Live avec Maître Fadili : Marine Le Pen, le coup d’État institutionnel ?

Extrait d'un live YouTube (avril 2025) où Aldo Sterone reçoit Maître Achim Fadili pour commenter la condamnation récente de Marine Le Pen (notamment 5 ans d'inéligibilité et exécution provisoire). Le débat porte sur la sévérité de la sanction, la tenue de l'enquête (nine ans, multiples juges d'instruction), l'indépendance du parquet vis‑à‑vis de l'exécutif, et l'hypothèse d'un « coup d'État institutionnel » organisé via institutions (Conseil constitutionnel, nomination de Richard Ferrand) et l'oligarchie politico‑économique. Les intervenants évoquent aussi des thèmes connexes: historicité des coups d'État en France, corruption, « État profond » européen, et risques pour la démocratie et la souveraineté.
C'est parti. Mes amis, bien le bonsoir. C'était un plaisir de recevoir ce soir Maître Achim Fadili. Vous l'avez demandé. J'ai reçu énormément de messages. Il ne se passe pas une semaine, Maître, que je ne reçoive pas de messages. L'avocat, il est où ? Maître Fadili, il est où ? On veut le voir. Merci d'avoir accepté de participer à cette émission. Et en plus, avec un temps très court, merci beaucoup et bienvenue sur ce canal. Donc aujourd'hui, on va parler d'une décision de justice extrêmement ahurissante. Et cette décision, on va la commenter. On n'est pas là, parce que j'ai vu certains commentaires passer, mais j'aimerais vous dire quelque chose. On n'est pas là pour soutenir le Rassemblement national et on n'est pas là pour être contre le Rassemblement national. On est là pour parler d'un séisme politique, on est en train de parler d'un feuilleton judiciaire et politique qui d'ailleurs n'a pas commencé qu'en France. Énormément de pays ont été concernés, rappelez-vous la Roumanie, rappelez-vous même l'Allemagne avec la FD, il y a eu certaines menaces. Et nous, on n'est pas là pour soutenir le Rassemblement National ou défendre Marine Le Pen, mais on n'est pas là non plus pour l'enfoncer, on est là pour commenter ce qui s'est passé. Et full disclosure, comme on dit, dévoilement complet, je ne suis pas sur les lignes Rassemblement National. Je ne crois pas au Rassemblement national, d'accord ? Donc je ne suis pas là pour les défendre, mais je suis là pour parler et mettre Fadili à accepter de venir et on va discuter un petit peu de cette décision de justice qui est particulièrement… qui choque, parce qu'on n'a pas l'habitude de voir des peines aussi sévères en France, même pour des choses beaucoup plus sérieuses que ce qu'on reprochait à Marine Le Pen. Je rappelle tout simplement que la partie la plus grave dans sa condamnation, c'est cinq ans d'inégibilité, donc cinq ans où elle ne pourra pas participer à des élections, donc on pense tout de suite aux élections de 2027, les présidentielles, et puis aussi l'exécution provisoire, ça signifie que Généralement, quand quelqu'un est condamné de cette manière-là, la réaction c'est quoi ? C'est faire appel. Il appelle potentiellement le suspensif. Dans le cas de Marine Le Pen, il n'est pas suspensif. Maître Fadili va nous expliquer tout ça en détail. Et aussi, il y a le bracelet électronique. Mais bon, le bracelet électronique, je dirais, si on n'a pas reçu de bracelet électronique en tant que personne qui fait de la politique en France, c'est qu'on a raté sa vie. Je veux dire, voilà, même Sarkozy, Daletien, tout ça. J'espère qu'ils les font en différentes couleurs, différents. Donc, Maître Fadili, Hachaud, c'est une décision qui est tombée il y a deux jours. Ça vous inspire quoi, cette condamnation aujourd'hui en tant qu'avocat ?
Alors tout d'abord, Aldo, je vous remercie pour votre invitation. Je vous remercie pour ce live qui est un exercice très intéressant parce qu'en fait, on s'exprime à chaud, sans zélécubration, sans langue de bois. Et c'est ce que j'apprécie énormément avec vous. Je vous félicite également pour le titre de votre live. C'est Marine Le Pen avec le point d'interrogation, un coup d'État institutionnel. Et en fait, la question est parfaitement posée, comme toujours de votre part Aldo, en ce sens où il faut revenir sur la notion de coup d'État dans l'histoire de France. Et les Français sont habitués au coup d'État. Il y a eu quand même le coup d'État du 18 brumaire, année 1799. On est quand même dix ans après la Révolution française, et dix ans à peine après la Révolution française, il y a un coup d'État qui a été fomenté par Napoléon, qui est devenu ensuite Bonaparte, avec quand même l'aide de l'abbé Sieyès. l'ABCIS qui est l'un des grands révolutionnaires, qui est un très grand démocrate, et l'ABCIS qui va estimer qu'il fallait faire un coup d'État parce que c'était trop long d'attendre 9 ans pour une réforme constitutionnelle. Vous imaginez Aldo ?
Oui, j'imagine. Et merci déjà. Je vous dis un truc, ce qui nous passionne dans vos interventions, c'est que vous nous ramenez toujours l'explication à deux, trois siècles en arrière. Et c'est très pertinent parce qu'il faut comprendre où est arrivé aujourd'hui. L'histoire d'aujourd'hui n'a pas commencé en 2025, l'histoire de France. C'est ce qu'on aime dans vos interventions.
Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a quand même l'ABCIS, l'un des plus grands révolutionnaires, le démocrate par excellence, et il fallait de l'argent. Et qui a financé tout cela ? Ce sont des banquiers, exactement trois banquiers, qui ont fondé ensuite la Banque de France. Rien que ça.
Des banquiers ? Déjà en 1779 ?
Eh oui, parce que là on parle de la finance, on parle de BlackRock, on parle de J.P. Morgan, etc. Eh bien cela remonte exactement au XVIIIe siècle. Donc 1789, coup d'État du XVIIIe brimaire, Napoléon qui devenait ensuite Napoléon Bonaparte et ça a mis fin au directoire. Ensuite il y a eu le consulat et puis bien sûr ensuite l'Empire. Acte I. Acte II, son neveu, qui était quand même président de la République, sous la Deuxième République. Et la Constitution de la Deuxième République ne prévoyait qu'un seul mandat. Et à quelques mois de la fin de son mandat, en 1851, il fait un coup d'État. Ça ne vous rappelle rien, ça ? À quelques mois de la fin de son mandat. Et là, nous sommes… Ça nous rappelle quelqu'un.
Moi, je me rappelle de quelqu'un, mais voilà.
Et là, nous sommes à quelques mois, parce que ce sont des mois de 2027, et il peut se passer beaucoup de choses d'ici là. Et donc là, il y a eu un coup d'État, ça donnait Napoléon III, ça donnait le Second Empire, et vous connaissez la suite. Et puis ensuite il y a eu quand même Vichy, c'est pas rien. Vous avez l'Assemblée, c'est-à-dire le Parlement, à l'époque on ne disait pas l'Assemblée nationale, on disait l'Assemblée, qui regroupait et l'Assemblée nationale actuelle et le Sénat, qui ont donné les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Rien que ça, c'est-à-dire des gens qui étaient élus démocratiquement, qui ont donné les pleins pouvoirs à Pétain. Ça ne vous rappelle rien là aussi par rapport à l'Assemblée nationale que nous avons actuellement et qui n'est qu'une chambre d'enregistrement et qui peut faire ça sans aucun problème. Ensuite, nous avons eu De Gaulle. Bon, très bien, 1958. N'oublions pas que c'est quand même un général. Lorsqu'on dit qu'un général a pris le pouvoir au Brésil, qu'un général a pris le pouvoir en Uruguay, qu'un général… En.
Algérie, on nous a cités dans cette liste.
Je n'osais pas, je n'osais pas. Eh bien tout de suite il s'agit d'une dictature, tout de suite on pointe du doigt, etc. Mais là le général de Gaulle est décrit dans le narratif officiel comme un démocrate. C'est quand même un général qui n'était pas du tout appelé d'ailleurs pour rédiger une nouvelle constitution. qu'il a écrite sur mesure avec Michel Debré, et ce n'était pas du tout une personne qui avait été appelée pour instaurer une nouvelle République. Mais cela ne suffit pas, parce qu'après 1958, il y a eu ce qu'on appelle, vous vous rappelez Aldo, en 1962, l'attentat du petit Clamart, en août 1962.
Oui, je rappelle qu'il y a eu 140, je lisais l'autre jour, mettre 140 balles contre sa déesse, ont été tirées.
Tout à fait, tout à fait.
Il y avait un chauffeur qui a zigzagué et grâce à la suspension de la déesse...
On l'a raté, on l'a raté. Excusez-moi la comparaison, vous vous rappelez Matrix quand il fait comme ça et puis qu'il arrête les balles ?
Oui, mais il paraît que s'il avait été dans une autre voiture, autre que la DS, ça signifie une voiture qui n'a pas cette suspension hydraulique, probablement on l'aurait eue ce soir-là. Mais la DS a réussi à zigzaguer, à se faufiler malgré les critiques demandées.
C'est merveilleux. C'était une pub extraordinaire pour Citroën à l'époque. Mais au-delà de ça, en août 1962, il y a un coup d'État. Un mois plus tard, que fait De Gaulle ? Il décide de faire une réforme pour qu'il y ait l'élection du président de la République au suffrage universel direct. C'était impensable avant. Dans la lignée de la Quatrième République, c'était ce qu'on appelle les grands électeurs. C'était les parlementaires, les maires et les conseillers départementaux.
Comme aux États-Unis, vous voulez dire ?
Exactement, comme aux États-Unis, tout à fait. Eh bien, il faut savoir que tout le monde s'était opposé à cette réforme. Le Sénat s'était opposé et à l'époque il était dirigé par Gaston Monnerville qui était quand même un poids lourd. Vous aviez le Conseil d'État à la quasi-unanimité qui s'était opposé à cette réforme. Vous aviez le Conseil constitutionnel créé par De Gaulle lui-même en 1958 qui s'y était opposé. Et qu'a-t-il fait ? Il est passé par la voie du référendum et là 62% votent pour le oui, pour le suffrage universel direct.
