Live avec Piero San Giorgio : ENVIRONNEMENT TOXIQUE

Continuation of the French YouTube live transcript: Aldo Sterone and Jean-Patrice (Pierrot) Solarier discuss "démission silencieuse" (quiet quitting) as emotional disengagement while still performing work, the limits of technical expertise when it doesn't generate personal value, and alternative income opportunities (Amazon FBA, small businesses, taxi entrepreneurship). The speakers critique university debt (U.S. student loans rising past original principal to ~$140,000 in one anecdote), argue that some degrees do not guarantee marketable jobs, and discuss generational and gendered consequences (women delaying family formation due to prolonged studies/careers). They prefer working in growing small companies over large toxic firms and warn against over-investing emotionally in jobs. The segment also touches on political/economic decline in Europe, managerial politics, and career stagnation despite high individual contribution (examples of employees producing disproportionate value but being overlooked).
Qu'On n'entend pas Aldo, donc il faut que je partage ton lien en fait.
Attention, ne partage pas le... Non, pas le... Oui, on est d'accord, on est d'accord, mes amis, bien le bonsoir, c'est juste un live surprise avec Pierrot, Sanduro Dio, on va parler de plein de choses, on va parler des élections américaines, on va parler aussi de toxiques, on va parler de la toxicité du monde de l'entreprise. Merci d'être ici avec nous.
Alors là, la question, c'était est-ce que sur ton canal, on m'entend ?
Les gens vont commencer à nous dire, mes amis, question pour vous, est-ce que vous nous entendez, est-ce que vous m'entendez quand je parle, est-ce que vous entendez Pierrot quand il parle ?
Voilà.
5 sur 5, j'ai du 5 sur 5, j'ai du yes, yes, yes. Ok, je pense qu'ils nous entendent et on peut démarrer gentiment.
Parfait. Finalement, le live est sur le canal de Aldo.
On galère un petit peu, on est un petit peu dépassé par la technologie.
C'est moi, c'est moi.
Il n'y a pas de soucis. Super, Pierrot. Tu sais, Pierrot, juste avant, si je peux peut-être dire ce que tu m'as dit juste avant qu'on commence le live. Tu m'as dit que cette histoire d'élection de Trump était la dernière occasion pour l'Occident. Qu'est-ce qui serait passé si Kamala avait gagné ces élections ? Moi je t'avais dit j'allais me colorer les cheveux en rose et puis j'arrête tout ça.
Oui, en fait, il y a deux gros problèmes qui font qu'on est à un tournant fondamental. C'est bien sûr les idées, l'idéologie, les actions. Après, on sait que les politiciens ne font jamais exactement ce qu'ils veulent. C'est plus compliqué que ça. Le pouvoir n'est jamais aussi puissant qu'il n'en a l'air. Mais il y a une deuxième chose, c'est que la tiermondisation des États-Unis comme la tiermondisation de l'Europe occidentale fait que le clientélisme et la corruption risquent, à partir de maintenant, dans ces cycles électoraux d'aujourd'hui, de faire en sorte qu'on bascule vers un autre monde qui devient... En fait, le clientélisme politique est qu'on n'est plus sur des idées et qu'on sait tous où ça mène. Ça mène vers un déclin, un affaissement au mieux. Et les États-Unis sont déjà dans une telle merde économique. Nous, on n'en parle même pas.
L'Europe occidentale, c'est la catastrophe. C'est la catastrophe. J'étais en train de regarder. J'étais en train de regarder ces derniers temps. Je me concentre uniquement sur un secteur de l'économie. C'est l'automobile. Volkswagen et tout le groupe. Je ne parle pas que de Volkswagen, je parle aussi de Porsche et d'autres marques qui sont en dessous. Ils en ont 18. C'est la catastrophe. Cette compagnie, moi, je ne la vois pas exister dans les années qui viennent, sous la forme actuelle. C'est des compagnies qui sont très endettées. Il y a des industrialisations volontaires de l'Europe, explosion des coûts de l'énergie. Et j'ai cette impression que l'Europe est en train de jouer contre elle-même. Et aujourd'hui, quand je vois Trump arriver au pouvoir, c'est vrai que je suis très content d'un côté, Mais de l'autre, je me dis, c'est quand même le président américain, ce n'est pas le président européen. Est-ce qu'il va nous épargner ou bien est-ce qu'il va faire avancer l'agenda américain à notre détriment, finalement ?
Exactement, exactement. Et donc, on a un tournant important parce que c'est une occasion vraiment de la dernière minute, faute de quoi... Attends, je suis en train de... Je rappelle à tout le monde que le live est à une autre chaîne. Les gens de Patreon me demandent pourquoi ça ne marche pas. C'est parce qu'on a changé de truc, donc je suis juste sur Patreon et parce qu'on aura besoin des questions, je change le lien sur Patreon.
Bien sûr, bien sûr.
Comme ça, ça marche.
Ça marche, super.
Ça marche, ça marche, ça marche. Je crois. En tout cas, désolé, j'ai eu un petit problème technique. Les questions seront... On va répondre aux questions, elles sont là. Ne vous en faites pas. Et puis surtout, on va parler du livre d'Aldo. On y est. On y est. On y est.
On y est doucement, on y arrive, on y arrive doucement. Vous ne pouvez pas nous empêcher de parler de l'actu. Nous, on se nourrit beaucoup de l'actu. C'est quelque chose qui nous touche et ça touche tout le monde, bien entendu. On est en train de se demander que va-t-il se passer pour nous avec ces élections américaines ? Forcément, malheureusement, honnêtement, ce que j'aurais voulu, j'aurais voulu que les élections américaines soient un non-event pour nous. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j'aurais voulu que nous ayons une telle souveraineté en Europe que finalement Trump ou Kamala Harris ou peu importe, ça ne nous touche pas vraiment. Mais le fait est que nous sommes dans une situation de vassalité vis-à-vis des Etats-Unis. Moi je suis au Royaume-Uni, je peux vous en parler. On est pire que la vassalité. J'aurais presque voulu qu'on soit un Etat américain. Je veux dire, on peut abaisser l'Union Jack et remonter le drapeau américain. Comme ça, au moins, on a les avantages des États-Unis aussi. On n'a pas que les inconvénients, mais malheureusement, on est dans une relation de canicha avec les USA. Donc voilà, c'est triste, mais c'est comme ça.
Oui, c'est tout à fait vrai. Donc là, on a un grand espoir. J'ai vu ton live avec jean-patrice solarier et jean-patrice solarier et jean-patrice solarier et jean-patrice.
Solarier et jean-patrice solarier et jean-patrice solarier et jean-patrice solarier et jean-patrice solarier.
Et jean-patrice solarier et jean-patrice solarier Alors, pour les gens qui nous entendent, je voulais inviter Aldo sur ma chaîne, comme lui m'a invité sur la sienne il y a quelques semaines aujourd'hui pour parler de son livre, donc cette vidéo sera partagée un peu partout. Pourquoi je voulais parler de son livre ? Je ne sais pas si on le voit, je l'ai ici avec moi. Bien sûr, « Toxique, ce que les coachs de carrière ne vous disent pas », et j'ai trouvé On va parler de ce livre, mais on va monter un petit peu de niveau, parce que ce livre nous donne des pistes. Et ensemble, ce que je voudrais parler avec toi, Aldo, c'est, je pense que tu as compris, et je pourrais ajouter mon grain de sel, qu'en fait, c'est les symptômes que tu décris dans ce livre, la toxicité du milieu de l'entreprise. On parle beaucoup de bullshit jobs aujourd'hui, cette toxicité, En fait, elle a une racine, et la racine, j'ai une petite idée, mais elle a aussi des conséquences. Et dans ta conclusion, tu laisses entendre que tu as compris qu'à la fois la racine, elle est très identifiable, mais aussi, surtout, les conséquences, on les voit pas seulement dans le monde de l'entreprise, on le voit chez les dirigeants politiques, on le voit dans cette incompétence crasse, cette toxicité, ce désastre, en fait on a vraiment jeté des perles au cochon puisque le monde du management et de l'entreprise a été un truc qui a fonctionné très très bien et aujourd'hui c'est une incompétence et un égoïsme et une toxicité telles qu'il va bien au-delà de l'entreprise, il va dans le monde politique, il va dans le monde des oligarques même, il va dans le monde de Davos, en fait on a cette toxicité partout. Et je pense que pour ceux qui nous écoutent, ce livre va vous donner, avec beaucoup d'anecdotes rigolotes et sympathiques et personnelles, puisque c'est du vécu pour toi, et je pourrais ajouter quelques-unes des miennes, va vous donner aussi un aperçu de pourquoi c'est partout comme ça en ce moment en Occident. Et si on ne le change pas, Il y aura beau avoir Trump, il y aura beau avoir Superman, ça ne changera pas la pourriture qui a vermoulu toute la structure.
Donc c'est exactement ça, c'est-à-dire que dans ce livre, je dénonce à travers des expériences professionnelles, je dénonce la toxicité de l'entreprise, comment c'est vermoulu de l'intérieur. Et puis après, quand je commence à dézoomer, parce que ce qui s'est passé, c'est que j'ai cru au départ avant d'écrire ce livre, que j'ai pas eu de chance, que c'était juste moi qui ai subi ça. Aujourd'hui, je donne mon numéro de téléphone, j'ai ce WhatsApp que je donne à tout le monde, sur lequel les gens peuvent m'écrire, vous pouvez le voir ici. C'est un WhatsApp que je suis seul à regarder, et j'ai répondu au moins à 50 personnes aujourd'hui. Et en fait, quand les gens ont commencé à me contacter après la diffusion de ce livre, C'est comme si un mur m'avait frappé. J'ai réalisé que non, ce que j'ai vécu, c'était la norme aujourd'hui. C'est le fruit d'un système. Et à force de dégrader les entreprises une par une, c'est tout le tissu économique aujourd'hui qui est dégradé. J'ai écrit un article provocateur sur LinkedIn l'autre jour. Je peux vous donner mon LinkedIn si vous voulez sur le chat. J'ai écrit un article provocateur en disant il n'y a pas de crise économique. parce que j'ai expliqué comment les entreprises s'abordent de l'intérieur, ils sont s'abordés par leur toxicité. Donc voilà, merci d'avoir lu ce livre, Pierrot, et je sais que tu as une grande expérience corporate. Qu'est-ce qui t'a touché dedans ? Qu'est-ce qui a fait que tu m'as dit qu'il faudrait qu'on aille en ligne en parler ? Qu'est-ce qui t'a touché dans ce livre ?
Alors, ce qui est le plus touchant, le plus important, c'est que c'est de l'expérience personnelle. Au fur et à mesure de tes vidéos, moi je suis abonné à tous tes canaux parce que je trouve que d'une part c'est intéressant mais aussi tu as un talent de compteur et puis on se connaît maintenant depuis plus longtemps, depuis presque 15 ans presque. Et bien le temps passe vite. Je ne connaissais pas cet aspect-là de ta vie, parce que quelques fois qu'on s'est vus, quand on s'est vus à Londres, on s'est toujours vus à Londres, mais quand on s'est vus à Londres pour aller rencontrer Kimi Sema, quand on est allés à Londres, nos familles se sont rencontrées, on allait manger, on allait… Bref, on a toujours parlé des choses belles de la vie, des choses importantes. jean-patrice solarier 1.0 une manière à l'américaine de connecter, d'avoir un sens, pas du business, mais du fonctionnement dans l'entreprise qui est... Je crois qu'on vient tous les deux d'une famille de gens honnêtes, malheureusement.
Oui, je sais à quoi tu fais référence.
C'est clair. C'est expliqué là-dedans. Et donc, c'est touchant parce que, en fait, l'entreprise est devenue un environnement pourri. Alors, un petit bémol, Je pense qu'il y a un tout petit biais du fait que tu as beaucoup travaillé en UK, mais en même temps, tu as aussi bossé pour des boîtes américaines. Enfin, le monde anglo-saxon a une particularité et particulièrement les britanniques, les anglais, pas les britanniques, les écossais. J'ai toujours eu des bons, des bons, des bons trucs. Il y a un petit côté empire britannique qui fait bosser les autres en McBean. Ils sont très habiles dans leur saloperie, il faut le dire de manière générale. Après, Ça veut pas dire que tout le monde est méchant, bien au contraire, c'est pas vrai. Mais dans le corporate, on sent que les salopards, ils montent très, très vite dans le monde britannique.
Comme dans le monde politique. Dans le monde politique, c'est le salopard qui monte. Mais honnêtement, Pierrot, les gens qui m'écrivent depuis la France et je m'en veux dire depuis la Suisse, depuis l'Algérie, depuis le Maroc, depuis le Canada, ils me disent que chez eux aussi. Et moi, je n'ai pas travaillé dans l'administration, je n'ai travaillé que dans les entreprises privées. Mais il y a des gens qui travaillent dans l'administration, dans un hôpital, dans un ministère, tout ça, ils me disent tu sais quoi Aldo, chez nous, c'est pareil. C'est en train d'être gangréné à tous les niveaux, c'est ça qui m'inquiète aujourd'hui.
Alors, je vois qu'on me pose la question. Est-ce qu'on pourra poser des questions? Oui, oui, il y a des questions qui ont déjà été posées sur Patreon depuis des semaines. On va y répondre. Il y a des questions particulières par rapport à ton livre, mais il y a aussi, bien sûr, des questions. Le live, c'est toi qui vas le gérer parce qu'on a basculé sur ton truc. Ce que je voulais encore ajouter dans ton livre, c'est que ce qui m'a touché, c'est que du fait qu'on a travaillé dans la technologie tous les deux, Moi j'ai arrêté de bosser en 2011 et donc je me suis extirpé de cet environnement. à ce moment-là. Mais je vois que tu es tombé dans l'escarcelle de boîtes où il y a eu des gens que je connais qui sont passés dedans et qui sont des... Le monde est petit, le monde est petit. Je vais m'auto-censurer sur ce que je pense. Par exemple, un monsieur Hurd, qui a fini chez moi, chez Oracle, il était bien connu. Il était chez HP, moi je l'ai connu chez HP.
D'ailleurs on l'appelait pas Hurd, on changeait le premier H et on le remplaçait par un T.
C'est ça, c'est ça. Déjà avant, déjà avant.
Déjà avant, ok déjà avant.
En fait c'est que tu as des dizaines de milliers d'employés chez HP qui avaient une opinion de ce type et une autre boîte le prend et la même opinion continue.
Oui.
Personne ne va demander l'avis des gens.
Et c'est assez extraordinaire, c'est-à-dire qu'on a des gens qui font de véritables saloperies dans des entreprises, qui partent littéralement avec des gros scandales, des casseroles et tout. Et tu sais quoi ? Quand t'as des parents honnêtes, tu sais ce que tu penses. Tu te dis mais celui-là, sa carrière est foutue, sa carrière est terminée, il va plus jamais trouver un travail. Et puis ce que tu vas voir, c'est que deux semaines plus tard, il a signé avec une autre entreprise, du Fortune 100, une des plus grandes entreprises au monde, et puis il repart comme avant. Donc on dirait que c'est une caste qui est très protégée, il peut faire ce qu'il veut. Tu vois, moi, regarde, je donne un exemple dans le livre. Regarde, si je suis recruté pour, par exemple, conduire des bulldozers. Je fais marche arrière dans le parking, je me trompe, je roule sur 3 ou 4 voitures que j'écrase, y compris la voiture du patron. J'ai l'impression, en tant que personne honnête, que ma carrière se termine là, avec les bulldozers. Et bien ces gens, ils font pareil, ils font beaucoup plus de dégâts que ça. Et puis on les remercie et partent d'ailleurs faire plus de dégâts. C'est quelque chose qui ne m'entre pas encore dans la tête.
Alors, moi j'ai une petite idée quant à l'origine de ça. En fait, tu sais, j'ai l'impression qu'il y a trois grandes phases dans le management, dans les entreprises, Il y a une phrase, on va dire, c'est avant 1920-1930. Depuis la nuit des temps, depuis qu'on a des entreprises, on a à chaque fois un roi ou des gens très riches dans une ville qui décident de monter une affaire, un commerce, ça s'appelle une caravane, ça s'appelle une flotte pour aller trader des biens, des choses, construire des bâtiments, peu importe. Ça a toujours existé, des organisations d'hommes, des entreprises humaines. Et là, ce qui faisait le management, c'était le charisme. du ou de là, parce qu'il y avait aussi des femmes, mais rare, mais il y avait des femmes, c'était le charisme et la capacité et la compétence. Et les gens, ils travaillaient parce qu'ils avaient un salaire, ils étaient payés, bien sûr. Et le charisme fait que tu étais plus ou moins content de bosser pour le mec. Et ça, j'exclus de ça, évidemment, l'esclavage qui rend le travail un petit peu plus compliqué. De deux côtés, parce que l'esclave bosse moins bien que l'employé. On est d'accord. Mais il est obligé, en plus, de travailler.
Oui, oui, l'esclave. D'accord, je vais te parler d'esclave.
Oui, oui, parce qu'on en revient.
Oui, oui, on arrive à l'esclave, on arrive à l'esclave.
Donc ça, ça a été jusqu'au XIXe siècle, fin du XIXe siècle, où on a quand même des... Alors c'était très paternaliste, dans le meilleur des cas. Le type lui disait, voilà, vous êtes mes employés, c'est un peu comme mes enfants. Au XIXe siècle, alors on a commencé avec les enfants dans les mines, mais ensuite le propriétaire, il a dit, bon, quand même, on va utiliser des nains, on va pas utiliser des enfants. Alors il a fait une école pour les enfants, il a fait une boulangerie. Alors dans les mauvais cas, c'est Emile Zola, on a tous lu La Sommoire, tout ça. Et dans les meilleurs des cas, c'est des gens très paternalistes, mais qui font, qui envoient, qui repèrent les meilleurs employés, qui les font monter, etc. Et donc il y avait un sens de loyauté, un sens de Il faut pas déconner, le patron y gagnait énormément, mais il redonnait aussi beaucoup parce qu'il y avait un sens d'appartenance. Quand il sortait dans la rue, les gens enlevaient leur chapeau, donc on lui crachait pas à la gueule. C'était très rare. Et puis il s'est passé quelque chose dans les années 1920-1930, c'est surtout la Deuxième Guerre mondiale, c'est qu'on a eu le système américain qui a gagné la Deuxième Guerre mondiale, enfin c'est pas le seul, mais l'industrie américaine a juste pris une prépondérance gigantesque. Et l'industrie américaine est basée sur la méritocratie, sur l'efficience et sur une forme d'égalitarisme. Certes, il reste des castes aux États-Unis. Il y a une noblesse, entre guillemets, industrielle de grande richesse. Mais on a ce rêve américain qui est possible par le travail, par l'émancipation. Et tout ça, ce n'est pas juste comme ça de la poudre qui est arrivée par hasard. Il y a une théorisation qui s'est faite par des grands penseurs du management. D'ailleurs, beaucoup, comme beaucoup d'Américains, en fait, ils ne sont pas américains. C'est beaucoup des Autrichiens qui sont arrivés dans les années 30 aux États-Unis et aussi des Français. J'en mentionnerai deux. Il y a un Autrichien qui s'appelle Peter Drucker qui a... théoriser des grandes théories du management qui ont été appliquées dans les grandes entreprises américaines pendant la guerre, qui ont été appliquées surtout dans les années 50 et 60 et qui sont allées d'ailleurs, elles ont été réappliquées parce que les Américains les ont obligés, ils ont obligé ces grandes théories à être appliquées par notamment le Japon et l'Allemagne. Surprise surprise, de grands succès d'après-guerre également. Un autre théoricien très connu que j'ai eu la chance de connaître s'appelle, je crois que c'est Georges Doriot, Je ne veux pas confondre avec l'autre, Dorio, qui est de sinistre mémoire avec la milice en France, mais c'est un économiste français. D'ailleurs, en France, il est connu pour être le fondateur de l'INSEAD dans les années 70. Mais en fait, c'est quelqu'un qui était professeur à Harvard dans les années, fin des années 30 et années 40 aux États-Unis et qui était un spécialiste de la gestion. Et j'ai les notes de ces cours. de ce monsieur, parce qu'en fait, il a fondé la boîte où bossait mon père. Et c'était son mentor. Et ce type qui était un grand monsieur pour la petite histoire, c'est un monsieur intellectuel à tel point qu'un Français, il a été bombardé nationalisé américain et bombardé général deux étoiles. Et il a été l'aide. En fait, c'est lui le cerveau du plan Marshall. parce qu'il avait aidé l'armée américaine à organiser sa productivité et son efficience au niveau de la logistique, d'un point de vue de management aux États-Unis. Donc, comment coordonner les chantiers navals, les usines d'armement, les productions de vêtements, de munitions et des trucs ? Les États-Unis, c'est passé d'une armée de 150 000 hommes en 1941 à une armée de 5 ou 6 millions en 1945, avec une flotte qui était gigantesque. Et en 1945, c'était 50 % de la production industrielle du monde. Pas déconner, c'est plus que la Chine aujourd'hui. La Chine aujourd'hui, elle fait 30 % de la production industrielle du monde. Les États-Unis, en 1945, c'est 50 %. Et ce général d'Orio, dont moi, je l'ai toujours connu comme le général, c'est aussi un des pères fondateurs du Venture Capital. Et ce que ces gens avaient aussi en commun, alors Général Doriot, c'est un catholique français, Werther Drucker, c'est un juif laïque. Mais tous ces gens et les Américains de cette époque, ils avaient un truc en commun, c'est qu'ils avaient une morale protestante, une morale chrétienne et une morale, en tout cas tout court, avec des valeurs. Et je me souviens avoir travaillé dans des entreprises qui avaient été fondées par des gens dans les années 50 et dont les propriétaires fondateurs étaient encore là, ils étaient âgés, mais c'était une vraie famille. C'était très paternaliste, il y avait un culte. pas mauvais du chef, mais voilà, on avait une culture de la méritocratie, de bien faire et on n'avait pas besoin d'être diplômé de l'ENA, on n'avait pas besoin d'avoir des diplômes par-ci, par-là. Si tu faisais ton boulot, que ce soit dans l'ingénierie ou dans la vente ou dans peu importe de choses, tu montais parce que tu étais bon. Et cette philosophie des entreprises, elle a commencé à disparaître et là où j'en arrive, et parce qu'on en arrive à ton livre et tu vas pouvoir me donner ton avis, Mais à partir des années 80, il y a quelque chose qui a changé dans les grandes écoles de management du type Harvard, etc. On a commencé à dire non, mais maintenant, avec les tableurs Excel, moi, je pense que la clé de la destruction du monde, c'est le tableur Excel.
Toi, tu mets sur le tableur Excel, moi, je mets sur le PowerPoint.
Les deux se sont, les deux mâles.
Les deux mamelles de la destruction, les.
Deux mamelles du démon. Et ils se sont dit regardez avec le Tavo Excel, tu es capable de mettre toutes les données de l'entreprise dans un truc et ensuite tu peux faire des simulations. Et c'est génial, c'est bien. Donc, si tu changes les paramètres, ensuite tu n'as qu'à appliquer, donc tu peux faire un reverse engineering du paramètre, c'est-à-dire, toi tu dis, si je change les ventes, la marge elle change, donc si je veux changer la marge, ça me donne qu'est-ce que je dois faire dans les ventes. Et les jeunes nouveaux managers qui ont commencé à débarquer à partir de la fin des années 80, début des années 86, sans même parler de l'environnement géopolitique et tout, mais ils se sont dit, mais c'est très facile. Si on veut augmenter la marge, on n'a que à demander à Excel comment faire. Il va nous dire combien de vendeurs en moins il faut, combien de trucs il faut, qu'est-ce qu'on doit leur demander comme target. Et ça a complètement changé la mentalité. C'est devenu des geeks, des financiers qui sont arrivés au pouvoir. Enfin, c'était des mecs qui sont des... Moi, j'ai connu des managers qui me disaient, je suis un maître du pivot de table dans Excel. J'ai dit, putain, ça va sûrement vachement m'aider à vendre ça.
Ouais, c'est clair.
Et qui me disent, ouais, alors regarde, j'ai regardé les ventes dans tel marché et machin. Alors, à la marge, des fois, tu trouves des trucs intéressants dans ces données. Mais dans l'ensemble, ce n'est pas ça qui motive. Il n'y a pas de charisme. Alors, tu as un petit mec qui arrive, oui, alors on va décider d'augmenter vos targets cette année parce qu'on a décidé, en fait, il ne te le dit pas, mais en fait, on a fait un truc Excel et on a décidé que si on augmente tes targets et que si on multiplie ça et qu'on fait, eh bien, ça va marcher. Et donc, miracle, on va faire des super résultats. Ajoute à ça le greed des années 80 avec ces super bonus basés sur le résultat que tu décris très très bien dans ton livre et on est dans le bullshit job, on est dans la démotivation totale et plus personne, tu rajoutes le féminisme, le wokeisme, il n'y a plus personne qui a envie de bosser.
Absolument, c'est ce qu'on arrive aujourd'hui par exemple, j'ai déjà vu ça dans les entreprises, mais récemment il y a eu un grand scandale, je ne sais pas si c'est un scandale, mais le patron de Tesla, Elon Musk, il a ouvert une usine gigafactory, c'est comme il les appelle à Berlin, en Allemagne, et il paraît que jusqu'à 30% du personnel est absent pour des raisons diverses, de sorte que des gens sont absents en longue durée, certains depuis 9 mois. Il a commencé à leur envoyer des managers frappés à la porte. « Bonjour, vous êtes vraiment malade ? » Après, il y a eu des syndicats sur le dos. Je veux dire, les gens sont démotivés parce que pour moi, tel que je l'ai vu dans ma vie, la démotivation m'a tué avec un « er » à la fin. C'est pour ça que j'ai quitté. Je donne un exemple. J'étais le gars, durant toute ma carrière, je regardais mes e-mails 7 jours sur 7. j'avais mon téléphone professionnel toujours sur moi. Et puis si jamais il y avait une urgence, même un jour de Noël, même un 31 décembre, même si j'étais malade à l'hôpital ou autre, Je répondais, j'intervenais, et puis on me disait « Ouais, t'es génial, merci, merci, t'es génial, je reçois des tapes sur le dos. » Et en fait, le problème c'est que les tapes sur le dos et tu es génial ne nourrissent pas son homme. Alors bon, au début c'est vrai que c'est bien pour l'égo, on te dit « Waouh, vraiment on peut compter sur toi, t'es quelqu'un qui a sauvé la situation, oui c'est bien. » Sauf quand il y avait une promotion, quelqu'un d'autre la prenait. Moi on me disait « Écoute, malheureusement, on ne peut pas te promouvoir parce que tu es trop bon dans ce que tu fais. Je vais dire attendez les gars, vous n'allez pas me bloquer dans ma carrière, vous n'allez pas m'empêcher d'avancer alors que je suis dans un rôle qui aujourd'hui est en train de prendre 5% de mes ressources et vous m'interdisez d'aller de l'avant parce que vous êtes content d'où je suis. Et voilà, et donc au bout d'un moment, ce que j'ai commencé à faire, par exemple chez HP, je sortais à l'heure, exactement à l'heure, quoi qu'il arrive. Et ce que je mettais, je mettais mon téléphone sur mon ordinateur, téléphone professionnel, et je mettais la sonnerie à fond. Pourquoi ? Parce que quand ils m'appelaient, en dehors des heures de travail, eh bien ça sonnait dans mon bureau. Donc ils savaient que de toute façon c'était foutu. Et quand ils appelaient sur le perso, ils disaient « oui c'est urgent », tu sais ce que je leur disais ? C'est urgent ou vraiment urgent ? Ils disent non, non, c'est vraiment vraiment urgent. OK, c'est vraiment urgent. OK, d'accord. Bah écoute, tu appelles le 999. C'est le numéro d'urgence ici au Royaume-Uni. C'est comme si je te disais en France d'appeler le 17 ou en Suisse d'appeler le 117. C'est comme si je te disais appelle les pompiers ou appelle une ambulance. C'est ce que je leur disais. C'est vraiment urgent. OK, appelle, appelle une ambulance ou les pompiers. En dessous de ça, juste tu t'écrases, tu fermes ta gueule et je suis là demain matin. Voilà. Et c'est comme ça que j'ai commencé à me comporter. J'ai commencé à me comporter avec cette attitude que je décris souvent dans mes vidéos. Ce n'est pas l'entreprise de ton père. C'est ça. C'est une déconnexion émotionnelle, Pierrot. Déconnexion émotionnelle. Elle est très importante pour ne pas devenir fou, pour ne pas aller en burn-out, pour ne pas finir à l'hôpital. Très important, la déconnexion émotionnelle.
