
French-language YouTube monologue arguing that Islam began as a grassroots, quasi-revolutionary movement from lower social classes but was rapidly co-opted by political elites; the speaker cites Sahih al-Bukhari, Anas ibn Malik’s testimony, Qur'an Sura 14:6, and modern Saudi re-evaluations of hadiths to show continuous transformation and politicization of Islam over ~1400 years.
Bonjour mes amis. Donc, une fois n'est pas coutume, je viens parler de religion, n'est-ce pas? Il n'y a rien qui justifie cette vidéo, mis à part l'envie de partager mes recherches avec vous, c'est tout. Alors, j'aimerais commencer par un hadith d'un monsieur qui est extrêmement connu en islam. C'est Mohammed bin Ismail al-Bukhari. Donc, c'est ce qu'on appelle Bukhari, tout court, qui a écrit un livre qui porte son nom. Et donc, ce livre s'appelle Sahih al-Bukhari. Il n'y a plus besoin de l'acheter en papier. Certains me disent que ça coûte extrêmement cher. Mais en fait, il est disponible en PDF et je vous le donne en version intégrale dans le descriptif de la vidéo. Il n'y a pas de droit d'auteur dessus. C'est un livre qui est sorti il y a 1200 ans quand même. Donc, je vous explique. Il y a un hadith absolument extraordinaire. En fait, il y a deux hadiths qui se suivent, qui disent la même chose. Et c'est quelque chose qui m'a laissé, moi, Donc, le hadith, je suis à la page 197 et 198 du livre qui est attaché dans le descriptif de la vidéo. Et en fait, ça dit... Comme tous les hadiths commencent comme ça, ça c'est un classique effectivement. D'après Anas. qui est ce Anas. Ce Anas, Anas ibn Malik, à ne pas confondre avec Malik ibn Anas. Donc ce Anas ibn Malik, c'est quelqu'un qui a un record un peu particulier. Il est, si vous voulez, Il avait 20 ans à l'époque où le prophète des musulmans est mort. Le prophète des musulmans meurt en 632. Lui a dû naître aux environs de 612 peut-être. Donc c'était un jeune homme qui a vécu et qui avait un âge qui lui permettait de se rappeler, de voir comment le prophète des musulmans vivait, ce que le prophète des musulmans faisait. Et en fait, Il va vivre longtemps. Il va mourir pratiquement à 97 ans. Il va mourir en début des années 700, 707, 708, quelque chose comme ça. Il va presque vivre un siècle. Et donc, le record qu'il a, c'est qu'au moment où il meurt, c'est la personne au monde qui avait... C'était la dernière personne au monde qui avait vu le prophète vivre. Voilà l'histoire. C'est la dernière personne au monde qui avait côtoyé le prophète des musulmans et qui était encore en vie. Enfin, à l'instant avant sa mort, bien entendu. Alors, Donc il dit quoi ce monsieur ? Ce monsieur est très triste à la fin de sa vie. Donc le hadith dit, je vais vous le dire en arabe et en français. Je vais vous le traduire, je pense que ceux qui comprennent l'arabe sont déjà un peu perturbés. Il dit Je ne reconnais rien de ce qui était à l'époque du prophète. Il n'y a rien. Ni dans cette religion que vous pratiquez aujourd'hui. Il est à Damas à la fin de sa vie. Il naît à Médine, il meurt à Damas. Donc, il est à Damas en plein Calipha Omeyad, n'est-ce pas? Calipha Omeyad qui est littéralement l'inspirateur de la religion qu'on trouve aujourd'hui pratiquée au Maghreb, en France, en Belgique, etc. Et en fait, il dit quoi? Je ne reconnais rien du tout. Les gens lui disent la prière, genre on fait quand même la prière comme à l'époque du prophète. Il dit non, même la prière, vous avez perdu beaucoup de choses de cette prière là. OK, nous sommes environ 70 ans après la mort du prophète des musulmans. Hadith suivant, le 507, je suis à la page 198. Donc, d'après un tel, d'après un tel, d'après un tel. Il y en a un qui dit, donc à Zahary, il dit. Je suis rentré, je suis arrivé chez Anas Ibn Malik à Damas. Je