LIVE : Mais où va la France ? Avec Maître Hachim FADILI

Recorded live discussion (October 2024) on Aldo Sterone's YouTube channel with guest Maître Hashim Fadili. The conversation analyzes France's political and institutional crisis—arguing a 20-year process beginning with the 2005 EU constitution referendum and followed by constitutional reform (2007) and Lisbon (2008)—and ties that history to contemporary issues: disconnection between election results and government composition, perceived corruption and clientelism, economic fragility (debt, public spending, high-profile bailouts), social fragmentation, and risks to sovereignty. The tone is critical and prognostic (anticipates possible upheaval if trends continue).
Mes amis bien le bonjour bienvenue sur le canal Aldosterone avec nous ce soir l'ami du canal maître Fadil Pardon, Maître Hashim Fadili.
Hashim Fadili, bonsoir Aldo.
Merci, bonsoir, qui est du barreau de Paris. Et voilà, je commence et je me foire sur le nom de mon invité. Ça prouve que c'est de l'action. Ça aurait été enregistré. Là, on leur dirait, on arrête, on arrête, on reprend rapidement parce que j'ai raté. Ce n'est pas possible. Alors pour ceux qui disent Aldo a une tête de déterré oui j'ai une tête de déterré aujourd'hui ça fait trois jours que j'ai une intense douleur au dos je suis en train de prendre des médicaments et tout ça donc je me sens un peu vaseux ok donc voilà ici c'est pas un canal d'influenceurs c'est pas un tiktok c'est pas instagram je vous dis les choses telles qu'elles sont le jour où je suis bien je suis bien les jours où je suis comme je suis maintenant ben voilà c'est la vie Maître Fadili est avec nous, c'est parce que vous l'avez demandé. Ça fait plusieurs fois qu'il revient sur ce canal. On fait des lives quasiment mensuellement. Et ce que j'aime et ce que vous aimez chez lui, c'est qu'il a un éclairage. Il est déjà un observateur très pointu, très précis de ce qui se passe en France sur le plan politique. Mais au-delà de cela, il arrive à le mettre en perspective avec des références historiques qui, parfois, reviennent à plusieurs siècles en arrière. Et ça, c'est pas tout le monde qui peut faire. Et ça, parce que l'histoire ne commence pas aujourd'hui. En réalité, quoi qu'on voit, il y a des mécanismes. Rappelez-vous, sur le canal Aldoster en aviaissant, quand je vous parle d'un accident, des fois, je reviens 20 ans en arrière pour parler de la Genèse. Parce que, voilà, les histoires ne commencent pas aujourd'hui. La vie est comme ça. Aujourd'hui, je vais ouvrir ce live en posant une question. un autre invité. Vous pouvez aussi poser vos questions sur le chat également. Et ce que j'essaye de faire au fur et à mesure, c'est de choper les questions récurrentes ou intéressantes et je vais également les mettre en avant ou les poser aussi à notre invité. Nous avons également un modérateur, un modérateur que je salue au passage. C'est un homme qui a toute ma confiance, quelqu'un de très intéressant. Je ne peux pas vous en dire plus, mais je peux vous dire que ses jugements sont finaux. Il n'y a pas d'appel, mais c'est quelqu'un qui est très modéré, c'est pour ça qu'il est modérateur d'ailleurs. Alors, Maître Fadi, je regarde la politique française depuis le Royaume-Uni et ces derniers temps j'ai l'impression de me perdre, j'ai l'impression de ne plus rien y comprendre, c'est-à-dire que toute ma vie étant observateur de la politique française et d'autres pays d'ailleurs, j'ai Mon anticipation, c'est de voir une sorte de congruence, de corrélation entre le résultat des élections législatives et le gouvernement qui, par la suite, est issu de ces élections-là. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'en France, il n'y a plus aucune relation entre les deux. Il y a eu des élections, on a attendu trois mois, plus. Gouvernement, campons. Et j'ai presque l'impression qu'on est en train de compter sur la courte mémoire génération tiktok j'ai envie de dire ça signifie que l'électeur moyen à la mémoire d'un tiktoker si on fait des élections aujourd'hui et puis que trois mois plus tard on établit un gouvernement qui n'a plus rien à voir on a l'impression que par pur escamotage personne ne remarquera est-ce que c'est juste une impression est-ce que c'est une réalité ce que je suis en train de dire là Bonsoir.
Aldo, c'est malheureusement une réalité. Effectivement, mais ce n'est pas dû à la génération TikTok. Je ne fais pas partie des personnes qui considèrent que les nouvelles générations sont complètement lobotomisées, etc. Pas du tout. Elles sont brillantes, elles sont pleines d'espoir, elles sont pleines de projets, mais avec leur langage. Et nous, on va dire les personnes de l'ancienne génération, si je puis dire, je n'ai que 50 ans, mais je me considère déjà, on va dire, vieux. Eh bien, nous avons des références qu'on doit balancer à la jeunesse. Nous avons des références qu'on doit rappeler à la jeunesse pour qu'elle comprenne bien qu'on est dans un processus. C'est quoi ce processus ? C'est un méga hold-up. Ce hold-up a commencé juste après 2005. Vous vous rappelez Aldo, mai 2005, référendum pour le traité de la Constitution. Voilà, donc 2005, mai 2005, il y a eu vraiment un engouement extraordinaire. Il y a eu près de 70 % de taux de participation. C'est énorme. Et sur ces 70 % de taux de participation, il y a eu à la louche 55 % de non. Les choses ont été claires, non. C'est le dernier référendum qui a eu lieu en France, à mon sens, c'est un langage que moi, il n'y en aura plus. Et d'ailleurs Ségolène Royade l'avait dit il y a quelques années, non il n'y aura plus de référendum, il n'y aura pas de référendum sur la sortie de l'Union Européenne, nous n'allons pas commettre la même erreur que James Cameron, parce que, voilà, vous vous rappelez Aldo. Pourquoi ? Parce qu'on connaît le résultat. Donc les choses sont très simples, il y a eu un non. Et par rapport à ça, c'était une véritable catastrophe pour la droite comme pour la gauche, toute la classe politique, parce que bien sûr les sondages avaient dit qu'il allait y avoir un oui massif, etc. Et à partir de là, pas de traité constitutionnel européen. Très bien. Acte 1. Il faut préparer maintenant les choses. Et qu'est-ce qui se passe ? C'est passé on va dire inaperçu, mais ça dénote tout ce qu'on est en train de vivre actuellement. C'est qu'en février 2007, il y a eu une réforme de la Constitution où on a modifié le statut pénal du chef de l'État et on a écarté, on a supprimé la notion de haute trahison. parce que le chef de l'État, dans le cadre de l'exercice de ses fonctions, pouvait être traduit, même postérieurement, pour haute trahison. Eh bien, on a supprimé ce mot-là.
Il n'y a plus de trahison dans le système français. Ça signifie que s'il commet de facto une trahison, on serait dans un vide juridique et la loi ne prévoit pas de mécanisme pour le poursuivre.
Tout à fait. Alors, on a mis à la place le mécanisme de destitution, mais qui est très complexe, vous le voyez bien, et on en parlera après, où on parle du manquement dans le cadre de l'exercice de ces fonctions, ce qui ne veut rien dire du tout. Et il y a toute une procédure qui est très longue, avec des votes en bureau, en commission, assemblée nationale, puis Sénat, etc. Donc, on a enlevé la notion de haute trahison. Une fois qu'on a fait ça, eh bien, on a déroulé. C'est quoi déroulé ? Il y a eu un fameux Michel Barnier qui avait intégré le groupe Amato, qui était chargé de rédiger le traité de Lisbonne.
Ah, donc Barnier, oui, OK. C'est très intéressant. Donc là, on arrive à Barnier maintenant.
Oui, c'est pour ça que je parle de lui. C'est pour ça que je reviens à 2005. 2005, en fait, Barnier était ministre des Affaires étrangères. Il y a le nom Donc, pour le référendum, il y a une modification du gouvernement, et c'était à l'époque de Fillon, et donc du coup, eh bien, non ce n'était pas à l'époque de Fillon, pardon, mais Fillon était ministre, et donc du coup Barnier qui était ministre des offres étrangères a été écarté, il a très mal pris, et il intègre juste après le groupe Amato, et il participe activement à la rédaction du traité de Lisbonne. Donc acte 1, on est en mai 2005. Acte 2, on est en février 2007. Acte 3, juillet 2008, que se passe-t-il ? Eh bien, on vote en congrès à Versailles le traité de Lisbonne, en modifiant la constitution pour pouvoir intégrer ce traité dans notre corps juridique interne. C'est-à-dire qu'on a eu un hold-up qui s'est fait en trois temps. Premier temps, on tente le référendum avec une pression médiatique énorme, ça ne marche pas. D'ailleurs, juste après la France, il y avait eu la Hollande qui avait également voté non. Fort de ce constat-là, on ne fait plus appel au peuple, c'est fini. Mais on prépare les arrières, on assure les arrières. On modifie la Constitution, on enlève l'infraction de haute trahison. Acte II. Acte III, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, on réunit le Congrès et on fait voter la modification de la Constitution qui permet d'intégrer le traité de Lisbonne dans le corps juridique interne français.
Donc Barnier avait déjà un rôle dans cette histoire.
Un rôle majeur. Il a eu un rôle majeur. C'était l'un des co-rédacteurs du traité de Lisbonne. Il faisait partie du groupe Amato. Et à l'époque on ne faisait pas attention à lui, parce que c'était quelqu'un, on va dire, c'était le technocrate très bien, même s'il était ministre déjà, même s'il a eu des fonctions électives, en fait il n'intéressait pas grand monde. Et ce n'est pas hasard si Emmanuel Macron l'a pris là, maintenant. Ce n'est pas du tout hasard. on s'inscrit en fait, près de 20 ans plus tard, on s'inscrit dans une continuité. C'est-à-dire que cela fait exactement 20 ans qu'on travaille à la déconstruction politique française, à la déconstruction de la société française, à la déconstruction de l'économie française, depuis 20 ans. Et ça donne un Macron, Donc il est élu en 2017, Macron qui en apparence vient de nulle part, qui n'avait même pas de Marti, il avait son mouvement En Marche, dont les initiales signifient Emmanuel Macron, très bien, et il a fait son tour de France, très bien. Et vous vous rappelez Aldo, deux mois avant les présidentielles, avant mai 2017, il n'avait toujours pas de programme, parce qu'il disait « j'écoute les Français, je prends des idées ». Mais si t'es quelqu'un... Si t'es un peu technocrate... c'était un pur technocrate également, que l'oligarchie, que les médias français ont porté au pouvoir. Et qui ne représentent pas du tout, du tout on va dire, l'esprit français, la pensée française, le peuple français. D'ailleurs on le voit bien, lorsqu'il y a eu des municipales ensuite, le parti En Marche n'a jamais remporté une seule commune. n'a jamais remporté une seule municipalité. C'est-à-dire que lorsqu'on va dans la France profonde, lorsqu'on va au contact des gens, eh bien ça ne passe pas. Pourquoi ça ne passe pas ? Parce qu'il ne s'intègre pas dans un parti traditionnel avec les fédérations, avec les réunions de villages, avec les réunions de pôles, etc. et il n'y a pas de militantisme. Et en fait, dans le parti La République En Marche qui s'est transformé en Renaissance, il n'y a pas de militantisme. Il n'y a que des technocrates qui sont là, qui agissent, qui interviennent, qui sont nommés, on va dire, entre amis. Donc voilà comment on est arrivé à Barnier actuellement et voilà comment on est arrivé au fait que l'on peut fouler au pied des élections législatives. Ça ne les dérange pas parce qu'il y a des précédents.
Est-ce qu'on peut dire que Barnier finalement aurait presque pu deviner qu'il allait revenir parce que c'est l'homme des retournements, c'est l'homme des entourloupes et finalement l'homme de ce genre de situation ?