Il est important de le dire parce qu'on a, on se souvient d'il y a quelques années, peut-être une dizaine d'années pour les des suicides relativement fréquents dans des entreprises, notamment je me souviens France Télécom, en France, où il y avait beaucoup de suicides, parce que la toxicité dans l'entreprise, elle te crée, c'est un peu mon thème en ce moment avec mes livres sur la peur et l'angoisse, elle te crée un angoisse, parce que d'abord tu es angoissé parce que tu as besoin de ton travail, c'est du salaire, puis pour beaucoup de gens, notamment dans des postes techniques, ou des gens qui n'ont pas la culture d'aller chercher leur propre travail par eux-mêmes parce que c'est des techniciens, ils ont un travail, ils ont appris, ils le font du mieux qu'ils peuvent, ils le font bien souvent, et tout d'un coup tu as un environnement avec des gens toxiques qui se jettent sur eux, souvent par sadisme, parce que comme tu l'expliques bien dans ton livre, c'est très contre-productif et c'est mauvais pour l'entreprise en fait. Et ces gens peuvent tomber malades, Parfois peuvent être même poussées au suicide. Et cette angoisse, ça retombe sur l'angoisse que les gens ont. C'est peur qu'on a tous. Qu'est-ce que les gens vont dire de moi? Qu'est-ce qui va se passer si je perds mon travail? Comment je vais faire pour nourrir mes enfants, la famille, machin, payer l'hypothèque de la maison, etc. Et tout ça, ça t'angoisse. Et donc, tu redeviens un esclave. Et c'est pour ça que tu en parles dans ton livre. Et je trouve qu'en plus, ce qui est juste, c'est qu'on a une Voilà, tu parles de caste, alors il y a les maîtres, il y a les possédants en fait, qu'on ne voit jamais parce que tu ne sais pas qui c'est, mais en fait c'est BlackRock de plus en plus. Il y a toutes les entreprises du monde. Tu as quelques fondateurs de temps en temps, tu as une strat près où il y a un conseil d'administration vaguement qui est aussi le même dans toutes les entreprises de plus en plus. Et puis tu descends par caste et puis tu arrives à un moment où tu as des gens qui sont juste payés. pour faire, pour gérer, et en fait ils ne peuvent que gagner mais pas perdre. Et ils se tiennent les uns les autres, ils s'entraînent les uns les autres, et tout en bas, t'as les exécutants, t'as très très peu de contre-maîtres en fait, parce que tout le monde est très très vite esclave. Et le copinage, le sexe, le donnant-donnant, ça marche. Et la malhonnêteté, la fourberie, c'est ce qui te fait monter de plus en plus. Alors qu'ici, tu entends, c'était la compétence et surtout c'était le sens de faire un travail commun. Aujourd'hui, ça a disparu quasiment partout. Et au bout d'un moment, tu sais, si on se fout de ta gueule, toi, tu vas faire semblant de travailler.
Absolument, on fait semblant de me payer. L'autre jour sur mon Linkedin, d'ailleurs je partage mon Linkedin ici, vous allez voir il y a quelques articles que j'ai écrits, j'écris surtout en anglais sur Linkedin. Je suis devenu très agressif dessus. D'ailleurs, sur la bannière de mon LinkedIn, c'est écrit « Je protège des gens comme vous contre des gens comme eux ». Je suis devenu très agressif, très entre-dedans parce qu'au bout d'un moment, j'ai vu que la toxicité est en train de détruire des vies, elle détruit des couples, des gens perdent leur santé. Donc déjà ça, c'est du côté employé. Côté entreprise, je peux juste donner un exemple parce qu'il y a des gens qui m'écoutent. Des fois, ils me disent que je suis peut-être anti-entreprise. Non, je ne suis pas du tout anti-entreprise. Je donne juste un exemple pour vous montrer un peu le dégât de la toxicité. Ici, ça fait partie des témoignages que je reçois sur ce WhatsApp. En fait, quelqu'un me dit qu'il travaille dans une entreprise, dans les ventes. Il est en train de travailler pour ramener un gros client. Un client, une très grosse boîte, qui potentiellement paierait des millions pour des services. Et puis il y a deux collègues qui le détestent, ils ne l'aiment pas. Et ils font quoi ? Ils le sabotent. Ils sabotent cette relation avec ce client. Ils sabotent ce projet de l'intérieur. Parce que, il va se passer quoi ? Il va se passer quoi s'ils gagnent ? Ah ben s'ils gagnent, ok, ils ont emmerdé leurs collègues. Le grand client va partir chez la concurrence dépenser des millions et la boîte aura perdu des millions. Donc le coût de la toxicité ici, le salaire du péché, c'est la mort. Mais le salaire de la toxicité, parfois, c'est la faillite, c'est la perte de gros clients qui vont chez la concurrence. Donc il faut faire gaffe. La toxicité n'est pas gratuite. Il y a des entreprises qui ont... J'ai vu des managers qui sont toxiques à dessein. Ils se disent, oui, avec un peu de toxicité, on va les pousser à travailler, on va les bousculer. Mais non, ça ne marche pas comme ça. La toxicité détruit l'entreprise de l'intérieur, c'est vraiment ma thèse.
Oui, il y a une différence entre des gens comme à l'époque il y avait, je me souviens, un Tom Siegel ou aujourd'hui Elon Musk qui arrivait dans une boîte et qui disait, après avoir fait le premier ménage initial, il disait chaque année je vais virer 10% des gens et Et on verra bien qui reste et on verra bien comment ça gère. Et tout le bois mort, en fait, je vais l'éliminer. Et parfois, cette brutalité, elle a à court terme du résultat. Tu sais, en Union soviétique, quand Staline... Il y avait littéralement un fusil sur la tente de tous les travailleurs du pays. Je peux te dire que la productivité est très élevée. Mais au bout d'un moment, il y a de l'épuisement. Il y a la dépression. Il y a le suicide, justement. Et on ne le dit pas parce qu'on se dit oui, bon, ce sont les entreprises. Mais c'est criminel. Il y a un moment où... Tu peux tuer quelqu'un dans la rue, tu vas te faire attraper, tu vas finir sur la chaise électrique aux Etats-Unis ou tu vas avoir un rappel à la loi et tu vas avoir un stage avec des poneys en France. Mais en gros, tu fais ça dans une entreprise, tu fous une ambiance dégueulasse et finalement les gens se suicident. Tu dis c'est la faute à ma chance. Tu vois ces mecs, ils étaient faibles. Et ça, c'est particulièrement dégueulasse et surtout très difficile d'ouvrir ta gueule, parce que comme tu le montres très, très bien dans ton livre, ça aussi, j'ai trouvé... Moi, j'ai moins d'expérience dans les ressources humaines, mais le peu d'expérience que j'ai va dans ton sens. Les ressources humaines ne sont pas là pour aider ou protéger les employés. Ce n'est pas un syndicat, quand bien même un syndicat, c'est encore une autre histoire. Mais les ressources humaines sont là pour protéger la casse et pour savonner la planche à celui qui vient se plaindre. Et moi, je me souviens très, très bien à quel point j'ai dû batailler dur parce que je me suis fait virer plusieurs fois. Je l'ai cherché, mais les ressources humaines, elles n'ont jamais essayé d'arranger le truc. Elles ont essayé de protéger le cul du management. Eux, ils laissent dans l'entreprise, donc ils ne vont pas. Ils savent que toi, tu vas partir avec ton bonus. Alors éventuellement, ils vont te donner du fric, mais ils ne vont pas commencer à te donner raison.
Et ça c'est très important à rappeler, je le dis dans le livre mais je le dis aussi constamment, les ressources humaines, les RH ou DRH, comment on les appelle dans votre compagnie, parce que des fois on ne leur donne pas le nom ressources humaines, parce que des fois on leur donne des noms un petit peu bizarres, ne sont pas vos amis. Les gens travaillent pour ceux qui les payent. Ce n'est pas vous qui les payez, c'est la compagnie. Donc, c'est des gens, quand on est dans les ressources humaines, s'il y a un conflit entre une personne et une autre, ils vont regarder qui est le plus haut dans les hiérarchies. Donc, si par exemple, tu as un problème avec ton manager, pardon, c'est toi le maillon faible, c'est toi qui va sauter. Si tu te plains, par exemple, imaginons que tu te plains de harcèlement sexuel ou de racisme ou de discrimination ou autre, la vraie question qu'ils vont se poser, c'est que, est-ce qu'il a des preuves ou pas ? Est-ce qu'il y a des choses qu'il peut retenir contre nous ? Est-ce qu'il y a assez de matériel pour que ça puisse finir ? avec une tempête sur les médias sociaux ou sur les médias traditionnels, est-ce qu'il y a vraiment des preuves ? C'est comme ça que je réfléchis. S'il n'y a pas, la personne qui se plaint risque de sauter. C'est pour ça que les gens qui m'écrivent en parlant de grief, de nature que j'ai citée, je leur dis toujours « documenter, documenter ». J'ai eu le cas d'une femme enceinte qui était harcelé sexuellement par son manager, devant tout le monde, y compris des black salas et tout ça, sans arrêt, sans arrêt. Il lui envoyait des images et tout ça sur son WhatsApp personnel, et les ressources humaines n'ont rien voulu faire. Ils se sont bougés uniquement quand il a commis l'erreur de, ben littéralement, de baisser son pantalon et lui envoyer un selfie. Et là, elle avait assez de matériel pour qu'ils le virent. Mais en dessous de ça, ça signifie pour les ressources humaines, vraiment, le standard de la preuve est vraiment placé très très haut. Donc faites très gaffe avec ces gens-là, vraiment.
Alors j'en profite pour te poser une question qui m'est posée par l'un de mes abonnés Patreon ici, que tu as d'ailleurs rencontré lorsque nous avions fait cette conférence tous les deux à Chartres. Très jolie ville. Alors c'est notre ami Néoletto qui nous dit, bonjour Pierrot et Aldo, et tu vas avoir ces questions qui va exactement dans ce qu'on vient de discuter. Il nous dit, je suis actuellement en arrêt maladie suite à des manipulations, des pressions non supérieures. Une hernie discale suite à une charge de travail excessive m'a fait arrêter net, les traitements ne fonctionnant pas. la recherche complémentaire IREM et détection d'une maladie neurologique. Bon bref, en attente d'un diagnostic final, on sent qu'il y a aussi le désespoir de se retrouver à l'hôpital. Et il dit, j'en viens à mes questions. Comment prouver que mon N plus 1 est à l'origine, sachant qu'il n'y a aucune trace écrite ? Alors, première remarque, déjà, aujourd'hui, on parle de N plus 1, N plus 2. À mon époque, ça n'existait pas ce genre de terminologie. On disait c'est mon chef, le chef de mon chef ou le vice-président. Ça montre aussi à quel point on nous transforme en lettres et en chiffres, en numéros. Et donc sa question, comment puis-je le démasquer ? Il a l'air assez... Je le connais, c'est quelqu'un qui fait un travail manuel. Son chef a dû lui dire, porte ses charges. Il y en a eu trop, il se blesse. Et maintenant...
À qui la faute ? À qui la faute, ouais. En fait, généralement, quand une personne se blesse, clairement, ils veulent s'en laver les mains. C'est pas nous. C'est leur réflexe. Leur réflexe, c'est protéger leur responsabilité. Je pense que ce qu'on aurait dû faire, et je vais revenir à sa question, ce qu'on aurait dû faire et ce qu'on pourrait faire, c'est, avec le nombre de bases de données que nous avons, ce qu'on devrait faire, c'est essayer de regarder les bases de données des employés, parce qu'ils sont tous dans des bases de données, parce que, pour des raisons fiscales, de, comment on appelle ça, de prélèvements et tout ça, on connaît le parcours de chaque personne. On peut corréler le parcours de chaque personne avec l'hospitalisation et les maladies et tout ça, et voir les entreprises qui sont associées à une corrélation positive, très claire et statistiquement significative, d'envoyer les gens à l'hôpital. Et ces compagnies-là, on devrait les faire payer plus. On devrait leur faire participer, dire écoutez, vous écrasez les gens, vous les détruisez, ce n'est pas à nous de les soigner, c'est vous qui allez les soigner. Et je pense qu'une fois qu'on les touchera au porte-monnaie, ça va les calmer parce que les entreprises ne réagissent qu'à ça, elles réagissent lorsqu'elles sont touchées au porte-monnaie. Il y a une responsabilité, moi je les ai vues de l'intérieur, sur le plan moral ils s'en fichent complètement, mais du moment qu'il y a ce qu'ils appellent une liability, je ne sais pas comment on dit en français une liability, financières, ils vont commencer à se bouger, ils vont se dire attention x millions ça peut nous coûter cher et là ils vont établir un processus et tout ça. Bon, par rapport à cette personne malheureusement son histoire ressemble à celle de beaucoup de gens, j'ai vu des chiffres qui ont été établis par la France à l'époque où on parlait des retraites, à 62 ans, 25% des gens les plus pauvres sont déjà morts. contre 5% des gens les plus riches, juste pour vous dire. Donc c'est le fruit d'un système, ce n'est pas par hasard. Il y a des entreprises aujourd'hui qui sont en train de détruire des gens, en particulier ceux qui sont les moins bien payés, les sous-payés, qui font des travaux difficiles. Ce qu'il faut faire en fait, il faut déjà premièrement aller voir un avocat. Je pense que c'est franchement le premier conseil que je peux donner à un avocat spécialisé là-dedans. S'il n'a pas les moyens pour voir un avocat, il faudrait qu'il aille regarder avec un syndicat, il faudrait voir avec une association qui pourrait lui fournir une aide juridique déjà. Par rapport à prouver, il peut aller chez un médecin, parce qu'il y a des médecins qui sont capables quand même de dire si ce qu'il a comme maladie ou comme blessure ou comme handicap, est-ce que c'est quelque chose qui vient de son travail ? Ou bien est-ce que c'est quelque chose qui n'a rien à voir ? Donc déjà, il faut une expertise médicale. Et puis à partir de là, essayer de collecter le maximum de preuves. Ça signifie, ça peut être des témoignages de collègues, des photos prises sur le chantier, genre regardez, il n'y a pas de moyens de sécurité, on n'a pas les outils, on n'a pas l'équipement, tout ça. Il faut faire un dossier et puis les attaquer. Mais c'est quand même le parcours du combattant. Ce n'est pas quelque chose de simple à démontrer malheureusement.
D'ailleurs, il y avait une question, je l'ai vu passer sur ton tchat, qui était quelqu'un qui avait à peu près la même question et qui voilà. Je suis employé communal en Suisse et Micmax. Je me permets de lire une question de ton tchat.
Bien sûr, vas-y, lis là, bien sûr.
J'ai eu un accident de travail grave et la SUVA s'est retournée en maladie. C'est un élément important. Je l'ai vécu pour des choses moins graves que ça. Mais tu as un accident. Mais tu as besoin de traitements médicaux suite à l'accident. Et les assurances se battent entre elles pour ne pas couvrir, en disant que ce n'est pas une maladie, c'est un accident. Et c'est assez compliqué de faire valoir, d'autant plus que même dans les pays où tu as une bonne protection, il arrive un moment où si tu es absent, même pour des raisons tout à fait valides, comme une maladie que tu as attrapée au travail ou une blessure, au bout d'un moment ils te virent quand même. Parce qu'ils disent « bon ben voilà, ça fait six mois, ça fait un an que t'es plus là, l'assurance va te prendre en charge, mais tu dégages ». Et on se sent vite abandonné parce que Encore une fois, c'est ce que tu expliques dans ton livre. Les gens honnêtes, les gens qui viennent de familles honnêtes ou qui ont vu les expériences. Moi, j'ai vu ça dans le passé, dans les entreprises d'avant. J'ai eu cette chance de pouvoir bosser sur des boîtes qui ont travaillé encore comme ça. Et j'étais jeune, mais elles étaient vieilles, mais elles travaillaient bien. Eh bien, elles te biaisent l'esprit parce que tu penses au bien de l'entreprise alors que tu n'es pas le fils du patron. Tu penses au bien. Et donc, quand tu tombes malade, tu dis bon, moi, je me suis donné beaucoup de données pour eux j'ai bossé les week-ends le soir pendant les vacances bon maintenant je suis malade je suis pas bien à eux vont s'occuper de moi pendant que je suis pas bien.
Que dalle que dalle que dalle non non c'est clair c'est pas leur but c'est pas comme ça que ça marche et l'entreprise si elle voit quelqu'un qui est en train de se donner à fond détruire sa santé pour elle détruire sa vie familiale sa vie de couple et puis aller dans l'entreprise moi j'ai eu des gars j'en parle d'un gars en particulier il faisait des shifts en une journée l'entreprise est contente Mais le jour où il se ramasse, le jour où il est malade, il devient une liabilité, il devient une responsabilité, il devient un passif et puis on se débarrasse de lui. Moi dans ma famille, je ne me débarrasse pas de mon frère, de ma sœur, de ma mère, de mon épouse, de ma fille parce que je gagne moins d'argent. Je ne vais pas leur dire écoutez, je dois optimiser mes revenus, améliorer la valeur pour l'actionnariat et j'ai besoin donc de vous virer, ça ne marche pas comme ça. Donc les entreprises ne sont pas une famille. D'ailleurs je vous dis un truc, les entreprises qui disent que nous sommes une famille, pour moi c'est devenu un critère, un marqueur de toxicité. Ça veut dire que c'est des entreprises qui veulent brouiller les pistes, brouiller la frontière. Tu n'es pas ma famille, je travaille avec toi, on travaille ensemble, on fait un chemin dans un intérêt commun. Ta famille c'est ta famille, c'est sacré. Ça ici c'est ton travail. Il faut créer cette frontière. Claire, claire, claire. Du moment que quelqu'un, un patron, cherche à brouiller la frontière, c'est justement il faut toujours s'inquiéter. Bon, certains le font par maladresse, je veux bien, mais il y en a qui le font et généralement c'est des boîtes extrêmement toxiques. J'aimerais remercier au passage SwissArx, SwissArx, qui semble-t-il, j'ai pas compris ce qu'il a fait au départ, j'ai l'impression qu'il a offert des memberships à mon canal, aux gens qui étaient en train de regarder. C'est très gentil à toi, c'est très gentil de ta part, ça leur permet d'accéder à des vidéos que je mets en privé que pour les membres. Et vraiment, je tiens à le remercier pour ce geste, pour soutenir le canal.
Alors, tu vois, par exemple, j'ai une question et ça va me permettre de donner un exemple qui va expliquer où il y a des différences. Sur mon Patreon, Bigoud nous dit, question à Pierrot, est-ce que dans la boîte que tu as créée, donc j'ai créé une entreprise en 2000, Je l'ai vendu en 2005, fin 2005. J'ai eu 16 employés. Au maximum, j'en ai eu plus que ça. Il y a eu des allers et des retours. Il y a eu des gens qui n'étaient pas performants. J'ai viré. Il n'y a pas de problème. Est-ce que dans la boîte que tu avais créée, tu as eu à gérer des personnes ou des cas toxiques ? Tu as oublié de poser la question. Est-ce que moi, j'ai été toxique ? Peut-être. Et si ce n'est pas le cas, tu as une réflexion sur le sujet, quelles sont les pistes ? Ce qui m'amène à avoir une réflexion, c'est qu'il faut différencier la petite entreprise de la très grande. Parce que dans la petite entreprise, tu peux avoir des gens qui sont des connards, des toxiques, tout ce que tu veux. Mais comme elle est petite, tu es très proche du client et tu es très proche de ta faillite et de ta rentabilité parce que tu peux pas te permettre d'être trop mauvais à moins d'être dans un cas unique où t'as des produits qui s'arrachent. On a tous vu l'épisode de Seinfeld d'une soupe Nazi, le mec qui est très dur avec ses clients, mais comme tout le monde veut sa soupe, ils viennent quand même. Mais à part des cas comme ça, dans une petite entreprise, tu peux gérer les employés de manière dure mais tu peux pas leur faire des coups tous tordus sans arrêt etc parce que si tu perds les gens t'es mort en sachant que je vais vous donner une statistique 20% des gens font 80% des performances. Et dans la vente, c'est encore pire, c'est encore plus. C'est genre 10% des gens qui font 90% de ta rentabilité. Et donc, si tu commences à leur pourrir la vie, dans une petite entreprise, tu les connais et tu sais très bien qui c'est. Et dans une toute petite entreprise, tu as quoi ? Tu as quatre commerciaux, dix commerciaux, donc tu ne peux pas... Alors que dans les grandes entreprises, là, c'est différent. Le mec qui est propriétaire de l'entreprise ou qui est responsable des actionnaires, Il est loin de tout ça quand il y a dix mille employés, quand il y a mille employés déjà. Il ne sait pas trop ce qui se passe tout en bas. Alors dans le meilleur des cas, il va dire, il va faire des plans en disant oui, effectivement, nous sommes une grande famille et peut-être qu'il y croit vraiment. Mais en fait, ça n'a aucune incidence sur ce que son management va le faire pour lui. Parce que lui, il croit vraiment, c'est le fondateur, lui qui a cru, il a monté un truc génial, il s'est dit, ah cette boîte, je l'allégerai un jour à mes enfants et je veux que les employés soient heureux, alors j'organise un pique-nique pour la société à la fin de l'année, je fais une belle fête de Noël, je loue un des bons hôtels dans lesquels j'invite tout le monde. Mais ce qui se passe, c'est comment ça se passe ensuite derrière. et que ces employés, c'est le directeur des ventes, le directeur de la finance, etc., eux, qu'est-ce qu'ils vont faire avec leurs subordonnés et les exécutants à la fin ? Ils ne le savent pas. Donc en fait, dès qu'une boîte est assez grande, tu tombes dans le risque qui aujourd'hui est prépondérant puisqu'on a quand même 50% des gens employés qui sont sondés qui se déclarent être dans un job bullshit et quelque chose comme 40% se déclarent être déprimé et vouloir quitter la boîte d'Antiboss. C'est un chiffre gigantesque.
Absolument. Et par rapport aux 80-20 que tu as donné, et c'est ce que j'ai constaté, et malheureusement, j'ai fait à de nombreuses reprises, d'après même les déclarations des entreprises, j'étais pendant une grande partie de ma carrière parmi les 20%, ceux qui poussaient la machine en avant. Par contre, en général, j'ai constaté que ceux qui étaient les mieux récompensés, c'est ceux qui faisaient partie des 80%. L'une des raisons, c'est que quand tu travailles à fond, tu n'as pas le temps de faire de la politique. Ça signifie, moi, j'étais le genre, quand je voyais Mes collègues partirent avec un manager disant on part au resto tu viens avec nous. Moi je dis mais les gars attendez il y a un client là, il est en ramasse, il y a des systèmes à plusieurs millions de dollars qui sont down et vous vous partez. Ok partez moi je m'en occupe. Ouais le problème c'est que ok d'accord c'est bien mais moi je suis en train de travailler dans un bureau vide, faire un travail sans visibilité que personne ne voit. Et puis les autres sont en train de faire de la visibilité, ça signifie boire des bières avec des managers et des directeurs et tout ça. Donc forcément, le jour où il y a de la promotion ou des bonus ou autre, c'est à eux qu'on pensera. Donc voilà, il y a ça, il y a ce problème et ça rappelle quelque chose d'Elon Musk. Elon Musk, quand il est arrivé chez Twitter, il a utilisé cette technique. Il a viré 80% de l'effectif, il a gardé que les 20% qui vraiment travaillaient. Mais alors attention, Ça ne peut pas marcher dans toutes les entreprises.
Dans le sens où... Et pas tout le temps.
Pas tout le temps. Il a changé la manière de travailler. Ça signifie qu'effectivement, oui, il y a des bullshit jobs. Mais moi, ça m'est arrivé de bosser dans des entreprises où il m'est arrivé des fois de passer trois semaines sans faire le travail pour lequel je t'ai payé. Pourquoi ? Parce que j'étais tout le temps invité dans des meetings, des fois qui duraient trois jours. J'ai eu jusqu'à trois jours de meeting, moi. Des trucs où on est trois jours, là, dans un Zoom, on est 50 personnes et on est là en train de regarder. et en fait des gens qui parlent, qui parlent, qui parlent. Il a éliminé le bullshit aussi, il n'a pas éliminé que 80% des gens, il a éliminé ce travail-là qui ne sert à rien. Ils n'ont pas de... Chez Twitter aujourd'hui ou chez X, ils n'ont pas des meetings qui durent des jours et des jours, ils n'ont pas des gens qui viennent avec des présentations PowerPoint de 500 slides et qui commencent à cliquer, cliquer, parler pour rien dire. Ceux-là sont partis, ceux-là qui justifiaient leur travail parce que ceux-là avaient moins valu, ça signifie qu'ils étaient négatifs. Donc les entreprises qui veulent juste virer du monde doivent comprendre qu'on ne peut pas seulement virer, il va falloir changer aussi sa manière de travailler. Et beaucoup ne sont pas prêts psychologiquement. Donc ils se retrouvent juste en under-effectifs, sous-staffés. Et il va se passer quoi ? Les gens qui restent, on va les écraser de travail et de meetings et tout ça, ils vont faire quoi ? Ils vont aller en burn-out ou ils vont partir. Et donc au bout d'un moment, on se retrouve avec une coquille vide. Donc n'est pas Elon Musk qui veut. C'est un changement radical de mentalité. Ce n'est pas seulement on vire du monde. Ça, c'est ce qu'on voit depuis dehors. Il y a un changement radical de la manière de travailler auquel la majorité des compagnies ne sont pas prêtes.
