Live : à quoi joue Macron ? Avec Me Hachim Fadili

Lawyer Hachim Fadili, running with Nicolas Dupont-Aignan, questions Macron's decision to dissolve parliament and criticizes the decline of French diplomacy. He raises concerns about McKinsey contracts, France's 3.1 trillion euro debt, and whether the timing of the June dissolution followed proper procedure.
Mais c'est d'être ponctuel, ce qui est absolument important. Voilà, you are live, on est live. Mes amis, bien le bonjour. Soyez les bienvenus sur le canal Aldosterone. J'ai pas l'habitude de faire des lives. C'est une c'est une faute, c'est une erreur, mais à coup de pas, il faudrait que j'en fasse plus. Alors ce soir, on a avec nous un avocat, c'est un avocat d'affaires que certains connaissent à lire les commentaires. Il s'appelle Hashim Falili, il est franco-marocain, je dis. Il fait partie de la mouvance NDA, Debout la France, de Nicolas Dupont-Daignan. Il est candidat pour les élections qui vont venir et aujourd'hui il va nous parler un petit peu de de la donne et de cette donne absolument extraordinaire, absolument imprévisible, entre guillemets, de Macron, le président français. Alors, la première question que j'ai envie de vous poser, Maître, c'est vraiment par rapport à ces élections. Vous êtes candidat, n'est-ce pas ? Et en fait, j'ai parlé à beaucoup de personnes. J'ai parlé à plusieurs personnes qui m'ont dit, on va partir à ces législatives et on va déposer des dossiers et on sera candidat. Sur toutes ces personnes, vous êtes le seul qui a réussi à réellement devenir candidat. Tous les autres, jour après jour, ils me disaient, j'abandonne, c'est trop parcours du combattant, c'est trop compliqué, ils nous ont mis des bâtons dans les roues. Alors, racontez-nous s'il vous plaît, ce parcours du candidat, comment vous, vous avez réussi à devenir candidat cette fois-ci.
Tout d'abord, merci Aldo de me recevoir. Socrates disait « parle si tu veux que je te connaisse ». Et pour que nos internautes me connaissent, je vais parler. Je me présente, Hashim Fadili, je suis né au Maroc il y a 50 ans exactement, en 1974, j'ai 50 ans, et je suis né à Rabat, la capitale du Maroc. Dès l'âge de 4 ans, j'étais dans une école française. J'étais à l'école Paul Cézanne, ensuite au lycée Descartes. À l'époque, on disait la mission culturelle et scientifique française. Depuis 90, c'est devenu l'AEFE, l'Agence de l'enseignement des Français de l'étranger. J'ai eu mon bac. On dépendait de l'Académie de Bordeaux. J'ai eu mon bac B, économie. Et ensuite, en tant que bon Méditerranéen, j'ai traversé la Méditerranée pour intégrer la rive sud de la France, qui est Montpellier. Pourquoi Montpellier ? Parce que je voulais concilier un beau cadre de vie avec un excellent niveau universitaire. Vous savez que Montpellier est le paradis des étudiants et j'ai vécu des années extraordinaires et donc j'ai poursuivi des études de droit qui m'ont amené ensuite à réussir le concours d'avocat. Et lorsque j'ai réussi le concours d'avocat, j'ai intégré l'école du barreau de Paris. Rapidement, c'était la petite présentation. Maintenant, je vais faire un saut de 30 ans. Qu'est-ce qui m'a amené à me présenter ? C'est tout simplement l'année dernière, j'ai été présenté à Nicolas Dupont-Aignan. qui est la droite traditionnelle, la droite gaulliste, qui n'est pas du tout d'extrême-droite, contrairement à ce qu'on veut faire croire, et c'était quelqu'un qui était un ténor du RPR, il était très proche de Chirac, il était secrétaire général du RPR lorsque c'était choisi par Philippe Séguin, et lorsqu'il y a eu l'UMP, il y a eu une dissension avec Nicolas Sarkozy, il a créé donc son mouvement d'abord Debout la République, qui est devenu ensuite Debout la France. Et l'été dernier, Nicolas Dupont-Aignan m'a demandé mon avis sur la politique étrangère française. Alors, j'étais très clair avec lui. Je lui dis qu'elle était affligeante, qu'elle n'avait jamais atteint un niveau aussi bas et que la grandeur de la France était complètement détruite. Et ça, c'était bien avant qu'on ait notre dernier ministre.
Qu'est-ce qui a détruit, à votre avis, qu'est-ce qui a détruit cette politique française ? Vous avez des jugements très durs quand même.
Alors, ce sont beaucoup de choses. Tout d'abord, c'est l'orientation politique qui a été donnée tout de suite par Nicolas Sarkozy. Jusqu'à Jacques Chirac, la France avait une position, on va dire, de référent qui parlait à toutes les parties. Ça, c'était fondamental. D'ailleurs, lorsque Jacques Chirac prononçait un discours aux Nations Unies, tous les chefs d'État étaient présents, tous. Lors de la dernière assemblée, Macron n'est même pas rendu. C'est pour vous dire, parce qu'il savait qu'il allait avoir une salle vide. Donc il y avait ce charisme-là, mais bien évidemment il y avait un appareil diplomatique derrière. Et cet appareil diplomatique vient d'être détruit par Macron il y a deux ans, en 2022, avec un fameux décret qui a réformé le ministère des Affaires étrangères. et qui ne maintient plus l'exclusivité pour les catégories A+. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu'on peut mettre les copains. Et qu'est-ce que ça donne quelques années plus tard, deux ans plus tard ? Ça donne un Stéphane Séjourné qui ne sait même pas parler et qui justifie sa fonction parce qu'il aime voyager. Donc, c'est pour vous dire. Donc, on est très loin qu'on soit de droite ou de gauche. Imaginons, nous sommes de gauche. Nous avons un Uber Védrine. qui est juste une sommité mondiale. Nous sommes de droite, nous avons un Dominique de Villepin qui est une sommité mondiale et c'était ça la diplomatie française telle qu'on la connaissait, telle qu'on l'aimait. Et en fait elle s'est étiolée parce que dès l'arrivée de Sarkozy, il a décidé on va dire d'avoir la main sur le ministère des Affaires étrangères alors que c'était un corps d'excellence. D'ailleurs, il y a eu plusieurs rapports du Sénat qui ont décrié la dégringolade justement de ce ministère-là. Et à l'occasion de ce décret de 2022, le Sénat a conclu l'excellence diplomatique française ne sera plus. Voilà donc pour répondre à votre question. Alors du coup, j'ai répondu à Nicolas Dupont-Aignan que la diplomatie française était en pleine déliquescence et j'ai cité des choses très simples. C'est comment est-on arrivé à se faire, on va dire, haïr des Libanais alors qu'on avait une posture très claire là-bas, mais vous vous rappelez, Lorsqu'il y a eu l'explosion du port de Beyrouth, Macron est allé à deux reprises là-bas et il s'est adressé limite à des adolescents, donc ça n'a pas plu au Liban. Comment peut-on arriver à un tel point où on se fait éjecter de trois pays, que ce soit le Mali d'abord, on ne tire aucune leçon, ensuite le Burkina Faso, on ne tire aucune leçon, enfin le Niger, on ne tire aucune leçon ? et puis enfin la relation avec le Maroc. Donc du coup j'ai exposé tout ça rapidement et puis j'ai dit qu'il fallait revenir à l'essence de la diplomatie française qui est une diplomatie universaliste parce que dans son corps même il y a des départements qui sont experts dans leur domaine. C'est-à-dire, vous avez le département Américain, vous avez le département Afrique, vous avez le département Proche-Orient. Et tous ces départements-là, en fait, avaient à leur tête, par exemple, le département Orient, vous avez des gens qui étaient parfaitement arabisants. Vous aviez des agrégés d'arabes.
Ils sont où aujourd'hui, ces départements ? Ils sont où ? Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ?
Rien du tout.
Rien du tout.
C'est ça qui est incroyable. C'est ça qui est effroyable. Il ne reste rien du tout. Et d'ailleurs, la France, Mais attendez, c'est extraordinaire.
Vous voulez dire qu'il ne veut pas faire de diplomatie ? Parce que quand même, un pays comme la France a toujours été un joueur, un player très important dans tous les enjeux internationaux. Il se passe quoi aujourd'hui ? On en voit des cijourdais.