Ça change quoi en pratique ?
Alors en pratique, ça change que ça a complètement reconfiguré le paysage politique français, en ce sens où l'élection présidentielle est devenue le pivot des élections. C'est-à-dire que c'est le président de la République qui donne le là, alors qu'avant c'était les représentants de la nation qui donnaient le là. Il y avait les élections législatives avant qu'il n'y ait des élections présidentielles. Depuis, il y a une inversion dans la chronologie de l'organisation et c'est le président de la République qui fait ce qu'il veut, au besoin, en dissolvant l'Assemblée nationale et on l'a vu. On l'a vu notamment sous Mitterrand. lorsqu'il a été élu en 1981, on l'a vu ensuite avec ses successeurs. Donc, les coups d'État, les Français connaissent, les coups d'État, les Français sont habitués, et donc c'est intégré dans la mémoire collective. Et c'est pour ça, Aldo, j'entends toujours, mais pourquoi les gens ne bougent pas ? Pourquoi les gens ne font rien ? Pourquoi les gens ne descendent pas dans la rue ? Il y a, comme disait Étienne de la Boétie, cette servitude volontaire. Parce que Aldo, lorsqu'on parle maintenant en 2025 de Bonaparte, on dit attention, c'était un homme extraordinaire. Il a fait quand même les fameuses batailles, toutes les victoires, etc. C'est lui qui a créé le Conseil d'État, c'est lui qui a créé les préfectures, c'est lui qui a créé les pompiers de Paris, c'est lui qui a créé le Code civil de 1804, c'est lui qui a créé le Code de commerce de 1807. Bref, quelqu'un d'extraordinaire. Pareil De Gaulle, un homme magnifique, un homme extraordinaire, l'appel du 18 juin, un démocrate et quand vous voyez tous les souverainistes qui se prétendent gaullistes ou qui s'affichent gaullistes, il ne faut pas oublier quand même qu'il a la tête de rien d'autre que deux coups d'État qu'on appelle publiquement coups de force ou bien coups institutionnels ou bien coups de force légalisés.
On a peur du mot, on a peur d'utiliser le mot « coup d'État ». D'ailleurs, au-delà du camp souverainiste, il y a plein de gens qui ne sont pas nécessairement dans le souverainisme, ils se déclarent gaullistes.
Tout à fait, et ça en dit long. on va dire sur leur perception de la République, sur leur perception de la France et sur leur perception également de la politique étrangère française. Parce que De Gaulle dans les affaires étrangères, notamment avec l'Afrique, et bien De Gaulle c'est la France-Afrique. De Gaulle c'est son bras droit qui s'appelait Faucard et qui s'est donné, on va dire, à des exactions juste effroyables. Et donc lorsqu'on se prétend gaulliste, on ne peut pas être en même temps, on va dire, panafricain, on ne peut pas être universaliste malgré, on va dire, l'affirmation absolue. Et donc du coup, par rapport à votre interrogation, ce qui vient de se passer avec le jugement qui a été rendu concernant le Rassemblement national et Marine Le Pen, on est également en mesure de s'interroger sur ce coup d'État institutionnel.
Je vais peut-être me faire l'avocat du diable, si vous me permettez. J'aurais été à la place de Macron. Je n'aurais pas fait un tel coup à Marine Le Pen. Pourquoi ? Parce que j'aurais voulu qu'elle soit là au premier tour, comme d'habitude. Et j'aurais voulu qu'au deuxième tour, eh bien, toute la presse, les universités, les artistes, les chanteurs, tout ça, appelle à faire barrage. Et puis ça aurait fait, on aurait pu faire passer n'importe qui finalement face à elle avec ce mécanisme. Il faut voir que, vous l'avez observé certainement, c'est une caractéristique maintenant permanente de la politique française depuis le début de ce siècle, depuis 2002, Chirac, Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, qu'aujourd'hui, le Rassemblement national est très régulièrement au premier tour et puis il disparaît entre les deux tours. parce qu'il s'implique, il est très maladroit aussi qu'en partie, il s'implique dans des polémiques stériles et tout ça, et puis une fois c'est le halal, une fois c'est le voile, une fois on prend une petite Fatima à partie, tout ça devant les caméras, et puis voilà, on divise et puis on donne aux médias de quoi se faire battre, et au deuxième tour, on n'est plus là, c'est terminé. Donc moi, en tant que Macron, je n'aurais pas flingué la poule aux œufs d'or quand même, je veux dire, j'aurais protégé Marine.
Alors, ce qu'il faut voir quand même, c'est que ces gens-là ont le cynisme d'annoncer la couleur. Je ne vais pas rentrer sur le débat concernant le Covid, cette très tendue pandémie où il y a eu une répétition, vous vous rappelez Aldo, en amont, dès 2019. Et donc du coup, il faut faire attention aux déclarations des uns et des autres, et notamment aux déclarations de Macron, sachant qu'il ne s'est jamais caché de ses intentions. Et il ne faut pas oublier qu'en 2023, c'était il y a moins de deux ans, en 2023, il était avec le ministre de la Santé Brown et vous aviez Macron qui était en train de dire qu'il fallait réinventer un modèle.
Réinventer un modèle. Quoi comme modèle à votre avis ?
Écoutez la suite Aldo, il faut réinventer un modèle, mais que c'est plus dur de réinventer un modèle quand tout n'a pas été détruit. Vous imaginez la phrase, c'est plus difficile de réinventer un modèle tant que tout.
N'A pas été détruit. Donc il faut détruire ce qui existe. On nous a sorti la même chose à l'époque de la crise sanitaire. Si vous vous rappelez, tous nos politiciens au Royaume-Uni portaient ce petit logo en couleur, avec l'arc-en-ciel, et ils disaient « Build back better ». Ils sont le même faux en anglais d'ailleurs. Mais ils le disaient tous sans arrêt. mais il fallait détruire en santé chez eux cette volonté de dire on détruit comme ça les gens n'ont pas le choix je veux dire le système a été détruit c'est bon maintenant on va construire un autre à notre image C'est-à-dire.
Que là, la destruction, elle a commencé depuis l'élection de Macron, mais elle a commencé en amont avec bien évidemment Hollande avant lui, qui d'ailleurs l'a placé, et avant Hollande, Sarkozy bien évidemment. On ne va pas revenir sur les éléments qu'on a déjà échangés Aldo dans d'autres lives, sur l'or qu'a sorti Sarkozy, etc., sur la posture de Hollande. On va s'atteler maintenant à Macron. Macron, dès qu'il a été élu, a complètement fragmenté la France en la divisant avec une exacerbation incroyable et effroyable avec les Gilets jaunes. Il faut savoir quand même que la revendication était des plus légitimes, c'était lorsque l'essence était passée à 1,50 €.
– Elle est à combien aujourd'hui ?
Exactement, on est minimum ça aussi entre 1,7 et 2 euros et personne ne bouge. Mais entre-temps il y a eu plus de 11 000 arrestations, entre-temps il y a eu plus de 15 000 garde à vue, entre-temps il y a eu je ne sais combien de dizaines pour pas dire de centaines d'éborgnés, de blessés etc. Ça a été un véritable kujila. à tel point que l'ONU, la Commission des droits de l'homme de l'ONU, avait tiré la sonnette d'alarme justement sur la répression à l'époque de la France. Et la France qui avait répondu qu'elle n'avait aucune leçon à recevoir, rien que ça. Et donc du coup, après c'est allé dans ce qu'on appelle une dévalorisation des institutions. C'est-à-dire qu'on considère que le vote ne sert plus à rien parce qu'on ne le considère plus. On a longuement échangé là-dessus, Aldo, concernant la dernière dissolution. Lorsqu'il y a eu la dissolution, c'était juste après les élections européennes et Macron avait annoncé publiquement avec fracas qu'il s'agissait d'écouter les Français. Or, il ne les a jamais écoutés depuis. En ce sens, il y a eu des élections qui ont été faites dans la précipitation en plein été, et il y a eu deux pôles qui ont émergé. Le premier parti de France, qui est le Rassemblement National, et le premier groupe parlementaire, qui est le Nouveau Front Populaire. eh bien que voit-on ? Eh bien aucun Premier ministre depuis n'est sorti de soit ce groupe parlementaire, soit de ce parti. On a eu Barnier qui représentait une minorité par rapport aux Républicains et puis maintenant on a Bayrou qui représente le modèle qui n'est pas du tout majoritaire au sein de l'Assemblée nationale. Et donc du coup on voit clairement, Aldo, qu'on n'a que faire du suffrage, on n'a que faire du vote et tout cela se fait avec une complicité générale. Et c'est pour ça que je parle de coup d'État institutionnel, où je vous rejoins en ce sens. C'est quoi ? C'est que derrière ce jugement de Marine, il y a une véritable mascarade. La première mascarade d'abord, c'est de considérer que c'était un procès politique. Il ne faut quand même pas oublier que l'enquête dure depuis neuf ans. Sur ces neuf années, il n'y a eu rien de moins que quatre juges d'instruction. Il y a eu je ne sais combien d'échanges, je ne sais combien de respect de contradictoires, etc. Et pourquoi neuf ans ? C'est parce qu'ils ont fait feu de tout bois. Ils ont utilisé toutes les flèches de leur arc. La question prioritaire de constitutionnalité, la question préjudicielle pour solliciter la Cour de justice de l'Union européenne, les irrecevabilités, les nullités, etc. Neuf années ! jusqu'à ce qu'il y ait ce procès depuis octobre où vous avez eu les premières réquisitions. Et lorsque je parle de réquisitions, là aussi on est dans une véritable mascarade parce que les réquisitions émanent du procureur de la République. Et selon l'article 30 du Code de procédure pénale, le procureur de la République est soumis hiérarchiquement au ministre de la Justice, garde des Sceaux. Vous m'avez bien entendu Aldo.