suis arrivé chez lui, je suis rentré chez lui. J'ai trouvé pleurant, le monsieur était extrêmement triste. Il a dit, de ce que j'ai vécu, encore, de ce que j'ai vécu, Je ne reconnais plus rien. Donc de la religion qu'on appelle l'islam, je ne reconnais plus rien. Mise à part cette prière, il voit des gens qui font semblant de prier ou s'inger une prière. Il a dit mise à part cette prière et cette prière a été complètement foutue. D'accord, voilà ce qu'il dit. Voilà un témoignage. Premièrement, 70 ans après la mort du prophète des musulmans, c'est fini de l'islam. L'islam a été déjà rié de la carte de par le témoignage d'Ahadith Sahih. Qu'est-ce qu'il y a eu entre deux sur ces 70 ans ? Dois-je encore le rappeler ? Il y a eu plusieurs califs, il y a eu les quatre califs soi-disant bien guidés, que Dieu n'ose même pas juger, etc. Dans l'un a brûlé les Corans, les Corans écrits sous la dictée du prophète des musulmans, donc les Corans sont perdus parce que À l'époque, le califat commençait à brûler, tuer, brûler, tuer. Puis au bout d'un moment, comme ils ont brûlé pratiquement la bibliothèque d'Alexandrie brûlée par le deuxième calife, genre une fois qu'ils ont tout brûlé, ils se retournent contre leur propre mémoire, contre leur propre héritage. Je veux dire, aujourd'hui, je vais dans un musée, un petit musée à Oxford ou ailleurs, je rentre dans un musée, je trouve des fois des assiettes, des fois des objets anodins qui datent d'il y a plus de 1400 ans, gardés chez les peuples, genre un tapis, un fragment de pierre, un truc, une bouteille. Les musulmans, leurs prophètes meurent, ils leur laissent des Corans écrits sous sa dictée, et qu'est-ce qui se passe ? Le calife arrive et fout le feu dessus. Je veux dire, voilà, pire que ça, tu ne peux pas faire. Des gens qui étaient des proches lieutenants des prophètes des musulmans, qui étaient chassés, exclus et tout ça, regardez, Abou Delrefal, un des premiers musulmans, il est mort exclu, il est mort solitaire, il est mort dans le désert, il a été exclu. L'exclusion, c'était une ignominie, c'est une des punitions, presque comme une peine de mort. Le petit-fils du prophète des musulmans s'est levé avec un groupe de gens, il a voulu aller contredire le califat, il a voulu faire une sorte de mini-révolution décapitée. La Mecque et Médine n'étaient pas contentes de ce qui est arrivé. Les soudas arrivent, violences, tueries, la caba rasée, tout ça. Durant le deuxième calife, il y a Abu Huraira, un SDF qui a peine vu le prophète qui est devenu littéralement le plus grand raconteur des hadiths. Il a raconté 6000 et quelques. D'accord. Ka'ab al-Ahbar, une sorte de juif, rabbin, enfin d'après ce qu'il prétend lui, en tout cas, complètement fantaisiste, une sorte de SDF qui débarque n'importe où. Et puis qui devient le moufti de la république littéralement sous le deuxième calife. Donc je veux dire, juste quelques éléments, quelques jalons que vous pouvez creuser. Durant ces 70 ans, l'islam a été rayé de la carte. C'est fini. Quand je vous parle d'islam, moi quand je parle d'islam, je parle de ce qu'il y a aujourd'hui. Mais ce qu'il y avait à l'époque, je n'en sais rien. Il a disparu. Si le gars, si le gars qui a vécu à l'époque même du prophète, à l'époque même de l'islam, est en train de dire à la fin de sa vie, il n'y a plus d'islam, qu'est-ce que je vais moi dire 1400 ans plus tard ? Vous comprenez, ou 1300 ans plus tard ? On en est où en 2017 ? Si ce gars en 700, 704, 703 disait cela. Vous voyez ce que je veux dire ? Aujourd'hui, un autre article qui peut vous intéresser, je vous le mets dans le descriptif. La Gazette Saoudienne, d'accord, c'est... Comment il s'appelle ? Le journal La Croix, on a parlé aussi de cet article. Et en fait, cet article, tout