Tout à fait, en plus il est âgé, il a 73 ans, et c'est révélateur quand même parce qu'on passe d'un gamin de 34 ans, Gabriel Attal, à Michel Barnier qui a 73 ans. Et vous l'avez remarqué Aldo, lorsqu'il y a eu la passation de la fonction de Premier ministre, eh bien Gabriel Attal a refusé de serrer la main à Barnier. Vous vous rappelez, Barnier lui tend la main et Gabriel Attal continue d'applaudir. Et Barnier, on ne la lui fait pas. Donc il a mis sa main sur l'épaule de Attal rapidement et puis c'est tout. Et puis ensuite, il y a eu une salve au sein même du Palais Bourbon quand Michel Barnier a dit à Attal, je suis preneur de vos suggestions pour faire des économies, etc. Et je prends bien acte du fait que lorsque je suis venu, j'ai pris un pays qui était en déficit. Donc il y a eu une attaque frontale. Et tout cela dénote quoi Aldo ? Dénote le fait que Macron, que la classe politique française n'a que faire des citoyens français n'a que faire du suffrage, quel que soit l'homme politique de manière générale. Il y a des exceptions, bien évidemment, mais je vais citer un exemple tout simple. Vous avez quand même le fameux député de Marseille, Delogu, qui fait beaucoup parler de lui, parce que, autre son accent, bon ben très bien, on peut avoir un accent, ce n'est pas ça le problème, mais c'est surtout, on va dire, son ignorance historique, on a vu qu'en commission on ne savait même pas lire, etc. Alors on avait dit qu'on faisait, on va dire, du mépris de classe, etc. Ça n'a rien à voir avec ça. En fait, on a un représentant de la nation, on a un représentant du peuple français qui est élu, très bien. Eh bien, cette personne-là avait appelé à voter pour Élisabeth Borne. Il ne faut pas l'oublier. Vous vous rappelez bien évidemment la fameuse théorie des castors. On n'a jamais entendu autant parler de castors à l'occasion du second tour des législatives parce qu'on parlait de barrages en permanence. Et donc du coup, vous vous rappelez Aldo, d'ailleurs on avait fait un live tous les deux par rapport à ça, on avait commenté le résultat des législatives. C'était quand même effarant. C'est-à-dire que lorsque moi, en tant que citoyen français, je vote pour vous Aldo, Vous vous présentez à moi avec un programme, je vote pour vous. Et puis une fois que le premier tour passe, vous désistez. Je n'ai pas voté pour vous pour que vous vous désistiez. J'ai voté pour vous par rapport à l'intitus personae, par rapport à une conviction profonde, par rapport à un programme. Or, vous vous rappelez Aldo, il y a eu près de 200 résistements. C'est juste fou. On a même eu quand même une histoire effarante où on avait quand même Dupont-Aignan qui est le député de Beaulafrance, qui était là depuis plusieurs mandats, qui est arrivé en deuxième position derrière un inconnu, La France Insoumise, très bien. Un cheminot, je n'ai rien contre les cheminots, ce sont des gens admirables, mais cette personne-là n'a aucune connaissance, on va dire, des institutions. Cette personne n'a tellement aucune connaissance qu'elle a demandé à ce qu'on nationalise la SNCF, vous imaginez, pour un cheminot. Mais bon, et donc à côté de ça, il y a une troisième personne qui s'est présentée, qui est Léa Républicain, qui est l'actuelle président du Conseil départemental de l'Essonne, et qui s'est maintenue au second tour alors qu'il était en troisième position. Ce qui a fait perdre Nicolas Dupont-Aignan, ce qui a choqué beaucoup de gens. Et là, on a eu le fin mot de l'histoire. En fait, c'était un messager de Macron, bien évidemment, qu'il a récompensé parce qu'il vient d'être nommé dans le gouvernement Barnier secrétaire d'État au transport. Donc vous voyez, on est dans une dynamique, Aldo, où on a la preuve flagrante que la classe politique, les hommes politiques n'ont que faire des gens qui sont censés représenter. Et on arrive donc à un gouvernement qui est le gouvernement des perdants. Parce que nous avons quand même eu deux tendances qui se sont révélées. On a le premier parti de France, on aime ou on n'aime pas, le Rassemblement national. Très bien. Et ensuite on a le premier groupe de France, la première force politique, le Nouveau Front Populaire. Alors là on joue avec les mots parce que d'un côté je vous parle de parti et de l'autre je vous parle de groupe. Très bien, le Nouveau Front Populaire. Donc que devait-il se passer ? Eh bien le Premier ministre devait être soit du Rassemblement National, on aime ou on n'aime pas, soit du Nouveau Front Populaire, on aime ou on n'aime pas. et là on va désigner une personne qui est issue d'un groupe politique qui n'a même pas eu 5% aux législatives. et on va remettre dans le même gouvernement une Rachida Dati qu'on maintient à la culture, une Agnès Pagny-Runacher qu'on va maintenir à l'écologie, etc. Donc tout cela est de la supercherie, tout cela confine au hold-up, mais ce que j'entends par là c'est que c'est la preuve, c'est la manifestation de la fin d'un système. Ça c'est une certitude, ce système ne peut pas durer encore quelques années, c'est tout simplement impossible.
Absolument. Maintenant, la question qui vient, c'est que vous dites ça confine à l'hold-up. Maintenant, est-ce que je peux dire que ça confine au coup d'État ? Est-ce que Macron, finalement, n'est pas une sorte de monarque républicain ? On est revenu dans une sorte de monarchie de droits, même pas constitutionnels, mais de droits absolus. Il a tous les droits, il fait ce qu'il veut. Et j'ai l'impression, quand je vois, les Français ne sont même pas dans la rue parce que moi, je me rappelle des Français d'une époque. Je ne sais pas si de lassitude ou autre chose aujourd'hui, mais je me souviens des Français. pour la réforme des lycées, des fois des réformettes. Ils étaient tous dans la rue. Là, aujourd'hui, on a l'impression qu'ils se disent qu'ils font ce qu'ils veulent et qu'ils s'en résignent.
Ils sont résignés pour plusieurs raisons malheureusement. Je vous ai parlé tout à l'heure de déconstruction de la société, de la déconstruction de l'économie. Cette déconstruction-là, en fait, a fragmenté la population. Ne serait-ce qu'au niveau politique, j'ai parlé de fédération, j'ai parlé de militantisme. les fédérations n'existent pratiquement plus, le militantisme n'existe pratiquement plus. Quand on voit ne serait-ce que le Parti communiste, très bien, prenons le Parti communiste et prenons la France insoumise, très bien. Lorsqu'on voit un DeLogue par exemple, très bien, il a été placé là, il a été parachuté là, très bien. Mais lorsqu'on voit le Parti communiste dans les années 30, 40, 50, 60, 70, eh bien il y avait ce qu'on appelait des bureaux qui étaient jusque dans les fins fonds des campagnes. Et ces bureaux-là, en fait, repéraient des gens qui avaient un talent oratoire, des gens qui avaient, on va dire, une conviction plus accueillie que d'autres, etc. Et on les formait. On les formait, on les faisait monter ensuite au siège du Parti communiste à Paris, etc. Et donc, il y avait un continuum. avec des échelons. Ce n'est pas pour rien qu'on parle de premier secrétaire au bout d'un moment. Là, il n'y a plus d'échelon du tout. Là, en fait, tout est complètement fragmenté. Quand vous voyez le parti socialiste dont le siège était rue de Solferino dans le 7e arrondissement, eh bien ça regroupait énormément de monde. ils ont tellement dépensé d'argent etc. qu'ils ont dû céder et aller en banlieue. Quand vous voyez les sièges de différents partis, ils ne cessent de déménager, donc il n'y a plus d'élément structurant, d'élément structurel qui permet d'avoir une action structurée. Excusez-moi la redondance, mais elle est importante. Et donc du coup, qu'est-ce que ça donne ? Ça donne qu'au bout d'un moment, les gens sont lassés. Rappelez-vous, Aldo, nous qui sommes vieux, lorsque nous étions jeunes, nous n'avions qu'un seul téléphone à la maison. Vous vous rappelez ?
Il y avait un téléphone… Oui, le téléphone en bakélite.
Et donc, qu'est-ce qui se passait quand on était gamin? Le téléphone sonnait. Votre mère ou votre père décrochait. Oui. Et puis votre copain ou votre copine disait bonsoir. Est-ce que je peux parler à Aldo? Et là, votre mère criait Aldo téléphone, vous appelez. Et là, vous veniez et votre mère était assise à côté du téléphone. Bonjour l'intimité ! Et donc, il n'y avait qu'un seul téléphone pour toute la famille. Qu'a donné le portable ? Sous prétexte de liberté, etc., le portable a fragmenté la famille. On est passé d'un téléphone par foyer à un téléphone par personne. y compris pour les mineurs, soi-disant, pour pouvoir les tracer, pour pouvoir savoir où ils se trouvent, etc. Nous, quand on était gamin, on ne savait pas où on était, on n'en est pas mort. Donc, où je veux en venir, et je peux, on va dire, vous donner des centaines d'exemples en ce sens-là, on a voulu volontairement fragmenter la société. tout comme on a détruit l'industrie en France pour avoir une société morcelée qui n'est liée que par le virtuel. Et vous parliez du TikTok tout à l'heure, c'est du virtuel tout ça. Et on le voit bien. Et on le voit bien. Et ça donne quoi ? Ça donne que dans le réel, il n'y a aucune corrélation entre l'expression du suffrage, l'expression du suffrage universel, l'expression d'un vote et ensuite une politique qui va être menée par rapport à ce vote.
Oui, je vois. Donc, nous sommes quelque part dans une ère probablement post-démocratique où on peut juste voter symboliquement. C'est bien de remporter des élections. On peut toujours dire bon, voilà, j'ai remporté les élections, mais remporter des élections ne veut pas dire nécessairement qu'on va gouverner, donc il y a une déconnexion entre les élections et le fait de pouvoir gouverner. Au passage, juste remarque technique, certains ont signalé que mon micro n'était pas assez fort, je viens d'augmenter le volume d'iCelui, donc j'espère que vous m'entendez mieux. Alors, une question qui revient et qui est très frappante, c'est qu'on a l'impression que lorsque Barnier est arrivé aux commandes, il a découvert que le Mozart de l'économie, M. Le Maire, a laissé la France dans une situation plus catastrophique qu'elle n'y paraît. C'est vrai que les observateurs avertis ne se faisaient aucune illusion sur l'état économique de la France. Après toutes les dérives ou les poursuites idéologiques, les investissements ruineux, distribution de l'argent à l'étranger pour le climat, pour l'Ukraine, pour diverses raisons, On a l'impression que lorsque Barnier est arrivé, il a trouvé que la situation était encore pire que ce qu'il avait anticipé.
Alors là, vous savez, je pourrais sourire de ce type de réaction, mais en fait, ça m'agace. Ça m'agace parce qu'on a affaire à des gens qui sont cyniques et qui feignent l'étonnement. Vous savez, c'est comme lorsque vous avez une société qui fait faillite, ah ben je ne comprends pas. Ou bien lorsqu'il y a une crise, ah je ne comprends pas. Non, il y a un processus. Et on ne peut pas feindre l'étonnement avec, on va dire, toutes les normes prudentielles. Il y a quand même une commission des finances à l'Assemblée nationale. Il y a une cour des comptes. Il y a un ministère avec énormément de départements, etc. Il y a des sociétés extérieures, il y a les agences de notation internationales, il y a la Banque de France, il y a la Banque centrale européenne, etc. Et donc au regard de tous ces éléments-là, il y a un élément quand même fondamental, c'est le vote du budget, le projet de loi de finances. Et là qu'est-ce qui se passe ? Eh bien lorsqu'on fait passer des projets de loi de finances à coup de 49-3, c'est-à-dire dans le vote de l'Assemblée nationale, eh bien là il y a un problème. Et c'est là où je vous dis que toute la classe politique française est coupable, en ce sens où là on parle de destitution par exemple. et on va avoir à faire, on va dire un jeu qui est juste ridicule, c'est que si la France Insoumise soumet la destitution de Macron, le Rassemblement National votera contre, ce qui s'est déjà produit. Si le Rassemblement National suggère, la France Insoumise dira non, etc. etc.
C'est pas sincère ça, franchement, maître Fadelis, c'est pas sincère.
Non, du tout.