Qui est lui-même sous l'autorité de Macron.
Exactement.
Donc il n'y en a pas d'indépendance de la justice, on n'est pas dans une justice indépendante.
Bien sûr que non. Et d'ailleurs, pas plus tard qu'hier, vous avez Gérald Darmanin en plein Palais-Bourbon, en plein l'Assemblée nationale, qui ose dire qu'il faut faire en sorte que le procès de Marine en appel ait lieu en 2026.
Oui, j'ai entendu ça en août 2026.
Exactement, tout de suite. Alors, il a déjà le calendrier. Donc là, la séparation des pouvoirs est complètement piétinée entre le pouvoir exécutif auquel appartient le ministre de la Justice Gardezso, entre le pouvoir judiciaire auquel appartient le procureur de la République et le pouvoir législatif où s'exprime le Gardezso qui est du pouvoir exécutif dans le cadre de de l'atelier de l'Assemblée nationale. Donc on voit bien qu'on est dans une véritable mascarade et on voit bien qu'il y a un mélange des genres et Montesquieu doit se retourner dans sa tombe. Et donc au regard de tout cela, qu'est-ce que vous vous dites ? Vous vous dites attendez, je vais réfléchir sereinement, je peux concevoir que le jugement est des failles sur les 154 pages, je veux bien, mais dire qu'il s'agit d'un jugement politique dire oui mais ce n'est pas normal par rapport à d'autres jugements, on a vu pour l'affaire Bayrou par exemple. Il faut quand même mettre les choses dans leur juste proportion. Je ne justifie pas encore une fois ce qu'a fait Marine et le Rassemblement national, vous l'avez dit Aldo, on n'est pas là pour être pour ou contre, on est là pour discuter et débattre sur une affaire. Mais lorsqu'on compare avec l'affaire Bayrou, il s'agissait de pratiques sur quelques années, 3-4 ans et c'était, on va dire, un détournement à hauteur de 200 000 euros, j'arrondis. Ce qui est très grave déjà en soi, attention, loin de moi.
Là on est à 7 millions, on a commencé par 7 millions avec le Rassemblement 6.9 et on est descendu à 2.9 après.
Exactement, tout à fait. Donc c'est quand même, on va dire, énorme. C'est 10 fois plus que ce qu'a fait Bayrou. Et c'était sur 12 ans 12 ans de pratiques, sachant que ces pratiques n'ont été arrêtées que parce que le Parlement a décidé de saisir l'autorité européenne pour mener une enquête. Jusque-là Marine Le Pen s'en moquait éperdument. Et il faut savoir que cet argent-là, c'est le mien, c'est celui de nos compatriotes français, c'est celui du contribuable français qui servait, entre autres, Aldo quand même, à payer un garde du corps. Rien que ça.
Mais elle dit qu'il y avait un flou à l'époque et que les règles n'étaient pas claires et que tout le monde faisait ça et qu'elle n'a rien fait de nouveau par rapport à ce que faisaient les autres, mais c'est seulement elle sur laquelle on pointe le doigt. et que rétrospectivement on fait une interprétation rigoureuse de choses qui étaient vagues à l'époque. Voilà ce que j'ai entendu des Rassemblements Nationaux.
C'est très bien de dire ça, mais on voit bien la schizophrénie actuelle du RN qui ne cesse d'exiger de la rigueur judiciaire qui ne cessent d'exiger de l'intransigeance judiciaire par rapport aux délinquants de droit commun, par rapport aux OQTF, etc. On nous a bassiné tout cela depuis le début de l'année. Et donc ils n'arrêtent pas de faire valoir ça, ils n'arrêtent pas de l'exiger et de l'autre, lorsqu'il s'agit de soi-même, lorsqu'il s'agit de sa propre personne, lorsqu'il s'agit de son propre parti, on heurt justement à la rigueur excessive. Il faut savoir, veut-on une justice indépendante, rigoureuse, stricte et on va dire rapide, ou bien souhaitons une justice à la carte. Et c'est ce que semble faire Marine. Il ne faut pas oublier quand même qu'il y a quelques années, Marine Le Pen avait exigé qu'il y ait, dans le cadre de détournements de fonds, dans le cadre d'emplois fictifs, dans le cadre de blanchiments, de fraudes fiscales, etc., qu'il y ait une sanction d'inéligibilité à vie. Elle avait exigé ça.
Ah bon ? – Ah, je vais rater cet épisode, ah oui !
– Tambour battant ! Elle a dit qu'il fallait arrêter tout cela, mais que bien évidemment cela n'était pas fait, parce que cela allait porter atteinte aux élus du Parti Socialiste, aux élus de l'UMP, et ils appelaient d'ailleurs à l'époque l'UMPS. Elle disait à l'époque, s'applique à elle maintenant, et puis elle disait moi je n'ai rien à me reprocher. Bon ben très bien, maintenant la justice a décidé. Et lorsqu'on est respectueux des institutions réellement, eh bien on ne parle pas de gouvernement des juges. Et comme ce nom ne suffit plus, maintenant on parle de dictature des juges. Mais il faut arrêter. cela va trop loin, même si bien évidemment, parmi les juges, il y a des juges qui sont tous sauf indépendants. Il y a, comme dans tout système, des gens imminemment compétents qui font preuve d'une très grande probité, et puis des gens qui sont liés. Et c'est clair qu'il y a quelque chose de très louche dans ce qui s'est passé, en ce sens où la présidente a quand même été nommée par Dupond-Moretti. Il faut savoir que le procureur de la République est soumis au garde des Sceaux. Et tout cela quand même, pourquoi je vous rejoins sur l'interrogation de coup d'État institutionnel, c'est que le calendrier quand même est parfait et on voit bien que tout le monde est d'accord. D'accord contre qui ? Contre le peuple français lui-même. Je m'explique. Il faut savoir qu'il y a quelques mois, Marine Le Pen et le Rassemblement National pouvaient censurer Bayrou, notamment dans le cas du projet de loi de finances, etc. Cela n'a pas été fait.
Et personne ne le comprend d'ailleurs, parce que le Rassemblement National a toujours joué la chaise vide de manière stratégique. Chaque fois qu'ils pouvaient mettre en difficulté Macron, ils se sont dit, je ne sais pas s'il y avait peut-être un pacte de non-agression, il faut savoir qu'ils allaient manger chez lui, ils faisaient des dîners Macron.
On peut s'interroger, très bien.
Plein de gens qui me disent qu'il y a peut-être un pacte de non-agression entre eux. Et puis voilà, ils n'ont pas voulu le toucher dans acte.
Donc là, Bayrou, alors qu'on sait qu'il est complètement défaillant, on le voit. Ces déclarations sont complètement inaudibles, totalement délirantes, totalement approximatives. Mais bon, passons. Mais là où c'est quand même très important, c'est que Marine a validé la nomination de Richard Ferrand. Richard Ferrand, qui est le fidèle parmi les fidèles, le premier des fidèles d'Emmanuel Macron, actuel président de la République, qui est devenu, grâce au Rassemblement National, je dis bien grâce au Rassemblement National, qui est devenu président du Conseil Constitutionnel.
Sincèrement, maître, des fois, et ce n'est pas seulement sur l'histoire de Ferrand, ça fait des années et des années que je discute avec beaucoup de commentateurs, avec beaucoup de militants, tout ça, et on se demande s'il y a quelqu'un qui réfléchit. Je me demande s'il y a quelqu'un vraiment sérieux, ce n'est pas une manière de les provoquer ou de les tacler. On se demande s'il y a quelqu'un qui a joué aux échecs dans sa vie, qui a joué même aux jeux des sept familles, qui connaît un petit peu les règles d'un jeu comme ça. et qui comprend un peu ce qu'il se passe, parce que ces gens ne se voient pas de l'extérieur. Parce que c'était une, comment on dit en anglais, je suis prêt à mourir sur cette colline. Ça signifie moi, si j'étais au Rassemblement national, je ne le suis pas encore une fois, j'aurais été prêt à tout pour que Ferrand n'arrive pas là. Parce que sinon, c'est foutu. C'est foutu. C'est évident. Mais ils l'ont, voilà, ils l'ont laissé tranquille. Donc pour moi, ce parti, c'est un parti d'apparence. C'est un parti qui fait de l'affiguration et puis il n'y a pas de projet derrière.
