Les Employés de META entrainent l'IA qui va les remplacer !

In this French‑language commentary, Aldo Sterone examines how Meta’s disastrous $80 billion metaverse gamble led to massive layoffs and a new strategy: remaining staff are forced to use monitoring software that captures every click and screenshot to train AI models that will eventually replace them. He draws parallels to past off‑shoring practices where workers trained their successors before being dismissed. Sterone then shifts to the broader AI industry, describing the rise of token‑based billing (e.g., Microsoft’s internal Claude deployment) and how companies quickly hit costly usage limits, prompting budget cuts at Microsoft and Uber. He argues that many AI services are currently subsidized or sold at a loss (citing OpenAI’s daily $40 million loss) and warns that once true pricing emerges, the perceived value of AI will sharply decline. Throughout, he critiques the lack of checks on CEOs, the short‑term profit‑driven mindset, and urges viewers to preserve their unique skills, as those will remain the only reliable asset in the future.
Chapters
Mes amis, bien le bonjour. C'est une question qui est revenue plusieurs fois sur ce canal, mais à chaque fois elle est mise à jour en fonction de ce que nous avons, de ce que nous avons de nouveau. Est-ce que l'intelligence artificielle va prendre mon travail ou est-ce que ça va détruire l'emploi? C'est quoi son impact, tout ça? Alors je vous raconte ce qu'on a eu cette semaine. C'est Meta. Meta, donc c'est Facebook. Faut savoir que Facebook a été renommé Meta, grosso modo, vers 2021-2022, quand son patron a décidé de créer le métaverse, qui était une erreur à 80 milliards de dollars. On était durant le COVID et il avait pensé que plus jamais les humains ne vont interagir comme avant, que la distanciation sociale, les masques, les QR codes et tout ça allait devenir une caractéristique permanente de la vie sur Terre, et qu'à ce moment-là, les gens vont se projeter dans une sorte de— regardez les graphiques— de dans une sorte de système là, dans le cloud. Et puis c'est comme ça que la vie va continuer. Il a investi 80 milliards de dollars sans que personne— tu sais, c'est ça le problème dans les entreprises, c'est que les entreprises, il y a le PDG. Moi, je comprends, c'est un humain, il peut se tromper, ça peut lui arriver, c'est pas un souci. Mais le problème, c'est qu'il y a personne pour lui dire non, il y a personne pour l'arrêter, il y a personne qui va dire à un PDG— anciennement, les rois avaient des fous, tu sais. Avec les fous, le fou du roi pouvait critiquer le roi, dire tout ce qu'il voulait, jamais il n'allait finir sur la potence. C'était quoi le but? Il avait un rôle. Si le roi commençait à trop déconner, il entend le fou qui lui dit quelque chose, alors peut-être sur le moment ça va faire rire l'assemblée, mais plus tard le roi quand il sera seul, il va réfléchir, il va se dire «Et s'il avait raison? Si cette critique était quand même valable?» Le problème c'est que chez les PDG, on n'a pas le fou du roi, on n'a pas le fou du PDG. Donc N'importe quel PDG, si demain je sais pas quoi, tu prends le PDG de McDonald's ou KFC qui dit «Eh, tu sais quoi, on va commencer, peut-être on va arrêter la viande, on va vendre des burgers végétariens, on va mettre des saucisses végétariennes et puis vendre des salades. Et ce qu'on va faire, on va dire que c'est une initiative pour le climat. Qu'est-ce que vous en pensez?» Je peux vous garantir que tout le monde autour va dire «Mais que c'est extraordinaire! Mais qu'est-ce que t'es génial!» et tout ça. Et puis il va le faire, la boîte va se ramasser, lui prend son parachute doré et part, et puis bon, il laisse tout le monde dans la mouise quoi. Donc ce qui s'est passé avec Meta, c'est que son idée à la base, fondamentalement, elle était mauvaise, mais personne ne lui a dit. Donc il a perdu 80 milliards de dollars et maintenant il est un petit peu dans, ouais, il doute un peu. Bon, le projet est en train