
Un monologue sur l'immigration maghrébine au Québec. Le locuteur la décrit comme une fuite économique et sociale, où le Québec sert de voie royale pour obtenir des papiers. Il soutient que l'intégration réussie exige fermeté et encadrement culturel, et que la charte seule ne suffit pas.
Bonsoir tout le monde. Il y a quelqu'un qui m'a écrit pour me dire que lors d'un cours de philosophie, le prof a fait écouter une de mes vidéos qui a été débattue par la suite. Donc c'est vrai que ça m'a fait toucher, ça m'a fait sentir le poids de la responsabilité qui pèse sur moi. Je dois faire très gaffe à ce que je dis. En tout cas, merci de votre retour parce que je me nourris de ce retour. Aujourd'hui, j'aimerais vous parler de l'immigration au Québec. Pourquoi, sous quel angle, j'aimerais vous en parler, sous l'angle, en fait, que vous devriez connaître le type d'immigration que vous avez, les motivations de cette immigration, ses qualités et ses défauts. Parce que si vous espérez pouvoir un jour l'intégrer ou l'assimiler et vivre avec dans de bonnes conditions, la moindre des choses est de comprendre quelle est la vision qu'on peut avoir du Maghreb, du Québec, et qu'est-ce qui se passe dans la tête de quelqu'un qui part au Québec. Alors, Au Maghreb, on a l'impression, je vous dis ça en vrac, on a l'impression que le Québec se situe, donc est une province du Canada, qui a envie de se séparer du Canada, parce que c'est la seule province qui parle en français. Et il y a eu un référendum, je crois que c'était à l'époque de M. Chrétien, un référendum qui devait déterminer le sort du Québec. Et ce référendum-là, le NON a gagné. Et donc le Québec est resté lié au Canada à son corps défendant. Il y a eu aussi une histoire en 82, je crois, avec la Constitution canadienne qui n'a pas été signée par le Québec. Alors remarquez comme je suis vague. Remarquez comme je suis vague. Pourquoi ? Je suis vague exprès. Parce que J'aurais pu, n'est-ce pas, avant de faire cette vidéo, j'aurais pu regarder 2-3 articles sur Wikipédia, puis venir vous parler de manière très nette. Non, je ne l'ai pas fait. Pourquoi ? Parce que je me le suis interdit, parce que mon but ce n'est pas de vous fournir des faits, mon but est de vous fournir une opinion. C'est très important parce qu'on dit souvent, oui, les faits c'est plus important que l'opinion. Mais moi, je ne crois pas vraiment cela, parce que les gens, quand ils décident de faire quelque chose ou de ne pas faire quelque chose, ils décident rarement en fonction de faits, ils décident en fonction de l'opinion. Donc en termes de décision, c'est l'opinion qui l'emporte. C'est pour ça que je vous fournis une opinion. Donc on a l'impression que le Québec voulait ou veut son indépendance du Canada. Faites très gaffe, les gens qui viennent du Maghreb, quand il s'agit d'indépendance, il devient très chaud sur ce point-là. Ils peuvent très facilement se figurer que le Québec est envahi ou annexé injustement par des anglophones et que le Québec veut son indépendance. Un petit peu à l'époque où l'Algérie voulait son indépendance de la France. Il y a des schémas mentaux qui sont là. On a l'impression, à tort ou à raison, que pour augmenter le volume de votants au Québec, cette province a décidé d'importer des gens avant de faire du nombre. Ça signifie qu'ils se disent que si on arrive à avoir un certain poids démographique, on pourra tôt ou tard pouvoir obtenir notre indépendance. Je ne sais pas si ce que je dis est faux ou vrai, mais en tout cas, c'est l'impression ou c'est l'opinion communément admise, comme on dit. C'est une opinion, d'accord ? Maintenant, il faut savoir une chose, un truc important qui rentre dans la psychologie de tout maghrébin, c'est que nous ne voyons pas le monde comme vous le voyez. Pour nous, le monde est constitué de frontières qui sont comme des murs. Ça signifie que, vous vous rappelez le mur de Berlin, le fameux mur de fer, le mur qui était tombé, qui a séparé l'Est et l'Ouest ? Nous, ce mur-là, nous le voyons partout. dans le sens où, à partir des années 80, à partir du milieu des années 80, les pays ont commencé à nous imposer un visa et nous ont fermés gentiment, de sorte qu'aujourd'hui, nous avons l'impression de tourner en rang dans notre pays. C'est un pays immense, effectivement, je crois que c'est le dixième en taille de... en superficie, et là, c'est des faits, c'est pas une opinion. Et en fait, ce qui se passe, on a quand même l'impression d'être informés. Donc ce qu'on veut, on veut partir. On veut partir aussi pour des problèmes économiques, pour des problèmes sociaux et tout ça. Même quand vous êtes cadre, même que vous êtes cadre au Maghreb et tout, Il y a quand même des problèmes que vous pouvez avoir dans le sens où si vous êtes malade, vous n'êtes pas sûr de pouvoir vous soigner, si votre enfant a un problème... que vous êtes coincé avec et tout, la vie est très difficile. Donc, quand nous partons de nos pays, il y a toujours une notion de fuite. Il n'y en a pas un qui part juste pour le loisir. Celui qui vous dit ça, soit il n'est pas sincère avec vous, soit il n'est pas sincère avec lui-même. Toujours, notre immigration à nous est une immigration qui est rattachée à une très forte composante de fuite. Nous partons pour fuir notre réalité. Maintenant, les gens partent au Québec parce que c'est la voie royale quelque part, parce que le Québec c'est la région ou le pays qui a le plus respecté les gens du