C'Est la vraie partie du système. et il a été d'ailleurs dopé, il a été hypertrophié dès François Mitterrand. François Mitterrand quand même, qui était on va dire le cardinal autoproclamé, qui était quand même le ministre de la 4ème République, on en avait déjà parlé, qui était vraiment un homme de droite, qui était tout sauf de gauche, on en avait déjà parlé. Qu'a-t-il fait ? Eh bien, sous son premier mandat, il a instauré le suffrage proportionnel. En instaurant le suffrage proportionnel, il a permis à Jean-Marie Le Pen d'être députée. Il a permis au Front national d'intégrer le palais Bourbon, d'intégrer l'Assemblée nationale. Ce faisant, ça c'était en 1986, ça lui a permis d'être réélu ensuite en 1988. Et le mal est allé croissant en ce sens où le Front National d'abord, le Rassemblement National ensuite, a toujours parfaitement joué sa partition. Quelle est sa partition ? C'est d'être l'agitateur, l'épouvantail à chaque échéance. Et le jeu est parfaitement rodé. Il faut savoir que Jean-Marie Le Pen s'était présentée la première fois aux élections présidentielles en 1974. Il a réitéré ensuite en 1988. Et les élections suivantes, Marine s'est présentée à chaque échéance présidentielle depuis. Et on le voit bien pour les deux dernières échanges présidentielles. Alors vous avez dit oui, est-ce qu'il y a quelqu'un qui les conseille, est-ce qu'ils sont bêtes, etc. Ces gens-là ne sont pas bêtes du tout et ces gens-là ne sont pas dupes non plus parce qu'il y a eu quelques commentateurs hier qui ont dit oui. Elle a été dupée, on l'a trahie, on l'a… Non, non, non, chacun joue sa partition. Lorsqu'aux élections de 2017, elle est venue avec ses classeurs face à Emmanuel Macron et qu'elle était totalement approximative, etc., c'était une partition parfaitement jouée. On ne peut pas dire qu'elle était incompétente, ce n'est pas possible. C'était une partition parfaitement jouée qui a été réitérée. C'était tellement bien jouée qu'on l'a remise en 2022. 2022 rebelote, 10 répétitas. Je trouve que cette fois-ci, elle est venue sans classeur et elle a simulé, on va dire, une prétendue opposition réelle, mais elle ne l'a jamais attaquée sur des choses qui pouvaient réellement déstabiliser Macron, ne serait-ce que l'affaire McKinsey. Où sont les 2,5 milliards d'euros qui ont été dépensés par l'État pour McKinsey, dont le directeur associé France n'est rien d'autre que Victor Fabius, le fils de l'ancien président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius ? lequel Conseil constitutionnel ne faisait rien d'autre que valider toutes les lois qui avaient été rédigées par McKinsey dans le cadre de la pandémie, soi-disant pandémie. Donc on voit bien qu'on est dans un hold-up, mais ce hold-up ne suffit plus, ce hold-up doit aboutir maintenant à un coup d'État. La première étape, c'est Marine qui ne censure pas Bayrou. La deuxième étape, c'est Marine qui valide Richard Ferrand, lequel Richard Ferrand a déclaré quand même qu'il s'agirait de dépasser la limite des deux mandats présidentiels. Il a quand même annoncé publiquement, officiellement, même s'il est revenu sous sa déclaration dans le cadre de son audition à l'Assemblée nationale. Et que se passe-t-il ensuite ? Comme par hasard, Richard Ferrand juge d'une question prioritaire de constitutionnalité sur l'exécution provisoire d'une condamnation d'inéligibilité à un élu Et ça, c'était la semaine dernière, Aldo, la semaine dernière. Donc, le Conseil constitutionnel valide. Une fois que le Conseil constitutionnel a validé, la semaine suivante, c'est-à-dire avant-hier, eh bien là, le tribunal correctionnel de Paris enclenche tout cela et a sorti sa condamnation d'inéligibilité d'une exécution provisoire. Et là, vous avez tout le monde qui crie scandale, alors que c'est une loi qui était votée à l'époque, ce qu'on appelle la loi Sapin II, et c'était une loi qui avait été débattue ensuite démocratiquement. Il y avait quand même un débat à l'Assemblée nationale, ensuite un débat au Sénat, et rebelote un débat à l'Assemblée nationale. Et là, vous avez quand même des hommes politiques, dont le Premier ministre lui-même, qui dit qu'il faut revenir sur cette loi. Tout cela n'est qu'une mascarade, tout cela n'est qu'un jeu qui cache quoi ? Qui cache deux choses. La première, c'est que Macron ne peut pas attendre 2027 pour voir comment les choses vont évoluer. C'est quelqu'un qui est toujours pressé, quitte à tout cremer, excusez-moi la familiarité, quitte à tout brûler. La politique de terre brûlée par les Mongols, on va dire, a été systématique. Il n'a aucun problème avec ça, parce qu'il ne croit pas en la République, il ne croit pas en la France.
Il prend l'Europe. Lui, ce sont Européens, ils ne sont pas Français.
Uniquement, tout à fait. Il ne se sent pas français, il se sent européen d'abord. Et donc du coup, au regard de cela, rien n'empêche Emmanuel Macron de démissionner. Tout simplement. Rien ne l'empêche. Et s'il démissionne, la Constitution exigera des élections dans les 20 jours qui suivent. Qui est prêt pour de telles élections ? Très peu de candidats.
Il leur fera le coup de l'Assemblée nationale quand il a dit suite, il ne leur a pas laissé le temps.
Tout à fait.
Voilà, c'est son répertoire.
Exactement, sachant qu'il faudra quand même la signature de 500 maires pour valider la candidature et sachant que les candidatures seront validées ensuite par le Conseil constitutionnel.
Que dirige Ferrand ?
Et ce que vous voyez, Aldo, je vais en venir, attention, tout cela n'est qu'une possibilité. Je ne dis pas que tout va se dérouler. Je n'ai pas les gens qui disent oui, il va se passer ça et qui jouent, on va dire, aux diseuses de bonne aventure, aux voyantes, etc. Non. On parle uniquement, vous et moi, avec beaucoup de courtoisie habituelle, d'hypothèses. Et rien n'empêche Emmanuel Macron de démissionner parce qu'il faut savoir, je vais faire un petit aparté, il faut savoir que depuis l'investiture de Trump, l'État profond a quitté les États-Unis pour s'installer en Europe.
Oui, on l'a vu.
L'État profond ne lâchera rien en Europe pour l'instant. Je ne dis pas qu'il va gagner, je ne dis pas qu'il va faire table rase, mais en tout cas c'est le lion qui est blessé et qui va bientôt mourir parce que l'Europe est moribonde et vous le voyez bien en Angleterre Aldo, là je parle sous votre contrôle, tout comme la France est moribonde mais au niveau de ses institutions. eh bien l'État profond ne lâche rien et fait les choses de manière totalement décomplexée. Vous l'avez rappelé avec Jaouz Ghesquou en Roumanie, vous l'avez rappelé avec l'AFD. Quand on voit que Thierry Breton, ancien commissaire européen, a osé dire que si les élections n'allaient pas dans le bon sens, que l'Union européenne pouvait intervenir, c'est juste fou de dire ça. Et avec une masse bruyante. Avec une mascarade européenne à l'dos, c'est que vous avez Starmer qui est comme un premier ministre britannique, l'Angleterre c'est quoi ? C'est quand même le Brexit.
On ne sait pas où il est passé le Brexit, il y a un avis de recherche là, si vous l'avez vu.
N'arrête pas de voir Wanderlien, n'arrête pas de voir Macron, n'arrête pas de se réunir avec eux, et on vous parle d'Europe. On n'a jamais autant parlé d'Europe depuis que Trump a été investi. Et c'est là qu'on voit qu'on est, on va dire, dans une supercherie énorme. C'est là qu'on voit qu'on est dans une tartufferie où chacun a son rôle. C'est-à-dire que même le nouveau front populaire, même la France insoumise, vous avez vu, c'est dessus. Pourquoi la France insoumise ne dit rien ? Pourquoi elle n'écrit pas au hold-up judiciaire, etc. ?
Parce que Mélenchon ? Oui, Mélenchon, il a peur, il dit, moi, non.
C'est quand même effroyable.
Pour ceux qui nous écoutent, Mélenchon est dans la même voie que Marie Le Pen, parce que lui, il y a une enquête sur lui pour, pour voilà, pour détournement de fonds de l'Union européenne. Donc, lui, ça peut potentiellement tomber sur lui. Je parle sous votre contrôle maître. Ça peut, demain, on peut avoir Mélenchon et on dit voilà, l'enquête, c'est terminé. Puis, Monsieur Mélenchon, il est déduit pour cinq ans. C'est possible.
Tout à fait. Alors qu'est-ce qui se passe ? C'est là où on est dans un coup d'État institutionnel, c'est-à-dire que là Macron vient de démolir Marine et en tout cas il a sa main bien serrée sur sa gorge, prêt à l'étrangler, prêt à l'abattre. Pourquoi ? Il ne la bat pas encore, il la laisse. Il la laisse respirer encore parce qu'il a beaucoup de choses à attendre encore. Donc, il l'a, on va dire, bien dans sa main. À côté de ça, que se passe-t-il ? Vous avez un Jordan Bardella qui est, on va dire, un gamin. Je n'ai rien contre les gamins. ma jeunesse, du haut de mes 51 ans, je peux paraître âgé par rapport à beaucoup, mais il n'a que 29 ans, zéro diplôme, zéro expérience professionnelle, aucune connaissance économique, aucune connaissance en affaires internationales et qu'on présente, on va dire, comme le beau gosse, comme le playboy, on va dire, et je ne sais qui l'avait traité de Stewart, En fait, il présente bien. Et en fait, qu'est-ce qui se passe ? On a quand même un Jordan Bardella qui est pour le maintien de la France dans l'Union européenne, qui est pour le maintien de la France au sein de l'OTAN, qui est pour Zelensky, qui est pour Macron.
Il fait du Macron, il fait du Macron.
Tout simplement, tout simplement.
Il fait du Macron. Et je pense, je pense, est-ce que je vais peut-être émettre une hypothèse, si vous me permettez, regardez. Est-ce que par exemple, je mets dans la tête de Marine Le Pen, comme elle n'a pas envie d'avoir, parce que lui c'est le copilote littéralement, elle n'a pas envie qu'il lui prenne la vedette, donc on va mettre quelqu'un de sympa mais on ne va pas trop pousser, on ne va pas mettre quelqu'un de trop charismatique, trop populaire, parce qu'on n'a pas envie qu'il fasse de l'ombre à Marine Le Pen, Maintenant, Marine Le Pen est flinguée par ce jugement. On se retrouve maintenant en ligne, en pole position, comme on dit dans les courses de Formule 1. Bardella, qui n'a pas le niveau. Et donc, c'est parti, ils sont au mur.
C'est ce qu'on veut, parce qu'on est dans la logique du forum économique mondial avec les young leaders. Et quand on voit qu'on nous balance régulièrement des sondages, j'ignore d'où ils viennent d'ailleurs, j'ignore qui ont-ils sondé, quand on voit que, eh bien, Gabriel Attal est, on va dire, en bonne position pour 2027. C'est juste, on va dire, une ineptie, c'est juste aberrant. Là, pareil, quelqu'un qui n'a aucun diplôme, il n'a pas eu sa licence de droit, ça a été démontré. Sciences Po Paris, pareil, ça a été démontré. Il a eu son premier poste ministériel parce que c'était le meilleur ami de la fille de Marie Zoltouren, qui était à l'époque ministre de la Santé. Et puis vous connaissez la suite ensuite. Donc vous avez du Gabriel Attal, vous avez du Jordan Bardella. En fait, on est dans une garderie. on est dans une garderie, et cette garderie-là, excusez-moi Aldo, en quoi peut-elle valablement discuter face à un Poutine ? En quoi peut-elle valablement discuter face à un Xi ? Je ne sais pas si vous vous rappelez, lorsque Xi est arrivé à Paris, vous avez Gabriel Attal qui était Premier ministre, on aurait dit qu'il sortait de, on va dire, qu'il venait de se réveiller, les cheveux ébouriffés, même pas de costard, etc. Voilà, mal tenu, on reçoit quand même Xi, ce n'est pas rien.
