LIVE: Debrief Législatives 2024 avec Maître Fadili

Aldo Sterone interviews Maître Fadili in a French-language live debrief of the 2024 legislative elections. They debate whether the vote was "stolen" (arguments from LFI and RN supporters), analyse campaign tactics (short campaign, "tout sauf le RN", media and celebrity interventions), review political history to explain institutional dysfunction, and situate the election amid larger international shifts (BRICS, de‑dollarisation). The conversation mixes concrete anecdotes (candidate logistics, voting irregularities) with broad normative calls to rebuild social cohesion.
Mes amis, bien le bonsoir. Merci d'être sur le canal Aldosterone. Je n'ai pas l'habitude de faire des lives. Vous me connaissez, les lives, je n'en suis jamais sorti, même techniquement, voilà. Mais avec un invité aussi extraordinaire que Maître Fadili, qui revient à la demande générale. Vous étiez nombreux à le demander, vous savez. Il est venu la dernière fois pour parler des élections législatives qui étaient dans le futur. Maintenant, elles sont dans le passé. On va maintenant les commenter. Et puis vous avez été très nombreux à m'écrire et à demander voire même à exiger qu'il revienne. Il a répondu présent. Merci Maître Fadili d'être là. Bonsoir.
Merci à vous Aldo. Bonsoir. Merci de me donner cette visibilité. Merci pour cet échange déjà qui était d'une grande richesse personnelle. Et merci de renouveler ça ce soir avec vous.
Merci. C'était un plaisir. Le public vous a beaucoup apprécié parce que je vais vous dire quelque chose sincèrement. Des news, des informations, on en a tout le temps, ça nous pleut dessus littéralement, on a l'impression, vous savez il y a une expression américaine qui dit, on a l'impression de boire depuis le tuyau d'arrosage, ça signifie qu'on a trop d'informations qui arrivent, mais des gens qui la décryptent, qui la mettent dans une perspective historique comme vous l'aviez fait la dernière fois, ça c'est extrêmement rare et c'est pour ça que tout le monde vous attend ce soir.
Merci.
Alors, une question que j'ai reçue, j'ai fait une vidéo hier où je parlais des LFI, je parlais de la stratégie Macron et tout ça, et j'ai reçu énormément de commentaires dans ma boîte personnelle. Alors, il y a des gens de la gauche, des LFI qui me disent « on nous a volé l'élection, Macron ne prend pas acte du fait que finalement nous avons gagné cette élection, il a même gardé le même Premier ministre et tout ça ». J'ai reçu aussi des gens du Rassemblement National qui me disent la même chose, avec les mêmes mots. On nous a volé l'élection. Nous étions censés gagner. Et puis voilà, le système a triché et nous voici les derniers. Finalement, Maître Fadeli, j'ai envie de vous poser la question aujourd'hui à vous. À qui a-t-on volé l'élection en France ?
Alors, je vais m'instaurer dans une rétrospective avec un évènement qui vous parle, mon cher Aldo. Je vais revenir il y a 42 ans en arrière avec la Coupe du monde de football España 82. Vous allez me dire, quel est le rapport ? España 82, c'est une année très importante pour l'Algérie. J'aime énormément les Algériens, vous le savez. C'était la première participation de l'Algérie à une Coupe du monde de football. Et là, le match inaugural pour le groupe B, c'était face à la RFA, à l'époque on disait RFA, République Fédérale d'Allemagne. Et à l'époque c'était une sacrée équipe parce qu'il y avait Roumanier qui était double ballon d'or et Roumanier avait dit nous allons jouer en Djellaba. Très bien, suite à ce mépris là, que fait l'Algérie contre toute attente, contre tous les sondages, contre toutes les statistiques, contre tous les avis d'experts, elle est en tête du groupé. Il y avait également l'Autriche, il y avait le Chili. Et que s'est-il passé ? Eh bien, l'Algérie était en tête à la veille du 3e match, l'Autriche était 2e et l'Allemagne 3e. Et là, à l'époque, eh bien, le dernier match ne se jouait pas en même temps, parce que suite à ce que je vais vous raconter, eh bien, il y a eu une réforme du règlement de la FIFA. Qu'a fait l'Allemagne ? l'Allemagne a battu l'Autriche avec un petit 1-0, ce qui lui a permis d'être qualifié, l'Autriche également, et ce qui a éliminé mathématiquement l'Algérie. On avait appelé ça le match de la honte, et des années plus tard, il y a des joueurs allemands, l'entraîneur algérien via presse interposée. Tout ça pour vous dire quoi mon cher Aldo ? C'est que lorsqu'on vole quelque chose à quelqu'un, ça reste pour l'éternité, ça marque à jamais. Et là que s'est-il passé ? On a volé le match à l'Algérie bien évidemment, mais on a également volé le match au football, on a volé le match à l'institut.
J'aime beaucoup vos parallèles, vous savez. Et j'aimerais juste rappeler, parce que ceux qui ont moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, qu'à l'époque l'Allemagne était divisée en deux parties. Il y avait la RFA, l'Allemagne de l'Ouest. Il y avait la RDA, qu'on appelait l'Allemagne de l'Est. Par la suite, elles sont réunies.
Tout à fait. Et donc du coup, pour répondre à votre question, je voulais absolument parler de cet événement-là parce que ça marque des esprits. J'ai 50 ans et à l'époque, j'étais gamin et ça nous avait tous travaillé. Ça avait travaillé tout le monde, ça avait gêné tout le monde. Et lorsque l'Allemagne est arrivée en finale face à l'Italie, l'Allemagne avait pris une raclée 3-1 et là, toute la planète avait dit que c'était justice rendue. que le fait que l'Italie ait gagné cette Coupe du Monde, en plus un pays méditerranéen, un pays du Sud, etc., eh bien tout le monde était ravi. Pour répondre à votre question très clairement, cette élection a été volée à tout le monde. Elle a été volée au peuple français d'abord, parce que le peuple français n'était pas prêt déjà pour cette élection. Il y a eu une dissolution soi-disant soudaine, vous vous rappelez, on s'est exprimé à ce sujet par rapport à ça, Je vous avais dit que c'était impossible que Macron ait décidé ça une demi-heure après le résultat des élections européennes. Et quelques jours plus tard, il a fait sa fameuse déclaration comme quoi il avait prévu ça depuis longtemps, qu'il avait dégoupillé une grenade, qu'il avait jeté dans leurs jambes et qu'il attendait de voir comment ils s'en sortent. Quelques jours plus tard, de nouveau, le père de Macron s'est exprimé. en disant que son fils lui avait parlé d'une dissolution depuis deux mois. Donc tout cela était parfaitement prémédité. Et cette élection-là, elle a été volée d'abord au peuple français, qui était mis devant le fait accompli, et qui ne pouvait pas se manifester, qui ne pouvait pas s'exprimer, qui ne pouvait pas faire son choix de manière éclairée. Comment voulez-vous faire un choix de manière éclairée lorsqu'on a une campagne éclair de 10 jours pour le premier tour ? Ce n'est pas possible. Comment pouvez-vous pour les candidats mener campagne de manière on va dire sereine, clairvoyante, lucide ? Et donc tout cela, ça a été une injure au peuple français. On sait que Macron n'a aucun respect pour ses citoyens. D'ailleurs, il les appelle chères Françaises, chers Français. Il ne les appelle pas mes chers compatriotes. Ils ne se sont pas du tout concernés, on va dire, par leur quotidien. Et lorsqu'il a dégoupillé cette grenade et qu'il a lancé dans les jambes, ça montre bien le mépris total et le mépris affiché. Donc ça a été un vol, on va dire, qui a éclaboussé tout le monde. personne n'est sorti indemne de ces élections. Personne. Alors pour répondre à vos followers et les personnes qui vous suivent et qui vous interrogent, je vais me mettre, on va dire, dans la peau de l'électeur La France Insoumise et qui vous dit que cela a été volé. Bien évidemment que l'élection a été volée, en ce sens où il y a eu deux temps. Premier tour, second tour. Et c'est quand même effroyable, même pas incroyable, c'est effroyable de voir que le parti qui était largement en tête au premier tour s'est retrouvé fragmenté par, on va dire, une infinité de petites minorités. Et donc, du coup, moi, lorsque je vote pour la France insoumise au premier tour, je lui donne, on va dire, un mandat par rapport à un programme, et je lui dis, vas-y Coco, tu as été qualifié pour le second tour, donne des coups de cravache, accélère, vas-y, et accélère la monture. Et qu'est-ce que je vois en tant qu'électeur LFI ? Eh bien, mon propre candidat à qui j'ai donné mandat pour me représenter à l'Assemblée nationale se désiste. au profit de personnes que j'ai combattues depuis des années. C'est ce qu'on me dit. C'est-à-dire, il y a eu des candidats LFI qui se sont désistés au profit d'Elisabeth Borne. C'est Mme 49-3. En à peine un an et demi, elle a fait à peu près une vingtaine de 49-3. Il y a eu un désistement au profit de Darmanin. Il faut savoir qu'il n'y a eu aucun candidat qui s'est présenté face à Hollande. Et donc, du coup, moi, électeur de la France Insoumise, eh bien je considère que j'ai été volé. Mais ce n'est pas la première fois que le peuple français est volé. Il y a eu un référendum en 2005 pour ou contre la Constitution européenne. Les Français se sont majoritairement exprimés, ils s'étaient mobilisés en ce sens-là et il y a eu donc un long appel Il y a eu une réunion au congrès par Nicolas Sarkozy. Le congrès, en fait, c'est lorsqu'on réunit l'Assemblée nationale et le Sénat à Versailles. Et là, on a piétiné le vote populaire, on a piétiné le référendum et on est allé à l'encontre du mandat qu'avait donné le peuple français aux députés et aux sénateurs, et à partir de là, il y a eu l'adhésion au traité de Lisbonne, ce qui a été une grande trahison. Ce pourquoi je pense qu'il y aura L'avenir me détrompera peut-être, mais il n'y aura jamais de référendum. Alors lorsqu'on voit les hommes politiques, il faut qu'il y ait un référendum d'initiative populaire, référendum d'initiative citoyenne. Mais il y a déjà eu un véritable référendum qui a été piétiné. Donc lorsqu'on a permis une telle lâcheté, lorsqu'on a permis une telle trahison, il n'y a plus rien à attendre de la classe politique telle qu'elle est présente actuellement. Donc ce, c'est l'électeur La France Insoumise, et il est légitimé à dire qu'on lui a volé son élection. Maintenant, l'électeur Rassemblement National, qu'on considère que c'est un fasciste, qu'on considère que c'est un raciste, qu'on considère que c'est un moins que rien, comment peut-on stigmatiser 10 millions de nos concitoyens. 10 millions, ce n'est pas rien. Attention, il y a quand même une progression énorme. Il faut savoir qu'en 2007, il y avait zéro député Front National, Rassemblement National. En 2012, pourquoi en 2007, il n'y avait rien ? 2007, c'est Sarkozy. Et il n'y avait rien du tout parce qu'on est au terme de 12 ans de Chirac. 7 ans le premier mandat, 5 ans le second mandat, on a fait un véritable chef d'État, on a fait un véritable homme politique, on a fait un véritable vieux de la vieille, comme on dit familièrement, et donc du coup ce n'était pas quelqu'un qui se stigmatisait, ce n'était pas quelqu'un qui a balancé le karcher, ce n'était pas quelqu'un qui était dans la provocation, quelqu'un qui était dans la haine, c'était quelqu'un qui était écouté de toutes et de tous. au terme de 12 ans de Chirachi, eh bien, il n'y avait pas de rassemblement national. Donc, zéro député en 2007. 2012, au terme de 5 ans de Sarkozy, on passe à 2 députés. Ah, quand même ! Donc là, c'est un décollant. Ensuite, on passe avec Emmanuel Macron, on passe à une dizaine. Et ensuite, qu'est-ce qui se passe en 2022 ? On fait un bond énorme à 89. Donc on passe d'une dizaine à 89. Deux ans plus tard, on passe de 89 à 130, mais 130 parce qu'on a ceinturé tout ça. Donc on a été à une évolution de 60 % en à peine deux ans. Il y a quand même une réalité sociologique, il y a une réalité sociale, il y a une réalité économique qu'il faut analyser. Et on ne peut pas dire que ces 10 millions de personnes sont des fachos. Et donc du coup le Rassemblement National, l'électeur Rassemblement National qui a voté en son âme et parce qu'on voit que le Président de la République avait dit « je m'en remets à la volonté populaire ». Et dès les premiers sondages, on a le même Président de la République qui dit que si les extrêmes passent, ce sera très grave pour la démocratie. Quand on a un Président de la République qui ose dire Je crains la guerre civile. Ce président de la République ne respecte pas son citoyen, ne respecte même pas, on va dire, la volonté populaire. Et cela, c'était avant même le premier tour. Lorsqu'il y a eu le raz-de-marée du premier tour, Là, c'était juste choquant. Je le dis en toute franchise, je ne suis pas du tout rassemblement national, mais par contre, je suis un démocrate et il faut respecter la volonté populaire. Et là, ce qu'on a vu, ce à quoi on a assisté, c'était juste, on va dire, un hold-up. Il n'y a pas d'autre mot. Parce que lorsque le peuple s'est exprimé et que aussitôt exprimé, on dit que c'est tout sauf le RL. Et qu'à partir de là, eh bien, il y a des désistements. Il y a eu, on va dire, près de 200 triangulaires, c'était juste fou, avec des désistements, avec le tout sauf le RN. Et dès ce moment-là, on a estimé qu'il était hors de question qu'il passe au second tour, que ça allait être la catastrophe, etc. Ce n'est pas ça un suffrage. Avec une terminologie, moi en tant qu'avocat et expert en sémantique, il y a une terminologie qui m'a choqué, c'est l'arc républicain. Donc cela signifierait que le Rassemblement National n'est pas un parti républicain, n'est pas un parti de la République. Mais si ce n'était pas un parti républicain, si ce n'est pas un parti de la République, il aurait fallu le dissoudre. Et comment expliquez-vous en amont, mon cher Aldo, que le vice-président de l'Assemblée Nationale chez nous ait été élu en tant que vice-président de l'Assemblée Nationale ? Il a présidé pendant deux ans et il a très bien fait son travail. Comment se fait-il qu'il y ait également une membre de la Commission de la Défense qui soit Rassemblement national ? Donc tous ces éléments-là ont été scandaleux, mais mon cher Aldo, il y a eu une simultanéité parce que le hold-up n'a pas eu lieu qu'en France, il a eu lieu également en Angleterre.
