
Monologue improvisé d'un créateur francophone discutant de sa sensibilité au bruit et à la lecture labiale, de son introversion/extraversion, et d'une critique sociale large: polarisation politique, fake news, écologie punitive, luttes symboliques (LGBT, écriture inclusive) instrumentalisées par le capital, et inégalités économiques. L'auteur mêle expériences personnelles (supermarché, vie quotidienne) et réflexions politiques-sociologiques, appelant à privilégier des luttes matérielles plutôt que symboliques.
Mes amis, bien le bonsoir. Je squatte le canal d'Aldosterone. J'improvise une vidéo, je ne sais pas dans quelle direction elle va. Nous le découvrirons ensemble. Vous savez, je vis dans un monde de silence. J'ai ce point commun. J'aime à penser que j'ai ce point commun avec le commandant Cousteau, un héros de mon enfance. Et je suis dérangé par le bruit. Tout le monde est dérangé par le bruit. pas différent des autres. La seule différence c'est que mon temps de réaction par rapport à un bruit ou combien de temps je peux le supporter, j'ai remarqué que ce temps-là est extrêmement court quand je le compare aux gens autour de moi. C'est-à-dire que par exemple si quelqu'un allume une télévision et que le son est fort, Généralement, la personne va réduire le son, toute la manœuvre va prendre 3-4 secondes. Moi, je suis déjà comme ça, j'ai les yeux fermés et dans ma tête passent des images de télévision qui passent par le balcon, n'est-ce pas ? Qui traversent le balcon et qui tombent et qui éclatent comme ça au sol. Le temps de compter jusqu'à 3, littéralement. Malgré cela, malgré cela, Suite à la vague masquatoire de ces dernières années, cette vague-là m'a permis de découvrir quelque chose que je n'aurais jamais pu découvrir en d'autres temps. C'est-à-dire que j'ai constaté que j'avais du mal à comprendre les gens quand ils parlaient, de sorte que j'ai découvert que nous avons besoin de d'entendre les voix, mais aussi de lire sur les lèvres aussi en même temps et que quand il n'y avait pas cette possibilité de lire sur les lèvres, la communication était dégradée de manière assez impressionnante. Je peux quand même écouter la radio sans avoir besoin de lire sur les lèvres des gens, sauf que peut-être que les gens qui travaillent à la radio ont une forme d'articulation particulièrement soignée, qui est soignée justement parce qu'ils savent que les gens ne les regardent pas. donc ils sont obligés de compenser quelque part. En fait, ceci m'a conduit à mieux observer les visages des gens une fois que les masques sont tombés. Je suis arrivé au constat aujourd'hui, assez triste par ailleurs, J'ai l'impression de vivre dans un monde de grimaces, de gens qui font la tête. On dirait un Mardi Gras qui a mal tourné. Je vois des gens autour de moi. La dernière fois où j'ai fait ce constat, c'était cet après-midi, j'étais dans un supermarché. Je regardais les gens passer et j'avais l'impression qu'ils faisaient tous la tête. Je ne voyais pas un sourire, je ne voyais pas un regard qui s'accrochait, que ce soit chez des enfants, chez des hommes, chez des femmes de tous les âges. Ça m'est arrivé il y a quelques mois aussi d'avoir remercié très chaleureusement une caissière parce que j'étais dans un patelin perdu un peu loin d'ici et puis à un moment donné nous manquions de nourriture donc j'ai été au supermarché. Il y avait une caissière comme ça très très sympa, très extraverti, n'est-ce pas ? Il m'a demandé comment j'allais, tout ça. Il a engagé la conversation. Et j'ai réalisé que c'était la première conversation, le premier sourire que j'avais avec un humain, en dehors de mon cercle de médias bien sûr, depuis pas mal de temps. Alors je me demande ce qui se passe. J'ai commencé à constater cela. Je ne saurais pas vous dire si avant c'était différent. Peut-être qu'avant je n'y étais pas sensible. Peut-être qu'avant je... Je ne le remarquais pas, aujourd'hui je le remarque. Alors, une des explications que j'ai, dans mon fort intérieur, et où la livre s'en retenue, comme j'ai toujours fait, je me dis, est-ce que c'est moi ? C'est mon monde ? Peut-être c'est... Je me dis, c'est peut-être ta tête ! Vous voyez, je me dis, bon, t'as une tête de rebeu, c'est clair que... Les gens, ils voient le rebeu passer, ils vont détourner le regard, regarder au sol, faire la tête, faire la tranche, faire la face d'un joueur de poker parce que c'est en ta présence, c'est parce que t'es là. Mais que quelqu'un d'autre d'une complexion différente ou quelqu'un d'autre trimballant une ure différente que la tienne, traversant la même foule, pratiquement au même moment, il la verrait différemment, il aura une interaction avec elle beaucoup plus sympathique, je ne sais pas. C'est ce que je me dis. A moins que les gens, ils soient tous comme ça. L'explication, l'autre option, c'est qu'il sent comme ça, naturellement et avec tout le monde. Cette explication, je la trouve autrement plus effrayante. Je préfère presque l'option de la discrimination. Vous savez, je vais vous dire un truc, je vous disais que j'ai besoin de lire sur les lèvres, mais en même temps je peux écouter la radio. Vous savez, partie de ces contradictions qui sont vraies, les deux en même temps, la vie est faite comme ceci, la vie n'est pas faite de 0 et de 1. Vous savez, la logique, on apprend la logique binaire à l'école, tout ça, 0, 1, la table, vous savez cette table où on met des 0 et des 1 et tout ça. Et cette logique, elle est bien pour les situations simples. Quand on travaille en informatique, par exemple, le monde de l'informatique est un monde simple. Même quand il y a un programme extrêmement compliqué, en réalité, il est divisé en une multitude de petites instructions, chacune extrêmement fondamentale, extrêmement simple. L'humain ne peut pas faire ça. L'humain ne peut pas prendre une situation humaine compliquée et la diviser en petits éléments. Bien sûr, on tente de le faire quand on a un gros projet, ou autre, on va tenter de diviser un gros projet humain en petits projets, c'est possible. Mais au moment où on appréhende les situations de la vie de tous les jours, on