cause les accords de 68. Bon, tu vois, c'est compliqué, quoi, à mon avis.
En fait, c'est à me décrire une partie d'échec avec une situation de quasi-échec hémat, parce qu'en fait, la situation politique, si on la regarde et on dézoome un petit peu, elle semble être fermée de tous les côtés, en réalité. Il n'y a pas beaucoup de liberté d'action, peu importe nos intentions de rassemblement national, mais on peut même aller plus loin, dire que ça aurait été n'importe quelle partie, finalement, d'opposition. Je veux dire, l'équation est là.
Tu verras que de toute façon alors moi d'avance là j'ai ma boule de cristal en face de moi là sur le bureau Bardella s'il arrive en premier aux responsabilités de premier ministre il dira oui mais on est bloqué par la constitution modifier parce qu'on n'a pas la présidence. Donnez-nous la présidence en 2027 et on fera le nécessaire. Là, pour le moment, on est bloqué. C'est la faute à Macron. Ce qui est réel, c'est-à-dire qu'ils ne pourront rien faire. Ils ne peuvent pas modifier la Constitution. Donc, ils ont des garde-fous, c'est-à-dire le pouvoir judiciaire et la Constitution, le Conseil constitutionnel en l'occurrence. Donc, ils ne pourront pas toucher, par exemple, à la binationalité. Sébastien Chenu, qui l'avait fait s'est rétracté le lendemain sur Twitter, il avait dit ça à Chanouda. Je veux dire, tu peux toi, éventuellement, procéder à des décharges de nationalité sur ton propre pays, mais c'est encadré par la Constitution. Donc en France, un type qui est français depuis, qui est né en France, ou pas d'ailleurs, qui est français depuis plus de dix ans, si toutefois il avait acquis la nationalité, tu ne peux pas toucher sa nationalité, c'est terminé, tu ne peux plus rien faire. Donc, il s'est rétracté parce qu'il savait très bien qu'il allait se faire dégommer par tous les experts, je veux dire, en droit constitutionnel. Et leur discours, il était complètement démagogique, en fait.
Oui. Et moi, je me suis... J'étais très, très remonté parce que... J'étais remonté, je vais te dire pourquoi. Parce que j'ai même pondu un tweet qui n'a pas valu que des amis. J'ai perdu 100 personnes sur Twitter depuis hier. Parce que, justement, j'ai fait... Je me suis prononcé contre cette sortie. que j'ai trouvé absolument inqualifiable, et qui à mon avis a montré un petit peu cette attitude assez systématique du RN, datant toujours la veille d'une élection, pour sortir des problèmes, pour se diaboliser, pour un petit peu aller caresser son aile, on va dire, la plus extrême droite, pour leur dire, écoutez, on est toujours là. Et j'ai trouvé ça d'un amateurisme absolument affligeant, et je ne suis même pas surpris d'apprendre de ta part qu'il est revenu dessus.
Ah oui, non mais la binationalité, ça fait très très longtemps qu'il est revenu dessus. Quand je dis ça fait très longtemps, ça va faire une bonne quinzaine de jours. Puis bon, objectivement, bon, je veux dire, c'est un jeu de chaises musicales. On sait très bien que voilà, ils vont prendre des gouvernements. Je ne sais pas, Bardella, tu vois bien de toute façon que c'est... Moi, je le trouve extrêmement faible. Alors, s'il a des gens qui nous écoutent, Je veux dire, depuis quand, alors, sauf erreur de ma part, j'ai quitté l'école il y a très longtemps, mais j'ai trois enfants qui sont scolarisés, depuis quand les enfants tutoient les enseignants en disant, en septembre, je vais rétablir le vouvoiement obligatoire à l'école. Alors, moi, je suis désolé, mais j'ai travaillé cinq ans dans l'éducation nationale. Je n'ai jamais assisté, sauf en maternelle, à une séquence ou à un un élève tutoyer un enseignant, voilà, et je suis dans le 93, donc voilà, qu'on me dise pas le contraire, à ma connaissance, voilà, donc le Bing Bang de l'autorité, si c'est juste le vouvoiement obligatoire, je veux dire, là, il enfonce une porte ouverte, hein, le copain Bardella, donc quelque part, voilà, donc après, je sais pas, tu sais, toujours les vieux débats, quoi, l'uniforme, les trucs, Je sais pas, tu vois, je trouve ça... En fait, c'est un manque d'expertise qui est criant. Bon, après, je pense qu'il est quand même relativement bien entouré. Je pense qu'il paraîtrait qu'il y a la queue, là, chez les hauts fonctionnaires. Ils veulent tous bosser avec lui, lui apporter un peu d'expertise, quelques idées. Bon, moi, je trouve dommage. par exemple de dire, voilà, les postes stratégiques, ils pourront pas être occupés par les pays nationaux. Je sais pas qui il vise en disant ça, c'est-à-dire est-ce qu'il vise les franco-israéliens, est-ce qu'il vise les franco-russes, comme il le disait lui-même, ou les franco-maghrébins uniquement. Je crois qu'il avait donné l'exemple d'une marocaine ou je sais plus exactement, d'une personne d'origine marocaine. Bon, je veux dire, bon, arrêtons Arrêtons un petit peu le cinéma, voilà, clairement, on sait très bien que c'est un discours qui est directement orienté vers l'immigration d'origine maghrébine et africaine, accessoirement. Il ne faut pas faire croire qu'il veut mettre, qu'il veut embarquer les Franco-Russes dans le bateau ou quoi que ce soit. On sait très bien qu'ils ne sont absolument pas concernés par cette mesure. Je veux dire que c'est directement dirigé contre l'immigration, on va dire méditerranéenne. Et puis voilà.
D'autant plus D'autant plus que, semble-t-il, d'après la revue Jeune Afrique, qui a mené des enquêtes, il semblerait que la grand-mère paternelle ou maternelle de Bardella serait elle-même algérienne.
Il a un grand-père algérien. Effectivement, qui s'appelle Mohand Srer.
Donc littéralement, il pourrait obtenir une nationalité algérienne. Et je dois rappeler une chose par rapport à ceux qui nous écoutent, c'est que par exemple, juste pour parler un peu de la double nationalité, la nationalité algérienne, c'est quelque chose, dans certains circonstances, de relativement automatique. Ça veut dire que la personne l'a, qu'elle le veuille ou non. Elle l'a, qu'elle ait demandé un passeport et obtenu un passeport ou pas. Donc c'est quelque chose quand même... Lui, potentiellement, s'il veut, il pourrait aller se rendre à une ambassade algérienne et faire un dossier, voilà, et obtenir un passeport algérien. Donc j'ai... Qu'est-ce que c'est ce clic-clic, là ?
