
A French-language single-speaker monologue criticizing contemporary identity politics and ideological manipulation by elites. The speaker satirically proposes declaring oneself a millionaire to expose corporate support for identities, links identity fashions to class domination, and argues that climate ideology functions as a tool of elite control that will intensify class conflict.
Bien le bonsoir. Vous savez, ces dernières années, tout le monde s'identifie à quelque chose. Nous vivons sous le rein de l'identité. Je peux m'identifier à ce que je veux. Je vais, par ceci, générer un jeu de rôle à participation obligatoire. Je peux obliger les gens autour de moi à jouer mon jeu. D'accord, je peux mentalement me projeter et puis cette projection mentale deviendra participation obligatoire. C'est un peu particulier parce que, par exemple, prenez la religion dans un certain sens. La religion exige des gens de croire en des choses qui dépassent peut-être ou qui sont à l'encontre de leur expérience sensorielle de chaque instant. Mais en même temps, n'importe qui peut claquer la porte de l'église, de la mosquée ou de la synagogue Et puis voilà, ça s'arrête là, ça n'ira pas plus loin. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on a des participations obligatoires dans un contexte où on ne peut pas juste claquer la porte comme ça. Parfois, on peut même se faire forcer par la force publique. à participer et à jouer. D'accord ? Ça, c'est très important, je voulais vous dire. Alors moi, ce soir, j'ai décidé d'adopter aussi une identité parce que je regarde autour de moi, je me dis que les temps ont changé. N'importe qui peut s'identifier à ce qu'il veut. Donc moi, je vais vous révéler mon identité aujourd'hui, n'est-ce pas ? Et comme je vois que beaucoup d'entreprises soutiennent toutes les identités, eh bien, je vais mettre leurs bons sentiments à l'épreuve. Je vais m'identifier à un millionnaire et je vous demande de faire pareil. Alors en fait, ce que vous pouvez faire dès demain matin, téléphoner par exemple à une compagnie aérienne, demander leur meilleur billet d'avion pour New York par exemple. Vous avez, c'est à 380 avec un lit, avec une douche et tout ça. Vous leur demandez ça. Ça coûte peut-être 50 000, 60 000 euros la traversée. mais vous n'avez pas de quoi payer, mais on ne va quand même pas faire de la ségrégation ou faire de la discrimination à l'argent. D'accord ? C'est quand même abject. Ce n'est pas parce que je ne suis pas capable de payer que je ne mérite pas. Je peux aussi aller dans le meilleur palace parisien et exiger leur plus grande suite. Je n'ai pas de quoi payer, mais je m'identifie à quelqu'un qui peut payer. Et je ne veux pas qu'on me discrimine sur la base de l'argent. D'accord ? J'exige, je veux et j'exige la plus grande suite maintenant. D'accord ? Vous voyez l'idée ? C'est ça. Et vous multipliez. D'accord ? Alors en réalité, bien sûr, aucune entreprise, vous ne verrez pas ça de votre vivant. Vous ne verrez pas ça de votre vivant. Ils ne vont jamais permettre ce genre d'identification. Vous ne pouvez pas. vous identifiez à la classe supérieure, à la classe dominante. Ça, ce n'est pas possible. Ça ne marche pas. Tu peux t'identifier à une chaise, à un chat, un chien, un disque d'embrayage, ce que tu veux. Mais pas à ça. Parce que ce qu'on te donne en réalité, toutes les identifications qui sont disponibles sur la place ou sur le marché de l'idéologie, ne sont pas qu'une chose. Te servir de substitut. Parce que regarde une chose, je vais te dire un truc. Je sais que Je vais passer du coq à l'âne, mais en réalité, le coq et l'âne sont très proches l'un de l'autre. Je vais passer au réchauffement climatique. Mais pourquoi il parle de réchauffement climatique ? Je vais dire un truc. À chaque génération, à chaque ère, il y a une lutte. Il y a une lutte de domination entre les gens. Si tu regardes les récits bibliques, même à l'époque où il y avait Abel et Caen, il y avait 2-3 gars sur Terre qui se couraient derrière, ils avaient tout l'espace, ils auraient pu prendre un continent chacun, l'un aurait pu dire, bon tu sais, moi je prends l'Europe, toi tu prends l'Amérique, enfin il n'a pas encore découvert l'Amérique, mais bon, rien de détail. Ils auraient pu faire ça, faire un partage, et puis franchement, adieu, jamais ils n'auraient pu se voir, ou rentrer en conflit. Non, il a fallu qu'il y ait des jeux dominants, il a fallu qu'il y en ait un qui flingue l'autre. Et aujourd'hui, on est 8 milliards. Attendez-vous à ce que ces jeux de domination prennent des degrés de sauvagerie sans nom. D'accord ? Attendez-vous à de l'extrême, mes amis. Vraiment. Donc, pourquoi j'ai sauté du coq à l'âne ? Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'en réalité, nous sommes dans la même basse-cour, en fait. Ils vivent ensemble, le coq et l'âne. Une époque, c'était normal de dire que les gens travaillent et puis qu'ils bénéficient du fruit de leur travail et que ceci doit entre autres se traduire, meilleur accès à la qualité de vie. Par exemple, vous allez dans les anciens immeubles parisiens, il y avait ce petit panneau, eau et gaz à tous les étages. C'était déjà quelque chose, c'était C'était une révolution. Révolution, vraiment, dans le sens du terme. Quand le prolétaire, quand le gueux, quand le travailleur pouvait, au cinquième étage ou au douzième étage de sa tour, ouvrir l'eau et avoir l'eau. Ne pas devoir mettre une cruche sur son dos et puis aller à la rivière chercher de l'eau. D'accord ? C'était déjà bien quand il ne devait pas aller couper des bois et le ramener les 12 étages. Donc vous voyez, il y avait un confort quand le TGV est arrivé, l'avion, tout ça, tous ces trucs, c'était quoi ? C'était une démocratisation. Une démocratisation pour que le plus grand nombre puisse bénéficier d'un confort. qui en réalité n'étaient pas offerts. C'est un confort qu'ils payaient avec le fruit de leur travail. Mais c'est une manière pour eux de profiter du fruit de leur travail et de s'approprier ce qu'il y a de moindre des choses du fruit de leur travail. Qu'ils ne partent pas en taxes comportementales comme aujourd'hui, qu'ils ne partent pas en taxes environnementales, qu'ils ne partent pas en corruption, en prélèvements, en toutes sortes. OK ? C'est ça aussi. Il faut voir les choses aussi sous cet angle. Je disais que cette lutte de domination, eh bien, elle va augmenter crescendo en sauvagerie et elle se renouvelle à chaque génération, à chaque ère, elle se renouvelle avec des moyens nouveaux. Et à chaque fois, avec les gens qui sont dominants, qu'ils se disent, cette fois-ci, alors peut-être que dans le passé, nos ancêtres ont échoué, mais cette fois-ci, et à chaque fois, ils se disent la même chose. Cette fois-ci, nous avons de notre côté. Toutes les chances d'écraser les autres de manière permanente et définitive et avoir une victoire absolue totale qui ne sera plus discutée ou remise en cause pendant les générations ou les siècles à venir. D'accord. À chaque fois, il y a cette tentation et ça finit toujours avec des fourches. Ça finit avec des instruments barbares et tout ça. Et à chaque fois, ça finit en tête à queue. Ça les calme pendant un moment. Ça ramène un peu le calme. C'est vrai que ça. Mais après. Ils ne vont pas s'arrêter, ils vont se dire bon, ici on retente, parce que la tentation est grande. Je me rappelle un film western, je ne me rappelle plus le nom, il y a un type qui était recherché. Et puis, il y avait sa tête qui était mise à prix. Alors, il était un bon tireur dans le Far West, c'était quelque chose. Puis, il y a un gars qui arrive, il le trouve en train de jouer aux cartes. Et il veut le décendre parce qu'il peut gagner de l'argent tout de suite. Alors, le mec lui dit, écoute. Pars, rentre chez toi. Je suis plus rapide que toi. Je vais te flinguer là pour rien. Tu n'as aucune chance. Tu n'as pas touché cet argent. Juste pars. Je te laisse partir. Pars. Finalement, le gars comprend. Il dit d'accord, je pars. Il part. Deux minutes plus tard, il revient. Il revient dans le salon. Il regarde et lui dit. La tentation est trop grande. Je ne peux pas laisser passer le cash. Ce n'est pas possible. Et finalement, il va se faire flinguer. D'accord ? Donc, ce qu'on a, c'est qu'on a cette classe dominante qui, à chaque génération, se dit la tentation est forte, on fera mieux que nos ancêtres. Alors, aujourd'hui, il y a des