ne pourra pas les réduire à des 0 et des 1. Et c'est pour ça qu'on ne pourrait pas les réduire à cette logique binaire. Le problème, c'est que beaucoup de personnes pensent que cette logique binaire, faite de 0 et de 1, peut s'appliquer à tout. et qu'il n'y a pas d'échappatoire à cette logique-là. Et donc, il reste coincé dedans. Je suis par exemple, regardez, je suis en train de faire une vidéo devant vous. Je suis très content d'avoir plus de 100 000 abonnés sur ce canal. J'ai d'autres canaux, tout ça. Donc, je suis censé être un extraverti. Je suis censé. Mais en fait, je ne le suis pas vraiment. En réalité, j'ai du mal à parler de moi. Je parlais de moi durant cette vidéo, au début, là, les premières minutes, en vous parlant de visage, tout ça. Ce n'est pas un discours. Ce n'est pas un exercice avec lequel je me sens confortable. Je me sens plus confortable de vous parler de Pelosi ou vous parler d'un 727 qui se viande dans une paroi rocheuse. Je suis plus à l'aise de vous parler d'autres choses. Je suis plus à l'aise de parler des autres que de parler de moi. Très difficile de parler de moi. Quand je dis le jeu, le jeu, il sonne à l'intérieur comme un bruit très particulier, une sonorité très particulière, un peu violente, un peu forte. C'est pour ça que des fois, Vous regardez mes vidéos sur l'aviation, il y a des vidéos de 45 minutes où le jeu n'est même pas utilisé, en fait. C'est comme ça, les deux sont vrais. Je suis introverti, extraverti. C'est peut-être introverti dans la substance, extraverti dans la manifestation. Et nous sommes très nombreux, nous sommes tous, nous avons énormément de contradictions que nous trimballons. Mais en réalité, ce n'est pas des contradictions, parce qu'une vraie contradiction, ces deux choses, ces deux éléments qui viennent en conflit et qui s'expriment sur le même plan. À ce moment-là, ça bouffe de l'énergie, il suffit d'une seule contradiction dans un cerveau pour faire tomber toute l'intégration d'un humain, pour faire tomber toute la structure interne, ou à la rigueur, la compromettre, la fragiliser. Mais quand on a des contradictions d'apparence qui parfois, et souvent même, correspondent à des choses qui s'expriment dans des plans différents, comme le plan de la manifestation et le plan de la substance, qui sont deux plans différents, C'est comme deux avions qui foncent face à face et tu les vois dans le ciel bleu foncer face à face et puis finalement ils passent l'un en dessous de l'autre parce que tout simplement ils ne sont pas dans le même plan. Il n'y a pas vraiment de conflit. Même si en apparence il y en a un ou de loin il y en a un, quand on regarde dans le détail il n'y a pas de conflit. Je ne sais pas pourquoi je voulais commencer par ça. Ça me manque ce genre de monologue. Je me dis que ce genre de monologue que je suis en train de faire là maintenant, j'aurais été peut-être plus à l'aise de les faire si j'avais 300 abonnés. Quelque part, le risque quant à 100 000 abonnés, je vais te dire lequel, c'est que... Je me sens peut-être un peu moins libre quelque part, parce que tu me dis, il y a beaucoup de gens qui regardent, je n'ai pas envie de faire perdre leur temps. Il y a peut-être une pression de performance qui n'existe pas quand tu as 300 abonnés. Voilà, et j'essaie de ne pas changer, j'essaie de rester la même personne, quoique j'évolue inévitablement dans le temps, dans l'espace au fur et à mesure que j'avance et nous le faisons tous. D'ailleurs, heureusement, heureusement, on n'a pas envie d'être une sorte de constante, de constante quelque part dans un monde qui, dans un monde qui, lui, est en mouvement. C'est vrai que c'est important. Vous savez, il y a aujourd'hui une des conversations qui m'a frappé aujourd'hui. C'est un ami qui m'a dit, je vous le livre tel qu'il me l'a dit la question, il m'a dit mais pourquoi la droite sent si teubé que ça ? Pourquoi il sent si teubé que ça ? Il faisait allusion à l'imam, à l'imam, à l'expulsion de l'imam Ikyusen, oui, Kosen, grosso modo ça ne te quiche pas, que certains, ce qu'on appelle des ténors de la droite soutiennent. Alors, ce qui est drôle, j'avais lu un article dans un journal américain il y a quelques semaines. Je ne me rappelle plus de l'article, je ne l'ai pas... J'aurais voulu et j'aurais dû même le partager en sentant cet article avec vous. Et dans cet article, le journaliste, vous savez ce qu'il a raconté ? Il avait interviewé, je crois que c'était un... C'était quelqu'un de l'État américain. Et il expliquait ce gars, c'est très intéressant, parce que c'est leur mentalité, leur façon de penser, très importante. C'est comme ça qu'on peut prévoir leur move, parce qu'ils se livrent assez peu, ces gens. Ce n'est pas des gens portés sur le divan, donc ils se livrent très peu. Mais les fois où ils parlent, il faut les écouter parce qu'on très peu de mots. Ils disent beaucoup de choses et ça permet de comprendre leur mentalité. Et une fois qu'on comprend leur mentalité, on arrive à les prévoir plusieurs fois à l'avance. C'est pour ça qu'ils parlent peu, d'ailleurs, parce qu'ils savent que plus ils parleront, plus on pourra les prévoir. Ils ne veulent pas. Alors, il disait qu'il y a un certain nombre de déclencheurs très prévisibles qui permettent de... de gérer la droite et potentiellement même lui faire perdre son énergie. Il donne des exemples, il dit tu fais un truc même symbolique, qui n'a vraiment aucune portée, qui en pratique ne sera ni appliqué, ni applicable, ni changera quoi que ce soit la réalité, mais voilà, il y a des constantes, genre tu fais un truc dans la direction de l'avortement par exemple, pro-avortement, tu fais un truc pro-migrant, tu fais un truc pro-LGBT, un truc comme ceci. et il a dit tu le fais, et tu regardes la droite, ils vont immédiatement se mettre en ébullition. Tu vas voir que leurs ténors vont commencer à crier sur les toiles, tu vas voir que leur base va commencer à s'exciter sur les réseaux sociaux, et tout ça, et que t'as l'impression que réellement t'as jeté un pavé dans la mare, et après tu les laisses un petit peu bouillir dans leur jus comme ça. Et