Je ne sais pas, ça ne vient pas de chez moi, parce que moi, je l'entends aussi. Bref, quoi. En tout cas, il a ça, effectivement. Il a son grand-père côté, je crois, maternel, effectivement, qui était algérien, pas d'origine algérienne, qui était algérien, précisément de Kabylie. Et il a un de ses grands-pères qui s'est remarié, qui vit au Maroc, qui s'est converti à l'islam et qui est résident. Il a une carte de 10 ans, effectivement, au Maroc. Voilà, je veux dire, il y a un moment, il faut... Charité bien ordonnée commence par soi-même, comme on dit, quoi. C'est un débat complètement absurde.
Oui, je comprends complètement. Et en fait, l'une des choses...
Je suis sûr qu'il est très bien accueilli au Maroc, son grand-père, d'ailleurs.
Oui, oui, je pense aussi. Le peuple marocain est très accueillant, donc je pense qu'il sera bien accueilli de toute manière. Je ne vois pas de problème. Ce bruit continue, continue.
Alors il continue surtout quand tu parles toi, j'ai l'impression que ça vient de ton micro, Aldo. Je pense qu'on a le FSB là, peut-être, ou la DGFC, ça y est, ils ont pris contrôle du truc.
Les gens qui sont en ligne, est-ce que vous entendez le bruit ? Attends, j'ai... Ouais, je comprends. J'ai un deuxième micro, je vais peut-être me... connecté avec un deuxième micro. Oui, ils disent oui, ils disent tous oui. C'est ce qu'on appelle, mes amis, les aléas du direct. Je suis vraiment désolé de cette histoire. Alors, microphone, attends, je vais changer.
Je t'en prie, Aldo, prends ton temps.
Merci. Merci à toi. Merci. Donne-moi une seconde. Est-ce que tu m'entends, là?
Oui je t'entends parfaitement je vais déconnecter.
Le micro il.
Y a toujours le petit bug mais on va faire comme si il n'était pas là.
Je disais une chose, je disais quoi ? Par rapport à cette histoire de nationalité, il semblerait que ça touche une partie assez faible des autour. Et on en a ici au Royaume-Uni, on a aussi en Algérie en réalité. C'est quelques dizaines d'emplois. Alors, ça existe. Par contre, ce qui m'a choqué, ce qui m'a frappé, c'est qu'on ramène cette histoire durant des élections législatives comme si elle était au centre de ces élections-là. Alors c'est une préoccupation extrêmement latérale et marginale. Et moi, ce qui me fait peur, c'est quand on commence à lancer ce genre de choses et commence à les populariser, on peut finir demain par quelqu'un, je ne sais pas moi, mettons un Renoir, qui arrive à travailler dans une boulangerie ou un supermarché, et on aura quelqu'un qui dit non, je pense que c'est un binational, on n'a pas le droit de travailler ici. Voilà, c'est ce qu'on voit. Avec la baïa, c'est ce qui s'est passé. On a voulu interdire la baïa et on a fini avec des femmes, on leur dit écoute, ta jupe est trop longue, rentre chez toi.
C'est ça. Je pense qu'ils sont effectivement dans la symbolique, tu vois, parce qu'effectivement les emplois réservés, les centrales nucléaires, etc. Bon, par exemple, la directrice de l'Institut Pasteur aujourd'hui en France, elle est franco-algérienne, tu sais, c'est la numéro 1 de l'Institut Pasteur, elle a une expertise internationale en matière de de médecine, tout ce qui est médecine préventive, etc. Donc bon, tu vois, est-ce qu'il va l'adhérer ? Je veux dire, c'est quand même très curieux, quoi, comme procédé, tu vois, c'est... Moi, je sais pas, est-ce que... est-ce que, par exemple, on n'a pas besoin de gens à la DPFC, par exemple, et on va mettre que des blancs, que des franco-français, on n'a pas besoin de profils un petit peu plus diversifiés, tu vois, c'est bizarre.
Oui, absolument. Pourtant, on a besoin de ce genre de profil. D'ailleurs, toi, tu faisais quoi à l'antiterrorisme ? Je veux dire, on a besoin de gens comme ça.
Oui, oui, oui. C'est pour ça, je pense que, comme il dit, ces paroles dépassent la pensée, en quelque sorte. De toute façon, soyons réalistes. Jordan Bardella, c'est un type qui est plutôt beau gosse, a priori. Ils ont soigné leur plastique, c'est-à-dire qu'à mon avis, il est plus Il est plus bankable que Jean-Marie Le Pen du point de vue de son apparence physique. Mais c'est un type qui n'a jamais bossé de sa vie. Objectivement, il a commencé la politique à 23 ans. Il sortait de l'école. Et depuis, il n'a exercé que des mandats, soit des emplois d'assistant parlementaire. Mais c'est un type qui vit de la politique depuis quasiment qu'il est sorti de l'école. Il a eu le bac il y a 10 ans, en 2013. Rappelez-vous les attentats de Charlie, etc. Le mec, il venait de passer son bac. Je veux dire, c'est un gamin. Il s'est administré la France avec un bac. Je veux dire, honnêtement, ils n'ont pas froid aux yeux. J'espère qu'il est bien entouré, le garçon, quoi. Après, bon... Je ne veux pas illustrer un procès d'intention, mais objectivement, il n'est pas compétent. Il faut être réaliste. Un type qui n'a jamais bossé de sa vie, qui n'a que le bac au poste d'armatignon, ça ne le fait pas.
Oui, c'est un peu chaud. Je suis d'accord avec toi. Maintenant, je vais rebrancher le précédent micro parce que des gens se sentent pleins.
Je réponds aux questions des gens. Il y a des gens qui disent Atal, il a fait quoi ? Atal, il avait 29 ans. Il a fait l'ENA. je crois donc sauf erreur de ma part et au moins il a appelé moi au moins si en sport donc si tu veux tu peux en profiter pour changer le micro Aldo si tu.
Veux pendant que j'ai changé le micro je l'ai changé ils ont dit que c'était pas bon j'ai rebranché le micro d'avant t'as vu le méga micro que j'ai là c'est on dirait une navette spatiale ce truc tu vois et malgré tout quand je parle j'entends du clic clic alors bon ça me déstabilise j'arrive.