C'est vrai que si on revient en arrière, moi j'apprécie, même si on est critique sur le bonhomme, j'apprécie la dignité de la fonction présidentielle sous Mitterrand, où par exemple s'il devait prendre le Concorde à 3h du matin, il voulait le tapis rouge et la garde républicaine au garde à vous. parce qu'il fallait incarner la fonction républicaine ou présidentielle avec une certaine grâce, un certain décorum. Mais depuis il y a eu un effondrement, depuis le casse-toi pauvre con de Sarkozy, d'ailleurs qui avait fait le tour à l'époque, ça a été comme une bombe dans les médias français, c'était dans toutes les premières pages, parce qu'il y a eu soudainement une descente aux enfers de la fonction présidentielle, une vulgarisation de cette fonction. Quand on regarde, par exemple, durant son premier mandat, quand Macron a transformé l'Élysée en une sorte de boîte de nuit géante avec ses êtres un petit peu bizarres, là, on a compris que chaque fois, on descendait plus profond dans le vulgaire. Et là, maintenant, on a effectivement un gamin ébouriffé, machin, qui est mal réveillé, qui reçoit le président chinois. Le président chinois, vous imaginez, le président d'une nation plurimillénaire, Une des plus grandes puissances au monde qui va se dire, la France, qu'est-ce qui se passe ? C'est mal tenu, ton pays. C'est l'impression que ça donne, en fait, aujourd'hui.
Et donc du coup, par rapport à ce coût d'État institutionnel, nous avons un Macron qui peut démissionner et qui est à toute la logistique, c'est-à-dire l'oligarchie avec lui, les médias avec lui, les renseignements avec lui. Pourquoi je parle de renseignements ? Parce qu'on a quand même un élément qui est troublant dans une démocratie qui est censée être la France, j'ai bien dit qui est censée être la France, c'est à l'occasion des dernières élections législatives, il y a eu beaucoup de votes par correspondance. Et vous avez quand même François Asselineau, je le cite de manière très neutre, je ne suis ni pour ni contre cet homme politique, mais quand même il avait demandé à Darmanin, qui était ministre de l'Intérieur à l'époque, de consulter les boîtes pour faire le décompte, parce qu'il a estimé que ce n'était pas possible qu'il y ait eu cette répartition de voix. Il faut savoir que Gérald Darmanin lui a répondu que c'était un secret défense, rien que ça, carrément. Donc là, on a des éléments très clairs d'une dictature. Alors on peut bien sûr hurler suite à mon propos, mais oui, Maître Fadili, ça se voit qu'il ne sait pas ce que c'est qu'une dictature, qu'il aille voir dans certains pays du Proche-Orient, aux pays asiatiques, aux pays africains, il verra, nous en tout cas, nous avons des élections, etc. Mais il ne faut pas se tromper sur le sens du mot dictature. La dictature n'est pas forcément, on va dire, un musellement physique, ça peut être un musellement institutionnel également, dans le sens où on n'est pas dans le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple du tout. Et donc du coup, on est dans un pouvoir contre le peuple en permanence. Et nous l'avons bien vu déjà dans sa manifestation suprême face à Sarkozy, lorsqu'il a sorti lors de la France, c'était contre la France, les intérêts de la France et contre le peuple français. On l'a bien vu lorsque Macron a imposé un confinement qui était complètement délirant, etc. et qu'il a suspendu des soignants qui avaient refusé de se faire vacciner, alors que cela ne reposait sur aucune base scientifique et cela a été démontré depuis, eh bien il n'a pas hésité à agir contre son peuple. On l'a vu sur les Gilets jaunes, etc. Et là on voit le pillage, c'est-à-dire qu'on a quand même 3 200 milliards d'euros de dettes. Et avec 3200 milliards d'euros de dettes, vous avez Macron qui annonce qu'il est prêt à donner 2 milliards à l'Ukraine.
Je crois que c'est même passé à 3300 milliards et c'est en train de s'accélérer. Et en fait, on a l'impression qu'on a les mêmes patrons ici au Royaume-Uni parce que c'est pareil. Ici, on est en train de retirer leurs soldes aux retraités, aux handicapés ou gens qui sont en difficulté. On est en train de leur taper dessus malgré l'inflation explosive et tout. Et en même temps, on signe un accord d'un siècle, de 100 ans, pour que nous et les générations futures britanniques doivent payer de l'argent à l'Ukraine. Peu importe ce qui se passe, on doit payer de l'argent à l'Ukraine pendant un siècle. Il a signé un accord opposable. À propos, juste avant de continuer, j'aimerais montrer mon dernier livre. Je pense que vous allez aimer le titre.
Ah ! Et comment ? Et comment ?
C'est un livre sur les trahisons, d'accord ?
Oui.
Parce qu'il y a plein de choses que je ne peux pas dire ici sur YouTube, tout simplement. Comme on dit, je crois, en droit, forum, non convenience, n'est-ce pas ? parce que il y a des limites, il y a des algorithmes, il y a tout ça, il y a plein de choses. Et là, je suis plus cash et je raconte beaucoup de choses sur ces trahisants que vous avez cités, y compris l'or de la France, le traité de Lisbonne et tout ça. Mais aussi, je raconte des trahisants britanniques, y compris ce scandale des gangs de Telford. que la police britannique, pendant 30 ans à couvert, il n'a pas voulu adresser. Et dans ce livre, j'explique clairement pourquoi il n'a pas voulu. Il n'a rien voulu faire. Non, voilà, je vous invite à lire. Ça parle de France, ça parle d'Europe. En général, ça parle aussi du Royaume-Uni. Et si vous n'avez pas la nausée à la fin, moi, j'ai eu la nausée en écrivant ce livre. Je pense que vous l'aurez en le lisant aussi. Donc, écoutez, Maître Fadila, tout ce que vous nous racontez là, moi, j'ai la tête qui boue. D'accord, je suis en train de me dire Macron est en train de faire le ménage, clairement. Il est en train de nettoyer. Si on va à l'hypothèse où il démissionne et qu'il doit se représenter pour une troisième fois, on aura une question de constitutionnalité qui doit aller devant le Conseil constitutionnel, qui est présidé par Ferrand. Ferrand qui est un proche de Macron, qui ne lui refuse rien.
Tout à fait. Et alors, que se passe-t-il ? En fait, la Constitution évoque la notion de deux mandats. Il ne peut pas y avoir plus de deux mandats.
Et cette notion… Mais c'est quoi un mandat, Maître ? C'est quoi un mandat ?
Voilà, voilà. C'est ça. Un mandat, on pourra dire que constitue un mandat le fait d'avoir été élu et le fait de l'avoir exercé et le fait de l'avoir interrompu prématurément ne remet en aucun cas en cause sa définition.
Ouais.
Première hypothèse. Deuxième hypothèse. Constitue un mandat le fait d'avoir été élu et de l'avoir exercé durant sa durée constitutionnelle de cinq ans. Et donc là, il peut y avoir un débat réel. Et ce débat-là sera tranché par le Conseil constitutionnel qui est présidé, rien de moins, par Richard Ferrand qui est le fidèle parmi les fidèles d'Emmanuel Macron.
Mais maître, on est en train d'aller vers le crime. Parfait, là !
Parfait. Parfait. Et tout cela au vu de tous. Tout cela de manière, on va dire, totalement apparente, totalement visible, non cachée, non opaque. Je reviens encore sur la chronologie. Acte 1, vous avez le Rassemblement national qui ne censure pas Bayrou. Acte 2, le Rassemblement national qui permet à Ferrand d'être nommé président du Conseil constitutionnel. Acte III, le fait de permettre à la jurisprudence de se positionner par rapport à la notion d'exécution provisoire sans la remettre en question. Parce que lorsque la décision est sortie la semaine dernière, et bien très peu de personnes en ont entendu parler. Et le Rassemblement national ne l'a pas critiqué du tout, parce qu'il se disait « c'est bon, ça peut être pour d'autres ». Mais tout cela, on va dire, c'est de la feinte. C'est ce qu'on appelle une opposition contrôlée. Et nous sommes en France dans une véritable oligarchie qui maîtrise parfaitement les candidats qui vont être présentés et qui n'hésitent aucunement à les saboter si jamais ils ne marchent pas droit. Nous l'avons vu avec l'affaire de François Fillon, vous vous rappelez ?
– Les costumes, les costumes.
– Exactement, pour des costumes, vous imaginez Aldo, des costumes, Pour cela, on a dégagé et on a fait tout un procès, etc. Et dans toute cette affaire-là, bien évidemment, vous avez tous les partis qui sont pratiquement concernés. Tous, quand je dis partis, ce sont les partis qui ont des représentants élus. Attention, parce que je ne prends pas Asselineau, etc. Pour l'instant, on ne sait rien de lui. Je ne prends pas Philippot. Pour l'instant, on ne sait rien de lui, mais on va dire qu'il n'est pas élu. Je prends tous ceux qui sont élus. Et bien, tous. tous ont pactisé, tous pactisent sans aucun problème. Et donc du coup au regard de tout cela, c'est au détriment du peuple français parce que dans tout cela, Aldo, Qu'est-ce que cela met en avant ? Cela met en avant le fait que la corruption en France, l'absence de probité en France est devenue la norme. Il ne faut pas oublier que je regarde souvent les rapports d'Anticor, vous savez, cette association anticorruption. Vous vous rappelez, ils n'avaient pas reçu leur agrément, vous vous rappelez, ça avait tardé, etc. Oui, c'est clair, c'est clair. Eh bien, il faut savoir que le Parlement européen a rendu un rapport et il faut savoir que la corruption en France atteint le niveau de 120 milliards de dollars. 120 milliards de dollars, rien que ça. Lorsqu'on voit que la dette française atteint 3 300 milliards de dollars, vous voyez un peu, 120 milliards de dollars, c'est énorme. Et on trouve cela juste normal. Vous avez quand même un secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, qui est embarqué dans une affaire de prise illégale d'intérêt, vient de démissionner, pour se retrouver secrétaire général adjoint, directeur général adjoint, pardon, de la Société Générale.