puis, plus tard, ce que tu peux faire, il l'expliquait, tu peux faire un truc inverse. Tu peux, par exemple, expulser quelqu'un, tu peux prendre une position un peu rigide par rapport à une valeur traditionnelle ou autre, même si ça ne changera rien sur le fondamentalement. Et tu vas voir que soudainement, ils vont tous aller courir soutenir. Ils soutiendront même la personne la plus infâme, la personne qui est contre l'eau, leurs propres intérêts. pour peu que cette personne soit de manière ponctuelle, porteuse d'une symbolique à laquelle ils adhèrent. Donc ils n'ont pas vraiment, pour beaucoup d'entre eux, ils sont très prévisibles, ils n'ont pas de distance par rapport aux choses. Je pense qu'ils devraient sortir, probablement, sortir de cet instinct de réaction, de réagir toujours aux choses, et aller vers une conscience, une conscience plus globale de ce qui se passe dans notre monde, des forces, des enjeux, puis regarder un petit peu les choses de loin, essayer de dézoomer, regarder sur un plan un peu plus large qu'ils le font. Mais c'est vrai que parfois, c'est presque trop demandé à certains d'entre eux. Alors, j'ai eu l'idée en roulant, en venant dans ce parking, j'ai eu l'idée de créer, même si je procédé est assez... on ne peut pas soutenir un tel procédé, mais j'avais envie de créer une fake news, voilà, comme on dit, une fausse nouvelle. J'avais envie de créer un imam, appelons-le un nom qui fasse peur, il faut un nom qui est frais, un petit peu comme ça. L'imam Rabbuddin Al-Avrani. Rabbuddin Al-Avrani. Alors, cet imam-là, M. Raboudine, comme on la parlera très vite sur BFM, donc M. Raboudine, il officie à Vitry. J'aime bien Vitry comme ça. Vitry, c'est un des endroits en France, je ne sais même pas où ça se trouve, par ailleurs. Je ne suis pas mieux qu'un autre, en réalité. Et Vitry, j'ai toujours vu cet endroit que je n'ai jamais visité de ma vie. Je n'ai pas le projet de le faire dans le futur, mais bon. J'ai toujours vu cet endroit associé à des faits divers assez sinistres ou à des informations extrêmement négatives, de sorte que ça n'a pas beaucoup d'attrait. Je ne me vois pas, je me vois mal à la vitrine et envoyer une carte postale. Jean-Ré, j'étais à Vitry, I love Vitry et l'envoyer. Alors peut-être je suis peut-être je suis injuste envers cet endroit. Je devrais peut-être le visiter. Toujours est-il. M. Raboudine, il officie à Vitry, dans une cave. Je ne sais pas s'il y a des caves, mais mettons qu'il y a des caves à Vitry. Donc il officie dans une cave. Il a été déjà condamné pour atteinte à la sûreté de l'État. Il est fiché S. Il est franco-algerité. Alors là où j'ai une grosse hésitation, c'est franco-marocain ou franco-algérien ? Qu'est-ce qui effraie le plus ? J'ai un léger penchant pour franco-algérien. Il est franco-algérien, n'est-ce pas ? Non, non, pas franco-algérien. Je me suis dit qu'il est franco-algérien, ils ne vont pas pouvoir l'expulser. Toute la base de me fake news, c'est entendre les ténors de la droite appeler à son expulsion d'un imam imaginaire, si vous voulez ce que je veux dire. C'était ça l'idée. Créer un imam imaginaire et après... dire que balancer une news comme ça sur les réseaux sociaux que voilà il y a Darmanin ou trouver un autre ministre parce que c'est trop gros, la ficelle serait trop grosse veut expulser cet imam et je vous assure que vous allez voir très rapidement au créneau des grands noms, mais des très grands noms même. Passé à la radio, à la télé. Oui, M. Raboudine, voilà, on veut l'expulser. Puis, le tribunal de grande instance n'est pas d'accord. Non, non, pas le tribunal de grande instance. Non, parce que ça, si tu fais le tribunal de grande instance, ça ne le fait pas. Non, non. Tu dis que l'Union européenne, parce que généralement, ils sont anti-Union européenne. Alors tu dis que la France a voulu l'expulser. Et puis l'Union Européenne, l'Union Européenne était contre qu'il ait monté à Bruxelles, n'est-ce pas que ses avocats ont remonté le dossier à Bruxelles, puis le tribunal, la CDEH ou un truc comme ça, tu trouves un acronyme à la con qui sonne bien. Et puis tu dis que voilà, c'est eux qui ont empêché l'expulsion à la dernière minute, d'accord, que genre la France avait même préparé un avion et tout ça. Ils se sont dit, bon, on s'en fout du réchauffement climatique, on nous fout dans un jet. Et à la dernière minute, il était à l'aéroport, M. Raboudine, et puis tombe un document d'un juge européen qui va bloquer l'expulsion de la France, par la France. Là c'est chaud là, là ça sonne bien, une nouvelle comme ça mes amis, une nouvelle comme ça, tu la balances sur les réseaux sociaux, je t'assure, tu attends midi, elle est déjà sur toutes les langues. Et même quand elle sera plus tard, quand elle sera débanquée, genre fake, on les accusera, on les accusera de cacher la vérité. C'est comme ça, la vie est comme ça malheureusement. Qu'est-ce que je voulais vous dire ? Oui, c'est malheureux, c'est malheureux. Mais quand vous regardez la réalité, c'est que nous avons des régimes extrêmement corrompus, n'est-ce pas ? Mais face à eux, nous avons une opposition Le teubé, comme l'a dit mon ami qui a posé la question. Malheureusement, on a une opposition de teubé. Alors quand t'as une opposition de teubé, tu n'as pas besoin d'avoir un ennemi extrêmement fort ou intelligent ou performant. Il suffit d'avoir un ennemi particulièrement vicieux. Mais un ennemi qui finalement, si on avait les bonnes personnes face à lui, on aurait pu le déboulonner très facilement. Mais comme on a des TEUB qui travaillent à l'instant, c'est ça le résultat. À propos de TEUB qui travaillent à l'instant, j'ai vu aussi une image qui m'avait assez frappé. Il paraît que certains hôpitaux en France continuent à exiger le pass vaccinal qui est tombé le 1er août, qui n'est plus obligatoire. Je crois que même le 31 juillet, c'était terminé cette histoire. Mais ils ont continué à demander ça. Ça m'a rappelé quelque chose. Vous savez, parmi les événements les plus marquants de mon adolescence, c'était quand j'ai vu tomber à la télévision. J'étais pas là. J'ai vu tomber le mur de