Plus à réfléchir c'est ça donc Je pense qu'Atal, c'est pareil, objectivement, c'est un apparat de chic aussi. Certains disaient que Mélenchon a bossé, effectivement. Mais je veux dire, vos références n'engagent que vous, les amis. Moi, je ne suis pas là pour faire la promotion ni d'Atal ni de Mélenchon. Mais apparemment, là, on nous vend un changement, une rupture. Je suis désolé, mais pour moi, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
Je peux dire quelque chose, en fait. J'enlève le casque pour parler, comme ça je n'entends pas le bruit. En fait, j'ai l'impression que ça ne changera rien. C'est-à-dire que par exemple, si je prends des points essentiels, importants, par exemple la politique atlantiste, la politique de l'OTAN. Le Rassemblement National s'est aligné dessus. Il va faire donc du Macron par rapport à ça. On a eu des questions au sujet du marché unique de l'énergie, ce marché qui a artificiellement renchéri l'électricité en France. Ils ne veulent pas en sortir, ils veulent rester dedans. On se rappelle que les Français étaient dehors pour l'histoire de la réforme des retraites imposée par l'Union européenne. Le Rassemblement national ne veut pas revenir dessus. Donc finalement, en toute honnêteté, encore une fois, ce n'est pas un tacle gratuit ou facile envers le Rassemblement national. Je ne vois pas ce qu'ils vont faire de différent de Macron.
Alors, est-ce qu'il n'y a pas un deal dans l'histoire ? Je pense qu'on peut légitimement se poser la question. Est-ce qu'il n'y a pas un deal Macron ? Je pense que ce qu'il fait, c'est qu'ils ont refait la mise aux européennes, les frontistes. On va appeler ça les frontistes. Moi, je n'ai pas besoin du tribunal administratif pour savoir qui est d'extrême gauche, qui est d'extrême droite, qui est de gauche, qui est de droite. Parce que là, tout le monde nous sort un délibéré de jugement. Moi, je ne suis pas là-dedans. Je veux dire, tu nous sors… Moi, je pense que ce n'est pas invraisemblable, en fin de compte, que Macron ait dit « bon, je vous donne les pleins pouvoirs, vous allez avoir l'Assemblée nationale, vous avez le Parlement européen, allez-y pendant deux ans, faites-vous plaisir ». Et son pari à Macron, je pense, c'est d'essayer soit de revenir en 2027 ou soit de nous envoyer un Gabriel Attal ou un Édouard Philippe, Et puis voilà, tout simplement, en quelque sorte, de dire, finalement, ils n'ont rien fait, parce que je pense que c'était inéluctable s'ils ne passaient pas maintenant, ils passaient en 2027. Donc c'est peut-être l'occasion pour Macron, en fait, de tenter le coup de poker.
Donc toi, tu le vois comme une manière stratégique de crever l'abcès.
Oui, je pense. Et en fait, de leur laisser deux ans au lieu de cinq et de revenir en 2027.
Oui, je vois ce que tu veux dire. Lui, je ne sais pas s'il pourra revenir en 2027, apparemment.
Alors, sauf s'il modifie la Constitution, mais je pense qu'à priori, il se dit qu'il positionnerait Gabriel Attal en 2027. Il y a quelques temps, on parlait d'Edouard Philippe, donc on ne sait pas, tu vois, on sent que ça se bouscule un peu au portillon. Bon, là, ce soir, ils ont pris une raclée quand même. Franchement, la Macronie, c'est ma seule satisfaction. Ils ont pris une grosse raclée de malade. J'ai vu Aurore Berger, là, sur BFM, elle a envie de pleurer. Mais bon, quelque part, honnêtement, ils ont bien mangé quand même. Ils se sont bien gavés. Donc moi, je suis plus inquiet pour moi que pour eux.
Oui, je vais bientôt croire. Ils ont vraiment morflé, mais je pense qu'il est peut-être trop tôt pour dire qui a morflé et qui ne l'a pas. Je pense que c'est quelque chose qu'on doit voir un peu sur une projection temporelle un peu plus longue, parce qu'on est dans une partie, on est au cours d'une partie. Il y a des mouvements et il faut attendre un peu plus loin. Question au public, est-ce que pendant que je parle, vous entendez des bruits ?
Ça s'est un peu calmé, mais moi je les entends toujours un peu.
Ouais, je les entends toujours un peu, ça s'est un peu calmé. J'ai fermé plein de fenêtres pour une application sur mon ordinateur. Je ne sais pas pourquoi ça a commencé soudainement au milieu du live. Ça n'aurait pas été un live, j'aurais rebooté la machine, la totale. ou j'aurais repris une tablette ou autre mais là avec un live Ouais mais.
On peut on peut poursuivre un quart d'heure 20 minutes et puis voilà quoi tranquille tu vois si c'est vraiment insupportable.
Bon mais je pense que Tu sais tu sais j'ai peut-être même une autre idée Ouais ? Je te laisse le canal là Aldosterone tu réponds aux questions des gens je me déconnecte je reviens sur une tablette qu'est ce que tu penses de ça ?
Vas-y vas-y vas-y je te laisse le tu reviens dans cinq minutes globalement Je.
Reviens en 5-10 minutes, tu regardes les gens, tu leur réponds, tout ça, ok j'arrive.