Oui, j'ai vu ça. Est-ce qu'il m'a choqué, Maître ? Je vais vous dire quelque chose qui m'a choqué dans cette histoire de Monsieur Collet. c'est qu'il a démissionné de son poste, on va dire, au sein de l'État, et le lendemain, ou deux jours plus tard, il a repris la Société Générale. Or, pour recruter des gens, la Société Générale, surtout à des postes importants, c'est des conversations, des négociations qui durent des mois. Ça signifie, j'imagine, qu'il était encore plutôt au sein de l'État, et il négociait son poste au sein de la Société Générale. Vous ne pensez pas qu'il est grand temps de créer, même les compagnies privées ont ça, il y a des compagnies privées, elles disent, moi j'ai un ami, il travaillait dans une grande banque, il les a quittés, pendant deux ans, il n'avait pas le droit de travailler pour une autre banque. Est-ce qu'on ne devrait pas, pour les hauts fonctionnaires, pour les ministres et tout ça, créer peut-être une loi qui fasse que, voilà, l'État dit, si tu travailles pour moi, c'est bien, On ne veut pas te voir dans une banque ou dans un grand cabinet de conseil dans les deux, trois ans, ou dans un autre pays, ou autre ?
Alors, vous avez raison, vous avez raison Aldo, bien évidemment, mais il faut vous rappeler ce que je vous ai raconté sur le directeur associé France de McKinsey, qui n'est rien d'autre que Victor Fabius, le fils de Laurent. Mais tout cela est systémique. Où je veux en venir ? Prenons par exemple une école aussi prestigieuse que Polytechnique. Polytechnique se trouvait en plein centre de Paris, à côté de ce qu'on appelle le quartier latin, pas très loin de l'église Sainte Geneviève, juste derrière la Sorbonne, magnifique. Ça a été délocalisé à Saclay. Vous avez quand même, au sein de l'école Polytechnique, un amphithéâtre qui s'appelle Amphithéâtre Drahi. Vous m'avez bien entendu. – Drahi ? – Oui, le patron de SFR, le patron de BFMTV.
Écoutez, j'écris des livres sur ces choses-là et vous me surprenez toujours. La prochaine fois, avant d'écrire, je viens vous voir.
Et vous avez Total, quand même, qui devait construire un bâtiment. Et bien sûr, vous avez LVMH qui est là-bas. Attention, je n'ai absolument rien contre les gens de Polytechnique, que ce soit les professeurs, le corps enseignant ou les diplômés. Mais qu'est-ce que cela donne concrètement ? Cela donne qu'une élite qui était formé pour servir le pays. Il faut savoir qu'il défile à l'occasion du 14 juillet, il ne faut pas oublier ça. Cette élite-là, parce que vous parlez d'État, de banque, etc. Cette élite ne cherche qu'une seule chose, c'est évoluer maintenant dans la finance. c'est évoluer dans la spéculation, c'est aller chez JP Morgan, c'est aller chez BlackRock, c'est aller chez Vanguard, c'est aller éventuellement dans des grandes ONG, soi-disant ONG Open Society de Soros, etc. On n'est que dans ça. Et il y a en ce sens un délitement de notre élite. Et tout cela est savamment orchestré, bien évidemment. Et donc du coup, la loi que vous préconisez, bien évidemment, ne verra jamais le jour. Pourquoi ? Parce qu'on voit la même chose avec les énarques. Aux États-Unis, on appelle ça la politique du tourniquet. Ici, on appelle ça, de manière très imagée, le jeu de chaises musicales, comme s'il y avait une musique derrière. C'est-à-dire qu'on passe d'un haut poste politique d'un haut poste étatique à un poste privé, et ainsi de suite. Et en fait, lorsqu'on est dans un haut poste étatique, on va faire voter des lois qui vont dans le sens du lobby qui vous a placés là, et ce lobby bien évidemment vous récompense ensuite lorsque vous quittez vos responsabilités politiques. Et là ça ne va pas du tout, il faut arrêter ça de manière nette, de manière sèche, et c'est ce qu'est en train de faire Trump, notamment avec Elon Musk, on l'a bien vu avec l'USAID qui a fait un scandale, mais c'est juste extraordinaire. Aldo, vous le savez bien, on connaît bien l'Afrique, vous et moi, on connaît bien le monde arabe, vous et moi, ça se saurait si l'USAID avait contribué au développement des États africains, ça se saurait si l'US a aidé malgré les milliards investis en Afrique, avait contribué au développement de l'éducation, etc. Et là, avec l'arrivée de Musk, on a bien vu ce qui s'est passé, et l'ERA commence à quitter le navire, ont quitté le navire US pour s'installer dans le navire Europe. Mais cela ne pourra pas durer.
– C'est clair, c'est-à-dire que quand j'avais commenté le soir de la victoire de Trump, à laquelle je ne croyais pas. Je tiens à rappeler, moi, je pensais que l'État profond allait quand même refaire une Biden, n'est-ce pas ? Et voilà. Maintenant, ils ont été dépassés par ce raz-de-marée. Et à l'époque, je me posais la question suivante. Est-ce que l'Europe va faire de la réelle politique en comprenant que maintenant le jeu a changé à Washington et qu'on a une nouvelle administration, une nouvelle donne et qu'on va voir comment on peut synchroniser avec ? Ou bien, l'Europe va se radicaliser sur ses positions, va agir comme si Kamala Harris avait gagné, et elle va reprendre à son compte tout ce que Kamala Harris n'aurait pas pu faire. Et donc, comme vous le dites, c'est l'État profond américain qui va trouver refuge en Europe, et tout ce qu'il ne peut pas faire aujourd'hui à Washington, il le fera à Paris, il le fera à Londres, il le fera à Francfort. Donc c'est quelque chose qui est de très très mauvais augure pour nous en Europe.
Tout à fait, et ce d'autant plus qu'on est dans une dynamique où il n'y a aucun projet politique à part de l'extorsion. C'est-à-dire qu'on prône la paix, mais quand même les mots n'ont plus aucun sens parce qu'on prône la paix tout en disant qu'on ne veut pas arrêter la guerre. C'est clair. C'est extraordinaire comme mot. Et on dit qu'on prône la paix, et pour pouvoir prôner la paix, il faut quand même se préparer à la guerre. Et pour se préparer à la guerre, il faut lever 800 milliards d'euros. Comment on va les lever ? Auprès du contribuable européen. Et on voit bien où ils veulent en venir, c'est s'attaquer à l'épargne des gens. Donc on est dans la dernière phase de pillage. Est-ce que les peuples européens vont se révolter à ce niveau-là ? Oui ou non, l'avenir nous le dira. Mais en tout cas là où c'est positif, parce que je ne voudrais pas qu'on considère mon propos depuis tout à l'heure comme pessimiste et ça y est c'est le blackout total, il n'y a plus rien à attendre, plus rien à espérer. Non, pour moi c'est l'expression de la fin d'un cycle réellement. Et à chaque fois que je fais un live avec vous, je le dis toujours Aldo, je reste très optimiste. Et qu'est-ce que quelques mois dans l'histoire d'une vie, dans l'histoire de l'humanité, c'est rien du tout. Je suis très optimiste parce que nous avons des exemples ailleurs. Prenons le cas du Salvador. Vous vous rappelez, le Salvador était considéré comme l'un des... Oh foutu, c'était fini.
Le Salvador, c'était terminé, c'est un failed state, un failed state.
Tout à fait, c'était considéré comme l'un des pays les plus dangereux au monde, en tout cas le pays le plus dangereux de toute l'Amérique, du nord, central et du sud, et en à peine un mandat, Vous avez Naï Boukele qui en a fait le pays le plus sécurisé de toute l'Amérique, à tel point que les États-Unis exportent maintenant leurs délinquants. C'est quand même extraordinaire.
Il sait y faire, il les place comme dans une boîte de sardines, ils sont des milliers, il les colle les uns aux autres. Et puis ils n'ont pas le droit de lever la tête, ils n'ont pas le droit de hausser la voile. Les criminels ont peur. En fait, la peur a changé de camp. Aujourd'hui, au Salvador, on peut circuler à trois heures du matin dans une ruelle vide sans problème.
Et d'ailleurs, le tourisme commence à se développer parce que ça incite à la curiosité.
J'ai envie d'y aller. Moi, j'ai envie d'aller voir.
On ira ensemble, Aldo, on ira ensemble.
Avec plaisir, on ira prendre un selfie devant une prison là-bas, dire écoutez les gars, vous êtes célèbres chez nous.
Et donc là, lorsqu'on est dans cette dimension-là, qu'est-ce qu'on remarque ? On remarque qu'en France, je vais me limiter à la France, on a des déclarations intempestives. Il faut lutter contre le narcotrafic. On va très bien lutter contre le narcotrafic. Ce n'est pas uniquement se mettre au péage d'autoroute pour voir si les voitures vont passer oui ou non. C'est beaucoup plus complexe et avec une véritable volonté. Or, il n'y a aucune volonté du ministre de l'Intérieur qui se prend pour les ministres d'affaires étrangères et à critiquer l'Algérie en permanence. C'est juste quelque chose d'effroyable quand même.
