
This is a YouTube video titled "L'Etat va tuer la gastronomie française" created on July 15, 2021. The content is a monologue in French discussing the economic challenges facing the restaurant industry, particularly in France. The speaker analyzes different types of investments, highlighting the high risk and low return nature of the restaurant sector, exacerbated by regulatory risks and the impact of government restrictions. The speaker warns about the potential long-term cultural and economic consequences if the restaurant industry continues to decline, emphasizing the loss of culinary tradition and economic sovereignty. The video is a reflective economic commentary rather than a conversation.
Bonjour mes amis, j'étais en train de réfléchir à l'avenir de la restauration. Vous savez, il y a quatre types d'investissement dans la forme de monde que nous connaissons. Il y a l'investissement qui rapporte peu, mais qui est considéré comme très sûr. C'est un investissement, on va dire, de père de famille. Il ne rapporte pas beaucoup. Il rapporte peut-être 1, 2, 3% par an, mais le risque de perte de l'argent est extrêmement faible. Donc, on va retrouver des investisseurs prudents qui vont aller là-dedans, qui veulent mettre leur argent, mais sans réellement prendre des risques de perte de leur capital. on va avoir un investissement à l'opposé qui est très rémunérateur, qui peut rapporter beaucoup, mais qui est systématiquement associé à un risque élevé. C'est ce qu'on appelle l'investissement spéculatif. Il est réservé à des gens qui savent ce qu'ils font, des gens avertis, des gens qui sont experts dans certains domaines, dans le domaine où ils mettent de l'argent, mais l'expertise ne va pas nécessairement les sauver. Ils savent toujours qu'il y a un risque clair et net qu'ils perdent une partie de leur capital. Ça, c'est l'investissement dits spéculatif. Il y a l'investissement qui rapporte beaucoup, mais qui a zéro risque. C'est ce qu'on appelle communément une escroquerie ou une arnaque. Chaque fois que quelqu'un vient vers vous en vous disant, j'ai un investissement, j'ai une affaire, le risque est nul, ça rapporte beaucoup, vous êtes dans une logique d'escroquerie, parce que mathématiquement, c'est impossible. Les investissements rapportent en fonction de leur risque. Le risque est toujours associé au rendement. Il y a aussi une autre catégorie d'investissement, c'est l'investissement qui rapporte peu et qui a un risque énorme. Ça, c'est le no man's land. C'est l'investissement qui n'intéresse personne. Le risque est énorme. Tu peux perdre ton argent, mais en même temps, ça ne rapporte pas grand-chose. Ça n'a pas de sens. Personne ne va là-dedans, à la rigueur. Si tu veux faire du spiel, si tu veux prendre du risque, tu n'as pas peur du risque. tu vas vers l'investissement dit spéculatif. C'est un investissement qui a un risque élevé, mais qui peut au moins rapporter beaucoup. Mais si tu as un secteur de l'économie qui a un risque très élevé, mais qui ne rapporte pas grand-chose, je veux dire, ça n'intéresse personne. Alors, le problème, je me demande si on n'est pas en train de pousser la restauration dans ce domaine-là, dans cette quatrième catégorie. Ça signifie que la restauration, depuis toujours, n'a jamais été extrêmement rentable. J'ai connu des restaurateurs, j'ai moi-même travaillé dans un restaurant pendant longtemps, Et je me souviens du patron qui travaillait 7 jours sur 7, qui travaillait de très tôt le matin quand nous recevions les livraisons de nourriture jusqu'à très tard le soir, quand il restait jusqu'à minuit faire la comptabilité. Je me rappelle des heures qu'il passait au téléphone avec des banquiers, des financiers, des créanciers et tout ça pour essayer de tenir l'affaire à flot. Et je me rappelle du jour où il la fermait aussi. La restauration a toujours été toujours été un domaine, on va dire ingrat, par rapport aux gens qui vont là-dedans, que ce soit les gens qui y travaillent, les gens qui donnent leur temps, leur énergie, mais aussi par rapport aux gens qui décident d'investir là-dedans. Le problème aujourd'hui, c'est qu'au-dessus de tout ça, par-dessus tout ça, on est en train de rajouter un risque régulatoire énorme, parce qu'il faut savoir que les secteurs qui sont associés à un risque régulatoire sont des secteurs déjà automatiquement considérés à haut risque. Ça veut dire que Aujourd'hui, on a ce pan d'économie qu'on appelle la restauration, ou l'hospitalité en général, qui peut se retrouver du jour au lendemain à fermer sur simple décret, sur simple, littéralement, injonction gouvernementale, il n'y a même pas besoin de loi ou quoi que ce soit, on peut leur dire La semaine prochaine, vous fermez. Ou bien, on peut leur dire, la semaine prochaine, vous réduisez votre capacité de réception par deux. Ou bien, la semaine prochaine, vous devez vous mettre aux normes par rapport à un investissement. Vous devez investir pour vous mettre aux normes. Lesquelles normes peuvent changer trois mois plus tard ? On peut aujourd'hui leur dire, pour recevoir des gens, il faut qu'ils soient munis d'un pass. On peut leur dire, vous risquez la prison, vous risquez l'amende ou les deux. si vous ne respectez pas telle ou telle réglementation qu'on vient de pendre. Donc, par ceci, la restauration devient, vue sur le plan économique, devient un secteur très, très, très risqué. On est dans le même niveau de risque que la crypto-monnaie, littéralement. On est dans un risque de volatilité, on est dans un risque du changement brutal, des paramètres légaux, du cadre