Alors, il y a deux questions, mais j'en prends une en premier, la deuxième, on verra un peu plus tard. C'est Mick, sur mon Patreon, qui nous dit, j'ai un exemple de son travail où il a travaillé. Mick, je le connais, il travaille dans le soin médical aux personnes âgées. Et il dit, une maison de repos construite et gérée par deux copains pendant 20 ans. Très rentable, malgré qu'il ne l'isinait pas sur le personnel et bien sûr, humaine, avec un esprit très familial. vendu à un groupe financier je suppose qui a plusieurs maisons de retraite, qui a fini par virer les directeurs, qui a coupé dans le personnel, poussé ceux qui sont restés au burn-out, fait de l'intimidation, fait des licenciements abusifs, dont certains sont en procès, et dégradé abusivement la position du personnel en plaçant des petits chefs toxiques, des restrictions sur le matériel, sur le personnel. On voit souvent qu'on rajoute des règles, comme dans la bureaucratie. Et donc, fini les transmissions intergénérationnelles entre le personnel, car la pression sur les plus anciens est très forte, qui soit arrête, soit tombe malade, et qui ne peut plus s'adapter. Et donc, la maison de repos, in fine, s'est cassée la gueule. Et donc, voilà, je ne sais pas si elle a dû fermer ou quoi, mais c'est un témoignage intéressant.
Oui oui je suis là je suis là juste je m'étais muté parce que je tapais sur le sur le clavier vous me voyez des fois regarder à droite à gauche je suis juste en train de modérer en même temps je regarde un autre écran où arrive les chats et tout ça donc je suis un petit peu l'homme orchestre ce soir c'est pour ça mais je suis je suis avec vous oui effectivement des mauvaises gestions malheureusement des mauvaises gestions, j'en ai vu, je parle dans le livre, là, Toxic, j'ai fait partie d'une start-up. Et là, la personne qui pose la question dit, j'ai créé une entreprise avec des amis. Alors faites très très gaffe quand vous créez une entreprise avec des amis. C'est vrai que les amis c'est bien, mais toujours il faut qu'il y ait un contrat, il faut qu'il y ait quelque chose écrite. C'est pas tu viens parce que t'es un pote et puis parce qu'il y a le projet entre potes. On va par exemple faire un barbecue. Si on fait un barbecue le dimanche prochain avec des potes, j'ai pas besoin d'écrire un contrat. On va juste s'entendre qu'ils ramènent la bière, qu'ils ramènent la viande, qu'ils ramènent le charbon. Par contre, si on crée une entreprise, toujours toujours s'il vous plaît, avoir des papiers. Pourquoi? J'ai vu des amitiés détruites par ça, j'ai vu des gens qui sont arnaqués ou qui se considèrent arnaqués, à tort ou à raison. Parce que voilà, les mémoires, au bout d'un moment, oui, mais tu m'as promis, tu m'as dit, machin. Franchement, évitez cela. et toujours ayez quelque chose d'écrit, même si vous n'apportez pas d'argent, parce que très souvent ceux qui galèrent le plus sont des gens, parce que moi je l'ai fait, moi j'ai travaillé gratuitement, je ne suis pas mieux qu'un autre, je ne me glorifie pas là, j'ai fait et j'ai appris. Les leçons que je partage avec vous, je les ai apprises à la dure de dure. J'étais dans une entreprise créée par des amis, je travaillais sans papier parce que j'aimais bien ces amis, je leur faisais confiance. Je viens, je me donne à fond. Moi, je passais la nuit des fois sur le divan de l'entreprise. D'ailleurs, j'en parle dans le livre. Je dormais dans le divan parce que, tout simplement, il fallait faire le travail. Donc, quand c'était 3h du matin, j'étais épuisé. Je dormais pendant 2h, je me réveillais les 5h. Allez, j'y vais. Et j'apportais pas d'argent, oui, mais j'apportais du travail. Ce travail, j'aurais dû le valoriser et j'aurais dû me faire signer des documents et j'aurais dû, justement, créer un investissement en travail. Même la loi le reconnaît. C'est un apport Je crois que c'est un apport en travail. Si quelqu'un peut, dans les commentaires, nous dire exactement comment ça s'appelle, je crois que c'est un apport en travail qui est reconnu. Et c'est équivalent à un investissement. Et ça permet plus tard de protéger tes droits et de te donner des droits de vote. Et même si tu veux partir, on peut te racheter tes parts. Si la compagnie se vend ou se valorise ou entre en bourse, tu as tes parts aussi. Sinon, tu vas te retrouver dehors, une main devant, une main derrière. Aussi simple que cela. Donc c'est important ça.
En tout cas, et tu l'expliques bien dans ton livre, il ne faut surtout pas être naïf. D'abord, il faut comprendre que tu n'es pas le fils du patron, donc ce n'est pas ton argent. et que ta santé vaut beaucoup plus que la réussite de l'entreprise. Et puis qu'il ne faut pas être naïf. Je vais vous donner un exemple parce que ça peut arriver à tout le monde. Mon père n'était pas quelqu'un né de la dernière pluie. C'était un mec qui est né en 1942, donc il a vécu dans l'Italie d'après-guerre, donc c'était un environnement difficile où il n'y avait pas beaucoup à bouffer dans les premières années. et donc qui a monté à la dure et qui a eu la chance de grimper les échelons dans une de ces boîtes exceptionnelles, Digital Equipment à l'époque, où le fondateur, financé par ce Georges Doriot, le fondateur de cette boîte était un... C'était un quaker, donc c'est une dénomination religieuse protestante très présente aux Etats-Unis, je pense d'être hollandais à la base, et qui croit dans les valeurs du travail, qui croit dans les valeurs du travail ensemble. C'est avec ces valeurs-là qu'on a construit les cathédrales, les pyramides. Mais il a changé de boîte dans les années 90, il en a fait deux, trois, boîte à droite à gauche, et il a fini comme patron de l'Europe de la boîte où je bossais moi, c'est-à-dire Oracle. Donc j'ai dû assez vite quitter parce que c'était le chef de mon chef, donc c'était un peu compliqué. Et donc dans cette boîte où je peux te dire, c'était très brutal, mais c'était très clair. C'est-à-dire on te disait, voilà, t'as tant à faire à la fin du trimestre, ça va être simple, si t'y arrives, t'as un super bonus, si t'y arrives pas, tu dégages, parce qu'on va pas se faire chier. Au moins c'est clair, au moins il n'y avait pas de mensonges. Et donc cette boîte là, mon père a essayé d'amener les techniques de management qu'il avait connues dans l'ancien temps, si on veut. Et c'était un peu censé être son dernier job, etc. Et pour te donner une idée, il lui avait promis, on lui disait, ben voilà, t'as un job pendant 4 ans, et si t'arrives à la fin de ces 4 ans, et il a tout fait bien, le chiffre d'affaires a augmenté, il a restructuré un petit peu l'Europe, et ils lui ont dit, voilà, à la fin de ces 4 ans, le dernier jour, tu touches un certain bonus. C'est un bonus, il était en millions de dollars, et pas 1, on est d'accord, c'était pas 10, c'était beaucoup. Et lui, il y arrivait naïvement, disant oui, oui, je vous fais confiance, il n'y a pas besoin de faire... Voilà, j'ai un contrat simple, vous me dites telle date, j'ai mon bonus. Et il a bossé, machin, bon, il était bien payé. J'ai vu les salaires, ça va. Et voilà, il a fait son travail et tout. Et quelques mois avant la fin de son truc, lui, en croyant qu'il faisait un truc, il allait voir le patron en disant, écoute, j'aimerais bien organiser la transmission de mon poste à quelqu'un d'autre pour faire un smooth transition, une transition tranquille pour que tout se passe bien, etc. Les mecs, ils sont allés voir, le chef de la boîte, le patron de la boîte, il est allé voir le mec que mon père suggérait de prendre sa place plus tard. Il pensait le former et il lui a dit, tu veux prendre le job tout de suite ? Et ils ont viré mon père juste avant qu'il touche son bonus. À l'époque j'avais 30 ans et je lui ai dit mais en fait t'es un peu con parce que tu allais lui dire que tu voulais quitter, le mec il dit bon il veut quitter, je te vire, ça me fait économiser.
X millions de dollars, je crois qu'on.
Va te laisser l'argent comme ça. Et donc tu vois parfois dans la mare aux requins, il ne faut pas être un ton.
C'est vrai, c'est vrai. Il te bouffe. En fait, il y a plein de gens sur Terre qui te disent si j'avais 10 millions, je t'en aurais donné 5. Ça, il n'y a que ça. Mais par contre, des gens qui ont 50 euros qu'ils te donnent 25, c'est beaucoup plus dur à trouver parce que justement, on peut toujours faire un cadeau. On peut toujours offrir l'argent qu'on n'a pas. Mais bon, l'argent qu'on a, c'est un peu plus dur. Je remercie Alex qui a fait une donation pour le canal. C'est très gentil à toi. Merci beaucoup. Et en fait, Oui, qu'est-ce que je voulais dire ? Je voulais parler d'une histoire qu'un copain m'a apporté. Il travaillait dans les rails. Dans les rails. Et en fait, il soulevait des rails très lourds. Pour les... Quand on était étudiant, il partait soulever des rails. Et il m'a parlé de trois types de gars. Tu vois, le gars qui soulève les rails vraiment. Il est à fond, lui, le mec. Il s'éclate le dos à soulever le rail. Et il faut se mettre à une vingtaine de gars pour le soulever, le rail très lourd. Alors tu as le gars qui fait semblant de travailler mais qui fait rien, le mec il fait semblant de faire du bruit, oh j'ai mal, c'est lourd tout ça, mais lui il fait rien du tout. Et t'as ça dans l'entreprise aussi. Et t'as le dernier qui est le pire, c'est celui qui dort sur le rail littéralement. Ça signifie, il va poser tout son poids et tu dois non seulement soulever le rail mais le soulever lui aussi avec. D'accord ? Et parfois, ce qui est arrivé c'est qu'il y avait tellement de ce type de gars, que le contre-maître leur dit, allez les gars, à trois on soulève, un, deux, trois, et tout le monde fait, comme ça, et le rat, il ne bouge pas du sol. Parce qu'en fait, il y a trop de personnes qui sont en train de faire ça. Et c'est ce qu'on voit dans les entreprises aujourd'hui. On voit ce système-là, où on a des personnes très vocales, des personnes qui ont une grande gueule, des personnes qui parlent toujours que, voilà, je suis occupé, je fais des choses, j'ai un compteur qui est Intel, machin, tout ça. Alors qu'en réalité, ils sont en train de rien faire du tout. Ils font de la com. La com, c'est très important en entreprise, malheureusement. Et la com est plus importante que la value. Parce que la value, il y en a, je suis désolé pour l'expression, il y en a qui ont de la merde aux yeux. Même quand la value, là, ils ne la voient pas. Si ce n'est pas sur un Excel, ils ne le voient pas. Nous on avait un directeur, bon il a pris sa retraite je peux dire donc c'était un connard, mais ce directeur là, je me souviens il avait installé dans son bureau, il avait installé des écrans, mais je te dis c'était des télévisions quoi, des écrans géants, qui étaient pleins d'Excel, qui étaient remis à jour en temps réel, et là il avait tous les KPI, donc il avait tous les indicateurs pour chaque personne, et puis il regardait en temps réel qui fait quoi, combien, tout ça. Et puis, le problème c'est que par exemple, il regardait le nombre d'emails envoyés. Mais les gens chattaient par email. Les gens s'envoyaient des tchats par e-mail, tac, tac, tac, tac, tac, des e-mails toutes les 30 secondes. Alors effectivement, ça a augmenté l'histogramme des e-mails dans son truc. Parce que les gens savent, savent tricher avec ces genres de valeurs. Quand on essaye de les enfermer dans un Excel, c'est facile, tout le monde peut tricher contre un Excel. Une fois qu'on comprend qu'est-ce qu'on est en train de mesurer, t'inquiète, on va te donner ce que tu cherches à mesurer, mais on va pas te donner de la value. Mais la vraie value, elle, C'est parce que lui dans son Excel, il mesurait de la même manière un email où on disait salut, et l'autre répond comment ça va, et l'autre dit ça va. Alors que si tu envoyais un email qui faisait trois kilomètres de long, tu avais mis trois jours à l'élaborer parce que tu es en train de résoudre un problème complexe, ils ne le voient pas, ça compte comme un email aussi. Tu vois, donc au bout d'un moment, les entreprises poussent un petit peu les gens à donner le minimum de value et faire le plus de foin. Et c'est là qu'on a la naissance de ce que tu appelais des bullshit jobs. C'est des jobs qui ne servent à rien. Je suis là, je fais du foin, je fais semblant d'exister.
Et je conseillerais, en plus de conseiller, parce que l'idée à la base c'était qu'on fasse un live pour parler de... Moi je conseille ce livre, je l'ai lu, j'ai rigolé, j'ai rigolé parce que j'ai des trucs, c'est les mêmes que j'ai vécu, j'ai parfois rigolé à haute voix, j'étais en avion l'autre jour et je me suis fait classer de rire. Et ce livre est génial, et je donne deux autres références culturelles de thèmes similaires. La première, très connue, c'est la série de dessins de Dilbert, ceux qui connaissent. Moi, j'ai connu ça dans les années 90, au tout début, où... On voit où ce dessinateur décrit par des petites vignettes, des petites bandes dessinées, la vie dans l'industrie de la tech de Californie. Et c'est exactement ce que j'ai vécu aussi. Et tout ça, il y avait déjà. Et le deuxième, c'est un film qui est génial qui s'appelle Office Space, qui est fait par Mike Judge. Je crois que c'est le mec qui a fait... Non, c'est pas le mec qui a fait South Park aussi, mais... Extraordinaire film, Office Space. On a une question qui est pertinente, qu'on me pose, mais je vais la poser aussi pour toi. On nous dit, avec le recul, avais-tu vu des signes avant-coureurs de la situation axielle toxique lorsque tu fréquentais les gros bonnets dans ta période salariée ? L'effondrement est un accélérateur, mais cela aurait été vraiment différent dans une économie florissante. Quel choix déterminant aurait pu changer la donne pour nous faire partir sur des bases saines ? je peux répondre facilement pour la deuxième question, c'est qu'en fait l'affondrement qu'il y a aujourd'hui dans l'économie et tout, c'est un accélérateur mais à la marge parce que fondamentalement, et c'est un peu la thèse de ce que dit Aldo dans sa conclusion, c'est parce qu'on a créé des environnements toxiques qu'on a des environnements toxiques et qui se propagent et qui font une société toxique qui est donc plus capable d'efficacement répondre aux défis du monde, déjà pour elle-même, mais cumulés, ça fait des nations qui sont en toxique et qui sont en faillite, ça fait un monde occidental qui est en toxique et en faillite, parce que tous les défis qui nous amènent aujourd'hui à un effondrement, on peut les résoudre, en fait. Sauf qu'on ne peut pas les résoudre parce qu'on n'est pas capable, parce qu'on est trop occupé à faire de la réunion, à baiser la collègue du voisin et puis à je ne sais pas quoi, à aller en Inde, recruter des gens pour ta copine, je ne sais pas quoi. Bref, Aldo l'explique très bien et quant à les gros bonnets, alors moi ceux que j'ai connus et que je connais encore, eux ils ne s'en rendent pas compte parce qu'ils sont tellement au-dessus Tu sais, le mec, il a 14 entreprises, elle lui ramène, je ne sais pas, 150 millions de dollars tous les ans. Si on a une qui ne performe pas ou si on a une dont le vice-président, en fait, il fait de la promotion canapé avec une nana et tout. D'abord, il ne le saura jamais. Et ensuite, c'est trop loin de ses préoccupations. Donc, il ne voit pas ça. Donc, le mec qui aurait vraiment un truc à dire parce que c'est son pognon, il n'est pas là et le.
Gros bonnet de toute façon lui il est très riche et il est là à la rigueur j'ai vu des gros bonnets tu sais des fois il est là pour piller l'entreprise parce que lui il regarde pas l'intérêt de l'entreprise il n'est pas là pour la faire durer pendant un siècle lui il arrive s'il peut piller des bonus des parachutes dorés puis partir puis refaire le même schéma ailleurs Il est là pour sa personne, il est là pour sa gueule, lui le gros bonnet, il n'est pas là pour le bonheur collectif, ça il faut le savoir. Donc ce que j'ai vu également, mis à part le pillage et tout ça, il y a une chose qui m'a beaucoup choqué, je vais te dire. Ce qui m'a choqué c'est que si tu veux gérer une entreprise, ou bien gérer un pays, c'est la même chose, tu dois réfléchir sur le long terme. Tu dois te projeter sur un long terme, sur un horizon. Allez, tu réfléchis sur un an, sur cinq ans, sur dix ans, sur cent ans même s'il le faut. Tu réfléchis loin. Or, le problème c'est que les gens dans les entreprises, les cadres et autres, on ne les paye pas pour réfléchir loin, on les paye pour réfléchir en termes de trimestre. Pourquoi ? Vu qu'on a une accélération de l'économie à cause justement de la bourse et de l'électronique. Avant, tu sais, pour acheter des actions, il fallait chez le banquier. Tu remplissais un papier et le banquier allait t'acheter des actions qui étaient des papiers, des vrais papiers avec des vraies parties qui se détachaient et tout ça. Tu peux regarder sur eBay des anciennes actions. Tu vois, c'est des feuilles grosses comme ça, avec des étiquettes de dividendes qu'on enlevait et tout. À l'époque, le cycle boursier était très court. Aujourd'hui, il y a des ventes, des achats algorithmiques, on peut vendre et acheter dans la seconde et tout, on a des investisseurs qui ne sont pas là pour accompagner l'entreprise dans sa croissance pendant 1000 ans, ils sont là juste pour rentrer maintenant, ça s'améliore un peu, dans 3 semaines, dans un mois, on vend et au revoir. Ça crée une accélération et ça crée une situation où on paye, où on récompense les vues à court terme et on punit les vues à long terme. Je te donne un exemple tout bête. Tu es dans une entreprise. On ramène un C-level quelconque, on ramène un directeur financier ou un PDG ou autre, il vient sous les applaudissements, je ne te rajoute pas le culte de la personnalité, t'as vraiment l'impression d'être chez le PCC. Dans les entreprises au dehors, t'as l'impression qu'elles veulent évoluer dans un système capitalistique, quand tu rentres à l'intérieur, t'es vraiment au parti communiste. Le collectivisme, on réussit en tant que team, on écrase l'individu, on a le culte de la personnalité, comme en Chine, de Mao. On a les grands slogans, j'ai vu des entreprises avec des slogans écrits sur les murs. Ceux qui ont vécu dans des pays communistes savent que ces parties-là sont très portées sur les slogans. Et tout ça, donc la planification centrale et tout, et tout. Donc vraiment, à l'intérieur, c'est une antenne du Parti communiste chinois. Donc, je disais, le mec, il arrive. C'est quoi son incentive ? Sur quoi il est payé, lui ? Lui, il a un méga bonus, des fois qu'il s'exprime en millions, qui est verrouillé. Il est là, mais il est verrouillé. il peut le déclencher si jamais il atteint tel ou tel objectif. Par exemple, on lui dit qu'il faut améliorer les marges opérationnelles de la compagnie, donc baisser les frais de fonctionnement pour qu'elle puisse être séduisante pour un acheteur éventuel parce qu'on veut vendre. OK. Qu'est-ce qu'il va faire ? Il va aller chez les gars qui font la recherche et le développement, il va les virer. OK, on arrête les recherches et le développement, vous partez. Alors, ça donne quoi sur les marges opérationnelles ? Dans l'immédiat, c'est bien parce que sur le prochain bilan comptable, on voit que l'entreprise Elle dépense moins. Donc c'est excellent. Il a atteint son objectif. Il reçoit son argent. Mais dans deux ans, quand l'entreprise n'arrive plus à innover face à la concurrence, là, c'est foutu. Oui, mais lui, il n'est plus là parce que dans deux ans, il a déjà pris son argent et puis le vent a tourné, il est déjà parti. Tu vois, c'est ça aussi. Donc, tout le monde est encouragé à réfléchir de quarter en quarter, comme on dit en anglais, c'est un trimestre et on y va trimestre, trimestre, trimestre et on déclenche des revenus trimestriels et on prend des décisions qui font qu'en réalité, on est en train de sacrifier l'éternité pour l'instant. Donc, on veut juste. C'est un peu du TikTok économique, la gratification immédiate, cycle court, rapide. Maintenant, on prend des décisions. Maintenant, si elle est positive, maintenant, c'est génial parce que tout le monde va prendre de l'argent. Plus tard, bon plus tard, on s'en fiche, on ne sera plus là de toute façon. Il n'y a plus personne qui travaille 30 ans dans une entreprise de toute manière, les mecs.
On m'avait prévenu de ça pendant mes études, je n'y croyais pas parce que mon expérience était différente et parce que justement j'ai baigné dans une culture familiale d'abord d'honnêteté et de travail mais qui correspondait à cette deuxième phase que j'expliquais au début. Alors que d'ailleurs, par rapport à ce que tu dis là, ça c'était impossible dans la première phase, c'est-à-dire que si tu remontes à loin, jusqu'à les années 1920, dans une entreprise même de taille moyenne, si tu commences à faire le con en tant que manager et tout, Le soir, quand tu rentres, tu sors de l'usine ou tu sors de l'atelier ou tu sors de l'entreprise et que tu rentres chez toi, t'as quatre types. En fait, c'est tes subordonnés qui, au coin d'une rue, ils te fracassent à coups de lattes, à coups de bâton. Parce que c'était comme ça à l'époque. À l'époque, les gens, ils faisaient... Tu vois, c'est les mecs qui ont fait Verdun, qui sont morts à Verdun, d'ailleurs. Mais c'était ça aussi. Et il y a plein d'exemples. Il faut être dur, les règles étaient claires, et si tu commences à fucker avec les gens en dehors des règles, genre non. Et ça arrive, le harcèlement c'est humain, malheureusement, les gens qui sont méchants ça existe. Mais il y avait une proximité, et surtout les gens ne pouvaient pas dire « Bon, maintenant que j'ai salopé l'entreprise ou mon département, je me casse, je prends l'avion, je vais bosser dans une autre boîte. » Non, non, tu n'as pas d'avion, tu habites là. Et donc il y avait la proximité, et puis tu te vois à l'église ou à la mosquée ou je ne sais pas où le dimanche. tu vois c'est compliqué tu vois par.
Exemple oui c'est un honneur personnel de faire du bon travail parce que c'est comme ça qu'on te voyait dans ta communauté dans ton village c'est clair sinon.
Par exemple, j'ai mon beau-frère, tout le monde le sait, tout le monde se... D'ailleurs, ils s'en prennent à moi à cause de ça, mais je trouve que c'est vraiment pas sympa.
Il a fait quoi ton beau-frère ?
Je n'ai pas entendu ce mot. Mon beau-frère, il est très honnête, mais il est juif, il est donc dans la communauté juive, et sa famille s'est fait niquer par Madoff.
Ah, ok.
Alors t'imagines le samedi, je suppose que c'est le samedi matin, à la synagogue. Tu peux plus y aller si t'es Madoff, parce qu'il a niqué essentiellement des Juifs.
Oui, c'est clair, c'est vrai.
Et c'est pour dire qu'il y a un moment, ça compte, parce que c'est pas que Madoff. En fait, c'est la vergogne, c'est la honte. L'Europe est un pays, est une culture de culpabilité. Ça, c'est à cause de la religion chrétienne. Mais il y a quelque chose qui est encore pire que la contre-culpabilité, parce que la culpabilité, on peut la créer, mais la honte, c'est ce que tu le ressens au fond de toi, et c'est dans le regard des gens qui te regardent. Parce que toi, tu peux te rendre coupable à un Allemand, mais quand tu te balades en Allemagne, tu regardes les Allemands, lui, il n'a pas l'impression que toi, tu le regardes en disant, toi, tu as tué des gens pendant la guerre. Non, d'abord, il ne l'a pas fait. Alors que la honte, quand tu as vraiment fait une connerie et que ça sait et que tu dois te pointer à l'église, à la mosquée, à la synagogue, les gens, ils vont te dire, toi, tu as mangé du porc ou toi, tu as fait une connerie ou toi, tu as volé de l'argent. Et donc, c'est la honte. Donc, tu ne peux plus y aller. Donc, soit tu fais amende honorable, ce qui veut dire c'est ce qui se faisait avant. Mais aujourd'hui, tu prends ton avion, tu changes de boîte... Ah, t'as même pas.
Besoin de prendre l'avion, oui, juste tu pars. Oui, Pierrot, Bernie Madoff, c'est ton beau-frère ?
Non, non, c'est pas Madoff, c'est un.
Jeune... Ah, c'est un Madoff, d'accord, d'accord, je comprends, c'est une image. Je croyais que c'était... Attends, non, je voulais, parce que je voulais pas...
Mais ce que tu dis là aussi, c'est qu'en plus, non seulement il prend l'avion et il se casse, mais en plus il est valorisé. C'est l'effet totalement inverse et tu le décris très très bien dans ton livre.
Oui, c'est clair. C'est clair que oui, pour le record, juste pour qu'on soit clair, Bernie Madoff n'est pas le beau frère de Pierrot, juste pour qu'on soit d'accord, qu'il n'y ait pas après de malentendus, genre il a annoncé sur le live, il y a Aldo et tout ça. Maintenant, quelqu'un disait avant, il ne faut pas rester plus de deux ans dans une entreprise. Ça signifie en réalité, ça fait partie des valeurs inversées de l'entreprise aujourd'hui. Les gens qui partent et je reçois plein de témoignages. Encore une fois, je vous rappelle mon WhatsApp. qui est ici, sur lequel les gens m'envoient des questions, des témoignages. J'essaie de répondre à un maximum de gens, mais je vous présente des excuses d'avant si je ne réponds pas aux vôtres. Ce n'est pas qu'il n'est pas important, mais tout simplement, je fais ce que je peux, mais parfois je suis un peu dépassé par le volume. Ce que je cherche à vous dire, c'est que ce que j'ai constaté, les gens qui m'écrivent en me disant j'ai passé 20 ans, 25 ans, 30 ans dans une entreprise, généralement sont très amers parce qu'ils réalisent qu'ils ont été short-changed. Ça signifie qu'on les a arnaqués quelque part. Leur carrière est coincée, leur revenu est coincé par rapport à leur classe d'âge, à leur père quelque part, à des gens qui ont fait la même formation et qui ont, eux, sauté d'une entreprise à l'autre. Donc ça fait partie encore une fois de ce système de croix à l'envers où on va récompenser les gens, on va récompenser les gens qui ne sont pas fidèles à la compagnie. Quand quelqu'un part au bout de deux ans, il part chez qui ? Il ne va pas changer le secteur, il reste dans le même secteur, donc il va chez la concurrence. Forcément, il va chez la concurrence. Il va avec tout son savoir-faire, avec son expérience, l'énorme de clients dans sa tête, nos difficultés. Celui-là, avant qu'il parte, on va l'applaudir, on va lui faire la fête même. Jamais je n'ai vu une compagnie faire la fête pour ceux qui restent.