simplement, il dit que le roi d'Arabie Saoudite a créé un département spécial, a créé un institut à Médine. Avec des finances et tout, il a ramené des savants, n'est-ce pas ? Des savants de hadith. Et puis ils vont ré-étudier tout l'héritage de Hadith et dire ce qui est vrai, ce qui est faux dedans et tout ça. Donc voilà, nos seigneurs, donc nos seigneurs... Quand nos seigneurs pensent que Dieu nous a dit qu'il faut faire la guerre ou faire le djihad pour le califat, soudainement, les hadiths, quand Reagan avait besoin, par exemple, de djihadistes sur pied en Afghanistan, ce qu'il se passe, c'est qu'ils nous ont dit que Dieu veut, Jacques a dit, c'est Jacques Dieu, tu dis Jacques a dit, Dieu a dit, il faut aller mourir pour les Américains. Ben voilà, on prend nos affaires et on va mourir pour les Américains. Puis après Trump va aux Arabes Saoudites, il danse avec le sabre, il signe des gros contrats et tout. Puis il leur dit écoutez, vous arrêtez la déconne quand même parce que vous n'avez quasiment plus de pétrole, vous continuez comme ça, ça va. Puis bon, ils discutent, il y a quelque chose qui s'est passé. L'Arabe Saoudite fait 180 degrés et à ce moment-là, ils vont réétudier l'islam de A à Z et peut-être des hadiths sur la foi desquels des millions de gens sont morts, des millions de gens ont été mis en esclavage depuis des siècles. M. Salman, le roi d'Arabie Saoudite, va décréter que finalement ils sont faux. Quand on vérifie, bon après vérification, n'est-ce pas mes amis, après avoir vérifié, nous avons découvert que finalement le hadith était faux. Donc tu vois, on est désolé, mais bon voilà, ça arrive. On l'a trouvé sur une peau de chien ou un os ou un truc, mais finalement, quand on a bien relu dedans, c'était pas si solide que ça. Donc voilà ce qui se passe, c'est que C'est très louable ce que fait M. Salman, le président, le roi d'Arabie Saoudite. C'est très louable. Probablement, il a de bonnes intentions. Peut-être que vers la fin de sa vie, il s'est dit non, on arrête la déconne. On a quand même trop déconné. C'est possible. Et moi, je ne peux que saluer son action, si elle est animée, on va dire, par des sentiments honorables à la base. Mais ce que je cherche à vous dire, c'est qu'au-delà de cela, on a une religion qui soi-disant est arrivée de chez Dieu, écrite, ficelée, tout ça. Et qu'est-ce qui se passe ? Ça fait juste 1400 ans que c'est en train de changer. L'islam de mes grands-parents n'est pas celui de mes parents. L'islam de mes parents n'est pas celui de ma génération. Et la génération qui viendra n'aura pas le même islam. Alors c'est quoi l'islam finalement ? J'ai l'impression que quand vous regardez dans les sociétés arabo-musulmanes, Les gens vont vous demander cette micro-trottoir à la sortie d'une mosquée. Le gars va vous dire, oui, nous suivons l'islam. Nous sommes musulmans, donc nous suivons l'islam. Mais en réalité, non, c'est pas ça. C'est eux qui créent l'islam en agissant. En réalité, c'est le contraire. Ils agissent d'une certaine manière, en fonction des dogmes de l'époque, en fonction de ce que les hommes de pouvoir de leur époque, en se convaincant de ce que la télé a dit, en fonction de ce que les prédicateurs barbus ont raconté, en fonction des besoins géostratégiques des États-Unis ou d'autres pays, en fonction de plein de choses, en fonction d'impératifs économiques, sociaux, etc. ils vont définir sur le moment un certain mode de vie, un certain nombre de choix. Ces choix les appellent l'islam, c'est tout. Et puis, dix ans plus tard, quinze ans plus tard, nouvelle situation, nouveau choix. Et ça s'appelle comment ? Je vous le donne en mille, ça s'appelle l'islam. En fait, c'est tout. Et en fait, c'est très embêtant parce que ces choix là, qui sont changeants, parce que si les gens d'aujourd'hui 2017 sont musulmans, c'est que ceux de 1950 ne l'étaient pas. C'est très simple. Et si les gens de 2025 sont musulmans, c'est que ceux de 2017 ne le sont pas. Parce qu'il y a des choses qui sont vraiment très différentes, qui changent en profondeur, et à chaque fois ça s'appelle l'islam. Donc ça n'a aucun sens en réalité. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça n'a strictement aucun sens. Et en fait, donc, nos seigneurs, voilà ce qu'ils font. Nos seigneurs, ils nous créent la religion. Et chaque fois ils disent, ça vient de chez Dieu. Donc en réalité, c'est tout simplement une manière de... C'est probablement une manière d'éviter la critique. C'est une manière d'avoir une sorte de totalitarisme absolu. Je décide, je suis homme de pouvoir, je décide, je fais ce que j'ai envie de faire en réalité. Après, je dis ça vient de chez Dieu. Après, je lâche des imams qui arrivent sur des ânes ou sur des trucs, n'importe comment. Et puis qu'ils vont dire bon, ça vient de chez Dieu. Et puis bon, votre Seigneur vous l'a dit. Voilà, c'est un peu comme ça que ça a toujours marché. Alors. J'aimerais juste vous parler peut-être, c'est juste une introduction, c'est une introduction de 12 minutes pour une vidéo qui va peut-être faire 3. En fait, vous savez, je vous avais dit hier, quand l'islam est né, il est né dont on va dire les baffons de la Mecque, ça signifie, étaient suivis par des gens qui étaient pauvres, des gens qui étaient, pardon de l'expression, c'est pas pour les dénigrer, mais au point de vue social, c'était vraiment des sandants, d'accord ? C'était des gens qui faisaient des métiers de base, qui n'étaient pas riches, qui ne possédaient pas d'esclaves, qui étaient eux-mêmes des esclaves, très souvent. Et donc, ce qui se passe, c'est que Sur le moment, on peut, j'ai jamais vu un auteur le dire ou le qualifier comme ça, mais on peut pratiquement qualifier l'islam du départ comme une sorte de révolution marxiste. Au départ, c'était une révolution marxiste qui vient des classes inférieures, qui commence soudainement à mettre en doute le règne des classes supérieures, des classes de l'argent, des classes du pouvoir. Alors, vous allez me dire, oui, mais le prophète des musulmans, c'est un raisonnement qui ne tient pas parce que le prophète des musulmans lui-même faisait partie de cette classe-là parce que c'était un riche commerçant au moment où cette histoire commence. Oui, mais non, le raisonnement tient toujours parce que si vous regardez les révolutions, les révolutions... ouvrières, n'ont jamais été lancés par un ouvrier. Parce que l'ouvrier, le pauvre gars qui est tout en bas de la chaîne alimentaire, qui travaille 12 heures par jour pour se nourrir, qui n'a pas accès à des études, qui n'a pas accès, qui n'a pas l'ouverture sur le monde, lui, il ne peut pas lancer une révolution. C'est assez rare que ce genre de personnes lancent des révolutions. En général, on trouve à la tête de ces révolutions-là des gens qui sont pratiquement de la bourgeoisie, des gens qui sont dans une classe relativement supérieure, relativement aisée, qui vont être derrière des révolutions populaires. Ce qui se passe, c'est que l'islam, au moment où il commence, va être littéralement une révolution marxiste. Vous pouvez utiliser ce genre de terminologie. Et les riches s'inquiètent. Les riches commencent à se dire, mais c'est quoi ce truc ? C'est quoi cette nouvelle idéologie qui est en train de foutre la pagaille chez nos serviteurs, chez nos domestiques, etc. Et donc, ils prennent ça très mal. Je vous dis un truc. Dans le Coran, vous allez trouver un seul cas d'une proclamation divine. Où Dieu va proclamer quelque chose. Un seul cas dans tout le Coran. Je vais vous dire laquelle. La