Alors, c'est très simple. D'abord, vous avez remarqué, il n'y a plus de conférences de paix à Paris. Et maintenant, on est passé, on va dire, d'une diplomatie qui donne des leçons, encore une fois, et qui est sortie, on va dire, de son registre strictement technique, objectif, factuel. On a affaire maintenant à des jeunes diplomates qui sortent, on va dire, de Sciences Po, etc. Je ne reviens qu'en Sciences Po, j'ai enseigné, j'y reviendrai plus tard. Mais qui n'ont, on va dire, aucune connaissance, on va dire, civilisationnelle, aucune connaissance culturelle, aucune connaissance locale. Vous savez, la France s'est construite quand même sur des années par rapport à cette diplomatie. Revenons à Charles-Maurice Talleyrand de Périgord. Voilà donc Talleyrand qui était un ministre extraordinaire, on disait le ministre des relations extérieures, et il avait prêté 13 serments, il a fait 4 régimes, rien que ça. L'ancien régime, ensuite il était pendant la terreur, ensuite il a été sous le consulat, ensuite sous l'empire et puis la restauration. Et Talleyrand disait quelque chose d'extraordinaire, il disait « ce n'est pas moi qui change, c'est la France ». Et dans sa continuité, on aura beau décrier le personnage, nous avions eu par exemple son vétéran Errolland Dumas qui était très pertinent, qui était très précis. Et cette diplomatie-là a disparu au profit de qui ? Quand on parle maintenant d'un ministre des Affaires étrangères dans le monde, on pense à qui tout de suite ? À Lavrov. Tout de suite. Et c'est ça qui est incroyable. Pourquoi Lavrov ? Parce qu'on a une artillerie lourde russe derrière, avec toute une tradition qui date, qui remonte à Catherine II de Russie. Et nous, nous avons complètement détruit ça. Sarkozy a été le premier à avoir détruit ça, d'abord en ayant la main sur le quai d'Orsay, en faisant quoi, rappelez-vous, il avait nommé Bernard Kouchner. Là on était en plein délire, alors il a voulu jouer l'ouverture soi-disant. Il nomme donc un socialiste qui n'était plus depuis longtemps Bernard Kouchner. Bernard Kouchner était là, il ne faisait absolument rien. Nous avons eu ensuite Alain Juppé qui a fait quelque chose d'effroyable. Vous imaginez qu'Alain Juppé a fermé l'ambassade de France à Damas en Syrie. Damas, c'est vraiment l'Orient, c'est le levant, c'est la porte de l'Asie. Et pour vous dire, même dans les pires moments des relations syro-américaines, les États-Unis avaient maintenu leur ambassade à Damas. Et d'ailleurs, en maintenant l'ambassade à Damas, les Américains avaient tous les relais en termes de renseignements, etc., ce que la France n'avait pas.
Pardon de vous interrompre, mais est-ce que je pourrais pas dire, si j'étais cynique, Du moment que les Américains sont à Damas, pourquoi la France a besoin d'y être ? Parce qu'aujourd'hui la France, surtout la France de Macron, est le serviteur zélé des plans américains. Donc du moment que le maître est sur place, Est-ce que la France a besoin vraiment d'y être ? Je peux même continuer cette logique cynique par rapport à ce que vous dites sur la fin ou la destruction de la diplomatie française. La France n'a plus besoin de diplomatie, c'est devenu le perroquet de la Maison-Blanche. On décide quelque part aux États-Unis, la France se fait le serviteur des élèves de cette décision. Est-ce que c'est une vision erronée que j'ai là ? Est-ce que j'exagère ?
Alors ce n'est pas une vision hérodée, c'est une vision qui me heurte et qui me choque en tant que Français, en tant que Républicain. Alors il y a un mot qui est égalvaudé, c'est souverainiste. Vous savez, la souveraineté nationale appartient au peuple français, ça c'est la Constitution qui en dispose. On est arrivé à un tel stade de vassalisation Justement, que je comprends votre interrogation, vu que nous sommes les vassaux des États-Unis, effectivement, soyons clairs jusqu'au bout, à quoi bon avoir une ambassade ? Sauf que nous sommes un pays, nous sommes une civilisation, nous sommes une culture bien antérieure à celle des États-Unis. Il ne faut pas oublier quand même que c'est le général Lafayette qui a fait que les États-Unis ont eu leur indépendance. Donc là, on a complètement inversé les rôles, mais justement, je reviens à Sarkozy là aussi, parce que Sarkozy qui se prétend gaulliste, eh bien, a peine arrivé à réintégrer le commandement de l'OTAN. Et ça, c'était quand même sur la liste. Il ne faut pas oublier quand même que l'OTAN devait avoir son siège à Paris. Et vous le savez, donc il est dans le 15e, juste derrière l'école militaire, et à un moment donné, De Gaulle avait dit non, niet. Et à la dernière minute, l'OTAN a décidé de déménager à Bruxelles, mais le bâtiment était là, et c'est le bâtiment qu'occupe l'Unesco depuis un petit moment. Donc là, à partir du moment, Sarkozy a décidé de réintégrer le commandement de l'OTAN, avec une participation accrue sur le budget des Français. Petit à petit, il y a eu ce glissement-là, qui fait qu'on a perdu notre souveraineté à tous points de vue. Et on a perdu notre souveraineté de manière, on va dire, lâche, parce qu'il y a eu une trahison du peuple français. Vous vous rappelez, Aldo, qu'il y a quand même eu un référendum sous Chirac pour savoir si, oui ou non, signé, on intégrait le traité de Lisbonne. Les Français se sont exprimés, se sont présentés, se sont exprimés. Et à l'époque, j'étais étudiant, j'étais assis derrière Chirac d'ailleurs, à l'occasion de son émission qui était très intéressante. Que s'est-il passé lorsque Sarkozy est venu ? Il a réuni le Congrès, c'est-à-dire l'Assemblée nationale d'un côté et le Sénat de l'autre, et il a fait voter l'inverse. Et parmi ceux qui ont dit non, dès cette époque, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Donc Nicolas Dupont-Aignan, On a beau dire ce qu'on veut, c'est normal qu'on critique un homme politique, mais c'est quelqu'un qui a toujours été constant dans sa posture, qui a toujours été fidèle à ses valeurs, qui n'a jamais, on va dire, été dans la compromission. Et donc du coup, lorsqu'on a eu cet échange-là, il m'a dit « Écoutez Hashim, j'apprécie beaucoup votre analyse, vous êtes un authentique français, vous êtes un pur produit français, issu de l'école française, mais vous avez ce regard-là qui est complémentaire et que nous n'avons pas tous. Et ce regard-là m'intéresse. Donc j'aimerais bien que vous intégriez De Gaulle à France. Est-ce que vous acceptez ? Ensuite, j'aimerais bien que vous intégriez le Bureau national. Est-ce que vous acceptez ? Enfin, j'aimerais bien vous nommer délégué national des Français de l'étranger. parce qu'on délaisse trop souvent les Français à l'étranger. Les Français sont Français à l'étranger et sont étrangers en France. Et là, ça ne va pas du tout parce que les Français de l'étranger sont nos ambassadeurs au quotidien. Et j'acceptais donc cette nomination, cette mission. Nous avons eu beaucoup de travaux, etc. Et au bout d'un moment, on a envisagé réellement, au regard du chaos existant, on a envisagé une dissolution, mais après les Jeux Olympiques. Et la coupe de théâtre, le 9 juin dernier, une demi-heure après l'annonce des résultats, c'est-à-dire qu'on n'avait même pas les résultats définitifs. Macron décide de dissoudre l'Assemblée nationale. Alors on avait dit coup de théâtre, il l'a fait soudainement. On aura appris une semaine après, c'est Le Monde qui le dit, il a dit « je prévoyais ça depuis longtemps, j'en suis ravi, j'ai découpié une grenade que j'ai jetée dans leurs jambes, on verra comment ils s'en sortent ».
J'aimerais dire quelque chose à ce propos. C'est que deux jours après cette histoire, deux jours après la dissolution, avant même que les médias ne parlent de la grenade et que c'était prévu de longue date, il y a quelqu'un qui me l'a dit. Il m'a dit, ce n'est pas possible que Macron, une demi-heure après les résultats, dissolve l'Assemblée et que ce soit sur un coup de tête. C'est quelque chose qui était prévu d'avance. Et ce quelqu'un, c'était vous. Vous étiez le premier à me dire, ce n'est pas possible. Macron avait anticipé ces résultats et il préparait le coup. Et aujourd'hui, le temps vous a donné raison. Donc, vous pensez quoi de ce délai ? Je pense qu'au niveau constitutionnel, c'est le minimum qu'on peut avoir entre la dissolution et les élections, 20 jours.