Oui absolument, il y a eu un hold-up quand on regarde les chiffres, on est à peu près sur des chiffres très similaires à la France. Quand on regarde par exemple réformes ou les démocrates libéraux, ils sont dans un mouchoir de poche en termes de nombre de votants, mais quand on regarde le nombre de députés, Ça n'a rien à voir. De mémoire, on est à 3,5 millions, 4 millions de votants pour l'un et l'autre. Par contre, en termes de députés, de libéraux-démocrates, 6 ou 7 fois plus de députés. Donc le delta est énorme. Il n'y a plus de communes mesures entre l'expression, on va dire, du peuple et la représentativité au sein de l'Assemblée. Moi, ce qui me choque en France, et je tiens à le dire, moi je suis comme vous, full disclosure, comme on dit en anglais, Moi, je ne suis pas du tout rassemblement national. J'admets que j'ai eu des sympathies pour ce parti il y a longtemps, mais ce n'est plus quelque chose qui fait partie de mon univers mental, disons-nous. Maintenant, ce qui me choque, vu depuis le Royaume-Uni, c'est que pour moi, la démocratie, c'est une personne, un vote. Un citoyen, un vote. Et tous les citoyens sont égaux. Ça signifie que si on est millionnaire, ou on est riche, ou on est pauvre ou autre, c'est toujours un citoyen, un vote. Ce qui me choque, c'est de voir des gens qui arrivent à la télévision, ça signifie qu'ils sont souvent, il faut le dire, c'est des millionnaires, des acteurs, des footballeurs qui sont payés des fois 1 000 SMIC par an, et des gens qui viennent appeler à voter. Alors, ils ont le droit, eux, de voter, bien sûr. Ils ont le droit eux-mêmes de voter. Ils ont le droit aussi de faire du militantisme politique. Ils ont le droit, par exemple, de s'inscrire dans un parti militaire. Par contre, je trouve que c'est une imposture, c'est une tartufferie effroyable qu'ils arrivent à la télévision et puis qu'ils viennent conseiller la populace de voter pour tel camp ou contre tel camp. Je trouve ça absolument atroce.
Alors, je vous rejoins entièrement, Aldo. Il faut mettre les noms. il y a le Cam Bapé. On a quand même un personnage qui gagne 6 millions d'euros par mois. 6 millions d'euros par mois. C'est-à-dire qu'on ne sait même plus à quoi ça correspond. Et qui intervient avant le premier tour et qui remplit pour intervenir avant le second tour. Et au second tour, il parle carrément de ces gens-là. Qu'est-ce que ce mépris ? pour des concitoyens. Pour qui se prend-il ? Alors je ne veux pas être méprisant et dire qu'il ferait mieux de mieux jouer au football, lui qui a été totalement transparent à l'occasion de la demi-finale contre l'Espagne, et qu'il ferait mieux de faire son travail et faire ce On est un BAPE, un capitaine de l'équipe de France, qui porte le maillot national. Le maillot national, c'est le maillot de la nation. Et la nation appartient au peuple français. Et à partir du moment où cette personne-là s'autorise, avec le relais complice des médias, de parler de ces gens-là, c'est juste inadmissible. en achetant des billets pour aller au stade pour le voir. Ces gens-là le font vivre parce qu'ils achètent ces maillots, etc., tous les produits dérivés. Donc un minimum de respect pour ces gens-là. Et c'est ça qui a été insupportable, c'est qu'on est arrivé, on va dire, à une distorsion, on va dire, de signification des mots. Parce qu'on a un vapé qui appelle à faire barrage contre le Rassemblement national, qui parle de ces gens-là, et qui appelle donc par la force des choses à voter en général la France insoumise, sachant que la France insoumise, on va dire, c'est le parti populaire, mais c'est quelqu'un qui gagne 6 millions qui appellent à voter pour un parti populaire. Et c'est là où les mots n'ont plus de sens, et c'est là où l'inacceptable devient force de loi. Et ça, ce n'est pas bon. Ce n'est pas bon pourquoi ? Parce qu'en fait, ces élections, qu'est-ce qu'elles ont montré ? Elles ont montré que depuis l'arrivée de Sarkozy, la politique est exercée à coup de dopamine. Rien d'autre. Et la dopamine, c'est ce qui fait tenir les gens avec le stress, avec la peur, avec la surcharge émotionnelle, etc. Et on ne vit depuis Sarkozy que sous dopamine. Il n'y a aucun échange serein, il n'y a aucun débat pertinent, profond, sur le fond des choses, etc. On n'est que dans de la dopamine avec l'épouvantail permanent Macron en 2017 qui dit qu'il faut qu'il ait le sursaut républicain. Très bien. Catastrophe pendant cinq ans, ce qui amène Marine Le Pen à revenir avec plus de force. Rebelote, sursaut républicain, tout sauf le RN. Très bien. Catastrophe qui passe de cinq ans à deux ans. Deux ans plus tard, il y a un raz-de-marée qui s'annonce. Dissolution, et là aussi, sursaut républicain, arc républicain. Parce que de manière générale, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, il n'y a aucun parti qui a gagné le Rassemblement National. Ce sont deux alliances d'alliances. Et je ne sais pas si j'étais clair, il y a eu deux alliances d'alliances. Il y a une première alliance d'abord, le Nouveau Front Populaire. qui a été créé à la va-vide en à peine quatre jours, de manière opportuniste, alors que quatre jours avant, il se tirait dans les pattes. Et quatre jours plus tard, ce nouveau front populaire a réuni douze parties. Vous imaginez, Aldo, douze parties. C'est ce que j'appelle une alliance. L'autre alliance, eh bien, ça s'est appelé Ensemble. Alors avant, on a eu En Marche, Très bien, il fallait marcher. Ensuite, la République en marche. Alors on se demande en quoi la République a été en marche. Après, comme ça ne marchait pas, renaissance. Bon ben, renaissance de quoi ? Et là, c'est passé ensemble. Ensemble, avec donc le parti Macronard. Je dis Macronard et pas Macroniste. Il y a eu le Modem. Il y a eu une partie des Républicains. Et ça, c'était la seconde alliance. Et ces deux alliances, quand on fait alliance, pour venir à bout d'un seul et unique parti qui est le Rassemblement National. Donc on a quand même une force politique qui est juste extraordinaire, en ce sens où elle a dû voir mobiliser face à elle un véritable hold-up en bande organisée pour être limitée. J'ai bien dit limitée, parce que le Rassemblement National n'a pas été détruit, n'a pas été écarté. Et à l'heure où je vous parle, Contrairement à ce que disent les élus de la France insoumise, contrairement à ce que disent les élus du Nouveau Front Populaire qui est totalement artificiel et dont je ne donne pas plus de quelques mois, tout comme la lupesse avait duré à peine deux ans, et bien le premier groupe politique à l'Assemblée Nationale, c'est le Rassemblement National, quoi qu'on en dise. et c'est le premier groupe. Et lorsqu'on voit cela, je comprends encore une fois l'électeur Assemblée nationale qui vous dit qu'on lui a volé l'élection.
Moi je comprends très bien, je conçois. Là on a mis quand même, c'est un groupement très hétéroclite. S'il faut 12 parties, si on doit mettre 12 parties dans une alliance, forcément on est en train de ramasser n'importe qui. On est en train de faire la sortie des gares littéralement, la sortie des bus et dire venez on va créer une alliance contre le Rassemblement National. En d'autres termes, on est en train de mettre ensemble des gens qui n'ont rien à faire de différents bords politiques, ils sont unis par une seule chose, c'est qu'on ne veut pas le Rassemblement National. Et on voit que cette fois-ci, vous avez montré avec brio comment ça allait crescendo depuis les années Chirac où on était à zéro, puis après ça va augmenter, on a la force politique du Rassemblement National qui pèse de plus en plus lourd. Cette fois-ci, on a cette impression que le système a dû mettre plein gaz, plein pot, ça signifie déployer toutes ces cartes, pour bloquer le Rassemblement National, il n'y a plus de marge de manœuvre, il n'y a plus de puissance là. Si la prochaine fois, mettons, le prochain grand rendez-vous c'est quoi ? C'est la présidentielle. Je veux dire, il n'y a plus de marge de manœuvre. Il faudra ramener tous les mbappés de la terre, il faudra ramener les jongleurs, les humoristes, tout le monde à la télévision pour appeler les Français à voter contre le Rassemblement National. Mais ça devient grotesque cette politique. Jusqu'à quand ? Jusqu'à quand ? Ça fait 20 ans que ça dure là maintenant, depuis 2002 pratiquement.