Sourah numéro 14, la Sourah d'Ibrahim. Jamais cette proclamation divine si importante n'est enseignée dans les écoles, dans les mosquées, dans la télévision auxquelles est exposé le public sunnite. On leur cache cela. Même dans le Coran, ils leur cachent les trucs. Je vais vous le dire. Et vous allez voir la mentalité par laquelle, la mentalité, on va dire, non pas c'est littéralement révolutionnaire, c'est même pas contestataire, c'est révolutionnaire littéralement. Je vous montre. Je prends le verset 14,6. Et en fait, c'est Moïse qui revient très souvent dans le dans le Coran, et dans des termes très élogieux. Je pense que l'antisémitisme a fait beaucoup de chemin depuis cette époque-là. Mais à l'époque, c'est vrai que tu lis le Coran, Moïse a l'air d'être un type bien. Il est respecté et tout ça. Alors, je prends le verset 14, 6. « Rappelle-toi, comme Moïse dit à son peuple, rappelez-vous le bienfait d'Allah. sur vous quand il vous sauva des gens de Pharaon qui vous infligeait le pire châtiment, il massacrait vos fils et laissait en vie vos filles, il y avait là une dure épreuve de la part de votre Seigneur. Donc Dieu, c'est Moïse en fait, qui parle à son peuple, qui dit rappelez-vous des bienfaits, rappelez-vous des bienfaits de Dieu. C'est quoi les bienfaits de Dieu en fait? Les bienfaits de Dieu, c'est avoir fait périr le Pharaon, d'accord? Le pharaon était à l'exemple dans le Coran, dans la mentalité coranique, si vous voulez. Quand je vous dis pharaon, on est en l'an quand même 600 et quelques. Quand je vous dis ça, c'est comme si je vous disais aujourd'hui dictature stalinienne, par exemple. C'est utilisé comme l'exemple type de la dictature absolue. du totalitarisme absolu. Parce que nous sommes en l'an 600 et quelques. Staline n'a pas existé, bien entendu, ni les autres dictatures sanglantes du XXe siècle, gauchistes en particulier. Donc, qu'est-ce qui se passe ? Le Coran regarde en arrière et donne un exemple, un exemple de totalitarisme. Qui était le pharaon ? Quand vous regardez les pyramides, vous voyez qu'il y a des gars, ils ont été obligés de taper au marteau pour casser des pierres qui leur tombaient dessus, qui les écrasaient. Ils savaient qu'ils allaient mourir écrasés. Pourquoi ? Pour construire un triangle pour un type un peu malade de sa tête ? Je veux dire, pardon, c'est vrai, c'est très joli et tout, j'ai été dedans, j'ai rempli un terrain de la pyramide de Khéops, etc. Bon, c'est très sympa tout ça. Je veux dire, il y a des mecs qui sont morts pour ça, dans des conditions de travail absolument épouvantables. Donc, il ne faut pas non plus glamouriser ce genre de choses. Il faut vraiment savoir raison de garder. Ce n'est pas parce que c'est ancien que c'est joli. On n'aimerait pas qu'aujourd'hui, les vestiges de massacres d'aujourd'hui deviennent, dans mille ans, des lieux de joie et de selfies et tout ça, en disant, regardez, c'est extraordinaire. Non, ce n'est pas extraordinaire. Il y a quand même des gens qui sont morts, qui ont laissé leur peau là-dedans. Pour des triancles en pierre au milieu du désert franchement bon c'est vrai que c'est joli tout ça enfin joli je sais même pas si on peut dire ça mais voilà c'est assez limitant alors donc dans l'esprit coranique le salopard de pire espèce le méchant du coran c'est le pharaon il s'est passé quoi au pharaon ici ? Il s'est passé. Lui, enfin pas lui, je veux dire les gens qui poursuivaient les juifs qui sortaient d'Israël, ont été poursuivis, traversent la mer rouge, la mer rouge s'ouvre, vous connaissez l'histoire. Peu probable que ça se soit passé comme ça en réalité, parce que la mer ne s'ouvre pas quand t'arrives devant, c'est pas... Mais probablement, je sais pas, il y a eu une poursuite, tempête, des gens se