Comment vous avez vécu ce délai ? Il y a un débat qui est très clair, c'est le délai de 20 jours. 20 jours, très bien. 20 jours, à côté de quoi ? Alors, ce n'est pas l'annonce de la dissolution, c'est la publication dans le journal officiel, sachant qu'il faut attendre un jour franc. Donc là, on n'est pas dans les 20 jours du tout. Et là, il y a des recours qui ont été déposés. Le Conseil constitutionnel doit se prononcer, très bien. Mais tout en respectant profondément nos institutions, je n'ai aucune confiance dans la composition du Conseil constitutionnel, et notamment au regard de toutes les décisions qui ont été rendues récemment. Donc là, il faut envisager, vous savez, dans ce type de chaos, il faut se poser, à un moment donné, c'est comme quand on met pause par rapport à une vidéo, et regarder tout autour. Voilà, on regarde ce qui se passe. Et là, il y a plein d'hypothèses qui se présentent. Parce que lorsqu'on veut faire les choses de manière normale, on fait comme l'a fait Ricky Sunak. Le Premier ministre britannique, que vous connaissez parfaitement, il a annoncé la dissolution le 30 mai pour des élections le 4 juillet. Bon ben y'a le temps. On est bon, même si ça peut paraître court. Là, pas du tout. Et le fait de dire je vais voir comment ils s'en sortent, cela signifie clairement que Macron a une volonté de chaos, a une volonté de perturbation. Et le tout en violation de l'article 5 de la Constitution, parce qu'il est garant des institutions. Il est garant de la stabilité.
Oui, il est garant de la stabilité. Mais attendez, là, il y a quelque chose d'important. Il est garant de la stabilité des institutions, de leur continuité, et tout, et tout, et tout. mais c'est lui qui dit « j'ai dégoupillé une grenade ». Ça signifie qu'il ne crée pas le désordre et le chaos par maladresse, par incompétence. Non, il le fait exprès, il le revendique, il en est très fier. On a vu des présidents, par le passé, créer le chaos en faisant des erreurs, en disant « ce n'est pas vraiment ce que je voulais, mais c'est arrivé ». Là, Macron, il est quand même dans un jeu très machiavélique. Parce que c'est, j'assume, je cause des les gars, j'assume, je suis très fier.
Si tu es l'habitude pour lui, rappelez-vous lorsqu'il avait dit j'ai décidé d'emmerder les non-vaccinés. Comment peut-on parler de la sorte de ses propres concitoyens ? Comment peut-on parler de la sorte d'une partie de la population qui a décidé d'exprimer librement son consentement, et au regard de ce consentement-là, par rapport à leur corps, qui est inviolable ? Et bien, comment peut-il dire ça ? Donc, on voit bien, vous savez, c'était un psychiatre italien qui avait fait tout un diagnostic lorsqu'il avait été élu, déjà en 2017. Et alors, à l'époque, on avait dit de ce psychiatre qu'il était allé trop loin, etc. Eh bien, on est allé le revoir récemment. Je confirme tout ce que j'ai dit il y a 7 ans. Donc là, on a quelqu'un qui est dangereux, mais c'est une personne, en fait, qui ne sait pas un français. Macron n'est pas français. D'ailleurs, il avait dit qu'il n'y a pas de culture française. C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui est dans une telle vassalité, c'est quelqu'un qui est dans un tel système de mondialisation, c'est quelqu'un qui est dans un tel système oligarchique, qui n'a aucune empathie patriotique par rapport à ses semblables. Ses semblables, c'est le nomadisme financier, rien d'autre. Et ça, c'est très grave. C'est très grave parce que cela s'appelle de la haute trahison. Et je suis très étonné que les grands partis, alors que ce soit même des groupes maintenant, on en parlera après, le Nouveau Front Populaire, le Nouveau Front Populaire quand même regroupe 12 parties quand on voit de l'autre côté, on n'arrête pas de parler des extrêmes, Rassemblement National, Les Républicains, personne, personne, personne ne pointe Macron, personne ne demande sa destitution, rien. Et donc du coup il y a un véritable problème parce que le pire est à venir. Je vous ai dit tout à l'heure Aldo qu'il faut faire une pause. Très bien, pause. La première pause d'abord, il y a eu des saisines du conseil constitutionnel. Très bien. Le conseil ne s'est pas encore exprimé, n'a pas encore rendu de décision. Hypothèse une, il y a...
Mais question, question, question avant d'aller plus loin, question avant d'aller plus loin. À la tête de ce conseil, on a Laurent Fabius.
Oui.
Beaucoup de gens connaissent l'historique de Laurent Fabius coupable, mais pas responsable.
Tout à fait.
Est-ce que vous pensez que Laurent Fabius a la stature, la probité, a le profil ? pour faire respecter la Constitution française. Est-ce que vous pensez qu'il s'agissait...
Mais cela ne l'intéresse pas. Cela ne l'intéresse pas. respecter la Constitution française, il se serait, on va dire, démis automatiquement de ses fonctions, il se serait déclaré par exemple incompétent, matériellement parlant, lorsque des lois lui ont été proposées, sachant qu'elles ont été rédigées par McKinsey, dont son fils, Victor, est président associé en France. On est dans du conflit d'intérêts total. Total.
Donc il achète les lois chez son fils, vous voulez dire ?
Oui.
C'est-à-dire que les lois viennent de chez McKinsey ou son fils, donc le fils Fabius, travaille chez McKinsey. C'est bien ça ?
Bien évidemment, tout le monde le sait. Victor Fabius est directeur associé de McKinsey France. Et on le sait très bien. D'ailleurs, Macron ne s'en est pas caché. La Cour des comptes a publié un rapport là-dessus. On est allé quand même jusqu'à un milliard officiellement, un milliard d'honoraires. C'est juste énorme. Et on le sait très bien, il y a eu une délégation totale. C'est là aussi un problème de souveraineté parce que nous avons des fonctionnaires qui sont éminemment compétents dans notre beau pays. Nous avons des gens qui sont d'une technicité remarquable, qui ont fait des meilleures écoles. Et bien ces gens-là qui sont payés par nos impôts sont mis de côté au profit d'une société américaine en plus, qui défend des intérêts américains et qui facture des sommes mirobolantes, disproportionnées par rapport aux services rendus. et on calque en fait leur rapport. Et ça, c'est juste inadmissible. Et c'est là où on voit qu'en fait, il y a, et je vous rejoins Aldo quand vous avez dit à quoi bon d'avoir une ambassade. En fait, on a, on va dire, une absence d'indépendance totale et cette absence d'indépendance, on va dire, elle est infiltrée dans notre administration qui est complètement, on va dire, écarté au profit de sociétés américaines étrangères, dans notre propre économie. Lorsque vous voyez le CAC 40, le CAC 40 est possédé, on va dire, aux trois quarts par des sociétés américaines. Le CAC 40 est dirigé par les trois quarts par des Américains. Et là, il y a un problème là aussi. Et donc du coup, nous avons un impératif dans le cas de ces législatives, ce n'est pas d'être, on va dire, dans un débat d'extrême, c'est-à-dire le RN taxe le Nouveau Front Populaire d'extrême et le Nouveau Front Populaire taxe le RN d'extrême. L'enjeu est assez grave pour qu'on se pose et qu'on se dise quelle est notre nouvelle vision de la politique, mais une réelle vision. C'est tout à revoir. Il faut en fait changer de paradigme. Et changer de paradigme, ce n'est pas la 6e République. C'est trop facile, ça. Notre 5e République est très bien rédigée. Maintenant, comment sera-t-elle appliquée ? Parce qu'en parlant de son application, il y a, on va dire, quelque chose à dire sur le scénario qui arrive. Très bien, je vous ai dit le conseil concessionnel. Bon, il a validé les dates. Hypothèse 1, très bien. Ça, c'était pour certains sièges. Pour d'autres, il n'a pas encore rendu sa décision. Hypothèse 2, les élections ont lieu, c'est très bien, 30 juin, 7 juillet, et le Conseil constitutionnel invalide. Ensuite, il faut être très imaginatif. sans aller trop loin, mais il faut être imaginatif. Si le Conseil constitutionnel invalide ? Macron dit, écoutez, ce n'est pas moi, vous savez, c'est le Conseil constitutionnel, ce sont nos institutions, je les respecte, on va voir. Donc, il y a un chaos. Maintenant, le Conseil constitutionnel valide tout. Parfait. Qu'est-ce qui se passe ? Second tour, c'est le RN qui est en tête. Tout le monde est dans la rue. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Il y a un problème de nomination de Premier ministre. Très bien. D'ailleurs, vous avez vu, je fais une petite parenthèse, Olivier Faure, d'ores et déjà pour le Nouveau Front Populaire, a dit qu'il fallait qu'il y ait une élection pour savoir qui sera Premier ministre. Vous imaginez ? C'est pour vous dire l'accord. C'est pour vous dire qu'en fait, tout cela est totalement artificiel et c'était fait pour les besoins de la cause en à peine quatre jours, alors qu'au niveau des Européennes, c'était la guerre affichée. Et comme par hasard, en quatre jours, tout va bien. Donc là, imaginons. c'est le RN qui passe, et on doit nommer le Premier ministre RN. Tout le monde est dans la rue. Et là, c'est le chaos total, le pays paralysé. Hypothèse 2, c'est le nouveau front populaire qui est en tête. Et là, le Rassemblement national et d'autres partis vont dire que c'était un hold-up. Et là aussi, le pays peut être paralysé. Troisième hypothèse, rien n'empêche Emmanuel Macron de présenter sa démission dès le 7 juillet. Et là, que fait-on ? Alors, c'est clair que ça va arranger une personne. C'est Gérard Larcher avec ses jolis doigts qui va rentrer dans l'histoire parce qu'il deviendra président de la République par intérim.