Berlin, la chute du mur de Berlin. Il y a quelque chose qui m'avait frappé. On voyait à la télévision des gens en liasse, des gens en liasse qui couraient, traversaient ce mur. Les portes étaient ouvertes, les barrières étaient ouvertes, les gens couraient dans tous les sens. Certains sautaient par-dessus. Plus tard, on a commencé même à le casser, prendre des morceaux. Tout ça, il y avait une liesse extraordinaire. Et c'était tard. C'est au moment où ça a été annoncé que c'était fini. C'est au moment où ça a été annoncé que c'était terminé. Et on voyait beaucoup de gens qui couraient. Il y avait cette liesse. Vous savez ce que je regardais, moi, sur qui je focalisais ? Je focalisais sur les gardiens de ce mur. Je focalisais sur ces soldats qui, il y a 30 secondes, ils n'auraient pas hésité à tirer sur quelqu'un qu'ils auraient voulu traverser, comme ils l'ont fait pendant des décennies sans jamais faillir. Pendant des décennies, ils ont protégé ce passage, ils ont interdit ce passage, ils ont fouillé les gens, ils ont été extrêmement méticuleux pendant des décennies. Certains ont passé toute leur carrière à surveiller ce mur. À l'instant où ils apprennent, à la seconde où ils apprennent que l'autorité leur dit, c'est bon, laissez pisser le cheval, ce mur n'a plus de valeur. Ils disent aux gens, allez-y, nous on s'en fout. On n'est pas partie prenante, on n'est pas dans une idéologie particulière. Oui, c'est ça. À l'instant. Ils ont laissé passer les gens. On aurait ça aurait été ça aurait été des dogmatiques, des idéologues. Le mur serait tombé sur le plan légal, mais il aurait continué à exister peut être pendant des semaines ou des mois. Parce qu'ils auraient dit non, moi j'ai rien à foutre, là ça fait 30 ans je dis personne ne passe, tu ne passeras pas sinon je tire. Je m'en fous qu'ils aient dit que le mur c'est le mur. Ils n'ont pas dit ça. Ils ont lâché tout de suite. Comprenez ? Et là on a des hôpitaux français qui continuent à perpétuer cette fois-ci. en leur non, sans même cette couverture ignoble de dire j'obéissais aux ordres, sans même cette couverture-là, aussi ignoble soit-elle, elle n'existe même plus. Aujourd'hui, ils le font à titre privé, à titre individuel. Juste une initiative comme ça, pour continuer la honte, pour continuer ça. Et ça me désole de voir que le pays des droits de l'homme, n'est-ce pas ? On en a parlé hier, c'est pas... Vous savez ce que je pense de la République, je veux dire... Et hier, je dis que c'est 1% du mal que je pensais que c'était de la République, donc franchement... Voilà, quoi. Enfin... Je sais plus de quoi je voulais parler ce soir, fondamentalement, vous savez. Je sais plus. Des fois, j'étais l'honnête, vous savez pourquoi, tard le soir, Il y a un truc, c'est qu'avec les lunettes, il y a un avantage. C'est que parfois... Parfois... Elles sont où mes lunettes ? Je ne sais même plus, d'ailleurs. Parfois, ce que je fais, c'est que... Moi je ferme les yeux en fait. Je ferme les yeux pendant que je parle et ça me permet de me concentrer. Ça me permet de me concentrer sur le propos. Et parfois il y a des vidéos où pendant plusieurs minutes j'ai les yeux fermés. Personne ne le sait. Personne ne peut le voir. C'est vrai que ça aide un petit peu. Et ça me permet de m'enfermer complètement. Ça me permet de... de retirer les simulations qui peuvent venir des sens, des personnes qui passent, des voitures, autour de moi, le soleil qui se couche, peu importe, et de m'isoler complètement. La voiture isole des bruits de dehors, je ferme les yeux et j'ai des lunettes sombres, foncées, comme ça, qui vont empêcher la lumière de passer. Donc à ce moment-là, je suis dans une sorte de bocal noir. Et puis ça me permet de m'exprimer et de partager avec vous et d'accéder à plus de ressources en réalité. C'est le but de la chose. À propos de honte, j'ai vu aussi un truc qui m'a frappé. c'est la police française qui va aller surveiller les climatisations. Ils regardent dans les magasins, parce qu'il y a de nouvelles directives sur les climatiseurs, donc ils regardent les magasins, et puis ils voient la température à l'intérieur, ils voient les portes et tout ça, la température dehors, et ils voient si la climatisation est justifiée ou pas. Donc cette même police qui, hier, faisait les passes, enfin faisait les passes, je veux dire les passes sanitaires, on se comprend, faisait les passes. Et puis aujourd'hui, après, ils ont fait les masques et ils ont fait les hôpitaux, ils ont fait les attestations de sortie. Et aujourd'hui, ils font les climatiseurs. Et demain, ce n'est pas ce qu'ils feront. Ils feront ce qu'on leur dirait de faire, suivant les ordres. De toute façon, il n'y a pas... Comme disent les Suisses, il n'y a pas tortiller du cul pour chier droit. Je veux dire, si on veut être clair, c'est très simple à comprendre. Il n'y a pas vraiment de suivant les ordres qu'on leur donnera. Et en fait, ceci montre, au-delà de ce que font la police, montre que nous rentrons de plein pied, après avoir vécu très longtemps sous l'écologie culpabilisatrice, Aujourd'hui, elle se transforme en écologie punitive. Je vous l'ai dit il y a des années, il y a 10 ans de cela. Il faut faire très gaffe à quelque chose. Culpabilité égale quoi? Culpabilité va impliquer nécessairement et forcément une punition. Un exemple tout bête. Imagine qu'on frappe chez toi et puis on t'accuse d'un crime quelconque. On vient t'arrêter. Des flics arrivent. Oui, monsieur ou madame, on vous a vu à tel endroit. Il y a un crime. On a des témoins. On vous accuse de quelque chose. Il y a une accusation. Il y a une culpabilité qui est placée sur vous. Si vous ne vous défendez pas, il va se passer quoi ? C'est quoi la suite logique ? C'est quoi le cheminement ? Le cheminement logique, c'est qu'on va vous punir. On va exiger un châtiment exemplaire. Or, beaucoup d'Occidentaux, en général, et des Français en particulier, sont dans cette logique. Imaginons qu'ils soient se prévenu, qu'on a arrêté pour un crime, et mettons qu'il ne l'a même pas commis à la base. Et imaginons qu'ils aient un avocat qui est là pour les défendre. Donc