Tout à fait. Alors il faut savoir que le Rassemblement National, qui est l'héritier du Front National, est un parfait parti républicain parce qu'il faut remonter à la source lorsqu'il a été créé en 1972 par Jean-Marie Le Pen. Pourquoi a-t-il été créé ? Vous savez, Jean-Marie Le Pen, c'était un lieutenant. Je n'ai rien contre les lieutenants, mais c'était un petit lieutenant, rien d'extraordinaire. Très bien, il avait fait quelques petits coups, etc. Mais on lui a demandé très clairement de créer un parti parce qu'en créant ce parti-là, ça permettait de répertorier de manière sociologique et statistique ce qu'on pouvait appeler les fascistes et l'extrême droite. Donc c'était un parfait outil statistique et c'était un parfait outil sociologique, notamment pour l'enseignement généraux. Et ce parti-là a toujours joué son rôle, son rôle d'épouvantail. Il le joue à merveille et c'est sa seule raison d'être. Sa raison d'être n'est pas de prendre le pouvoir, sa raison d'être n'est pas de diriger un gouvernement, sa raison d'être n'est pas de diriger notre beau pays, sa raison d'être c'est de servir d'épouvantail. Et il y a un gangster de très haut niveau qui l'avait très bien compris, quelqu'un qui n'est pas de gauche, on en a parlé la dernière fois, c'est Mitterrand. Mitterrand, lorsqu'il a premier mandat de 7 ans, il a été élu en 81 et les élections suivantes c'était en 88. Qu'a-t-il fait lorsqu'il y a eu les élections législatives de 86 ? Il a instauré la proportionnelle. Qu'a permis la proportionnelle ? Ça a permis de faire entrer au sein de l'Assemblée Nationale le Front National. Et c'est là où le Front National a eu, si je puis dire, sa légitimité institutionnelle de participer au débat de la nation. Tout cela a été le fait stricto sensu de Mitterrand. Que s'est-il passé ? Mitterrand, bien évidemment, et la gauche avaient perdu ces élections législatives, et Jacques Chirac, à l'époque, avait commis une erreur, c'était d'accepter d'être Premier ministre. Et donc, du coup, il a pris tous les coups pendant deux ans, et lorsqu'il s'est présenté aux présidentielles, il était quelque peu épuisé. Et là, Mitterrand, bien que malade déjà, a rempilé pour un second mandat. Et c'était bon. Et il a fait quand même 14 ans. 14 ans avec, là aussi, un coup de poker, mais c'est pas vraiment un poker parce qu'il maîtrisait le jeu. 14 ans, là aussi, avec un ball de poing. au détriment de ses électeurs, au détriment du PS lui-même, qui a dû attendre encore 7 ans pour pouvoir accéder au pouvoir. Donc voilà la problématique, c'est qu'on a un parti qui est profondément républicain, qui n'a jamais été attaqué ni par le Conseil d'État, ni par le Conseil constitutionnel, qui a toujours été considéré comme un parti républicain, mais un parti qu'on traite d'anti-républicain avec un jeu de linguistique, un jeu dialectique, c'est le sursaut républicain face au Rassemblement national, l'arc républicain face au Rassemblement national, tout sauf le Rassemblement national, ils vont réformer la Constitution, etc. avec des peurs énormes. Et donc ça, c'est juste effroyable. Mais pour répondre à votre remarque, Aldo, vous avez dit, quelle est la suite ? Parce que la prochaine échéance, ce seront les présidentielles. Alors là, il faut être imaginatif. C'est-à-dire que d'ici 2027, il peut tout se passer. Et on avait envisagé quelques hypothèses la dernière fois. Il peut y avoir la démission d'Emmanuel Macron en tant que président. Là, on va dire dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, en tout cas avant 2027, il peut y avoir, dès l'année prochaine, une nouvelle dissolution. Et là, on est reparti pour des législatives. Et tout cela montre quoi ? Montre qu'il y a une complicité énorme des médias qui sont sous contrôle oligarchique. Mais je ne vais pas poursuivre mon analyse en paraissant pessimiste, en dressant un.
Tableau noir, etc. Vous avez une bonne nouvelle ?
Oui, elle est très bonne.
Dites-nous, il y a plus de 600 personnes qui écoutent.
C'est-à-dire que lorsqu'on a un adversaire qui a utilisé tous ses jokers, ça veut dire qu'il n'a plus de jeu. Et qu'est-ce qui se passe en fait, que ce soit pour nous la République française, que ce soit pour l'Angleterre, avec là aussi l'escroc sternaire ? Il faut savoir quand même qu'avec à peine 33%, ils ont eu plus de 450 sièges sur les 650. Mais c'est juste scandaleux. Quand on voit que Nigel Farage, avec 12%, n'a eu que 4 sièges. Lorsqu'on voit les libéraux-démocrates à côté, en ayant 14%, ils ont eu grosso modo 70 sièges. Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'on est à la fin d'un système. Ça y est, c'est fini, il ne reste plus rien.
Vous savez, moi, comment je l'appelle ce système ? Dans mes dernières vidéos, parce que je commence doucement à tomber peut-être dans le cynisme, c'est mal, mais c'est pas du cynisme, c'est juste une sorte d'hyper réalisme. Je pense que nous sommes doucement en train d'entrer dans une ère post-politique. Ça signifie que je vois aujourd'hui que Le vote n'a plus vraiment beaucoup d'importance dans le sens où il ne se traduit plus en actions concrètes et même en représentativité concrète. Nous avons Starmer qui est considéré ici comme l'extrême gauche woke à l'époque quand il y avait en Minnesota cette affaire Floyd. Le gars se photographiait régulièrement à genoux dans son bureau juste pour montrer le genre de gars que c'est. Dès son élection, il est parti tout de suite aux Etats-Unis chez Biden. Biden, dont personne ne veut aux Etats-Unis déjà. On me dit depuis la BAC qu'il ne tiendra pas dix jours. Eh bien, il a été chez lui pour essayer. On a l'impression qu'il va obtenir des instructions. Et il arrive en disant quoi ? Et c'est sorti dans les premières pages des journaux. Il faut augmenter les dépenses militaires au sein de l'OTAN. Voilà un parti de gauche qui a fait campagne sur les classiques, sur les hôpitaux, sur le pouvoir d'achat, sur les retraites, sur des trucs comme ça. Il arrive et là, il veut plus d'argent pour les grands contracteurs de l'armement. Donc au bout d'un moment, Moi je suis content que les conservateurs soient partis, parce que c'était une bande d'escrocs. Mais je savais que ceux qui allaient les remplacer allaient être une autre bande d'escrocs, mais j'avais envie de changer de visage, c'est tout. C'est juste que les premiers devenaient ennuyeux, j'avais envie de voir d'autres escrocs, c'est tout. Mais je n'ai plus vraiment de foi dans le vote. Même si j'ai été voté, je n'ai plus vraiment de foi dans le vote.
Alors pour vous rejoindre, vous savez, il faut revenir sur l'ADN. Quel est l'ADN de la France ? Nous avons quand même la Révolution française, 1789, qui met un coup d'arrêt à des siècles de monarchie pour la présenter comme quelque chose de totalement régressif. Très bien. Il y a la déclaration des droits de l'homme et des citoyens, mais concrètement, que s'est-il passé ? Les premières années, donc 1789 jusqu'en 1799, quand même les dix premières années, il n'y a eu aucun dirigeant. Il n'y a eu aucune élection digne de ce nom. Donc la Révolution française elle-même, on va dire, est une forme de supercherie. Et je sais que je vais m'attirer le courroux de pas mal de personnes en disant ça, mais il faut être très clair, il faut être intègre intellectuellement parlant, parce que lorsqu'on rentre dans les détails, que s'est-il passé ? On a eu d'abord un groupe qu'on appelait les Girondins. Ils ont exercé le pouvoir pendant un an, un an énigmant, très bien. Ensuite, alors parmi les Girondins, il y avait des personnes inconnues. Et au bout d'un an, il y avait un groupe qui s'appelait les Montagnards. Alors eux, ils rigolaient pas du tout. C'était Danton, Robester, etc. Et que s'est-il passé ? Je ne sais pas si vous êtes au courant, Aldo, mais on les a éliminés physiquement. On les a supprimés. avec ce qu'on appelle quelque chose de très glauque, le banquet des Girondins. C'est-à-dire qu'on leur a accordé de dîner un soir, voilà, de riz paillé, comme on disait à l'époque, donc ils avaient des tonnes de bouffe, etc., de l'alcool, du vin et tout, et ils ont tous bu et mangé, sachant que le lendemain, ils se faisaient tous tuer. Vous imaginez ? Et il y a beaucoup de...
C'est très républicain, ça ! C'est très républicain, on est en République !
Tout à fait, tout à fait. Et alors après, que s'est-il passé, les montagnards ? Eh bien, il y a des gars qui ont dit non, mais là, les montagnards, ce n'est pas assez. Donc, on a éliminé Robespierre, on a éliminé Danton, et là, ils se sont appelés les termidoriens. Et là, eh bien, vous avez le fameux mot termideur, et on a carrément dit on va changer le calendrier. Vous imaginez, est-ce que c'était une priorité que de changer le calendrier ? Et là, que s'est-il passé ? Après, il y a eu le directoire. Et là, je défie qui que ce soit de me dire qui étaient les cinq directeurs. On les appelait comme ça, les directeurs, il y avait cinq directeurs. Le plus connu, c'était Barras et Pippoin-Barre. Un directoire qui ne vient pas du tout du peuple, du tout, et c'était de parfaits inconnus, mais qui avaient bien évidemment un lien direct entre l'aristocratie et la classe économique. A l'époque, on disait la noblesse et puis le tiers état. Et après que s'est-il passé, il y a eu un consul. Un consul, vous imaginez, c'est-à-dire on fait la révolution avec l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. On a quand même ça comme carte qu'on balance. Eh bien, on a un consul. Ce consul s'appelle comment ? Napoléon Bonaparte. Et là, le gars, qu'est-ce qu'il dit ? Il dit bon, tant qu'à faire, je vais devenir empereur. Allez hop, coup d'État, 18 brimeurs. Ensuite, il devient empereur. Il est sacré par le pape. C'est merveilleux. Et après, que se passe-t-il ? Eh bien, il va trop loin. Très bien, il va trop loin. Pourquoi ? Parce qu'il a décidé d'embêter les Russes. Comme quoi, vous savez, l'histoire se répète.
Ça doit pas dire, oui. On s'attaque soit aux Russes, soit aux Anglais.
Et les Russes pour pas les embêter. Et donc, là, que se passe-t-il ? Il y a la restauration. Ça veut dire quoi, ça, la restauration ? Ça veut dire qu'on restaure, on revient, mais c'est pas vraiment ça, etc. On revient à un régime monarchique, mais c'est pas vraiment l'ancien régime. Et donc, on a Louis XVIII, Charles X. Très bien. Après, ça va pas du tout. Charles X était un peu con, excusez-moi d'être grossier. Et là, on a Louis-Philippe. D'ailleurs, c'est Louis-Philippe qui a ramené, contrairement à ce qu'on croit, c'est lui qui a ramené l'obélisque d'Égypte et qui l'a placé place de la Concorde. C'est Louis-Philippe. Et donc là, que se passe-t-il ? Eh bien, il y a les Trois Valorieuses, comme qu'on a bien fait des répétitions de mots, les Trois Valorieuses, Donc c'était en juillet et il y a les Trente Glorieuses ensuite, au XXe siècle, où s'avère le soi-disant boom économique, etc. Et donc là, Louis-Philippe est là. Et là, enfin, enfin, donc là, Deuxième République. Enfin. Vous imaginez ? Deuxième République. Et là, qui se présente pour la Deuxième République ? Louis-Napoléon Bonaparte. Le neveu de Napoléon Bonaparte.
La même famille, quoi. On a une famille.
C'est quand même extraordinaire. Et donc lui, qu'est-ce qu'il se dit ? Il se dit, je vais faire comme tonton. Et donc du coup, Napoléon III. Et là, c'est le Second Empire. On a eu le Premier Empire sous Napoléon Bonaparte, Second Empire, Napoléon III. Et là, il va très loin là aussi. Et il décide de mener une guerre au Mexique. Vous imaginez quand même. C'est comme maintenant avec l'Ukraine. C'est-à-dire, mais de quoi on se mêle ? C'est juste.
Il est au Mexique, quoi.
Oui, non, mais c'est fou.
Oui, et le Mexique, à l'époque, était plus loin qu'aujourd'hui, parce qu'avec les moyens de transport de l'époque, c'était pas à côté.
C'est ça, c'est ça. C'est quand même incroyable. Et donc, du coup, qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, il y a la défaite de Cédan, 1870, et là, Aldo, proclamation de la République. Donc, on est à la Troisième République. Il faut savoir que la Constitution n'a été proclamée qu'en 1875, Aldo, pendant cinq Il n'y avait pas de règle, il n'y avait rien, c'était le néant. Mais pendant ce temps-là, et vous aimez beaucoup Émile Zola, je le sais, lorsque vous lisez Émile Zola, lorsque vous lisez Les Roubaux Macabres, vous voyez que pendant cette époque-là, c'était un hold-up total en France et notamment à Paris. avec les promoteurs déjà immobiliers à l'époque qui rasaient des pâtés de maisons de Chaumière pour construire les immeubles haussmanniens, etc. Et là, quand même, on a la Troisième République, donc 1870 jusqu'à quand, Aldo ? 1940. 1940, qu'est-ce qui se passe ? C'est Pétain qui prend la relève.
Ouais, c'est...
C'est extraordinaire quand même. Quelqu'un qui prend la relève avec qui ? Avec la SSIO, donc le Mouvement Ouvrier. Syndicat français de l'Internationale Ouvrière, attention. C'est pas rien quand même. Et là, ensuite, qu'est-ce qui se passe ? 4e République. Très bien, 4e République communiste. Et là, les communistes, qu'est-ce qu'ils disent ? Bon, on va bien faire en sorte que On maîtrise le système. On va mettre un président à deux balles, mais par contre c'est pouvoir législatif. Ça donnait quoi ? Motion de censure tous les neuf mois. Il y avait un gouvernement tous les neuf mois. Et là, qu'est-ce qui se passe ? En 1958, qui c'est qui arrive ? Un Général ! C'est très démocratique ça !
Oui, c'est le Général, ça rappelle quelque chose.