Ça, c'est étonnant.
Oui, c'est étonnant. On le célèbre. Moi, ça m'est arrivé de quitter des compagnies, aller chez leurs concurrents. J'ai été célébré ce jour-là. C'est une manière peut-être inconsciente, freudienne de me dire, t'es génial, t'as pris la bonne idée de nous quitter parce qu'on est tellement des nazes que le fait de nous laisser tomber, partir ailleurs, c'est vraiment génial. Et donc, ceux qui restent, qui sont fidèles à l'entreprise, ils sont flingués. Ils flinguent leur carrière. Et là, des exemples comme ceux-ci, on peut en trouver dix mille, qui montrent que réellement, les entreprises marchent sur la tête aujourd'hui. Et pour les comprendre, il faut marcher sur la tête aussi.
Le libertarien qui est en moi, il dit qu'en fait, à la source... On ne va pas revenir sur ce que j'ai dit tout à l'heure, qui pourrait être discuté, Mais fondamentalement, ce qu'il faut rappeler, c'est qu'une entreprise, c'est une création étatique. Vous allez me dire, mais une entreprise, c'est privé. Oui, mais c'est encadré par une loi, le code des obligations en général, qui structure légalement une entreprise et qui déjà délit les fondateurs, les créateurs d'un certain nombre d'obligations. C'est pour ça qu'on parle du code des obligations en droit ou Ils ont une certaine responsabilité mais pas au-delà. Par exemple, si l'entreprise ne paye pas des impôts, là ils viennent te chercher et vont te faire du mal, parce que l'État c'est le pire prédateur dans un système économique malheureusement. Mais si toi tu escroques tes employés, En général, c'est l'entreprise qui est responsable, ce n'est pas toi en tant qu'individu, à moins de ne pas payer les charges sociales ou des choses comme ça qui sont, encore une fois, propriétés de l'État. Il faut bien se comprendre que même une société anonyme, parce que souvent les gens disent oui, les entreprises privées, etc. Au-delà du fait que dans les entreprises publiques, c'est exactement la même toxicité avec en plus moins d'efficience encore, il y a quand même une structure étatique, juridique, qui encadre et qui limite les responsabilités, donc qui donne aussi, je cherche le terme, il te viendra peut-être plus facilement, qui justifie en fait un bon nombre de comportements en réalité.
Oui, c'est clair. Tu sais, toi, tu as parlé de libertariat en toi. Moi, honnêtement, en écrivant ce livre, C'est pas libertarien que je suis devenu. Vraiment, c'est pas libertarien du tout, du tout. J'ai plongé du côté obscur de la force. Non mais honnêtement, c'est devenu juste trop toxique. Ils sont en train de pourrir de l'intérieur, complètement pourrir de l'intérieur. Et je suis d'accord avec toi, l'entreprise n'existe pas, n'a aucune existence. L'entreprise, c'est quoi ? C'est finalement un formulaire chez l'administration. Et un formulaire, c'est écrit, voilà, telle entreprise, tel numéro, numéro fiscal, numéro de machin, de registre de commerce, capital social, machin, directeur Intel, siège social, tel endroit. C'est ça l'entreprise vraiment, c'est juste un papier. Après, les gens qui sont dedans ne représentent pas l'entreprise, ils représentent leur gueule, ils représentent eux-mêmes. Et ils travaillent pour leurs propres intérêts, pas pour l'intérêt de l'entreprise. Et donc, moi au final, non seulement je me suis retrouvé dans une situation de démission silencieuse, Mais après, j'ai commencé même à conseiller aux gens. Alors, démissionner silencieusement, ça veut dire quoi ? Ça ne veut pas dire saboter l'entreprise, ça ne veut pas dire s'absenter, ça ne veut pas dire... Non, c'est juste faire son travail correctement, pour lequel on est payé. Mais se désengager émotionnellement. C'est très important ce désengagement émotionnel. Parce que ceux qui souffrent le plus, ceux qui vont en burn-out, ceux qui finissent à l'hôpital, ceux qui finissent en dépression, ceux qui finissent par divorcer avec leur conjoint à cause du travail, sont des gens, ou bien qui finissent dans l'alcoolisme ou des choses comme ça, sont des gens qui prenaient à cœur leur travail. Moi, je te demande de ne pas prendre à cœur ton travail. Prends à cœur l'éducation de tes enfants. Prends à cœur ta relation avec ton épouse ou avec ton autre moitié. Mais ne te prends pas la tête avec l'entreprise parce que parfois, il y a des choses que tu vois et des choses que tu ne vois pas. Il y a des choses que tu ne vois pas toi. Moi, que tu sois le PDG d'une entreprise où tu as une vision d'en haut de la pyramide, tu vois beaucoup de choses. Quand tu es en tant qu'employé, Il y a plein de trucs qui sont irrationnels et tout ça. Et si tu commences à te prendre la tête pour ces détails, c'est foutu. Tu vas psychoter à ce sujet-là et tu vas te détruire. Je te donne un exemple. Moi, le niveau de démission silencieuse que j'ai atteint et que je te conseille d'atteindre. Tu sais, je te donne un exemple. Je suis contrarié parce que j'ai préparé un thé et j'ai oublié le sac dans l'eau. Je vais oublier mon sac dans l'eau. Mon thé est trop concentré, je ne peux pas le boire, ça m'embête. Je peux toujours essayer, mais c'est trop fort. Tu vois, je suis contrarié. Ce niveau de contrariété est supérieur au niveau de contrariété que j'aurais si l'entreprise où je travaille perd son plus grand client. D'accord ? Tu vois ce que je veux dire ? Ça, c'est la démission silencieuse. Ça signifie en d'autres termes, pour le dire vulgairement, je n'ai strictement rien à foutre.
Ça permet de donner un exemple qui va expliquer où il y a des différences. Sur mon Patreon, Bigoud nous dit, question à Pierrot, est-ce que dans la boîte que tu as créée, j'ai créé une entreprise en 2000, je l'ai vendue en 2005, fin 2005, j'ai eu 16 employés, au maximum, j'en ai eu plus que ça, il y a eu des allers et des retours. Il y a eu des gens qui n'étaient pas performants, j'ai viré.
Ce n'est pas que je vais saboter, je ne sabote pas. Je vais tout faire pour que l'entreprise garde son client. Je vais aller au meeting, je vais lui parler, je vais être pro, je vais répondre à ses emails de manière carrée. Mais par contre, si par l'incompétence ou l'incurie d'autres employés.
Il n'y a pas de problème. Est-ce que dans la boîte que tu avais créée, tu as eu à gérer des personnes ou des cas de toxicité ? Je t'ai oublié de poser la question, est-ce que moi j'ai été toxique ? Peut-être. Et si ce n'est pas le cas, tu as une réflexion sur le sujet, quelles sont les pistes ? Alors, ce qui m'amène à avoir une réflexion, c'est qu'il faut différencier la petite entreprise de la très grande. Parce que dans la petite entreprise, tu peux avoir des gens qui sont des connards, des toxiques, tout ce que tu veux. Mais comme elle est petite, tu es très proche du client et tu es très proche de ta faillite et de ta rentabilité parce que tu peux pas te permettre d'être trop mauvais à moins d'être dans un cas unique où t'as des produits qui s'arrachent. On a tous vu l'épisode de Seinfeld d'une soupe nazi, le mec qui est très dur avec ses clients, mais comme tout le monde veut sa soupe, ils viennent quand même. Mais à part des cas comme ça, dans une petite entreprise, tu peux gérer les employés de manière dure mais tu peux pas leur faire des coups tous tordus sans arrêt etc parce que si tu perds les gens t'es mort en sachant que je vais vous donner une statistique 20% des gens font 80% des performances. Et dans la vente, c'est encore pire, c'est encore plus. C'est genre 10% des gens qui font 90% de ta rentabilité. Et donc, si tu commences à leur pourrir la vie, dans une petite entreprise, tu les connais et tu sais très bien qui c'est. Et dans une toute petite entreprise, t'as quoi ? T'as quatre... Deux managers.
Des fois, toi, en tant qu'employé, tu es en train de galérer pour sauver un client, tu écris à ton manager, sur le chat, il ne te répond pas, il t'ignore. Ou tu lui écris un email, vendredi, il te répond lundi en disant « ah oui, c'était quoi ?
».
Je veux dire, écoute, vous êtes l'entreprise, vous savez, n'est-ce pas ? Vous avez mis ces personnes en poste de responsabilité. Tu sais quoi ? Le darwinisme économique existe. Je ne vais pas, moi, aller à l'encontre, je ne vais pas, moi, jouer le dieu de l'économie pour bloquer. pour bloquer la destinée d'entreprises qui sont censées aller au chapter 11, qui sont censées d'aller au tribunal de Nanterre, n'est-ce pas ? Donc, moi, franchement, tu perds ton plus gros client qui s'appelle HSBC, Société Générale, Royal Bank of Scotland, des grands clients de ce niveau-là que tout le monde a en catalogue, si tu le perds, je suis employé, tu perds ce client. Sur le plan émotionnel, ça me touche beaucoup moins que moi oubliant mon sachet de thé dans l'eau. À ce point, émotionnellement, il faut que tu te détaches. Et quand tu te détaches, tu peux durer, tu peux faire ton travail avec calme. Et d'ailleurs, tout le monde disait wow, tu es très calme dans l'entreprise, c'est une qualité qu'on te donnait.
Parce que dans des situations commerciaux, décommerciaux, alors que dans les grandes entreprises, là, c'est différent. Le mec qui est propriétaire dans l'entreprise, ou qui est responsable des actionnaires. Il est loin de tout ça quand il y a dix mille employés, quand il y a mille employés déjà. Il ne sait pas trop ce qui se passe tout en bas.
Alors absolument qu'ils appelaient catastrophique, moi j'étais très calme. Mais ça m'a rendu plus efficace parce que je ne mettais pas de l'émotion.
Dans le meilleur des cas, il va dire, il va faire des plans en disant oui, effectivement, nous sommes une grande famille et peut-être qu'il y croit vraiment. Mais en fait, ça n'a aucune incidence sur ce que son management va le faire pour lui. Parce que lui, il croit vraiment.
Mon émotion, elle est sacrée. Je l'utilise en dehors de l'entreprise, pas dedans.
C'est le fondateur, lui, qui a cru, il a monté un truc génial. Après, quand on parle du résultat des entreprises réelles, Je ne sais pas comment Trump a dit « Ah, cette boîte, je l'allégerai un jour à mes enfants et je veux que les employés soient heureux, alors j'organise un pique-nique pour la société à la fin de l'année, je fais une belle fête de Noël, je loue un des bons hôtels dans lesquels j'invite tout le monde. » Mais ce qui s'est passé, comment ça se passe ensuite derrière ? et que ses employés, c'est le directeur des ventes, le directeur de la finance, etc., eux, qu'est-ce qu'ils vont faire avec leur propre... avec leur sub... Pardon, Musk, l'absurde révélateur. Comment Musk a fait pour développer, par exemple, une entreprise spatiale en six mois d'années et les exécutant à la fin ? Il ne le sait pas. Donc en fait, dès qu'une boîte est assez grande, tu tombes dans un peu d'années qui est capable de faire plus, mieux que la NASA. Enfin, faire mieux que la NASA, c'est pas très compliqué.
Oui, c'est pas très compliqué.
Enfin, de faire quelque chose qui fonctionne réellement.
Oui, parce qu'il avait en face, honnêtement, il avait en face la NASA, c'est un gros machin bureaucratique.
Dans le risque, qui aujourd'hui est prépondérant, puisqu'on a quand même 50% des gens...
La NASA, si on leur demande de produire une petite bouteille de parfum comme ça, elle coûtera 100 millions de dollars et il mettra 20 ans.
...Loyers qui sont sondés, qui se déclarent être dans un job bullshit, et quelque chose comme 40% se déclarent être déprimés et vouloir quitter la boîte d'Antiboss, c'est un chiffre gigantesque.
Absolument, et par rapport au 80-20 que tu as donné, et c'est ce que.
J'Ai constaté, Vap'n'Roll Thierry !
Vap'n'Roll Thierry ! Vap'n'Roll Thierry !
Donc je ne connais pas les techniques de management qu'utilise Musk.
Parti de ma carrière, parmi les 20%, ceux qui poussaient la machine en avant. Par contre, en général, j'ai constaté que ceux qui étaient les mieux récompensés, c'est ceux qui faisaient partie des 80%. L'une des raisons, c'est que quand tu...
Comment il fonctionne, mais ce qu'on peut être sûr, c'est que les entreprises qui ne sont pas toxiques...
Travailler à fond, tu n'as pas le temps de faire de la politique. Ça signifie, moi, j'étais le genre, quand je voyais les... Mes collègues partir avec un manager disant, on part au resto, tu viens avec nous. Moi je dis, mais les gars, elles réussissent mieux.
C'est pour ça que les petites entreprises, généralement, elles bouffent les grandes.
Attendez, il y a un client là, il est en ramasse, il y a des systèmes à plusieurs millions de dollars qui sont down, vous partez. OK, partez, moi je m'en occupe. Oui, le problème, c'est que OK, d'accord, c'est bien. Mais moi, je suis en train de travailler dans un bureau vide, faire un travail sans visibilité que personne ne voit. Et puis les autres sont en train de faire de la visibilité.
Et ensuite, quand elles deviennent grandes, elles prennent les mêmes travers, les mêmes défauts. C'est pour ça que moi, je conseille.
Aux gens de boire des bières avec des managers et des directeurs et tout ça. Donc forcément, le jour où il y a de la promotion ou des bonus ou autre, c'est à eux qu'on pensera. Donc voilà, il y a ça, il y a ce problème et ça rappelle quelque chose.
C'est plutôt de travailler dans une petite entreprise qui a le vent en poupe, parce que c'est beaucoup plus facile de ramer avec le courant que quand tu es contre le courant. Ça c'est un détail. Quant à le fait de changer tous les deux ans, c'est pas tellement d'entreprise, à moins qu'elle soit mauvaise ou toxique, mais c'est de poste. Et tu le décris très, très bien. Parce que si tu décris... J'ai rigolé quand j'ai lu ce chapitre. Tu expliques...
Chose de Elon Musk. Elon Musk, quand il est arrivé chez Twitter, il a utilisé cette technique. Il a viré 80% de l'effectif. Il a gardé que les 20% qui vraiment travaillaient. Mais alors attention. ça peut pas marcher dans toutes les.
Entreprises, dans le sens où... Et pas tout le temps.
Pas tout le temps. Il a changé la manière de travailler. Ça signifie qu'effectivement, oui, il y a des bullshit jobs, mais moi, ça m'est arrivé de bosser dans des entreprises.
Lorsque tu es compétent et que tu réussis à faire des bons résultats, eh bien, t'es trop précieux, alors tu vas rester à ce poste-là. Et là, le problème, c'est qu'il m'est.
Arrivé des fois de passer trois semaines sans faire le travail pour lequel je t'ai payé. Pourquoi? Parce que j'étais tout le temps invité dans des dans des meetings, des fois qui duraient trois jours. J'ai jusqu'à trois jours de meeting, des trucs où on est trois jours là dans un zoom, on est 50 personnes et on est là en train de regarder. et en fait des gens qui parlent, qui parlent, qui parlent. Donc il a éliminé le bullshit aussi. Il n'a pas éliminé que 80% des gens, il a éliminé ce travail-là qui ne sert à rien. Il n'y a pas de...
Les gens, en fait... Parce que ce n'est pas un mal de rester à son poste si ton salaire augmente. Moi, j'ai connu un type, je le salue, Mourat, qui était chez Oracle. Il est resté toute sa carrière. Je pense que maintenant, il a pris sa retraite. Mais de 1988, ils n'ont pas de...
Chez Twitter aujourd'hui ou chez X, ils n'ont pas des meetings qui durent des jours et des jours, ils n'ont pas des gens qui viennent avec des présentations PowerPoint de 500 slides et qui commencent à cliquer, cliquer, parler pour rien dire. Ceux-là sont partis, ceux-là qui justifiaient leur travail.
Jusqu'à maintenant, je pense, il a fait le même job, mais le salaire a augmenté tous les ans. Et les stock options, on lui donnait de plus en plus parce qu'il était indispensable.
Parce que cela, ils avaient moins valu, ça signifie qu'ils étaient négatifs. Donc les entreprises qui veulent juste virer du monde doivent comprendre qu'on ne peut pas...
C'est pas pour ce client. C'est un très gros client, très rentable. Mais le mec, il a fait son job toute sa vie parfaitement. Mais si tu n'as pas une augmentation de salaire, si tu n'as pas des stock options et qu'on te fait faire toujours la même chose, Voire on te pourrit ton environnement parce que c'est ça qui est pire.
Il va falloir changer aussi sa manière de travailler. Et beaucoup ne sont pas prêts psychologiquement. Donc ils se retrouvent juste en under-effectifs, sous-staffés. Et il va se passer quoi ? Les gens qui restent, on va les écraser de travail et de meetings et tout ça, ils vont faire quoi ? Ils vont aller en burn-out ou ils vont partir ? et donc au bout d'un moment on se retrouve avec une coquille vide. Donc n'est pas Elon Musk qui veut, c'est toute une...
C'est qu'il y a un sadisme où plus t'es compétent, plus on va te mettre dans une armoire où on veut plus te voir parce que, ok, t'es une machine, tu fais ce que tu dois faire, on veut plus te voir. Et tu décris ça très très bien dans le livre.
Oui, en fait, c'est le... Tu sais, il y a aussi cet effet, l'effet de changement radical de mentalité. Ce n'est pas seulement on vire des hues du monde. Ça, c'est ce qu'on voit depuis dehors. Il y a un changement radical de la manière de travailler auquel la majorité des compagnies ne sont pas prêtes.
Alors, il y a deux questions, mais j'en prends une en premier. La deuxième, on verra un peu plus tard. C'est Mick sur mon Patreon qui nous dit j'ai un exemple de son travail où il a travaillé.
Il est pervers du resto. Regarde, tu as, par exemple, des restos moyens. Il y en a plein.
Donc Mick, je le connais. Il travaille dans le soin médical.
Les gens y vont. Voilà, cool. Maintenant, tu as un resto qui est.
Par exemple, le mieux possible pour les personnes âgées et il dit voilà une maison de repos construite et gérée par deux copains pendant 20 ans très rentable malgré qu'il ne l'isinait pas sur le personnel et bien sûr humaine avec un esprit très familial vendu à un groupe donc un groupe financier je suppose qui a plusieurs maisons de retraite, qui a fini par virer les directeurs, qui a coupé dans le personnel, poussé ceux qui sont restés au burn-out, fait de l'intimidation, fait des licenciements.
Côté de la ville, ou celui qui a le plus de reviews ou d'avis 5 étoiles sur Google, les gens vont manger dans un restaurant, mais ils y vont déjà avec un esprit très critique. ils ont déjà la barre tellement haut que le resto qui pourrait les satisfaire...
...Abusif, dont certains sont en procès, et dégrader abusivement la position du personnel en plaçant des petits chefs toxiques, des restrictions sur le matériel, sur le personnel. On voit souvent qu'on rajoute des règles, comme dans la bureaucratie. Et donc, fini les transmissions intergénérationnelles entre le personnel, car la pression sur les plus anciens est très forte, ils soit arrêtent, soit tombent malades, On n'est pas de ce monde.
Et parfois, on va trouver des restos qui normalement sont très bons, recevoir des avis négatifs pour un détail. Oui, il a fait tomber une cuillère.
Et qui ne peut plus s'adapter. Et donc, la maison de repos, in fine, s'est cassée la gueule.
Ma table n'était pas prête quand je suis arrivé. Des petits trucs comme ça. Voilà. Et quand on est, je me rappelle, dans des compagnies où je me donnais à fond, Très souvent, je ne sais.
Pas si elle a dû fermer ou quoi, mais c'est un témoignage d'intérêt.
J'ai l'impression qu'on me cherchait des poux dans la tête, comme on dit. Oui, je suis là. Je suis là. Je m'étais muté parce que je tapais sur le clavier. Vous me voyez des fois regarder à droite, à gauche. Je suis juste en train de modérer. En même temps, je regarde un autre écran. On me cherchait des détails sur lesquels on va on va me bloquer sur lequel elle va dire oui ton travail est excellent mais c'est juste pour dire que ce n'était pas parfait quoi, je vais se chat et tout ça donc je suis un petit peu l'homme orchestre ce soir c'est pour ça mais je suis je suis avec vous oui effectivement des mauvaises gestions malheureusement des mauvaises gestions j'en ai vu je parle dans dans le livre la toxique rappelé que mais voilà et au bout d'un moment je suis en train d'expliquer à quelqu'un ce matin j'avais un synthé va travailler à moi parce que regarde Mettons que j'ai fait partie d'une startup et là la personne qui pose la question dit j'ai créé une entreprise avec des amis. Alors faites très très gaffe quand vous créez une entreprise avec des amis. C'est vrai que les amis c'est bien mais toujours il faut qu'il y ait un contrat, il faut qu'il y ait quelque chose écrite. Mettons que j'ai par exemple un taux d'erreur de 5%. Je dis n'importe quoi. Ça signifie sur 100 actes professionnels que je fais, je suis un humain, je vais me tromper sur 5% à peu près. Donc si je fais 1000 actes, j'aurais 50 erreurs grosso modo. Mettons que je fais 1000 actes ce mois-ci, donc je vais avoir 50 erreurs. C'est pas tu viens parce que t'es un pote et puis parce qu'il y a le projet entre potes, on va par exemple faire un barbecue. Si on fait un barbecue dimanche prochain avec des potes, j'ai pas besoin d'écrire un contrat, dans l'absolu. Prenons un collègue qui, par exemple, a un taux d'erreur de 20%. Donc il fait 4 fois plus d'erreurs que moi. Sauf que lui, il va travailler, on va juste s'entendre, qu'il ramène la bière, qu'il ramène la viande, qu'il ramène le charbon. Par contre, si on crée une entreprise, toujours, toujours, s'il vous plaît, avoir des papiers. Pourquoi ? Parce que j'ai vu des amitiés détruites par ça, j'ai vu des gens qui sont arnaqués ou beaucoup moins. Lui, il va faire 100 actes ce mois-ci. Moi, je fais 1000. Il a 20 erreurs, lui. Si on compare des chiffres dans l'absolu, On me dira, ben oui, ben toi, par rapport aux autres, par rapport aux autres, il y a plus, tu fais plus d'erreurs. Oui, mais il faut qu'ils se considèrent arnaqués, à tort ou à raison. Parce que voilà, les mémoires, au bout d'un seulement, je travaille moi et à moi et à tout le reste de l'équipe. On est à pied d'égalité. Maman, oui, mais tu m'as promis, tu m'as dit machin. Franchement, éviter, ça ne signifie que je fais autant de travail que tout le reste de l'équipe. Je suis 50% de l'équipe. Ça m'est arrivé dans une autre prise. Je ramenais cela. Et toujours, ayez quelque chose d'écrit. Même si vous n'apportez pas d'argent, parce que très souvent, ceux qui galèrent le plus sont des gens... Parce que moi, je l'ai fait, hein. Moi, j'ai travaillé gratuitement. Je suis pas mieux qu'un autre, hein. Je me glorifie pas, là. 80% de l'argent. 80%. Et en fait, je l'ai su parce qu'une manager par erreur, j'ai fait et j'ai appris les leçons que je partage avec vous, je vous ai appris à la dure de dure, je les ai apprises à la dure de dure. Présentation, elle a flashé un slide qu'elle ne devait pas. Parce que tu sais, elle avait des slides. Tu sais qu'on peut invisibiliser un slide sur PowerPoint. On peut dire celui-là, il ne fait pas partie. Elle, elle s'est gourée dans sa manœuvre. À un moment, elle parle, next, next, et là, il y avait un grand slide. Alors, je voyais, ils étaient tous petits, les histogrammes, il y avait un qui était énorme comme ça. Alors, c'était moi. Et malgré tout, j'étais bloqué dans ma carrière. Pourquoi bloqué dans ma carrière ? Parce que quand tu regardes Instagram, ils se disent s'il arrive à ramener 80%, j'étais dans une entreprise créée par des amis. Je travaillais sans papier parce que j'aimais bien ces amis, je leur faisais confiance. Je viens, je me donne à fond. Moi, je passais la nuit des fois sur le divan de l'entreprise. L'argent du team, de l'équipe, si je le fais, je le mets ailleurs, je lui donne une promotion. On parle dans le bureau, dans le livre. Je dormais dans le divan parce que, tu vois, tout ça. Ils ne réalisent pas que s'ils me donnent une promotion, je vais leur ramener beaucoup plus. Tout simplement, il fallait faire le travail. Donc, quand c'était 3 heures du matin, j'étais épuisé. Je dormais pendant 2 heures, je me réveillais les 5 heures. Allez, j'y vais. Et je n'apportais pas d'argent, oui, mais j'apportais du travail. T'inquiète pas, je vais gagner plus, mais vous allez gagner plus aussi. Mais comme ils sont, ils ont l'esprit étriqué et minable, tu restes là dans ton coin. Et finalement je suis parti, j'ai la concurrence et c'est tout. Et cet argent-là, cet histogramme, je vais vous le prendre tel quel et le ramener chez la concurrence, avec plaisir.
Tu expliques d'ailleurs très bien quand tu développes des sub-routes de travail, j'aurais dû.
Le valoriser et j'aurais dû me faire signer des documents et j'aurais dû donc justement créer un investissement en travail. D'ailleurs même la loi le reconnaît, c'est un apport en travail.
Si quelqu'un peut signer des programmes intermédiaires pour t'aider à traiter du travail et.
Que finalement tu peux dans les commentaires nous dire exactement comment ça s'appelle c'est un apport en travail qui est reconnu et c'est équivalent à l'investissement et ça permet plus tard de protéger tes droits et te donner des droits de vote et même si tu veux partir on peut te racheter tes parts si la compagnie se vend ou se valorise ou entre en bourse tu as tu augmentes.
La cadence et tu augmentes l'efficience et on vient te dire non non mais c'est pas ça qu'on t'a demandé arrête tout de suite et que en fait ce que tu as créé peut valoir des centaines de millions peut-être des milliards de dollars dans certaines circonstances sauf que c'est pas eux qui l'ont fait alors moi j'ai eu la même sorte d'expérience j'étais dans un job Très très bien à l'époque vice-président machin tout ça et j'avais une région.
T'es pas ranci sinon tu vas te retrouver dehors une main devant une main derrière aussi simple que cela.
Geographique cartonnais parce que je faisais un boulot super bien parce que je la connais bien c'est le Moyen-Orient l'Afrique j'étais responsable.
Important ça.