l'avocat va arriver au tribunal, et puis il va écouter les témoignages des uns et des autres, et il va dire, bon, ce témoin est radote, il raconte n'importe quoi. Cet autre témoin, c'est un menteur habituel. Cet autre témoin, là où il était placé, c'est pas possible qu'il ait vu la scène qu'il décrit. Ce témoin-là, il a trop d'imprécisions dans son récit, il y a plein de choses qui ne collent pas, vous comprenez. Cette pièce à conviction n'a pas été gardée sous scène proprement, ce laboratoire a l'habitude de faire des erreurs, etc. Les classiques qu'on trouve dans les tribunaux. D'accord ? Les classiques. C'est comme ça qu'on défend quelqu'un dans un tribunal. Il y a plein de gens qui sont rentrés, il y avait tout qui était contre eux. Finalement, quand on commence à regarder dans le détail, finalement, si on regarde encore une deuxième fois, ce n'est pas si carré que ça. Beaucoup de Français, dans un tel tribunal, où ils seraient dans le box des accusés, feront taire leur avocat en lui disant « Maître, il faut arrêter avec le conspirationnisme ». Si le juge vous a dit que j'étais coupable ou que la police dit que je suis coupable, c'est que je le suis. Il ne faut pas remettre en cause leur parole. Ça, c'est un laboratoire qui a fait des analyses. C'est un laboratoire, c'est une entreprise, et on n'a pas le droit de remettre en cause la parole d'une entreprise, ni la parole d'un fonctionnaire. Donc je suis coupable. Voilà. Ça, c'est l'occidental type. Tu ne peux même pas le défendre parce qu'on l'accuse d'un crime absolument abominable. Détruire la planète Terre, je veux dire plus grave que ça, tu ne le fais pas. Les gens sont accusés d'avoir d'avoir volé, d'avoir tué une personne 2, 3, 15, 25. Là, lui, on l'accuse de vouloir tuer ou de précipiter le sort de 8 milliards de personnes. Et le mec, si tu cherches à le défendre, il est premier à t'attaquer. Tu ne peux même pas faire son avocat à quelque part. Donc, je disais que une fois que le prévenu, pendant 10, 15 ans, a été bombardé jour et nuit par des accusations, des accusations, des accusations et des faits qui sont aussi fakes les uns que les autres, tout aussi fake comme en imam de Vitry. Finalement, il intègre lui-même cette culpabilité. Et par la suite, arrive quoi ? Après une culpabilité, qu'est-ce qui arrive automatiquement ? La sanction, la punition. Voilà. La punition, c'est l'écologie punitive. Voilà, c'est tout. Donc là, les gens, collectivement, vont morfler. On va leur interdire de travailler. On va leur interdire de manger. On va leur interdire de se chauffer, de se déplacer. Voilà. C'est ça, l'idée. C'est ça. Comme disait quelqu'un aujourd'hui, un gars sur LinkedIn, Il me disait, oui, je n'ai pas à moins de poster. La Terre n'est pas assez grande. Il n'y a pas assez d'espace pour tout le monde. Bon, je vais éliminer ce genre de discours. On va rapidement. Il ne faut pas. Il ne faut pas. Il ne faut pas se mentir. Voilà la phase. Si on commence ce genre de discours, vers où ça va? Vers où ça va? OK, donc la Terre est trop petite. Il y a trop de monde. Il n'y a pas assez de place pour tout le monde. Bon. Imaginez que tu es sur un radeau. Imaginez que tu sois sur un radeau, le Titanic a coulé, on est sur un radeau. Bon, il n'y avait pas de radeau à l'époque, il y avait des barques, mais bon. Imaginons qu'on soit sur un radeau, quand même. On est sur un radeau, puis il y a quelqu'un qui commence à dire, oui, il n'y a pas d'espace pour tout le monde. Le radeau, regardez, il est en train de passer sous l'eau. Il y a un orage qui se prépare. Je veux dire, il y a trop de monde. Tu veux quoi ? Tu veux quoi ? Qui on va jeter par dessus bord ? Voilà. Il faut poser les bonnes questions. Il faut ne pas tourner autour du pot. Alors moi, je vous dis, Il y a deux visions qui s'opposent par rapport à ça. Première vision, c'est qu'effectivement, si on veut que chaque personne ait le train de vie du 1%, le train de vie des donneurs de leçons, Si on veut que chaque personne... Imaginons que tu prennes une cité et que chaque personne ait un jet privé garé à l'aéroport. L'aéroport, il va être très vite très plein. Il va être très vite plein et on ne pourra peut-être pas circuler. Il y aura tellement de jets privés, ce n'est pas possible. Il y aura des files d'attente pour décoller, pour atterrir. Ce ne sera pas possible. Imagine que chacun veut un Golfe. Il va falloir remplir des territoires qui feront la moitié de la France rien qu'en Golfe. Imagine que chacun veuille y avoir son île privée, avec sa piscine et tout ça. Là, on prendra des archipels entiers et on mettra des îles et des grandes résidences dessus et on s'en sortira pas. Dans la réalité, c'est que c'est pas vrai, c'est pas comme ça que ça marche. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on a la deuxième vision qui nous frappe, qui nous tombe dessus. C'est une vision qui vient de personnes qui vivent le style de vie que je viens de décrire, qui est un style de vie auquel ils sont extrêmement minoritaires à le vivre et à l'étaler de plus en plus entre eux et à prendre de plus en plus de place. Mais après, ils disent qu'on les dérange. Et ces gens-là, ils se disent, bon, il va falloir limiter le chauffage chez les familles, dans les domiciles, il va falloir limiter, même à un moment donné, on a même dit que les femmes qui accouchaient et qui respiraient trop dans ce gaz qu'on leur fait respirer pour réduire les douleurs, que ce gaz-là changeait le climat. Alors envoyer un jet privé chercher des péris pâtissiciennes à l'autre bout du monde, ou chercher un gâteau, ou chercher une bouteille de vin achetée aux enchères à 300 000 euros, ça c'est pas grave pour le climat. Mais une femme qui accouche, qui respire un truc pour baisser la douleur, ben ça c'est vrai que oui il faut. D'accord ? C'est... Ces gens, mes amis, s'ils veulent nous faire manger des cafards et de la bouillie de cafards et la bouillie de mouches et la bouillie d'araignées et la bouillie d'insectes et tout ça, c'est qu'ils considèrent que nous sommes à ce même niveau. C'est comme ça qu'ils nous voient en réalité. C'est