On présente comme un démocrate quand même. C'est-à-dire que ça aurait été, imaginons, le général Lamry ou le général Nassar qui rédige une constitution. On va dire que c'est scandaleux.
Oui, un truc d'africain, quoi.
C'est inadmissible. Ou bien Général d'Amérique du Sud, là c'est juste inadmissible. Là, non. Non, non, on le présente comme un démocrate. Et sachant qu'il n'était que deux à rédiger la Constitution. Si au moins c'était une commission. C'est Jean-Louis Debré, pardon, et de Gaulle. À deux, ils rédigent une Constitution. Qu'ils font un référendum. Et donc on y est depuis 1958. Donc tout ça pour vous dire quoi ? que depuis 1789, il y a un problème de tête de l'exécutif dans notre pays. La France est une nation multiforme, très diversifiée, sans rentrer dans la diversité internationale et étrangère. Déjà, un Breton n'a rien à voir avec un Alsacien, qui n'a rien à voir avec quelqu'un de Marseille, etc. Et c'est ce qui fait la richesse de notre magnifique pays, c'est lorsqu'on passe d'une région à une autre, lorsqu'on passe d'un département à un autre, c'est comme si on changeait de pays. L'architecture n'est pas la même, le terroir n'est pas le même, la gastronomie n'est pas la même, le climat n'est pas le même, l'accent n'est pas le même, etc. Et c'est juste magnifique. Et bien tout cela a donné, on va dire, un chaos la tête de l'exécutif en guillotinant Louis XVI. Et depuis, on est en quête de l'exécutif. Là, au lieu de se dire, bon, très bien, est-ce que le prix de l'électricité va diminuer ? Qui va être Premier ministre ? C'est la seule question qu'on se pose actuellement. c'est pas est-ce que mon pouvoir d'achat va augmenter demain, ce n'est pas est-ce que je vais payer moins d'impôts demain, ce n'est pas est-ce que la sécurité va s'améliorer demain, non, c'est qui va être Premier ministre.
Oui, mais ça, on ne se pose pas la question, parce que ça, si quelqu'un se pose la question dans le public, moi j'ai la réponse. La réponse est non. Je peux tout de suite le dire, c'est facile, on ne gagne aucun prix à répondre à cette question. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quel que soit le parti, j'ai l'impression qu'il y a une sorte de défaitisme civilisationnel complètement assumé, décomplexé. J'ai presque envie de dire, moi venant du Maghreb, n'est-ce pas, j'ai presque l'impression de voir du fatalisme. Oui, le fatalisme du Semectoub, c'est comme ça. Ça signifie que l'électricité est chère. La France, c'est un pays qui maîtrise le nucléaire. Normalement, c'est un pays qui aurait dû avoir l'électricité quasiment gratuite pour les citoyens et pour son industrie, qui lui permet, comme on dit en anglais, d'avoir un edge, d'avoir un avantage concurrentiel par rapport à d'autres pays, par exemple à l'Inde qui peut avoir un milliard de personnes qui travaillent pour trois fois rien, ou la Chine ou autre, enfin chaque pays a des cartes. Mais j'ai l'impression que la France a ce complexe de, nous on veut pas avoir de cartes, si on a quelque chose de positif, par exemple le nucléaire, on va le s'aborder d'une manière ou d'une autre. Et à ce moment là il lit l'électricité au gaz, bon ils n'ont pas de gaz donc forcément le prix, l'augmentation du prix ou la réduction des volumes, l'augmentation du volume en Algérie, par exemple, va affecter le prix de l'électricité en France. Servait à quoi, à la base, de créer de l'électricité dans ce cas-là ? Et donc, c'est vrai qu'on a ce défaitisme qui fait qu'on va se réorienter vers des questions secondaires. Finalement, qui sera le Premier ministre ? Voilà. Mais je ne suis pas, quant à moi, convaincu que le nom du Premier ministre changera quoi que ce soit à l'équation. Du tout, du tout.
Pour vous contredire en quelque sorte sur le fatalisme, en fait il ne faut surtout pas, parce que ce que je voudrais dire avec beaucoup de force et de sincérité, Aldo, c'est que demain nous appartient. Et ça c'est fondamental. Là il faut qu'on rentre dans la rationalité et en fait on n'obtient pas des résultats différents avec les mêmes ingrédients. Donc là il faut changer les ingrédients et demain nous appartient. Et lorsque je dis que demain nous appartient, dès aujourd'hui, dès ce soir, il faut d'abord avoir ce que j'appelle un élan vital. Et cet élan vital en fait a été volontairement cassé depuis des décennies. Comment on a cassé l'élan vital ? En cassant d'abord ce qui constitue un noyau ethnologique Un noyau anthropologique, c'est la famille. on a cassé ce noyau-là. Vous savez, la famille, c'est quand même quelque chose de très important, en ce sens où, eh bien, imaginons, je suis marié, j'ai des enfants, très bien, lorsque mes enfants rentrent, eh bien, je pars, j'analyse les choses, etc. Et ça constitue une transmission. Et ça, c'est vraiment très important. Tout comme nous, on a reçu cette transmission de la part de nos parents, ce qu'on appelle les anciens. Eh bien, on l'a fragmentée. Vous savez, lorsque je suis venu faire mes J'étais choqué de voir que les quatre cinquièmes des étudiants avaient quitté leur domicile, sachant qu'ils habitaient dans la même ville que leurs parents. Alors, je leur disais oui, mais c'est normal ça. Je ne sais pas pourquoi tu n'habites pas chez tes parents, etc. Ah non, ça y est, mon père m'a dit écoute, j'ai tout payé pour toi jusqu'à 18 ans, maintenant tu démerdes. Très bien. Donc on peut dire oui, c'est bien, ça fait grandir, etc. Mais en faisant ça, en l'opérant de la sorte, il y a une fragmentation. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a plus de transmission, on va dire, de pratique de la vie, la façon dont on réagit par rapport à l'adversité, etc. On est livré à soi-même. Et en étant livré à soi-même, ce qu'on appelle l'individu, l'individualisme, eh bien, on est beaucoup plus vulnérable, on est beaucoup plus malléable. Vous savez, c'est Thomas Hobbes, le fameux théoricien politique, qui avait dit dans le Léviathan, l'homme est un loup pour l'homme. Et le loup, comment évolue-t-il ? Il évolue en meute, en permanence. Et vous voyez bien les mammifères, c'est-à-dire qu'ils avancent toujours en meute. Et d'ailleurs, excusez-moi, je vais faire une petite dégression. Quand vous voyez, vous vous rappelez le fameux film Gladiator avec Russell Crowe, Bomba Libi qui a la pratique armée, la pratique militaire, quand il est dans l'arrêt, vous connaissez la suite, etc. C'est hollywoodien, c'était bien filmé. On se réga pendant deux heures. Mais en fait, on a cassé ça. Et vous vous rappelez, Aldo, moi, quand j'étais jeune, eh bien, on n'avait qu'un seul téléphone à la maison. Et donc, bon, c'était souvent gênant parce que ça donnait lieu à des situations très cocasses, parce qu'on vous appelait et votre mère, elle disait, voilà, bonjour, est-ce que je peux parler à Aldo ? Et votre mère disait, de la part de qui ? Bon, bonjour, l'intimité, bonjour, la discrétion. Et puis là, votre mère criait Aldo, vous descendiez, etc. Et puis bon, des fois, votre mère restait assise à un mètre de vous, elle écoutait la conversation. Vous vous rappelez ? Qu'est-ce que ça donnait la fragmentation ? Ça donnait que dans une famille maintenant, chacun a son portable. Et donc chacun évolue ensuite dans sa virtualité. Et c'est tout ça qu'il faut, on va dire, casser en ressoudant le lien social. Il n'y a jamais eu, à l'occasion de ces législatives, il n'y a jamais eu un tel déferlement de haine réciproque dans les deux sens. Et ce qu'il faut prôner, c'est l'union. Ce qu'il faut prôner, c'est la solidarité. Mais pas en termes de mots uniquement. La solidarité, l'union, n'est pas une notion abstraite. On appartient tous à un pays. Parce que demain, si nous sommes en guerre, qu'est-ce qu'on va faire ? Les gens de LFI vont dire non mais les RN c'est des enfoirés. RN va dire non non LFI, mais on est où là ? Et donc moi je pense qu'il faut retravailler le corps social et revenir à des fondamentaux qui sont très importants. Et ces fondamentaux, ce sont ceux-là même qui existent dans les sociétés qui sont en train d'évoluer, dans les BRICS. Quand vous voyez quand même un pays comme l'Inde, plus d'un milliard d'habitants, où il y a quand même un mouvement qui fait un, alors qu'il y a je ne sais combien de régions en Inde et il y a je ne sais combien de cultures de l'Oural jusqu'à l'océan Pacifique. Là aussi, il y a une infinité de cultures. Eh bien, tout cela a été réuni autour d'une notion commune. Et cette notion commune, c'est quoi ? Eh bien, c'est la nation, c'est le drapeau et c'est également les attributs de la nation. Et quel est le premier attribut de la nation, Aldo ? Eh bien, c'est le pouvoir de battre monnaie, d'abord. Et là, on a cassé. on l'a cassé avec l'euro.
C'est pour ça que les britanniques ont toujours voulu garder la livre sterling, même quand ils étaient dans l'UE. D'ailleurs, ils étaient une des locomotives de l'UE, donc ils incitaient les autres à adopter l'euro. Sauf que pour nous, non merci, vous allez adopter l'euro, nous on garde la pente. Ils ont fait pareil pour leurs frontières. Je suis sûr que vous allez dire le prochain, c'est le contrôle des frontières. Les frontières, ils ont dit à tout le monde, vous allez dans Schengen, mais nous, Non, on ne nous intéresse pas en ce moment, voilà, on viendra plus tard.
Tout à fait. Et en fait, les Britanniques, enfin les Anglais, se réfugient quand même vers quelque chose de très important. Quand on parle de la reine, voilà, God save the Queen, c'est quand même quelque chose de très important, ça soude. Et ça unit un peuple malgré les divergences, etc. Et ce pouvoir-là, ce pouvoir de battre monnaie, est fondamental. Rappelez-vous, Aldo, avant l'euro, lorsque vous prenez les billets, eh bien, il y avait des têtes de gens qui représentaient l'âme française, l'histoire de France.
Pascal, Saint-Exupéry, tout ça.
Tout à fait. Et là, lorsque vous voyez l'euro, c'est abstrait. Ce sont des dessins faits par l'informatique, par l'intelligence artificielle, ça ne représente rien de particulier. Vous prenez un dollar, il y a la tête de George Washington, il y a la tête de Franklin Roosevelt, il y a une identification par rapport à ça. On prend par exemple au Maroc, avant c'était la tête de Hassan II, maintenant c'est la tête de Mohamed VI. Il y a cette identification quotidienne. La non, elle est totalement abstraite. Et à force d'abstraction, à force de dire même des choses qui sont fausses linguistiquement parlant, la nation européenne, la nation européenne n'existe pas. Quand on dit oui, on est européen avant tout, non, je suis français avant tout, je suis européen ensuite. Donc à force de tout cela, on est arrivé à une totale abstraction qui fait qu'on agite la menace de la guerre civile. Mais cette guerre civile-là, on va dire, il ne faut pas se tromper d'ennemi, cette guerre civile, si elle a lieu, je pense qu'elle n'aura pas lieu, elle aurait été fomentée par l'oligarchie française, tout comme c'est l'oligarchie française qu'il y a en donnant des directives à Macron, parce que, excusez-moi mais on a parlé très rapidement de la chute de la bourse, mais la bourse s'est aussitôt remontée et la bourse se porte à merveille et à l'heure où je vous parle, le CAC 40 se porte à merveille. Alors je ne veux pas rentrer, parce que ce n'est pas le sujet aujourd'hui, je ne veux pas rentrer dans une analyse financière, économique etc. On fera ça une autre fois si vous voulez, mais en tout cas je pense qu'il faut lancer un nouvel élan vital, il faut entre nos mains et il faut arrêter d'attendre le prophète. Il faut arrêter d'attendre le faux prophète. On nous a annoncé pendant longtemps Jordan Bardella va être Premier ministre. Très bien. On nous l'a vendu, mais à toutes les sauces. Excusez-moi, mais Jordan Bardella, c'est une imposture. Excusez-moi, comment peut-on dire que ce type-là va changer les choses ? Il n'a que 28 ans. Et même si, aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années, comme disait Corneille dans le Cid, eh bien, il n'a quand même aucune expérience. Aucune expérience, on va dire, politique réelle, aucune expérience d'entreprise, aucune expérience salariale réelle. C'est-à-dire que, quand on voit aux États-Unis, par exemple, Il y a deux cas. C'est soit le mec qui l'a fait Harvard, soit c'est le self-made man. Très bien. Et dans les deux cas, on dit bravo. Bravo, Jean McLean. Ça a été le cas de Jimmy Carter, par exemple, qui vendait des cacahuètes lorsqu'il était gamin. C'est le cas de Regan, qui était un acteur de catégorie B. Très bien. Bardella n'est ni self-made man, ni issu, on va dire, d'une grande université, sans parler de grande école. Et pendant des semaines, on l'a rendu comme le sauveur.
