
A French speaker criticizes Macron's COVID-19 health pass policy, arguing it creates social division and authoritarian drift. The government's measures restrict access to essentials and healthcare, and the Council of State raised legal concerns about the pass itself.
Bonjour mes amis, je regarde les news en France et je suis extrêmement choqué par la dérive autoritaire, par le délire complet des responsables politiques français et le silence aussi de ce qu'on appelle, ou ce qu'on appelait à une époque en tout cas, qui semble si lointaine, l'opposition. Ce matin, Olivier Véran annonce la quatrième vague. La France rentre dans la quatrième vague. Olivier Véran sait que la quatrième vague est là. Il l'a vue. Mais il lui reste à convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé. Mes amis, vous savez, je suis quelqu'un qui a grandi dans des souks. Quand j'étais petit, j'allais dans des souks, je voyais des guérisseurs, je voyais des diseurs de bonnes paroles, je voyais des gens... On n'avait pas de charmeurs de serpents en Algérie, ça c'est plus marocain, mais... Je veux dire que jamais je ne serais imaginé que des gens habillés en costume, des occidentaux qui ont l'air modernes, trempent soudainement dans la superstition, dans l'opinion, dans la... C'est ahurissant. J'ai presque l'impression, presque, que c'est un plan qui était ourdi d'avance, depuis des années peut-être, et qu'on attendait le moindre événement catalyseur, événement catalyseur genre par exemple les événements du 11 septembre, un événement catalyseur, perle à arbre, événement catalyseur, qui permet de faire accepter ou de forcer en tout cas un certain nombre de mesures qui étaient déjà prêtes depuis très longtemps. Alors, hier, petite bonne nouvelle en France, alors c'est pas énorme, mais toute petite bonne nouvelle, c'est le Conseil d'État qui dit que imposer le pass sanitaire, pass sanitaire qui entre nous est une preuve de consommation, n'est-ce pas ? Le pass sanitaire c'est comme qui dirait un ticket de caisse. Imposer le pass sanitaire pour l'accès à des commerces de première nécessité est disproportionné et anti-constitutionnel. Ce qui fait que Macron va probablement faire demi-tour sur ce point-là. Alors, ça ne m'étonne pas que des gens comme Macron fassent demi-tour, c'est même à ça qu'on les reconnaît, passent leur vie à prendre des décisions pourries, et puis après faire demi-tour. Leur vie est comme ça, c'est comme ça que leur univers mental se vit. Par contre, ce qui m'étonne, c'est qu'il a été dans cette direction. Lui qui est chef de l'État, qui parle à Constitution, est garant de la stabilité du pays, garant du respect des droits constitutionnels. Alors, j'ai envie de faire un pas envers les macronistes. On sait que le droit constitutionnel est généralement extrêmement difficile, très compliqué à comprendre et que même des chefs d'État en particulier quand ils sont jeunes, s'y trompent. On peut comprendre. Par contre, là, on n'est pas sur une question de constitutionnalité. On est sur une question de droits humains fondamentaux. On est sur une question de décence fondamentale. Quand on a un président qui veut empêcher une partie des Français d'aller acheter du pain ou d'acheter du lait, Ça nous dit énormément sur les délires que vit ce monsieur. Et j'imagine qu'il s'est probablement arrêté avant d'imposer peut-être qu'on leur coupe le gaz ou qu'on leur coupe l'électricité ou qu'on leur coupe l'eau à la maison. C'est complètement... Ce type est dans un délire compliqué. Et les gens de l'opposition qui se taisent sur ce délire-là sont aujourd'hui dans une lâcheté complice. Alors, cette histoire de vaccins divise. Divise les gens entre vaccinés et non vaccinés. Que quelqu'un comme Macron cherche à jeter les uns sur les autres. Mais même à l'intérieur du camp des vaccinés, le monde est divisé façon zone de DVD. Pour ceux qui s'en rappellent, pour des raisons purement commerciales, à l'époque, le marché était segmenté. On parle de segmentation de marché, c'est le mot technique qu'on utilise. Beaucoup de fournisseurs font cela sur des produits, on le trouve par exemple même dans les cartes graphiques et dans d'autres produits. où on va segmenter de manière artificielle, en créant une incompatibilité entre divers marchés qu'on veut protéger, sur lesquels, par exemple, on va pratiquer une politique de prix différente. Alors par exemple, à