Les facteurs aggravants de la situation française

A French-language YouTube monologue arguing that France faces uniquely severe social tensions—approaching a pre–civil-war state—due to a combination of factors: the legacy of Algerian colonization, patterns of immigration (Maghrebi flows), radicalizing influences imported from Algeria, weakened assimilation/integration, and a fraught political/media environment under Macron. The speaker compares France to the UK and Algeria and concludes with commentary on the veil and defending non-veiled women.
Bonjour mes amis, aujourd'hui les américains ont dit qu'ils ont tué al-Baghdadi, le calife d'Isis. Bien sûr, ils ont dû le tuer avec une frappe ou un truc comme ça. Mais j'aime bien le narratif qu'il place autour. Il s'est caché dans un tunnel, il s'est entouré d'enfants et de femmes, il pleurait, puis à un moment donné, il s'est explosé, il a tué les enfants et tout ça. C'est un petit peu le narratif hollywoodien-américain. Ils avaient sorti quelque chose de pareil avec Bin Laden. Mais moi, je vais vous dire un truc. Autant j'ai pas de doute sur la veulerie, la lâcheté des califes passés et ceux qui s'en réclament aujourd'hui. Je vous ai fait des vidéos, je pense, qui étaient assez explicites sur ce qu'on peut attendre d'un calife et des gens qui le vénèrent. Par contre, le narratif américain, en général, de manière comme ça, général, je le considère comme faux jusqu'à ce qu'il m'apporte une preuve. Donc, pour moi, par rapport à ce qu'il raconte, c'est vidéo, n'est-ce pas ? Nous vivons à l'âge de la vidéo. Aujourd'hui, quoi qu'il se passe dans le monde, ça traîne sur Twitter, tu cliques, tu vois des vidéos, tout ça. Alors, pour moi, c'est soit vidéo, soit ce n'est pas arrivé. Aussi simple que cela. L'establishment américain ment par habitude. Pour eux, le mensonge, c'est une manière normale et habituelle d'expédier les affaires courantes. Et avec le temps, ils font de moins en moins d'efforts. Ça signifie qu'aujourd'hui, ils ne cherchent même plus à être crédibles. Ils nous racontent n'importe quoi. Et puis, nous sommes censés juste avaler ça. Je ne suis même pas venu parler de ça. En réalité, je suis venu parler d'autre chose. J'espère que la caméra ne trahit pas. J'espère que la qualité du son est bonne. Voilà, il y a quelqu'un qui m'a demandé pourquoi la situation en France, à mon sens, parce que je l'ai dit à plusieurs reprises, la situation en France est plus grave qu'ailleurs. En Europe, par exemple. Alors qu'on a l'impression que les paramètres sont relativement similaires. Alors, je vous raconte un truc. La France, je ne l'invente pas, c'est quand même un pays dont le président en exercice aujourd'hui parle et utilise le terme « guerre civile ». Vous comprenez. Si vous aviez besoin d'une démonstration de la gravité de la situation, voici un mot qui ne se prononce pas à la légère. C'est un pays aujourd'hui où la notion de guerre civile, au plus haut de l'État, semble être sur la table. Alors, qu'est-ce qui fait que, par exemple, si je compare à l'Angleterre, qui est un pays qui a des difficultés, n'est-ce pas, ou à l'Allemagne, qu'est-ce qui fait que la France est un cas singulier, est un cas particulier ? Je vais vous donner quelques éléments de réponse qui, à mon sens, il me semble que ces éléments-là ont une certaine pertinence par rapport à votre situation. Alors, tout d'abord, Effectivement, il y a eu de l'immigration en Angleterre, il y a eu de l'immigration en France. Donc, à toutes choses égales, pourquoi en France, il y a cette situation pré-guerre civile, alors qu'ici en UK, je suis désolé, il n'y a pas de guerre civile ici. Il n'y a aucune politique qui parle de guerre civile en Angleterre. Pourquoi en France, il n'y en a pas ? Alors, je vous donne quelques exemples. La France, en plus de l'immigration, on va dire musulmane, elle a un facteur aggravant qui est la mentalité de