Ils font semblant pour leur électorat. Oui, regardez, j'ai tenté de lancer une destitution, mais les autres ont refusé. Et aujourd'hui, ça devient même très prévisible. On voit les uns lancer une destitution, les autres automatiquement dire, mais non, on ne va pas voter pour. Voilà.
Tout à fait. Et donc du coup, là, par exemple, pas plus tard que la semaine dernière, on a découvert avec, entre guillemets, que la gendarmerie nationale avait un trou de trésorerie de 200 millions d'euros. 200 millions d'euros.
Vous savez qu'ils ne payent pas leur loyer, paraît-il. Ils ne payent pas leur loyer aux municipalités où ils se trouvent et ils mettent celle-ci vraiment en difficulté.
Tout à fait. Donc cela n'arrive pas du jour au lendemain. 200 millions d'euros, ce n'est pas possible. Donc il y a une véritable problématique. C'est la problématique de la sincérité, bien évidemment, mais je ne vais pas avoir un discours naïf. Mais il y a également la problématique, on va dire, de la corruption. Parce qu'en fait on est clairement dans une classe politique qui est complètement corrompue. Alors il faut entendre le terme corruption, non pas le fait de recevoir une somme sonnante et trébuchante pour pouvoir faire quelque chose, mais dans le fait de laisser faire, laisser se dégrader une institution, laisser se dégrader notre économie, laisser en fait pourrir la situation et orienter, on va dire, les budgets, orienter les dépenses au détriment de la population. Et nous avons affaire en fait à des représentants qui sont entièrement corrompus, on le voit bien avec cette Assemblée nationale actuelle. où il y a eu quand même une augmentation pour chaque député de 300 euros. Et lorsqu'une journaliste, pas plus tard qu'il y a quelques jours, a demandé à Yael Brown-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, « Oui, mais quand même, vous demandez aux Françaises et aux Français de faire des efforts, est-ce qu'il n'y a pas des efforts à faire à l'Assemblée nationale ? » Et là, elle répond du tac au tac, il n'y a aucune économie à faire. Non mais c'est...
J'ai dit ça... Ah du tac au tac, oui oui, il n'a même pas réfléchi, non non... En plus il l'a critiqué, c'est des.
Propos populistes, dangereux... Donc vous voyez bien qu'il y a une problématique. Comment Michel Barnier, qui à l'heure où je vous parle a une retraite mensuelle de 28 000 euros, vous avez bien entendu, 28 000 euros. Comment peut-il demander aux Français à la France de faire des efforts et comment peut-il avoir l'indécence de dire qu'il va augmenter les taxes sur l'électricité, mettre en place un impôt exceptionnel, etc. C'est juste indécent. Donc on voit bien qu'on est dans une problématique vaste, large, et c'est toute la classe politique qui doit être révisée, et c'est pour ça que je vous dis qu'on est à la fin d'un système, alors je ne suis pas voyant, je ne suis pas devin, mais inévitablement cela va basculer. Personne n'a vu venir les printemps arabes, vous vous rappelez Aldo ? Personne ! Il a fallu, on va dire, Une mèche, une brèche qui a consisté à voir ce fameux Tunisien qui s'était immolé, vous vous rappelez, parce que c'était un marcheur ambulant de frises et légumes, etc. Il avait subi encore une fois l'arbitraire de la police et là, en désespoir de cause, il s'est immolé par le feu. Et là, tout a explosé. Tunisie d'abord, Algérie ensuite qui a été matée par la force. Le Maroc ensuite, la monarchie a bien géré la chose. Et puis l'Égypte, où on a eu quand même deux personnes qui étaient là depuis des décennies. Il était impensable qu'elles soient dégagées. Et pourtant, le leitmotiv populaire, vous vous rappelez, c'était « mon baraque dégage, Ben Ali dégage ». Voilà, vous vous rappelez de tout ça.
Je me rappelle de tout ça, oui. Ouais, on n'est pas à l'abri. Et en fait, nous, en Algérie, quelque part, ce qui nous avait protégés, en réalité, c'était le fait que nous avions connu la décennie noire et que le peuple était très fatigué de ces histoires. Et comme si on avait compris que si on sortait pour faire de la pagaille, on allait replonger potentiellement dans la décennie noire. Mais ce que je cherche à dire aux Français, c'est qu'effectivement, nous qui venons d'un continent où les révolutions malheureusement se succèdent. Nous, quand on parle de révolution, on n'est pas en train de parler de la fin des années 1700. C'est beaucoup plus proche en général. On en a eu une la semaine dernière. Donc, ce qui se passe, c'est qu'on a une insatisfaction, on a une situation et on a l'impression qu'il n'y a rien qui bouge. On a l'impression que c'est statique. On a eu des présidents en Afrique qui sont restés. Jean, je suis président à vice. Le gars, ça fait 40 ans qu'il est là. Et soudainement, Et bien ça bascule, ça bascule pour un petit détail. Comme je disais dans une des vidéos, un jour il y a un kebab qui tombe par terre et boum, il y a toute la France qui va s'enflammer. C'est des situations très instables et très imprévisibles, hélas. Mais j'ai une question, j'ai une question. la situation là que trouve ou que fin de trouver Barnier, la situation financière, la situation économique. Il faut savoir que la France est en guerre, même si elle ne déclare pas à la Russie aussi. La France sort du Covid, elle sort très fragilisée, elle sort de cette folie de la guerre, je dis la guerre sanitaire, ce n'est pas la guerre sanitaire, c'est la crise sanitaire. Mais bon, Macron avait dit nous sommes en guerre.
Vous avez raison Aldo, parce que Macron avait dit « nous sommes en guerre », vous vous rappelez ?
Oui, voilà, donc c'était la guerre sanitaire. Je persiste et signe, c'était la guerre sanitaire. Elle sort très fragilisée, elle fait quoi ? Elle déclare la guerre à la Russie. Enfin, elle ne la déclare pas, mais elle l'a fait. Le résultat est le même. Aujourd'hui, est-ce qu'il n'y a pas à craindre que la France se retrouve comme à l'époque la Grèce, qui s'est trouvée sous le diktat de la Troïka. La Grèce avait perdu complètement toute souveraineté. Elle était gérée par la Troïka. Moi, je me rappelle, j'avais visité la Grèce à l'époque. J'étais acheté une glace chez un marchand comme ça, et puis il a insisté pour me donner, il avait une petite baraque sur le trottoir, il a insisté pour me donner un ticket de caisse. J'ai dit j'en veux pas, il m'a dit non prenez-le, mais pourquoi ? Il m'a dit la Troïka insiste, parce qu'ils ont commencé un petit peu à surveiller toutes les transactions financières, même celles portant sur 2,50€. Et la Grèce a dû vendre des bijoux de famille, la Grèce était sous tutelle pendant longtemps. Est-ce qu'il y a un risque que la France aille dans la même direction aujourd'hui ?
Alors c'est ce qu'on veut nous faire croire. Je ne pense pas parce que je suis très chauvin, je suis un éminent patriote. Les Français, il ne faut pas les emmerder. Excusez-moi d'être grossier, mais en fait, les Français ne sont pas des citoyens de réforme. la France n'est pas un pays de réforme, la France est un pays de révolte et de révolution. On l'a bien vu avec les jacqueries, on l'a bien vu ensuite avec toutes les manifestations qui ont fait basculer pas mal de choses, donc on l'a vu avec les Trois Glorieuses au XIXe siècle, etc. Donc les Français, en fait, sont très vigilants. Et il ne faut pas les sous-estimer. Et il ne faut pas considérer leur caution, pour l'instant, comme une bêtise de leur part. Surtout pas. Je pense qu'il faut faire très attention parce que la France n'est pas la Grèce. Je ne dénigre pas la Grèce, bien évidemment, qui est un grand pays. Tous les pays sont grands de toute façon. Tous les pays ont leur histoire qui doit être respectée. Mais la France a une histoire très particulière et la France a démontré plus d'une fois qu'elle savait se relever, même dans les pires heures de son histoire, lorsqu'on a eu un maréchal qui a décidé d'entrer dans la collaboration, eh bien il y a une résistance qui s'est faite et vous connaissez la suite de l'histoire. Donc on veut, les médias veulent nous distiller la chose suivante, c'est qu'on va entraîner le chemin de la Grèce et c'est juste normal. En fait, elle est là la problématique, il est là le cynisme. C'est de dire que c'est normal si on devient sous tutelle européenne. Non, ce n'est pas normal.
C'est une préparation mentale, ça signifie qu'il prépare l'opinion à quelque chose.
Tout à fait, c'est une préparation mentale. Non, non, ce n'est pas normal. Et moi, je pense qu'il faudra tout simplement s'attaquer à la source. C'est quoi la source ? Il faut savoir, Aldo, que lorsqu'il y a eu les dernières élections législatives et depuis, et bien ça coupait net à plusieurs commissions d'enquête parlementaire. il y avait plusieurs commissions qui ont été créées pour faire le point, notamment sur les finances publiques, pour faire le point sur les dépenses de l'Élysée, pour faire le point sur les frais de représentation, etc. Pour faire le point sur, ne serait-ce que les PGE, vous vous rappelez, les prêts garantis par l'État, parce que vous avez parlé de Covid. Quand vous voyez, je prends un seul exemple, que Air France a perçu en prêts garantis par l'État 7 milliards d'euros sans aucune garantie, sans aucune exigence de maintien de l'emploi. Ces 7 milliards sont partis grosso modo dans les poches des gens, des actionnaires, sont partis dans les dividendes. Renault pareil qui avait reçu 5 milliards. Et puis vous allez avoir le petit artisan, le petit commerçant, qui a dû remplir un dossier kafkaïen pour recevoir, on va dire, quelques dizaines de milliers d'euros. Il ne faut pas oublier, Aldo, que les aides publiques aux entreprises s'élèvent à 160 milliards d'euros par an. Vous m'avez bien entendu, Aldo. 160 milliards d'euros par an d'aides aux entreprises.
– Des entreprises privées, vous voulez dire, des entreprises privées.
Et ces entreprises privées, ce ne sont pas les vôtres ou les miennes. On n'en a pas. Je suis avocat et j'aimerais bien en avoir. Ces entreprises, c'est quoi ? Ce sont les entreprises du CAC 40. Ce sont les médias, Le Monde, etc. qui reçoivent ces aides-là.
Donc ce n'est pas par exemple, parce que l'artisan, il y a un artisan, il a une entreprise, Il ne touche pas ça ? Ou bien ça va au CAC 40 en particulier ?
– Bien évidemment que non. C'est-à-dire que là on est dans ce que les anglo-saxons appellent la politique du tourniquet. C'est quoi le tourniquet ? C'est que vous avez un énarque qui est destiné à intégrer la fonction publique et qu'il y a comme pote de classe un énarque qui va aller vers le privé. ils sont tous les deux énarques, ils sont de la même promo. Vous pensez bien que celui qui va donner, on va dire, l'aide publique, il va la donner à son pote énarque qui s'est retrouvé président d'une société de CAC 40 ou autre. Et s'il ne le fait pas, eh bien cet énarque-là, cet homme politique, c'est le cas de Macron quand même. Macron qui est quand même énarque. Il a quand même été chez Rothschild et c'est à ce temps-là où il a géré notamment la transaction concernant Nestlé. C'est là où il a pris de très gros horreurs. Ensuite, sachant qu'à la base, il est inspecteur général des finances. Et donc ensuite, qu'est-ce qu'il fait ? Il passe secrétaire général adjoint de l'Élysée. Ensuite, il passe ministre des Finances. Vous voyez un Édouard Philippe, qui était maire du Havre, qui ensuite est devenu Premier ministre, ensuite est devenu membre du conseil d'administration de Atos, etc. Oui, je vois ça souvent. Et c'est là où je parle de corruption. C'est-à-dire qu'il y a énormément d'argent en France, je tiens à le dire. La France produit énormément de valeurs ajoutées. Mais quel est le problème ? Le problème est un problème de décision politique, le problème est un problème de répartition, le problème est un problème d'équité, le problème est un problème d'éthique et d'honnêteté. Et nous n'avons pas ça. Et là je pense qu'on est arrivé au bout du bout. Vous connaissez l'Angleterre mille fois mieux que moi, l'Angleterre est un pays éminemment riche. Vous le savez, Aldo, notamment avec son Commonwealth. Et pourtant, quand vous voyez l'infrastructure ferroviaire, mais c'est juste délirant.