l'époque, la grande époque des DVD, ceux qui ont moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Alors à l'époque des DVD, comme les DVD qui étaient vendus dans d'autres pays étaient moins chers, par exemple les DVD vendus aux Etats-Unis étaient moins chers que les DVD vendus en France, ce qui fait que la tentation était là d'aller acheter des DVD aux Etats-Unis et de les ramener ou de les importer en masse et de les revendre sur le marché européen. Alors ce que faisaient les fournisseurs, ils avaient rendu exprès, de manière complètement artificielle, ils avaient rendu incompatible les zones ou les régions entre elles. On trouvait cela aussi avec les téléphones à une époque. Les téléphones qui étaient verrouillés sur un réseau ou en particulier. Donc aujourd'hui, on a la même chose, on a des personnes, par exemple, on a des Britanniques qui ont été vaccinés à l'AstraZeneca, qui veulent aller dans d'autres pays, puis on leur dit « Ah non, nous, on est sous contrat avec Pfizer, donc ici, si vous avez l'AstraZeneca, on considère que vous n'êtes pas vacciné ». Il y a le Sinovac, le vaccin chinois, qui, lui, n'est pas reconnu en Europe. Donc, ce qui fait qu'on est dans une segmentation de marché, du monde en tout cas, façon DVD, façon verrouillage de téléphone portable. Donc, un jour, peut-être encore, sera verrouillé sur un opérateur précis. Et puis, tu devras acheter ta liberté de circuler tes droits fondamentaux chez un opérateur précis. En tout cas, si vous regardez au-delà de cette division qui est agitée par les médias, qui est agitée même par le chef de l'État lui-même, de manière totalement irresponsable. D'ailleurs, de plus en plus de gens font référence aux heures sombres. Le nazisme a été évoqué. Il y a une affiche de Toulon, je crois. C'est une affiche qui a été payée par des gens et placée sur la voie publique qui montre Macron en tenue de fureur, en tenue qui rappelle les années 30 ou les années 40 en Allemagne. ces comparaisons-là qui arrivent aujourd'hui, elles ne sont pas basées, bien sûr, pour faire un pas toujours vers les macronistes, elles ne sont pas basées sur ce que les nazis ont fait en 1942 ou en 1943. Elles sont en fait basées sur le reste. Ça veut dire que les nazis ne sont pas arrivés, ils n'ont pas commencé avec les chambres à gaz. Donc tu comprends. Les nazis, ils ont commencé par lever une partie de la société les unes contre les autres. Ils ont commencé à désigner un ennemi et puis lui interdire l'accès à certains lieux, ils ont commencé à créer un climat de terreur, un climat de censure, ils ont commencé à imposer une vision extrêmement agressive de leur idéologie. C'est ça en fait, quand on compare avec les nazis. Néanmoins, cette comparaison, moi je peux comprendre, moi je respecte cela et je peux comprendre que certaines personnes la rejettent. Mais il faut aussi se dire que C'est une comparaison, on va dire accessible, c'est une comparaison facile. Mes amis, on n'a pas étudié toutes ces histoires des heures sombres pour qu'elles restent dans des livres. Le but, pourquoi tout ce travail de mémoire a été fait pendant des décennies ? Il n'a pas été fait juste comme ça, par voyeurisme sur ce qui se passait à l'époque. Sinon, ça aurait été du voyeurisme malsain, tout cela. Quand on racontait, quand on racontait, on ramenait des témoins et on racontait la souffrance des gens à l'époque, entre 39 et 45 et avant, c'était pour éviter que l'histoire ne se répète. Donc c'était à chacun d'avoir un sens de l'histoire aiguisée et qu'il détecte avant, généralement, avant les déportations, qu'il détecte quelque chose ne va pas, qu'il détecte quand la démocratie déraille, qu'il détecte quand les droits fondamentaux sont menacés, qu'il détecte quand il y a un discours qui est un discours de division, qui est un discours qui est là pour semer la zizanie et jeter les uns contre les autres. Voilà, c'était pour ça. Maintenant, l'image des années 30-40, c'est une image facile, c'est une image démocratique. Alors il est facile, bien sûr, à tout le monde de la comprendre et puis de l'utiliser des fois de manière peut-être à mauvaise ession, je suis d'accord. Mais on aurait pu jeter à la République, on aurait pu lui jeter à la face le massacre des Vendéens, on aurait pu lui jeter à la face la terreur, on aurait pu lui jeter à la face les crimes commis aux Afriques. On aurait pu faire ça, vous comprenez ? La