Mais Maître Fadili, si je veux être l'avocat du diable, je vais essayer de défendre, je sais que vous êtes avocat, vous allez apprécier, je vais essayer de défendre M. Bardella tout en disant que je suis l'avocat du diable. Il ne faut pas y voir une correspondance quelconque, même si je ne suis pas rassemblement national. Vous avez donné des exemples naturellement, vous-même vous avez donné des exemples américains. Je peux dire, j'aurais même pu continuer à dire Trump par exemple, qui est un businessman, un abouti, tout ça, on peut le critiquer sur d'autres choses, mais sur la partie business, c'est quelqu'un qui sait y faire. Mais en France, classiquement, on a qui ? On a des gens qui n'ont... Une fois il y a eu, il y a longtemps de cela, un journaliste avait été demandé à des hommes politiques français, je crois combien coûte une baguette, un truc aussi bête que ça. Quelque chose que les français achètent au jour le jour, donc n'importe quel français peut le dire. Ils n'avaient pas la moindre idée. Ils ne savent pas si la baguette coûte 10 centimes ou si elle coûte 15 euros. C'est quelque part au milieu là. Ils ne savent pas. C'est des gens qui ont grandi dans les rouages de la politique, dans les rouages de l'État et ils sont déconnectés de nos réalités. Ils viennent nous faire les pahons à chaque fois qu'il y a les... Moi, aujourd'hui, quand je vois les campagnes électorales, je vois des pahons. Je vois des gens qui viennent processionner de plateau en plateau, nous parler de problèmes qu'ils ne connaissent pas, de réalités qu'ils ne vivent pas. et nous promettre des solutions. Et je sais, on sait, nous savons tous maintenant, parce que tout le monde connaît tout le monde aujourd'hui, on n'a plus d'illusions, parce qu'on a la mémoire, on a la mémoire. Vous savez, vous aviez évoqué les années 90, quand on avait le téléphone et la maman décrochait. Dans les années 90, quand on voulait voir les débats de la dernière élection d'il y a quatre ans, on faisait comment pour aller les voir ? Il fallait dans les archives de l'INA. Et encore, il n'y avait pas de site, il fallait y aller, il fallait se transporter, comme on dit en justice. Aujourd'hui, on peut reprendre, on peut aller sur Twitter et quelqu'un a fait une rétrospective de la posture de tel homme politique, de telle femme politique sur les 15 dernières années. On a tout maintenant. Notre mémoire a augmenté. C'est pour ça qu'on est plus dans la désillusion parce qu'on peut le voir maintenant. Ça se voit. On n'a plus l'excuse du support qui n'existe plus. Je me suis emporté dans mon… oui, je défendais, je disais, je défendais Bardella en disant qu'il n'est pas mieux, il n'est pas pire que le politicien Lambda de la République française aujourd'hui. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Alors écoutez, déjà j'ai une lecture qui peut être fausse, mais en tout cas je la partage avec vous, en toute franchise comme toujours, et même si on n'est pas, on va dire, en toute confidentialité, parce qu'on est en live, mais je pense que les jours de Bardella sont comptés. En fait, que s'est-il passé ? Il faut quand même analyser la situation de manière là aussi objective. On a fait un parti qui est une PME familiale. Voilà, c'est très bien. Ça a été créé par Jean-Marie Le Pen, très bien. Ensuite, ça a été cédé à sa fille. Parce qu'il ne s'était pas dit, quand même. À l'époque, il y avait quand même Bruno Gollnisch, qui était en mesure de reprendre les rênes du parti. Et il y a eu un hold-up. D'ailleurs, Marine a poignardé son propre père, a trahi son propre père, et a écarté toute sa garde rapprochée. Très bien. Marine, qui a-t-elle pris comme second ? Elle a pris quelqu'un que vous connaissez très bien, qui s'appelle Florian Philippot. Et Florian Philippot, eh bien, s'est impliqué. On l'aime ou on l'aime pas, mais en tout cas, on va dire qu'il était très engagé, il était pertinent, il est quand même de la bonne école, c'était un proche de chevalement, patriote, donc il a utilisé ce mot-là, j'imagine. il a dû le protéger, et donc il a bien évolué et il a occupé, on va dire, de plus en plus la salle et l'espace politico-médiatique. Qu'est-ce qui est arrivé à Filippo ? Torpillé. Il a été torpillé. Et depuis, Filippo, malgré sa pertinence, rame. Maintenant, je ne vais pas le plaindre parce qu'il fait partie du système, n'oublions pas que c'est un énarque, et donc du coup il était formé à l'idéologie pure d'une élite très limitée et qui fait des allers-retours entre le monde public et le monde privé, qui fait des allers-retours avec beaucoup d'aisance entre la haute fonction publique et les directions des multinationales. Donc il a été élevé dans ça, il a grandi dans ça. Très bien.
– Il a compris, juste pour dire, je pense à sa décharge, j'ai l'impression, parce que je discute souvent avec lui, qu'aujourd'hui il a compris les limites de ce système et son parti par exemple avec l'UPR a une proposition, la value proposition comme on dit de son parti c'est un Frexit pur et dur par exemple. Donc il veut sortir ce système là, à la rigueur il y a une cohérence on va dire dans le projet. Parce que moi, ce qui me frappe aujourd'hui, connaissant le carcan européen qui pèse un petit peu sur les institutions françaises, je suis toujours surpris de voir des politiques promettre des choses. qui ne relèvent même pas de leurs compétences, parce qu'il y a de plus en plus de prérogatives qui sont en réalité européennes. Donc quelqu'un qui vient promettre de la politique franco-française sans parler, tout en disant « on restera dans l'Union Européenne », je sais pertinemment qu'il est en train de me raconter n'importe quoi, il me mène en bateau, parce qu'une fois qu'il arrive au pouvoir, il me dira « le patron c'est l'Europe », je suis désolé, je ne peux rien faire. Donc voilà, c'est pour ça que je disais que j'aime bien le mouvement de Florian Philippot, parce qu'effectivement il a cette value proposition.
Tout à fait. Et alors là, qu'est-ce qui se passe ? Une fois qu'il a été torpillé, bon ben, il y a un beau gosse qui est arrivé, qu'on a bien présenté, comme quelqu'un de tonique, de moderne, etc. Voilà, qui a grandi en Seine-Saint-Denis, etc. Très bien, Jordan Bardella. Et là, Jordan Bardella, il y a encore quelques semaines, était omniprésent médiatiquement parlant, était omniprésent politiquement parlant. Et qu'est-ce que ça donne ? Ça donne que c'était une évidence qu'il serait Premier ministre et c'était une évidence qu'il allait faire basculer le système et on verrait ce qu'on allait voir. Alors j'en parlerai une autre fois parce que je l'ai subi moi-même. Vous savez, j'étais candidat aux élections législatives dans la 9e circonscription des Français établis hors de France et j'ai mis et j'ai vu ce que c'était que l'obstruction administrative, j'ai vu ce que c'était que la fraude, j'ai vu beaucoup de choses, je l'ai vécu.
Vous avez vu quoi ? Vous avez vu quoi là ? Vous nous en avez dit beaucoup, là, déjà.
C'est très simple. J'ai écrit, par exemple, au consul général de France de Casablanca, et j'ai écrit au consul général de France de Marrakech, et je pourrais vous transmettre les mails, il n'y a aucun problème, parce que vous êtes journaliste, et je leur ai demandé une salle. parce que c'est un droit en tant que candidat d'avoir une salle, tout comme on peut demander une salle à une mairie. Eh bien, je n'ai pas eu de réponse.
Ils vous ont ignoré, ils vous ont ignoré.
Tout simplement. Alors, on peut dire que mon message a été spammé, on peut dire qu'ils ne l'ont pas reçu, etc. Mais je ne l'ai pas reçu. Sachant qu'à côté de ça, il y a la personne qui a été réélue, Karim Benchek, qui est sur les tickets qui a été élu une première fois grâce à la lupesse et qui a été élu une seconde fois grâce au Nouveau Front Populaire, ce Karim Benchek n'est rien d'autre qu'un diplomate. Et donc, lui par contre a bénéficié de toute la logistique de la diplomatie française.
Parce que c'est le copain. Voilà, on le connaît.
Oui, tout à fait. Et donc, par exemple, pour les votes électroniques, Eh bien, j'ai des amis, hein, c'est-à-dire le vote était plus qu'actif, on dit à Chim, on fait comment pour voter, etc. Ah, on n'arrive pas à se connecter. Ah, il y a un bug. Ah, ils nous disent de réessayer. Ah, je n'ai pas encore reçu mon code par SMS, etc., etc. Et d'ailleurs, ce que je suis en train de vous dire a été pointé du doigt par Asselineau, qui, lui, s'est présenté dans la 11e circonscription des Français établisseurs de France, qui enveloppe toute l'Asie, Et lui, alors là, il est rentré, il a fait à la Asselineau, il est rentré dans une démonstration statistique avec des courbes, etc. Et il a clairement démontré qu'en fait, il y avait un décalage énorme entre le vote électronique et le vote papier. Alors bon, tout cela est vain malheureusement, mais pour vous parler, on va dire, des élections truquées et du hold-up, le hold-up est allé au-delà du barrage. Le hold-up est allé même sur les résultats. Parce que, excusez-moi, lorsqu'on voit la radio-télévision belge qui, à 18h30, nous dit, avec plusieurs informations, que le Rassemblement national est autour de 230 sièges par an.
Oui, pour tout vous dire, j'ai des amis journalistes et autres en France. J'ai reçu, j'ai reçu, avant que ça ne sorte au public, j'ai reçu des captures d'écran et tout ça, de statistiques qui n'avaient pas encore le droit de publier, sur lesquelles il y avait un embargo jusqu'à la fermeture des bureaux de vote. Et effectivement, les statistiques étaient 220, 230, 240 pour le Rassemblement National. Il était donné en tête et c'était sans surprise pour être honnête avec vous parce qu'il y avait les européennes, il y avait le premier tour. Et donc si on regarde le deuxième tour, forcément c'est la troisième fois qu'on demande aux Français de voter en trois semaines ou en quatre semaines. Donc ça venait dans la continuité logique, sur le plan statistique je parle seulement, de ce qu'on avait vu avant. Donc tout le monde s'attendait à voir le Rassemblement National en tête.
Tout à fait. Et une demi-heure après, ça passe de 130 à 130. Qu'est-ce qui se passe ? Parce que je vous parlais de parler là et qu'en fait, pour moi, ces semaines étaient comptées. C'est que, mine de rien, ça a été une bête une bête législative. C'est une bête de campagne. Il faut reconnaître sa qualité. C'est-à-dire qu'il n'a aucun problème à l'État bassé. Il l'a fait pour les européennes et il a rempilé juste après pour les législatives. Franchement, il faut avoir une endurance extraordinaire. Il l'a fait.
Oui. Oui. Et je dois dire un truc. Je dis une chose. À sa décharge aussi, d'accord ? Pour être équilibré par rapport à ce qu'on a dit depuis tout à l'heure. Dans le débat, il a encore des points de maturité à gagner, mais il est déjà bien meilleur que sa patronne. Il faut le dire. Le gars, il tient la route.
Et bien, vous avez tout dit. Parce que ce qui se passe, Aldo, j'ai 89 sièges. Ça, c'était il y a deux ans. Et je fais un bond de 60%. Je suis à 130 sièges. Pour vous, c'est... La réussite ou c'est un échec ?
C'est une réussite si on fait un banc de cette manière-là, oui, je veux dire, à l'évidence.
Je suis désolé, là c'est le premier groupe parlementaire. Donc moi, lorsque je réussis quelque chose, qu'est-ce que je fais ? Je fais la fête.
Oui, je célèbre.