sont noyés. Puis les gens racontent, tu sais, les gens racontent des trucs et tout ça. Alors, donc, Dieu Pas Dieu, Moïse demande à son peuple d'évoquer ou de se rappeler, de se rémémorer, de commémorer les bienfaits divins d'avoir tué qui ? D'avoir tué les hommes du dictateur. Et regardez le verset suivant. C'est là qu'il y a la programmation qui arrive. Je vous lis en arabe et après en français. Qu'est-ce qu'il dit ? Et lorsque votre Seigneur, donc ça c'est la versée suivante, et lorsque votre Seigneur proclama, si vous êtes reconnaissant, très certainement je vous montrerai mes bienfaits pour vous. Mais si vous êtes ingrat, mon châtiment sera terrible. Donc voilà le truc. C'est que littéralement, nous avons Moïse qui demande à son peuple d'évoquer le bienfait divin qui est la mort. d'une dictature qui est la destruction de gens qui persécutaient ce peuple. Et qu'est-ce qui se passe? Et après une proclamation divine, si vous me remerciez pour ces bienfaits, donc pour détruire les dictateurs, pour détruire les gens qui vous écrasent, moi, je vous donnerai encore plus de bienfaits. Ça signifie que j'enlèverai encore plus de dictateurs. Je retirerai encore plus de gens qui vous écrasent. Par contre, si vous niez, voilà ce qui se dit, si vous niez ce bienfait, Mais si vous êtes ingrat, mon châtiment sera terrible. Ça signifie que si vous êtes ingrat, probablement je vais vous rajouter encore plus de dictateurs, encore plus de moustachus qui vont vous gérer jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est ça, on dirait, c'est presque une prophétie. Cet esprit que vous voyez ici, clairement, même dans les versets coraniques, même sans aller plus loin, dans les versets coraniques, il y a cet esprit contestataire. Il y a cet esprit où tu dois faire la fête quand un dictateur meurt. D'ailleurs, il y a des musulmans, les chiites en particulier, lorsqu'il y a une date de la mort d'un calife, ils font la fête, des gâteaux, ça donne des bonbons aux enfants, etc. Voilà, tari amet, le chien est mort, le dictateur est mort. Tiens des gâteaux et de ça, pour que l'enfant grandisse. On a cette culture de rejeter toujours, de rejeter ces crapules. Alors, qu'ont fait les gens de Quraïch à l'époque, qu'ont fait les Arabes face à cette contestation qu'on appelait l'islam, ou face à cette révolution qu'on appelait l'islam ? Première étape, persécution classique. Toutes les révolutions marxistes ont commencé dans la persécution, toujours, c'est pareil. Révolution, persécution, c'est automatique. Tu lances un truc, tu contestes le système, persécution. Tu le vois en France aujourd'hui, tu le vois dans tous les pays. Du moment qu'il y en a un qui conteste, il est persécuté, c'est très simple. Au bout d'un moment, la classe supérieure va constater que finalement la persécution ne marche pas, parce que beaucoup de contestations sont éteintes suite à une persécution. Parfois, ça ne marche pas la persécution. Parfois, même, ça endurcit le système, ça endurcit la contestation. Là, tu pars d'un petit truc, après, ça devient une révolution. Regardez Ben Ali, quoi. Il y a un gars, il a foutu, voilà, un petit truc de rien du tout. C'est parti en Ténésie, vous vous rappelez. Ça a commencé par une petite contestation dans un village, répression. Et puis, ça donne quoi ? Il y a tout le pays qui s'enflamme. Parfois, c'est comme ça. C'est exactement ce qui s'est passé. C'est cette mécanique-là qui a joué à l'époque. répression de l'islam, ils obtiennent exactement le résultat inverse, l'islam se propage de plus en plus et à ce moment là, les gens Les têtes pensantes, donc de la classe supérieure, comprennent une chose, que la seule façon de s'en sortir sur le long terme, c'est l'étape suivante. La persécution ne marche pas, qu'est-ce