Ça roule, vas-y. Ça va. Bon alors c'est super, j'ai le contrôle du canal Aldosterone, donc je suis ravi. Alors allez-y, je vous laisse alimenter la discussion, le temps qu'il revienne. alors le timing est mal choisi non non non c'est une analyse à chaud et puis on verra personne n'a de certitude sur ce qui se passe ce soir il n'y a pas de soucis donc allez-y poser des questions je vais être meilleur à dire ouais ok Le dos n'a pas été banni, c'est juste qu'il se reconnecte à partir d'une tablette parce qu'il y a eu un petit problème de son pour ceux qui arrivent. Donc c'est bon, normalement ça va se régler, ça va rentrer dans l'ordre. Alors... Est-ce que tu penses que l'arrivée au pouvoir du RN peut donner carte blanche au syndicat d'extrême droite ? Alors honnêtement, les syndicats de police avaient déjà le pouvoir depuis Castaner. Ils avaient la main mise sur le ministère de l'Intérieur et ils avaient quasiment leurs entrées partout, que ce soit à l'Élysée ou au ministère de l'Intérieur. Là, il y aura peut-être un peu plus d'impunité, on va dire, voilà, d'impunité policière. C'est-à-dire que là, je pense qu'ils avaient jusqu'ici, en quelque sorte, le culot de faire semblant. Moi, j'adore cette situation, en fait, ce qui se passe ce soir, parce que finalement, les masques tombent, en fait, en réalité. Depuis quand ? Depuis quand François Hollande, Emmanuel Macron, Darmanin a empêché les gens dans la police de sévir quand il y avait des problèmes ? Regarde le mec qui a tué Nahel. Quoi qu'on pense de l'affaire Nahel, il a eu son salaire pendant qu'il était en prison, c'est du jamais vu. Le mec, il était en taule et il touchait sa peille. Il a eu une cagnotte avec un million d'euros, ils ont laissé passer. Alors que quand c'était pour le boxeur, je ne sais plus comment il s'appelait, le gilet jaune, ils lui ont bloqué sa cagnotte. Là, ils lui ont fait passer une cagnotte à un million d'euros. Je veux dire, moi, Bardella, il va faire quoi de plus ? Quand eux, ils sont passés par là, il va rien se passer du tout. Je veux dire, honnêtement, voilà quoi. Pour moi, la question ne se pose pas. Les masques tombent, voilà. Au moins, là, on sait qui est qui. Moi, ça me va très bien, je préfère. Alors, par contre, il y a des gens qui nous écoutent qui sont en banlieue là, je vois. Bon, vous avez vu aujourd'hui qu'il y a le Figaro qui a publié un article. Ils s'attendent à des incidents ce soir. Ils disent qu'il y a des voitures qui vont brûler. Il va y avoir des affrontements avec la police dans les quartiers sensibles. Ils ont dit qu'il y avait Douai et Nantes qui seraient Doha et Nantes qui seraient visées, ne tombez pas dans le piège, ok ? C'est le Figaro, hein. Donc le Figaro, ils vous disent, ouais, en gros, les gens de banlieue respectent pas la démocratie et il va y avoir des incidents avec la police. Honnêtement, moi, je suis en banlieue, je suis dans le 93, j'ai entendu parler de rien du tout, il y a zéro incident, les mecs qui font des émeutes, qui sont à 10 000 lieux de la politique, il y aura zéro affrontement avec la police, sauf si ces affrontements sont provoqués. Et c'est tout à fait dans le style de certains militants, malheureusement, du RN, de faire ce genre de choses. Dans mon ancienne ville, à Mitrimori, ils brûlaient les voitures, les militants du RN, et ils se sont fait interpeller pour ça, pour justement faire croire qu'il y avait des problèmes de banlieue, etc., pour créer de l'exaspération, alors qu'il n'y avait pas de problème. Voilà, tout simplement. Voilà, donc faites attention, voilà, moi aussi je suis dans le 93, tout est calme, les gens sont très respectueux de la démocratie, donc il faut arrêter avec les rumeurs, créer toute pièce pour dire que les gens sont des sauvages, ça n'arrivera pas, voilà. Quelqu'un qui m'écrit, c'est jamais de votre faute. C'est qui votre faute ? C'est qui nous ? Quand vous dites votre faute, vous parlez de qui ? C'est très intéressant les Arabes, c'est ça ? Bon, ok. Très bien. Bonsoir. Alors, penses-tu qu'avec la montée du Rennes, les magasins de France auront des soucis dans le recherche d'emploi ou de logement ? Ça dépend dans les contingents. Non, alors moi, je pense... effectivement qu'il y aura des difficultés, ce que j'appelais tout à l'heure des désagréments, c'est-à-dire des sabotages, des procédures judiciaires qui vont traîner, le parquet qui est sous l'autorité du ministère de la Justice va poursuivre abusivement certains profils et puis il va se montrer plutôt indulgent ou il va traîner la patte sur d'autres procédures, donc il y aura un petit peu ce genre de désagréments. Alors sur le logement privé, Effectivement, on voit bien que la parole est en train de se libérer, mais je pense que la discrimination à l'emploi et au logement, elle existe depuis longtemps. Peut-être que les gens vont se sentir un petit peu plus libres, éventuellement. Mais après, dans le public, non. Regardez les maires. Les maires, ils ne sont pas ORM. Les maires, en général, ils président les OPH. Donc voilà, votez pour des maires républicains dans les départements comme le 93, Nantes, etc. Votez pour des députés qui s'inscrivent dans le cadre républicain, c'est-à-dire dans des partis modérés. Et puis, il n'y aura pas de problème. Après, ils vont gouverner au plan national, mais vous ne verrez même pas passer, j'ai envie de dire, voilà. Super, on en a récupéré la halle d'eau.
Ça va, je suis en train d'arriver là. Ouais, c'était un petit peu galère.
Ouais, c'est beaucoup mieux, là.
C'est beaucoup mieux, hein ?
Ouais. Ouais, rien à voir.
Ouais, excellent, merci. Qu'est-ce que tu racontais ? Je suis là, je t'écoute.
Non, ben, je disais que je parlais d'un article du Figaro qui disait que ce soir, il y avait des prévisions d'émeute en banlieue suite au score du RN, en fait. Tu vois, j'aurais dit de pas croire à ce genre de bêtises, que les gens de banlieue sont respectueux de la démocratie et que, voilà, ils sont à 10 000 lieux de la politique pour certains, et donc qu'il ne fallait pas tomber dans le piège de la provocation et que s'il y avait des incidents, il y a fort à parier que les militants d'extrême droite sont tout à fait capables de les organiser eux-mêmes, ça s'est déjà vu dans le passé, voilà. C'est ce que je disais, notamment dans mon ancienne ville à Mitrimori, ça s'est fait, voilà.
Non, non, non, non.
Ça vient de l'appli, c'est tout, hein, c'est voilà.
Parce que là, je suis même pas sur la même page, C'est pas possible, c'est pas possible. Là, je suis sur une tablette. Avant, j'étais sur un PC. Ça n'a rien à voir avec l'autre. Je n'ai pas le même micro, je n'ai pas de casque, je n'ai rien.
Fais gaffe, c'est Pegasus alors qui te….
Je ne comprends rien. Je ne suis pas en train de faire le mal. Je ne sais pas. Ce n'est pas vrai.
Mais qu'est-ce que… Ça y est, on est surveillé.
Oui, mais ce n'est pas possible. Là, je suis chez les voisins à cette vitesse. Ça s'est tué. J'ai l'impression que c'est arrêté. Alors, je disais, je tentais de dire... C'est pas possible, là. C'est pas possible.
Bah, écoute, si tu veux, on peut stopper le live et puis on se reverra.
Non, non, non, je vais pas stopper le live. Je vais partir. Au pire des cas, ça arrive. Au pire des cas, si ça continue... Bon, écoute, il y a combien de personnes, là ? Il y a 2000 personnes qui regardent. Moi, je respecte les 2000 personnes. Bon, je suis invité. Mène-le, s'il te plaît. Est-ce que tu peux le mêler pendant une demi-heure ? Je suis là. Je fais le modérateur avec les questions, machin, et tout ça, OK ?
Non, écoute, vas-y, reste, parce que c'est pas incompréhensible. Si tu veux, ce qu'on fait, c'est qu'on fait un jeu de questions-réponses. Donc, tu fais la sélection sur les questions, tu les poses. Moi, je te comprends suffisamment pour pouvoir, voilà, les avoir. Et puis, on discute, quoi, c'est tout. Voilà, tu vas juste modérer ton temps de parole, avec tout mon respect, bien sûr, même si j'adore t'écouter. Mais voilà, on a un souci technique, on va faire avec, c'est tout. Ça te va ?