Voilà, et je félicite, on va dire, tout le monde. Eh bien, il n'y a rien eu de tout cela. Pour moi, s'il n'y a rien eu de tout cela, c'est qu'il y a un début de dissension personnelle, maintenant l'avenir me contredira peut-être, un début de dissension personnelle entre Marine et Jordan Bardella, parce que le poulain est devenu beaucoup plus puissant, entre guillemets, que son maître, et a pris beaucoup plus d'espace que son maître, et là, pour elle, qui est, on va dire, très féroce, C'est une lionne, il faut dire ce qu'il en est, et qui sait ce que c'est que la notion de territoire, et qui n'a aucun problème à donner des coups de pâques, des coups de griffes. Elle l'a fait avec son propre père, donc a fortiori avec des étrangers. Pour moi, c'est un début de dissension très claire entre Marine et Jordan Bardella, et cela ne m'étonnerait pas du tout que Bardella suive le même sort que Florence Filippo.
Ça ne me surprendrait pas non plus. Et pour ne rien vous cacher, j'en parlais à un ami il y a quelques jours, et vous étiez en train de formuler la même hypothèse. Et j'avais même évoqué, pour vous dire, j'avais évoqué le cas de quelqu'un sur lequel je ne suis pas aligné politiquement, mais bon, j'apprécie sur le plan intellectuel, c'est Jean Messia. Et quand j'ai vu quelqu'un comme Jean Messia partir du Rassemblement national, et encore une fois, je ne suis pas aligné sur sa vision des choses, Je me suis dit, le Front National n'arrive pas à garder ses têtes, n'arrive pas à garder les gens qui s'expriment, qui arrivent à porter sa parole, qui arrivent à la défendre, qui sont des débatteurs aboutis, qui sont des intellectuels. Ils n'arrivent pas à les garder, ils les chassent, parce que probablement, on le voit dans certaines entreprises, j'utilise beaucoup le mot de l'entreprise, il y a des entreprises toxiques où quand quelqu'un commence un petit peu à à trop faire de l'ombre à d'autres. Il y a des égaux qui sont touchés. Alors, même si ce gars est brillant et dont l'intérêt de l'entreprise, on devrait nous écraser et le garder. Eh bien, qu'est ce qu'on va faire ? On va le pousser à la porte et on l'a poussé à la porte. Il est parti chez Zemmour et après, il est reparti chez Zemmour et tout ça. Mais quand on voit des gens dans la trampe, voilà, honnêtement, le Rassemblement national, c'est quoi ? C'est un parti, on va dire, ex-extrême droite, mettons. Bon, il a cette étiquette, qu'on le veuille ou non. Si j'ai un parti d'extrême droite et que je perds quelqu'un comme Jean Messia, je vais prendre une bouteille, je vais aller chez lui, je vais frapper à sa porte, je vais m'excuser, je vais me mettre à genoux, je vais ramener des gens, je vais lui dérouler un tapis rouge, je lui offre tout ce qu'il veut. S'il ne veut pas revenir, je ferme la porte du parti, c'est terminé. J'ouvre une épicerie, j'ouvre une kebaberie, j'ouvre autre chose. Si tu perds des gens comme Messiah, il faut fermer boutique, c'est fini là. Et donc le Rassemblement National, justement, il perd ces gens brillants. Regarde, vous disiez tout à l'heure, Philippot, tout ça. Philippot, il est parti, il a dû créer son mouvement. Et je ne serais pas surpris quant à moi, je pense que vous ne le seriez pas non plus. L'hypothèse est de vous que Bardella se retrouve débarqué du Rassemblement National. Et à mon sens, ça rejoint ce que vous disiez avant. c'est que le Rassemblement National n'est pas là pour gagner. Il n'est pas là pour diriger, il n'est pas là pour gagner. Et c'est pour ça qu'il n'a pas besoin de tête. OK, t'es avec nous, t'es intelligent, t'es bon, tu débats très bien, tu passes très bien sur TF1. C'est bien, on voit que t'as un argument qui porte, t'es bien retweeté, sur YouTube, tu fais des vues, tout ça. Tu sais quoi ? Dégage, pars. On ne te veut pas. Pars d'ici. Voilà. Et ça, c'est la perception que j'ai du Rassemblement National. Et la réalité ne me dément pas. Voilà. Donc, pour moi, oui, Bardella, siège éjectable, il partira, il fera autre chose. On lui souhaite un avenir brillant, bien entendu. Mais c'est la signature du Rassemblement national, hélas.
Je vous rejoins entièrement. En fait, ça ne les intéresse pas de garder des cerveaux de la matière grise et d'avoir ce que j'appelle une ligne idéologique. Ça ne les intéresse pas. Parce que si ils avaient une ligne idéologique, déjà ils respecteraient la terminologie, la dénomination sociale de leur parti. Rassemblement national. Très bien. Lorsqu'on dit rassemblement national, on ne peut pas dire que les binationaux n'auront pas, ne coûteront pas des postes stratégiques. On ne peut pas dire ça parce qu'un binational l'est de deux manières. Il l'est même de plusieurs manières. Il l'est par la naissance. Il y a un père français, une mère marocaine, crédien ou inversement, et cette personne a la double nationalité. Il l'y a par acquisition de nationalité. C'était mon cas, par exemple. Je suis né marocain, mais dès l'âge de 4 ans, j'étais dans une école française. français à Rabat et donc du coup j'ai grandi avec l'âme française. Je suis profondément français, je suis un pur produit français, c'est dont je suis fier et donc du coup eh bien le fait de transposer ça, de matérialiser ça au niveau on veut le fait de faire représenter une réalité personnelle, un parcours personnel avec une nation, une nationalité. Donc il y a ça. Et par rapport à ça, dire que les binationaux n'occuperont pas des postes stratégiques, d'abord, c'est faire preuve d'une totale ignorance. Aldo, vous le savez parfaitement, un quart des PDG du CAC 40 sont étrangers. ArcelorMittal, Lachie Mittal et Indien, le PDG de Renault, Italien, le président de Air Liquide, Américain, le président de AXA, Allemand, etc. Et donc du coup là par contre on a affaire à de purs étrangers et comme quoi des étrangers, de purs étrangers, occupent les postes les plus stratégiques en ce sens où ils occupent les sociétés qui font partie ça c'est la première chose. La deuxième chose, en quoi un binational représenterait un danger pour une fonction stratégique, etc. du seul fait de sa binationalité. Parce qu'en faisant ça, qu'a-t-il fait ? Qui a réagi de manière générale ? Ce sont les maghrébins et les africains. Mais il y a beaucoup de gens qui ont été choqués et qui ne se sont pas exprimés plus. Il y a des franco-suisses, il y a des franco-américains, il y a des franco-onglais, il y a des franco-italiens.
Franco-israéliens également. Mehmet Fadili, j'aimerais vous dire quelque chose. Imaginons, admettons, juste pour la discussion, pour la conversation, que cette question, la question, je ne parle pas de leur réponse, la question n'est pas sans intérêt, que la question a une certaine légitimité. Admettons, est-ce que c'est une question à poser ou à ramener lors de législatives ? Je veux dire, est-ce qu'elle a sa place là-dedans ? C'est ça aussi qui m'a choqué.
Du tout, du tout. Par rapport à ça, Bardella n'a pas eu un discours rassembleur. Au contraire, il a stigmatisé. Au contraire, il a pointé du doigt. Là aussi, c'est bien sympathique. Je réponds à votre première question, il y a plus d'une heure, où vous m'avez parlé d'électeur du RN qui vous a dit que l'élection lui a été volée. Oui, elle a été volée, mais il n'y a pas que ça. C'est-à-dire que lorsqu'on est dans une telle situation, les mots ont un sens et il faut savoir peser ces mots. Et Bardella a connu une très grave erreur, en parlant justement de binationalité, parce que là, il y a eu une levée de boucliers unanime dans les 11 circonscriptions des Français établis hors de France. Unanime. Moi-même, on est venu me voir, on m'a dit, alors Hashim, qu'est-ce que tu penses de tout ça ? descendre cette initiative qui était plus qu'intempestive et qui a coûté cher justement au rassemblement national. Parce qu'en faisant ça, ils ne rassemblaient plus. C'était devenu la division nationale. Et là, c'est pas vrai.
C'est le but. Alors j'aimerais dire deux choses par rapport à ça. J'aimerais dire deux choses à ceux qui nous écoutent. Déjà, je sais qu'il y a des gens qui nous écoutent qui sont surpris par la binationalité et tout ça. J'aimerais vous raconter juste un petit truc. Ma fille, par exemple, elle a 6 ans. Elle a 6 ans de naissance. À l'instant où elle est née, de plein droit et de naissance, et automatiquement et sans aucun effort de sa part, elle a 3 nationalités. Et il y a des gens qui en ont 4 et qui en ont 2. C'est le monde d'aujourd'hui. C'est vrai que peut-être, quelqu'un qui a grandi par exemple dans les années 50 ou 60 peut-être va me dire « Ouais, on connaissait pas ça à notre époque ». Je veux bien croire. C'est vrai que c'est un phénomène peut-être récent dans l'histoire de l'humanité. Avant, on avait un pays, une religion, une terre, on ne bougeait pas. D'ailleurs, moi, je me rappelle, j'étais enfant, je lisais les livres des voyageurs, vous savez, les arabes voyageurs. Tellement c'était extraordinaire de voyager qu'ils écrivaient des livres, les gars. Pour vous dire, j'étais en Chine, je suis revenu. Imaginez aujourd'hui, le gars, il revient en Chine, il atterrit, il me fait un livre. Ça n'intéresse plus personne aujourd'hui, les voyages. Mais aujourd'hui, le monde, c'est un monde qui bouge. C'est un monde qui... Voilà, pour le meilleur et pour le pire, j'ai envie de dire. Quand on dit des mondes qui bougent, ça peut être les PDG du CAC 40 dont vous parlez, ça peut être aussi la barque de migrants qui arrive. Après, chaque pays choisit. Ça peut être l'immigration comme celle qu'on trouve à Dubaï, ça peut être l'immigration comme celle qu'on trouve dans certains quartiers de Londres. Chaque pays choisit l'immigration qu'il veut, mais en réalité, on est trop sur terre là aujourd'hui je vais pas dire trop on est beaucoup je préfère je pense pas qu'on soit trop mais on est beaucoup sur terre on est pas trop on est juste beaucoup juste voilà j'ai et en fait On bouge, donc ça crée des gens avec beaucoup de nationalité. Et nous sommes des millions et des millions. Et en aucun cas, ceci ne veut dire qu'on est des traîtres à sa nation ou qu'on est des agents infiltrés ou des trucs comme ça. Pas du tout. Mais je vous donnais un truc, c'est la deuxième chose que je voulais dire. Gardez ça pour la prochaine élection, parce qu'il y a une constante avec le rassemblement national. Chaque fois qu'ils sont à la veille d'une élection, d'un rendez-vous électoral important, ils vont sortir un sujet très latéral, qui n'a aucune importance, si ce n'est A, diviser, et B, signaler à leur aile droite la plus dure, qu'attention nous sommes un parti d'extrême droite. Donc, ils vont toujours. sortir une histoire d'un plat halal dans une cantine, ils vont toujours trouver une Fatima qui travaille sans papier dans une mairie, qui idéalement est voilée, tout ça, puis dire oui, il faut que tu rentres chez toi, un truc comme ça. Ils vont toujours créer un petit scandale à partir d'un épiphénomène quelque part, juste pour se diaboliser. Et l'histoire de la double nationalité, moi, je l'attendais. Avec des amis, on discutait, on se disait, je surveille Bardet là où surveille le Front National, tu vas voir. Là, on s'approche, ils vont sortir un truc. Moi, honnêtement, moi, je misais sur Fatima, honnêtement. J'ai perdu mon pari. Moi, je misais sur Fatima. D'autres misaient sur du halal. Voilà. On avait chacun ses paris. C'est un... C'est le fruit d'un système. Ils ne peuvent pas s'en empêcher. Et je vous prédis aujourd'hui, des années à l'avance, qu'ils le feront à la prochaine élection. Attendez-le bon.