symbolique. C'est vraiment symbolique ce truc. Ça te donne une idée où ils te mettent, où ils te voient, à quel niveau ils te mettent. C'est un refus. C'est un refus de notre humanité. Ils ne nous voient même pas comme des humains. Alors que eux adoptent cette attitude-là, c'est une chose. Mais quand on voit des gens parmi nous, quand tu vois le, une fois et demie, le SMIC qui tient ce discours, C'est vrai que t'as envie de lui dire il est où ton jet privé ? Dis-nous, est-ce qu'il y a quelque chose que tu caches ? D'accord ? Et là, on est... Vous savez, moi, anciennement, il y a très longtemps, il y a 20 ans, j'étais... J'étais, je faisais partie du PCF. La seule carte que j'ai possédé dans ma vie, c'est la carte du parti communiste français. Et voilà, je l'ai dit. C'est sorti. C'est sorti sur Internet. Voilà, je l'ai dit. J'avais une carte du PCF. Je recevais des lettres. On me disait, chers camarades, c'est comme ça. Le truc, c'est que j'étais toujours imprégné par ces looks là, personnellement. Mais je n'ai pas tel que je voyais à l'époque le communisme, c'était réellement une logique d'égalité, une logique de partage, une logique que la masse profite du travail de la masse. C'était pas pour que la masse achète une gaze Shaika au cadre du parti ou du politburo. C'était pas ça la vision. Mais ça c'est la réalité en fait. Il y a une vision et une réalité. Le problème c'est que ce que tu vis ce sera pas ta vision que tu vas vivre. Tu vas vivre la réalité. T'as beau avoir la vision que tu veux, mais quand tu es frappé par la réalité, tu peux pas... Voilà, c'est comme ça. C'est vrai que j'avais cette vision-là. Je suis toujours imprégné par cette sensibilité, en réalité. C'est quelque chose qui n'a pas changé, même si la carte, je ne l'ai pas, même si je me suis éloigné de cette doctrine à cause de tous les problèmes qu'il y a dedans. Mais en réalité, j'ai toujours cette sensibilité, cette fibre-là. D'accord ? Aujourd'hui, un truc, par exemple, qui m'effare, c'est la lutte. Prenez par exemple la lutte la lutte LGBT par exemple. Le truc c'est, moi voyant ça en tant qu'ex-communiste, ça me choque, ça me choque quelque part. Parce que je vois déjà cette lutte, aujourd'hui je vois des grandes entreprises, je vois des banques, je vois des entreprises du grand capital littéralement afficher ce drapeau-là. Donc déjà, on ne les a jamais vues, on n'a jamais vu ces entreprises-là, même à l'époque des hautes luttes, on ne les a jamais vues remonter le drapeau de l'international ouvrière ou socialiste ou autre. On ne les a jamais vues faire ça. On n'a jamais vu des banques internationales mettre à l'entrée une effigie pour l'ouvrier inconnu. D'accord ? On n'a jamais fait ça. Et aujourd'hui, pourquoi ils embrassent cette idée ? Pourquoi ? Je vais vous dire tout de suite. Parce que ce combat, il ne coûte rien. Il est gratuit. Il ne rapporte rien. Ces entreprises qui aujourd'hui nous la jouent, nous sommes fiers, nous célébrons ce que nous sommes, tout ça, Nous avons des valeurs, un peu comme la République d'Armenie qui a des valeurs. Leurs valeurs, c'est des enfants qui travaillent à l'étranger. C'est des gamins qui travaillent dans des conditions d'esclavage, leur valeur. Leur valeur, c'est des pollutions qui éclatent des pays. Regardez ce qui naît en Inde, par exemple. Les délocalisations, on délocalise. Et pourquoi on délocalise ? Une des raisons pour lesquelles on délocalise, c'est pour pouvoir polluer, c'est pour pouvoir jeter des saloperies dans les cours d'eau, c'est pouvoir balancer dans l'air des saloperies qui vont intoxiquer les populations autour, c'est faire travailler des gens 7 jours sur 7, faire travailler des enfants, payer. des prolétaires locaux, un tarif minable, ramener quelque chose qui a coûté 3,50€ au Laos, pour lequel on a payé des gens, mais le salaire qui ne leur permet même pas de manger. Et puis il l'a ramené, il l'a placé dans un grand magasin à Paris, puis il l'a placé à 150€, tout en debut. Ça veut dire que sur les 150€ littéralement, une fois qu'on enlève le transport, ils ont 145€ de marge. Et sur ces 145€, ils n'ont même pas voulu partager 10 ou 15 ou 20€ de plus. avec la population locale qui a sacrifié sa santé, sa vie, ses enfants pour pouvoir fabriquer cette saloperie de produits qui leur permet même pas de manger. Vous comprenez ? C'est ça. Alors là, je vois ces gens aujourd'hui nous faire une lutte, mais non, c'est pas ça la vraie lutte. La lutte qui te coûte rien, c'est pas une lutte. Moi, je veux une lutte qui permette réellement de faire changer des classes sociales, prendre des gens qui galèrent, prendre un enfant d'ouvrier qui devient médecin. Moi je veux la lutte qui permette à quelqu'un de commencer semi-cartes et plus tard finir avec un salaire à six chiffres. C'est ce que je veux moi. Il y a des gens qui critiquent par exemple... Les footballeurs, j'ai vu hier quelqu'un qui disait, oui, les footballeurs, c'est des milliardaires qui courent derrière un ballon, puis il y a plein de gens qui les regardent et tout ça. Je suis quelque part, j'ai compris l'esprit. Oui, je sais que le football n'est pas le sport le plus enrichissant qui soit. Et je sais que quelque part, il est aussi, d'une certaine manière, les jeux sont aussi l'opium du peuple. Néanmoins, néanmoins, J'ai du mal à critiquer les clubs sportifs qui payent des millions à leurs joueurs. Pourquoi je les critiquerais? Si. Si. On modélise l'économie des clubs de foot, si on la modélise sur une entreprise du CAC 40, par exemple. Le joueur de foot. serait payé. L'entreprise, qui est le club de foot, gagnerait des millions et des millions sur le dos du joueur. Et le joueur, lui, il serait payé 17,50€ par match, plus un émolument de 2,50€ par but marqué, plus, si jamais il joue des arrêts, des extensions ou autre de match, ils sont à égalité, on lui donnera 4,75€ négociés avec les partenaires sociaux pour chaque fois qu'il joue un match un peu plus long, 90 minutes. Voilà, ce serait ça la réalité. Les footballeurs, ce n'est même pas des smicards. On leur dit toi, t'es quoi ? T'es rien toi, tu cours derrière un ballon. Tu cours