Macron n'est pas Charlie + Zemmour + Sous-Marins Nucleaires (AUKUS)

A French-language YouTube monologue where the speaker criticizes perceived hypocrisies in the French political system. Major points: anger at the AUKUS submarine deal (Australia buying nuclear submarines from the US/UK) contrasted with France's closure of the Fessenheim civilian nuclear plant; condemnation of Emmanuel Macron suing a street advertiser for caricatures and the perceived double standard with France's vaunted caricature culture (Charlie Hebdo); concerns about the government's dishonesty toward the Arab/Muslim world; worry about the lack of a credible electoral alternative and the rise of figures like Éric Zemmour (compared stylistically to François Asselineau). The tone is personal, critical, and apprehensive.
Bonjour mes amis, j'espère que vous allez bien. Je me suis blessé un peu en sortant la poubelle avant de faire cette vidéo. Je voulais vous rappeler un truc dans l'intérêt des familles. Dans la majorité des voitures aujourd'hui, il y a un kit de secours et un trou de secours. Donc si vous vous blessez à la maison et qu'il y a une voiture garée dehors, n'oubliez pas que même si vous n'avez rien à la maison, vous avez quand même énormément de produits, n'est-ce pas ? dans la voiture. Il y a de quoi faire un certain nombre de pansements. Je vais m'en occuper une fois que j'ai fini. Alors je voulais vous parler aujourd'hui d'hypocrisie du système français. Première chose qui me frappe, déjà dans l'actu, il y a cet accord de 90 milliards de dollars qui vient de sauter avec l'Australie, où ils voulaient leur vendre des sous-marins nucléaires, je dis bien des sous-marins nucléaires. Et puis, l'Australie a finalement décidé d'acheter aux États-Unis, avec la complicité classique du Royaume-Uni qui va prendre les criminels au passage. Mais, pour vous dire, je suis un peu... J'arrive pas à trouver le mot, mais vous me comprenez. On a fermé récemment la centrale nucléaire de Fessenheim, nucléaire civile, qui fournissait de l'énergie, qui permettait d'obtenir de l'énergie propre. On l'a fermée alors qu'elle fonctionnait très bien. Elle n'était pas en fin de vie. Elle avait encore des années et des années devant elle. On l'a fermée sur promesse électorale d'un nom politique qui voulait faire mousser avec une frange de son électorat. qui dit, on va fermer la centrale nucléaire. Cet électorat-là ne vit pas dans le noir. Cet électorat-là, le soir, ils sont devant la télé. Le soir, ils chargent leurs iPhones, quand ils ne chargent pas à leur voiture. Ils utilisent la lumière, le chauffage. Donc, en arrêtant, en fait, ces armes nucléaires civiles, pour des raisons purement idéologiques, ils ont réduit la capacité de production énergétique en France. Donc ils ont augmenté la dépendance par rapport à l'Allemagne. Donc ils sont obligés d'acheter la même électricité qui était produite à Fessenheim. Ils vont l'acheter plus cher en Allemagne et qui est très souvent produite avec des énergies fossiles. Voilà. Ça, c'est le nucléaire civil. Alors que quand il s'agit de prolifération nucléaire, donc de nucléaire militaire, qu'est-ce qui est plus dangereux, je vous le demande ? Le nucléaire civil ou militaire ? Je veux dire, les nucléaires militaires sont en train de parler de missiles avec des têtes nucléaires pointées sur des villes. Vous voyez ce que je veux dire ? Là, soudainement, soudainement, ils font toute une crise parce qu'ils ont perdu un contrat. Et donc, leur participation à la prolifération nucléaire contre espèces sans honte ou trébuchante vient tomber à l'eau. Vous comprenez ? Ça, c'est une hypocrisie quand même, énorme. Deuxième hypocrisie. Il y a un gars en France qui a caricaturé Macron et un certain nombre d'hommes politiques. Il les caricaturait sur des panneaux publicitaires qu'il payait, qu'il mettait dans la rue, sur la voie publique. Le bonhomme en question a été attaqué en justice par Emmanuel Macron. Il vient d'être condamné, bien sûr, forcément, quand t'es le chef de l'État, n'est-ce pas, dans un pays où il y a un déséquilibre institutionnel comme celui que nous connaissons aujourd'hui. Bien sûr, la justice n'allait pas débouter Macron. On est bien d'accord que Macron aurait abattu