En tout cas, et tu l'expliques bien dans ton livre, il ne faut surtout pas être naïf. D'abord, il faut comprendre ça de ces régions-là et ça cartonnait. Et on m'a changé de boss, le nouveau que tu n'es pas le fils du patron, donc ce n'est pas ton argent. un anglais arrive et me dit mais tu as la plus grande marge de toute la société et que ta santé vaut beaucoup plus que la réussite de l'entreprise et qu'il ne faut pas être naïf. Je vais donner un exemple parce que ça peut arriver à tout le monde. Mon père n'était pas quelqu'un de né de toute la société globale. Donc pour t'aider, Je connais quelqu'un, alors un de ses amis anglais lui aussi, je vais te donner à ta disposition, il va venir avec toi et il va te suivre dans ton travail, comme ça il va t'aider. Tu parles, le mec il voulait juste piller tous les contacts, etc. pour ensuite mettre un de ses potes à lui à ma place. Et donc j'ai évidemment fait de l'anti-jeu, je lui ai dit bon alors la semaine prochaine on va à Istanbul, prends ton billet d'avion. La dernière pluie, c'était un mec qui est né en 1942, donc il a vécu dans l'Italie d'après-guerre, donc c'était un environnement différent. Et le jour avant, je lui ai dit ah non, j'ai un problème, je ne peux pas venir, le client il est annulé, tu vas dans ton cul. Et je partais en Afrique du Sud ici, où il n'y avait pas beaucoup à bouffer dans les premières années. Lui se retrouvait à Istanbul tout seul, monté à la dure et qui a eu la chance de grimper les échelons dans une de ses boîtes exceptionnelles, Digital Equipment à l'époque. où le fondateur, financé par ce Georges Doriot, le fondateur de cette boîte, c'était un... « Vas-y, tu peux aller le voir toi, le client. Tu l'appelles et tu vas voir. » Et le client, il ne le connaît pas, il ne le recevait pas. Et donc, je lui ai fait plein de coups tordus comme ça pour aider, mais à la fin, à l'usure, ils ont fini par me mettre dans un... dans un coin, dans un corner. Et finalement, ils ont commencé à piquer tous mes trucs et ils ont commencé à dire oui, mais tu as trop de travail et tu fais trop bien de résultats, alors peut-être qu'on va t'enlever une partie. Quaker, c'est une dénomination religieuse protestante très présente aux États-Unis. Je pense d'être hollandais à la base et qui croit que l'Europe de l'Est n'a plus besoin de la faire. Et à la fin, le truc, c'est qu'ils voulaient simplement me remplacer parce que de leur point de vue, ils avaient deux options. Soit j'étais bon dans les valeurs du travail, qu'ils croient dans les valeurs du travail ensemble. C'est avec ces valeurs-là qu'on a construit les cathédrales, les pyramides ou voilà. Mais il a changé de boîte, mais je n'étais pas leur copain. Soit dans les années 90, il a fait deux, trois boîte à droite à gauche et il a fini le marché. Une fois qu'il a été développé, ils allaient récupérer le boulot, les fruits du travail que j'avais semé et donc ça n'a pas marché. Pour la petite histoire, je me suis mis en congé maladie et à mon retour de congé maladie, je leur ai expliqué que j'avais constamment des rêves où je venais avec mon fusil d'assaut au bureau et que je tuais tout le monde. Et je lui dis qu'est-ce qu'on fait ? comme patron de l'Europe de la boîte où je bossais moi, c'est-à-dire Oracle. J'ai dû assez vite quitter parce que c'était le chef de mon chef, donc c'était un peu compliqué.
Écoute, elle ne revient plus.
Alors voilà, ils m'ont donné un an de salaire et c'était très, très bien. Mais j'ai compris. Et donc, dans cette boîte où je peux te dire, c'était très, c'était très brutal, mais c'était très clair. On te disait voilà, tu as tant à faire à la fin du trimestre. Vap'n'Roll Thierry ! Exactement. Enfin bref, il y a un moment, et ça c'était vers la fin de ma carrière parce que j'ai arrêté il y a maintenant 2011, donc ça fait 13 ans. En fin de carrière, j'ai commencé à être aussi roublard que eux, mais pour me casser, pour prendre le maximum de pognon et partir.
Tu sais, c'est exactement ce que tu dis. Ça signifie que moi, en fin de carrière...
On ne va pas se faire chier. Au moins, c'est clair. Au moins, il n'y avait pas de mensonges. Et donc, cette boîte-là...
C'était pareil. Au départ, j'étais naïf. Après, je perdais ma naïveté, mon innocence, tout ça, progressivement.
Mon père a essayé d'amener les techniques de management qu'il avait connues progressivement.
Et au moment où j'ai atteint le niveau de roublardisme qu'ils avaient, au moment où je ne pouvais plus me regarder dans une glace...
Dans l'ancien temps, si on veut. Et c'était un peu censé être son dernier job, etc. Mais pour te donner une idée, il lui avait promis, on lui a dit, ben voilà, t'as un job pendant 4 ans, et si t'arrives...
Je me suis dit, c'est le temps de partir, it's about time, c'est le temps que je parte.
À la fin de ces 4 ans, et il a tout fait bien, le chiffre d'affaires a augmenté, il a restructuré un petit peu l'Europe, et ils lui ont dit, voilà, à la fin de ces 4 ans, le dernier jour, Tu touches un certain bonus. C'est un bonus qui était en millions de dollars et pas un. On est d'accord. C'était pas dix. C'était beaucoup. Et lui, il y est arrivé naïvement en disant oui, oui, je vous fais confiance. Il n'y a pas besoin de faire. Voilà, j'ai un contrat simple. Vous me dites telle date, j'ai mes...
Et ce que j'ai fait, je suis parti, mais je n'ai pas voulu perdre tout ça. J'ai écrit ce livre qui a été pour moi une sorte de... Ce livre a été pour moi une sorte d'exorcisme. J'avais besoin de l'écrire. Je l'ai écrit pour les gens et je remercie les gens qui l'ont lu. Très nombreux. Ça les a beaucoup aidés. C'est d'ailleurs un des livres les plus offerts aujourd'hui sur Amazon. Quand on regarde sur Amazon, on voit que c'était un livre qui est très, très offert parce que beaucoup de gens qui connaissent quelqu'un qui a des problèmes dans son travail lui offrent ce livre. Il est cache, il est brutal, il est facile à lire.
J'ai mon bonus et il a bossé et machin. Bon, il était bien payé.
Donc, j'avais besoin de ça et je suis en train d'aider les gens.
Je me crée le canapé. J'ai vu les salaires. Ça va. Et voilà, il a fait son travail et tout.
Une question réponse. J'aurais d'ailleurs dû mettre ce live quelques.
Mois avant la fin de son truc.
Lui en croyant aussi sur ce canal sauf que techniquement c'était pas encore prêt j'ai galéré un petit peu avant de lancer le live mais les prochaines fois ce type de live ont toutes leurs places sur le canal Aldoster en question réponse donc il faisait un truc il.
Allait voir le patron en disant écoute j'aimerais bien organiser la transmission J'avais besoin.
D'Aider des gens parce que... ...de mon.
Poste à quelqu'un d'autre pour faire un smooth transition.
Ce que j'ai subi... Moi, j'ai fini trois fois à l'hôpital, mes amis. Trois fois à l'hôpital avec des signes de crise cardiaque. Jusqu'à ce que les médecins, après, à faire tous les électrocardiogrammes à 12 électrodes et les prises de sang et tout, ils disent non, le cœur, il va bien, t'es pas en train de mourir, c'est autre chose. Et en fait, les signes, quand on est épuisé nerveusement et physiquement, et quand on est en burn-out, les signes cliniques que voient les médecins quand on arrive.
À l'hôpital, pour que tout se passe bien, etc. Les mecs, ils sont allés voir, le chef de la boîte, le patron de la boîte, il est allé voir le mec que mon père...
L'hôpital aux urgences ressemble des fois à ceux d'une crise cardiaque.
Suggérait de prendre sa place plus tard. Il pensait le former. Et il lui a dit, tu veux prendre le job tout de suite ?
Et pourtant, on n'est pas en train de mourir. On n'a pas de crise cardiaque. Je me suis poussé à ce point pour des connards, pour des gens.
Et ils ont viré mon père juste avant qu'il touche son bonus.
Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, je n'arrête pas de dire aux gens, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, don't do it.
Moi, à l'époque, j'avais 30 ans.
Et faites pas, ne le faites pas pour vous-même. Pensez à vos familles, pensez à vos enfants, pensez... Ne faites pas pour ces gens-là. OK, tu peux travailler, tu peux prendre ton travail au sérieux et tout, je suis d'accord.
Je lui ai dit mais en fait t'es un peu con parce que tu allais lui dire que tu voulais quitter.
Mais ne détruis pas ta santé, ne mets pas ta santé at stake, ne mets pas ta santé dans le...
Le mec il dit bon il veut quitter, je te vire, ça me fait économiser X millions de dollars.
Bah oui bien sûr, sur l'hôtel, ils valent pas la peine, ils valent pas la peine.
La santé est 10 000 fois plus importante que ton travail, que ton salaire. Sans ta santé, tu n'es rien. C'est ta valeur principale. D'ailleurs, c'est un des soucis. D'ailleurs, je vais offrir ce livre à mon fils aîné avant qu'il commence ses études. Là, il a laissé l'argent comme ça. Et donc, tu vois, parfois, dans la mare aux requins, il ne faut pas être un thon.
C'est vrai, c'est vrai, il te bouffe. En fait, il y a plein de gens sur Terre là qui te disent, si j'avais dit...
Terminé son service militaire, il va pouvoir commencer ses études et il voudrait aller dans l'informatique d'ailleurs. Donc on va devoir avoir une discussion sérieuse avec lui. Mais en tout cas, je vais lui faire lire ce livre avant même, parce que moi, ce que je lui dis souvent...
Un million, je t'en aurais donné cinq. Ça, il n'y a que ça.
Mais les enfants ou aux jeunes qui m'écoutent, la question n'est pas qu'est-ce que je veux faire comme travail ? C'est une mauvaise question. Il faut la reformuler différemment. La question, c'est qu'est-ce que tu veux avoir comme métier ?
Parce qu'un métier, pour des gens qui ont 50 euros qu'ils te donnent 25, c'est beaucoup plus dur à trouver. Parce que justement, on peut toujours faire un cadeau, on peut toujours offrir l'argent qu'on n'a pas. Mais bon, l'argent qu'on a, c'est un peu plus dur. Je remercie Alex qui a fait une donation pour le canal. C'est très gentil à toi. Merci beaucoup. Et en fait, oui, qu'est-ce que je voulais dire? Je voulais parler d'une histoire qu'un copain m'a...
C'est une série de compétences, c'est une série d'aptitudes qui font que tu maîtrises quelque chose. Un métier, c'est pas l'informatique. L'informatique, c'est une série de compétences, une série de certifications. Un métier, ça peut être, je sais vendre. où je sais organiser, où je sais mener des hommes. Ça, c'est un métier et dans lequel se cadrent certaines compétences qui font qu'à ce moment-là, tu obtiens un job.
Un rapporté, il travaillait dans les rails, dans les rails. Et en fait, il soulevait des rails très lourds pour les... Quand on était étudiant, il partait, il soulevait des rails. Et il m'a parlé de trois types de gars. Tu as le gars qui... soulève les rails vraiment. Il est à fond lui le mec, il s'éclate le dos à soulever le rail. Et il faut se mettre à une vingtaine de gars.
Mais que de toute façon, il faut réfléchir et les japonais ont conceptualisé ça dans ce terme Ikigai.
On le soulevait, le rail très lourd. Alors tu as le gars qui fait semblant de travailler, mais qui fait rien.
Qui est très bien. Je crois que tu mentionnes dans le livre, mais en tout cas, j'étais déjà entendu en parler, qui est de plus en plus connu, heureusement. mais qui est de dire voilà il faut essayer de trouver l'intersection entre tes centres d'intérêt, donc ce qui te plaît, l'intersection avec là où tu es bon, et en plus l'intersection idéalement avec ce qui est rémunératif.
Le mec il fait semblant de faire du bruit, oh j'ai mal, c'est lourd tout ça, mais lui il fait rien du tout. Et t'as ça dans l'entreprise aussi. Et t'as le dernier qui est le pire, c'est celui qui dort sur le rail littéralement.
Ça signifie... Et ce que tu aimes.
Faire aussi, l'intersection dans l'idéal.
Ce que tu aimes, ce que tu es bon.
Il va poser tout son poids et tu dois non seulement soulever le rail, mais le soulever lui aussi avec. D'accord ? Et parfois, ce qui est arrivé, c'est qu'il y avait tellement de ce type de gars que le contre-maître... Est-ce qu'il rapporte ?
Et l'idéal, bing, c'est ce qui va fonctionner parce que... Surtout dans un monde où on va vers l'intelligence artificielle qui va devenir extrêmement présente et j'ai vu.
Un commentaire qui m'a fait rire tout.
À l'heure qui disait avec l'intelligence artificielle on va tous finir à vendre des beignets.
Il ne bouge pas du sol parce qu'en fait il y a trop de personnes qui sont en train de faire ça.
Sur la plage ?
J'aimerais bien honnêtement.
On va être dans les mines parce qu'on est moins cher que des robots, on se casse moins facilement. Nous, on s'auto-répare. Les robots, c'est compliqué. Donc, nous, on peut bosser dans les mines, dans des environnements un peu difficiles. Mais c'est vrai que la question se pose pour beaucoup de métiers qui sont liés à la répétition ou à la recherche de données. Avocat, Le métier d'avocat, ce n'est pas juste le plaisir.
Et c'est ce qu'on voit dans les entreprises d'aujourd'hui. On voit ce système là où on a des personnes très vocales, des personnes qui ont une grande gueule, des personnes qui parlent toujours que voilà, je suis occupé, je fais des choses, j'ai un compteur qui est Intel, machin, tout ça. Alors qu'en réalité, ils sont en train de rien faire du tout. Ils font de la com. La com, c'est très important en entreprise, malheureusement. Et la com est plus importante que la value, parce que la value, C'est.
Le mec qui plaide de manière charismatique et farouche. « Et votre honneur, il est innocent ! » Non, non, non, là, les trois quarts.
Il y en a, je suis désolé pour l'expression, mais il y en a qui ont de la merde aux yeux. Même quand on la value, là, ils la voient pas, si ce n'est pas sur un ex.
90% des avocats, ils font un métier dans les livres ou dans les bases données, ils regardent. Quel est tel code de loi ? On n'est pas au cinéma. Tout ça, à la porte. Fini. parce que le... alors il restera le type... Excel il le voit pas.
Nous on avait un directeur, bon il a pris sa retraite je peux dire donc c'était un connard, mais ce directeur-là, je me souviens il l'avait installé dans son bureau, il avait installé des écrans, mais je te dis c'était des télévisions quoi, des écrans géants, qui étaient pleins d'Excel, qui étaient remis à jour en temps réel, et là il avait tous les KPIs, donc il avait tous les indicateurs pour chaque personne, et puis il regardait en temps réel qu'il fait quoi...
Qui va négocier entre différentes... intelligence artificielle, mais... Mais fondamentalement, pareil pour certains médecins, même pas bientôt, même pas combien, tout ça.
Et puis, le problème, c'est que, par.
Exemple... Parce que le médecin généraliste qui te fait un diagnostic en t'écoutant pas, en ne posant jamais de questions, en disant, oui, j'ai mal, oui, bon, bon, bougez. L'IA va faire ça très, très...
Il y a des nombres d'e-mails envoyés. Mais les gens chattaient par e-mail. Les gens s'envoyent des chats par email, des emails tous les 30 secondes. Alors effectivement, ça va augmenter l'histogramme des emails dans son truc.
Très bien, et ça va permettre de faire ton autodiagnostic bien plus efficacement.
Parce que les gens savent tricher avec ces genres de valeurs. Quand on essaie de les enfermer dans un Excel, C'est facile, tout le monde peut tricher contre un Excel. Une fois qu'on comprend...
Il y a un médecin généraliste.
Oui, il y a les robots qui arrivent aussi, il y a des robots...
La première, elle est à 80% faite par un robot.
Oui, et le problème du robot, il semblerait, d'après ce que j'entends dire, c'est que dans les années qui vont venir, d'ici une dizaine d'années, le prix de trottinette, qu'est-ce qu'on est en train de mesurer ? T'inquiète, on va te donner ce que tu cherches à mesurer, mais retravaille parce qu'aujourd'hui tu achètes un robot, bon c'est un investissement, mettons il te coûte 200 000 euros, après il dure un cercle. On ne peut pas donner de la value, mais la vraie value elle, c'est parce que lui dans son Excel, il mesurait de la même manière un email où on disait salut, et l'autre répond comment ça va, et l'autre dit ça va. Alors que si tu envoies 100 ans, quand tu divises le 100 ans de rentabilité, tu vas voir qu'ils travaillent pour à peu près 10 dollars de l'heure aujourd'hui. Mais ça c'est aujourd'hui. Sauf qu'on estime qu'avec les bonnes technologies qui vont venir, le robot pour y travailler, animal, qui faisait 3 kilomètres de long, qui avait mis 3 jours à l'élaborer parce que tu es en train de résoudre un problème, va y aller d'ici 10 ans à 10 centimes de l'heure. Comment tu vas faire à 10 ans de complexe ? Il le voit pas, ça compte comme un email aussi. Tu vois, Tim Delort ?
C'est pour ça que dans l'informatique, je pense que tu la connais cette blague, mais on dit à la fin, il n'y aura plus que deux jobs. Il y aura un chien et un mec qui nourrit le chien. Et le job du chien, c'est de mordre le mec s'il touche à quoi que ce soit.
Ouais, c'est ça. C'est ça. Donc au bout d'un moment, les entreprises poussent un petit peu les gens à donner le minimum de value et faire le... C'est-à-dire qu'en plus, l'avantage du robot, c'est qu'en tant qu'humain, par exemple, je sais pas moi, qu'il soit en plus de foin, et c'est là qu'on a la naissance de ce que tu appelais des bullshit jobs, quoi. C'est des jobs qui servent à rien. Je suis là, je fais du foin, je fais semblant d'exister, voilà.
Et je conseille ton travail, que tu.
Sois en train de dépavé les rues ou couper des tiges.
En plus de conseiller, parce que l'idée à la base, c'était qu'on fasse un.
Live pour parler de métal ou autre. Il faut des années pour apprendre à bien le faire. Il faut de l'expertise. Voilà, tu apprends, t'es apprenti.
Moi, je conseille ce livre. Je l'ai lu. J'ai rigolé. J'ai rigolé parce que j'ai des trucs, c'est les mêmes que j'ai vus.
Avance doucement. On peut te ramener un robot, tu le déballes, il a le programme déjà dans sa mémoire et tout de suite il fait ce travail mieux que toi. C'est ça le truc. Et en plus, quand il y a une mise à jour dans le métier, il reçoit une mise à jour à travers le network. En plus, il travaille 24h sur 24, 7 jours sur 7.
J'ai parfois rigolé à haute voie.
Il peut travailler dans le noir, il ne se plaint pas, il ne fait pas de grève, il ne demande pas d'augmentation de salaire. Tu imagines la puissance qui est en train d'arriver. C'est quelque chose de très « disruptive » comme on dit en anglais.
C'est la chose qui… … dans l'avion l'autre jour et je me suis fait classer de rire. Et ce livre est génial et je donne deux autres références culturelles de thèmes similaires. La première, très connue, est de perturber.
Complètement la donne telle qu'on la connaît. C'est un changement profond en fait. Peut-être que c'est une raison.
C'est la série de dessins de Dilbert.
Pour gagner notre humanité. Parce que tout poussera à remplacer, mais pas l'humanité.
Ceux qui connaissent, moi j'ai connu ça dans les années 90, au tout début.
Où il y a un carton à jouer.
Et ne pas oublier, et c'est quelque chose que tu conseilles dans ton livre et qui est très très juste, et on oublie tous de le faire, c'est de systématiquement, même depuis le premier jour où tu commences à travailler, de systématiquement, ça prend du temps, mais ça vaut la peine, de documenter tout ce qu'on te demande de faire. Surtout quand ça devient un peu tendu. On voit où ce dessinateur décrit par des petites vignettes, des petites bandes dessinées, la vie dans l'industrie toxique. Tu prends des captures d'écran, tu les imprimes, tu les ramènes chez toi, tu les laisses pas dans ton ordinateur. La tech de Californie, c'est exactement ce que j'ai vécu aussi. Et tout ça, il y avait déjà. Et le deuxième, c'est un film qui est génial, qui s'appelle Office Space, qui est fait par Mike Judge. Je crois que c'est le mec qui a fait Terminator au bureau. Si tu travailles dans un chantier, etc., tu demandes au type qui te... Non, c'est pas le mec qui a fait South Park aussi, mais... extraordinaire film, Office 2, confirme deux fois quand il demande de faire quelque chose de louche en présence d'autres personnes. Il ne faut pas être... On a une question qui est pertinente. Il ne faut pas le faire forcément en disant bon, je veux des témoins. Répète ce que tu viens de dire.
Il faut être délicat avant délicat.
Mais tu dis, Michel, viens voir. Qu'est ce que tu penses? Là, il faudrait que je fasse ceci. On me demande de prendre des charges trop lourdes. « Qu'est-ce que t'en penses ? » Et le chef, il dit « Oui, ben tu vas les prendre, pis c'est tout. » Et on lui dit « Michel, t'es d'accord que… » On me pose, mais je vais la poser aussi pour toi. On nous dit « Avec le recul, avais-tu vu des signes avant-coureurs de la situation axiale toxique, lorsque tu fréquentais les gros bonnets ? » Moi, ok, je vais le faire, mais j'ai peur que je vais me faire mal. Parce qu'après, un jour, au prunum ou je sais pas où, au tribunal, tu vas devoir demander à Michel, tu te souviens, ce jour-là. Là, sur un chantier en période salariée, un peu. L'effondrement est un accélérateur, mais cela aurait été vrai. Tu ne peux pas demander qu'ils t'envoient un e-mail, qu'ils te mettent ça par écrit, on est d'accord. Mais dans des entreprises, tu peux demander ou parfois jouer l'ignorant, ça marche bien. Je n'ai pas très bien compris. Moi, plein de fois, j'ai les mecs vraiment différents dans une économie florissante. Quel choix déterminant aurait pu changer la donne pour nous faire partir sur des bases saines? Oui, je veux ça, ça, ça. Quand tu dis, je n'ai pas tout à fait compris comment tu veux ça, ça, ça. Explique-moi mieux parce que je ne parle pas anglais, je ne suis pas de langue maternelle anglaise. Est-ce que tu pourrais m'expliquer ? Et le mec, en fait, il creuse, il s'approche. En fait, tu lui peux répondre facilement pour la deuxième question. C'est qu'en fait, l'affondrement qu'il y a aujourd'hui dans l'économie et tout, c'est lui faire creuser son propre piège parce qu'il va devoir t'expliquer des trucs débiles. Puis ensuite, Toi, tu peux expliquer à d'autres personnes que ce n'était pas possible parce que, regardez, c'est contradictoire. Il y a un accélérateur, mais à la marge, parce que fondamentalement, c'est physiquement impossible ou ça nous est arrivé. Et c'est un peu la thèse de ce que dit Aldo dans son livre, dans sa conclusion. C'est parce qu'on a créé des environnements, des mecs qui disent, voilà, tu lui dis, il faut combien de temps pour fabriquer ce produit ? Le type dit, il nous faudra trois mois. Et tu dis, tu veux que je le vende quand ? Bah pour la semaine prochaine. Et toi, tu lui dis, mais non, explique-moi. Il ne faut jamais dire non, mais tu lui dis qu'on a des entreprises en revendement toxique et qu'ils se propagent et qu'ils font une société toxique. Mais je ne comprends pas. Un jour, tu m'as dit qu'il faut trois mois pour le faire et tu me demandes de le vendre en une semaine. Et là, le type est donc plus capable. efficacement on tombe dans le piège il va dire oui non mais tu le vends alors que le produit n'est pas fini puis on verra bien et là tu dis mais on est d'accord que c'est pas très honnête par rapport au client le mec il dit on s'en fout du client vas-y vends et là tu viens de te blinder tu viens de te blinder et ça je l'ai vu je l'ai vu plein de fois là t'es blindé parce que si le client il se retourne contre toi pour un procès toi tu vas te faire virer et là tu vas dire ah regardez mon chef il m'a dit qu'il faut niquer le client par e-mail.
Oui, c'est important de se préserver, de se protéger, surtout quand ça tourne mal. Mais dans l'idéal, avant que ça tourne mal, toujours, toujours couvrir ses arrières.
Répondre aux défis du monde, déjà pour elle-même, mais cumulés, ça fait des nations qui sont en toxique et qui sont en faillite, ça fait un monde occidental qui est en toxique et en faillite, parce que tous les défis qui nous amènent aujourd'hui à l'Afrique, Il y a.
Dans les entreprises aujourd'hui une culture du blâme, et quand il y a un problème, on cherche toujours à trouver un coupable. Et ça va cascader. Jamais un manager va accepter que c'est lui le coupable, il va vouloir chercher quelqu'un. Et dans l'idéal, toujours avoir par écrit, quand on vous prend en main, on.
Peut les résoudre, en fait. Sauf qu'on ne peut pas les résoudre parce qu'on n'est pas capable, parce qu'on est trop occupé à faire des...
Quand vous êtes dans une entreprise pour documenter, faites très gaffe. J'ai travaillé dans la cyber. Il y a des outils aujourd'hui qui ont...
La réunion a baisé la collègue du voisin.
... qui permettent de savoir si les gens ont pris des captures d'écran. D'accord ? Donc faites très gaffe, les captures d'écran, tout ça. Par contre, ce qu'on ne peut pas faire, ce qu'on ne peut pas bloquer, ce qu'on ne peut pas savoir, c'est avec son téléphone. Donc prenez votre téléphone. cadrer bien l'écran, voilà, et prenez des photos, passe suivante, photos, photos, photos. Prenez l'habitude de garder ça dans votre téléphone privé, comme ça si jamais, si jamais il vous vire un jour, il vous bloque l'ordinateur tout de suite. S'il vous vire, ça peut être même par surprise, il vous appelle, vous êtes chez les ressources humaines, l'ordinateur est déjà bloqué. Donc vous pouvez plus accéder aux e-mails, à l'historique, ce qu'on vous a dit, et si vous voulez aller au Prud'homme, bon, malheureusement vous êtes là, Vous n'avez pas les preuves, vous avez que votre mémoire et tout ça.
Je ne sais pas quoi, aller en Inde, recruter des gens pour ta copine, je ne sais pas quoi.
Donc, toujours, toujours. Et rappelez-vous, dans un tribunal, même dans un tribunal d'assises.
Bref, Aldo l'explique très bien. Et quant à les gros bonnets, moi.
Ceux que j'ai... Par exemple, quand un témoin arrive et il est précis.
... est connu et que je connais encore, eux, ils ne s'en rendent pas compte parce qu'ils sont tellement au-dessus.