Pour vous dire quelque chose, d'après ce que j'ai senti du langage des dits et aussi des non-dits en lisant.
Contre.
Les lignes de Macron, je n'ai pas l'impression qu'il s'apprête à faire de la cohabitation avec le Rassemblement national. Peut-être que je me trompe, mais je pense à votre troisième hypothèse, celle qui consiste à dire que si le Rassemblement national est en tête des élections le 7 juillet, Macron arrive à la télé et dit « moi je prends une posture historique aujourd'hui, je démissionne ». En aucun cas, je ne peux… souffrir de travailler avec la Rassemblement Nationale. Et donc, à ce moment-là, il est temps de sauver la République, n'est-ce pas ? On partira sur ces grandes... Et puis, après, c'est le chaos encore, parce qu'après, il va falloir... Bon, Larcher va être le président par intérim, il va falloir réorganiser des élections et tout. Ça va être assez chaud durant les Jeux Olympiques et durant l'été. Mais ça serait assez du Macron, ça, à mon avis.
En fait, vous savez, les Jeux Olympiques, personne n'en a rien à faire. Et d'ailleurs, moi qui suis parisien, c'est encore le chaos total. Il y a encore des travaux partout. Rien n'est prêt, personne n'est prêt. On ne sait même pas où va se dérouler l'ouverture des Jeux, sachant qu'on a fait exploser le budget et sachant que le parquet national financier est sur le coup. Et donc là, c'est un prétexte juste extraordinaire pour ne pas organiser de Jeux. Mais revenons aux institutions. Macron, peut démissionner, et lui qui est, on va dire, un mondialiste, lui qui est un forum économique mondial, lui qui est un young leader, lui qui est un Bilderberg, il n'a aucun problème à aller se réfugier tranquillement à la tête de la Commission européenne. Et là...
On a Achim qui est... On a Achim qui est parti. Je pense que sa connexion sa connexion a planté, il va revenir je pense d'une minute à l'autre. Donc en attendant il va falloir, on va l'attendre, je ne vais pas faire de remplissage en l'attendant, je vais juste faire une petite danse. Bon, je vais pousser la chansonnette, mais il est très intéressant, il est très intéressant parce que je discute avec lui depuis quelques jours sur la politique française et vous voyez le niveau d'analyse qu'il a, vous voyez, et surtout, moi j'aime beaucoup sa manière de travailler. Ah, vous êtes de retour là ? Je suis en train de parler de vous, en votre absence. Et donc il y a un degré d'analyse, je disais que j'aime beaucoup et que vous voyez que ça commence.
Je n'entends rien.
On vous entend, vous êtes à la live. On vous entend.
Tu n'es plus là. Ben oui.
On vous entend.
Je n'entends rien. Il n'était pas là. Hein? Si. Mais je n'entends rien.
Alors ça, c'est ce qu'on appelle à la télévision les aléas du live, les aléas du live. Je n'entends rien. On vous entend. Donc là, on nous a... Regardez, je mets ça à l'écran, peut-être qu'il va le voir. Je vais peut-être lui écrire une feuille.
On vous entend, on vous entend, on vous entend.
Ah, il est reparti, il est là.
Ah, je suis désolé, je ne vous entendais plus.
OK, super, super. Donc, excellent, excellent. On a eu un petit aller à du direct. Vous êtes disparu. Soudainement, vous avez disparu. Et puis après, vous êtes revenu en disant je ne vous entends pas, je ne vous entends pas. Moi, je parlais de vous durant votre absence en bien. Je vous rassure, vous pourrez écouter par la suite la rediffusion. Il n'y a pas de souci, vous êtes de retour, donc je vous laisse reprendre le... Vous parliez des Jeux olympiques, vous parliez que ce serait un prétexte en or pour ne pas les faire. Voilà.
Parce qu'en fait, qu'est-ce qui se passe ? Il peut encore une fois démissionner. Et s'il démissionne, en fait, il n'aura aucun inventaire à faire. Parce qu'il aura laissé derrière lui la désolation. Alors là, il y a deux hypothèses parce que tout le monde part, on va dire. Vous savez, la presse n'arrête pas de ce que j'appelle balancer les effets stroboscopes, c'est à dire qu'on nous a balancé l'article 12. Ensuite, on nous a balancé l'article 5. Et puis maintenant, c'est sorti dans le monde comme ça l'article 16. Alors, c'est quoi l'article 16 ? C'est, en raison, lorsque les circonstances exceptionnelles l'imposent, le président de la République peut, entre guillemets, prendre les pleins pouvoirs, pour une durée déterminée. Et là, en fait, Macron peut faire ça, effectivement, sans même démissionner. Mais s'il démissionne, concrètement, qu'est-ce qui peut se passer ? Il y a un débat constitutionnel où, eh bien, il y a une interprétation. Alors, on parle de deux mandats. Mais quand on dit deux mandats, ce sont deux mandats, c'est-à-dire deux fois cinq ans. Or, là, il n'aura pas fait ces deux fois cinq ans. Et donc, du coup, eh bien, il y a un vide, si je puis dire, juridique, ou bien, en fait, il est tellement machiavélique, pour reprendre votre propos, qu'il a, on va dire, tordu ce texte-là. Et rien ne l'empêche, face au chaos général, de se représenter, on va dire, comme l'arbitre. Parce qu'il y a quelque chose d'insupportable depuis des années, c'est que le Front National puis le Rassemblement National ont un rôle bien huilé, bien rodé, d'épouvantail quinquennable. C'est-à-dire que tous les cinq ans, on agite le Front National et le Rassemblement National. Et tous les cinq ans, une fois qu'on est dans tout sauf le PEN, tout sauf le FN, tout sauf le RN, lorsqu'on est dans ce Front Républicain, quelques mois plus tard à peine, Après, il y a des manifestations, etc. Et ceux qui avaient voté pour Macron au second tour en 2022, par exemple Jean-Luc Mélenchon, ces mêmes personnes appellent après à la démission de Macron. Et là, ça ne va pas du tout. Ça ne va pas du tout. Et donc, du coup, on est vraiment dans un chaos qui va perdurer. Et qu'est-ce qu'il y a derrière ce chaos ? C'est qu'en fait, les institutions françaises ne servent à rien. C'est ça qui est très dangereux et que personne n'a évoqué. Parce qu'il faut être, on va dire, dans l'agenda de l'Union européenne. On n'arrête pas de dire on est européen avant d'être français. L'Europe avant tout. On veut parler d'armée européenne alors qu'une armée, eh bien, contient des militaires qui appartiennent à une nation. On vous dit la nation européenne alors que l'Europe n'est pas une nation. On n'arrête pas de dire ça. Et donc, lorsqu'il y aura ce chaos là, Qu'est-ce qu'on dira des institutions de serfs tariens ? Déjà, on a commencé à nous préparer avec Bruxelles qui menace de mettre la France sous tutelle en regard du déficit.
Oui, qui n'arrête pas d'augmenter, on est à 3 000 milliards, c'est ça le dernier chiffre ?
Tout à fait, 3 100 milliards officiellement.
Et ce que j'ai vu, j'ai vu aujourd'hui un analyse financier sur LinkedIn dire, oui, mais ce déficit est garanti, cette dette serait garantie par l'épargne des Français, qui constitue une sorte de variable d'ajustement dans laquelle l'État pourrait aller piocher. Est-ce que vous pensez que l'épargne des Français peut être menacée aujourd'hui ?
Bien évidemment, ils ne vont pas se gêner. L'épargne des Français est déjà touchée avec le taux d'imposition. Nous avons le taux d'imposition le plus élevé au monde, sauf qu'on ne voit rien de manière concrète. Vous savez, je voyage beaucoup et il y a 15 ans, j'étais allé en Suède. Et depuis, j'y suis retourné parce que c'est un pays magnifique et donc vous connaissez bien la social-démocratie, etc. Là-bas, tout est nickel. Et alors, je discutais, que ce soit l'homme d'affaires, que ce soit le chauffeur de taxi, que ce soit le restaurateur ou le serveur, lorsque je leur disais « Est-ce que ça vous dérange de payer autant d'impôts ? » À l'unanimité, ils me disaient non. Et lorsque je disais pourquoi, à l'unanimité, il me répondait parce qu'on sait où va notre argent. En fait, c'est ça qui est extraordinaire dans ces pays-là, dans tous les pays scandinaves que vous connaissez à le dos, c'est ce qu'on appelle la transparence financière. Vous imaginez que n'importe quel journaliste peut aller tranquillement au ministère, n'importe quel ministère, et demander la fiche des repas. Et il prend la fiche des repas, pourquoi vous avez pris telle champagne à tel moment, pourquoi vous avez pris du caviar, etc. Et le ministre doit répondre.