contre-colonisation. C'est une terminologie qu'on retrouve très souvent. Vous nous avez colonisés, donc nous venons maintenant notre tour de vous coloniser. Il y a cette logique-là qui n'existe pas en Angleterre. Pourquoi ? Vous regardez l'Angleterre. Quand elle a été tapée sur l'immigration musulmane, elle a voulu de l'immigration musulmane, elle l'a ramenée du Pakistan. le Pakistan a été créé par l'Angleterre. En 1948, ce qu'on appelait les Indes, ça comportait l'Inde d'aujourd'hui, le Pakistan plus quelques petits pays aujourd'hui comme le Myanmar ou la Birmanie. La France a ramené une immigration d'autres régions, du Maghreb en particulier. Elle n'a pas... Cette immigration-là, en tout cas pas nécessairement sur la première génération, mais avec le temps, est revenue vers la guerre d'Algérie, elle s'est recristallisée vers la guerre d'Algérie, et cette guerre-là commence à jouer un rôle très important dans le psyché et dans le fonctionnement mental d'énormément de gens qui s'en aient bien après cette guerre. Une des raisons, je vous donne une des raisons pourquoi, c'est par exemple, que il y a... là j'aimerais bien quand même être précis dans le discours. Vous savez, j'ai vu beaucoup de jeunes d'origine algérienne en France, ils sont nés en France, ils sont légalement français, ils détestent la France. Je pense que chez eux c'est une grande dissonance mentale que de détester un pays dont finalement, quand ils voyagent ou ils remplissent un formulaire, ils écrivent français, alors qu'ils ont la haine vers ce pays. De manière, si je compare par rapport à l'Algérie, les jeunes Algériens ne détestent pas la France. Les jeunes Algériens n'ont pas cette haine de la France. Que s'est-il passé ? Alors, les différents régimes algériens, pendant qu'ils faisaient la poche à l'Algérie, ont su communiquer sur la guerre d'Algérie. La guerre d'Algérie a été déclinée en livres, a été déclinée en films, a été déclinée en... Enfin, je vous passe. La guerre d'Algérie a été servie dans les écoles, dans les universités, dans les mosquées, à la télévision, de sorte que c'est un discours anti-France. qui a été créé, mais en fait il a été créé pour la consommation intérieure algérienne à la base. Parce qu'il faut bien que le peuple se focalise sur un ennemi, un ennemi extérieur de préférence, pendant que ses élites sont en train de lui faire les poches. C'est un classique, on ne trouve pas qu'en Algérie, on le trouve ailleurs aussi. il y a besoin d'ennemis extérieurs qui permettent de focaliser. Ça peut être le terrorisme, ça peut être Al-Baghdadi, ça peut être la France. D'ailleurs, vous regardez en Algérie, c'est quand même un des rares pays qui, dans l'hymne national, cite de manière explicite la France. Vous pouvez regarder partout. Vous ne trouverez... Moi, je n'ai pas pu trouver. Peut-être que ça existe, mais moi, je n'ai pas pu trouver. Vous ne trouverez pas un autre hymne national au monde qui cite nommément un autre pays. D'accord ? Ça c'est très particulier. L'hymne national algérien incite la France. Et il est joué en France, dans les stades et ailleurs, il est joué. C'est vrai que les Français semblent s'accommoder très bien de cette situation-là. Moi je ne vais pas être plus royaliste que le roi. Alors, ce que je disais c'est que l'algérien, lui, L'algérien, lui, reçoit ce discours, mais il arrive à le nuancer. Parce qu'il sait bien que c'est un discours qui vient d'une élite à laquelle il ne fait jamais confiance. Il sait que c'est une élite qui est en train de... Ne sera-ce que par exemple chez nous, on a vu que le nombre en Algérie, on a vu que le nombre d'anciens combattants a augmenté avec le temps. Et dans nos familles, on nous raconte, on nous raconte énormément d'histoires qui font qu'avec le temps, on a peut-être une appréhension plus juste, plus équilibrée de ce qui s'est passé entre 54 et 62 en Algérie. Par contre, De manière indirecte, il y a une victime et