Il donne des dates, des lieux, des faits, des heures, et quand on lui redemande, il répond exactement de la même manière.
Tu sais, le mec, il a 14 entreprises, elle lui ramène, je ne sais pas, 50 millions.
Il a un témoignage très puissant par rapport à un témoin qui n'est pas trop sûr. Oui, je crois que qui change de version 5 minutes plus tard et tout. Vous, si vous voulez un dollar tous.
Les ans, Si on a une qui ne performe pas ou si on a une dont le vice-président...
Si vous allez vous défendre contre un employeur, il va falloir que vous soyez ce témoin qui est pointu, précis, parce qu'il a tout documenté dans sa tête. Parce que rien que sur des cas, par exemple, de discrimination ou de harcèlement sexuel, par exemple, il y a plein de femmes, elle va chez son avocat, dans un cadre pour porter plainte, il dit, est-ce que vous pouvez me relater les faits ? Est-ce que vous pouvez me donner des exemples précis et tout ? Qu'est-ce qu'elle fait ? Elle commence à pleurer. Oui, il fait des choses et tout, mais donnez-moi des exemples. Un jour, il a dit ça, mais c'était quand ? Qui était là ? Est-ce que vous vous rappelez de l'heure ? Le jour exact, le jour exact. Non, je ne me rappelle pas le jour exact. Vous voyez ? Donc, il faut toujours apprendre à documenter.
Non, en fait, il fait de la promotion canapé avec une nana et tout. D'abord, il ne le saura jamais.
Non, parce que si vous saviez sur quel médium il l'a fait, même la police peut aller le saisir, dire OK, c'est le chat de l'entreprise. OK, tel jour. OK, on va le chercher dans la sauvegarde et on va le trouver. Et là, il faut être... Et ensuite.
C'Est trop loin de ses préoccupations, donc il ne voit pas ça.
Précis. Si vous êtes vague, Personne ne peut vous aider. Vous êtes 3559 à nous regarder sur plusieurs plateformes.
Donc le mec qui aurait vraiment un truc à dire parce que c'est son pognon.
Les plateformes sur lesquelles on diffuse, ce n'est pas seulement sur YouTube, on diffuse sur plusieurs plateformes et le compteur dit 3562 en cet instant. Merci d'être avec nous.
Le livre n'est pas là.
Et le gros bonnet, de toute façon, lui, il est très riche. Et il est là. À la rigueur, j'ai vu des gros. Je vous rappelle, il est disponible sur Toxic.
Et c'est moi qui l'a fait en pub.
C'est celui qui est disponible.
Faut l'acheter.
Merci. Merci.
D'ailleurs, je me permets une remarque sur le tchat parce que je regarde aussi ton tchat.
Bien sûr.
Et c'est très normal. Il y a des gens qui s'énervent et qui disent voilà ce qu'il faut. C'est le type qui te traite mal. Tu les pètes la gueule. Jamais de violence. Jamais de violence physique. Je sais que ça fait plaisir, je sais qu'on en a envie. Mais là, vous vous mettez immédiatement en tort. Et croyez-moi, pour cinq minutes de plaisir, vous allez avoir neuf mois de problèmes en tribunal et vous allez perdre, vous allez être licencié pour faute grave. Ça va être dans votre dossier. Franchement, franchement, jamais de violence.
Jamais. Je suis d'accord avec Pierrot, jamais de violence. Et vous pouvez être sans violence pour faire plus mal à la partie adverse qu'en étant physique. Vous ne gagnez rien. Bonnet, tu sais, des fois, il est là pour piller l'entreprise parce que lui, il ne regarde pas l'intérêt de l'entreprise. Il n'est pas là pour la faire du mal. Et oui, il n'y a que ça qui leur fait mal, il n'y a que l'argent. C'est la seule valeur qu'ils ont, c'est la faille d'Omega. Bon, moi honnêtement, j'ai un gars l'autre jour, il m'a contacté, il m'a dit, il me contacterait pendant un siècle. Lui, il arrive, s'il peut piller des bonus, des parachutes dorés, puis partir. Il me dit, mon manager me harcèle, mon manager me harcèle. Et moi, je lui dis, collecte tes preuves, s'il te plaît, collecte tes preuves, prends des screenshots, puis refaire le même schéma ailleurs. Why not ? Il est là pour ça. Prépare ton dossier, machin. Très rapidement, il m'a contacté au bout d'une semaine, il m'a dit Aldo, j'ai faibli. La chair est faible, j'ai faibli. Personne, il est là pour sa gueule, lui le gros bonnet. Il n'est pas là pour le bonheur collectif. Ça, il faut le savoir. Donc, ce que j'ai vu également, je l'ai rencontré, je l'ai attendu dans le parking, je lui ai cassé la gueule.
Bon. alors masqué de lui peut-être non non.
Il a attendu d'homme à homme, ni masqué ni rien, il a attendu, il m'a dit j'ai fini je suis resté dans le parking il est venu pour prendre sa voiture j'ai été vers lui je lui ai dit écoute on va la régler à l'ancienne, il a envoyé son manager aux urgences, oeil au beurre noir et tout la totale Je lui ai dit, écoute, tu réalises que tu.
Vas te faire virer.
Je lui ai dit, tu sais que.
Tu vas te faire virer. Prépare ton CV. Prépare les oranges.
Ouais. Et en fait, effectivement, le lundi matin, il a été viré. Effectivement, il y a eu une plainte, mais bon. C'est en France, vu l'état de la justice en France, il y a eu un rappel à la loi. Le gendarme a dit écoute oui. Mis à part le pillage et tout ça, il y a une chose qui m'a beaucoup choqué, je vais te dire. C'est que c'est un connard, mais si on tape sur tous les connards. Ce qui m'a choqué, c'est que si tu veux gérer une entreprise ou bien gérer un pays, c'est la même chose. Exactement.
Une remarque importante parce que...
Tu dois réfléchir sur le long terme. Tu dois te projeter sur un long terme, sur un horizon. Allez, tu réfléchis.
Je vais vous donner l'exemple de ce qui peut arriver. C'est une histoire qui n'a pas eu beaucoup de conséquences, mais dans une société...
Sur un an, sur cinq ans, sur dix ans, sur cent ans même s'il le faut. Tu réfléchis.
J'ai travaillé il y a quand même maintenant pas mal de temps. J'ai eu un changement de chef et ma nouvelle chef était une...
Or, le problème, c'est que les gens dans les entreprises, les cadres et autres...
Pour dire que parfois, le harcèlement, il n'est pas... On s'imagine l'homme libidineux. J'étais jeune, j'étais beau, j'étais maigre à cette époque. J'avais des cheveux. Et la nouvelle manager me dit, tu sais, j'aimerais bien voir les chiffres de tes ventes. Je veux bien te voir à Genève. je serai à tel hôtel, on va dîner, je rentre, voilà, on va dîner, tu me montreras les chiffres le soir.
Oula, oula, oula.
Je passe à Genève, elle arrive, et on dîne, et puis finalement, on parle pas trop de business. Ah, t'aimes bien cette ville ? Oui, je viens de... La nana, elle avait...
J'adore l'histoire.
15 ans de plus que moi, 15 ans de plus que moi. Je n'ai rien contre les femmes mûres, ni tapées. Bref, tout va bien.
Non pas... On les paye pas pour réfléchir loin, on les paye pour réfléchir en termes de trimestre.
Pourquoi ?
Parce que vu qu'on a une accélération.
De l'économie à cause justement de la.
Bourse et de l'électronique, avant tu sais pour acheter des actions.
J'étais jeune marié à l'époque. Bon, donc, finalement, elle me dit bon, tu sais, là, on n'a pas eu le temps de parler de boulot. Écoute, tu as tes chiffres avec toi. Oui, j'ai mon laptop. Tu veux bien, écoute, on monte.
Il fallait chez le banquier. Tu remplissais un papier et le banquier allait t'acheter des actions qui étaient des papiers.
Dans la chambre, on prend un verre et tu montes les chiffres.
Des vrais papiers avec de vraies parties qui se détachaient.
Tout ça, tu peux manquer. Et on imagine toujours que c'est un type qui va faire ça à son employé.
Oui, on imagine typiquement.
Et moi je dis non mais là il est tard j'ai pas pensé sur le moment sur le moment j'ai pas vu du mal C'est après que je me suis rendu compte qu'en fait, elle faisait une sorte d'offre. Parce qu'elle me disait oui, je ne te connais pas encore, on n'a pas très bien travaillé, mais je t'ai vu l'autre jour dans la réunion. Je pense que tu as du potentiel de monter dans le management dans tes entreprises. Elle me savonnait, elle me préparait.
Elle a planché.
Et moi, je n'ai rien compris parce que j'étais dans mon truc. Oui, on va réussir, on va faire tel marché, on va faire tel client. Je me dis bon, viens prendre un dernier verre, on va falloir... Regardez sur.
Ebay des anciennes actions, tu vois, c'est des feuilles grosses comme ça, avec des étiquettes de dividendes qu'on enlevait et tout. À l'époque, le cycle boursier était très court.
Aujourd'hui... Et moi je dis non, mais là, c'est quand même 11h du soir, il faut que je rentre, j'ai un bébé, etc. Et bon... Et depuis ce jour, très vite, j'ai eu tous les trucs de merde, tous les clients merdiques, tous les...
Il y a des ventes, des achats algorithmiques, on peut vendre et acheter dans.
La seconde... Et ensuite, heureusement, elle est partie, donc j'ai récupéré le truc, mais...
Et tout, on a des investisseurs qui ne sont pas là pour accompagner l'entreprise dans sa croissance pendant 1 000 ans.
Ils sont là juste pour... Et donc là, comment tu... Si ça s'était mal passé, si elle m'avait viré, Comment je juste pour rentrer.
Maintenant, ça s'améliore un peu dans trois semaines, dans un mois. Au revoir et au revoir. Donc, si c'est dur, tu n'as pas de preuve. C'est vrai que c'est dur. Et j'aimerais dire aux gens, j'aimerais dire aux gens, s'il vous plaît, un conseil vraiment que je donne tout le temps, tout le temps, tout le temps. Ne créez pas de situation équivoque avec vos collègues ou avec vos employés subordonnés. Jamais, jamais, jamais. Vous savez, moi, je suis arrivé à un niveau de parano. Je suis, par exemple, en train d'attendre un ascenseur. L'ascenseur, il arrive. Il y a une femme qui vient là. Je prends mon téléphone, je fais semblant de regarder. Et puis après, je dis ah, comme quoi je n'ai pas de réseau dans l'ascenseur. Oui, montez, montez. Je prends le suivant. Allez-y. Je suis devenu. Il n'y a pas moyen. Ça crée une accélération et ça crée une situation très difficile de trouver sur les dix dernières années des cas où j'étais seul avec une femme. J'ai l'impression qu'on paye, ou est en récompense, les vues à court terme et on punit les vues à long terme. Je ne suis pas en train de parler des femmes de ma famille, d'accord ? Mais avec une femme, genre collègue, ou juste une étrange... Un exemple tout bête. Tu es dans une entreprise. En ramène, on gère comme ça. C'est un cas qui n'existe pas. Il n'y a personne qui peut dire que ce n'est pas possible. Ça n'existe pas. J'ai une hygiène de vie qui fait que... Faites très très gaffe. Parce qu'il y a un si level quelconque, on ramène, je ne sais pas moi, un directeur financier ou un PDG ou autre, il vient que les accusations Et tu sais aujourd'hui, eh oui, c'est ta parole contre la scie. Sous les applaudissements, je te rajoute pas le culte de la personnalité, t'as vraiment l'impression d'être chez le PCC. Dan Dan, tu fais quoi ? Alors peut-être que tu seras pas condamné, on va pas t'emmener dans un tribunal d'assises. Le doute, le doute. Pour être honnête avec toi, tu ne vas pas aller en prison. On ne peut pas envoyer quelqu'un devant un tribunal d'assises en prison sur parole contre parole. Si tu as une seule personne qui t'accuse et que tu es seul et qu'il n'y a aucune preuve, généralement ça, ça va de là. Mais ta carrière est foutue. Ah oui, parce qu'ils disent, non, nous, on ne peut pas tolérer ce genre de choses et tout ça.
Comment dire en anglais, you don't shit where you eat.
Exactement.
C'est pas très traduisible. Un autre exemple qui n'est pas tout à fait moi mais proche, c'est que lorsque mon père a eu un job de management...
Pour les entreprises au dehors, t'as l'impression qu'elles veulent évoluer dans un système capitalistique. Quand tu rentres à l'intérieur, t'es vraiment au Parti communiste. Le collectivisme, on réussit en tant que.
Team des CEO dans une entreprise en Californie, à San Francisco en 1991, et.
Le collectivisme, on écrase l'individu, on a le culte de la personnalité, comme en Chine, de Mao, on a les grands slogans, j'ai vu des entreprises avec des slogans écrits sur les murs, ceux qui ont vécu dans des pays où Noël.
Arrive, soirée de Noël, avec la musique, le truc, les machins, les communistes, savent.
Que ces parties-là sont très portées.
Les ressources humaines sont venues le voir en disant, monsieur, vous êtes nouveau ici en Californie, on a un petit conseil pour vous. 1991, on n'est pas encore dans la période woke, etc., mais ça commençait déjà en Californie. Il y a plein de choses qui commencent en Californie qui finissent dans le monde entier après. On lui a dit, on vous conseille de danser et d'accepter de danser avec personne. Elle lui dit, mais pourquoi ? Moi, j'aime bien danser, tu vois. C'est parce que peut-être qu'il y a une employée qui va vous venir en disant un patron sur les slogans et.
Tout ça donc la planification centrale et tout et tout donc vraiment à l'intérieur.
C'Est je peux danser avec vous ouais et après il ya un monsieur qui vient et dit patron j'aimerais bien danser avec vous et toi t'es un italien.
L'Antenne du parti communiste chinois donc je disais Le mec, il arrive. C'est quoi son incentive ? Sur quoi il est payé, lui ? Lui, il a un méga bonus, des fois qu'il s'exprime aux millions, qui est verrouillé. Il est là, mais il est verrouillé.
Tu viens d'Europe, tu ne comprends pas comment ça marche, San Francisco, et tu vas dire non.
Et là, t'es mort. Discrimination.
Et donc, en fait, c'est un exemple un peu débile, mais ça illustre qu'en plus de tout ça, tu as énormément de règles de discrimination.
Il peut le déclencher si jamais il atteint tel ou tel objectif. Par exemple, on lui dit qu'il faut.
Améliorer.
Les marges opérationnelles de la compagnie, donc baisser les frais de fonctionnement pour qu'elle puisse être séduisante pour un acheteur éventuel.
Ou même clair, qu'ils font qu'on peut attaquer dans tous les sens sans arrêt.
Oui absolument.
Le côté flamboyant que je mentionnais tout à l'heure, le côté charismatique, il va être super bridé. C'est pour ça qu'on n'a plus que des gens qui disent « Oui, nous sommes une grande famille », parce que c'est la seule chose que tu peux dire. Tu peux avoir du positive thinking le jour où tu dis, le jour où tu fais une blague et tu dis « Ah oui, alors toi t'as été la meilleure vendeuse, ça m'étonne pas, en plus t'es jolie, tu souris », t'es mort.
Oui, t'es mort, t'es mort.
Tu fais le moindre compliment, tu fais le moindre truc, t'es mort. Donc tu dois faire que des trucs gnangnan, à la con... C'est un...
Ventre. Ok. Qu'est-ce qu'il va faire ? Il va aller chez les gars qui font la recherche et le développement, il va les virer. Ok, on arrête les recherches et développement, vous partez. Alors ça donne quoi sur les marques ?
C'est horrible en fait.
Ça tue le naturel, ça tue le naturel. Tu peux pas... Tu peux pas complimenter, tu... T'es toujours obligé de... Opérationnel. Ah ben... Dans l'immédiat. C'est bien, parce que sur le prochain bilan comptable, d'être comme ça, d'être le joueur de poker, c'est quelque chose qui moi m'a beaucoup insupporté dans les entreprises parce que ça brille. On voit que l'entreprise Elle dépense moins. Donc c'est excellent. Il a atteint son objectif. Il est un petit peu la spontanéité. Mais encore une fois, dans une entreprise, tu n'es pas là pour être spontané. Tu n'es pas là pour être toi-même. Tu n'es pas là pour agir comme tu penses. Toujours pense que tu as un rôle. C'est comme sur une planche de théâtre. On reçoit son argent. Mais dans deux ans, quand l'entreprise, les acteurs rentrent sur le théâtre, sur les planches qui est le public, ils ne rentrent pas là pour être eux-mêmes. Ils vont là pour prendre un personnage. Ça peut être le gentil, ça peut être le vilain, ça peut être... Peu importe. Ils sont là, c'est le personnage qu'ils embrassent. Toi, tu fais pareil. Tu es toi-même à la maison, dans l'entreprise, tu entres, tu mets ta blouse, tu mets ton uniforme, tu mets ton badge, ce que tu mets, ça devient ta cuirasse. Et puis là, tu rentres, le public... C'est un rôle que tu es en train de jouer.
Et surtout les entreprises américaines. Par exemple, il y a des remarques qui sont très justes.
Ça n'arrive plus à innover face à la concurrence. Ah bah là, c'est foutu. Oui, mais lui, il n'est plus là parce que dans deux ans, lui, il a déjà pris son argent et puis le vent a tourné, il est déjà parti. Tu vois, c'est ça aussi. Donc, tout le monde est encouragé à réfléchir de quarter en quarter, comment dire en anglais, c'est un trimestre et on y va.
Dans ton chat, il y a des gens qui, par exemple, Moi, par exemple, j'ai ce réflexe, mais qui est vraiment, qui vient d'un bon sentiment, c'est que quand je vois quelqu'un qui a un accent ou qui a une apparence différente.
De la mienne, trimestre, trimestre, trimestre, et on déclenche des revenus trimestriels, et on.
Prend du pays dans lequel je suis, je lui dis, ah, tu as un petit accent. Quelle est ton origine? D'où tu viens? Parce que quoi que, quelle que soit, je suis sincèrement intéressé des décisions qui.
Font qu'en réalité, on est en train de sacrifier l'éternité pour l'instant. Donc on veut juste... Ouais c'est ça.
Si le mec il me dit je viens du Pérou, je dis ah je connais pas, j'ai jamais été. Le mec il me dit je viens du Mali, je dis ah j'y ai été, de quelle ville ? Ah ouais, en Bamako j'y ai été, c'est joli avec le fleuve et tout. Ouais, bah aujourd'hui t'sais, c'est genre ah il a essayé de me discriminer en sachant d'où je viens et tout ça.
Ouais.
Potentiellement, pas toujours, mais... Et puis enfin, il y a aussi deux points que tu mentionnes dans ton livre. Tu parles beaucoup des histoires de fesses, mais aussi d'alcool. Et ça, je l'ai vu, souvent, les réunions d'entreprise, on ne parle même pas des séminaires de motivation, etc. C'est parfois des dérives dans des beuveries, surtout.
Vap'n'Roll.
Thierry.
Plus tard, bon plus tard, ça n'en fiche, on ne sera plus là.
J'ai eu, alors c'est bizarrement, c'est toujours des anglais. Tous les exemples que je donnais, même la nana, elle était en ! anglais.
De toute façon, il n'y a plus personne qui travaille 30 ans dans une entreprise, de toute manière, les mecs.
C'est ça, on m'avait trouvé anglaise. Ou les types, alors à leur qualité, je dois admettre que le mec à 3h du matin, il était en train de jouer du piano, ivrement, mais à 8h du matin, il était où ? On m'avait prévenu de ça pendant mes études, je n'y croyais pas parce que mon expérience était différente. et meeting, donc il est habitué. Mais toi, tu dois aller à leur beuverie et c'est comme ça que tu deviens copain avec eux. Mais la présence de l'alcool, la présence de la drague bizarre, voire la présence de prostituées est très souvent et aussi, comme on le dit, il y a des bonnes remarques de Mehdi qui nous dit parce que justement j'ai baigné dans une culture familiale d'abord d'honnêteté et de travail mais qui croit qu'il n'y a que les femmes célibataires qui couchent avec des gens ou des hommes célibataires correspondait à cette deuxième phase que j'expliquais au début alors que dans ce genre de off-site, de réunion à l'extérieur Méfiance, méfiance de ce qui peut se passer. Et encore une fois, tout va être retenu contre toi parce que les gens y savent, les gens y voient. Don't shit where you eat. Moi, j'ai toujours vu mes collègues. D'ailleurs, par rapport à ce que tu dis là, ça, c'était impossible dans la première phase, c'est-à-dire que si tu remontes à loin, jusqu'à les années 1920, dans une entreprise, même de taille moyenne, si tu commences à être féminine comme étant des meubles, jamais, même les plus jolies, les plus belles et tout, ce sont des meubles. Faire le con en tant que manager et tout, jamais tu touches, jamais tu regardes, jamais tu goûtes, jamais tu rentres dedans, jamais. C'est des meubles.
Absolument, c'est très important, c'est très important parce que très facilement ça peut... Tu fais une remarque innocente, un truc... y compris sur celles qui jouent de ça, parce qu'il y a certaines, t'es au bureau et tu sens qu'elles sont en train de jouer de ça pour faire avancer leur business, pour faire avancer leur carrière, donc ça... Soir, quand tu.
Rentres, tu sors de l'usine ou tu sors de l'atelier ou tu sors de l'entreprise et que tu rentres chez toi, t'as quatre types, en fait c'est tes emplois, c'est tes subordonnés, qui au coin d'une rue, ils te fracassent à coups de lattes, quoi, à coups de bâtons, parce que c'était comme ça à l'époque.
Fais quand même gaffe, ne t'en pas, moi j'ai un... J'ai un ami, vous savez tous, j'ai un canal sur l'aviation, Aldo Sécurité Aérienne ou Aldo Aviation. Et en fait, j'ai des contacts avec plein de pilotes à travers le monde.
Vraiment, à travers... Non, vas-y, vas-y. J'ai eu quelqu'un... À l'époque, les gens, ils faisaient... Tu vois, c'est les mecs qui ont fait Verdun, qui sont morts à Verdun, d'ailleurs. Mais c'était ça aussi. Et il y a plein d'exemples. Donc, ça porte la contradiction, mais je voudrais préciser parce que Laurence, elle nous dit la plupart des couples se rencontrent sur le lieu de travail. Peut-être à l'époque, ce n'est plus le cas aujourd'hui. La plupart des couples se rencontrent sur Internet aujourd'hui, mais à 90%. Donc, après, voilà si l'amour est vraiment très fort et qu'il démarre. J'ai connu des gens qui se sont mariés après s'être rencontrés dans la même entreprise. Il faut être dur. Les règles étaient claires. Et si tu commences à fucker avec les gens en dehors des règles, et que tu commences à niquer... Genre... Non. Et ça arrive, parce que là, il faut avoir le bon goût de dire, écoute, voilà, l'un de nous deux, le harcèlement, c'est humain, malheureusement, les gens qui sont méchants, ça existe, il faut quitter la boîte.
Ah oui, c'est clair, c'est clair. D'ailleurs, au passage, vu qu'il y a beaucoup de gens qui nous regardent et je vous remercie vraiment de votre fidélité à nos canons respectifs. Je parle assez rarement de ma vie privée. Je peux juste vous révéler quelque chose. J'ai rencontré mon épouse sur Internet il y a assez longtemps, à une époque où c'était peut-être un peu moins courant.
Il n'y avait pas Mais il y avait une proximité et surtout les gens ne pouvaient pas dire « Bon, maintenant que j'ai salopé l'entreprise ou mon département, je me casse, je prends l'avion, je vais bosser dans une autre boîte. » Non, non, tu n'as pas d'avion.
Les applications Internet, les applications de rencontre et tout ça, il n'y avait pas ça. Donc, on s'est rencontré par le plus grand des hasards. Tu es venu commenter là sur un YouTube, sur une vidéo YouTube ? Et c'était des commentaires assez durs d'ailleurs, très intelligents, très bien fait, mais assez... Ouais, je vais pas vous dire ce.
Que... T'habites là, et donc il y avait la proximité, et puis tu te vois à l'église ou à la mosquée ou je sais pas où le dimanche, et donc...
Elle disait, mais bon, parce que ce n'est pas vrai ce qu'elle disait d'ailleurs, mais c'est comme ça que je l'ai contacté pour essayer d'un peu d'établir un contexte pour dire, écoute, je crois que tu as mal compris mes commentaires, tu les as mal interprétés.
Tu vois, c'est compliqué.
Tu vois, par exemple, oui, c'était un honneur personnel de faire du bon travail et tout ça. Donc, voilà. Et jusqu'à maintenant, est ce que c'est comme ça qu'on te voyait dans ta communauté, dans ton village? C'est clair. Sinon, par exemple, Jusqu'à maintenant, on est ensemble. Et d'ailleurs, elle commente des fois sur mes vidéos.
Mais je connais pas... Par exemple, j'ai mon beau-frère. Tout le monde le sait. Tout le monde se... D'ailleurs, ils s'en prennent un peu.
J'ai pas son pseudo sur YouTube. J'ai pas la moindre idée. Donc... Je cherche pas à savoir. Je sais qu'elle est là. Et des fois, elle me dit, tu sais, ta dernière vidéo, j'étais pas très contente. Je lui dis, écoute, si t'es pas contente, tu vas sur les commentaires, tu le dis. C'est ce que je te dis. Voilà.
Oui, c'est clair, c'est clair.
Ça fait deux heures de live. Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ?
Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ?
Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ?
Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu'est ce qu'on fait, Pierrot ? Qu Interactions sont excellentes, je remercie le public d'être là. On a eu un petit cafouillage au début, mais à la fin c'est super, vous êtes 1000 personnes.
Jean-Patrice solari 3 793 oui oui quand tu regardes parce que c'est retweeté alors.
T'Imagines le samedi je suppose que c'est le samedi matin à la synagogue tu.
Peux plus y être c'est retweeté ça se diffuse sur twitter ça se diffuse sur facebook tout ça donc il y.
A plus clé à citer Madoff parce qu'il a niqué essentiellement des juifs Vap'n'Roll Thierry ?
Vap'n'Roll Thierry ? Ça signifie que, par exemple, pour faire tomber un steward, ça coûte tant de points. Sur un copilote, c'est tant.
C'est pour dire qu'il y a un moment, ça compte. Parce que c'est pas que Madoff. En fait, c'est la vergogne. C'est la honte. L'Europe est un pays, une culture de culpabilité. Ça, c'est à cause de la religion.
Un commandant de bord, c'est tant. Et le commandant de bord, c'était ce qui te rapportait 100 points. Si tu arrives à coucher avec le commandant de bord.
Mais il y a quelque chose qui est encore pire que la contre-culpabilité. Sa culpabilité, on peut la créer, mais.
La honte... Attends, je veux dire, c'est pour ça que lui était super carré, parce qu'il savait qu'il était sur un tableau de chasse.