Il se passerait quoi ? Pardon. Oui, justement, j'allais vous poser la question. Il se passerait quoi si je vais avec ma carte de presse à un ministère français quelconque ? J'arrive, je dis, est-ce que vous pouvez me donner les notes de frais d'hier, par exemple, les repas, tout ça ? J'attends ici, devant la porte.
Alors, on rigole, mais vous savez Aldo, un journaliste hollandais l'a fait pour la maire de Paris. Donc, il a demandé tout simplement les frais uniquement. Alors, il s'est cantonné aux frais de déplacement. Eh bien, la mairie de Paris a refusé. Il a dû saisir le tribunal administratif, qui a donc ordonné à la mairie de Paris de transmettre les documents. Malgré ce jugement, la mairie de Paris n'a rien fait et Ali Dalgo a maintenu sa position. Il a dû aller ensuite au Conseil d'État. Ce n'est que lorsque le Conseil d'État a confirmé la décision qu'Ali Dalgo a donné, donc ses services ont donné des indications, mais elles étaient incomplètes. Donc, vous voyez un peu dans quelle opacité républicaine nous nous trouvons. Et ça, en fait, tout cela, pour.
Vous dire, pour comparer, Juste pour comparer au Royaume-Uni, pour vous dire, il y a une loi, vous pourriez même me l'enseigner en tant qu'avocat, qui s'appelle Freedom of Information Act, et je peux en tant que citoyen écrire à n'importe quel ministère, administration, tout ça, et demander demander toute information qu'ils détiennent sur tel ou tel sujet. Donc je peux effectivement demander des notes de frais, je peux demander ce que je veux. Ça ne veut pas dire qu'ils vont nécessairement me répondre vite ou autre, mais en général, ils sont tenus par la loi de répondre à ce genre de demande.
Mais en fait, on est vraiment dans un système de démolition de la République. Je vais citer un exemple, lorsqu'on se dit être une démocratie. Et d'ailleurs, je le mets dans mon programme. Vous imaginez que la fameuse association Anticor, que vous connaissez, qui a été créée par le juge Alphen, suite à tout ce qui s'était passé en matière de corruption à l'époque, eh bien, cette association-là, depuis deux ans, n'a pas l'agrément ministériel. Vous imaginez ? Depuis deux ans.
Ah oui, ils attendent toujours.
Et oui, toujours. Et l'association Anticor... Rappelez-nous, parce que c'est.
Pas tout le monde qui la connaît. S'il vous plaît, rappelez-nous, parce que c'est pas tout le monde qui est nécessairement familier avec ça. C'est quoi le but de cette association ?
Alors, Anticor, qui signifie anticorruption. Donc, c'est une association qui a un but d'intérêt général, qui a pour objet de lutter contre la corruption de manière juridique d'abord, en demandant des documents, en les rapprochant, et le cas échéant dans le cadre d'investigation, si la conclusion est qu'il y a eu un acte de corruption marqué, cette association-là peut mener des actions pénales peut mener des actions civiles et peut être rattaché à sa structure, et bien d'autres associations. Et là maintenant, le fait qu'elle n'ait pas l'agrément ministériel, elle n'a pas le droit de mener des actions judiciaires. Et ce qui est incroyable, c'est que le dossier est bloqué où actuellement Aldo ? Dites-moi où, au ministère de la Justice, vous imaginez. Et donc c'est là où il y a un problème. C'est là où ça ne va pas du tout. C'est-à-dire que d'abord, c'était dans le cabinet du Premier ministre. Donc Castex, on va dire, avait mal fait son travail. Il y a eu pourtant des recours devant le tribunal administratif. Ça n'a rien donné. Ils ont redéposé donc une demande d'agrément. Elisabeth Borne a laissé traîner. Bon, elle n'est restée qu'un an et demi, Elisabeth Borne, donc il ne faut pas lui en vouloir. et le cabinet du Premier ministre a déplacé le dossier au ministère de la Justice, lequel le ministère de la Justice demande des délais supplémentaires, vous imaginez. Donc lorsqu'on est dans ce type de situation-là, on voit...
Oui, donc je pense qu'à cette vitesse-là, d'ici 2030, le dossier de l'association anticorruption sera toujours coincé quelque part, parce qu'on va le faire passer de ministère en ministère, et que probablement ils n'auront jamais le droit d'exercer.
Exactement. Et là, je mets ça dans mon programme, c'est de donner tout de suite. Mais vous savez, c'est une signature, il n'y a même pas de débat. C'est une signature, c'est une association qui a des années d'existence et qui a fait un travail remarquable. Pour vous dire, la Cour des comptes elle-même s'est inspirée de ces actions. Donc, c'est une association extraordinaire avec des compétences très ciblées. C'est le temps et le coût d'une signature. il n'y a aucun débat là-dessus. Eh bien on ne le propose pas. Et bien évidemment le parti de Macron, qui n'arrête pas de changer de nom d'ailleurs, alors c'était La République En Marche, ensuite c'est devenu En Marche, ensuite c'est devenu Renaissance, et maintenant c'est Tous Ensemble. Bon ben après c'est quoi, c'est on se casse tous, on va tous à Bruxelles, je ne sais pas. Donc ce parti-là, tous ceux qui se prévalent de ce parti, eux-mêmes ne proposent pas ça. Et c'est ça qui est révélateur.
Et le parti de NDA, est-ce qu'il propose quelque chose par rapport à cette association ?
Bien évidemment. Le parti de NDA propose deux choses. D'ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan le dit depuis des années. Bien sûr, pour lui et pour moi, donner l'agrément ministériel à Anticor est une évidence. Mais nous allons beaucoup plus loin. Et Nicolas Dupont-Aignan va plus loin. C'est carrément de supprimer la Cour de justice de la République, qui est une véritable imposture. C'est-à-dire que cette cour-là, qui est censée juger des ministres dans le cadre de leur fonction, n'a jamais condamné personne. Jamais. Et sa seule proposition... Expliquez-moi, maître, s'il.
Vous plaît, expliquez-moi, parce que moi, vous savez, je ne connais pas tous les détails par rapport à ça. Je suis ministre, je fais, je commets une malversation. Est-ce que je finis dans le même tribunal que finalement les gens du peuple ? Je comprends qu'il y a un cours spécial.
Et oui, c'est une course spéciale qui est à côté des Invalides. Et le dernier exemple, c'est celui de Dupont-Moretti. Donc, on parle quand même du ministre de la Justice, garde des Sceaux. Et là, c'est l'avocat qui est très heurté par cette posture-là, parce qu'il est censé garder le sceau de la justice. C'est quand même quelque chose de fondamental pour nous. Et lorsqu'il est passé ministre de la Justice, lorsqu'il a été nommé, il a sanctionné des magistrats qui n'étaient pas allés dans son sens dans le cadre d'enquêtes lorsqu'il était avocat. Vous imaginez ? Donc cela s'appelle quoi ? Cela s'appelle une prise illégale d'intérêt. Voilà, c'est-à-dire que je prends un intérêt de manière illégale grâce à ma posture, grâce à ma fonction. Et ça, c'est pénal. Très bien. Donc la Cour de justice de la République est saisie. parce que c'est dans le cadre de ses fonctions. Et là, que répond la Cour de justice de la République ? Elle dit, oui, effectivement, il y a un acte matériel. Effectivement, nous avons des traces, etc. où ils annoncent même publiquement qu'entre guillemets, ils vont avoir leur peau, etc. Mais en fait, il y a le bénéfice de la bonne foi. Est-ce que vous racontez là ?
En fait, je suis perturbé par ce que vous me dites.
Et d'ailleurs, j'avais écrit un article là-dessus. Cour de justice de la République toute honte bue. Vous imaginez, vous avez Dupond-Moretti qui a dit oui, effectivement, mais je ne savais pas, lui ne savait pas, ne savait pas qu'il était en situation de prise illégale d'intérêt en tant que ministre de la Justice garde des Sceaux et d'avoir mis une pression énorme sur des magistrats qui enquêtaient dans une affaire où lui était avocat. Voilà.
D'accord, je vous pose une question. Moi qui suis le justiciable Lambda, si je commets un crime ou un délit, est-ce que je peux me défendre devant le tribunal en disant je ne savais pas ?
Est-ce que c'est une défense valable ?
Votre rire me dit tout, j'ai la réponse.
Alors c'est ce que les cyniques appellent l'aléa de la justice. Et c'est ce que les cyniques appellent aussi le pouvoir discrétionnaire du juge. On ne dit pas pouvoir arbitraire, on dit discrétionnaire.
Personne mieux discrétionnaire qu'arbitraire.