Entièrement d'accord avec vous, Aldo. Et d'ailleurs, il faut savoir qu'on est dans un parti unique. Parce que lorsque vous voyez tous ces partis, de l'extrême droite à l'extrême gauche, ils sont d'accord sur, on va dire, les trois fondamentaux, qui ne sont pas les miens, mais qui sont les leurs. Ils sont tous les trois pour un soutien inconditionnel à l'Ukraine et pour le maintien de la guerre. Je ne suis pas là pour dire pour ou contre la Russie, pour ou contre l'Ukraine, je suis là pour la paix, et c'est en ce sens-là où les choses sont en train de bouger, et quand on voit ce que fait Viktor Orban depuis que la Hongrie est passée en tournante présidente du Conseil de l'Europe, c'est juste extraordinaire, parce que c'est quelqu'un qui oeuvre pour la paix. Donc ils sont pour le soutien inconditionnel, c'est écrit dans leur programme. Ils sont pour l'allégeance totale à l'OTAN. qui vient de fêter ses 75 ans, et je me demande si ce n'est pas la dernière année. Mais bon, ça c'est un autre débat. Et enfin, leur allégeance totale à l'Union européenne. Pas de Brexit, pas de Frexit, rien du tout. Donc ils sont d'accord sur tout. Là où il y a, on va dire, des petites modifications, et bien vous avez la France insoumise, qui prennent une taxation, une imposition à 100% pour tous les revenus qui dépassent 16 000 euros par mois, ce qui ne se fera jamais. Et de l'autre, vous avez le Rassemblement national qui dit que les biais nationaux ne pourront pas occuper de postes sensibles. Voilà. Sinon, ils sont d'accord sur tout, tout comme ils étaient d'accord sanitaire en 2020. Aucun ne s'était positionné contre le pass sanitaire et c'est là où quand on parle de sursaut républicain du droit fondamental, de la préservation de nos libertés ? Où a été la défense de la préservation de nos libertés lorsqu'on a stigmatisé des gens qui n'avaient pas un pass sanitaire et on les a relégués à des citoyens de seconde zone ? Où est la défense de la liberté lorsqu'on a encore, à l'heure où je vous parle, des suspendus qui ont été suspendus de manière totalement illégale ? qui n'ont perçu aucun salaire tout en n'ayant pas été licenciés, donc pas droit à l'assurance chômage, etc., eh bien ces gens-là n'ont toujours pas été réintégrés en totalité et n'ont perçu aucune indemnité. On peut aller très loin par rapport à ça. Donc ce que je voulais vous dire, c'est qu'on est dans une tartufferie, on est, on va dire, dans un mauvais vaudville, et ce mauvais vaudville a été révélé avant-hier par le journal Le Quotidien Libération, qui quand même a attendu les résultats du second tour pour annoncer la chose suivante, c'est que sous l'initiative de Thierry Solaire, qui est le conseiller de Macron, Eh bien, Édouard Philippe avec Solaire à dîner avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Ah bon ?
Tout simplement.
J'ai raté ce qu'il y a.
Carrément, Libération. Tapez Libération, dîner, Édouard Philippe, Marine Le Pen. Et alors, qu'a répondu Édouard Philippe ? Écoutez, lorsque je suis invité, je m'y rends. Ah super, ça sert. Est-ce que vous avez l'information ?
Oui, je suis en train de la chercher. Oui, reconnaît avoir dîné avec Le Panouel et sur TF1 Infos. Oui, c'est un peu partout maintenant. Oui, oui. Elle est dans Le Monde et tout ça, oui.
Donc qu'est-ce que ça signifie ? On a quand même affaire à Édouard Philippe qui, à la base, était un socialiste. Il a décidé de rejoindre Alain Juppé. Ensuite, il s'est clairement positionné pour la campagne pour Fillon. Lorsque Fillon a été torpillé, vous vous rappelez, avec le scandale des costumes... Des costumes, oui. Eh bien, il a basculé aussitôt pour Macron. Et une fois qu'il était son premier ministre, qu'il est parti, etc., qu'a-t-il fait la semaine dernière ? Il a appelé à voter pour le parti communiste français. Ce sont des gens qui n'ont aucune colonne vertébrale. Ce sont des invertébrés. Et ça, ce n'est pas normal. Alors maintenant qu'on est un invertébré, pourquoi pas ? Mais que cet invertébré digne avec des personnes qu'il est censé combattre et qu'il combat avec la plus grande virulence devant les caméras. Cela signifie qu'on est dans une tartufferie énorme au détriment du citoyen. Tout comme Marine Le Pen et Jordan Bardella, en acceptant de dîner avec Édouard Philippe, qu'ils ont soi-disant toujours combattus, en acceptant de dîner avec Solaire, qu'ils ont soi-disant toujours combattus, cela montre quoi ? En fait, ce sont les doigts d'une seule main. Et cette main-là, cette main unique, qu'on pourrait appeler en économie la main invisible, soi-disant, vous connaissez cette théorie, eh bien cette main-là, c'est celle qui a la mainmise sur nos compatriotes, sur nos concitoyens et sur nous-mêmes. Et c'est dans ce sens-là où j'appelle nos auditeurs à de la clairvoyance et à cesser d'agir sous dopamine. C'est d'agir de manière sereine et de se dire qu'on a affaire à une question de personne, au-delà de l'idéologie, parce que l'idéologie a complètement disparu. Nous sommes dans une idéologie néolibérale qui a atteint un stade de gangstérisme jamais égalé. Voilà ce que je voulais dire.
Absolument, je suis d'accord avec vous. Et moi, ce que j'ai vu, ce qui m'a choqué, c'est cette apparence, des fois en l'économie, on l'appelle le duopoly. Le duopoly, c'est comme par exemple Coca-Cola, Pepsi ou King Burger, McDonald's ou autre. Donc, c'est deux marques qui maintiennent le marché tout en donnant l'impression d'avoir le choix, alors qu'en réalité, entre un Pepsi et un Coca, les yeux fermés, on aurait du mal à distinguer. Et on voit ça pareil maintenant dans les parties. Ça signifie qu'ils sont d'accord pour l'essentiel. Moi, par exemple, tout comme vous, je suis africain. quand deux pays africains en arrivent aux mains ou que la tension monte, qu'est-ce qu'ils font les autres pays africains ? Je peux vous le réciter par cœur parce que je l'ai entendu mille fois depuis mon enfance. On appelle au cessez-le-feu, au couloir humanitaire, au désarmement, on appelle à l'envoi d'observateurs, on l'appelle à des tables rondes, on envoie des médiateurs, et tout ça, c'est ce qu'on fait, c'est classique, c'est ce qu'on fait. Alors que ce que j'ai vu en Europe, alors qu'ils ont une guerre qui promet d'être très destructrice à leurs frontières, ils font quoi dès le premier jour ? Rhétorique incendiaire, distribution des armes et tous les partis politiques d'une certaine taille embrasse cette idéologie-là qui devient la doxa dominante. Je veux mourir pour le Donbass. Je veux dire, à un moment donné, il faut arrêter cette hystérie et il faut appeler à la paix. Il faut savoir que l'Europe a eu deux guerres mondiales le siècle passé. Là, on est au début du siècle. On a encore le potentiel d'en faire deux ou trois avec 100 millions à chaque fois. Donc, il va falloir calmer le jeu et arrêter cette fuite en avant quelque part. Mais au fond, Ils sont d'accord pour la guerre, ils sont d'accord pour l'OTAN, où en général ils s'alignent sur l'axe étasunien ou l'axe atlantiste. Les Etats-Unis sont l'ami de personne, les Etats-Unis sont en train de défendre leurs propres intérêts. Et je tiens à dire que même Trump n'est l'ami de personne. Trump, s'il arrive au pouvoir, il est le président des Etats-Unis d'Amérique et il défend les intérêts de son pays. Si ses intérêts divergent avec ceux de la France ou ceux de l'Europe, il n'hésiterait pas une seconde à nous écraser comme une mouche. Il s'en fiche complètement. Lui, c'est l'intérêt de son pays qui compte. En fait, il n'y a pas d'amitié ou de sentiment dans ces choses-là. Il n'y a que les intérêts. Il n'y a que les Européens. qui vivent au niveau d'une sorte de romantisme politique, en disant, oui, il va falloir sauver l'Ukraine, tout en détruisant leur économie, tout en détruisant... Même l'Ukraine lui-même est détruite, même sa jeunesse est en train d'être détruite, d'être tuée dans cette boucherie-là, juste pour que dans les salons parisiens, on brille, on se dise, oui, voilà, t'as vu, j'ai un pin's de l'Ukraine jaune et bleu. C'est des croyances de luxe. C'est des croyances qui sont professées dans les salons parisiens, ou sur les plateaux de télévision, Mais ceux qui les professent n'ont payé pas le prix. C'est pas eux qui payent, c'est d'autres ailleurs qui payent. C'est pour ça que c'est des croyances de luxe. Donc au final, les Français ont le choix entre la Macronie, ont le choix entre les LFistes, entre le Rassemblement National. Mais quand vous le disiez si bien, c'est quoi la différence entre tout ce monde ? Elle est cosmétique. OK, le Rassemblement National expulsera un imam de cave, voilà. Et puis il interdira aux binationaux de travailler dans certains secteurs. Ça changera quoi à la France ? Rien. L'autre il dit voilà, moi si tu gagnes plus que 16 000 euros, je vais débarquer, tu vas voir ce qui va se passer. Finalement, le gars qui gagne 16 000 euros, il va se retrouver à Dubaï. C'est aussi simple que ça. Parce que quand on gagne 16 000 euros par mois, il y a un truc, c'est qu'on est mobile. Et si on gagne 16 000 euros par mois et qu'on est encore en France avec la fiscalité pesante, c'est que franchement, on mérite une place assise dans les bus. OK, c'est qu'on mérite d'être applaudi. C'est ça le truc. Mais malheureusement, puisqu'on est, on est chassé. Et ça, c'est toujours cette gauche à l'effiste qui utilise du populisme. Dire Ah oui, t'as vu, toi, t'es dans la misère et lui, il gagne 16 000 euros. T'as vu, mais t'inquiète pas, on va le ponctionner. Moi, c'est pas comme ça que je vois les choses. Moi, j'aimerais bien qu'on trouve ce gars qui gâle le SMIC et qui est frustré, et à juste titre, parce qu'il travaille, il travaille beaucoup, il gagne rien. J'aimerais que lui, on l'élève. J'aimerais que lui, il gagne peut-être 10 000 euros, il gagne 8 000 euros, il gagne 10 000. Pas qu'on lui dise, tu sais quoi, on va prendre celui qui gagne beaucoup, on va l'écraser, on va le ramener à ton niveau. Ça, c'est du nivellement par le bas, et ça n'avancera personne, ce nivellement-là. C'est du nivellement purement populiste, et en pratique, ça ne change rien. Je trouve qu'il n'y a pas eu le choix vraiment dans cette élection, honnêtement. J'aurais été français, probablement, le jour de l'élection, je serais resté sur mon canapé et j'aurais regardé l'histoire se dérouler à la télévision.
Malheureusement, en fait, je voudrais développer deux points pour vous dire que tout cela est une véritable mascarade. En tant qu'avocat, je regarde régulièrement les décrets qui sortent, etc. Vous vous rappelez, je vous envoyais l'arrêté qui a nommé un général, il y en a d'autres, c'est Emmanuel Macron qui a nommé un général conseiller d'État. Il y éduitra ses fonctions en septembre prochain. Pourquoi nommer un général de corps d'armée ? conseiller d'état et pour débuter ses fonctions dans deux mois.
C'est quoi sa responsabilité ?
Qu'est-ce qui va se passer dans deux mois ? Qu'est-ce qu'il prévoit d'ici deux mois ? Sachant qu'à côté de ça...
Les Jeux Olympiques ? J'ai regardé mon calendrier.
C'est extraordinaire et donc je vous envoie après ça beaucoup tourner donc cela signifie qu'il ne se sent pas en sécurité chez lui, dans son propre pays. Mais il y a quelque chose qui est sorti, je vous l'enverrai par WhatsApp et par mail tout à l'heure. Avant-hier, il y a eu un décret, donc cela signifie que tout le monde était déjà élu. Vous allez voir pourquoi je vous dis ça. C'est-à-dire Renseignement national, la France insoumise, ils avaient tous leur mot à dire, en tout cas dénoncer. Un décret a été publié avant-hier qui, abroge le repos hebdomadaire, donc en général c'est le dimanche, pour les ouvriers agricoles. Vous imaginez.
Il veut travailler 7 jours sur 7 ou quoi ?
Exactement. Et cela dans la perspective de quoi ? Qu'est-ce qui va arriver dans les prochaines semaines, mon cher Aldo ? Les vendanges.
OK.
Et donc là, il faut savoir qu'il y a un grand problème pour les vendanges. c'est que les français, on va dire, dit gaulois d'origine, ne vendangent plus. Donc on est passé ensuite, parce que c'est un domaine que je connais très bien, j'ai pas mal de clients qui sont véticulteurs, ensuite on est passé aux gitans, ensuite on est passé, eh bien, aux roumains, polonais, etc. Ils n'en veulent plus non plus parce que c'est très physique, mine de rien, sur la côte méditerranéenne.