Alors j'ai dû participer à des points. Est-ce que les passagers le ressent au fond de toi ? Et c'est dans le regard des gens qui te regardent. Parce que toi, t'es de business class, ça compte, parce que si c'est le cas, j'ai dû marquer des points. Tu te rends coupable à un Allemand, mais quand tu te balades en Allemagne, tu regardes les Allemands, lui, il n'a pas l'impression que toi tu le regardes.
Il y a des points, il y a le passager, il y a le mécanicien.
Je salue chaleureusement Air France qui m'a pourvoyé de nombreuses nuits d'amour fantastiques quand j'étais très jeune et que je voyageais beaucoup sur Long Courrier. En tant que passager, évidemment. Mais bon, voilà. En fait, j'avais une question. Les questions, je te les enverrai par ailleurs parce que c'est hors sujet.
D'accord, si hors-sujet, on l'est.
Pour ce que tu viens de dire, je répondais un peu avec humour et de manière facétieuse, mais le fond, c'est que l'être humain reste l'être humain, avec ses qualités, ses défauts, c'est comme ça depuis très longtemps. Simplement, on le perd en disant, toi, tu as tué des gens pendant la guerre. Non, d'abord, il ne l'a pas fait. Alors que la honte, quand tu as vraiment fait une connerie et que ça se sait et que tu dois te pointer à l'église, à la mosquée, à la synagogue, L'environnement, il façonne et il biaise nos qualités et nos défauts vers... Malheureusement, les gens vont te dire, toi, t'as mangé du porc, ou toi, t'as fait une connerie, ou toi, tu as volé de l'argent. Et donc, c'est la honte, donc tu ne peux plus y aller. Dans la toxicité de l'entreprise, vers des attitudes où on nous force à jouer un rôle malsain, un jeu malsain, voire psychopathique. Parce que moi, par exemple, parmi mes meilleurs amis, j'ai des anciens collègues. jean-patrice.
Solarier et.
Jean-Patrice solarier C'est pas facile, c'est dangereux de créer toutes sortes de rapports au-delà du superficiel dans le cadre d'une entreprise. Encore une fois, on parle des grandes entreprises, les petites entreprises, les... Tu vois, les gens disent... Là, j'ai vu des commentaires, des gens qui disent, mais qu'est-ce que je vais faire ? J'ai pas de diplôme. Mais tu vas pouvoir faire tout le truc génial qui reste dans le monde. Moi, je connais des gens qui sont devenus millionnaires sans avoir de diplôme.
Pirot, Bernie Madoff, c'est ton beau-frère ?
Non, non, c'est pas Madoff. Tout à l'heure, hier, j'ai rencontré un type, c'est un Bulgare. Il est parti aux États-Unis à 18 ans. Il n'avait pas de diplôme. C'est un jeune, maintenant il est plus jeune.
Ah, c'est un Madoff. D'accord, d'accord, je comprends. Non, c'est rien.
Il n'en a toujours pas. Et le type, il a monté des boîtes d'informatique. Il en a monté. Ensuite, il les a revendues. Le mec, il est millionnaire. Aujourd'hui, il voyage en business.
Je croyais que c'était... Attends, non, je voulais, parce que je ne voulais pas... Ok, ok.
Non, mais ce que tu dis là aussi, c'est qu'en plus, Nesclase, dans tous les sens, il a payé ses études à sa fille à Paris. Bon, je ne suis pas sûr que c'est un bon choix, mais enfin, à Paris. Bref. Et non seulement il prend l'avion et il se casse, mais en plus, il est valorisé. C'est l'effet totalement inverse et tu le décris très, très bien dans ton livre.
Oui, c'est clair. C'est clair que oui.
Et le mec, il n'a pas de diplôme, mais il a monté des trucs et il m'a demandé deux, trois conseils pour son entreprise. Et pour un peu des trucs de survie, pour les gens qui ne me connaissent pas, j'écris des livres également et je fais un peu de conseils. Et finalement, on peut très bien arriver. En France, il y a des gens qui montent des bars. Alors en France, bien sûr, la taxation, elle est monstrueuse. Je ne vous conseille pas de monter une entreprise, ni de travailler à votre part. Ou alors il faut connaître les martingales et je ne peux pas les dire ici. Il y a des gens qui s'y connaissent très bien.
Bernie Madoff n'est pas le beau frère de Pierrot Juste pour qu'on soit d'accord à qu'il n'y ait pas après de malentendus, genre il a annoncé sur le live Géraldo et tout ça. Non.
Et c'est de loin, de loin, pas ce qui paye le plus. Le mec qui a créé l'entreprise dans laquelle vous aimeriez bosser, mais que vous pensez que vous ne pouvez pas aller parce que vous n'avez pas de diplôme. Lui, si ça se trouve, il n'avait pas de diplôme. Tu crois que M. Michel avait un diplôme ? Tu crois que M.… Bon, maintenant, quelqu'un.
Disait avant, il ne faut pas rester plus de deux ans dans une entreprise. Ça signifie en réalité, ça fait partie des valeurs inversées de l'entreprise aujourd'hui. Les gens qui partent et je reçois plein de témoignages encore une fois.
C'était peut-être un bon chimiste parce qu'il a trouvé un moyen de faire des pneus qui n'étaient pas en caoutchouc. avec une armature et non pas juste de l'air. Voilà, l'innovation n'est pas nécessairement liée à un diplôme. Le fait de mener des hommes n'est pas forcément lié à avoir un diplôme. Il faut sorcière du carcan. Et ça, c'est un défaut particulièrement français. Je pense, Caldo, toi qui as bourlingué dans plein de pays, qui as étudié et travaillé dans beaucoup de pays.
Je vous rappelle mon WhatsApp. qui est ici, sur lequel les gens m'envoient des questions, des témoignages. J'essaie de répondre à un maximum de gens.
Côté casques, en France, où tu peux accéder à une certaine casque...
Mais je vous présente des excuses d'avant si je réponds pas aux vôtres.
Tu as fait certaines études avec casques, hypocagne, je sais pas quoi, tout ça, c'est de la merde pour moi, j'y comprends rien. Les mecs, ils disent, je dois faire la prépa, école sup, HEC, machin. Déjà, dès que t'es un pays ou une entreprise où il y a des accrues...
C'est pas qu'il n'est pas important, mais tout simplement, Je fais ce que je peux, mais parfois je suis un peu dépassé par le volume. Ce que je cherche à vous dire, c'est que ce que j'ai constaté, les gens qui m'écrivent en me disant j'ai passé 20 ans, 25 ans...
Tu te barres. Oui, oui, c'est clair. Dès que tu as E, A, 2S, E, H, E, C, machin, là tu te caches, tu dis je comprends rien.
30 ans dans une entreprise, généralement ils sont très amers parce qu'ils réalisent qu'ils ont été shortchanged, ça signifie on les arme.
Je veux dire, je vais à droite ou à gauche ? Je fais ci ou je fais ça ? Il dit non, mais tu dois toucher le truc... Ta gueule. Je déteste ça.
Oui, c'est clair. Dans le monde anglo-saxon, on s'en fiche complètement de ton diplôme. Ce n'est pas parce que tu as fait prépa, tu as fait diplôme ou tu as un diplôme ou peu importe comment il s'appelle que ça intéresse l'employeur. Parce que l'employeur, lui, n'a rien à cirer de tes études. Ok, tu as fait des études, c'est bien, mais moi, que tu vas me donner comme value, c'est quoi la valeur que tu viens apporter ? Alors que dans les systèmes francophones, c'est vraiment basé sur le diplôme. Et je trouve que ce qui est très embêtant en France, c'est que par exemple, ça verrouille les métiers. On peut traquer quelque part. Leur carrière est coincée, leur revenu est coincé par rapport à leur classe d'âge. Alors très difficilement aller d'un secteur de l'économie à un autre à cause de ce verrouillage-là. Chaque personne qui veut changer à leur père quelque part, à des gens qui ont fait la même formation et qui ont, eux, changé de métier. En Allemagne, c'est pareil, c'est très verrouillé. Il faut faire des études. En Allemagne, pour balayer, il faut avoir fait le saut d'une entreprise à l'autre. Donc, ça fait partie, encore une fois, de ce système des études de balayeur. Et puis après, si t'en as ras-le-bol de balayer, tu veux, je sais pas, moi, tu veux peindre, ben il faut faire des études de peinture, et ainsi de suite.
Certification ISO.
ISO, et tout, et tout. Et après, ça devient très lourd, ça devient quelque chose de très verrouillant. Trois à l'envers, où on va récompenser les gens qui sont pas fidèles à la compagnie. Quand quelqu'un part au bout de deux ans, il part chez qui ? Il va pas changer le secteur, il reste dans le même secteur. Et ce qui est embêtant, et j'ai beaucoup de personnes qui m'écrivent dans ce sens, des gens qui ont fait des choix quand ils étaient jeunes. Des gens qui ont dû faire un choix par défaut, des fois sans trop savoir où ils allaient. Maintenant, ils ont fait le choix à 18 ans ou à 17 ans, ils n'avaient pas la maturité nécessaire, le recul. Après, ils ont 30 ans. Ils se disent, ça ne m'intéresse pas ce que je fais, je suis malheureux. Comment je peux faire maintenant pour changer ? Et ça, c'est très dur quand on a des sociétés où tout est verrouillé. Alors que c'est vrai qu'aux Etats-Unis, Royaume-Uni, tout ça, il y a cette flexibilité d'aller de la concurrence. Forcément, il va chez la concurrence. Il va aller avec tout son savoir-faire, avec son expérience. Des métiers à l'autre beaucoup plus facilement, beaucoup, beaucoup plus facilement. Et d'ailleurs, on arrive, c'était remarqué à Piro, on arrive à la commodité, les études deviennent une commodité, dans le sens où les gens commencent à ne même pas parler de telles études qu'ils ont fait, ils parlent de BAC+. Ça signifie, oui, j'ai BAC+, 5, BAS+, 8, je veux dire, peu importe, juste les nombres de clients dans sa tête, nos difficultés. Je vais donner.
Un exemple qui n'est pas le mien parce que Voilà, toi comme moi, on a fait des boulots, on est des mecs, on se connaît, on est capables de rebondir. Moi, toi comme moi, je suis sûr, on nous enlève tout notre pognon, on nous met à poil dans la rue, on redémarre.
Célébrer ce jour-là, c'est une manière peut-être inconsciente.
Et on redémarre, j'ai pas peur, on redémarre. Mais comment on enseigne ça à nos gosses ? Et ça, c'est parce que c'est une circonstance particulière, ça peut être une génétique.
T'Es génial, t'as pris la bonne idée de nous quitter. Parce qu'on est tellement des nazes que le fait de nous laisser tomber, partir ailleurs, c'est vraiment génial. Et donc, ceux qui restent, qui sont fidèles à l'entreprise, ils sont flingués. Ils flinguent leur carrière. Et là, des exemples comme ceux-ci, on peut en trouver 10 000 qui montrent que réellement, les entreprises marchent sur la tête aujourd'hui. Et pour les comprendre, il faut marcher sur la tête aussi.
Le libertarien qui est en moi, Il dit qu'en fait à la source, alors on ne va pas revenir sur ce que j'ai dit tout à l'heure, qui pourrait être discuté, mais fondamentalement, ce qu'il faut rappeler, c'est qu'une entreprise, c'est une création étatique. Vous allez me dire, mais une entreprise, c'est privé. Oui, mais c'est encadré par une loi, le Code des obligations en général, qui structue, ça peut être un manque de caractère, mais comment tu fais? Moi, je veux donner un exemple pour mon fils aîné. qui dans le monde d'aujourd'hui c'est beaucoup plus compliqué de travailler. Par exemple, je sais pas, moi j'ai commencé à bosser 14-15 ans l'été dans des petites entreprises, dans des entreprises petites ou grandes pour des petits boulots de la logistique, porter des caisses, installer des ordinateurs, des machins, tout ça. Je parle des années 80. Et aujourd'hui j'ai essayé, c'est pas possible. Les mecs ils disent « Oh mais tu comprends, il faut la loi, machin, si on se fait choper... » Donc à la fin, tu vas voir des potes en disant, toi, tu fais quoi en ce moment ? Ah oui, je suis sur un chantier privé, à moi, je suis en train de retaper une maison. Je dis, tu as besoin d'un mec qui t'aide ? Ah ouais, on est en train de péter les murs, il y a besoin de quelqu'un qui porte les gravats, etc. Tu lui envoies le gosse à 14 ans. Alors, il n'y a pas d'assurance, il n'y a rien, mais il va faire un boulot de merde, casser les murs et porter des sacs de pierre. Et bien, deux semaines comme ça, ça lui rentre dans la tête. Il y a des secondes où tu lui dis maintenant tu vas jardiner, on va aller chez un pote paysan et tu vas lui faire la récolte. Alors voilà, c'est les patates, c'est octobre, t'as une semaine, tu dois ramasser trois tonnes de patates, vas-y. Et tu mets dans les trucs, machin. Et à côté, tu lui fais lire, tu lui fais ton éducation, tu fais ton machin. Tu essaies d'être éclectique pour qu'ensuite... L'idée c'est pas de dire tu vas pas mettre dans ton CV j'ai fait des patates, j'ai fait... Mais tu as compris, ça t'aide à t'aiguiller et ça t'aide à ce que le... Pour prendre un exemple avec l'autre extrême, une des premières fois où j'ai eu un travail à Paris, j'étais cadre. légalement une entreprise et qui déjà boîte internationale mais à paris pas forcément très grande mais et on était dans une réunion avec un partenaire commercial qui eux était une très très grande boîte je sais plus c'était total énergie enfin maintenant ça s'appelle total énergie c'était total à l'époque ou elf encore et il y avait une réunion et t'avais c'était une réunion de niveau assez bas plutôt technique et t'avais un type mieux habillé que les autres, clairement, très maigre, des lunettes, machin, un peu, tu sais, noble, fin de race, typiquement français, noble, fin de race, et il était assis, et puis au bout d'un moment, il s'assoupit et il dort. Et la réaction de l'ingénieur qui était venu avec lui, c'est de dire, parce qu'on l'avait tous remarqué, il ronflait, enfin, il dormait, et sa réaction, c'est pas de dire, putain, quel con, il s'endort alors qu'on est avec des partenaires, on est en train de discuter des stratégies. Sa réaction, c'est, non, vous savez, il est diplômé HEC, Si ça se trouve, ce qu'on dit est tellement facile et tellement ennuyeux pour lui qu'il s'est endormi des lits, les fondateurs, les créateurs, d'un certain nombre d'obligations. Toi, tu dis mais non ! Faut lui une claque ! Pas de violence. C'est pour ça qu'on parle du code des obligations, en droit, où ils ont une certaine responsabilité, mais pas au-delà. Par exemple, si l'entreprise ne paye pas des impôts, là, tu le secoues. Je ne suis pas habitué à l'environnement français, mais dans l'environnement, ils viennent te chercher et ils vont te faire du mal parce que l'État, c'est le pire prédateur dans un système économique, malheureusement. Mais si toi, tu escroques tes employés, En français, le mec, le technicien, c'était un dieu vivant parce qu'il a fait HEC. Et tu vois, aux États-Unis, le mec, il est viré tout de suite. Oui, c'est clair. Alors, tu peux être fatigué. Moi, ça m'est arrivé d'être en clientèle et d'avoir les paupières qui... Alors, tu te fous une claque comme ça, tu te tires les poils, le nombre de trucs que tu fais pour rester ami, et ça nous est arrivé. Parfois, c'est long, c'est chiant, etc. Non, tu peux pas dire, ouais non mais il est tellement bien que c'est normal qu'il fasse des conneries parce que c'est une casse supérieure, ça c'est la noblesse.
Oui, mais aujourd'hui, Pierrot, il y a quelqu'un qui cite un mot-clé qui m'intéresse beaucoup. Aujourd'hui, on a le débarquement des NBA. T'en penses quoi à cette casse de MBA qui débarque dans les entreprises ? Ils sont tous formatés, on dirait qu'ils sont faits au moule et qui causent beaucoup de dégâts d'ailleurs parce que j'ai l'impression que ce qu'ils étudient leur verrouille l'esprit plus qu'il ne leur ouvre les horizons. Qu'est-ce que tu en penses, toi ?
Dans certains environnements, oui, c'est vrai. Mais ce qui est marrant, en général, c'est l'entreprise qui est responsable. Ce n'est pas toi en tant qu'individu, à moins de ne pas payer les charges sociales ou des choses comme ça qui sont, encore une fois, propriétés de l'État. Et il faut bien se comprendre que même une société anonyme, parce que souvent les gens disent oui, les entreprises privées, etc. Au-delà du fait que dans l'entreprise, cette discussion-là, j'ai eu la même il y a 10 ans et 20 ans, 30 ans, et quand je faisais moi-même mes études, ce côté de casse très très français, c'est aussi dans les entreprises publiques, c'est exactement la même toxicité avec en plus moins d'efficience encore. Il y a quand même une structure étatique, juridique, qui encadre ce qui a détruit et coulé le pays. Pour moi, c'est une évidence. En Angleterre, c'est d'autres raisons. Parce qu'en Angleterre, il n'y a pas ce côté études, il n'y a pas ce côté diplôme. Personne ne va dire, moi, j'ai fait la London School of Economics, donc je suis supérieur à vous. Ce n'est pas comme ça. En revanche, au pédigré génétique, ils comptent en Angleterre beaucoup plus qu'en France. En France, c'est les études qui sont le proxy de ta caste sociale, de ton...
Mais ça dépend, j'ai des provinciaux qui montent à Paris, comme on disait à l'époque, on le dit jusqu'à maintenant. qui me disent j'ai des problèmes avec la caste parisienne, c'est des français, genre le gars il est marseillais ou il est corse ou autre, il débarque en France, enfin il débarque en France, il débarque à Paris, chez des gens qui sont tous parisiens, avec des noms à particules et tout ça, et il y en a qui me disent c'est un véritable panier de crabes, et c'est très très difficile à percer quand on est étranger, entre guillemets, ça signifie quand on vient en dehors de l'île de France, ou même de Paris intra-muros des fois.
C'est pour ça que moi j'aime beaucoup l'histoire et un des personnages historiques qui est celui que je préfère, bien que ce soit un ennemi de mes ancêtres, c'est Hannibal. Hannibal Barca et il a cette phrase quand on lui dit je vais traverser les Alpes en plein hiver pour surprendre et qui limite les responsabilités donc qui donne aussi je cherche le terme, il te viendra peut-être plus facilement, qui justifie en fait un bon nombre de comportements en réalité.
Oui c'est clair, tu sais toi tu as parlé de libertariens en toi, moi honnêtement en écrivant ce livre, Ce n'est pas libertarien que je suis devenu. Vraiment, ce n'est pas libertarien du tout, du tout. J'ai plongé du côté obscure.
Les romains, je ne sais plus qui, si c'est son frère ou machin, lui dit mais il n'y a pas de chemin. Il lui dit si on ne trouve pas un chemin, on en en fera un. Et donc, ça, c'est quelque chose qu'on n'enseigne pas dans les écoles, en France en tout cas. C'est qu'à un moment, tu dois te casser le cul, tu dois te bouger et tu dois faire les choses. Puis c'est tout. Il n'y a pas de « oui mais je n'ai pas de diplôme », se plaindre, ça c'est un mal français très très très grave. Gagner de l'argent c'est sale, c'est moche, alors que tout le monde veut en gagner. Ou « si je n'ai pas ceci, cela, cela, je n'y arriverai jamais ». Ouais, je pleure, je n'y arriverai jamais. Putain, tu te bouges le cul, parce qu'il y a une chose qui est vraie, c'est que le travail, ça ne paye pas toujours, mais sans le travail, tu n'y arrives pas. c'est les connexions, le réseau, c'est tes compétences, c'est tes connaissances, et si tu peux pas bosser dans un grand groupe ou dans une grande boîte, etc, tu crées ton propre métier, tu vas créer ton truc. Je sais, c'est plus facile à dire.
Cure de la force, c'est... Non, mais honnêtement, c'est devenu c'est devenu juste trop toxique. C'est en train de pourrir de l'intérieur, complètement pourrir de l'intérieur. Et je suis d'accord avec toi. L'entreprise n'existe pas, n'a aucune existence. L'entreprise, c'est quoi? C'est finalement un formulaire qu'à faire, mais.
Tu peux le faire. Tu crois que regarde parmi les immigrants.
Chez l'administration, il y a un formulaire, c'est écrit, voilà, telle entreprise, tel numéro.
D'Afrique ou du Maghreb, etc. Il y en a une partie qui ont réussi. Ils ont réussi soit en faisant des petits business, des petites entreprises, des petits services, c'est le fameux arabe du coin. Moi, je respecte beaucoup ce genre de choses. Le mec, il arrive, il se dit, il y a besoin de nourriture pour les gens comme moi. Je monte un truc, j'importe, je vends, machin.
Numéro fiscal, numéro de machin, de registre de commerce, capital.
Blague et tout, machin, très bien et ça marche. Ça, c'est très respectable. Moi, je n'ai aucun souci avec la valeur du travail. Il y a des mecs qui ont monté des boîtes de mode, des machins, des salons de coiffure. Pourquoi tu ne le fais pas toi ? Pourquoi toi, français de souche ? C'est une critique bienveillante que je fais là. Pourquoi tu te dis, ouais mais si j'ai pas le MBA de Fontainebleau, de l'INSEAD ou la prépa d'Intel, si j'ai pas été à Stanislas me faire tripoter par Vap'n'Roll Thierry ! Vap'n'Roll.
Thierry ! Après, les gens qui sont dedans ne représentent pas l'entreprise, ils représentent leur gueule, ils représentent eux-mêmes. Et ils travaillent pour leurs propres intérêts.
Il a trouvé le truc, il a embauché des gonzesses qui sont jolies, il les fait danser sur les tables. Tu crois quoi ? Il l'a fait. Alors oui, c'est plus facile quand c'est.
Pas pour l'intérêt de l'entreprise. Et donc, moi, au final, quand tu.
Regardes celui qui a réussi, tu te dis, ah ouais, Un bon livre à lire. Tu lis le livre de Richard Branson, comment il a démarré Virgin à l'époque, dans les années 60. Musique. J'avais lu ce livre dans les années 80. Génial. Je ne sais plus comment il s'appelle. Losing My Virginity, je crois qu'il s'appelle en anglais. Et le mec... Non seulement je me.
Suis retrouvé dans une dans une situation de démission silencieuse, mais après...
Tu n'es marre de rien. C'est vraiment intéressant. Il a monté Virgin, il a monté une chaîne de musique. studios d'enregistrement, la compagnie aérienne...
Il a même une agence spatiale maintenant, il y a même Virgin Galactic. En fait, il y a ce qu'on appelle des croyances limitantes. Les croyances limitantes, on va les obtenir des fois dans des familles qui sont un petit peu old school, qui sont un petit peu genre mon fils, tu vas faire tes études, tu passes ton bac, après tu vas à l'université, tu prends un diplôme et après avec ce diplôme, tu vas aller travailler, ça signifie aller charbonner pour autrui et tu vas voir, tu vas gagner bien ta vie et tu te maries, tu fais des enfants et tout. C'était un mode de vie qui était peut-être valable dans les années 50, mais qui n'est plus aujourd'hui. J'ai commencé même à le conseiller aux gens. Alors, démissionner silencieusement, ça veut dire quoi ? Ça ne veut pas dire saboter l'entreprise, ça ne veut pas dire s'absenter, ça ne veut pas dire... Non, c'est juste faire son travail correctement, quelque chose qui marche. Et en plus, comme l'a dit Pierrot, c'est ce qu'on voit, on voit des gens qui deviennent millionnaires, pour lequel on est payé, mais se désengager émotionnellement. le plus souvent n'ont pas ces connaissances-là. J'ai un ami qui... qui est très riche, c'est très important, c'est des engagements émotionnels. Parce que ceux qui souffrent le plus, ceux qui vont en burnout, ceux qui finissent à l'hôpital... En fait, juste pour vous dire, il pilote un jet privé pour des milliardaires, pas pour des millionnaires, pour des milliardaires. Ça signifie que quand il vole pour des gens, c'est des célébrités de classe A. C'est pas des... Parce que le jet privé, il a la taille d'un grand Boeing, juste pour vous dire. Le mec, ceux qui finissent en dépression, ceux qui finissent par divorcer avec leur conjoint à cause du travail, sont des gens... Un jour, je parlais avec lui et j'ai réalisé que moi, j'avais un livre très compliqué sur le kernel Linux, sur le noyau de Linux. Le mec, il n'a pas la moindre idée de ce que c'est qu'un noyau Linux. Et les gens, les milliardaires qui sont autour ne savent pas non plus. J'ai pris ce livre-là de kernel, je l'ai jeté à la poubelle et j'ai pris en photo. Ça signifie en fait, il y a un moment donné où le savoir technique devient un piège. Ça signifie que tu sais des choses, mais tu ne sais pas comment créer une entreprise. Tu ne sais pas comment ramener de l'argent vers toi. Tu ne sais pas comment créer de la valeur pour toi, mais tu sais faire des choses de plus en plus techniques. Donc, tu fais vers quoi ? Tu deviens exécutant. Tu deviens de plus en plus exécutant et tu fais gagner de la value pour autres. Dans le monde, il y a deux choses. Il y a soit les gens qui sont millionnaires, soit les gens qui sont en train de faire des millionnaires. Donc, soit tu es toi, millionnaire, soit tu es en train de rendre d'autres personnes millionnaires. C'est tout.
Belle formule.
Ou bien qui finissent dans l'alcoolisme ou des choses comme ça, ce sont des gens qui prenaient à cœur leur travail. Moi, je te demande de ne pas prendre à cœur ton travail. Prends à cœur l'éducation de tes enfants. Prends à cœur ta relation avec ton épouse ou avec ton autre moitié. Mais ne te prends pas… Tu crées de la value pour d'autres parce qu'on ne t'apprend pas à créer de la value pour toi.
C'est celui que le monde, comme disait Coluche, le monde a parti.
Peut-être avec l'entreprise, parce que parfois il y a des choses que tu vois et des choses que tu ne vois pas. Il y a des choses qui...
Tiens, à ceux qui ont des ouvriers qui se lèvent tôt.
Oui, c'est vrai, il a raison. On est à presque 4000 personnes, on est à 3911 personnes à travers tous les réseaux sociaux.
4000 personnes, vous achetez tous nos livres. Il y a les livres d'Aldo, il y a les miens. Sur Amazon, vous les trouvez facilement.
Absolument.
Parce que moi j'ai pas envie de monter un bar pour vendre du champagne et des putes à des russes.