Non mais c'est… alors on rigole, on rigole mais quel est le problème dans tout ça ? C'est que si tout cela s'était passé dans un État africain, on aurait dit écoutez c'est culturel, c'est le chaos normal, il n'y a pas d'institution chez eux. Voilà, imaginez-vous que ce soit un président comme Sassou Nguesso ou autre qui dit je dissous l'Assemblée nationale du jour au lendemain et de toute façon j'ai lancé une grenade dans leurs jambes et je vais voir comment ils s'en sortent. Imaginons, c'est Denis Sassou Nguesso qui dit ça. Voilà. Et là, il y a un problème.
On aurait dit oui, mais c'est normal, c'est l'Afrique.
Ah non, pire que ça, Aldo. Pire que ça, on aurait dit, il faut qu'on intervienne là-bas.
Faut-il aller intervenir en France ?
Et oui, on envoie des soldats. Attention, on envoie des soldats parce que les Français sont en danger. Donc, vous voyez là, il y a quelque chose. On rigole, mais ce n'est pas drôle parce que ça va trop loin. Et là, en fait, toute la classe politique est animé par une seule chose, c'est de pointer du doigt l'adversaire sans revenir à la cause, on va dire, de tout ce mal. Et la cause de tout ce mal, Aldo, elle date depuis près de 40 ans. Parce qu'on a tout déconstruit petit à petit, l'herbarien. Vous savez, c'est la théorie de la grenouille. Vous la connaissez, Aldo ? La grenouille qu'on met, on va dire, dans une grande bassine et puis...
J'ai vu une étude scientifique, j'ai lu une étude scientifique récemment, vous savez quoi ? Il paraît que la grenouille saute de l'eau au bout d'un moment, elle ne reste pas. Sauf que les humains, eux, ils restent, mais la grenouille, elle ne reste pas.
Tout à fait, parce que instinctivement, et oui, c'est comme, voilà, il y a des débats, mais l'animal, on va dire, ne se suicide pas, il se laisse mourir et il ne se suicide pas. L'humain se suicide, veut se suicider. Donc effectivement, on a cette réaction-là qui diffère par rapport au règne animal. Mais en tout cas, la théorie de la grenouille, pour ceux qui ne la connaissent pas, donc on met une grenouille dans une grande bassine, on commence à chauffer l'eau, si on chauffe d'un coup, hop, elle saute, direct. Voilà. Et si on chauffe petit à petit, eh bien, elle commence à s'alourdir, etc. À la fin, effectivement, elle saute, mais ça met beaucoup de temps. L'être humain, lui, coule carrément. Donc là, il y a un problème parce que cette destruction-là a commencé il y a près de 40 ans. Et vous vous rappelez, Aldo, à l'époque, on trouvait que c'était quelque chose d'extraordinaire, que c'était très progressiste, la création de l'association SOS Racisme. Je ne sais pas si vous vous rappelez, avec Julie André, avec Faudé Sylla et donc d'autres personnes. Une question, on va dire, simplement étymologique. Aldo, si je vous dis S.O.S. Dauphin, cela signifie que je sauve les dauphins ou je combat les dauphins?
Ça signifie que je sauve les dauphins.
Voilà, si j'ai dit SOS femmes, cela signifie que je veux détruire les femmes ou que je veux sauver les femmes ?
Je veux sauver les femmes.
Alors quand je dis SOS racisme, ça veut dire quoi ?
Dans la même logique, je veux sauver le racisme, je veux le maintenir.
Voilà. On a deux mots qui sont complètement antagonistes et, comme dirait certains, qui sont passés crème. Et c'est tellement passé crème que c'était quoi leur slogan, Aldo ? C'était le droit à la différence. Le droit à la différence. Avec la fameuse main, touche pas à mon pote. Oui, je me rappelle, jaune. Exactement. Et qui avait reçu, je ne sais combien, de millions de francs à l'époque de subvention. La destruction a commencé à ce moment-là. Parce qu'à partir de ce moment-là, on a détruit l'unité nationale et on a détruit ce qui rassemblait les Français. c'est-à-dire une volonté de vivre ensemble par rapport à un passé commun, une histoire commune et dans le cadre de la projection pour un avenir commun. On a détruit ça. Et qu'est-ce que ça donne 40 ans plus tard ? Ça donne la dictature des minorités. Ce qui fait qu'il n'y a plus du tout aucun consensus. Et 40 ans plus tard, ça fait qu'on peut dire tout est l'inverse. On est, on va dire, dans quelque chose d'extrêmement lissé qui a dégénéré en wokisme. Et 40 ans plus tard, ça donne... Bon, écoutez, il faut absolument accueillir des immigrés afghans. alors que bon, on n'a aucun lien culturel avec eux. Il faut vous rappeler à l'époque, lorsqu'il y avait la guerre de Tchétchénie, il fallait accueillir les Tchétchènes, parce que voilà, accueillir les Tchétchènes, c'était une façon de lutter contre Poutine. Et quand on voit maintenant les dégâts que ça cause en France, je ne sais pas si vous avez subi ça Aldo, ne serait-ce qu'à Dijon, il y a eu énormément de bagarres entre des Tchétchènes et des Algériens, parce que les Algériens sont très sympathiques et je les aime énormément, mais au bout d'un moment, il ne faut pas trop les bousculer. Et donc là, c'est une très bonne chose. Donc tout ça pour vous dire quoi ? On est arrivé à un moment donné à une fragmentation de la nation, une fragmentation sociale et le droit à la différence est devenu jute en merde. Et ça, c'est juste inadmissible parce que plus personne ne se sent responsable de rien, à commencer par le président de la République lui-même. Et donc lorsqu'on a ce type de référentiel-là, il y a de quoi s'inquiéter. Et c'est pour ça que je vous ai dit il y a quelques minutes, il y a tout un paradigme à revoir. Et ce paradigme, il est général, il est mondial. Quand je dis mondial, on pourra développer ce point-là. On est vraiment à la fin de l'ère post-Bretton Woods. C'est fini. On est à la fin du monde unipolaire. C'est fini. On est dans un monde multipolaire maintenant. Quand on voit les briques, qui se sont constituées en étant étalées sur plusieurs continents, quand on voit leur puissance maintenant qui dépasse celle du G7, eh bien on n'a toujours pas compris ça. Et on est encore au moment où il y a des Jeux de Kazan, vous savez en Russie, il y a des Jeux actuellement, on appelle ça les Jeux Olympiques de Russie, les Jeux d'ailleurs où la France participe. Vous voyez là aussi l'hypocrisie institutionnelle. Au moment où il y a les jeux de casans avec plus de 5000 sportifs, etc. Au moment où vous avez le président de la Guinée-Bissau qui est allé en Tchétchénie pour recevoir du soutien. Au moment, au moment, au moment, eh bien non, on est quel débat ? Oui, attention, la Rassemblement national, oui, ça va pas du tout, il va y avoir des charters. Mais de quoi parle-t-on ? De quoi parle-t-on ? Et à l'extrême gauche, c'est oui, on peut changer de sexe. C'est dans ce programme qu'on peut changer de sexe. Il est où le marxisme ? Elle est où la théorie du capital de Marx pour des LFI ? Elle est où la problématique de classe ? Elle est où la problématique de prolétariat ? Ils ont changé, ils ont laissé tomber. Et ça ne va pas du tout. Donc vous avez remarqué, il n'y a aucun débat d'ailleurs. Il n'y a aucun débat de fond. Aucun. C'est-à-dire qu'on a deux blocs et au milieu vous avez le bloc Macronard, je ne veux pas dire Macroniste, Macronard, qui pointe ces deux blocs-là et qui garantit qu'il va freiner le chaos qu'il a lui-même créé pourtant.
Oui, on a la même chose ici au Royaume-Uni, où on a la gauche, la gauche qui a complètement, les travaillistes, qu'on appelait les travaillistes, ont complètement abandonné justement la lutte des classes, ont abandonné le prolétariat, ont abandonné l'ouvrier. Et aujourd'hui, ils courent derrière des poursuites idéologiques. Donc là, aujourd'hui, ils sont pour le changement de sexe, ils sont pour la non-binarité, pour les toilettes. Est-ce qu'on doit avoir des toilettes hommes-femmes ou des toilettes conjuguées pour les deux ? Et les vraies problématiques, par exemple la désindustrialisation sauvage qui a laissé une grande partie du pays où on a aujourd'hui des fois deux, trois générations dans des foyers où personne n'a jamais travaillé. On a aujourd'hui des grands-parents, des parents et des petits-enfants. On a des petits-enfants qui ont grandi, qui sont devenus des jeunes adultes qui n'ont jamais vu leurs parents, père ou mère, aller au travail. Parce qu'il n'y a pas, tout simplement. C'est des gens qui vivaient dans des usines d'automobiles à l'époque où on en fabriquait au Royaume-Uni. C'est des gens qui travaillaient dans les mines à l'époque où il y avait des mines au Royaume-Uni. Et tout ça a été rayé d'un trait de stylo. Et maintenant, l'économie britannique, c'est la City de Londres, c'est l'économie financière. Mais l'économie, on va dire réelle, elle n'existe plus et elle continue à être laminée. Alors, on nous dit que nous sommes un pays riche, mais nous sommes un pays riche de son économie financière. Mais ce n'est pas une main qui est partagée par l'ouvrier, qui est partagée par le prolétaire. Et ça, à la gauche, Elle est aux abonnés absents par rapport à ça. Ça ne l'intéresse plus. C'est plus un monde qui l'intéresse.