d'être abandonné, ça c'est clair, mais bon, Maintenant, il faut faire des économies. Et comme très souvent, les employés sont la variable d'ajustement. Donc ce qu'ils ont fait, c'est bon, ben voilà, ils ont licencié 8000 personnes déjà. Deuxièmement, pour ceux qui restent, ils leur ont installé une sorte de système qui va entraîner l'intelligence artificielle avec leur travail. Anciennement, tu sais, ça m'est arrivé, bon, je suis parti avant que ça ne devienne sérieux. J'étais dans une boîte qui a condamné ses employés à former leur remplaçant avant de les virer. Ça signifie, la boîte britannique a délocalisé en Inde, et après ils ont dit aux gars au Royaume-Uni Bon ben, soit on vous vire aujourd'hui, vous partez là maintenant tout de suite sans rien, soit on vous garantit 3 mois de travail plus peut-être 3 autres mois de package pour partir. «En retour, vous entraînez les Indiens qui vont vous remplacer, vous leur dites tout.» Et donc des gens, parce qu'ils ont une famille, ils ont un toit à garder sur la tête, tout ça, ils ont formé des personnes qui ont pris leur travail par la suite. Donc, de la même manière aujourd'hui, les employés restant chez Meta, on leur a installé un système obligatoire sur leurs ordinateurs Il suit les clics, tous les comportements, il prend des captures d'écran sans arrêt, il envoie ça à un système pour entraîner une intelligence artificielle qui permet de voir comment on peut les remplacer. Et dès qu'il voit que cette intelligence artificielle entre guillemets commence à comprendre le travail des employés, eh ben on va les virer. Donc voilà, c'est toujours le même mécanisme. Avant c'était avec la délocalisation, aujourd'hui c'est avec l'IA. Maintenant, Il y a autre chose qu'on est en train de voir, et ça c'est très intéressant. C'est peut-être même un élément positif. Regardez. Il y a Microsoft, ouais c'est Microsoft, qui avait installé Claude, donc l'intelligence artificielle Claude, pour ses développeurs, et les avait forcés à l'utiliser. D'ailleurs, ils avaient même un écran avec combien de tokens, je vais expliquer le token dans une seconde, ils ont dépensé. Pourquoi? Au départ, quand l'IA est arrivée, c'était arrivé avec un système de genre, bah, tu utilises autant que tu veux. Mais aujourd'hui, on est en train d'aller de plus en plus vers une facturation de type token-based. Ça signifie, on va créer une unité de consommation, et plus tu interagis avec l'intelligence artificielle, plus ça va consommer ces tokens ou ces jetons. Et à un moment donné, il va falloir payer pour en racheter, pour recharger. Ce qui permet aux fournisseurs d'intelligence artificielle de facturer des sommes plus élevées. Mais alors attention, regarde ce qui s'est passé. Ils ont tellement utilisé l'IA, les développeurs de Microsoft, que Microsoft leur a dit «Arrêtez, stop, on vous arrête parce que c'est trop cher.» Certains dépensaient jusqu'à 2000 par mois d'intelligence artificielle. Et à ce moment-là, les gens de Microsoft ont dit «Non, non, pour ce prix-là, nous on préfère qu'ils travaillent sans ou qu'ils travaillent avec autre chose.» Uber a eu pareil, même problème. Uber, les développeurs, ils ont eu un budget annuel en janvier. Littéralement, en avril, ils avaient grillé tout le budget annuel. Donc qu'est-ce qui est en train de se passer? Comme d'hab, comme d'hab, les entreprises cèdent à l'avidité et après, elles se font punir exactement par où elles ont péché. C'est-à-dire, regarde, regarde celle-là. On va leur vendre de l'IA, pour pas trop cher. Et on va leur dire bon, vous virez tout le monde et vous laissez l'IA faire le travail et tout ça. Ils vont commencer à le faire, n'est-ce pas? Au bout d'un moment, on leur dit ouais, on va facturer maintenant par token, mais vous inquiétez pas, c'est pas trop cher. Après, ils se retrouvent avec 2 000 par personne, par poste de travail littéralement. Et puis après, ce qu'on va faire, on va commencer à augmenter le prix. Un jour, on leur dira ouais, mais c'est 10 000 par mois. Un jour, ce