derrière un ballon, c'est comme on dira aujourd'hui. Et ça, on le dit vraiment. On a des entreprises qui gagnent des millions. On a des entreprises dans les cadres, dans les chefs, ont des salaires de plusieurs millions, même quand ils déconnent, même quand ils merdent complètement. Ils ont des parachutes dorés. Et ils partent avec des enveloppes de millions et de millions. Ça distribue des millions aux actionnaires. Ça distribue des millions aux banques, en intérêts et autres. Et l'ouvrier, le travailleur qui l'entreprise, c'est vraiment lui. C'est lui l'entreprise. C'est lui qui produit vraiment. C'est lui qui fait le travail. La suédoise lui dit tu sais quoi, toi, t'es rien du tout, t'es une merde, t'es remplaçable, tu sais. C'en a ras le bol, casse-toi, quoi. On va te payer. On va te payer le SMIC. Plus quand tu fais des heures supplémentaires, on te payera peut-être un émolument d'un euro 75. Quand tu te coupes une jambe ou autre, on te donnera 5000 euros. Puis voilà. Puis si t'es pas content, tu te casses. D'accord. OK. Quelque part, j'ai envie, j'ai envie que les autres entreprises, d'accord, Imitent un peu les clubs de foot. Celui qui vous rapporte l'argent, c'est celui qui doit gagner le plus. C'est pas d'autres. Voilà, c'est tout. Les clubs de foot, c'est pas par charité qu'ils donnent des millions aux footballeurs. Simplement que voilà, ça rapporte des millions parce qu'il y a des rentrées publicitaires. Les choses sont ce qu'elles sont. Le marché est très tendu. Il y a des millions et des millions de contrats publicitaires. Donc ce serait quand même injuste qu'un club ramène des millions en contrat publicitaire, parce que vous regardez, c'est pour ça qu'il y a des millions en contrat publicitaire, autrement il n'y aurait pas. Et qu'il donne le SMIC à ses joueurs. C'est simple. C'est comme ça et pas autrement. Je suis parti sur plein de choses aujourd'hui. Vous voyez le problème que j'ai, c'est le titre de la vidéo. Après j'ai du mal. C'est après que je rentre chez moi et je vais faire monter cette vidéo. J'envoie sur Youtube, après je me dis mais je parle de beaucoup de choses. Je mets quoi comme titre ? Je dis mal. Parce que le titre, alors des fois ce que je fais, je prends une des thématiques abordées, j'utilise comme titre. Mais il y a des gens qui sont pas contents. Les gens disent oui, moi j'ai lu ça dans le titre, je suis arrivé, ça parle d'autre chose, tout ça. La réalité c'est que ça parle pas d'autre chose. Tout est connecté à tout. Les gens ont été littéralement pavlovisés avec cette histoire de hors-sujet. Parce que vous savez, ils font une scolarité, une scolarité. Avant, on appelait ça l'école normale, je crois. Ça normalise, ça met dans des normes. Pas de valeur des normes. Normes, normes, normes, normes. Et puis, quand on te donne un sujet, tu restes dans le sujet. Tu fais un hors-sujet, c'est zéro. Le problème, c'est que le hors-sujet, c'est un hoax. Ça n'existe pas, le hors-sujet. Il n'y a pas d'hors-sujet, mes amis. Tout est connecté à tout. Sauf que dans l'école, ce qu'on cherche à faire, c'est placer des barrières mentales. Ça signifie on te prend ton cerveau et on prend une sorte de gris comme ça, une sorte de gris dégoût, si tu veux, avec des lignes croisées qui se croisent comme ça. Et puis, on te met ça à travers ta matière grise. Et après, au lieu d'avoir une matière grise qui est en un seul bloc où tout est connecté à tout, tu as une matière grise qui ressemble à un spaghetti par la suite. Et dans chaque spaghetti, il y a un fil de pensée. Mais en fait, le spaghetti d'à côté a peut-être, si les deux étaient connectés, le spaghetti d'à côté a peut-être une information que tu la considérerais, ça te permettrait de faire avancer tout ton chemin de vie, toute ta pensée. Mais ça c'est interdit, d'accord ? Parce que c'est pas ce qu'on veut. On ne veut pas de gens qui fassent ça. C'est interdit ça. Je veux dire, tu penses, mais tu penses dans les clous. Sinon, est-ce qu'on n'a pas un dérapage ? Quand on parle de dérapage, c'est parce qu'il y a une route, il y a un chemin balisé. Ça veut dire que quand on est dedans... On est dans les clous, comme on dit. Vous voyez les expressions, même la langue. Très fort l'asservissement par la langue. C'est très important. C'est pour ça qu'on cherche aussi à déconstruire la langue. Les histoires, l'écriture inclusive, etc. Tu sais, quand t'es SDF, ou quand t'es en bas de l'échelle sociale, honnêtement, quand on met ton nom avec E, ou avec des points, ou avec des machins et tout ça, ces chères ouvrières, chers ouvriers, machin, c'est pas vraiment les combats qu'il y a eu dans le passé. Et je tiens à vous le dire, à ceux qui vivent d'iPhone et de McDonald's tout en nous parlant d'égalité, d'inclusion et de patriarcat. Je veux dire, les anciens combats dans lesquels les gens laissaient des vies entières, Ce n'était pas des combats pour une écriture, je peux vous le dire. Ce n'était pas pour l'écriture. L'écriture, vous savez, écrivez mon nom, écrivez ma gueule ou comme vous voulez. D'accord, je m'en fiche. Ce n'est pas ça qui dérange. Quand les gens n'ont pas de quoi nourrir leurs enfants, tu ne vas pas leur rétablir la justice. Leur travail est volé. On leur a tout volé, on leur a tout pris. Et après, tu viens toi, tu rétablis la justice. Tu fais quoi comme justicier ? Tu mets de l'écriture inclusive. Ça coûte combien ? Ça coûte zéro. Voilà, c'est tout. Voilà l'idée. Parce que rétablir leurs droits, vraiment, et les reconnaître, et les payer, ça coûte cher. Et ça coûte à qui cher ? Ça coûte cher aux patronats, ça coûte cher aux banques, ça coûte cher au capital, ça coûte cher aux forces de l'argent. Forcément ! C'est un combat qui est interdit. C'est un combat que tu ne dois pas mener. Même quel combat ? Quel combat on t'encourage à mener ? Les combats qui ne coûtent rien. Voilà, c'est tout. Les combats qui ne coûtent rien, on t'encourage. Vas-y, ça ne coûte rien, ça. Ça te donne l'impression d'exister. Ça te donne l'impression d'avoir restauré une forme de justice. Vas-y, fais-le, on t'encourage. Tiens, on t'applaudit. Go, go. D'accord ? Touche surtout pas la caisse, parce que là, tu verras réellement l'inclusivité. L'inclusivité paye les gens des salaires inclusifs. Moi, je veux du salaire inclusif. Moi, je veux pas de l'écriture qui soit inclusive. Moi, je veux des conditions de travail inclusives, un salaire inclusif. Voilà ce que je veux, moi. Un habitat inclusif. C'est inclusif de donner des millions au CEO et de donner le SMIC au gars qui laisse sa santé. Vous avez remarqué que, statistiquement, les gens qui touchent les salaires les plus faibles meurent 10, 15, 20 ans plus tôt que les autres. C'est leur vie qu'ils donnent, ces gens-là. Et on leur donne quoi en échange de leur vie, en échange de leur santé ? L'écriture inclusive ? Ou bien on accepte le pronom de leur enfant qui veut faire sa transition. Vous croyez que c'est ça ? Vous croyez que c'est ça, l'inclusivité ? On vous a vendu les mauvais combats. Comme on a vendu des mauvaises croix aux chrétiens aussi. C'est pareil. C'est pareil. Tu vois chez les musulmans, j'en parlais un petit peu au début de la vidéo. C'est pareil. On leur a vendu de faux combats. Les chrétiens, on leur a vendu de mauvaises croix. Et toi, on t'a vendu de mauvais combats. C'est tout, voilà, c'est comme ça que ça marche. Parce que, finalement, le système se dit quoi ? Ces gens-là, de toute façon, sont combattifs. Quoi qu'on fasse, ils sont combattifs. Ils ont envie de se battre. Ils ont cette énergie-là. L'humain, il fait comme ça, tu peux pas le changer. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Ben, donnant l'heure des combats, ça nous dérange pas, quoi. Trouvons l'heure, regarde, tu regardes la panoplie. Tu regardes chez tous les originaux de la Terre, même s'ils sont minoritaires au point où ils sont inexistants en pratique, Tu regardes, tu trouves des combats qui... ça coûte rien quoi. Vas-y, tiens, tu prends ce combat, tu glorifies, il vient de se cristalliser dessus un petit peu comme des moules en mer, si tu places une poutre, tu prends une traverse de chemin de fer, tu la fous en mer, et les gens, les gens, les gens, j'ai dit, les moules viennent s'incruster, s'accrocher dessus. C'est pareil, tu prends une idée, tu la mets, ils viendront s'accrocher dessus. Leur combat, il sera là. C'est tout. C'est comme ça, mes amis. Mais bon, nous, on essaye d'être un petit peu au-dessus de la moule quand même. On essaie de réfléchir un peu mieux qu'une moule. S'accrocher à des travers de chemin de fer qui nous mettent dans l'eau. Enfin, mes amis, mettez-vous à ma place. Essayez de trouver un nom pour cette vidéo, un titre pour cette vidéo. Ce n'est pas évident du tout, quoi. Voilà, je suis content, je suis content. Je suis venu, j'ai allumé cette caméra. Je n'avais pas trop de quoi j'allais parler. Voilà, j'ai parlé, j'ai exprimé ce qui était au fond de moi et je le découvre en même temps que vous. Et c'est pour ça aussi que je fais ces vidéos. J'en ai besoin, j'ai besoin de m'exprimer et ça me permet de sentir une légèreté, ça me permet de structurer mes idées. Et puis, bien sûr, de recevoir par la suite vos commentaires et tout ça qui, plus tard, me permettent d'aller plus loin dans la réflexion et m'apporter de nouvelles choses. Voilà. Jusqu'au lendemain, jusqu'à la prochaine fois où j'ai cette envie de parler encore. Voilà. Bon, je n'ai pas envie de vous faire un discours à la castron non plus, parce que là je continue. Il est tard. Regardez quelle heure il est demain. Là, il est 23h30. Je continue comme ça. On va arriver à demain. Je n'ai pas envie que ça se dise que j'ai fait un discours. C'est parti jusqu'au lendemain. Le mec, il a commencé. C'est vendredi, il a fini. C'est samedi. C'est vrai, ce n'est pas le genre de choses que j'ai envie de communiquer. Ça, c'est clair. Mais bon, voilà, c'est chier tout ça. Vous savez, c'est une situation extrêmement chiatique, comme chacun de vous a pu le constater. Et c'est pour ça que j'en fends la gueule, au fond. C'est pour ça que je vais au supermarché et ils font la gueule. C'est peut-être pas moi, ça se trouve. Maintenant que j'en ai parlé, je réalise qu'avec une situation pareille, qui est résumée dans la vidéo si jointe, c'est vrai qu'ils ont de quoi tirer la trompe. C'est normal, il y a un truc qui leur reste en travers de la gorge, surtout pour ceux qui ne comprennent pas. Parce qu'une fois que tu comprends un petit peu, ce n'est pas que ça va te faire une belle jambe. Tu comprends, tu ne comprends pas, ça t'arrive au fond. Mais au moins, quand tu essayes de comprendre un peu, même si on ne comprend pas tout, mais quand on essaye de lever un petit pan de voile sur la situation, c'est vrai que ça aide un peu à la survivre, à la vivre, à la supporter. Sinon on fait la tronche, sinon on ne comprend même pas. On sait juste que ça ne va pas, mais on n'a pas les mots dessus, c'est terrible ça. Il y a des gens, je ne sais pas moi, il y a des gens qui ont dit arrêt tout le temps par exemple, ça n'en parle pas. C'est pas un truc que les gens ramènent dans les conversations en groupe et tout ça. Mais il y a des gens qui ont la chiasse constamment. Il y a des gens, ils y vont sans arrêt. Et le problème, c'est que ces gens-là, ça devient handicapant pour eux des fois. Ils ne peuvent pas voyager, ils ne peuvent pas sortir. Je veux dire, la vie est un enfer. Ils sont obligés de rester accrochés à des chiottes. Le problème, c'est que parfois, ils n'ont même pas de diagnostic. Et ça, c'est terrible. Surtout que nous vivons une époque... Voilà quoi. Quand je parle d'une époque chiatique, c'est vrai que c'est au propre et au figuré. C'est ça. C'est le figuré qui rejoint le propre ou l'inverse. Mais c'est terrible quand tu commences à vivre dans des époques comme ça. Bonne chance. Bonne chance. Il y a eu des générations dans le passé qui ont vécu ça, mais je ne sais pas combien ils ont survécu. Ils n'ont pas survécu. Elles ne sont pas là, la preuve. Enfin, je te laisse. Je te laisse et puis. C'est. Je te laisse, c'est tout. Bonne nuit. Et puis on se voit quand on se voit et quand on pourra se voir. A bientôt.
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