Oui, ça me va très bien, oui. OK.
Voilà, il ne faut pas s'agacer pour rien, je veux dire, voilà, c'est audible. Tiens, il y a Najat qui nous dit que c'est audible, donc voilà.
Merci Najat, c'est très généreux de ta part, c'est très gentil, vraiment.
Voilà, Socratica nous confirme aussi.
Super. En fait, moi j'ai peur, je te dis un truc comme ça en deux mots. J'ai peur de la manipulation, j'ai peur du coup de drapeau, j'ai peur qu'on lance une histoire pour créer de la pagaille. Tu vois ?
C'est ça. Bah, écoute, tu sais, ça commence déjà, j'ai envie de dire, certains craignent la guerre civile. Par exemple, à suivre, à confirmer, j'ai vu cette nuit une dépêche de presse. Hier soir, il y a eu un mariage dans la région Est. Je crois que c'était du côté de Metz. Je ne sais plus, dans le 57, je crois même. Il y a un petit commando de personnes qui sont entrées dans la salle des fêtes avec des armes lourdes, kalachnikovs et fusils à pompe. Ils ont fait un mort et il y a quatre blessés, dont une femme enceinte. Bon, est-ce que l'idée qui m'est venue à la tête, si je lui dis est-ce que c'est un mariage turc, est-ce que c'est un mariage maghrébin, avec les drapeaux, est-ce qu'il n'y a pas, c'est pas une action justement, parce que les mariages, les cortèges de mariages étrangers, ça fait partie des discours qui alimentent un petit peu le racisme habituellement, donc est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui est de cet ordre-là, et puis comme on est en période de réserve électorale, la presse s'est volontairement, et le parquet s'est volontairement gardé de faire des commentaires. Moi, tu vois, mon sixième sens m'évoque ça tu vois j'ai envie de dire après on verra on va On va voir, c'est peut-être juste un conflit familial, mais en tout cas, voilà, je pense que ça peut faire, ça peut fournir une explication. Donc je pense que voilà, c'est des choses qui risquent d'arriver, puis bon, après on n'est pas tout seul en France, il y a aussi des organisations étrangères, il y a les États étrangers avec qui aussi on est parfois en conflit. Tu sais, il y a trois semaines, il y a un Russe qui est né dans le Donbass, donc un Ukrainien en fait, mais né dans le Donbass, On va dire qu'officiellement, il est ukrainien, mais il se rejoint des Grusses. Il était dans une chambre d'hôtel de l'aéroport de Roissy, et puis il y a eu une explosion. Les pompiers, la police sont arrivés. Il était en train de fabriquer du TATP dans sa chambre. Pourquoi faire ? On n'est pas loin des géos. Donc, du coup, on ne sait pas. Tout peut arriver, tu sais. Un nouveau 13 novembre, à l'envers aussi. Ça peut aussi mettre le feu aux poudres. Donc, on est dans une situation très fragile. On est assis sur une poudrière. Honnêtement, la semaine qui arrive, et puis le cycle JO, etc., risque d'être particulier. Imagine, il y a un problème dans les JO qu'on a administré par le RN. Imagine les mesures de représailles derrière, les fermetures de mosquées, de commerce, les expulsions en masse, etc. Ça pourrait alimenter aussi le truc, tu vois. Donc, oui, moi, je pense que c'est un peu chaud. Honnêtement, c'est assez chaud.
Je vais aller choper une question là parce que ici dans cette application, je suis en train de voir cette taille. J'ai la taille d'un timbre. Je ne vois même pas les questions ni rien. Je vais aller répondre. Je vais aller voir les commentaires. Merci à ceux qui sont extrêmement patients avec ces histoires de bruit.
Alors, Mesguena qui nous dit, qu'est-ce qui va se passer si l'extrême droite gagne ses élections ? Quel impact sur la France ? Bon, il y a de fortes chances que l'extrême droite l'emporte. Moi, vous savez que j'avais une affection particulière et j'ai une affection particulière pour François Ruffin, qui a été mon témoin quand je suis passé devant le conseil de discipline. Et François Ruffin, c'est inédit, d'habitude il est élu au premier tour. là il se retrouve en difficulté et il est mené par une candidate du RN, c'est-à-dire que lui il a 36% et la candidate du RN elle a 46% à Amiens. Donc c'est jamais arrivé, François Ruffin, c'était une personnalité quasiment présidentiable, d'une popularité extrême, et même lui, il est en difficulté aujourd'hui. Donc, qu'est-ce qu'il va se passer, les marchés financiers, etc., je pense qu'il va rien se passer du tout, et puis basta, c'est tout, je veux dire, ça va continuer, mais je pense qu'effectivement, le contexte va être brûlant. C'est-à-dire que s'il y a le moindre incident, le moindre acte terroriste, la moindre attaque, le moindre truc, ça va déclencher, on va se rendre compte, des réactions disproportionnées. Voilà, tout simplement. Alors... Je lis les questions en même temps.
Je suis revenu sur le PC vu que je ne savais pas régler le problème.
Ouais, ben t'as bien fait. Je vois que t'as quand même un petit peu de... alors s'ils sont minoritaires, Dieu merci, t'as quand même quelques racialistes dans ton public là, un petit peu.
Oui, oui, malheureusement. En fait, ce n'est pas dans mon public, je pense. Réellement, c'est un marqueur des tensions qu'il y a en France aujourd'hui. Il y a des véritables tensions ethniques et un des marqueurs, c'est le racialisme exacerbé de certains. Et quand on croise chez eux, on trouve un grand-parent algérien ou marocain. Malheureusement.
Ben là, il y a Gargamel-Cosway, tu vois, qui me dit, un mec comme toi n'aurait jamais pu devenir flic. Ben si, et figure-toi que à la première occasion, je te fasse les menottes avec plaisir et je t'emmène en garde à vue. Tu vas goûter à la prison française, ça va, ça va te faire du bien. Alors, hop, qui... C'est parfait. Donc, ben vas-y Aldo, on continue tranquille, il n'y a pas de souci, c'est audible, ils te l'ont dit, donc on peut continuer tranquillement.
D'accord. Ma question aujourd'hui, c'est qu'on est au premier tour, on a les résultats du premier tour. Ça, on a compris. Maintenant, que va-t-il se passer au niveau des alliances, au niveau des appels des médias, comme d'habitude, pour le deuxième tour ? Parce que ce n'est pas gagné encore.