Oui, oui. En fait, l'infrastructure ferroviaire ici, on a créé un système. On a créé un système au Royaume-Uni, un système absolument immonde qui est une sorte, on l'appelle un partenariat public privé. Donc on va avoir par exemple on va prendre le rail, on va le privatiser donc on va vendre pour trois fois rien l'entreprise de rail à une entreprise privée et après on lui donne de l'argent public pour qu'elle fasse tourner la société. Et en réalité, ce qu'elle va faire, elle va vouloir maximiser ses profits, maximiser les dividendes pour l'actionnariat. Eh bien, l'argent que le public va donner, il va partir dans des coffres privés. Et on a, juste pour vous donner un exemple, j'habitais dans une ville qui s'appelle Reading, une époque. Entre Reading et Londres, il y a à peu près 25 minutes à 30 minutes en train. Les gens faisaient un prêt bancaire pour payer l'abonnement de train. L'abonnement de train, à l'époque, il coûtait dans les 5 000 euros par an pour une demi-heure de train, juste pour vous dire. Des trains vétustes, très souvent bandés, voyageant debout. On a eu beaucoup d'accidents. Et ça, c'est à tous les niveaux. Ça, c'est vraiment à tous les niveaux. On a, par exemple, le NHS, qui est l'hôpital public britannique. Il va décider de vendre. Ils vont quoi ? Ils vont à sa pharmacie. Ils vendent sa pharmacie. Donc à chaque fois qu'une infirmière ou un médecin a besoin d'un médicament pour un patient, et ils en ont tout plat, ils doivent payer un frais de délivrance du médicament. ou des frais d'ordonnance. Par exemple, il y a une infirmière, elle m'a dit, je dois patienter parce que j'avais un proche qui était à l'hôpital et le médecin avait prescrit un médicament depuis des heures et il n'avait pas reçu. Et j'ai dit, qu'est-ce qui se passe ? Elle m'a dit, je suis désolé, j'attends de collecter plusieurs médicaments parce que chaque fois qu'on leur parle, on doit payer 80 livres. Donc, j'essaie de grouper. Voilà. Donc, c'est ce que font les pâtes, par exemple, un paquet de pâtes de 500 grammes. J'avais vu un reportage sur ça. Je crois qu'ils le payent pour 50 euros. C'est-à-dire qu'on a… Alors, oui, il y a de la richesse au Royaume-Uni. C'est comme en France. Il y a beaucoup de richesse. Mais le contribuable, il est saigné au profit de petites entreprises ou grandes qui appartiennent, qui souvent ont des connexions politiques. Ce n'est pas par hasard. Ça ne va pas chez n'importe qui. Moi, je ne pourrais pas aller acheter des pâtes à 50 centimes et les vendre à 50 euros. Ils ne les achèteront pas. Mais quand ils les achètent à ce prix-là à leurs copains, c'est qu'ils ont des raisons, en fait. Donc, il y a souvent un système de marge arrière et tout, et tout, et tout. L'Europe est en train de se définir comme ça aujourd'hui, malheureusement.
Tout à fait. En fait, la problématique qui se pose, c'est quoi ? C'est qu'il y a vraiment une crise institutionnelle, mais également une crise morale parce que En fait, plus personne ne se sent responsable de rien, et plus personne ne se sent engagé par sa parole et son propos, et plus personne ne va devoir répondre de ses actes. Je m'explique. Nous avons assisté à un autre hold-up, parce que les hold-ups sont permanents en France, notamment depuis 2005, on en a parlé. Lorsqu'il y a eu les élections législatives de cet été, il y a eu ensuite la démission du gouvernement. Très bien. Et vous vous rappelez qu'Emmanuel Macron n'avait pas accepté la démission de Gabriel Attal, le laissant atteindre le stade de six mois pour qu'il puisse à vie, vous imaginez, à 34 ans à vie, pouvoir bénéficier d'une retraite, pouvoir bénéficier d'un chauffeur à vie, pouvoir bénéficier d'un garde du corps à vie, pouvoir bénéficier d'un bureau à vie, pouvoir bénéficier d'une assistante à vie. Vous imaginez. Et donc pendant ce temps-là, alors je n'ai pas approfondi mes recherches mais je le ferai, je les partagerai avec vous. Pendant ce temps-là, que s'est-il passé ? Vous vous rappelez, il y avait des ministres qui étaient restés en poste et ils disaient qu'ils géraient les affaires courantes. Mais en fait, il ne gérait pas les affaires courantes parce que pendant cette période-là de trois mois où Macron faisait le type qu'il consultait, soi-disant, alors il y a eu d'abord les Jeux olympiques, les Jeux olympiques de la honte, on en avait parlé, vous vous rappelez. Il y a eu ensuite les Jeux paralympiques, très bien, et puis ensuite la consultation. Pendant cette période-là, tous les ministres, je dis bien tous, y compris le Premier ministre, ont pris des décrets. Carrément. Et donc, du coup, ils ont fait publier des textes qui sont publiés au journal officiel. Il n'y a que le prénom et le nom. Par exemple, c'est écrit Gabriel Attal point barre. Ce n'est pas écrit Premier ministre, ce qui est strictement illégal. Et ça, ça s'appelle quoi ? Ça s'appelle un exercice de la fonction publique sans droit ni titre. Et ça, c'est une infraction qui est caractérisée par le code pénal.
Maître, est-ce que vous pouvez nous expliquer, ils faisaient quoi ? Ils étaient en train d'émettre des décrets avec quoi ? Il y avait quoi dedans ?
Moi, par exemple, je suis ministre et je vais décider, par exemple, j'extrapole, attention, je vais décider en tant que ministre des Finances d'augmenter le budget pour telle catégorie de fonctionnaires. Ce n'est pas ça les affaires courantes. les affaires courantes, c'est signer ce qui a déjà été décidé avant. En tant que ministre, je vais valider un marché public. Ce n'est pas ça, les affaires courantes, etc. En tant que ministre, je vais nommer, vous vous rappelez, on en avait parlé, un militaire au Conseil d'État, par exemple. En tant que ministre, je vais décider de mettre la zone de l'Élysée zone sécurisée absolue, etc. Voilà. Et bien il faut savoir qu'il y a eu plus d'une centaine de décisions qui ont été prises pendant cette période-là. Et ça c'est l'article 433.12 du Code pénal. Et là où je vous dis que toute la classe politique en fait est corrompue, c'est que n'importe quel député de l'opposition qui n'est qu'une opposition de carton, on est dans du tartuffe. N'importe quel député peut mettre en avant ce que je viens de vous dire et saisir n'importe quel procureur de la République de France. Parce que là on est dans le tribunal correctionnel, parce que c'est une infraction pénale normale. Pourquoi normal ? Parce que ces ministres n'exercent pas dans le cadre de leur fonction vu qu'ils ont démissionné. Donc ce sont des citoyens ordinaires comme vous et moi. C'est-à-dire qu'ils ne relèvent pas de la Cour de justice de la République. Est-ce que vous avez vu un seul des 577 députés pointer ce que je viens de vous dire ? Non, aucun. De la France à tout, jusqu'au Rassemblement national.
Il n'y a pas d'opposition. Non, il n'y a pas d'opposition. Ce qui me surprenait d'ailleurs, c'est pourquoi Macron a utilisé le 49-3, vu qu'il n'y a pas d'opposition. Je ne pense pas que l'opposition aurait fait son travail, aurait bloqué ces décisions de toute manière.
C'est juste fou. D'ailleurs, vous vous rappelez lorsqu'il y a eu le vote pour la présidence de l'Assemblée nationale. Vous vous rappelez que Gabriel Attal et Gérald Darmanin, alors qu'ils étaient respectivement Premier ministre démissionnaire et ministre de l'Intérieur démissionnaire, ils ont voté quand même au sein du palais Bourbon pour Yael Brown-Pivet. Elle est où la séparation des pouvoirs ? Là, il y a un mélange des genres qui est juste effroyable, je ne dirais pas incroyable, effroyable, et ça ne les dérange pas. Pourquoi ça ne les dérange pas ? Parce que de l'autre côté, il y a une justice qui est complètement muselée. Et elle est tellement muselée qu'en fait, elle en vient à être carrément défaillante et elle est tellement muselée qu'elle en vient à participer au chaos.
Elle est muselée, on a l'impression, alors bon, je n'ai pas envie de vous demander de critiquer la justice, n'est-ce pas ? Mais on a l'impression, quand on est juste injusticiable, qu'elle est très politisée également.
Alors c'est très simple, je vais vous dire, je vais citer deux cas. en tant qu'avocat. Un premier cas où vous avez dû suivre cette affaire, c'était dans le centre de la France, un petit village qui s'appelle Seineau, je crois, où il y a eu 15 squatteurs qui ont squatté la maison d'un type. Très bien. Le type a débarqué, très bien, il voit les 15 squatteurs, c'était plusieurs familles, etc. Au bout d'un moment, il sort sa bombe lacrymogène, Au bout d'un moment, ça commence à déraper et il a décidé carrément d'emmurer les gens. Donc voilà, carrément, avec du ciment, etc. Eh bien, il a été embarqué. Il a été mis en garde à vue.
Il s'est emmuraillé vivant.
Et oui, et il est traduit devant la justice pour violences et menaces volontaires, vous imaginez. Donc là en fait c'est l'inversion du bon sens, c'est l'inversion des rôles et la justice participe à ça. Alors je ne suis pas attention, je ne veux pas qu'on croit que je sois pour une justice répressive, une justice sans pitié. Non, je ne suis pas dans ce registre-là. Je suis tout simplement pour donner plus de moyens à la justice, Ce qui n'est pas le cas. Je suis pour qu'il y ait plus de greffiers, qu'il y ait plus de juges, etc. Et je suis pour qu'il y ait une justice digne de ce nom. Et cette justice-là, malheureusement, fait défaut. Mais lorsqu'on voit que maintenant le nouveau garde des Sceaux, Didier Migaud, qui est bien sympathique, c'était l'ancien premier président de la Cour des comptes. Et on l'a nommé parce qu'on a dit qu'il est de gauche. Il n'est pas du tout de gauche, il est affilié gauche et ça fait longtemps qu'il a quitté le Parti Socialiste. Appel est-il nommé qu'il ose dire que la justice n'est pas laxiste ? Très bien. Et là, qu'est-ce qui se passe ? Philippines. Voilà cette fameuse étudiante, la pauvre.
On n'en parle plus, Philippine.
On ne parle plus. Et d'ailleurs, je vais partager avec vous quelque chose d'effroyable aussi. Vous imaginez que les parents ont signalé à la police sa disparition. Laquelle police n'a pas réagi ? Le parquet n'a pas réagi. Il faut savoir que les parents de cette pauvre fille, de cette pauvre étudiante, ont dû organiser une battue privée avec une salle de famille. Eh oui, une battue privée. Vous imaginez ?
Pourtant, elle est mineure. Elle est mineure, Philippine, n'est-ce pas, à 17 ans ?
Pour moi, elle était étudiante parce qu'elle partait de l'université de Paris-Dauphine. Il me semble qu'elle était majeure.
22 ans, majeur 22 ans, merci, je viens de chercher.