République française n'est pas une République propre, n'est pas une République clean, n'est pas une République exemplaire. C'est une République, en termes de violation des droits humains, en termes de massacre, n'est pas à son coup d'essai. D'accord ? Et si on regarde Ces dernières années, on a eu des affaires, ce qu'on appelle des affaires, de la corruption avérée, des flingages. Il y a une députée, elle a été abattue pour une histoire de corruption en pleine République française. Il y a des Français qui ont été explosés par des terroristes parce que la République française, ses politiciens étaient comme cul et chemise avec ces terroristes pour des histoires de marge arrière. Il y a des otages qui ont été libérés. Et les gens de la République, les représentants de la République ont exigé de l'argent. Ils ont dit aux preneurs d'otages, ok, moi je te ramène de l'argent, mais qu'est-ce qu'il y a pour moi ? Vous comprenez ? Il y a eu des financements illicites de parti, il y a eu des affaires. Mais mes amis, si vous étiez là durant ces dernières années, vous savez de quoi je parle. Donc c'est pas une République, on va dire, à la base, à laquelle les gens font confiance. Et les chefs de l'État se sont employés sur les quelques dizaines de dernières années a essayé de présenter la République de manière artificielle, sous, on va dire, un angle favorable, d'une manière la plus respectable possible. C'est pour ça que les débordements, par exemple, quand Sarkozy, qui était très pétillant comme président, a utilisé des images des fois un peu fortes, on va nettoyer au Karcher par exemple, c'est vrai que ce genre d'image-là choquait parce qu'elle abaissait la stature présidentielle, et cette stature présidentielle, cette tenue qu'on exigeait du président, ce calme, ce contrôle qu'on exigeait, Justement, il était là, il était exigé pour essayer de restaurer une confiance dans une république qui historiquement a été toujours dégueulasse. Vous comprenez ? Voilà le truc. Alors, Macron arrive, et avec son discours du 12 juillet, Il détruit ça complètement, totalement. Et quand ça vient d'en haut, ça va descendre le long en bas de la société, ça va cascader et ça va dégrader l'ambiance. Ça va dégrader l'ambiance citoyenne, ça va jeter les gens les uns sur les autres. On a aujourd'hui, par exemple, des personnes qui... qui vont de manière... prendre l'initiative, en fait, d'aller coller des écriteaux partout, même dans des hôpitaux. Vous ne rentrez pas sans le pass sanitaire, alors que le pass sanitaire, légalement, n'est même pas encore défini. Vous comprenez ? Il n'existe même pas, normalement, alors qu'il y a déjà des affichettes dans des hôpitaux qui circulent sur Twitter. Il y a déjà des affichettes placées alors que le Conseil constitutionnel est encore en train d'en parler. C'est ahurissant ce qui est en train de se passer, mes amis. Et ça va très loin, ça va jusqu'à interdire les gens l'accès à l'hôpital. Vous savez, juste je vais finir sur ça. Lors des guerres, même l'ennemi qui est par terre, même le pilote qui vient bombarder, lâcher des bombes sur des villes, et puis son avion s'écrase par un coup de DCA, même celui-là est soigné. Même cet ennemi-là est soigné. Convention de Genève, vous comprenez ? C'est quand même dingue qu'aujourd'hui, des citoyens, à cause d'un choix lié à la liberté de leur corps, mon corps, mon choix, ce n'est pas seulement pour avorter, c'est aussi pour tout le reste. Aujourd'hui, ils peuvent même être privés de soins, alors qu'un ennemi combattant n'est pas privé de soins. On a même parlé de ramener des gens qui étaient chez Daesh en Syrie. Oui, parce que c'est des Français. Ils vont les ramener quand même. Et le gars qui n'est pas vacciné n'est pas un Français. On lui interdit d'acheter de la nourriture. On le prive de soins médicaux. Je veux dire, là, réellement, Macron ramène la République. Moi, je n'utilise pas peut-être les images du nazisme, mais Macron ramène la République à ses heures les plus sombres. Macron casse littéralement 50 ans de travail de polissage de ses prédécesseurs qui ont failli faire tomber dans l'oubli ce qu'était la République dès sa naissance, aujourd'hui ramène tout ça sur le devant de la scène. Merci mes amis d'avoir écouté jusque là et puis gardez le moral, gardez la force et puis on se voit demain possiblement. A bientôt.
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