Effectivement, il y a une sorte de bazar ambiance, c'est-à-dire qu'on a des candidats de gauche qui ne sont pas dans l'Union populaire, c'est-à-dire qu'ils ont divisé les suffrages volontairement. Donc on a des parties de la droite républicaine qui ont réussi à rejoindre, tous ceux qui sont partis de Ciotis, à rejoindre l'URN. Et on a des gens de la droite traditionnelle, donc des républicains et du DI, qui se sont, eux, dissociés du URN et de Ciotis par la même occasion. Donc moi, je vois pas des gens se... Honnêtement, je ne vois pas, par exemple, un élu républicain ou UDI se désister, se rétracter au profit de l'Union Populaire de Mélenchon. Je pense qu'aujourd'hui, ce qui est attendu, c'est que les gens dégagent Mélenchon. En fait, par les médias, en tout cas, il est diabolisé au même titre que Bardella ou peut-être plus que Bardella encore, vraiment.
Mais il a dit, je ne sais pas si tu as entendu, il a dit juste avant qu'on commence le direct, Mélenchon, Il a dit qu'il appelle en cas de triangulaire, pour éviter le rassemblement national, il appelle à ses candidats à se retirer au profit du candidat macroniste.
Ouais, alors si lui, mais est-ce qu'il va être écouté ? Je ne sais pas, c'est affaire à suivre. En tout cas, comme je te dis, je suis partisan d'une stratégie globale. Les habitants de banlieues qui nous écoutent, dans les zones rurales, malheureusement pour le Rassemblement National, c'est comme ça, donc ils vont passer. Mais dans les grandes agglomérations et dans les banlieues, je pense qu'il faut sanctuariser, c'est-à-dire qu'il faut vraiment faire en sorte qu'il n'y ait aucun maire ni aucun député du Rassemblement National pour en faire des territoires, en fin de compte, dont la gestion, quelque part, échappe à la tutelle de l'État, c'est-à-dire qu'il y aura des tarifs de l'État, effectivement, mais au moins, on ne sera pas seul pour résister, c'est-à-dire que face à une décision injuste, Bon, on aura les élus de proximité, les tribunaux, etc. Donc on pourra quand même, quelque part, tu vois, continuer à vivre normalement. Mais il ne faut pas être défaitiste. Il faut vraiment aller voter et les éliminer, en fait, des zones dans lesquelles ils n'ont absolument rien à faire. Après, s'ils ont leur public dans la ruralité et que ça se passe bien pour eux, tant mieux, je veux dire. Voilà, tu vois. Mais en tout cas, dans le 93, je pense très honnêtement qu'il n'y aura pas de député RN. Et puis, on n'a pas de maire RN ici non plus. Donc, je pense que le climat sera... En fait, c'est les gens, les représentants des services de l'État qui seront un peu zélés pour appliquer la politique RN. C'est eux qui seront marginalisés dans ces zones-là, en fait, tu vois. Voilà.
Mais moi je suis inquiet par rapport à autre chose aussi. Je suis inquiet par exemple par rapport à la potentialité d'une troisième guerre mondiale. Je me demande si quelque part la Macronie n'a pas tendu à une sorte de piège au Rassemblement national. On le ramène à la veille de grands rendez-vous, donc rendez-vous géostratégiques, Russie-OTAN, rendez-vous des Jeux olympiques par exemple, et d'autres défis. On le met là, Et puis, il sera là le jour où la catastrophe se déclenche et on dira, ben voilà, c'est votre faute, voilà, vous étiez là. Qu'est-ce que t'en penses de ce scénario ?
Écoute, je veux dire, j'ai passé un certain temps dans les services, les services secrets, clairement. Je pense qu'aujourd'hui, le niveau de maîtrise et d'anticipation de la part des services est... supérieure ou égale à zéro. Bon, j'exagère volontairement. Mais par exemple, on est dans un contexte chaud au niveau proche oriental. Et tu regardes bien que les médias ont considéré Israël quasiment comme la Corse. C'est-à-dire que quand tu voyais, on parlait des événements du 7 octobre qui ont leur gravité, on ne va pas dire le contraire. tu avais l'impression qu'Israël était une région française. Ils ont même légiféré, il y a eu une note qui a été écrite par DuPont-Moretti au procureur pour réprimer l'antisémitisme, le négationnisme. On considérait que toute contestation de la version officielle de l'État israélien était considérée comme du négationnisme en quelque sorte. ou de l'apologie de crimes terroristes. Donc, on a des gens, des élus qui ont été convoqués, des parlementaires. C'est du jamais vu. Donc, quelque part, je pense qu'on a créé en fait une situation qui est dangereuse. Parce que, tu sais, tu te rappelles, dans les années 70, l'OLP, qui était l'équivalent de ce qu'est le Hamas aujourd'hui, il faut être très réaliste, il faisait des attentats de partout sur la planète.
Crises d'otages, avions aussi, je me rappelle.
Ouais, ouais, explosions, etc., partout. Bon, ils étaient plus dans le symbolique. L'OLP, ils ont commis des meurtres, des atrocités, mais ils étaient quand même un peu plus dans la réserve. Mais le Hamas, c'est autre chose. Donc là, on a les Jeux olympiques en France. Tu te rappelles la façon dont l'équipe olympique israélienne a été massacrée en Allemagne. D'ailleurs, c'est comme ça qu'on a créé les services d'intervention. Le GIGN, les SWAT, etc. n'existaient pas avant. C'est parce que les États ont compris qu'il fallait des forces d'intervention pour pouvoir répondre à ce genre de situation. C'est très très compliqué. Donc honnêtement, imagine le truc quoi. Tu vois, c'est le RM qui se présente comme le rempart face à la délinquance, etc. Aujourd'hui, tu les mets dans cette situation-là, ils échouent. je veux dire honnêtement, ils vont partir du mauvais pied quoi, donc moi je ne le souhaite pas, mais quelque part, j'ai envie de dire, tu vois comme tu le disais toi-même, je ne sais plus, tu donnais un proverbe en arabe, mets pas ta main dans le trou et va pas voir le... je ne sais plus, tu te souviens, tu parlais de, voilà, en gros, il ne faut pas jouer avec le feu quoi, voilà.
Oui, c'est ça. C'est un proverbe algérien qui dit... Parce qu'il y a ce qu'on appelle les Issaouas. Les Issaouas sont des sortes de tribus qui, on dit, ils contrôlent certains animaux, comme les serpents et tout ça. Et puis on dit, si on appelle ces bénéissas, qu'est-ce qui se passe ? On les préserve. mais moi je préfère ne pas mettre ma main dans le trou ni invoquer Sylvain et ça voilà je fais ni.