Je suis entièrement d'accord. Pourquoi? Parce que la gauche, en fait, c'est complètement louvoyé depuis le départ, parce que celui qui les a portés au pouvoir n'est pas un homme de gauche. Mitterrand est une imposture. Mitterrand n'a jamais été de gauche. Mitterrand, c'était le ministre de la Quatrième République. Il était ministre de la Justice, ministre de l'Intérieur. Il ordonnait d'ailleurs qu'on massacre les Algériens, etc. Il avait la Francisque Pétaini. C'était un vichiste. C'était un collabo. D'ailleurs, c'est De Gaulle qui le dit dans ses entretiens avec Pierre Fitt. Et sa raison d'être, sa seule raison d'être, sa seule raison d'existence, c'était de se positionner contre de Gaulle en 58. Parce que sa puissance était telle, le raz-de-marée était telle, que sa seule condition d'existence était d'être à gauche. Et lorsqu'il a été élu, d'ailleurs il a été élu de très peu, parce que là aussi on réécrit l'histoire, il a été élu, il faut savoir, grâce à Chirac, qui ne voulait pas du tout que ce soit Giscard d'Estaing qui soit réélu. Et lorsqu'il a été élu, et bien c'est là où il y a eu cette déconstruction totale. Et d'ailleurs plus personne à gauche ne se dit héritier de Mitterrand. Personne ! Parce que c'est un héritage qui n'existe pas, parce qu'on a été dans une véritable imposture, je me répète. Et d'ailleurs pour un parti qui se dit c'est de gauche, quand vous voyez l'hôtel particulier qui était rue Solferino, c'était juste surréaliste. Et la gauche, dès le début, a été complètement, on va dire, louvoyée, je me répète, parce que son leader même ne l'était pas, on va dire intrinsèquement. Rocard était un homme de gauche, oui. Et c'est parce que Michel Rocard était un homme de gauche qu'il a été écarté par Mitterrand. Jean-Pierre Chevènement était un homme de gauche. Et c'est parce qu'il était de gauche qu'il ne s'est pas entendu avec Mitterrand. Et d'ailleurs, il avait démissionné à deux reprises. lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et lorsqu'il était ministre de la Défense. Et en tant que ministre de la Défense, il avait démissionné parce que Mitterrand, de gauche soi-disant, avait approuvé les frappes en Irak. Chose qu'avait désapprouvée Jean-Pierre Chevènement. Donc lorsqu'on est dans cette évolution-là, il n'y a pas ce qu'on appelle d'idéologie réelle, comme on a connu à l'époque de Mendès France. comme on l'a connu avec Rocard. Il n'y a pas d'idéologie. Lorsqu'il n'y a pas d'idéologie et qu'on n'est que dans des idées, eh bien, ça ne marche pas parce que l'idéologie forme, on va dire, un socle. C'est une colonne vertébrale. Et donc, du coup, qu'est-ce que ça donne 40 ans plus tard ? Ça donne qu'en France, maintenant, on est dans un parti unique. Parce que lorsqu'on compare les programmes du RNLR d'un côté et le Nouveau Front Populaire, ils sont tous les deux pour le maintien dans l'OTAN. Ils sont tous les deux pour le maintien dans l'Union Européenne à 27. Et ils ont affiché, vous imaginez Aldo, leur soutien inconditionnel à l'Ukraine. Inconditionnel. Donc elle est où la différence ? Bon, il y en a certains, certains disent on peut changer de sexe. Voilà, lorsque d'autres disent, je vais envoyer des charters. Voilà la différence.
En s'en réticent sur le sujet. C'est ça. En fait, ça me rappelle ce qu'on appelle des fois dans le marketing, ça s'appelle le duopoly. Le duopoly, c'est par exemple King Burger, McDonald's, Coca-Cola, Pepsi. C'est en fait, on peut avoir des fois deux entités qui possèdent tout le marché pratiquement et qui donnent une sorte d'illusion de choix. Alors qu'en réalité, la différence entre les deux, elle est juste superficielle ou cosmétique.
Tout à fait. D'ailleurs, on le voit bien lorsqu'il y avait les dépôts de motions de censure.
On va où maintenant, à votre avis ?
Pardon ?
Oui, oui, je me souviens. Je me souviens, les dépôts de motions de censure, ils étaient toujours… ils ont laissé l'initiative à Macron, ça signifie au lieu de déposer des motions de censure quand ils en avaient la possibilité, ils ont chaque fois… Ils ont chaque fois pris des chemins divergents pour essayer de protéger la Macronie malgré tout. Je parle de l'opposition là, enfin de l'opposition entre guillemets. Et puis ils l'ont laissé au contrôle jusqu'au moment où il a choisi le pire moment possible et imaginable. Et c'est là, comme on dit au Maghreb, il a tiré le tapis sous leurs pieds. Voilà, sous leurs jambes, il a tiré le tapis et maintenant ils sont par terre. et j'ai partagé aussi un lien je dis ça aux gens qui nous écoutent j'ai partagé un lien au sujet du verbe louvoyer j'ai partagé le lien sur Larousse parce que il y a certains j'ai eu au moins cinq ou six commentaires d'un coup qui ont dit louvoyer c'est quoi ce mot louvoyer donc j'ai partagé le lien Larousse vous pouvez lire le verbe il existe bel et bien dans la langue française il n'y a pas de souci donc qu'est-ce que Ça fait une heure qu'on est en ligne. Laissez-moi regarder combien de personnes sont là. On s'était dit une heure. Est-ce que vous avez le temps qu'on se rajoute une petite demi-heure ? Est-ce que vous avez quelque chose à faire ?
Vraiment qu'on fait parce que là, j'ai un dîner de prévu. Je vais recevoir chez moi des amis. C'était prévu depuis longtemps. Et d'ailleurs, d'ailleurs, d'accord. Et je leur ai dit que j'étais avec vous, donc ils viennent qu'à 20h30. Super. Donc ce qu'on va faire avec plaisir, avec plaisir à notre live, parce que moi, j'aimerais bien qu'on discute quand même de quelque chose de très important par rapport aux Français de l'étranger. On a bien vu les BRICS. Très bien. Les BRICS signifient Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, South Africa. Et maintenant, c'est passé à 11. Mais lorsqu'on voit les 11, on se dit qu'on est vraiment passé à côté du 21e siècle en France. Pourquoi ? Parce que les pays qui ont été intégrés sont les suivants. C'est l'Iran d'abord. Ensuite, vous avez l'Égypte. Vous avez l'Arabie Saoudite. Vous avez les Émirats Arabes Unis. Je vais m'arrêter d'abord à ces pays-là. L'Iran, très bien. Pourquoi l'Iran ? L'Iran, c'est un gros poisson et il faut arrêter de considérer que l'Iran ce sont des extrémistes, etc. C'est Khomeini et compagnie. Non. L'Iran, il y a une élite perse qui existe depuis plus de 5000 ans, qui remonte au-delà de Darius et c'est ce qui fait qu'ils ont un niveau scientifique extraordinaire et que bien qu'ils soient sous embargo depuis 1979, ils ont leurs missiles, etc. Sauf que l'Iran, c'est la Perse et la Perse est un gros poisson qui pouvait bloquer l'évolution chinoise. Vous allez voir pourquoi je parle d'évolution chinoise. Ensuite, l'Arabie Saoudite. Là, on est dans un très gros poisson. Et vous voyez bien que tout ce qu'on nous a dit en France depuis des années, on nous a toujours dit les Saoudiens ce sont des gentils, ce sont des sunnites, les Iraniens ce sont des chiites, ce sont des méchants et les sunnites ne peuvent pas s'entendre avec les chiites. Donc là on a la démonstration que c'est faux. On prend un petit pays, les Émirats arabes unis, et l'Égypte. C'est quoi l'Égypte ? L'Égypte, c'est au-delà de Pharaon, c'est rien d'autre que l'Empire fatimide. Et au-delà de l'Empire fatimide, c'était, on va dire, l'Empire turco-mongol Mamluk, Seljukide, et ensuite Ottoman. Donc là, on est vraiment dans quelque chose de très puissant avec plus d'une centaine de millions d'habitants. Et puis là, on tourne à gauche dans l'Afrique et on descend Éthiopie. Éthiopie, attention, ce ne sont pas des gens qui meurent de faim, etc. Il faut arrêter avec la chanson We are the world, il y a 30 ans. L'Éthiopie, c'est un pays très lourd, très puissant. Ils ont la plus grande flotte aérienne d'Afrique, d'ailleurs, et c'est un pays qui est en plein développement, notamment dans la haute technologie, intelligence artificielle, etc. Et qu'est-ce que vous voyez lorsqu'on constate ça ? Que tranquillement, la Chine est en train de reconstruire sa route de la soie. Pendant que nous encore en France, eh bien, on est, oui, il faut faire barrage au RN et le nouveau Front populaire, on peut changer de sexe à la mairie. Et c'est ça qui est très grave. C'est que ça ne va pas se terminer parce que vous savez Aldo que l'Algérie a demandé à intégrer les BRICS. Ça a été refusé la dernière fois, mais ils doivent redéposer leur dossier à la fin de l'année. Et à la fin de l'année, il y aura au moins cinq pays de plus. Pourquoi je vous parle de ça et quel est mon lien en tant que Français dans tout ça ? Comment va réagir la France par rapport à ses ressortissants à l'étranger ? Prenons par exemple les 40 000 Français qui vivent en Algérie. Si demain l'Algérie rejoint les BRICS, quel va être le sort de ces 40 000 Français ? En termes de compte bancaire, en termes de soutien, en termes de présence, en termes d'efficience, etc. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que j'ai des compatriotes russes qui m'ont informé de la chose suivante, je leur ai dit, mais vous savez, allez vous inscrire au consulat. Comme ça, voilà, je vous aurai dans la base de données, etc. Ils m'ont dit mais maître, il est hors de question. J'ai dit pourquoi? Il m'a dit parce qu'il y a plein de compatriotes, une fois qu'ils ont été inscrits au consulat de France, à Moscou, ont vu en France, métropole, leurs comptes bancaires bloqués. Vous imaginez? Vous imaginez?