attaques idéologiques. Le climat, ce qu'on appelle le climat, c'est un mot-clé. Le climat, vous entendez, il est toujours dans la bouche Les papes du climat sont toujours les papes de la classe dominante. Eux sont là pour convaincre qui ? Pour convaincre la masse, pour convaincre la classe dominée que c'est fini. Il n'y a pas de ressources pour tout le monde, la Terre va mourir, les océans vont bouillir et on va disparaître. Donc, cette fois-ci, c'est créer un bien supérieur. Attention, toutes les idéologies les plus pourries, les plus dangereuses. Prenez les idéologies les plus mortelles des siècles passés. Toutes. Il n'y en a pas une seule. Il n'y a pas d'exception. Toutes. en ériger un bien supérieur. Il faut cela. Il faut un bien supérieur au nom duquel tu peux commettre tous les crimes. Tout se justifie au nom de ce bien supérieur. Il faut créer cette divinité, ce monologue devant lequel on va se mettre à genoux. Et puis attention, même de mémoire récente, une fois que tu as le bien supérieur, Tu peux tout faire, il n'y a plus rien, il n'y a plus aucune limite de morale, il n'y a plus aucune limite légale, constitutionnelle, civilisationnelle, même la décence humaine fondamentale disparaît quand on a un bien supérieur. Rappelez-vous, c'est très récent, d'accord ? Donc, au nom de ce bien supérieur, on culpabilise la masse de smicards, on culpabilise la marge de RSI, je sais pas comment on les appelle, des gens qui vivent à la marge de la famine, des gens si demain leur revenu devait s'arrêter ils n'ont pas 50€ sur le compte, Et bien ceux-là le culpabilisent en leur disant vous êtes trop nombreux, l'accès, c'est fini l'époque où on disait oui, l'accès à la Volkswagen, la voiture du peuple, c'est fini l'époque où on voulait fabriquer chez Simca, chez Renault, chez machin, juste pour que les gens puissent aller en vacances, les gens puissent profiter. Non, c'est fini tout ça. Aujourd'hui, tu pédales. Aujourd'hui, c'est fini. Aujourd'hui, tu marches à pied. Tu mets ton baluchon sur le dos comme Jacouille la fribouille et tu cours. Tu cours à travers la lande. Voilà. Et essaie de ne pas perdre ton souffle. OK ? Donc ça, le climatisme, le climatisme fait partie et c'est la partie la plus abjecte, la plus sauvage de la lutte des classes. C'est littéralement un génocide sans le sang, sans verser du sang. c'est prendre des gens, les laisser en vie, mais vider leur vie de tout leur sens. C'est leur dire vous ne bougerez pas. Vous allez végéter, vous allez devenir un végétal. Tu vas rester là et tu vas te considérer heureux quand on te laisse respirer. Ça, c'est d'un côté. D'un autre côté, on leur fournit des combats de substitution. tu peux t'identifier là, tu t'identifies à ce que tu veux, et tu as l'impression... Ce que je trouve toujours bizarre, c'est quand des jeunes, comme ça, ils s'identifient à ceci, à cela, et ils ont l'impression d'être... Ils ont l'impression d'être écrasés, hein, n'est-ce pas ? Ils te sortent leurs 50 pronoms différents, n'est-ce pas ? Cheveux en moitié bleu, moitié rose, tout ça. Et puis, ils ont l'impression d'être écrasés, n'est-ce pas ? Alors que leur combat, Leurs couleurs sont affichées sur les déventures des banques, des entreprises, sont soutenues par les médias, sont soutenues par les états, sont soutenues par les forces de l'argent. Et ils croient qu'ils sont en train de dominer. Mais tu ne domines rien du tout, mon ami. Mais on t'a juste fourni parce que t'es bête, parce que génération en génération, le QI est en train de baisser à telle vitesse maintenant qu'un truc comme ChatGPT est considéré comme une intelligence. D'accord ? C'est considéré comme une intelligence, ChatGPT. Parce que voilà, le niveau a baissé. Donc à ce moment-là, on vous fournit des combats de substitution. Et t'es très content de marcher dans la voie tracée pour toi par les classes dominantes qui t'emmènent jusqu'aux précipices. C'est tout. Voilà. Leurs enfants, eux, ils leur peinent pas les cheveux en bleu. Enfin, mes amis, c'est tout ce que je voulais dire ce soir. D'accord. Faites très gaffe. Ça va prendre une ampleur, une sauvagerie sombre. À très bientôt, mes amis.
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