législatif. Et ça ne rapporte pas beaucoup en plus. C'est un secteur qui n'a jamais rapporté beaucoup. Donc, comment faire ? Alors, pour que la restauration marche, il faut qu'elle rapporte beaucoup, parce qu'elle a un risque super élevé. Donc si elle veut rentrer dans la catégorie investissement spéculatif et attirer des spéculateurs, il faudrait qu'elle rapporte beaucoup. Mais elle ne rapporte pas beaucoup, il n'y a pas moyen de rapporter beaucoup avec de la restauration. Tu ne peux pas avoir des tables découvertes et puis promettre à des investisseurs que tu peux leur rapporter 20% ou 25% de l'an sur leur argent. Ce n'est pas possible. Donc, la restauration est en train d'être poussée dans la zone investissement risqué, mais qui ne rapporte pas beaucoup. Ça veut dire que c'est un investissement qui n'intéresse personne. Donc, le problème, c'est que le nerf de la guerre dans tout projet économique, c'est quand même l'argent. Alors, si tu es dans un secteur où les banques ont peur, où les investisseurs, qu'ils soient individuels, des petits, des grands, des investisseurs institutionnels, refusent de te suivre, te considèrent comme un joueur. Si tu veux ouvrir un resto, ils vont te considérer comme si tu as ouvert un casino. À ce moment-là, tu ne vas pas trouver d'argent. Personne ne voudra aujourd'hui mettre de l'argent sur un business plan d'un restaurant. Ce n'est pas possible. Donc à terme, on risque quoi ? On risque d'avoir des faillites en chaîne de restaurants. On risque d'avoir des faillites de l'existant, mais en même temps, pas de remplacement. Parce que les gens qui ont de l'argent ne sont pas assez fous pour aller le mettre sur un secteur tout aussi dangereux que la restauration, que l'hospitalité. Donc, fermeture. Mais au-delà des fermetures qu'on voit, on peut voir une fermeture. Ah oui, ce restaurant, là, j'ai des restaurants autour de chez moi qui sont « boarded ». Ça signifie qu'aujourd'hui, ils sont partis, ils ont mis des planches, ils ont cloué sur leurs fenêtres et leurs portes et il y a déjà des tags dessus. Ça, c'est ce qu'on voit. Mais ce qu'on ne voit pas, c'est ce qui ne s'ouvre pas. C'est les gens qui n'oseront pas ouvrir un resto aujourd'hui. C'est les investisseurs qui refuseront un projet de restaurant aujourd'hui. Ça, on ne les voit pas. Mais c'est grave. Parce qu'il y a des fermetures mais il n'y a pas de remplacement. Alors à terme, parce que ça commence à devenir le fruit d'un système quand même, ça commence à s'éterniser dans le temps, ça fait 18 mois que nous y sommes. Et si à ce stade, nous sommes là, il n'y a pas de raison que nous soyons en dehors de cette situation dans 5 ans, dans 10 ans. On est dans la pérennité maintenant. Le risque c'est quoi ? Le risque c'est qu'une partie de la culture d'un pays est sa culture culinaire. elle va comporter un savoir-faire, elle va comporter un art de vivre, elle va comporter une convivialité, une façon de se rencontrer, une façon de partager, de vivre des moments. Et si on détruit cette institution, ce sont tous ces moments qui partiront, c'est tout ce savoir-faire qui partira, qui sera détruit. Et une fois qu'il sera détruit, on ne peut pas le recréer. Une fois que les professionnels auront jeté leur tablier, auront tourné la page, ils feront autre chose. On ne peut plus juste comme ça claquer des doigts un jour et dire on veut reprendre. On ne peut pas relancer une industrie perdue ou détruite en lisant des livres de cuisine. Vous comprenez, ce n'est pas possible. Nous aussi, on est au Royaume-Uni, on a eu des désindustrialisations. Ça signifie qu'il y a eu tous des pans de l'économie qui ont été fermés et puis exportés à l'étranger, parfois délocalisés, parfois même avec le soutien des autorités. Aujourd'hui, on ne peut pas les relancer ici. C'est fini, on est dépendant. On n'a plus de souveraineté sur ce territoire-là. Quand, par exemple, l'année dernière, en mars, quand l'Inde par exemple disait « j'exporte plus du paracétamol », on n'avait plus de paracétamol ici, sur le marché. Il n'y en avait plus, tout simplement parce qu'on n'en produit pas. Et on ne peut pas claquer des doigts et en produire, parce qu'on ne sait plus. On n'a plus de machines, on n'a plus de professionnels, on n'a plus l'écosystème qui permet de le faire. Donc on est dépendant. Et on est dépendant sur beaucoup de choses. Alors, ce que je cherche à dire, c'est qu'une fois qu'on aura détruit cette tradition culinaire qu'on aura détruit, ce secteur de l'économie, il n'y a pas de retour en arrière. Ce sera fini. Il va falloir après voyager, peut-être, je ne sais pas moi, pour retrouver de la cuisine française, peut-être voyager. Il faudra voyager en Chine. Ils sont très friands de ce genre de choses. Des fois, ils te créent une copie de la Tour Eiffel. Ils vont te créer une copie d'un hôtel français, etc. Alors on trouvera peut-être des pâles copies de ce qu'on aura détruit en Europe. On les trouvera en Chine ou peut-être on les trouvera des fois avec le le bling-bling qui va avec, on peut aller à Las Vegas, en Nevada, on trouve aussi des copies. On va peut-être aussi aller à Dubaï, des fois, ils font des copies. Mais l'original, lui, aura été perdu, définitivement, par la folie des gens qui l'avaient en main. Voilà, mes amis. C'était juste une remarque économique. Et ça, c'est le math. Ça, c'est... Malheureusement, quand c'est mathématiquement écrit, ça, c'est des choses que... qui sont des certitudes, en fait. voilà merci et puis je vous revois dans une autre vidéo.
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