Oui, Maître, j'aimerais dire juste quelque chose. Permettez-moi de vous interrompre par rapport à cette histoire d'Algérie. Il y a beaucoup de gens qui disent, je sais que la France a des problèmes avec les BRICS, avec la Chine, avec la Russie, maintenant elle a des problèmes avec les Etats-Unis, elle a des problèmes avec le Burkina, avec le Mali, elle a aussi des problèmes avec l'Algérie, n'est-ce pas ? Donc la liste commence un petit peu à s'allonger là. J'aimerais dire que l'Algérie a récemment, la semaine dernière, il y a un criminel algérien qui a été condamné en Algérie pour des affaires financières. Il a fui en France. L'Algérie a demandé son extradition à la France. La France a refusé. Donc juste pour dire aux gens, quand bien même l'Algérie demande par des voies officielles de reprendre des criminels, la France dit non, nous on les garde. Voilà, je veux dire, C'est une situation catastrophique. En tout cas, oui, ce n'est pas notre sujet ce soir, mais je voulais insister sur ça.
C'est important, c'est important. Et cela nous amène à quoi ? Cela nous amène en fait à la plus grande vigilance et à ne pas tomber dans le panneau de la prochaine dissolution ou de la prochaine démission. C'est là où le peuple français a les cartes en main. C'est de ne rien lâcher par rapport à la démocratie qui a fait son histoire, malgré toutes les turbulences dont on a parlé, malgré tous les coups d'État, etc. Eh bien, la France doit redevenir le phare de l'humanité qu'elle a été pendant longtemps et la France devrait revenir à son siècle des lumières. Alors, c'était Cécilia Sarkozy qui avait dit quelqu'un a dû éteindre. Donc, j'ai trouvé que c'était pas mal comme humour et elle était bien placée pour le savoir au regard.
En plus, en plus, oui.
De première dame. Et donc, je ne sais pas de qui elle parlait quand elle disait quelqu'un a éteint la lumière.
J'ai une petite idée, mais bon.
Mais en tout cas, je pense qu'il ne faut rien lâcher comme le fait le peuple roumain. Et le peuple roumain est d'un courage extraordinaire par rapport à cela. Il ne faut rien lâcher parce que notre destin est entre nos mains et il ne faudra pas jouer le jeu complètement délirant dans lequel on a été entraîné l'année dernière, l'été dernier, où on avait comme seul programme tout sauf le Rassemblement national. C'était le seul programme. On avait carrément oublié que c'était Macron qui était à l'origine de tout ce chaos. Et là, Aldo, l'affaire de Le Pen. Qu'est-ce qu'elle cache ? En quoi c'est une énorme diversion comme d'habitude ? C'est qu'on a aussitôt oublié que la semaine dernière, le cabinet de Tiffen Osier, ma confrère, la fille de Brigitte Macron, a été perquisitionné parce que l'associé de Tiffen Osier, mon confrère Moreas, s'occupait de blanchiment d'argent d'un grand ami de Poutine qui est Kerimov. Rien que ça.
Oui, j'ai entendu parler de la perquisition, mais je n'avais pas mesuré la dimension un petit peu.
Excusez-moi, on ne parle pas de rien quand même. On parle quand même d'un oligarque russe, sachant qu'on n'arrête pas de nous dire que les Russes sont nos ennemis, etc. On n'arrête pas de casser du Poutine en permanence. Poutine est responsable de tout. Il est même responsable maintenant des bouchons au Périf. Il est responsable vraiment de tout en France, en Angleterre, je ne sais pas.
Tout est responsable de Poutine, toujours des Russes, toujours.
Et là, donc, on a une perquisition dans un cabinet d'avocats. Et ça y est, c'est oublié. rien, ni enquête, ni dossier, ni report, rien, c'est fini, on passe à autre chose. Et donc du coup, depuis l'arrivée de Macron, ça s'est accentué, c'est ce que j'appelle l'hypnose collective, avec l'effet stroboscope. Vous savez, c'est comme le lapin qui est devant les phares d'une voiture. Eh bien, il y a une hypnose collective qui est, on va dire, entretenue savamment, par les médias. Et les médias qui ne marchent pas droit se font remettre à l'ordre ou dégager par une structure tout aussi dangereuse qu'est l'ARCOM, le fils du CSA. Et c'est là où il y a une grande problématique. Pourquoi ? Parce que tout cela est en train d'être légalisé. Légaliser ne signifie pas que ce soit dans le droit, que ça respecte les droits de l'homme. Vous avez quand même le Conseil d'État qui a rendu une décision hier où il dit qu'il est possible de stopper des réseaux sociaux lorsqu'il y a un trouble et que les nécessités deviennent impératives. Rien que ça. Et cela sans qu'il y ait de loi. Le Conseil d'État s'est prononcé hier.
– J'ai vu ça, oui.
– Bien évidemment, il y avait l'affaire Le Pen. Alors maintenant, on va revenir à la mascarade, on va revenir à cette supercherie. C'est que vous avez quand même des délinquants dans notre pays, je prends Nicolas Sarkozy, je prends Éric Zemmour, je prends Marine Le Pen, je prends Julien Audoul, Je prends Louis Alliot, je ne sais pas moi, mais je prends le délinquant de droit commun. Quand il se fait condamner, il use ses voies de droit. Là, non. Les délinquants que je vous ai précités n'ont aucun problème pour passer en prime dans le 20 heures. Aucun problème.
C'est la République exemplaire de De Gaulle. C'est la République qui se veut exemplaire, mais avec des voyous à sa tête.
C'est quand même extraordinaire, c'est-à-dire que vous êtes condamné et on vous accorde un prime au 20h, vous avez l'audimat le plus élevé, le plus grand taux d'écoute, et vous faites le procès des gens qui vous ont jugé. Rien que ça. Dans quel pays voyez-vous ça si ce n'est pas un pays qui piétine l'État de droit ? et où pas une seule seconde on respecte cette notion d'étoile de droit. Parce qu'il y a quand même là aussi une schizophrénie, c'est que vous avez une marine et les autres qui, avant le rendu de procès, disent « je fais confiance à la justice de notre pays ». Très bien, et si tu fais confiance à la justice de notre pays, eh bien respecte sa décision, sachant qu'il y a des voies de droit, et use des voies de droit jusqu'au bout, sachant qu'elles ont été usées pendant neuf ans. Voilà ce que je voulais vous dire Aldo.
Oui, merci, c'est excellent. C'est-à-dire que ce qu'on constate aujourd'hui, c'est que personne n'a peur de personne, personne ne respecte personne. Nous, on a la même chose au Royaume-Uni. Pas plus tard, par exemple, qu'hier, on apprend qu'en avril, les taxes d'habitation sur les résidences secondaires vont doubler, tout simplement doubler. Il faut savoir que les gens qui ont des résidences secondaires, ce n'est pas nécessairement des millionnaires, c'est des gens de la classe moyenne. Le grand-père est mort, par exemple, ils vont hériter la maison. le marché n'est pas bon, ils ne veulent pas la vendre, ils veulent la garder ou ils doivent faire des réparations avant de la vendre ou autre, et bien ils sont frappés par des taxes qui vont aller 12 000, 15 000 euros par an. En plus des taxes d'héritage, des droits d'héritage une fois qu'ils la vendront. Donc les députés qui ont voté ça, en même temps ils ont voté pour que la note de leur propre résidence secondaire soit passée en note de frais. Donc les taxes, donc non seulement ils votent pour faire tomber des taxes sur la mais après la population doit payer des impôts pour leur payer leurs propres impôts. Et quand je parle de résidence secondaire, déjà, même pour beaucoup, le chauffage de la piscine, de la résidence secondaire, eh bien déjà, ils nous le font passer en note de frais, on le paye avec nos impôts. Donc là, on est dans un système réellement qui… on a une kleptocratie, on est dans un système de pillage, comme vous le disiez tout à l'heure, il n'y a que le pillage qui compte. Je vous donne juste un exemple assez ahurissant, on a eu la semaine dernière, parce que là, les scandales, c'est… on en a un le matin et un l'après-midi maintenant, c'est en train de s'accélérer, ce n'est plus un scandale tous les quelques mois, là, c'est deux, trois fois par jour. Et en fait, On a des députés britanniques d'origine pakistanaise et d'autres qui ne sont pas d'origine pakistanaise, mais clientélistes dans l'âme. En 2018, ils ont voté contre l'extension, contre la troisième piste à l'aéroport de Heathrow, parce qu'ils ont dit qu'il y a une urgence climatique. Et on a découvert depuis qu'ils sont en train de faire du lobbying pour que l'État britannique paye avec nos impôts la construction d'un aéroport au Pakistan. Ils sont en train d'acheter les voies, en train d'aller vers des zones ethniques en leur disant « Ah oui, vous auriez aimé un aéroport au Pakistan, tel endroit est un peu mal desservi ». D'accord, on va faire du lobbying pour vous pour que le Royaume-Uni construise pour des raisons climatiques un aéroport au Pakistan. Là, ce sont des scènes de tous les jours, et le résultat net, c'est le pillage des ressources du pays, c'est le pillage du contribuable, et ça va s'arrêter où ? Je pense que ça va s'arrêter jusqu'à l'effondrement complet de nos pays.
Ça, c'est clair, et c'est pour ça que je parlais des états profonds qui se trouvaient en Europe. On voit bien que Van der Leyen, qui n'a aucune légitimité parce qu'elle n'a pas été élue, n'a aucun problème à sortir de ses prérogatives et en s'investissant, portant le costume de chef de guerre. Alors elle qui est quand même la petite fille d'un nazi, elle sait de quoi elle parle. Elle qui était quand même ancienne ministre de la Défense, elle sait de quoi elle parle, sachant que lorsqu'elle était ministre de la Défense, il y a eu un très grand scandale et donc du coup ils l'ont exfiltrée vers les institutions de l'Union européenne. Et donc du coup on est dans une Europe, on l'a bien vu Aldo, qui est complètement fragmentée. On l'a bien vu, les 27 ne sont plus du tout unies, et au-delà de ne pas être unies, il y a un caractère totalement débridé, en ce sens où on n'hésite pas à violer les propres institutions européennes. Je m'explique. Il y a la notion de veto par exemple. Il faut savoir qu'on ne respecte plus la notion de veto lorsque la Hongrie l'exprime. Et c'est juste fou. Tout ça parce qu'on a estimé que Viktor Orban, qui pourtant a été élu démocratiquement, ne va pas dans le sens voulu. Et c'est ça qui est très grave. On l'a bien vu. Ensuite, vous avez parlé de l'AFD. On voit bien même en Irlande. Alors bon, je ne suis pas du tout pro Grégoire MacGregor. Comment il s'appelle ?