un destinataire qui n'étaient même pas prévus dans l'équation qui est le français d'origine maghrébine en France. Celui-là reçoit le même discours parce qu'il est plus connecté à sa culture d'origine. qu'à la culture française. Pourquoi ? Parce que la France a cessé d'assimiler, a cessé d'intégrer, et honnêtement, assimiler à quoi intégrer, s'intégrer à quoi, ça c'est un autre sujet. Mais je connais aujourd'hui des français, des français de souche si vous permettez, des français sur 15 générations, qui ne se reconnaissent pas dans la France d'aujourd'hui. Comment pouvez-vous demander à quelqu'un d'une première, deuxième ou troisième génération de venir, et en plus d'une culture super éloignée de la vôtre à la base, de venir s'identifier à une culture à laquelle vous-même vous êtes de moins en moins à vous identifier. Vous voyez, c'est une bonne question celle-là. Voilà, de sorte que souvent des gens trouvent refuge dans leur culture d'origine, dans la culture de leurs parents ou de leurs grands-parents, et vont s'y connecter. Et donc ils vont ramasser un certain nombre de travers, mais ils n'ont pas la possibilité de les nuancer, parce qu'ils ne vivent pas en Algérie, ils vivent en France. Et donc à ce moment-là, ça va créer un discours anti-français, ça va créer un discours où vous nous avez colonisés, on va vous coloniser la gueule, etc. Et il y a cette logique-là. Le Pakistanais, lui, n'a pas envie de coloniser l'Angleterre. Vous voyez le truc ? Oui, il a des problèmes liés à sa culture. Oui, il a des problèmes liés à sa religion et la pratique de celle-ci. Oui, je ne les nie pas. Mais ils n'ont pas de facteur aggravant comme vous, vous en avez. Donc ça, c'est un élément quand même qui mérite discussion. Aussi, autre chose, quand on regarde l'islamisation, L'islam se décline d'un pays à l'autre. Moi, je trouve que l'islam d'Algérie est plus dur que celui de l'Arabie saoudite. J'étais, je pensais le contraire pendant longtemps. Jusqu'au moment où j'ai rencontré les Saoudiens. Les Saoudiens comprennent bien leur histoire, comprennent bien leur religion. Là, je dis bien leur religion. Elles les naissent dans leur pays. C'est la religion de leurs ancêtres. Ils vivent sur la terre où cette religion est née. Donc, ils la connaissent très bien. Et ils en connaissent aussi les limites, les travers. Pourquoi ? Parce qu'ils vivent sur cette terre. C'est un peu comme l'Algérien qui vit en Algérie a un meilleur rapport, un rapport plus équilibré avec la guerre d'Algérie parce qu'elle est arrivée sur cette terre là, qu'un migrant de deuxième ou troisième génération qui vit, je ne sais pas, à Roubaix ou dans le 93. Vous comprenez ? il n'est pas sur la terre de cet événement-là. Donc, il en a une vision qui est fondamentalement faussée. Le Wahhabite, j'ai parlé à des Wahhabites, ils n'ont pas une vision faussée de l'islam ou de la religion. Ils ont une vision parfois même assez critique. Ils se considèrent toujours musulmans, mais ils savent les limites de leur religion. Elle s'inscrit dans un cadre rempli. Et donc, en même temps, ils vivent la religion, mais ils vivent aussi leur vie. D'ailleurs, Vous avez entendu beaucoup de saoudiens rouler avec un camion sur des gens ? Vous avez entendu beaucoup de saoudiens qui viennent mitrailler dans des salles de spectacle ? Non, il n'y en a pas. Il n'y en a pas et il n'y en aura pas. Alors, bien sûr, l'establishment saoudien a été accusé à de nombreuses reprises, et souvent en juste titre, de financer des groupes terroristes dans le monde. Oui, c'est vrai, des groupes islamistes. Mais je peux dire la même chose. de Washington, je peux dire la même chose de Londres, je peux dire la même chose de Paris. Quand même, François Hollande dit que la France a livré les armes à Daesh. D'accord ? Donc dans ce sens-là, je ne vais pas vous considérer comme des wahhabites parce que votre pays soutient des égorgeurs qu'il appelle rebelles