un type en plein jour sur les Champs-Élysées, la justice lui aurait donné raison. D'accord ? Là, soudainement, la caricature est inacceptable. Alors qu'à l'époque de Charlie Hebdo et des tragédies que vous connaissez, on nous avait dit qu'en France, justement, ça fait partie de la culture. Et moi-même, j'ai été le répéter comme un abruti. Je l'ai répété et j'étais sincère. Vous comprenez ? À l'époque, quand j'allais vers les musulmans et je leur parlais, en leur disant, écoutez, C'est culturel. C'est culturel. On a ici un problème de référence culturelle. En France, ce n'est pas la même chose. Ils n'ont pas ce sens du sacré que vous avez. Là-bas, ils caricaturent tout le monde. Ils caricaturent... Peu importe. Ils caricaturent le chef de l'État. Ils caricaturent ton prophète. Ils caricaturent ta religion ou la religion de quelqu'un d'autre. Ils n'ont aucun problème à dessiner qu'en bon leur semble. C'est une culture très particulière qui porte cela en elle et on ne peut pas l'échanger. Ils sont comme ça. À l'époque, les musulmans me disaient, oui, mais non, Aldosterone. Ils me disaient, c'est faux, ce que tu dis. Ils caricaturent. Ils se permettent de nous caricaturer, nous. Ils dégradent le sacré des autres, mais jamais leur sacré à eux. Finalement, aujourd'hui, j'aimerais bien présenter mes excuses à ces musulmans-là. J'avais tort, ils avaient raison. D'accord ? Macron est même partie devant les télévisions arabes, devant Al Jazeera notamment, en expliquant que oui mais chez nous c'est normal en caricature. Alors une des manières de garder une relation de respect avec le monde arabe, et le monde musulman en général, c'est déjà d'être sincère. C'est pas venir Parce que dans le monde arabe, la mémoire est très longue. Elle est un peu plus longue que le temps de demi-vie d'une mémoire d'un occidental, c'est 4 heures. Tu peux lui raconter un truc le matin. Tu peux raconter un truc, je sais pas, le matin à 30 millions d'habitants. Je peux te garantir, 4 heures plus tard, il y a déjà 15 millions qui s'en souviennent plus. Et 4 heures plus tard, il y a encore une autre moitié qui s'en souvient plus. Et une semaine plus tard, t'as que quelques conspirationnistes qui se rappellent encore, qui te rappellent tes propos. D'accord ? Là, le truc, c'est que. Il y a eu l'outrecuidance de venir mentir, non seulement à la France, mais à des centaines de millions de gens en leur disant notre culture est comme ça. Notre culture n'a pas de n'a pas de sacré nous permettant de caricaturer ce qu'on veut. Finalement, aujourd'hui, en caricature, monsieur va porter plainte, obtient 10 000 euros en dédommagement. C'est... ça n'a pas de sens, vous comprenez ? Enfin, pour qu'il ait de bonnes relations avec le monde arabo-musulman, faut-il déjà qu'il ait des relations avec son propre peuple, hein, qu'il ait une bonne relation avec son propre peuple, hein, ce qui n'est pas... ce qui n'est pas gagné, hein, d'accord ? Enfin, vous savez, je suis... Je sens une forme... au fond de moi, maintenant, à cet instant, il y a une mélange de... de dégoût et d'amertume, avec quand même une pointe d'inquiétude. Parce que je vois que ce système vraiment ne recule devant rien, ils n'ont plus peur de rien en fait. Il n'y a plus de limites, ils n'ont plus de limites morales ou autres. Ils n'ont pas de principe à la base, donc fondamentalement, ils peuvent faire ce qu'ils veulent. C'est vrai que c'est quelque chose qui est très inquiétant. Et je ne vois pas, face à ce système-là, aujourd'hui pour être honnête avec vous, je ne vois pas une alternative crédible. Quand je dis bien crédible, une alternative, qui est capable, je dis crédible, c'est pas que l'alternative n'a pas de valeur en elle-même, c'est pas de ça dont je parle. mais une alternative qui permettrait de jouer le jeu des urnes, le jeu des élections, et déplacer, enlever ce système-là et le remplacer. Je ne suis pas complètement convaincu qu'à un moment où je me suppresse, que cette alternative crédible existe. Voilà, c'est un peu ce qui m'inquiète aujourd'hui. Enfin, vous savez, je me suis tué, mais la vidéo continuait dans ma tête. Je parlais, je ne parlais pas, je pensais... Comme alternative crédible, bon, j'ai parlé déjà de Philippe Homme à un