qu'on fait ? On récupère. C'est la récupération. Voilà, c'est récupérer le mouvement. Et c'est ce qui s'est passé. Ils ont récupéré le mouvement et récupéré le mouvement à tel point, ça a dépassé même leurs espérances, en fait, parce que les hommes de pouvoir, les califs sont littéralement devenus, des divinités à la place de Dieu, littéralement. Même officiellement, Dieu ne juge pas les califes. Dans le corpus sunnite, Dieu ne juge pas les califes. Il a peur d'eux. Vous voyez ce que je veux dire ? On est parti d'où ça a commencé. Il faut faire la fête quand le dictateur meurt. et ça fait un 180 degrés, et là on devient genoux devant le dictateur, et quand on parle de lui, on le bénit, et on a des millions aujourd'hui qui ne rêvent que d'une chose, rétablir le califat, aller mourir, crever, juste pour avoir quelque chose qui ressemble à un nombre de pouvoirs. Tellement cette doctrine a si bien marché, tellement cette récupération a extrêmement bien marché. Voilà, c'était juste cela, je pense, ça mérite une étude beaucoup plus approfondie que cela. Je pense, ça peut mériter même un livre. C'est quelque chose, je pense, c'est un thème que personne n'a creusé. L'islam en tant que révolution, en tant que contestation, en tant que révolution, au début, en tout cas, puis après sa récupération et après, il devient littéralement le compagnon des hommes de pouvoir, mais en France, pareil, regardez la gauche, la gauche française anti-cléricale, anti-religion, ni dieu ni maître, borderline anarchiste, etc. La liberté, je ne suis pas d'accord avec toi, mais je me battrai jusqu'à, je ne sais pas où, pour que tu puisses dire ce que tu veux. Ils offrent la, comment on appelle ça, cette dame-là avec la statue de la liberté qui illimite, illimite dans le texte, le monde, qui l'offre à la ville de New York. Voilà, jusqu'à maintenant, elle est là encore, la statue de la liberté est toujours là. Et en fait, Un pays qui, dans les années 90, nous disait la Chine, la Chine, ils sont sur l'Internet. Et en fait, vous voyez comment c'est devenu aujourd'hui. Voyez, regardez, regardez-moi les journaux de gauche. Ils vont à la soupe. Ils gagnent leur argent par les subsides. C'est devenu la presse d'État littéralement. Et eux-mêmes appellent à plus de censure. Eux-mêmes appellent à moins de liberté. Je veux dire, c'est pas possible. C'est même pas un virage à 180°. C'est exactement comme ça que c'est passé avec l'islam. On part d'un mouvement qui est au départ contestataire, puis après récupération, récupération, récupération, et après ce système devient un genou. devant les régimes politiques qu'il était censé rejeter à la base, qu'il était censé rejeter au départ. On trouve aujourd'hui des sunnites extrêmes qui vont aller jusqu'à mettre une bombe, j'essaie de faire exploser dans une mosquée de Rafidi. Pourquoi ? Parce que Rafidi a exactement la même religion, sauf qu'il rejette les hommes de pouvoir. Et pour lui, tu ne peux pas rejeter les hommes de pouvoir. Tu fais ce que tu veux, je m'en fiche, tu crois en Dieu, au Coran, je n'en ai rien à foutre. Du moment que tu rejettes l'homme de pouvoir, moi je te tue, je me fais exploser. Voilà. C'est devenu à ce point, mais on n'est pas très loin les gauchistes français de cela. Les hommes de pouvoir, un jour on va peut-être avoir des... Enfin... Ils existent, les antifas. J'allais dire des gauchistes qui deviennent violents, qui commencent à attaquer ceux qui contestent le système et tout ça. Et puis je vais dire un jour ça, ça va l'exister. Mais enfin non, ça existe déjà. Les antifas, voilà. Enfin, je vous laisse mes amis et puis... J'en reviens un autre jour. C'est juste un partage comme ça. Voilà. Et puis... Je reviendrai.
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