modérés. Voilà, les Saoudiens n'ont pas de contrôle. Donc, l'islam, quand il arrive, quand il est arrivé dans cette offre islamique dure, cette offre islamique brutale, Quand elle est arrivée en Algérie par exemple, elle a créé des individus particulièrement radicalisés. Durant la guerre civile en Algérie, beaucoup de ces individus sont partis en France. Je ne peux qu'en tant qu'algérien, je ne peux que remercier la France d'avoir servi de déchetterie littéralement. Ils ont pris des gens d'Algérie que aucun pays normal, sensé, tout ça n'aurait pris. C'est des gens qui appartenaient au GIA, qui appartenaient à l'AIS, à différents groupes armés, tout ça. ont eu le meilleur accueil en France. Donc, ça a formé des noyaux déjà de radicalisation, parce que la radicalisation marche de proche en proche. Par exemple, vous avez un type qui rentre en prison et se radicalise, et pourquoi ? Parce qu'il a été en contact avec un certain nombre de personnes. Ces personnes-là, qui ont été essémées dans la société française, qui était une société française, qui avaient des migrants de deuxième, troisième génération, qui avaient un manque d'intégration énorme, un manque d'identification à leur pays, qui avaient déjà des griefs, Quand il regardait la guerre d'Algérie à travers un prisme complètement déformant, tu leur rajoutes une couche d'islamisation, puis t'obtiens la situation qui est actuelle, la situation où le président vient parler de guerre civile. Cet islam-là est dur. Cet islam-là arrive sur un terrain complètement miné. Il arrive chez des gens qui ont changé d'ethnie par décret, littéralement, qui se prennent pour des Arabes alors qu'ils ne le sont pas. Il arrive chez des gens qui ne parlent pas arabe en général. Je suis désolé, je n'ai rien moyen de parler pas arabe. On parle algérien en Algérie. Certains parlent kabyle. Mais l'arabe classique, la majorité des algériens ne le maîtrisent pas. J'ai rencontré des wahhabites à Londres, ils m'ont dit que... Quand j'enquête, j'enquête, je vais parler aux gens. Ils m'ont dit que j'aurais parlé en arabe classique et beaucoup de... Ce qui n'est pas parfait d'ailleurs chez moi. Mais je peux lire des livres, je peux communiquer, je peux parler, etc. Ils m'ont dit le problème, eux-mêmes m'ont dit le problème avec nos frères d'Algérie, c'est qu'on a du mal à les comprendre. Ils m'ont dit on ne les comprend pas, ils ne parlent pas arabe. C'est des gens qui se prennent pour des arabes. Donc on est dans un terrain, ethniquement parlant, on est sur un terrain qui est complètement miné. Il y a eu beaucoup de falsifications, mensonges, manipulations au cours de l'histoire qui ont fait que... Voilà, donc... On arrive en France aussi... Pourquoi le terrain est mauvais en France ? Par exemple, ici en Angleterre, bien sûr nous avons nos gauchistes, qu'ils soient dans la justice, dans les médias et tout, mais nous avons les gens de droite, nous avons une vraie presse de droite ici, nous avons une vraie presse conservatrice. Prenez le Daily Mail qui est un journal conservateur, si je ne m'abuse, c'est le journal qui tire le plus en Angleterre. Et il n'est pas financé par les impôts des gens, par l'État. Vous voyez ce que je veux dire ? Des Zemmour. Vous, vous avez un Zemmour, vous allez... Pardon, vous allez nous faire... Vous allez chier une pendule, comme on dit vulgairement, à cause de M. Zemmour. Des Zemmour, ici, on en a 13 à Lausanne. On en a plein. Et y a personne de l'autre côté qui gueule pour les faire taire. Je veux dire, si ça te plaît pas ce qu'ils racontent, ben tu vois, tu racontes l'inverse. Et bien sûr, ici, la gauche ne se gêne pas pour raconter l'inverse. Mais en même temps, on a des voix de droit, des voix conservatrices, etc., qui peuvent s'exprimer. Voilà le truc. Alors qu'en France, bon, voilà quoi. Si demain, Zemmour décide de s'exporter au Japon, aux États-Unis, ça sera fini. Personne. Vous n'allez entendre