C'est une chose, Maître, je vais vous dire quelque chose. C'est une personne qui me l'a révélé de Suisse. La Suisse aujourd'hui, alors je vous le dis, les gens peuvent le confirmer ou pas, traite ses citoyens qui sont suisses et russes, les traite comme des russes à part. Ça signifie qu'ils sont traités comme des étrangers dans leur propre pays. Ils sont interdits de beaucoup d'activités, ils sont surveillés, bloqués. Alors que c'est des citoyens suisses.
Et là, on a déjà... Et d'ailleurs, c'est dans mon programme pour les Français de la 9e circonscription des Français établis hors de France, où je me présente, dans mon programme, je mets qu'il faut réformer le code monétaire et financier, parce qu'à ce jour, Aldo, qu'est-ce qui se passe ? Il y a des centaines de Français qui vivent dans toute la circonscription, qui voient en métropole leurs comptes bancaires fermés. sous prétexte qu'ils ne sont pas résidents en France. Vous imaginez, c'est-à-dire qu'un Français est considéré comme un étranger en métropole. Et tout ça sous prétexte de lutte contre le blanchiment, sous prétexte de traque fin. On est en plein délire, c'est-à-dire vous avez des Français qui ont le passeport rouge quand même, qui ont la carte nationale d'identité française et vous avez leur agence qui leur dit mais vous n'êtes pas résident en France, en métropole, donc circulez, il n'y a rien à voir, je ferme votre compte. Et donc du coup, que se passe-t-il ? Eh bien, vous avez une société qui s'appelle les comptoirs français. C'est du n'importe quoi, qui a quand même été validé par la Banque de France et qui a monté un site internet avec une application et qui, en fait, autorise les virements sans aucun problème. Donc là, vous voyez la déstructuration, la déconstruction est permanente avec un coup de théâtre qui va arriver très bientôt. Aldo, je vous l'annonce, je n'aime pas faire le devin parce qu'il faut rester humble et modeste par rapport aux événements, mais lorsqu'il va y avoir le rassemblement national qui va passer, s'il passe, ou s'il y a le nouveau front populaire qui passe, s'il passe, et bien d'ores et déjà on est en train de nous dire la bourse a dégringolé, la bourse a décollé. Que va-t-il se passer mon cher Aldo ? Et bien la Société Générale qui va déjà très mal, et bien va être vendue à les Américains. l'un des fleurons de notre système financier français. Et d'ailleurs, Macron, qui aime bien annoncer des choses en stroboscope, avait dit, il y a rien de moins qu'il y a trois semaines, que ce n'était pas inenvisageable. Vous imaginez ? Sachant qu'il n'y a eu aucun problème avant dans notre fleuron Alstom et tant d'autres.
Écoutez, ce n'était pas quelque chose que nous avions discuté avant ce live. On n'avait pas parlé de cette histoire de société générale.
Non.
Mais j'aimerais vous dire quelque chose là, en live, devant tout le monde, que j'ai des bruits de couloirs de certaines grandes banques internationales. Des bruits de couloirs. Mais quand je vous dis des bruits de couloirs, c'est du béton. ils jouaient contre la société générale et contre d'autres institutions financières françaises avant la dissolution. Si vous prenez le jour de la dissolution et que vous revenez en arrière, vous allez voir qu'il y a du délit d'initié potentiellement parce que les valeurs françaises financières, celles qui sont sur le CAC 40, étaient en train de baisser déjà de manière suspecte et elles ont continué par la suite. Et l'une des cibles de ce qu'on m'a dit explicitement, C'était la Société Générale. On me l'a nommé il y a quelques jours. Donc, vous y arrivez par analyse. Ce que vous me dites, vous y arrivez par analyse. Moi, on me l'a dit par bruit de couloir. Donc, c'est quelque chose qui est très, très possible.
Ça a déjà commencé, je vais vous dire.
Aujourd'hui, il faut surveiller les valeurs françaises.
La Société Générale a vendu toutes ses participations et toutes ses agences qui étaient au Maroc, donc à une société marocaine. Déjà, ça a commencé comme ça il y a six mois. Et puis ensuite, on apprend qu'il faut restructurer. Vous savez, lorsqu'on vous dit que quelqu'un tousse en permanence, lorsqu'on vous dit qu'il tousse, c'est qu'on va vous annoncer son prochain décès. Et c'est ça qui pose problème au niveau économique, c'est que là aussi, nous n'avons aucune structure qui protège les intérêts du pays. Rien. Alors que les Américains eux-mêmes font voter des lois où leurs propres lois sont applicables n'importe où dans la planète. Rappelez-vous, lorsqu'il y a eu la problématique en Iran, les Etats-Unis ont exigé que Peugeot, qui venait de construire une usine, prête à l'emploi, se retire. Et lorsque Peugeot s'est retiré, ces usines étaient quand même là. Qui a occupé l'usine ? Chrysler. Vous vous rappelez BNP Paribas qui avait été sanctionné avec une amende à hauteur de centaines de millions d'euros parce qu'elle ne respectait pas le Patriot Act américain à l'époque, on va dire, du 11 septembre, etc. Donc là, ça ne va pas. Et c'est là où je vous dis, et je me répète, les gens qui nous dirigent parlent le français, mais ne sont pas français. Ce ne sont pas des patriotes, ce.
Sont des étrangers de notre pays, des.
Étrangers de notre nation.
Je me rappelle cette histoire scandaleuse où les Américains ont forcé les Français à quitter l'Iran et après eux, ils sont revenus en Iran. Je ne serais pas surpris qu'un jour, ils reviennent en Russie alors qu'ils ont chassé les Français de Russie. Et les Américains ont une longue tradition. Vous vous rappelez certainement de l'histoire à l'époque de Reagan, le Iran-Contra. où ils avaient, ce qu'ils ont fait, les Américains ont eu une longue tradition de créer de l'embargo quelque part et après aller par la suite. Parce que l'embargo, il fait quoi ? Il va juste augmenter les prix pour le pays qui est sous embargo. Ce n'est pas qu'il va l'empêcher d'obtenir la marchandise, il va quand même l'obtenir, mais les prix seront plus élevés. Et donc, à ce moment-là, ils créent eux-mêmes et ils animent eux-mêmes des marchés parallèles. Je te mets sur embargo, maintenant tu payes le double, mais ne t'inquiète pas, je suis là, je vais te tout fournir. C'est ce qu'ils avaient fait à l'époque. de Reagan. L'affaire, il rencontrera Google et ceux qui ne s'en rappellent pas. Merci en tout cas, Maître. Merci d'avoir été jusque là et merci d'avoir accepté de rester plus longtemps avec nous. Je pense que c'est une expérience à renouveler. Je ne suis pas très habitué au live, mais ça m'a fait très, très plaisir de vous recevoir ce soir. C'est très enrichissant comme contenu. Merci beaucoup. Et puis, je vous souhaite une très bonne soirée avec vos invités.
Merci.
Il y a eu jusqu'à 1800 personnes à un moment donné et franchement encore une fois je suis très heureux de vous avoir eu sur ce canal et merci d'avoir accepté mon invitation à participer.
Merci Aldo, merci beaucoup, excellente soirée, au revoir.
Merci, à très bientôt tout le monde, au revoir.
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