Oui, non, le boxeur, le catcheur. Quelqu'un nous dira dans le commentaire, s'il vous plaît. Vous savez de qui je parle. Vous savez de qui je parle ? Celui qui s'est exprimé devant Trump il y a quelques jours.
Exactement.
Oui, voilà.
Il compte se présenter. Très bien. Bon, je ne suis pas très partisan de ce gars-là, mais il se présente qui veut. Donc, ça s'appelle la démocratie. Après le suffrage, il peut s'exprimer. Mais à partir du moment où il a dit clairement qu'il était contre l'immigration illégale, qu'il était contre l'immigration de masse qui commence à porter atteinte gravement à la souveraineté de l'Irlande. Eh bien, Conor McGregor, merci.
Conor McGregor, voilà, quelqu'un nous a dit. Il fait du MMA, semble-t-il.
Voilà.
Je l'ai pris pour un catcheur, mais bon, on se comprend, je n'étais pas loin.
Merci. Et donc, au regard de tout cela, on voit bien qu'on est, on va dire, dans une dictature, mais la dictature s'exprime quand ? S'exprime lorsque soit elle a besoin de cash pour pouvoir alimenter son train de vie et son évasion fiscale. soit lorsqu'elle commence à sentir que les gens grondent. Et là, on est dans ces deux cas qui sont cumulés en France. D'un côté, vous avez une classe politique et une classe d'affaires qui a besoin de cash pour alimenter, bien évidemment, leur train de vie et alimenter leur évasion fiscale. Lorsque je parle d'évasion fiscale, Eh bien, je ne fais que me référer au parquet national financier, que les hommes politiques d'ailleurs français souhaitent supprimer. Vous imaginez ?
C'est juste incroyable. Il dit allemand. Bien sûr, je me mets à leur place quand même, maître. Écoutez, si on peut l'enlever, il dérange.
Et vous avez quand même von Rindbeck, qui est décédé, le fameux juge d'instruction extraordinaire. Il avait eu ce propos-là. Il sait de quoi il parle. Il avait dit que l'évasion fiscale française uniquement, s'évaluer à 700 milliards d'euros. 700 milliards d'euros, rien que ça.
Donc là, si on additionne, on a 700 milliards d'euros d'évasion fiscale, on a 120 milliards pour la corruption, on est déjà à 820. Si je rajoute l'économie souterraine et tout, je pense qu'on peut liquider la dette demain matin.
Sans aucun problème. Et ça, on ne veut pas. On ne veut pas. Parce que liquider la dette, c'est tout simplement redonner le pouvoir aux Français, aux citoyens. Or, nous sommes dans un système babylonien d'esclavage par la dette. Et on se retrouve dans un système qui est complètement fou, où on doit rembourser les intérêts de la dette.
Et savez-vous qu'il y a un truc assez hurlissant, que l'État français, on dit qu'il n'a pas le droit d'emprunter à la Banque Nationale Française et tout ça, ok ? En fait, ils ont créé un mécanisme où les banques empruntent à l'État son propre argent. C'est comme si, par exemple, imaginons, je gagne mon salaire à la fin du mois, je le prends dans une enveloppe, je vais frapper chez le voisin, je lui dis voici mon salaire, je vous le donne. Après, je reviens cinq minutes plus tard, je frappe, prêtez-moi mon salaire, je vous donnerai des intérêts dessus. Et après, je dis à mon épouse, non, je l'ai fait pour limiter mes dépenses parce que voilà, comme ça, on limite les dépenses. Et puis au bout d'un an ou deux comme ça, je donnerai ma maison aux voisins parce que je serai endetté auprès de lui de mon propre argent. Les gens ne réalisent pas la trahison que ça représente, qu'on est en train de vendre aujourd'hui la France ou le Royaume-Uni, c'est pareil, vendre les générations futures à une caste de banksters qui sont dans le même lit que les politiques. D'ailleurs, il y a les portes pivotantes entre les deux ou les chaises musicales. Les uns et les autres sont les mêmes quelque part. Regardez, on peut jouer une mi-temps. On ne peut pas faire ça en foot. Je ne peux pas jouer une mi-temps dans une équipe et l'autre mi-temps dans l'autre équipe. Sauf qu'en politique, je peux, par exemple, être haut fonctionnaire aujourd'hui et demain passer dans une banque privée. Voilà, c'est parfait.
Tout à fait. C'est fou.
C'est assez incroyable. En tout cas, Maître, franchement, merci de nous avoir éclairé sur cette histoire. Écoutez, vous nous promettez, si Macron démissionne, je vous appelle tout de suite et on fait un live dans l'heure. Vap'n'Roll Thierry ! Vap'n'Roll Thierry ! on va les supprimer. Certains n'auront pas les 500 signatures, ça c'est simple, d'autres seront inéligibles, d'autres seront peut-être en prison, d'autres voilà, on ne sait pas ce qui va leur arriver, mais la grille de départ est préparée et je pense que même la tête du prochain président, elle est déjà en top de la pyramide, elle est déjà connue à ce stade, ces choses-là ne se passent pas par hasard.
Mais c'est clair, mais de toute façon, vous savez, c'est l'illusion de la démocratie, que de considérer que le suffrage désigne son représentant. Parce que son représentant, bien évidemment, est imposé par une structure économique dont les intérêts dépassent les intérêts individuels. Et donc du coup, croire qu'on fait un choix libre, éclairé, c'est un leurre. D'ailleurs, Jean-Paul Sartre avait dit que les élections étaient des pièges à cons. Excusez-moi la grossièreté, mais je ne fais que le citer. Et donc, au regard de tout cela, quelle était la problématique dans le narratif des démocraties par rapport aux monarchies par exemple ? Attention, je ne suis pas là pour dire que toutes les monarchies sont, on va dire, solides, toutes les monarchies sont bonnes. Mais lorsque je regarde en Europe, quels sont les pays qui fonctionnent le mieux ? J'enlève bien évidemment l'Angleterre qui est un cas très spécial parce que Charles, Charles III, on va dire, est très spécial. Mais prenons les pays scandinaves, que ce soit le Danemark, que ce soit la Norvège qui est hors Union européenne, que ce soit la Suède, ce sont trois monarchies qui fonctionnent très bien. même s'il y a eu des petites instabilités notamment en Suède par l'immigration, il y a un fil conducteur. Alors qu'en France par exemple, s'il y avait un fil conducteur à un moment donné, il était complètement rompu avec à chaque fois un nouveau joker, avec à chaque fois une nouvelle carte. Et donc là, si Macron démissionne, il faut être très clair, cela pourrait être, on va dire, un clone. Ce clone, c'est Édouard Philippe. D'ailleurs, on essaie de vouloir le faire monter et ça patine à chaque fois. Édouard Philippe qui n'est rien d'autre qu'un young leader. Édouard Philippe qui n'est rien d'autre qu'un ancien du Bilderberg, comme Macron d'ailleurs. Donc pas, eh bien, Jordan Bardella. Aucun problème là aussi. On voit qu'il est lisse, on l'a bien lissé, etc. Et il va marcher droit comme tout le monde. Le tout, eh bien, dans un contexte de chaos qui va être lancé dans les prochaines semaines, à mon sens, parce que, à mon sens, le Rassemblement national n'aura aucun problème maintenant à censurer le gouvernement Bayrou. Il n'y aura aucun problème. Et bien évidemment, on va mettre ça sur le compte d'une vengeance. Et évidemment, c'est là où la partition aura été parfaitement jouée et c'est là où Macron pourra dérouler. Ils jouent tous la même partition, ne l'oublions jamais, au détriment du peuple français.
Absolument, vous faites très bien de le rappeler parce qu'il y a énormément de théâtre, il y a énormément de pièces qui se jouent. On a l'impression que c'est spontané, on a l'impression que c'est accidentel alors que tout ça c'est un plan, c'est une musique qui a été préparée longtemps à l'avance. On va voir en tout cas ce que ça va donner. Merci d'être là, Maître Fadili. Merci aussi aux 1 400 personnes qui nous regardent. On arrive vers la fin. Vous avez cité la Norvège. Si vous souhaitez voir de belles images de la Norvège, suivez-moi la semaine prochaine sur mon canal Aldo Voyage parce que je pars faire un tour en Norvège. Vous savez, je quitte l'Europe bientôt et j'ai décidé, c'était dans ma tête depuis très longtemps, je vais partir passer une semaine en Norvège. Donc allez voir les fjords, les montagnes. C'est juste pour partir avec une belle image de l'Europe quelque part. Donc j'ai décidé de me remplir d'images. de Norvège au lieu d'avoir des souvenirs des Birmingham. N'est-ce pas? On n'est pas dans la même. Voilà, on n'est pas dans la même ligue. Donc, suivez-moi sur le canal Aldo Voyage. Vous allez voir, il y aura de très, très belles images. Je vous rappelle encore une fois mon livre que vous trouvez sur Amazon. Les grands trahisants. J'espère que la caméra pourra vous le montrer. Il y a une très belle couverture. Voilà, voilà, une très belle couverture du drapeau français. Voilà. C'est un livre sur les trahisons, on en a parlé de certains d'ailleurs ce soir, les trahisons des élites qui sont littéralement en guerre contre leur peuple. Il y a des trucs, vous allez les lire, vous n'allez pas croire vos yeux. Mais vous pouvez googler, je vous invite à googler et essayez de me détromper, c'est assez brutal. Merci, merci maître.
Merci à nous, merci à vous. Excellente soirée, à très bientôt.
Merci, à très bientôt. Au revoir tout le monde, à bientôt.
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