Je l'ai fait, je l'ai fait, je sais ce que c'est. Très physique.
Très physique.
J'étais roué à la fin.
Et donc ensuite, on a tapé, si je peux dire, sur les Maghrébins, algériens un peu, marocains beaucoup. Et il y a juste une exploitation qui est totalement anormale, qui est totalement scandaleuse. Eh bien là, il y a un décret qui a été publié au journal officiel. hebdomadaire pour les ouvriers agricoles. Et donc lorsqu'on est rassemblement national, on ne peut pas dire qu'on n'était pas au courant, qu'on n'a pas vu passer. On devrait bon dire, parce que ça touche quand même, il y a l'activité franco-française. Le pain, le vin français, c'est quelque chose qui touche à l'identité même. Et lorsqu'on est de gauche, de l'extrême gauche, bondir et de réagir par rapport à cette exploitation ouvrière. Sauf que la gauche et l'extrême gauche n'a que faire du prolétariat et on le sait. Et c'est parce qu'elle n'a que faire du prolétariat qu'elle a puisé dans sa réserve électorale venant de l'étranger, avec justement tous ces immigrés, qu'ils soient clandestins ou pas. Donc ça c'est quelque chose de très grave à laquelle on est en train d'assister. Il n'y a aucune retenue de la part de nos institutions malgré ce qui s'est passé. Mais il y a plus grave au niveau international. Parce que pendant que nous on est en train de parler du Premier ministre, qui sera Premier ministre, le monde bouge énormément. Et là, qu'est-ce qui va se passer à la fin de l'année ? Il va y avoir le nouveau sommet des BRICS. Et il faut savoir, comme vous le savez Aldo, qu'il y a à l'heure actuelle 30 pays qui ont demandé à intégrer les BRICS. dont l'Algérie. Pourquoi je parle de l'Algérie ? Parce que la dernière fois, l'Algérie a été invitée à revoir sa copie. Très bien, elle va redemander. Si demain, l'Algérie rejoint les BRICS, c'est juste une catastrophe pour notre pays. Une catastrophe en termes d'échanges économiques, une catastrophe en termes de livraison de gaz, une catastrophe au regard de la population d'origine algérienne qui vit en France et qui va se sentir, on va dire, à paix, intéressée par autre chose, que ce soit en termes de manoeuvre, que ce soit en termes de cerveau, etc. Quand je parle en termes de cerveau, qui parle, et Jordan Bardella, c'est là où il a été vraiment plus qu'un amateur en parlant de binationalité, quand vous voyez que la nouvelle présidente d'Honest, je suis pasteur, est d'origine algérienne. Et c'est une femme éminemment intelligente, brillantissime, et qu'on ne me dise pas que ce n'est pas une patriote, qu'on ne me dise pas qu'elle n'est pas là pour oeuvrer, pour la science en France, pour la biologie en France, pour la santé en France. Donc, le fait que l'Algérie rejoigne les BRICS, Ça peut être un danger énorme, sachant que le Congo-Brazzaville, la République du Congo, est également contre-rejoindre les BRICS. Sachant que la République démocratique du Congo, le Congo-Kinshasa ex-Zahir, contre-rejoint les BRICS. Donc nous, France, avec sa grandeur qu'on a connue pendant des siècles, est en train d'être vidée, non seulement de l'intérieur, mais de l'extérieur. Et elle est là la désolation dans laquelle veulent nous mener ces trois blocs, soi-disant opposés, et c'est là où nous, citoyens, devons nous mobiliser pour pouvoir réagir par rapport à ça.
Oui, il y a déjà, je vous dis un truc, J'aimerais réagir à ce que vous dites. Déjà, moi, je ne vois aucun bloc national. Ça signifie que pour moi, quand je dis le national, moi, je suis je suis africain, n'est-ce pas ? Je le redis encore. En Algérie par exemple, et je suis sûr au Maroc c'est pareil, on n'a aucun parti qui ne soit pas nationaliste en réalité. Tous les partis, qu'ils soient de gauche ou de droite, la nation c'est ce qu'on partage tous en commun. Il n'y a pas un parti qui a le monopole du national déjà. Deuxièmement, par rapport aux BRICS, c'est effectivement un danger que la Macronie n'a même pas commencé à mesurer. Mais dans mon livre, Le Grand Reset, j'en parle et je vais partager avec vous mon analyse, je vais vous dire ce que je pense. Prenons un pays comme l'Arabie Saoudite. L'Arabie Saoudite est un producteur pétrolier. Quand c'est un pays qui investit sur des terminaux pétroliers, ce n'est pas des choses qu'on décide en six mois et qu'on rentabilise sur neuf mois. On est en train de parler de milliards, puis de retour sur investissement qui se mesure en décennies. C'est très long. Rien qu'un robot chez Volkswagen ou chez Mercedes, ces robots qui soudent les voitures, s'amortissent sur 15 ans, pour vous dire. Les cycles de ce genre de choses sont très longs. Ce n'est pas comme les cycles d'un mandat de Macron. C'est malheureusement un des problèmes qu'on a aujourd'hui en Occident. C'est la différence si on regarde les cycles économiques réels et on les compare à la taille des mandats, on va trouver qu'il est très opportun pour certains hommes ou femmes politiques irresponsables de prendre des décisions démagogiques à court terme et puis ils partent et après eux le déluge parce qu'après les dégâts vont se payer sur le long terme. l'Arabie Saoudite. Elle voit par exemple l'Europe qui dit nous on va interdire les véhicules à moteur essence diesel d'ici l'horizon 2035 et on va même bientôt arrêter d'en fabriquer. L'Arabie Saoudite, pour construire son terminal pétrolier, elle a besoin de trouver des débouchés, elle a besoin de savoir à qui elle va vendre ce pétrole demain. Les Européens veulent sortir de l'équation, ils disent non, on veut se déciviliser, nous c'est bon, c'est fini, c'est terminé, on va rouler à Daudan. Les Saoudiens sont obligés de prendre acte. Pareil pour le Brésil, grand producteur de viande, un grand producteur de viande le Brésil. Ils voient que les Occidentaux, maintenant, ils mangent du soja, ils veulent manger des insectes, ils veulent taxer l'avion. Bon, ils vont se dire. Nous, c'est pareil. Si on investit, parce qu'on a de la vision et qu'on gère un pays, c'est une vision qui se fait sur 10 ans, 20 ans, 100 ans même. Ce n'est pas sur un mandat. Donc les BRICS, à un moment de sens, sont en train de s'organiser pour un monde dans lequel l'Occident n'a plus sa place. Ils ne sont pas en train de s'organiser contre l'Occident. Ce n'est pas qu'ils se disent on va aller détruire ces Occidentaux. Non, non, ce n'est pas ça. ils s'organisent dans un monde pour lequel les Occidentaux disent, nous on n'en fera pas partie, vous savez les gars, continuez sans nous, nous on s'arrête là pour nous, on va manger des insectes, du soja, on détruit nos fermes, comme ils le font déjà aux Pays-Bas, en Irlande, au Royaume-Uni, on va tout casser, on va désindustrialiser, voilà, partez sans nous, merci, au revoir, laissez-nous. C'est ça le message qui sort de l'Occident. Et les populations, on ne leur a pas demandé. Normalement pour ça, il faudrait des référendums, il faudrait faire 12 référendums pour dire aux Français par exemple, Français, on veut détruire la France. Votre pays, on veut le raser de la carte. Est-ce que oui ou non, vous êtes d'accord ? Votre vote impliquera vous, mais il impliquera vos enfants, vos descendants. C'est un choix essentiel. On le fait ou non ? Mais malheureusement, non, il n'y a pas cette prise de conscience du tout.
Non, du tout. C'est très grave parce qu'en fait, là, il y a quand même des signaux qui ne trompent pas. Vous avez, la semaine dernière, Mohamed Ben Salman a été très clair. Il a dit que si on saisissait les avoirs russes, qu'il allait vendre la dette européenne.
Oui, j'ai vu ça.
Et la dette française. Sachant que depuis le 9 juin dernier, ça y est, c'est acté, c'est dans les marchés. Eh bien, ça a été la fin du pétrodollar. de se faire payer en rouble. Et on est en train d'assister à une dé-dollarisation de l'économie mondiale. Et c'est une évidence, nous en avons parlé il y a deux semaines, il y a un monde multipolaire maintenant. Et dans ce monde multipolaire, la France avec son universalité, avec son acquis des lumières, a tout à jouer. Je ne dis pas avait, a toujours tout à jouer. Et c'est là où il faut que l'on se mobilise pour mettre à la tête de notre beau pays quelqu'un qui aura cette dynamique-là. Parce que je suis très conscient en notre pays qui a toujours su rebondir, qui a vécu des crises énormes. Je vous ai fait très rapidement une rétrospective historique depuis la révolution de 1789. Au milieu, il y a quand même eu des hommes extraordinaires, entre autres Bonaparte, dont les inventions et les mises en place sont encore d'application en 2024. C'est lui qui a instauré les centeurs-pompiers, c'est encore d'actualité. C'est lui qui a instauré le Conseil d'État. optimiste mais en fait il faut agir de manière avertie et clairvoyante et excusez-moi de me répéter encore et pas dans une réaction primaire primitive de dopamine.
Absolument et je pense que la France a un rôle à jouer et Et ce qui me désole, je vais vous le dire tel que je le sens, ce qui me désole c'est que les enjeux aujourd'hui civilisationnels sur le plan mondial sont très importants, comme vous l'avez dit, le virage du pétrodollar qui s'arrête, les BRICS qui se constituent, c'est des virages très importants. Or, c'est des virages qui exigent de grands hommes à la tête de l'État français, qui exigent des visionnaires, des gens qui savent négocier là-dedans en ayant la France dans leur cœur, en se disant Ce virage-là, je vais le négocier dans l'intérêt de la France, pas dans l'intérêt de mon mandat ou dans l'intérêt de mes ministres ou de mes amis ou de mes copains. Or, aujourd'hui, ce qu'on a à la tête de la France, malheureusement, on a les pires. On a des gens qui sont complètement déconnectés des réalités françaises, mais aussi des réalités internationales et encore plus des réalités civilisationnelles. Donc voilà. Est-ce que vous voulez bien revenir nous en parler ? C'est un sujet très important. Ce qu'on peut faire, c'est nous donner rendez-vous le mois prochain, au mois d'août, on peut se donner rendez-vous. On parlera des enjeux civilisationnels, si vous le voulez bien. C'est un sujet complexe, mais très important. Je suis sûr que vous êtes le bon interlocuteur pour ça.
Merci, merci Aldo.
Merci beaucoup. Merci mes amis de nous avoir suivi jusque là. Je vais vous donner le mot de la fin. Maître Fadili, je vous donne le mot de la fin. Merci d'avoir été avec nous. Je vous laisse finir et on se voit au mois d'août dans un autre live.
Alors Aldo, encore une fois, merci infiniment pour ce véritable moment de bonheur. sur des sujets aussi divers que variés. C'est un véritable bonheur et j'ai pour principe de toujours savourer l'instant présent et je tiens à vous dire que j'ai vécu un véritable moment de bonheur. Ça c'est le cœur qui parle. Maintenant on va passer au cerveau pour le mot de la fin. Je voudrais uniquement lancer un message et inviter nos auditeurs à une lecture. C'est de se pencher, c'est un petit livre qui fait à peine 18 pages, et qui s'appelle « De la servitude volontaire », et qui a été créé par Étienne de la Boétie, qui était un ami de Montaigne. Et Étienne de la Boétie avait à peine 18 ans à l'époque, et quand vous voyez la maturité, c'est juste extraordinaire. Et donc du coup, je voudrais dire à la servitude volontaire, alors il nous développe de manière magnifique et j'invite vraiment nos auditeurs à le lire. C'est quoi la servitude volontaire ? C'est lorsque vous avez quelqu'un qui vous dit « Aldo, je vous donne rendez-vous là pour une radio, c'est lundi 14h au mardi 16h ». je dis oui ou non donc c'est ce que je veux dire c'est et arrêter d'être dans ce faux choix arrêter d'être dans la dialectique on n'a pas le choix parce qu'on a toujours le choix et ne pas choisir c'est une forme de choix je vous remercie infiniment pour cette soirée et je vous dis.
À très vite merci à tous bon soir et merci d'avoir été là avec nous merci beaucoup.
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