Quelqu'un a dit, on peut ouvrir tous un bar. Non, t'es pas obligé d'ouvrir un bar. Non, y'a plein de choses qui marchent. Et en plus, j'aimerais vous dire une chose. Aujourd'hui avec l'économie digitale, On ne voit pas tout, à moins que tu sois le PDG d'une entreprise où tu as une vision d'en haut de la pyramide, tu vois beaucoup de choses. Il y a une opportunité qui n'existait pas avant. Avant, à l'époque même de mes propres parents, il n'y avait pas d'économie digitale. Tu ne peux pas aller en ligne, vendre des trucs, contacter des gens de l'autre bout du monde, ça n'existait pas. Donc aujourd'hui, il y a des opportunités qui sont ouvertes. Il y a plein de gens. Quand tu es en tant qu'employé, Y'a plein de trucs qui sont irrationnels et tout ça. Et ce genre de gens ils gagnent de l'argent sur Amazon FBA. Si tu commences à te prendre la tête pour ces détails, c'est foutu. Tu vas psychoter à ce sujet là. Vous avez entendu parler d'Amazon FBA ? Bon, si vous n'avez pas entendu parler d'Amazon FBA, c'est le moment de le savoir. Il y a des gens qui se font de l'argent et tu vas te détruire. Je te donne un exemple. Moi, le niveau de Jonathan, bon, c'était l'Eldorado à une époque. C'est un peu moins aujourd'hui, forcément. C'est plus compétitif, il y a plus de gens, tout ça. Mais il y a des opportunités. Il y a plein de choses de démission silencieuse que j'ai atteint et que je te conseille d'atteindre. Tu sais, je te donne un exemple. Là dehors, qui vous permet de faire de l'argent ? Moi, je suis contrarié parce que j'ai préparé un thé. Je connais quelqu'un ici, au Royaume-Uni. Il est du Pakistan. Il est arrivé sur le tard. Il n'a ni diplôme, ni rien. Il a une entreprise de taxi. Il emploie, je crois, il a 7 ou 8 voeux. Et j'ai oublié le sac dans l'eau. J'ai oublié le sac dans l'eau. Mon thé est trop concentré. Je ne peux pas le boire. Ça m'embête. Je peux toujours essayer. Mais c'est trop fort. Tu vois, je suis contrarié. Ce niveau de contrariété est supérieur au niveau de contrariété que j'aurai si l'entreprise où je travaille perd son plus grand client. Voiture, voilà. C'est des voitures qui sont en train de transporter des gens vers les aéroports et décontracter les entreprises, tout ça. Il est né au Pakistan. Alors qu'il y a des gens qui sont nés ici, qui sont endettés pour faire un diplôme. D'accord. Tu vois ce que je veux dire ? Ça, c'est la démission silencieuse. Ça signifie en d'autres termes, pour le dire vulgairement, je n'ai strictement rien à foutre. Ce n'est pas que je vais saboter, je ne sabote pas. Je vais tout faire pour que l'entreprise garde son client. Je vais aller au meeting, je vais lui parler, je vais être pro, je vais répondre à ses emails de manière carrée. Mais par contre, après, il se retrouve chez Starbucks, à vendre des cafés et tout ça parce qu'ils sont endettés avec leur diplôme pour rien.
Alors ça, c'est un point très, très important que vous connaissez, qui n'est pas très présent en France, mais qui est vrai surtout aux États-Unis, où il y a tout un business de l'endettement sur les études. On te fait miroiter que les études, c'est le sésame pour avoir des bons jobs et une bonne rémunération, quelle qu'elle soit. Alors ça, c'est le traquenard.
Par l'incompétence ou l'incurie d'autres employés.
Donc on va te dire, non, non, mais si tu fais études lesbiennes du Moyen-Âge, tu vas voir.
De manager. Des fois, toi, en tant qu'employé, tu es en train de galérer pour sauver un client.
C'est un diplôme. Sauf que ça t'ouvre McDonald's, c'est tout. Et je dis ça avec le respect. C'est dû à ceux qui travaillent chez McDonald's. J'ai aucun problème avec les petits métiers. Mais tu vois, toi t'arrives avec un diplôme en études lesbiennes du Moyen-Âge. McDonald's, déjà, il va te dire, ouais, mais il y a des mecs qui n'ont pas de diplôme, ils passent mieux que toi. Parce qu'ils n'ont pas...
Tu cries à ton manager sur le chat, il ne te répond pas, il t'ignore. Ou tu lui écris un e-mail vendredi.
Pas d'attente. Même salaire. Mais ils n'ont pas d'attente. Ils ne vont pas nous casser les couilles avec des revendications.
Il te répond lundi en disant, ah oui, c'était quoi ? Je veux dire, écoute, vous êtes l'entreprise, vous savez, n'est-ce pas ? Vous avez mis ces personnes en poste de responsabilité. Tu sais quoi ?
Le darwinisme... De wokisme et de machin. Et donc, le manager du McDo, entre deux dossiers, entre un mec de 18 ans qui n'a pas d'études et un mec qui a des études...
L'économie qui existe. Je ne vais pas, moi, aller à l'encontre. Je ne vais pas, moi, jouer le dieu de l'économie pour bloquer, pour bloquer la...
L'anarche qui a des études ou qui n'a pas d'études lesbiennes du Moyen-Âge, chez les Touareg. Ben, voilà. Donc, t'es... T'es niqué. Donc il faut vraiment bien choisir tes études. Et en plus tu t'es endetté de 50, 100 000 dollars si t'es aux Etats-Unis pour faire ça. Et t'as toute ta vie pour rembourser ce machin. Et la dette personnelle des études n'est pas... Tu peux pas faire banqueroute personnelle sur ça. D'ailleurs, en Europe non plus, ça n'existe pas ce concept.
Alors, c'est des dettes qui sont écrites sur de la pierre. Et en fait, j'ai vu des histoires assez ahurissantes. Un gars sur le ciné d'entreprises qui sont censés aller au Chapter 11, qui sont censés d'aller au tribunal de Nanterre. N'est-ce pas ? Donc, moi, franchement, tu perds ton plus gros client qui s'appelle HSBC. Sur Twitter, il l'expliquait. Il a pris une dette de, je ne sais plus, je crois que c'était de l'ordre de 100 000 dollars pour ses études. Il a dit je fais mes études, ça fait je crois 6 ou 7 ans que je paye. Société Générale, Royal Bank of Scotland, des grands clients de ce niveau-là que tout le monde a en catalogue. Et il me reste à payer 140 000 $. Plus que la dette originale.
Pourquoi ?
Parce qu'on lui donne la dette au début de ses études avec un intérêt, mais il ne rembourse pas tout de suite. Donc la dette est en train d'augmenter, donc il emprunte. Je suis employé, tu perds ce client. Sur le plan émotionnel, ça me touche beaucoup moins que moi oubliant mon sachet de thé dans l'eau. 100 000, mais à la fin de ces études, ce n'est plus 100 000. C'est déjà un chiffre beaucoup plus élevé à cause de l'accumulation du la dette aux intérêts. Et après, lui, il va vers des universités. Les universités, elles proposent des papiers, elles proposent du diplôme. mais elles garantissent pas derrière un métier qui sera valorisé sur le market, sur le marché. Donc, il y a des métiers qui sont valorisés, comme disait, j'utilise le mot métier exprès, comme disait Pierrot tout à l'heure. Si quelqu'un fait métier de médecin ou de pharmacien, à ce point émotionnellement, il faut que tu te détaches. Et quand tu te détaches, tu peux durer, tu peux faire ton travail ou d'avocat ou d'architecte. Là, effectivement, c'est des métiers traditionnels qui auront toujours leur place. Mais quand quelqu'un fait des études du genre ou des études européennes ou des études très vagues comme ça, on le met n'importe quoi. Alors, il va donner ses 100 000 euros à l'université parce qu'en échange, on travaille avec calme. Et d'ailleurs, tout le monde disait Wow, tu es très calme dans l'entreprise, c'est une qualité qu'on te donnait. Parce que dans des situations, je vais obtenir quelque chose qui est valable. Pas nécessairement, non. L'université lui fait une fête absolument, qu'ils appelaient catastrophique. Moi, j'étais très calme. Mais ça m'a rendu plus efficace parce que je ne mettais pas de l'émotion. Je ne rentre pas mon émotion, elle est sacrée. Je l'utilise en dehors de l'entreprise, pas dedans. Il donne un papier, il sort, il a une dette à six chiffres et puis il a un diplôme qui n'intéresse personne. Et malheureusement, c'est la tragédie de millions de gens aux États-Unis, au Royaume-Uni et tout ça, parce qu'il y a un véritable business des universités qui, littéralement, vendent des études complètement inutiles.
Surtout malheureusement pour les femmes qui se font attraper par ce rêve de carrière, souvent c'est juste un métier de secrétaire un peu glorifié, et qui se font avoir en disant tu vas voir les études... Quand on parle du résultat, des endroits à l'indépendance, financière, etc. Alors qu'elles passent les meilleures années de leur vie, leurs années de fertilité, leurs années de plus grande beauté, les années où elles pourraient en fait se focaliser pour essayer de trouver un mari avec qui fonder leur famille. Alors je sais, ça a l'air d'être vieux jeu de dire ça comme ça, mais statistiquement, c'est ça qui fonctionne le mieux. Et quand on sait que finalement, après 4, 5, 10 ans d'études, et une carrière un peu misérable en entreprise réelle. Je ne sais pas comment Musk a fait pour développer par exemple une entreprise spatiale en si peu d'années qui est capable de faire plus, mieux que la NASA. Enfin, faire mieux que la NASA, c'est pas très compliqué.
Oui, c'est pas très compliqué, ouais.
Enfin, de faire quelque chose qui fonctionne réellement, ça c'est... Pour rembourser les dettes ou pour avoir un semblant de carrière, à la fin, on se retrouve à 35 ans, paniqué, en genre, j'ai plus de temps pour faire des enfants, vite, vite, vite, vite, vite. Et là, le choix est beaucoup plus restreint d'hommes pour monter une famille, parce qu'à 35 ans, il faut trouver un mec qui en a 45.
Vap'n'Roll Thierry !
C'est exactement ça. Enfin, à la limite, c'est pas le benchmark. Le benchmark, c'est de faire vraiment quelque chose qui fonctionne, des satellites, des machins, tout ça. Parce que le benchmark, à la limite, c'est les Russes, c'est les Chinois et ils ont fait plus vite, mieux. Donc, je ne connais pas les techniques de management qu'utilise Musk ou comment ils fonctionnent, mais ce qu'on peut être sûr, c'est que les entreprises qui ne sont pas toxiques, elles réussissent mieux. C'est pour ça que les petites entreprises, généralement, elles bouffent les grandes. Et ensuite, quand elles deviennent grandes, elles prennent les mêmes travers, les mêmes défauts. C'est pour ça que moi, je conseille aux gens d'essayer plutôt de travailler dans une petite entreprise qui a le vent en poupe, parce que c'est beaucoup plus facile de ramer avec le courant que quand tu es contre le courant. Ça, c'est un détail. Quant au fait de changer tous les deux ans, ce n'est pas tellement d'entreprise, à moins qu'elle soit mauvaise ou toxique, mais c'est de poste. Tu le décris très, très bien. J'ai rigolé quand j'ai lu ce chapitre. Tu expliques que lorsque tu es compétent, et que tu réussis à faire des bons résultats, eh bien t'es trop précieux alors tu vas rester à ce poste-là. Et là, le problème, c'est que les gens, en fait... Parce que c'est pas un mal de rester à son poste. Si ton salaire ence, la raison, c'est probablement le pire gouvernement qu'il y ait jamais eu en France, c'est... Non, pas Macron, pas Hollande, pas Sarkozy, pas Chirac, c'était Giscard d'Estaing. C'est celui qui a fait le plus de conneries stratégiques, en fait. Et à cette époque-là, on avait décidé, entre autres, sur les nombreuses conneries stratégiques, il avait été décidé, et ça, c'est le raisonnement bureaucratique qui a coulé la France, Les universitaires gagnent 30% de plus que les non-universitaires en France. Donc on va faire en sorte que tout le monde devienne un universitaire. Comme ça on va augmenter le PIB du pays. C'est génial ! Conneries immenses, évidemment. Et donc, ils ont enlevé les numéros de cyclosus, ils ont ouvert l'université à tout le monde, etc. Ils ont encouragé la filiale universitaire en décourageant les métiers techniques, les métiers manuels qui, d'ailleurs, aujourd'hui, un bon plombier, un bon électricien, un bon ébéniste, un bon charpentier, il gagne très, très bien sa vie. Et en plus, il peut partir avec ses compétences dans sa tête et dans ses mains, il peut aller dans un autre pays et redémarrer tout de suite. Alors que si t'es un médecin, même médecin, ou avocat, ou spécialiste du gender chez les Touareg au Moyen-Âge, ça va être compliqué de t'exporter. avec ces compétences-là, parce qu'il va falloir des équivalences, refaire des diplômes, parce que même un médecin français, quand il arrive en Suisse, il doit refaire des diplômes, c'est pas immédiat. Pour réfléchir à ces choses-là, je parle aux jeunes évidemment. les vieux grigos comme nous qui avons déjà une carrière devant nous. Alors je sais que ça peut paraître arrogant de dire des choses comme ça parce que nous on a trimé avant. Surtout on est dans la génération X où nous on a dû se farcir les boomers qui étaient nos boss et on a dû se farcir les millennials qui foutaient rien. Donc on était entre les deux, on a dû tout faire. Peut-être si on parlera dans ton prochain livre mais il y aurait tout un truc à dire sur les différences de génération. Le boomer de base, je l'ai connu en squeeze, c'était je me pointe au bureau à 9h dans ma table, entreprise privée, dans des banques, dans des trucs comme ça, tu donnes tes ordres, tu donnes tes machins, Secrétaire, va me chercher un café. Secrétaire, amène-moi le journal. Le matin, il faut savoir, il faut s'informer. Tu lis ton journal. Ensuite, tu lis ton journal. C'est la pause café. Ha! Ha! Ha! La blague. T'as vu la nouvelle? Ha! Elle est bonne. Viens ici, la nouvelle. Elle s'en va. Paf! La main aux fesses. C'était comme ça dans les renforts.
Ouais, c'était ça. C'est vrai que...
J'ai vu les augments. Moi j'ai connu un type, je le salue, Mourat, qui était chez Oracle, il est resté. Le mec, rien foutre, comme ça. Ensuite, bon, il est 11h30, qu'est-ce qu'on va faire ? On va déjeuner avec des clients ou sans clients, etc. Ha ha ha, c'est vachement bien ! Ouais, t'es allé où en vacances ? La cigarette, évidemment, machin. Toute sa carrière, je pense que maintenant il a pris sa retraite, mais de 1988, et 4 heures après-midi, les stagiaires vous faites le boulot. J'en ai vu, mais jusqu'à maintenant, je pense, il a fait le même job, mais le salaire a augmenté tous les ans. Et les stock options, on les donnait de plus en plus parce qu'il était indispensable pour ce client. C'était un très gros client, très rentable. Mais le mec, il avait des centaines de mecs comme ça. Alors, je les ai vus sur le départ, Et les nouveaux, j'en ai recruté des gosses à l'époque, c'était à 20-25 ans, des gosses, les millenials. Oui, alors, demain, il faut que je commence à quelle heure ? Oui, alors voilà, on t'a expliqué ce que tu dois faire. Demain, 9h au bureau. Oui, allô, c'est 9h30. Oui, alors ce matin, je ne me suis pas réveillé, je suis désolé, mais je ne crois pas que je vais venir. Premier jour, il n'est déjà pas là.
Oui, oui, j'ai vu ça. C'est clair, les gens qui, le premier jour, lâchent. Non, mais en fait, ce que j'aimerais que vous fassiez gaffe, c'est faire très attention à ce système des fois de carotte. On vous met une carotte et puis vous allez courir derrière et vous allez vous épuiser sans rien atteindre. Et effectivement, ce que Pierrot décrivait, je l'ai vu chez beaucoup de gens qui m'écrivent, c'est des gens qui s'épuisent financièrement, qui s'épuisent même physiquement et mentalement à courir derrière un objectif non réalisable. Par exemple, Mais étant la personne, femme ou homme, est dans une entreprise, il se dit je suis un secrétaire ou un secrétaire glorifié, je ne suis pas en train de gagner, c'est ma vie, je suis plus intelligent que ça, je mérite mieux et tout. Et qu'est-ce qu'ils font pour impressionner leur compagnie ? Allez, ils vont claquer une carte de crédit, faire des certifications, après claquer ou bien prendre un prêt bancaire, aller faire un MBA, des choses comme ça. Après, il commence à travailler la journée et puis le soir, étudier. Étudier les week-ends, les vacances.
Il a fait son job toute sa vie parfaitement. Mais si tu n'as pas une augmentation de salaire, si tu n'as pas d'stock option et qu'on te fait faire toujours la même chose, voire on te pourrit ton environnement parce que c'est ça qui est pire, c'est qu'il y a un sadisme où plus tu es compétent, plus on va te mettre dans une armoire où on ne veut plus te voir parce que tu es une machine, tu fais ce que tu dois faire, on ne veut plus te voir. Et tu décris ça très très bien dans le livre.
Oui, en fait, c'est le... Tu sais, il y a aussi cet effet. Et puis finalement, l'entreprise va les mépriser tout autant après leur un billet qu'avant leur un billet. Alors, c'est vrai que des fois, ça peut, si l'investissement est judicieux, ça peut ouvrir des voies de carrière dans une autre entreprise. Ça, c'est vrai. Mais il faut faire très attention à ne pas vous épuiser juste à courir derrière les formations en espérant qu'automatiquement, par les voies du seigneur, les pervers du resto regardent Tu vois, par exemple, des restos moyens, il y en a plein. Les gens y vont, bon, voilà, cool, voilà. Maintenant, tu as un resto qui est, par exemple, le mieux que l'entreprise. Ah oui, mais t'as une formation maintenant. Viens, on va te donner plus de responsabilités. Viens, on va te donner plus d'argent. Ça ne marche pas comme ça. Ça marche plus avec la politique dans les entreprises qu'avec les vraies valeurs que tu apportes. Et dans les entreprises, moins tu apportes de value aujourd'hui, plus t'es rémunéré, plus tu montes. Les bullshitters professionnels, arrivent à monter très haut dans la hiérarchie et rouler après en Aston Martin, alors que des gens qui exécutent, qui exécutent, finissent pleins de dettes et épuisés. Donc, il faut faire très attention à ça.
Bon, après, j'ai vu qu'il y a des gens qui s'excitent. Je caricature un peu, évidemment.
Côté de la ville ou celui qui a le plus de reviews ou d'avis 5 étoiles sur Google. Les gens, ils vont manger dans ce restaurant, mais ils y vont déjà avec un esprit très critique. ils ont déjà la barre tellement haut que le resto qui pourrait les satisfaire.
Je ne veux pas faire des généralités, mais il y a des tendances lourdes d'une génération à l'autre. C'est dû à l'ère du temps et c'est vrai. Par exemple, quelqu'un m'a fait remarquer les milléniaux, ils ont bouffé la crise 2008 à fond. Oui, c'est vrai parce que vous avez perdu votre job en 2008 et que vous n'aviez pas encore créé votre capital. Alors, précision pour les Français. C'est très dur de créer du capital quand on vous taxe à 60%.
Imaginez qu'on n'est pas de ce monde. Et parfois, on va trouver des restos qui normalement sont très bons, recevoir des avis négatifs pour un détail. Il a fait tomber une cuillère.
Vous aviez travaillé le même travail, le même salaire et que vous étiez taxé à 15%. Vous imaginez le capital que vous auriez accumulé ? Trois maisons en 20 ans de carrière, que vous a volé l'État. Donc c'est sûr que si tu choisis ton pays, si tu bosses dans un pays communiste ou socialiste, et en plus où il y a une kleptocratie qui bouffe, qui se gave sur ton dos.
Ma table n'était pas prête quand je suis arrivé, des petits trucs comme ça. Et quand on est, je me rappelle, dans des compagnies où je me donnais à fond, très souvent j'avais l'impression qu'on me cherchait des poux dans la tête.
On voit le résultat aujourd'hui, on est dans l'effondrement du pays économique et social, et c'est fini. C'est la même chose en Angleterre, ils sont structurés un peu différemment mais ça va être le même résultat. Même l'Allemagne a décidé de se suicider. Pour en arriver au point de départ, on avait commencé à quelques commentaires sur Trump. Quand Trump veut faire « America Great.
Again », j'ai une très.
Mauvaise nouvelle pour nous autres Européens, c'est que dans l'Amérique, il n'y a pas l'Europe. et que donc il va nous sacrifier, il va nous massacrer, il va nous laisser tomber comme des merdes et à juste titre, parce qu'on sert à rien.
Oui, c'est MAGA, c'est pas MEGA, c'est pas MEGA, c'est pas Make Europe Great Again, c'est MAGA. La seule chose qu'on espère, c'est récupérer des miettes. Si par hasard, si par hasard, il y a une conversion, rappelez-que. Et au bout d'un moment, je suis en train d'expliquer à quelqu'un, Ce matin, j'avais un incentive à travailler à moi. Parce que regarde, mettons que j'ai par exemple un taux d'erreur de 5%. Je dis n'importe quoi. Ça signifie sur 100 actes professionnels que l'agence d'intérêt et que l'intérêt de l'Amérique et celui de l'Europe va dans le même sens. C'est bien pour nous. S'il y a une divergence, je vais, je suis un humain, je vais me tromper sur 5% à peu près. Donc si je fais 1000 actes, j'aurai 50 erreurs grosso modo. Mettons que je fais 1000 actes ce mois-ci, donc je vais avoir 50 erreurs, dans l'absolu. Prenons un collègue qui, par exemple, a un taux d'erreur, mettons, de 20%. Donc il fait 4 fois plus d'erreurs que moi. Sauf que lui va travailler beaucoup moins. Lui va faire 100 actes ce mois-ci, moi je fais 1000. Il a 20 erreurs, lui. Si on compare des chiffres dans l'absolu, on me dira, ben oui, toi, par rapport aux autres, par rapport aux autres, tu fais plus d'erreurs. Forcément, je travaille moi et à moi et à tout le reste de l'équipe. On est à pied d'égalité. Ça signifie que je fais autant de travail que tout le reste de l'équipe. Je suis 50% de l'équipe. Ça m'est arrivé dans une autre prise, je ramenais 80% de l'argent. 80%. Et en fait, je l'ai su parce qu'une manager, par erreur, dans une SMIC, va privilégier l'intérêt de l'Amérique, c'est clair, son propre pays.
Comme les autres avant lui, mais là, ça va être très, très clair.
Là, ça va être plus clair. C'est vrai. Donc, écoute, si tu veux, on peut en parler la prochaine fois. On se fait un live dans quelques temps et on en parle. On voit un petit peu. De toute façon, on va le suivre. C'est une présidence qui risque d'être assez mouvementée avec des hauts et des bas, des rebondissements. Ça nous changera un petit peu de Biden qui était complètement aux abonnés absents depuis un bon moment. Et donc là, on va avoir un président hyperactif, un président qui prend des décisions, qui se bouge pour le meilleur et pour le pire. On va voir. Mais j'aimerais bien qu'on commande ça durant sa présidence. Et puis, vous êtes 4000 en ce moment. Je te laisse le mot de la fin, Pierrot.
Non, écoute, je voulais simplement terminer en disant que j'ai beaucoup apprécié lire ton livre. Je lis beaucoup et je ne suis pas toujours content de mes lectures. Parfois, les livres... Mais c'est un très bon livre. Je pense qu'on attend la suite avec... avec le bon adjectif, et que c'est un... C'est quelque chose qui... En fait, d'un côté, ça m'a aussi fait mal, parce qu'on aimerait vivre dans l'espoir d'un monde innocent, beau, et puissant.
Une présentation, elle a flashé un slide qu'elle ne devait pas. Parce que tu sais, elle avait des slides. Tu sais qu'on peut invisibiliser un slide sur PowerPoint. On peut dire celui-là, il ne fait pas partie. Elle, elle s'est gourée dans sa manœuvre.
Un mondial pur, entouré de gens compétents qui travaillent pour le bien commun. Malheureusement, ce n'est pas ça. Et certainement pas en cette époque. Ça ne veut pas dire que être lucide, c'est important. Ça ne veut pas dire qu'au fond de vous, vous ne devez pas garder votre... Next, next.
Il y avait un grand slide. Alors, je voyais... Ils étaient tous petits, les histogrammes. Il y avait un qui était énorme comme ça. C'était moi. Et malgré tout, j'étais bloqué dans ma carrière. Pourquoi bloquer ce poids ?
Mais on le doit aussi. à vous, à ceux qui nous écoutent et à nos enfants.
De ma carrière ? Parce que quand ils regardent l'histogramme, ils se disent, s'ils arrivent à ramener 80.
%, de leur expliquer la réalité en leur disant, peut-être qu'on doit tous être des marranes.
L'argent du team, de l'équipe, si je le fais, je le mets ailleurs, je lui donne une promotion, tout ça, ils ne réalisent pas que s'ils me donnent une promotion, je vais leur ramener beaucoup plus.
C'est-à-dire faire semblant. D'une certaine manière, alors qu'on pense autre chose, c'est très compliqué. Ou alors, il faut s'émanciper et sortir de ce monde-là, changer les règles du jeu en créant un nouveau jeu. Et ça, tu le mentionnes dans ta conclusion, c'est peut-être ce qu'on doit faire, ne pas se laisser broyer par ce système dans lequel on ne peut faire que survivre. En fait, la vie, elle est ailleurs.
Absolument. Absolument. T'inquiète pas, j'ai gagné plus, mais vous allez gagner plus aussi. Mais comme ils sont, ils ont l'esprit. Merci beaucoup Pierrot, merci à tous ceux qui nous ont regardé. Le livre se trouve sur... Et puis voilà, finalement je suis sur Amazon, il n'est pas disponible au Maghreb, j'ai vu quelqu'un qui m'a demandé, parce qu'il est disponible sur le réseau Amazon pour le moment. C'est parti, finalement j'ai la concurrence, puis c'est tout. Et cet argent-là, cet histogramme, je vais vous le prendre tel quel et le ramener chez la concurrence. Bon, je cherche à le rendre disponible au Maghreb, j'y travaille et j'espère pouvoir vous annoncer une bonne nouvelle dans quelques temps. Mon link-lien est partagé sur l'écran, vous pouvez tous venir, suivez-moi sur link-lien, lisez mes articles, commentez, ça me fera plaisir d'interagir avec vous. Merci Piero, avec plaisir.
Non, tu expliques d'ailleurs très bien quand tu développes des subroutines ou des programmes intermédiaires pour t'aider à traiter du travail et que finalement, tu pourras ce que.
Tu as apporté aujourd'hui à cette émission. C'était extrêmement enrichissant, extrêmement intéressant. Et puis, on se voit dans une prochaine vidéo. A très bientôt tout le monde. Ciao, ciao.
Tu augmentes la cadence et tu augmentes l'efficience et on vient te dire non non mais c'est pas ça qu'on t'a demandé arrête tout de suite et que en fait ce que tu as créé peut valoir des centaines de millions peut-être des milliards de dollars dans certaines circonstances sauf que c'est pas eux qui l'ont fait alors moi j'ai eu la même sorte d'expérience j'étais dans un job très très bien à l'époque vice-président machin tout ça et j'avais une région.
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