L'Un ni l'autre voilà donc en quelque sorte je pense qu'on en est à peu près là écoutez ça va être chaud tout simplement moi je vous dis honnêtement quelle que soit la configuration Moi, je ne crois pas au miracle, l'Union populaire ne sera pas au pouvoir la semaine prochaine. À mon avis, le scénario le plus probable, c'est Jordan Bardella sans majorité absolue, c'est-à-dire avec une majorité relative. Moi, je pense que c'est ça, le scénario probable. Du coup, ils vont pouvoir pendant deux ans expliquer qu'on ne leur a pas donné assez et qu'ils ne peuvent pas appliquer leur politique. Et du coup, je pense qu'on va aller vers des tensions sociétales sans précédent et éventuellement vers des vulnérabilités qui vont exposer aussi les citoyens français. J'ai donné l'exemple de l'Ukrainien tout à l'heure qui a fait sauter une bombe dans un hôtel qu'il était en train de confectionner. Je pense que cette bombe, elle était clairement faite pour tuer des Français. Il ne vient pas en France, il ne prend pas l'avion, il ne fabrique pas du TATP pour s'amuser. Je pense qu'il y avait vraiment un projet derrière. Je pense qu'on est malheureusement dans le viseur de plusieurs organisations, de plusieurs États étrangers. qui ne vont pas nous faire cadeau. Voilà, donc j'ai envie de dire aux gens, pendant un certain temps, faites le dos rond, faites attention, n'abusez pas des grandes occasions, des sorties, des choses qui peuvent vous exposer inutilement, tout simplement. Il faut vivre normalement, mais tu le connais, t'es Algérien aussi, on a eu ça en Algérie aussi un moment, il faut faire attention, voilà.
Oui, j'ai envie de te dire, mais tu pourrais me l'apprendre, c'est ton métier. Même dans les pays africains, quand il y a une tension, il y a un moment un peu tendu, il y a toujours des forces externes qui viennent mettre la pagaille, parce que c'est le moment ou jamais, c'est un moment où il suffit d'une étincelle et ça part.
Moi je pense que même cette semaine malheureusement à partir de ce soir je pense qu'on est malheureusement susceptible de de se retrouver exposé à des faits majeurs qui vont peut-être malheureusement tendre à influencer le vote, tout simplement. Voilà, dans les deux sens, tu vois. Soit un arabe ou une maman voilée qui va se faire démonter à la sortie d'un métro ou un truc comme ça, soit à l'inverse, un mec qui va crier à l'AGBAR avec une barbe de deux mètres et qui va... faire une connerie sur des gamins ou un truc, tu vois, mais je ne vois pas la situation continuer sereinement là, y compris pendant la semaine qui arrive. Tu vois, il y a trop d'enjeux en fait, il y a trop d'enjeux, voilà.
Oui, je suis d'accord avec toi, je comprends très bien. Il y a quelqu'un qui n'arrêtait pas de poser la question, est-ce que l'Algérie est un pays ami avec la France ? Est-ce que tu penses, toi, qu'il y a des amitiés à l'échelle internationale ou est-ce qu'il y a des relations d'intérêt ?
Moi je pense que c'est un pays ami, c'est-à-dire que tu vois, les gens ont tendance à parler par exemple du Maghreb en général, bon, tu prends vraiment un pays comme le Maroc, le Maroc ils ont une grosse diaspora en France, mais ils ont une diaspora en Belgique, ils ont une diaspora en Hollande, tu vois c'est un pays qui a une tradition d'immigration. Les Algériens, globalement, ont immigré, après les années 90, après la guerre civile, un peu vers le Canada. Mais je pense que les Algériens, globalement, ils ont une tradition d'immigration vers la France. Mais ils ne sont pas très friands, on va dire, de l'immigration dans d'autres contextes. Je pense que si tu vas en Chine, tu trouveras, tu cherches des Maghrébins, tu vas trouver des Marocains, tu ne trouveras pas énormément d'Algériens par exemple. Les Algériens sont très liés à la France. Donc au plan politique, ça se vérifie de la même manière. D'ailleurs, si on a encore du gaz aujourd'hui en France, c'est parce que l'Algérie nous le vend quelque part. Donc je pense qu'il y a des accords économiques. Après, il y a des frottements de l'histoire dont certains se servent d'un côté comme de l'autre. mais je ne pense pas qu'il y ait de dissensions profondes. C'est-à-dire, quelqu'un me parle, il y a Serge qui nous dit la Kabylie, oui, la moitié quasiment de la diaspora algérienne en France, c'est des Kabylies, c'est des gens qui sont parfaitement intégrés, les autres aussi, je veux dire, mais voilà, c'est des gens qui… tout va bien, je veux dire, honnêtement, voilà, il ne faut pas trop noircir le tableau. Voilà.
Il y a quelqu'un qui a posé la question. Aldo était pour le RN et il a retourné sa veste. Moi, je n'ai pas retourné ma veste. Moi, je suis droit dans mes bottes et dans mes valeurs. C'est le RN qui a retourné sa veste. Moi, je n'ai pas soutenu le RN parce qu'il s'appelle le RN. J'ai soutenu parce qu'il avait, à un moment donné, un certain nombre de valeurs, en particulier la souveraineté, la sortie de l'Union européenne. Il était contre les projets atlantistes. Maintenant, s'il applique la politique européenne et s'il applique la politique otanienne, ça changera quoi ? Rassemblement national ou pas ? Je veux dire, voilà. C'est pour ça que pour moi, c'est une coquille vide, sans intérêt.
En plus, moi, j'avais vu la vidéo de Conversano, là, quand il parait qu'il le critiquait, tu vois, j'ai trouvé ça dégueulasse. C'était vraiment du racisme à l'état pur, tu vois. Et la réalité, c'est que lui, sa thèse, c'était de dire, ouais, jamais faire confiance à un arabe, ça reste un arabe. Moi, j'ai presque envie de faire la même chose, en fait, de dire, ça ne sert à rien de créer des ponts avec les gens d'extrême droite, parce que t'as beau essayer de leur expliquer, de leur assurer, mais en fait, ils sont négrosés, en fait, il n'y a pas de voix...
Il n'y a pas de... Je fais zéro effort, sincèrement, je fais zéro effort avec eux, c'est terminé. Conversano, il m'a réveillé, il m'a donné une idée, vraiment, de quelle voix il se chauffe. Pour donner un exemple des valeurs de l'extrême droite, Conversano, au décès de ma fille, qui avait 5 mois et demi, il m'a présenté ses condoléances. Des années, des années plus tard, il a fait une vidéo en disant, je retire mes condoléances. Retirer des condoléances sur un bébé de 5 mois, honnêtement, si tu n'es pas extrême droite racialiste, tu ne le fais pas. Donc j'ai compris quel genre de personne il s'agit. Et ces gens-là, je ne cherche ni à être ami avec eux, ni les rassurer, ni les comprendre, ni rien du tout. Je mène mon chemin pis c'est tout.