Et donc il y a eu une battue privée, vous imaginez. Et ce n'est qu'à partir de là, à partir du moment où ils ont retrouvé son corps enfoui, que la police s'est déplacée, etc. Donc ça, c'est juste anormal parce que, bien évidemment, on a perdu une journée par rapport à ça. Et là, ça ne va pas du tout. Maintenant, vous me dites qu'on n'en parle plus. Alors, on a parlé de ce suspect. Là, je vais faire une petite digression, une grande parenthèse. On a dit, oui, le meurtrier. Là aussi, il y a eu un lynchage. Oui, ce meurtrier d'origine marocaine, ce TAO, etc. Il était sous au QTF. Ce n'est pas normal. Très bien. Il est en Suisse, paraît-il. Il est en Suisse. Moi, la question que je pose très clairement, Est-ce qu'un procureur, est-ce qu'un juge s'est manifesté, ne serait-ce qu'auprès des médias, pour dire où en était l'affaire par rapport à la demande d'extradition ? Non. Silence radio, l'affaire oubliée. Donc, on est en fait dans quoi ? Vous parliez tout à l'heure de TikTok encore une fois. Moi, j'employais un terme de notre époque. C'est ce que j'appelle, et je l'ai déjà dit, l'effet stroboscope. Vous savez, quand on allait en boîte, on avait cette lumière là qui flashait comme ça et on avait les mouvements saccadés des gens qui dansaient. Eh bien, on est dans ça. C'est-à-dire qu'on va avoir une problématique et même un drame, cette Philippine, par exemple, qui ne fait que refléter une défaillance sur toute la chaîne étatique. C'est-à-dire qu'une police qui ne répond pas à une alerte. Il y a une défaillance. Ensuite, ce juge des libertés et de la détention qui libère ce Marocain avec l'obligation de quitter le territoire français, alors qu'il avait déjà été condamné pour viol avant. Donc on a cette problématique-là. Ensuite, on a la problématique de l'enquête. On a la problématique ensuite intra-territoriale et inter-territoriale entre la France et la Suisse. Bref, toutes les chaînes, qu'elles soient judiciaires, policières, qu'elles relèvent du ministère de la Justice, qu'elles relèvent du ministère de l'Intérieur, sont défaillantes. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il n'y a aucune commission d'enquête. C'est-à-dire que vous voyez bien Aldo, à chaque fois qu'il y avait un policier par exemple qui sortait son arme et qui faisait usage de son arme parce qu'il était limite en danger. Dès la seconde qui suit, vous avez l'inspection générale de la gendarmerie nationale qui mène une enquête tout de suite. Là, il n'y a aucune enquête, aucune. Et elle est où la problématique, notamment par rapport aux jeunes ? C'est-à-dire que les jeunes, qu'est-ce qu'ils constatent ? Ils constatent l'impunité, ils constatent l'irresponsabilité, et c'est ce qui fait qu'au bout d'un moment, ils sont blasés. Il ne faut pas leur en vouloir. parce qu'on a une société, on a une classe politique justement qui ne veut pas pointer du doigt la responsabilité. Parce que si on pointe du doigt la responsabilité, on va voir quels sont les véritables responsables. Et les véritables responsables, ce sont ceux qui prônent l'austérité, ce sont ceux qui prônent le serrage de ceinture, ce sont ceux qui prônent le sacrifice.
Mais ils prennent aussi le gaspillage parce qu'ils ne se serrent pas la ceinture eux-mêmes. Et puis aussi, au-delà de leur propre ceinture, ils ne sont pas en train de revenir sur les dépenses ruineuses qu'est en train de faire la France, en particulier par exemple les milliards qu'on va allouer à l'Ukraine. Je donne juste un exemple du Royaume-Uni par exemple. Alors au Royaume-Uni, on a décidé de faire une économie de quelques milliards en privant les retraités d'un subside qui leur permet de se chauffer. Il faut savoir que dans ce pays qui est très froid, on a à peu près 4 à 5 000 morts par an de froid. Le Samu trouve des gens chez eux, des vieux en particulier, avec des températures corporelles internes de 27 degrés. Donc, on a des vieux qui passent du temps dans des bus parce que c'est chauffé. Le premier ministre travailliste, donc gauche, arrive et il décrète que il va couper ce subside. Donc ça signifie augmenter le nombre de morts. En même temps, il déclare qu'il va donner 3 milliards de livres sterling, on est à 4 milliards et demi d'euros, quelque chose comme ça, 4 milliards d'euros par an à l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire. Donc c'est un chèque ouvert. Il a décidé de donner à des pays étrangers 11 milliards de livres sterling. 13-14 milliards d'euros, pour qu'ils luttent contre le changement climatique. Parce que nous, autant on vit dans le froid, hein, n'est-ce pas, on a un été de 4 semaines ici, on vit dans le froid, mais il faut savoir que de manière complètement paradoxale, notre peur nationale, notre peur existentielle, c'est pas que le ciel nous tombe sur la tête, mais que la température augmente d'un degré et demi d'ici la fin du siècle. Voilà, c'est notre peur. Alors qu'elle pourrait augmenter de 30 degrés d'ici la fin du siècle, on portera toujours nos vestes. Je rajoute encore une chose. Il a décidé, en plus, d'investir 22 milliards dans des dispositifs de capture de carbone, de CO2. Quand j'étais enfant, le dispositif de capture de CO2 s'appelait un arbre, tout simplement. Mais là, il va dépenser, alors qu'on est en train de déboiser des zones entières aussi au pays, pour mettre des éoliennes venues de Chine, qui ne seront probablement jamais rentabilisées durant leur courte durée de vie, parfois de 15 ans au moins, Eh bien, on a des milliards qui sont en train de partir. Donc, ce que je constate au Royaume-Uni, mais aussi en France, c'est qu'il y a toujours de l'argent pour des poursuites idéologiques. Il y a toujours de l'argent pour des histoires abracadabantes, mais il n'y a pas d'argent pour la police. Il n'y a pas d'argent pour les écoles. On va fermer un EHPAD, on va fermer une maternité parce qu'il manque des fois des chiffres très dérisoires. Des fois, on va fermer une maternité parce qu'il manque 5 millions. On a un trou de 5 millions, on va la fermer. en même temps dépense pas des millions mais des milliards sur des poursuites absolument sans fin. Et c'est ça qui me choquait. Dernier point, il faudra qu'on en parle je pense parce que beaucoup de Français s'inquiètent, il semblerait que psychologiquement on est en train de préparer les Français à un raid sur leur épargne. Est-ce que vous avez entendu parler de ça ?
Tout à fait. Alors, vous parliez de dépenses, Aldo, mais je ne veux pas aller aussi loin. Et c'est là où nous sommes dans un pays qui ne fait aucun audit ou qui n'en publie pas et qui ne fait aucun inventeur. Rappelez-vous, il y a à peine trois mois, on a dépensé 1,4 milliard pour nettoyer la Seine. Vous vous rappelez ?
Oui.
1,4 milliard. Tout ça pour voir Amélie ou Déa Castea plonger avec sa combinaison et dire qu'elle est géniale, etc. C'était tellement un fiasco en termes d'images qu'Anne Hidalgo a dû rempiler ensuite. Et ensuite, il y a eu cette fameuse épreuve de triathlon et où il y a quand même eu des athlètes qui ont eu de sérieux problèmes de santé. qu'on a bien évidemment écarté d'un revers de main. 1,4 milliard pour nettoyer soi-disant la Seine.
Oui, et on parle de milliards. Vraiment, ce n'est pas des millions, c'est des milliards. C'est vrai, c'est des milliards.
1,4 milliard. Maintenant, ces Jeux olympiques de la honte, combien ont-ils coûté exactement et combien ça a rapporté à la France exactement ? Mais personne ne va en parler, Aldo. Elle est là, la problématique. Et donc lorsqu'on est face à une telle gabgie, on va dire que c'est ce qu'on appelle la banqueroute. C'est quoi la banqueroute ? C'est l'organisation frauduleuse de son insolvabilité. C'est-à-dire qu'elle a sa balance, sa balance à fond et volontairement. Et donc du coup, lorsqu'on balance à fond et volontairement, au bout d'un moment, il faut taper sur ce qui reste. Et qu'est-ce qui reste ? L'épargne des Français. Et les Français sont très à cheval sur leur bas de laine. Les Français sont très à cheval sur l'europargne parce que les Français ont toujours été précautionneux, ce ne sont pas des dépensiers ostentatoires. Et donc du coup, il y a des chiffres par rapport à ça. Et on dit que la dette française peut être réglée rapidement si on touche à l'épargne. Mais je peux vous dire que si jamais une telle décision est prise, c'est là où il y aura un embrasement. Parce que cette épargne-là, elle va aller où ? Elle va aller bien évidemment dans les banques, elle va aller dans les grands conglomérats, elle va aller chez BlackRock, Vanguard, etc. qui sont reçus avec le tapis rouge par Macron en permanence. Et là, ça ne passera pas. Et on ne touche pas à l'épargne des Français. Déjà, on a touché au Livret A qui ne rapporte plus rien maintenant. et toucher à l'épargne des Français, ça il en est hors de question. Mais là aussi Aldo, tout comme pour la Grèce, on veut préparer les gens justement à cet élément-là. Rappelez-vous la notion de cash, nous on l'a grandi avec des espèces. Très bien. Et maintenant, on est en train de dire que le cash, c'est carrément contraire à la sécurité. C'est une question de sécurité que de ne pas utiliser le cash. Vous imaginez ?
Absolument.
Et quand je vois à Paris, c'est surtout à Paris, quand je vois des gens, des jeunes, fiers comme tout, avec leur portable et puis payés directement, je me dis mais quelle folie. Alors on va me dire oui, mais ça va. Il ne faut pas être parano non plus. Il ne faut pas être complotiste, etc. Oui, mais c'est jusqu'au jour où. C'est toujours pareil. Rappelez-vous, pour les Jeux Olympiques, on avait dit, oui, toutes les caméras de vidéosurveillance, détecteurs de mouvements, etc. C'est que pour les Jeux Olympiques. Attention, une fois que les Jeux Olympiques vont passer, on va supprimer. Eh bien là, on vient de dire non, on va les garder.
On nous avait traité de conspirationnistes quand on a dit que ça ne va pas partir. Et c'est toujours pareil. On les voit venir parce que si vous voulez mettre une fois qu'on les observe pendant longtemps, après, ils ne peuvent plus nous surprendre. C'est le même mécanisme qu'ils utilisent sans arrêt. Donc, par rapport à les pannes, j'aimerais vous dire quelque chose. Vous le savez certainement. que récemment, les taux d'intérêt de la dette française ont augmenté. Ils sont parmi les plus élevés en Europe. Je crois qu'il n'y a que l'Italie qui fait pire. La France paye plus ses dettes que même le Portugal, que la Grèce, que l'Allemagne. Enfin, l'Allemagne, je ne suis pas surpris, mais même d'autres pays considérés fragiles en Europe, la France paye plus. Bon, ça, c'est le premier point qui est un point très inquiétant. Le deuxième point, c'est que la France Quand on a le taux d'intérêt qui augmente, ça veut dire que le marché considère que notre dette est risquée. C'est ça, c'est ce que la dette sanctionne. La France a une meilleure note que d'autres pays qui payent leur dette à un taux inférieur. Donc il y a une anomalie sur le marché là. La note française semble trop élevée parce qu'il y a des pays qui ont des notes bien pires qui payent moins d'intérêt. Donc je pense qu'il y a un risque de dégradation de la note française. Et ça, l'État français ne peut pas contrôler. Le risque avec ça, je suis en train de raisonner à haute voix, le risque avec ça, c'est qu'il y a certains institutionnels, comme par exemple des fonds de retraite et autres, qui ont des règles mécaniques. Si la note de tel pays tombe en dessous de tel chiffre, on vend tout de suite la dette, on ne l'achète plus, on ne peut pas. Parce qu'ils ont des règles pour garder des obligations étatiques dans leur portefeuille. Il y a ce risque-là qui est en train de guetter la France aujourd'hui.
Alors, oui et non. Et là aussi, on a une problématique aussi, on va dire, de vulgarisation. Parce que pendant très longtemps, on nous a martelé que la dette était normale. Non, une dette n'est pas normale. Et pendant des années, on nous a martelé que l'intérêt de la dette, c'est juste normal. Non, l'intérêt de la dette, ce n'est pas normal. Ce n'est qu'un jeu d'écriture, surtout par rapport à une souveraineté comme la France, surtout par rapport à un pays qui est membre permanent du Conseil de sécurité comme la France, surtout pour un pays qui a une industrie et une histoire comme la France, surtout pour un pays qui a la puissance nucléaire comme la France. Donc lorsqu'on a tous ces atouts, lorsqu'on a cette force-là, ajoutez, et là je vais donner un argument économique, ajoutez au fait que la France est l'un des pays au monde qui a le plus grand stock d'or au monde. plus de 2000 tonnes de stocks d'or.