sera 20 000 par mois. Désolé, on vous a piégé, vous avez viré tout le monde, hein? Tout le monde est parti. Bon ben nous, on est désolé maintenant. «Il va falloir nous payer.» Donc en fait, si tu veux, la valeur créée par l'IA n'est pas très claire. Je te raconte, regarde, je vais te donner un exemple. Tu prends, mettons, pour peindre cet endroit, il y a un peintre qui me dit «Bon, pour 100 je te fais ça.» OK. Il y a un gars qui arrive avec un robot, il me dit «Moi, le robot, tu sais, pour 5 il te fait ça.» Tu vois, c'est 20 fois moins cher que le peintre. On a un robot, il est capable de peindre, tu le lâches, tu vas prendre un café, tu reviens plus tard, c'est peint. Ok, génial. Ça peut paraître génial, mais alors attention, je vais te dire là où c'est pas génial. Imagine que le robot, le prix réel, c'était 1000 pour la peinture, c'était pas 5 Mais en réalité, on me l'a vendu 5 dans une base de dumping pour juste m'habituer, pour le vendre moins cher, pour prendre, pour acquérir du client comme on dit, et que ça a été subventionné quelque part par des investisseurs. Pour juste montrer de l'adoption et augmenter la valorisation de l'entreprise. Tu vois, c'est exactement ce qui est en train de se passer avec l'IA. C'est ça, c'est en fait, ils sont en train de vendre à perte. Pourquoi, par exemple, comment il s'appelle, OpenAI qui font ChatGPT, je sais même plus le chiffre, c'est un chiffre assez ahurissant. Ils sont en train de perdre, je crois, 38 ou 40 millions de dollars par jour. Pourquoi? Parce qu'ils vendent à perte. Ça veut dire que si je prends cette histoire de robot et cette histoire de peintre. Moi je me dis bon bah tu vois c'est génial le robot machin et tout, j'ai plus besoin de peintre. Un an plus tard je ramène le gars, je lui dis écoute ton robot là j'ai besoin de peindre la salle de bain là, tu peux me le ramener? Il arrive, il me dit ouais mais c'est 1500 maintenant pour la salle de bain. Bon bah je dis écoute stop, je t'arrête là tout de suite, je vais appeler l'humain quoi, je vais appeler le gars. Tu vois en réalité une bonne partie de la valeur soi-disant créée par l'intelligence artificielle, c'est en réalité une valeur qui a été, qui est dumpée. Ça signifie, c'est du dumping, c'est de l'injection de trilliards d'argent de l'investisseur. Tu vois ce que je veux dire? C'est ça ce qu'on est en train de faire. Mais si on doit la payer à sa vraie valeur, si demain on te dit bon bah ton abonnement ChatGPT c'est 1200 par mois, si demain on dit à Microsoft, bon bah les tokens cloud que vous avez consommés, on est en train de parler de 60 000 par poste. Tu vas voir, ça a beaucoup calmé les initiatives. Parce que, je sais pas moi, tu prends Groq par exemple, tu prends Groq, celui de XAI, celui qui appartient à Elon Musk. Ben il n'y a aucune, je ne connais aucune entreprise qui utilise Groq pour développer par exemple, pour créer de la valeur. Groq il sert à quoi? Il sert à corriger des tweets. OK, il perd des milliards, tu vois, mais ça ne sert à rien d'autre que corriger des tweets. Donc un jour, on va se dire est-ce que ça vaut la peine? Est-ce que ça vaut la peine d'avoir tout ça juste pour que quelqu'un écrive Gros, qu'est-ce que ça, c'est vrai? Tu vois ce que je veux dire? Voilà, c'est ça. Donc oui, c'est intéressant, c'est intéressant ce qui est en train de se passer. On est en train de voir un shift et ce shift-là, il ira peut-être vers une autre valorisation de l'intelligence artificielle et peut-être que les prix vont corriger fortement. Voilà, mes amis. Mais c'est souvent comme ça, c'est souvent comme ça. Ils donnent des choses gratuits, gratuits pour t'habituer, puis après, après, ils vont serrer, ils serrent la vis. Voilà. En tout cas, ne perdez pas vos métiers, ne perdez pas votre savoir-faire, parce que je pense que c'est la seule chose qui sera réelle dans le futur. Merci, mes amis, d'avoir écouté jusqu'ici, et puis on se voit dans la prochaine vidéo. À très bientôt.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