Ouais, voilà, moi j'en arrive à peu près à la même conclusion que toi, tu vois. Bon, le mec il t'explique, Bardella, il te dit tu ne pourras pas occuper d'emplois stratégiques. Si tu es binational, etc. Donc il te dit, tu n'auras jamais la même valeur qu'un blanc. Parce que je pense que, allez, je vais même me faire l'avocat du diable quand il dit binational, pas stratégique. Je pense que, tu vois, pour lui, un anti-est, c'est un binational. Je ne suis même pas sûr qu'il considère un anti-est. comme un français à part entière, tu vois. Donc, quelque part, on voit que c'est un truc, voilà. Et il ne faut pas penser que parce qu'il a un grand-père algérien, au contraire, je pense que c'est la partie de lui qu'il déteste, en fait, et ça lui donne davantage envie de faire ses preuves. Et peut-être qu'il traîne ça comme un boulet, en fait, et pas du tout comme une richesse, tu vois. Moi, je le vois plutôt comme ça. J'ai eu le même cas avec un Un syndicaliste policier, Mathieu Vallet, il s'en prenait tout le temps à moi sur les réseaux sociaux, sur Twitter, et je ne le connaissais pas. Je me dis, je n'ai pas de précédent avec lui, etc. Après, j'ai découvert qu'il était moitié algérien. Et après, j'ai découvert qu'il était frontiste. Tu vois, aujourd'hui, il est député européen à l'ARN. Donc tu te dis, ben en fait, ouais, les mecs, ils détestent cette partie-là d'eux-mêmes. Et quand ils te voient, toi, ben en fait, tu le renvoies à ce qu'ils détestent, dans ses origines, à lui. Tu vois ce que je veux dire ? C'est comme ça. Donc Bardella, je pense qu'il est un peu comme ça. Le Pen, on sait qu'il l'a torturé en Algérie, Jean-Marie, donc du coup, lui, il avait des raisons rationnelles d'avoir un mauvais souvenir de l'Algérie, que je ne valide pas, mais ça s'expliquait comme ça. Barbera, je pense que c'est vraiment la détestation de soi, en quelque sorte.
Quelqu'un pose cette question, il suffit de renoncer à sa binationalité, que tu en penses ?
Pourquoi ? A quel titre ? Je veux bien tout de suite, je renonce, mais explique-moi globalement ce que ça va m'apporter de renoncer à quelque chose que je procède. Toi, renonce à la moitié de ton compte en banque. Tu as assez pour vivre si tu as 100 000 balles sur ton compte. 50 000 te suffisent, donc vas-y, renonce à 50. Je veux dire, il y a un moment, il faut être convaincant dans cette logique. Qu'est-ce que tu m'offres si je renonce ? Et pourquoi moi, je renonce et pas mon voisin franco-portugais ou franco-italien ou franco-israélien ou franco-australien ? Pourquoi ? Je veux dire, à un moment, pourquoi moi, je dois toujours faire mes preuves ? Et qu'est-ce que tu m'apportes ? Tu vas m'accueillir comme si j'étais un vrai Français, un vrai Gaulois de souche si je fais ça ? Je veux dire, objectivement, on sait que ce n'est pas vrai. Donc, arrête de me demander des choses aussi absurdes, honnêtement. Voilà. Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en penses, toi, Aldo ?
Oui, oui, je suis d'accord avec toi. Je suis d'accord avec toi. Et en plus, j'aimerais dire à certains que certaines nationalités, on ne peut pas y renoncer. Par exemple, la nationalité algérienne, elle est automatique de naissance dans certaines conditions et on ne peut pas y renoncer. Il n'y a aucune procédure pour y renoncer.
Oui, et puis je vois les gens, alors je lis comme ça, je vois beaucoup franco-israéliens, etc. Moi, je n'ai pas l'obsession de me comparer aux franco-israéliens. Ils défendent très bien leurs intérêts, tant mieux pour eux. Je veux dire, aujourd'hui, vous voyez, je pense que c'est des Maghrébins qui écrivent ça. C'est l'heure aussi, peut-être, pour nous, entre guillemets, de faire du tri, c'est-à-dire chez nous, chez les nôtres, et puis de pouvoir aussi commencer à défendre nos intérêts de façon plus efficace. Les Franco-Israéliennes ont totalement raison, je veux dire, à leur niveau. Moi, je n'ai rien à leur reprocher, honnêtement. Je ne parle pas de politique internationale. Là, on parle de la France, voilà.
Oui, absolument. Merci. Merci beaucoup. Quelqu'un a dit que conversano était malade. Je ne sais pas si c'est vrai ou pas.
On lui souhaite la guérison ?
Absolument, j'allais dire la même chose. Et c'est très sincère. Je lui souhaite vraiment la guérison et je souhaite qu'il retrouve la meilleure partie de lui-même à un moment donné dans sa vie.
Par contre, comme ces soins sont certainement payés par de l'argent public, j'espère qu'il a cotisé avant. Parce que moi, j'en ai marre de payer pour les autres. Je ne sais pas si... Ah oui, toi, t'es au Royaume-Uni.
Moi je suis au Royaume-Uni, je cotise pas en France, je cotise ici.
Ah ok, bah ouais ouais. Voilà, parce que moi je cotise en France et c'est vrai que bon, il est malade, mais j'espère qu'il enverra un message pour tous nous remercier parce que voilà. Donc évidemment je suis un imbécile, parce que c'est un peu la logique et c'est leur discours à eux, tu sais, on paye pour les autres, l'argent public. Non, on lui souhaite la guérison et les meilleurs sont impossibles. Voilà, vive la France pour ça.
Ouais, absolument. Bon, merci en tout cas. Je pense qu'on va s'arrêter là vu le bruit, vu les conditions techniques. Je pense que c'est l'application. J'ai tenté tous les réglages pendant ce temps. J'ai même changé vers une tablette, ça n'a strictement rien changé. Je pense que c'est l'application de streaming qui a fait ça.
Voilà, bon bah écoute, on va pas se poser la question du pourquoi, du comment, en tout cas moi j'ai passé un bon moment, je pense que les gens ont largement compris tout ce qu'on avait à dire, voilà quoi. L'idée c'était de rassurer un petit peu les gens, ou pas d'ailleurs, ou pas, et donc bah allez-y, rien n'est joué ce soir, allez voter la semaine prochaine et puis voilà.
Absolument, absolument. Merci beaucoup d'avoir, merci beaucoup d'avoir été là, et puis on se retrouvera à une autre occasion. Merci. À marche, à bientôt.
Allez, salut.
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