que des discours aseptisés tous les jours. Enfin. Je veux dire, la France, c'est un terrain C'est vrai que beaucoup de pays ont fait une erreur, même Mme Merkel l'a admise, le multiculturalisme n'a pas marché et tout ça. Oui, beaucoup de pays se sont laissés entraîner avec une immigration brutale, rapide, anarchique, incontrôlée, des pays instables et tout. Et ils ont obtenu très rapidement un merdier. Et bien sûr, c'était complètement C'est tellement ahurissant qu'ils eussent pensé que ça allait bien se terminer que personnellement, je ne leur donne même pas le bénéfice du doute. Moi, je crois qu'ils savaient ce qu'ils faisaient. Ils savaient ce qu'ils faisaient. Ça a été fait exprès, ça a été fait à dessein. Et ils ont obtenu réellement ce qu'ils voulaient obtenir à la fin. Alors on peut aujourd'hui trouver des politiques, des hommes, des femmes politiques dépassés par la situation, comme par exemple Macron. Macron, lui, qu'est-ce qu'il veut ? Macron, il veut survivre. Macron, il veut juste pas. Il a dit le mot « guerre civile ». On a entendu récemment le mot aussi « nous vivons face à face », qui rejoint à peu près la même chose. Lui, ce qu'il veut, c'est pas lui qui a causé ça. Lui, il est arrivé, ça a commencé, il était même pas né. Il a merdier, il est dans une situation préinsurrectionnelle. Il veut faire quoi ? Il n'a pas envie que son nom soit dans le livre d'histoire comme quoi c'est le gars qui a causé la guerre civile. Parce que Macron, moi j'appelle Gamay, il faut rendre à César ce qui appartient à César. Je dois dire à sa décharge que lui, quand il est arrivé au pouvoir, la situation était déjà assez merdique. Il va faire quoi, à votre avis ? Il n'a pas envie de son nom dans le livre d'histoire. Qu'est-ce qu'il fait ? Il veut gagner la paix. Il veut chercher la paix. Ramener des gens au silence. S'il y a des voix qui dérangent, on les ramène au silence. S'il y a des compromissions à faire, il faut les faire. S'il y a des soumissions à faire, soumettons-nous de manière stratégique. S'il y a des gens qui se soulèvent, s'il y a des intifadas à droite, à gauche, on laisse faire. On bombarde d'argent. On balance l'argent par hélicoptère là-dessus, avec des plans banlieue, des plans machin, juste pour que ça tienne le coup. Puis bon, voilà, premier mandat fini. Deuxième mandat, il arrive face à Marine Le Pen. De bien entendu, il le remporte. C'est clair, je veux dire, je peux vous en parler si vous voulez, mais ce sera la vidéo la plus ennuyeuse de la Terre. Vous expliquer, je veux dire, je n'ai pas besoin d'une boule de cristal, je n'ai pas besoin de, je ne sais pas quoi, pour vous dire que Front National face à Macron, on est clair, ça me semble une évidence. Je peux développer, mais je n'ai pas envie d'embêter mon audience. Je pense que c'est une évidence, c'est Macron qui passe. Donc, les Français votent comme leur disent les faiseurs d'opinion. Les faiseurs d'opinion, c'est qui ? Les faiseurs d'opinion, c'est les humoristes, les chanteurs, les sportifs, les acteurs qui vivent à Los Angeles, qui sont encore des footballeurs, des ex-boxeurs, des cyclistes. Je veux dire, vous n'avez pas eu de chance, c'est tout ce que je peux vous dire. Et puis, donc, ceux-là, ils parlent à l'électorat, et l'électorat, bien sûr pas l'électorat comme vous, vous venez regarder un type qui parle dans sa voiture, il parle en ligne, je veux dire, d'accord, vous avez fait un effort qui vous permet probablement d'avoir construit une opinion personnelle. Vous votez comme vous votez, mais au moins c'est construit. Mais il faut croire que la plupart des gens ne sont pas comme ça. La plupart des gens, voilà, on leur dit... Il y a un humoriste qu'ils aiment bien, il passe à la télé, il dit, moi, j'en ai ras-le-bol, tout ça. Si ça passe, si le franc national passe, moi, je quitte le pays. Bon, voilà, je dis franc national, je suis comme ces vieux qui comptent un