Malgré Sarkozy qui en a vendu une bonne partie.
Il est là le hold up, il est là le gangsterisme. Sarkozy, effectivement, qui a vendu de l'or français en 2008. Tout à fait. Aux Américains. Donc lorsqu'on a de l'or, c'est la première garantie de solvabilité d'un pays, d'une économie. Or, on ne veut pas considérer cet élément-là qui est intangible. À partir du moment où on bascule en termes de rhétorique, et si on dit non mais vous inquiétez pas les gars, il y a de l'or en France, tout va bien, on ne risque rien, et bien le hold-up ne peut pas se poursuivre. Parce que si jamais on s'aligne sur l'agence de notation, Et effectivement, les notations vont tomber cette semaine, en fin de semaine, si on s'aligne sur la dégradation de la note et qu'on a un discours, on va dire, dramatique. Quelle va être l'issue immédiatement ? C'est la tutelle de Bruxelles, c'est la vente de nos bijoux de famille. Et on dira qu'on n'a pas le choix. Et ça, ça participe encore au hold-up. Donc il faut qu'il y ait des économistes qui sont éminemment compétents et n'en manquent pas dans notre beau pays. qui fasse de la vulgarisation par rapport à ça, l'élément de référence, l'élément de solvabilité d'un pays, c'est son stock d'or. Et notamment sa dissuasion, on va dire, militaire. Parce que je suis désolé, le pays, l'un des pays les plus endettés au monde, ce sont les États-Unis, excusez-moi, ils ne remboursent à personne.
Oui, c'est clair. Mais regardez, l'avantage des États-Unis, c'est comme si aujourd'hui je crée une monnaie, je crée une monnaie, je l'appelle l'aldo. Et après, je suis endetté à hauteur de plusieurs milliards d'aldos. Et quand quelqu'un vient me demander de le rembourser, C'est combien ? Tu veux 100 milliards ? Ok. Je lui imprime ces 100 milliards parce que la dette américaine est libellée en dollars avec un contrôle total. Donc, ils peuvent juste appeler la Fed et en obtenir plus. Le problème de la France, c'est que comme elle ne maîtrise pas, elle ne contrôle pas sa monnaie. C'est un pays qui n'a plus de monnaie. Il n'a plus de frontières, d'ailleurs. Il n'a plus de monnaie. Donc, forcément, il a des dettes qui sont libellées en dollars et en euros et tout. C'est très embêtant. C'est très embêtant. Il faut qu'ils trouvent l'argent à un moment donné. Et s'il faut, il faut vendre des bijoux de famille. Il faut vendre, je ne sais pas moi, il faut vendre ce qui reste à l'État. L'État a déjà tout vendu depuis très longtemps, depuis belle lurette. Je ne sais pas encore ce qu'il peut vendre, mais il y a ce risque. Malheureusement, on ne peut pas leur dire écoutez, on vous tire dessus, vous demandez l'argent, on vous envoie un missile. On ne peut pas leur dire ça, raisonnablement en tout cas.
Vous savez, il y a des précédents quand même. Il y a eu le précédent entre la France et l'Algérie. Vous savez que la France était endettée par rapport à l'Algérie.
– Je pensais que vous alliez citer l'emprunt russe, mais parlez-nous de….
Et que s'est-il passé ? Vous aviez un haut dignitaire algérien qui avait giflé l'ambassadeur de France à Alger à l'époque. Et la France a tiré prétexte justement de cet affront pour lancer des hostilités alors que la France était endettée par rapport à l'Algérie. Donc, où je vais en venir ? Attention, je n'encourage pas un ordre mondial fondé sur la loi de la jungle, pas du tout, mais ce que je veux dire par là, c'est que nous sommes depuis des décennies, je dis bien des décennies, dans une rhétorique dramatisante. D'ailleurs, Aldo, vous l'avez retenu, chaque année, à l'occasion des voeux de fin et de nouvelle année de chaque président, C'est, oui, l'année qui est passée a été très difficile. Nous avons surmonté ces difficultés. Mais attention, l'année qui arrive sera très compliquée. Nous devons veiller à être vigilants, etc. Chaque président dit la même chose. que ce soit Mitterrand, que ce soit Chirac, que ce soit Sarkozy, que ce soit Hollande, que ce soit Macron. Tous, tous, tous, à chaque fois pour les vœux de nouvel an, ils disent la même chose. L'année passée a été très difficile, on a réussi à s'en sortir de justesse, attention à celle qui arrive, ça va être une catastrophe. Non. Il faut arrêter. Donc maintenant, la question qu'on peut se poser, parce que c'était le but de notre live, c'est où va la France ? La France, en fait, est en train de se renier. du fait de ses dirigeants. Les ennemis de la France se trouvent au sein même de nos institutions. Les ennemis de la France ne sont ni la Russie, ni l'Afrique, ni le terrorisme, etc. Les ennemis de la France se trouvent en son sein. Tout comme les ennemis de Rome étaient les sénateurs eux-mêmes. Et ce sont les sénateurs de Rome qui ont provoqué la chute de Rome et la chute de l'Empire romain d'Occident.
C'est drôle ce que vous dites parce que j'écoute les Américains. Je suis en train de suivre ce qui se passe aux États-Unis avec l'élection présidentielle qui s'approche. Et les Américains disent exactement comme vous. Ils disent l'ennemi n'est pas dehors. L'ennemi est à l'intérieur. L'ennemi est dans les rouages de l'État et de l'administration américaine.
C'est une évidence. Et c'est ce qu'ils appellent, eux, l'état profond. Alors c'est quoi l'état profond ? Attention, ce n'est pas, on va dire, une théorie conspirationniste, là aussi, etc. Non. L'état profond, c'est une bande de personnes. Cette bande de personnes, attention, peut atteindre des milliers de personnes, quand je dis une bande. Parce qu'il y a, on va dire, ceux qui décident, et ensuite ceux qui exécutent, et ensuite ceux qui appliquent. Voilà, c'est à trois niveaux. Et à partir de là, vous savez c'est comme, excusez-moi la petite parenthèse, c'est comme sous le régime nazi. Vous aviez la doctrine hitlérienne avec le premier cercle. Très bien. Ensuite, vous aviez ceux qui exécutaient. Très bien. Ensuite, vous aviez ceux qui appliquaient et qui n'avaient aucun problème à appliquer, c'est-à-dire le conducteur de train qui prenait des milliers de déportés, lui, il transportait les gens point barre.
Il était son travail, comme il disait.
Et oui, il disait, je faisais mon job, je transportais des gens. Moi, mon travail, c'était pas de voir qui je transportais. Moi, je transporte des gens d'un point A à un point B. Le policier disait, moi, mon travail, c'était de taper dans chaque appartement, de défoncer la porte, le cas échéant, etc. Et on l'a bien vu à l'époque du Covid. C'était juste effroyable. C'est-à-dire que vous vous rappelez Aldo, vous vous baladez dans la rue, vous rentriez dans un magasin et vous aviez un pauvre type, excusez-moi du terme, un mec de la sécurité, qui vous disait, il vous figeait du regard, mets le masque ! alors qu'il n'a aucune connaissance de rien du tout, mais il s'était arrogé ce pouvoir. Et vous vous rappelez, chacun était devenu le censeur de l'autre pendant le Covid. C'était horrible comme expérience humaine, horrible. Eh bien là, c'est pareil. c'est-à-dire qu'il va falloir casser ça, casser ce système, et il va falloir tous les gens qui ont voté par exemple, voilà une action concrète, tous les gens qui ont voté, d'aller carrément dans les bureaux des députés pour lesquels ils ont voté, d'aller dans leur permanence et de leur crier dessus, d'exiger des comptes, etc. Et oui, il faut faire ça au quotidien, parce que nous sommes le nombre Et eux ne sont rien par rapport à nous. Nous sommes 60 millions, j'arrondis, 60 millions de Français. C'est quoi la puissance de 60 millions de Français face à 577 députés ? C'est rien du tout. C'est epsilon. Il faut avoir conscience de cette force-là, de cette puissance. Mais bien évidemment derrière, il y a ce qu'on appelle le quatrième pouvoir, les médias. Et là, bien évidemment, dès qu'on descend dans la rue, on passe pour le fasciste, etc., ou bien l'extrême-gauchiste. Non. Parce que les médias, bien évidemment, vivent de subventions. S'il n'y avait pas de subventions, des journaux et des quotidiens comme Le Monde, Le Figaro, Libération, feraient faillite. Parce que vous comprenez bien, surtout à l'ère du numérique, imprimer tout ça en papier ne sert à rien. Et vous le savez bien évidemment Aldo. Donc voilà la question, on se pose où va la France ? La France, si elle continue, je dis bien si elle continue, va droit dans le mur. Et attention, là j'ai une perspective on va dire historique, géopolitique et sociologique qui peut être on va dire noire, mais on peut l'arrêter. C'est-à-dire qu'on n'arrête pas de parler d'immigration. Effectivement, il y a un niveau d'immigration qui est juste disproportionné, mais cette immigration-là, elle est voulue théoriquement, elle est voulue par l'oligarchie. Il faut savoir qu'Atali, Il faut savoir que Bernard-Henri Lévy, que Daniel Cohn-Bendit, que Julien Drey le disent ouvertement qu'il faut 2 millions d'immigrés entre 2020 et 2040. Par an, 2 millions par an. Vous imaginez ?
Donc si en 2020, 2040, on est en train de parler de 40 millions d'immigrés carrément. Donc on porte la France à 100 millions d'habitants. Oui, on va diluer la France au ratio pratiquement 1 sur 1 d'immigrés.
Et pourquoi c'est plus intéressant à l'immigré, notamment clandestin, etc. ? C'est qu'il sert le patronat. Je suis désolé, le patronat français, je ne parle pas des patrons, je parle du patronat, c'est l'ennemi de la France. Parce que le patronat est dans une logique permanente de réduction des coûts sociaux. Alors on nous balance, il y a trop de charges, etc. Très bien. Mais je prends un exemple. Plus personne, maintenant, en tant que Français, j'entends, ne veut faire la cueillette des melons, ne veut cueillir les pommes, ne veut faire les vendanges. À un moment donné, on a pris les Polonais, les Roumains, etc. après avoir puisé chez les Italiens, les Espagnols, les Portugais. Maintenant, on puise où ? On puise chez des Marocains, des Algériens, des Tunisiens. Maintenant, même eux ne veulent plus, on est en train de puiser maintenant chez des Sahéliens. Et ces sahéliens, qu'est-ce qu'ils font ? Ils viennent, ils n'ont ni sécurité sociale, ni bulletin de paix, ils sont parqués dans des baraques de manière totalement inhumaine, ils sont payés en dessous du SMIC horaire agricole. Mais bien évidemment, ils ne vont rien contester, bien évidemment ils ne sont pas syndiqués, et bien évidemment ça va dérouler. Et tout cela, ça profite à qui ? Ça profite aux grands exploitants, bien évidemment, tout comme ça profite aux grandes entreprises. Donc d'un coup, d'un côté on a ça, de l'autre côté on a un très grave problème, c'est la problématique de la natalité. Il suffit tout simplement de relancer la natalité. Mais on ne veut pas. On ne veut pas pourquoi ? Parce qu'on est dans du wokisme permanent. Donc vous voyez qu'on est dans un système général qui fait que la France veut aboutir à quoi ? Elle veut faire exactement la même chose que ce que vient de faire le gouverneur de Californie. Et vous avez subi ça Aldo, parce que vous êtes au fait du monde anglo-saxon, mieux que moi. Le gouverneur de Californie vient de voter une loi qui dispense de vérifier les pièces d'identité des votants pour les prochaines présidentielles.
En fait, c'est pire que ça, c'est pas qu'elle dispense, elle rend illégal le fait de demander la place d'identité. On peut se faire poursuivre si on a un bus de Mexicains qui débarque de la frontière et on leur dit les gars, vous auriez une place d'identité pour moi, je veux vérifier. On peut aller en prison pour ça. On n'a pas le droit. Et en fait, l'histoire des migrants, j'aimerais juste vous dire quelque chose. Moi qui suis un lecteur assidu du Capital de Karl Marx, c'était un livre en gros comme ça.