Maghreb. Parce que pour immigrer en Europe c'est quasiment impossible, pour immigrer aux Etats-Unis c'est quasiment impossible. Il y a des gens qui y mirent quand même en Europe et aux Etats-Unis et tout, mais c'est extrêmement difficile. Des gens, des fois, passent 10 ans sans papier avant de se régulariser, alors qu'au Québec, les gens arrivaient jour 1 avec des papiers, une carte de séjour et tout ça. Donc, c'est vrai que c'était considéré comme la voie royale. Donc, à la base, l'immigration au Québec est partie d'un mariage de raison. C'est un mariage de raison. Les gens n'ont pas été au Québec parce que comme un petit peu, on peut tomber amoureux d'un endroit. Comme par exemple, il y a des gens, je connais des gens qui vivent très bien, par exemple, ici en Angleterre, mais qui sont passionnés par le Japon. Ils ont une passion du Japon et ils rêvent un jour d'aller vivre au Japon. Et une fois qu'ils arriveront au Japon, je vous garantis qu'ils seront plus japonais que les japonais eux-mêmes. Maintenant, Quand les gens sont partis au Québec, ils sont partis pour dire, j'en ai ras-le-bol de cet endroit, je ne supporte plus cette société, je n'arrive plus à vivre avec les Arabes. Quand on se parle entre nous, on se désigne comme étant des Arabes. Mais c'est notre parler à nous. Je ne supporte plus les Arabes. Je veux partir. Et ils partent. Ils arrivent au Québec, dans le contexte, comme je l'ai dit, d'un mariage de raison. Ce mariage de raison peut être transformé en mariage d'amour, mais il faut énormément d'efforts. Il faut beaucoup de fermeté. Il faut prendre des décisions. qui peuvent être assez dures, qui peuvent sembler injustes à certains, mais ces décisions, il faut les prendre. Il faut les prendre dans l'intérêt du Québec, dans l'intérêt des Québécois et dans l'intérêt des nouveaux venus aussi. Parce qu'il ne faut pas faire confiance aux gens qui viennent de notre société pour savoir où est leur intérêt. Parce que chez nous, si demain, vous nous laissez voter, on vote islamiste. Rappelez-vous, en Tunisie, ils ont eu Ben Ali. Ben Ali, c'était 40 ans, enfin pas 40 ans, moins, mais c'était une dictature impitoyable pendant très longtemps. Et le jour où le gars est parti, ils ont eu l'opportunité de voter. Jusqu'aux immigrés qui étaient en France, ils ont voté pour des islamistes. C'est tout. D'accord ? Donc c'est clair que sur ce point-là, c'est pour ça que je vous avais dit dans une autre vidéo que les Maghrébins ont plus besoin d'encadrement que de liberté. Parce que la liberté pour eux signifie voter islamiste. Surtout qu'ils sont sous une très forte influence islamiste que vous, vous ne sentez pas parce que vous ne vous documentez pas dans les mêmes canaux, vous ne regardez pas les mêmes télévisions. Ça, c'était le point c'est-à-dire cette influence-là. Maintenant, le point positif que j'aimerais vous dire, comparativement à la France, j'espère qu'il n'y a pas de Français qui écoutent, parce que le truc, c'est que les Français, comme disait leur président, ont importé surtout de l'immigration de bouche. Ça signifie des gens qui, à l'âge adulte, n'ont pas plus de compétences professionnelles qu'un bébé de 6 mois. Ça signifie qu'il faut les prendre en charge de A à Z. D'accord ? La France est un pays qui a été relativement fermé C'est-à-dire que, ça c'est des chiffres de Sarkozy, que 95% des cartes d'insijures qui étaient délivrées en France étaient délivrées dans un cadre de non-travail. Elles étaient délivrées soit à des étudiants, soit à des demandeurs d'asile, soit à des réunions familiales, enfin des regroupements familiales, mais pas à des travailleurs. Ça signifie qu'en fait, la France importait du chômage. Alors que vous, au moins, vous avez pris des gens sur dossier, donc j'ose espérer que 80% de votre immigration, c'est de l'immigration de travail. Ça signifie qu'en fait, au moins professionnellement, vous avez des gens qui peuvent s'insérer. Maintenant, culturellement, ils viennent d'une société malade et ils font partie. Même s'ils disent je pars, je fuis, la majorité d'entre eux n'ont pas fait de n'ont pas fait d'auto-introspection, enfin une introspection, pour essayer de voir s'ils ne sont pas aussi, eux-mêmes, partie des problèmes qui les ont fait fuir leur pays. Et donc là, c'est à ce moment-là, c'est à vous, donc, de faire cet effort de leur faire toucher la chose. Mais en tout cas, il faut énormément de fermeté. La charte, cette fameuse charte à laquelle vous parlez, pour moi, c'est juste un... Elle n'est même pas suffisante. C'est juste une entrée en matière pour affirmer votre suprématie, dans votre propre pays, la suprématie de votre culture dans votre propre pays. Parce que si vous continuez comme ça, dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, vous serez comme les Français. Ça signifie que vous seriez étrangers chez vous et vous n'auriez même pas le courage, par exemple, de manger un jambon-beurre ou d'accrocher un sapin de Noël à votre fenêtre. Parce que ce sera considéré comme quelque chose de choquant, ce sera considéré comme quelque chose de xénophobe et autres. Et vous devriez vous écraser. Et à un moment donné, il sera peut-être même plus intéressant de partir vivre ailleurs comme nous nous partons donc du... du Maghreb. Voilà, j'espère avoir fait un petit peu le tour de cette histoire-là. Et puis si vous avez des questions, n'hésitez pas à m'écrire. Bye.
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