ancien franc. Mais bon, voilà, c'est comme ça. Je sais que ça ne s'appelle pas franc national. Vous comprenez. Je ne sais pas quelle idée ils ont, d'aller le changer en rassemblement national, je veux dire. Ça change rien, quoi. Alors, je disais que... Je disais quoi, déjà ? Je sais même plus ce que je disais. Oui, des fois, je... C'est un truc, probablement, c'est mon côté tiermandiste. Je réfléchis en... J'ouvre quelque chose, après, je subordonne mon propos à un autre, puis à un autre, puis à un autre. Ça fait poupée russe. Et puis, au bout d'un moment, il faut remonter. Il faut remonter le fil. Je disais quoi ? Je vieillis. Il faudra peut-être, le temps est venu que je prépare mes vidéos, que j'arrive avec une feuille. Ça fait un peu fil d'Alcastro quand même. Enfin, mes amis, je crois que le message est passé malgré tout. Macron ne veut pas de guerre civile pendant son mandat. Alors je peux vous dire un truc. Mais ça, c'est très, comment dirais-je, c'est très cynique ce que je vais vous dire. Il finit son premier mandat. Il fait son deuxième mandat. Après, quand ils sentent que le merdier est vraiment là, que là, là, ça va exploser, quoi. Là, il y a un kebab qui tombe par terre, c'est la guerre civile. Je veux dire, ils savent qu'on a atteint ce stade. Ils font quoi ? Ils laissent passer le Front National. Ils laissent passer le Front National. Stratégiquement, tu le laisses passer. Ils passent. Pratiquement, la Marseille n'a pas fini. Que le merdier commence. L'histoire retiendra quoi ? Retiendra que voici un pays qui était stable, qui était bien, qui fonctionnait, qui avait des institutions. Puis soudainement, parce que le populisme a gagné, parce que l'extrême droite a gagné, parce que la haine d'antan nous surinait au sujet des dangers qu'elle représentait pendant des décennies, cette haine a fini par casser le barrage des républicains. Et la haine arrive au pouvoir, et dans les trois minutes, c'est incarcéré. La faute à qui ? C'est clair, t'es là, t'es sur place. Je veux dire, on te donne un pays qui n'est pas en guerre civile, puis maintenant il est en guerre civile. C'est la faute à qui ? Voilà. Je veux dire, t'as les apparences contre toi. C'est clair. Donc, oui, enfin, je ne devrais pas en dire plus, je pense. Je pense, je devrais m'arrêter là. Quant au voile, je veux dire, là, il vient de faire 20 ans, là on est littéralement en 2035, 2040. Il y a pratiquement les féministes, la classe politique, les artistes, les intellectuels, les penseurs, toutes les forces progressistes, les forces vives, la jeunesse de ce pays qui est derrière le voile. Honnêtement, même en Iran, même en Algérie, on n'a pas, le voile ne fait pas autant d'unanimité que dans votre pays. Je vous dis, je veux dire, Pour la France d'aujourd'hui et la France de demain, je pense, je dis aux gens qui sont de mon banc, qu'il faut arrêter de lutter contre le voile. il faut plutôt lutter contre, pour les droits des femmes qui ne le portent pas. Je crois que ce combat fera plus de sens dans le futur, parce que le problème c'est que, au bout d'un moment, les rares femmes qui osent se balader sans voile, dans une société où le voile est partout, ces femmes-là, elles ont du mal, les dernières résistantes. Moi je dis que ces dernières femmes qui sont des îlots de résistance, c'est celles-là qu'il faut défendre aujourd'hui. C'est là où la tolérance doit se placer. Permettez Permettez que dans ce pays, voilà, qui devient comme l'Iran, permettez qu'il y ait au moins des femmes qui ne portent pas le voile et permettez-leur de vivre, permettez-leur de circuler, permettez-leur d'aller dans des lieux publics, de marcher sur le trottoir sans se faire insulter, invectiver ou recevoir des pierres sur la figure. Voilà. Je vous laisse. Je vous laisse avant que j'en dise trop. Et puis, on se voit une autre fois, mes amis. Merci d'avoir été là.
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