Un chef d'oeuvre.
C'est un chef-d'œuvre parce que c'est une observation. Il faut savoir une chose, que le livre de Karl Marx, le Capital, n'est pas un livre d'idéologie, c'est un livre d'observation. C'est quelqu'un qui vivait au Royaume-Uni à l'époque de la révolution industrielle et il observe sa société de manière chirurgicale. Il fait des prévisions basées sur ce qu'il voit. Ces prévisions, vous pouvez dire oui, Marx peut dire ce que vous voulez, elles n'ont pas pris une ride. Vous pouvez ouvrir le livre en 2024, ça s'applique. Et en fait, d'ailleurs, j'ai atteint le point aujourd'hui où je me dis Toute théorie économique n'est que du Karl Marx réitéré. Vous savez que au Royaume-Uni, à l'époque de Karl Marx, à la demande du patronat, on allait dans les régions britanniques qui étaient agricoles, on expropriait les terriens, les paysans qui travaillaient sur la terre, on les mettait, on les entassait dans des véhicules, des charrettes et tout, et on les ramenait dans les villes vers les usines pour qu'ils travaillent. C'était une migration intérieure. Aujourd'hui, on les ramène du Sahel, c'est tout. Parce qu'aujourd'hui, on ne pourrait pas aller, je ne sais pas moi, sur les hauteurs de Grenoble, ramasser tout le monde et les prendre à la cueillette. Ça ne passe pas. Mais bon, on peut les ramener du Sahel. C'est pareil.
Parce que la problématique qui va se poser, c'est quoi ? C'est là où j'ai parlé, on va dire, de prospectives sombres, mais on peut y mettre un terme. C'est qu'il y a l'immigration, on va dire, qui vient d'Afrique, de manière générale, en France. Il ne faut pas écarter l'hypothèse suivante, c'est que dans les décennies à venir, la précarité deviendra telle en France que le français sera obligé d'émigrer en Afrique. pour rechercher un meilleur niveau de vie.
Il le fait déjà, Maître, et je suis sûr qu'il y a des Marocains qui le font. Je peux vous dire, il y a des Algériens qui reviennent en Algérie, c'est pas côté Maroc.
Des retraités, plein de retraités aussi qui passent la retraite. Voilà, des Français. on va dire de plusieurs générations, qui vont passer leur retraite au Maroc, effectivement ou ailleurs, parce que le taux d'imposition est quasiment nul et le niveau de vie, le cadre de vie est nettement supérieur, avec bien évidemment toute une logistique autour. Donc c'est ça qui est très grave et c'est ça qui est en train d'arriver. Et c'est pourquoi, excusez-moi de revenir en boucle, mais c'est important dans le cadre de la pédagogie, que lorsqu'on voit que la France insoumise, qui se dit un parti populaire, très bien, qui décide de destituer Macron. Pourquoi pas, très bien. Mais lorsqu'il fait ça, c'est juste du bluff. Parce que quel est le motif de la destitution ? Le motif de la destitution, ce n'est pas le fait de ne pas avoir appliqué l'article 35 de la Constitution qui oblige le Président de la République à une consultation nationale, dans le cadre d'une entrée en guerre. Lorsqu'on livre des armes à l'Ukraine, on entre en guerre de manière directe par rapport à la Russie. et on dira ce qu'on voudra. On ne va pas jouer avec les mots. Lorsqu'on donne de l'argent à l'Ukraine, lorsqu'on envoie des instructeurs à l'Ukraine, on est en guerre contre la Russie, de manière directe. Par rapport à ça, il faut un débat national. Article 35. – Absolument. La France Insoumise n'a pas évoqué ce point-là. La France Insoumise, qu'est-ce qu'elle dit ? « Ah, Macron a refusé de nommer Lucie Castex et donc du coup, il faut le destituer ». Ce n'est pas un argument, ça. Macron, d'abord, il peut nommer qui il veut, dans l'absolu. Le président de la République nomme le premier ministre, point barre. Il n'est pas écrit dans la Constitution, le président de la République nomme le premier ministre qui est issu du parti, qui a remporté les élections, sachant que ce n'est même pas un parti, c'est un groupe. c'est le nouveau fraud populaire, parce que la France insoumise n'était pas majoritaire. Donc lorsque la France insoumise met ça comme argument, sachant que l'I.C. Castex, tout le monde l'a déjà oublié, elle est totalement insignifiante et elle est passée à la trappe. Donc vous imaginez lorsqu'il va y avoir le débat à l'Assemblée nationale par rapport à la destitution. Mais bien évidemment elle sera vouée à l'échec, parce que les auteurs même de cette demande n'en sont pas convaincus, parce que cette demande-là était devenue obsolète. Et bien évidemment là aussi le Rassemblement national y voit tranquille, ils vont dire mais nous on ne vote pas la destitution parce qu'on n'en a rien à faire de Lucy Castex. Alors que si l'article 35 par rapport au soutien inconditionnel de la France à l'Ukraine, là le Rassemblement national aurait été gêné, là il aurait dû se prononcer par rapport à ses propres électeurs. Donc on est dans une duperie permanente, on est dans une supercherie permanente qui dupe pour l'instant le peuple français, mais là aussi je le dis sans naïveté aucune, ça ne dupera pas longtemps. Et pourquoi ? Et ça, je pense qu'on aura un live, on va dire, très houleux, vous et moi, Aldo, si vous le voulez, parce que les choses vont basculer, à mon sens, au mois de novembre, avec les élections présidentielles américaines.
Avec plaisir, oui. Pour le live en novembre, avec plaisir.
Et en fonction du vainqueur, je pense que le monde et la France prendront un autre chemin. Ça, c'est juste une évidence. Hypothèse une, Kamala Harris gagne, ce que je ne crois pas. – C'est de le croire moi. – Écoutez, je suis ravi de vous avoir comme opposant, comme contradicteur. Croisons, Aldo, croisons donc le faire au mois d'octobre ou novembre. Parce que ce que j'aime bien, et je le dis vraiment en toute humilité, en toute modestie, lorsque nous parlons, vous et moi, nous ne sommes pas d'accord sur tout. Et il y a beaucoup de choses qui nous différencient, qui nous séparent. dans le cadre de nos origines, dans le cadre de nos parcours respectifs, etc., de notre formation, mais ce qui est bien c'est d'abord avant tout le respect. Le respect, l'écoute, et ça s'appelle un débat. Et débat c'est quoi ? C'est dé-battre. Ce n'est pas se battre. Donc on ne se bat pas. Or malheureusement nous assistons à quoi depuis des années, mais c'est volontaire là aussi. Il n'y a plus de débat, il n'y a que de l'injure, il n'y a que de l'invective, il n'y a que de la considération personnelle, il n'y a que du jugement de valeur et c'est juste insupportable. et débattre de manière tranquille, de manière sereine. Là, on débat depuis une heure et demie, je n'ai même pas vu le temps passer. C'est juste un plaisir et c'est pourquoi j'aurai grand plaisir à me battre cette fois-ci, par contre, face à vous. Pour appuyer un argument qui va être très clair, pour moi, Trump sera élu. Maintenant, je peux me tromper, je ne suis pas voyant. Mais prenons un exemple, on va dire très simple. Kamala Harris est élue, eh bien on va poursuivre dans la même voie actuelle, c'est-à-dire la prédomination de l'OTAN, c'est-à-dire le nouvel ordre mondial, ou bien l'ordre mondial fondé sur des règles et non pas sur le droit international, c'est le wokisme, c'est l'immigration à outrance, etc. Et c'est l'oligarchie mondiale apatride. si Kamala Harris gagne. Si Trump gagne, alors là c'est un virage à 180 degrés, les États-Unis seront capables de se retirer de l'OTAN et là beaucoup de conflits qu'on vit malheureusement de manière dramatique depuis des années cesseront du jour au lendemain, tout comme c'était le cas à l'époque de sa présidence. Maintenant encore une fois, il peut se passer beaucoup de choses d'ici là. On a déjà tenté de l'assassiner à deux reprises, donc que va-t-il se passer d'ici novembre, nous l'ignorons. Mais en tout cas, la France qui suit toujours le « là » des États-Unis, en fonction du président, la note va changer. Et la France suit le « là » des États-Unis de manière trop excessive. Excusez-moi cette redondance, parce que « excessive » c'est déjà trop, et « trop excessive » ça l'est énormément. Quand on voit la nomination, par exemple, de l'actuel ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, Quand on voit également le secrétaire d'État aux affaires européennes, Benjamin Haddad, ce sont de purs produits américains. C'est ce qu'on appelle les « young leaders ». Et d'ailleurs, il y en a même un, Alors, totalement inconnu à la base, ça va vous étonner, qu'il y ait un Young Leader, c'est-à-dire qui a été formé par la French American Foundation, c'est le fameux Ottoman Nasrou. Voilà, le Français de l'origine marocaine, premier vice-président de la région Île-de-France et qui a été nommé délégué Donc, c'est un terme à rallonge que j'ai oublié sur les discriminations, etc. Bref, c'est un peu fourre-tout. Et donc, lorsqu'on voit ces personnes-là, eh bien, c'est très grave. C'est très grave parce que ce sont des personnes qui sont plus américaines que françaises. Ce sont des personnes qui sont endoctrinées États-Unis. Ce sont des personnes qui sont là pour s'assurer de la vassalisation de la France, et ça c'est très grave.
Oui, c'est un élevage de young leaders qu'on va placer au rouage et qui sont déjà mentalement aux États-Unis.
C'est fou, c'est fou, c'est fou, c'est juste inadmissible. Il faut quand même que Benjamin Haddad était quand même payé 12 500 euros par mois par l'Atlantic Council. 12 500 euros pour mettre en avant les intérêts américains uniquement. Vous imaginez que Benjamin Haddad a déclaré, alors qu'il n'a aucune compétence, il n'a aucune légitimité pour parler en ce sens, il a dit qu'il n'y avait aucun problème à délivrer des missiles de longue portée à l'Ukraine, là où Joe Biden a fait marche arrière. Donc on a, je ne dirais pas des faucons, parce que ce sont des petits faucons, ce sont des petits pigeonneaux, Jean-Noël Barraud, il n'a aucune épaisseur, Benjamin date pareil, mais cela reflète quoi ? Cela montre quoi ? Cela montre qu'Emmanuel Macron, qui est un pur produit de l'oligarchie transnationale, a décidé de nommer des personnes qui n'ont aucun patriotisme, qui n'ont aucun souci de l'intérêt de la France. Aucun.
Absolument, oui, c'est ce qu'ils font et vous faites très bien de le souligner, qu'on est en train de constater que le vassal aujourd'hui devient plus agressif, à moins plus fort que son maître, où on a les faucons américains, même les plus extrêmes, les plus inféodés au système, au complexe militaire ou industriel, qui se disent, avec la Russie, bon, peut-être c'est une limite rouge, on va pas la franchir. Et on a la France qui dit, non, non, il faut y aller, il faut foncer, il faut aller frapper au cours de la Russie. Ils réalisent pas que si des armes made in France commencent à pleuvoir sur des grandes villes russes, parce qu'on sait qu'il y a des forces au sein de l'Ukraine qui veulent empirer la situation, parce que c'est une fuite en avant, la France peut se retrouver considérée comme cible légitime par les Russes. Et je pense que l'article 35 est très important ici, il est là pour une raison, il est là pour dire aux français, et là je parle aux français qui soient pro-russes, pro-ukrainiens, ou y compris les français qui... Peu importe, c'est pas une question bipartisan ici. Les deux, le pays doit s'asseoir, comme on dit, discuter c'est quoi les risques, c'est quoi le coût. Il y a le Donbass, il y a d'autres régions ukrainiennes qui ont été perdues. C'est des histoires de slaves entre nous. Moi, je suis africain. Moi, ce que je vois, je vois deux Vladimir se battre. Je vois Vladimir Zelensky et Vladimir Poutine. C'est comme lorsque un Parisien du 16e, on lui dit oui, il y a un Mohamed marocain et un Mohamed algérien qui se crêpent le chignon pour, je ne sais pas moi, pour le Sahara et tout. Franchement, ça lui passe très, très haut au-dessus de la tête. Vraiment. C'est pareil pour moi, d'accord ? Donc, j'aimerais vous dire qu'il faut que le pays s'arrête un moment. Il faut qu'on prenne peut-être même un jour férié pour faire ça. On crée un jour et on discute. Est-ce que la France est prête à recevoir une bombe atomique sur la figure ? Ça fait partie des enjeux, malheureusement. Est-ce que la France est prête à recevoir des missiles hypersoniques sur des villes habitées ? pour sauver l'Ukraine. Peut-être qu'elle ne sauvera pas l'Ukraine, parce qu'il n'y a plus de France, il n'y a plus d'Ukraine aussi. Donc il faut s'arrêter, peut-être même discuter, peut-être même faire un référendum et dire bon... On se retire de cette histoire et on a peine à la paix et tout ça. Voilà, c'est pas notre business. Aujourd'hui, on atteint une phase dans notre existence où on se dit, pour le dent basse, ça vaut la peine de mourir et on est prêt à y aller. À ce moment-là, on le fait en toute notre âme et conscience, comme on dit, et puis on y va, puis adviendra ce que pourra. Voilà, s'il y a un champignon un jour, ma foi, ça aurait valu la peine ou pas, selon les uns et les autres, on ne sait pas.