moment donné. Il y a The Moor aujourd'hui qui pointe. J'ai failli dire, je me suis censuré. Parce que vous savez, les vidéos, mes vidéos, quand tu les regardes, t'as l'impression que c'est enregistré en live. En fait, c'est pas enregistré en live, c'est enregistré avec un décalage de 5 secondes. On a peur aujourd'hui, c'est la grande peur. Tu sais, je... J'enregistre dans ma tête, là, je te parle, et le mot que tu entends, il passe 5 secondes avant dans ma tête. Et à la fin de la vidéo, des fois, je trouve des mots qui ont été éliminés ou des expressions éliminées. Le système de censure que j'ai est très rapide et très puissant, et des fois, je trouve des trucs, des expressions, et je me dis, mais... T'as la gâchette facile ! Mais pourquoi t'as éliminé ça ? Là, par exemple, dans ma tête, c'était écrit... Zemmour qui montre le bout de son nez. Et puis là, il y a un système, l'automatique qui a enlevé le bout de son nez. D'accord, je ne sais pas pourquoi. Je me suis dit, ça peut être mal pris. D'accord, je vous assure, c'est en temps réel. C'est en temps réel que ça se passe. Je n'y ai pas pensé avant d'enregistrer la vidéo. C'est maintenant que ça se passe. C'est une forme de live, en fait. Mais je vous ai dit, il y a cinq secondes de décalage. Alors Zemmour qui pointe le bout de son nez. Alors Zemmour, je l'ai comparé l'autre jour. à une sorte d'Asselineau, n'est-ce pas ? Qu'est-ce que je veux dire par Asselineau ? Je sais que je vais avoir tous les adeptes d'Asselineau sur le dos. Le mot adepte a failli sauter aussi. En fait, Asselineau parle compliqué. Asselineau, j'ai toujours trouvé que sur beaucoup de sujets, il avait raison. Mais la manière dont il exprimait ces sujets-là faisait qu'il les rendait pas accessibles à tout le monde. Zemmour fait parfois, sans se rendre compte, fait du Asselineau dans le sens où il parle, mais des fois il parle compliqué. Ça signifie qu'il va faire des références à l'histoire de France, des références à la Révolution, des références à l'époque de machin là. Le gars... Rappelez-vous l'affaire, l'affaire, l'affaire... Zola avait écrit j'accuse pour parler de l'affaire Dreyfus. Oui, parler de Dreyfusard, parler de Girondin, parler de Jacobin, des trucs comme ça. C'est vrai que... C'est un intellectuel, il est passionné par certains aspects de l'histoire. Néanmoins, ces aspects de l'histoire-là, il faut l'avouer aujourd'hui, il faut le dire, il faut quand même le dire, c'est équivalent à ses passions contre certains gars qui ont des vestes rouges bouffantes, qui sont sur les bords de rails avec des caméras, avec un téléobjectif comme ça. à attendre un train qui passe sur ses rails très rarement pour le prendre en photo. Je veux dire, c'est une niche. C'est très niche. D'accord. Donc, je trouve que le risque de Zemmour aujourd'hui, même s'il est très populaire, je pense que c'est un candidat qu'il faut surveiller. Mais il peut aller dans le riz. Il a le risque quand même de dire des choses trop compliquées pour être compris par tout le monde. Comparé par exemple à François Mitterrand, qui était un intellectuel, avec un savoir encyclopédique. Je pense que son savoir était du même niveau que Zemmour, voire plus. Mais en même temps, quand il parlait, Il savait s'exprimer de manière simple pour être compris par tout le monde. Jamais il ne sacrifiait la forme, jamais il ne sacrifiait la langue française sur l'autel de faire passer un message à tout prix, mais en même temps, il ne faisait pas des allusions ou des références qui pouvaient perdre ou égarer une partie de son auditoire. Vous comprenez le truc ? Voilà. Alors que Zemmour a tendance à faire ça, et j'ai peur que ça lui coûte quand même une partie de l'électorat. D'accord ? Voilà. Bon, il y a d'autres candidats, eux, ils font la même chose, mais... Dans l'autre sens, il faut presque éteindre sa tête pour les comprendre. Il faut presque éteindre ses neurones pour comprendre quelque chose. Voilà, mes amis, je vous laisse. Je vous laisse sur ce. Je vous souhaite un bon un bon dimanche. Ce qui en reste. Et puis, on se voit. On se voit la semaine prochaine. J'ai du mal à trouver le sourire. J'ai du mal. J'ai du mal. A bientôt, mes amis.
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