Tout à fait, je vous rejoins entièrement. Et là, en fait, qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'on voit bien qu'il n'y a pas de continuité. Je me répète encore une fois, nous avons eu, depuis que Macron a été élu, on a eu trois milices d'affaires étrangères totalement incompétentes. On a eu madame Colonna, vous ne vous rappelez même plus d'elle, totalement insipide, pourtant diplomate de carrière, totalement insipide, aucune épaisseur, rien du tout. On a eu ensuite Stéphane Séjourné, qui ne savait même pas s'exprimer, qui ne savait même pas aligner deux mots, qui faisait des fautes de français mais qui sont complètement délirantes, et qui se retrouve maintenant commissaire européen, vous imaginez. Il est resté à peine quelques mois. C'est tout. Et quelques mois pour faire beaucoup de mal à la France en termes de crédibilité. Je ne parle même plus de visibilité. Je ne parle même plus du fait d'être audible. Je parle de crédibilité. Et là, en fait, on a Jean-Noël Barrault, pareil. Alors, il était secrétaire d'État. On l'a fait monter très bien, l'issage des étrangères, mais on est tellement loin. On est d'accord ou pas d'accord avec l'homme. On est tellement loin de Hubert Védrine. qui était à gauche. On est tellement loin de Dominique de Villepin, à droite. Là, nous avons des personnes qui sont en fait des « young leaders » qui n'ont aucune vision de quoi que ce soit. Aucune vision sur le rôle de la France en Afrique. Aucune vision du rôle de la France avec l'Asie. Aucune vision du rôle de la France avec l'Amérique latine. Rien. Et ça ne les intéresse pas. C'est ça le pire.
Mais c'est parce qu'ils n'ont pas de culture aussi. Ils n'ont pas de culture. Ils ne comprennent pas comme les autres pays. Et ils sont entre eux dans la caste parisienne et ils ont cette vision universaliste. Ils ont l'impression que tout le monde pense comme eux. Dans une autre logique, c'est peut-être pas de la politique que je vais citer là, mais quand on regarde la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, on se dit que la caste parisienne, qu'elle soit politique, artistique ou autre, ne réalise pas que le monde ne fonctionne pas comme elle. Le monde est différent, mais ils ne le voient pas.
Et ça ne l'intéresse pas. C'est ça le pire. Ça ne l'intéresse pas. Et pourquoi ça ne l'intéresse pas ? Parce qu'en fait, elle est maintenue dans ce système-là. C'est tout. Lorsque vous voyez, par exemple, Gérald Darmanin qui décide de créer son mouvement. Tout le monde veut créer son mouvement. Et là aussi, c'est voulu par l'oligarchie, bien évidemment, qui consiste à diviser pour mieux régner. Donc il crée son mouvement. Très bien. Et puis il reçoit Gabriel Attal. Très bien. Et puis là, c'est juste ridicule. Il le reçoit. Très bien. Il se serre dans les bras l'un de l'autre. Bon, allez, on va manger des frites. Mais c'est juste frivole. C'est juste pathétique. Ça se veut soi-disant proche des gens. Ça se veut soi-disant populaire. Ça se veut soi-disant humble. Ça se veut soi-disant modeste. Mais derrière ça, on a un Darmanin qui se découvre des origines maghrébines et qui d'un coup se fait le porte-étendard une fois qu'il a cédé son poste, en osant dire que s'il s'était appelé Moussa, jamais il n'aurait été ministre. Et ça c'est juste scandaleux. C'est scandaleux parce que d'abord c'est faux, d'abord c'est un mensonge, et puis ensuite quel est le respect par rapport à ces deux collègues que sont Rachid Haddati et Othmane Nassrou ? Quel est le respect par rapport à ceux qui l'ont précédé ? Et puis quelle vision de la société ils donnent ? Eh bien je vais vous dire sa vision qui est juste pathétique. Le petit blanc vote pour le Rassemblement national, le petit beurre vote pour Gaza. C'est un programme politique ça ? Et donc on est dans des discours non seulement raccourcis, non seulement réducteurs, mais profondément mensongers, dangereux, parce qu'ils divisent, ils stigmatisent. Donc voilà ce qu'est devenu la classe politique, qui agit à coups de tweets, qui agit à coups d'annonces, et qui ne se sent pas du tout engagée par ses propos, qui ne se sent aucunement responsable, parce que cette caste demeure. Et bien cette caste-là, pour moi, elle est en train de vivre ses dernières années. J'espère qu'elle vivra ses derniers mois et pourquoi pas ses dernières semaines parce que tout est possible.
– J'espère aussi, j'espère aussi et je ne sais pas si vous avez ça en France, vous devez l'avoir parce que nous ce qu'on a, on a même aujourd'hui des gens de la caste politique qui commencent à jouer avec la téléréalité, qui commencent à se faire inviter dans des émissions de téléréalité, Voilà, genre voilà je suis quelqu'un du peuple et tout ça et on voit là que c'est des gens de plus en plus vains, de plus en plus purils, incultes, qui n'arrivent plus à incarner avec dignité la fonction et la responsabilité qui est la leur. Je crois que vous avez une... Vous avez Ségolène Royal, native du Sénégal d'ailleurs. Ségolène Royal qui fait des chroniques chez qui? Chez Hanouna, n'est-ce pas? Je ne sais pas.
Je n'écoute pas ce personnage.
Vous bien faites de ne pas écouter. Vous faites bien de ne pas écouter. En fait, je me suis intéressé. Je suis en train d'écrire un livre sur l'écologie. J'en parlerai bientôt. Et je la cite parce qu'elle a créé une route. Ça s'appelle une route solaire. Elle a coûté des millions la route solaire et elle pensait pouvoir générer de l'électricité en mettant des panneaux solaires sur la route, sur le bitume. Et puis maintenant, on est en train de démanteler cette route parce qu'elle a tenu juste le temps des photos et des déclarations d'intentions. Elle est bien, ces Goulen Royale. On en a des comme elle ici aussi, il ne faut pas croire. En tout cas, Maître Fadeli, merci beaucoup d'avoir été avec nous et surtout de votre optimisme. Vous êtes très optimiste. Moi, je vois la vie en noir par rapport à vous.
Comme dirait Johnny, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir.
Il y a de l'espoir, il y a de l'espoir. Merci. Merci en tout cas d'avoir été avec nous. On se verra en mois de novembre. Vous l'avez gentiment proposé et j'accepte votre proposition. Vraiment, je prends votre offre à bras hauts, à bras leurs. Pas le corps, comme on dit. Il faut qu'on parle de cette histoire de Trump. Il reviendra, il ne reviendra pas. Moi, je mise sur le fait qu'il ne reviendra pas. Vous dites qu'il reviendra. On va voir. Moi, j'espère. Je suis assez pro-Trump, je ne vous le cache pas, mais je ne pense pas qu'il reviendra. C'est autre chose. Je vous laisse le mot de la fin. Vous avez envie de dire quelque chose? On a 1828 personnes qui nous écoutent maintenant. Merci d'avoir été là. Je vous laisse le mot de la fin.
Le discours de la fin, le mot de la fin. Où va la France? cela dépend de chacun de nous. Nous avons chacun une responsabilité personnelle, d'abord en tant que personnes qui pensent. Socrates disait « Je pense, donc je suis ». Donc pensons réellement, exerçons ce qu'on appelle le doute cartésien, C'est ce qui a fait qu'on a été dans les lumières, c'est ce qui fait qu'on a rayonné dans le monde et c'est ce qui fait qu'on rayonne encore. Mais malheureusement, nous avons emprunté une phase descendante parce qu'on s'est renié par rapport à ces deux éléments uniquement, le fait de penser et le fait d'avoir un doute. Et vous avez parlé de Marx, il faut intégrer quand même une rhétorique, c'est ce qu'on appelle le matérialisme scientifique, c'est-à-dire il y a une thèse, à cette thèse-là, il faut toujours penser à une antithèse, en tout cas l'accepter, et des deux, et bien, est issue, naît une synthèse. Et cette synthèse, à nouveau, aura une antithèse et ainsi de suite. Et donc, par rapport à ça, ce qu'il faudrait, je ne vais pas dire ce qu'il faut, je n'ai d'injonction à donner à personne, mais c'est d'agir dans son quotidien autour de soi. Comment on sent par ça ? C'est-à-dire que si chacun fait évoluer son quotidien autour de lui, Si chacun fait ça avec deux personnes, eh bien, on atteint tout de suite 120 millions de personnes. Excusez-moi, cette arithmétique basique, c'est simple. Agissons dans notre quotidien, de manière simple. Il n'y a rien de plus insupportable quand j'entends des amis, oui, il faut sortir de l'OTAN. Oui, bon, très bien. Concrètement, on fait comment ? OK. Oui, il faut sortir de l'UE. Très bien, quand on voit Philippot, etc., il faut sortir de l'UE. Oui, très bien. Mais sortir de l'UE, c'est tout un processus. Attention, tu n'as pas autre chose à proposer de plus clair, de plus concret, de plus simple, de plus direct, de plus immédiat, de plus court terme, ensuite moyen terme. Mais sortir de l'UE, c'est juste une aberration. Et vous, Aldo, en tant qu'anglais, vous avez vu le nombre d'années que ça a pris entre le référendum et le moment où l'Angleterre est sortie de l'UE. C'était le parcours du combattant. C'était juste effroyable. Pourtant, le peuple anglais s'était nettement prononcé de manière très claire. Et pourtant, l'Angleterre avait à sa tête un homme brillantissime, avec un charisme exceptionnel, la personne de Nigel Farage. Eh bien, malgré ça, ça ne s'est pas fait. Donc lorsque moi, j'ai un Florian Philippot qui dit bon, très bien, on sort de l'UE, on quitte l'OTAN, etc. Non, ce n'est pas ça qui va faire évoluer les choses. Il faut tout simplement agir dans son environnement quotidien, dans son environnement proche, et bien évidemment développer cette fraternité. développer le sens de famille, développer le sens de l'amitié. Et ça c'est fondamental. Se ressouder, arrêter les stigmatisations, arrêter les divisions, arrêter les jugements. Le peuple français est un et indivisible, il est constitué d'une infinité de composantes qui doit voir dans le même sens en vertu d'une histoire commune. Je vous remercie Aldo.
Merci. Merci beaucoup, maître. Merci sur ces mots très positifs et on se revoit très bientôt et sur le sur ce sur ce canal là ou sur le canal Aldo Aviation ou bien Histoire Extraordinaire que j'ai délaissé un petit peu. J'attends que mon dos fasse un peu moins mal et puis je reviendrai dans la voiture pour faire des vidéos. Merci beaucoup et on se voit bientôt. Au revoir.
A très bientôt.
Au revoir. Au revoir.
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