Mauvaises Habitudes : Le pilote qui volait trop bas

French-language YouTube safety-analysis monologue recounting a January 2019 accident in Tennessee: an experienced 67‑year-old pilot (≈3800 flight hours, ex-military and former FAA controller) flying a high-performance single-engine Viking (~300 hp) regularly performed a low-altitude, aggressive turnaround maneuver over a long lake. During a flight around 13:00 with gusty winds (≈12 kt steady, gusts to 21 kt), while flying about 100 ft above the water (lake elevation ~700 ft), he executed the habitual pitch-up then abrupt rudder input; the aircraft entered a stall/spin (spin from stalled wings plus large rudder) and impacted the water. Two people aboard (the 67‑year-old pilot and a 55‑year-old female passenger) were killed. The speaker uses GoPro footage and instrument cues to analyze pilot technique, environmental risks (trees, gusting wind), and attitude/habit as causal factors.
Questions this video answers
67 ans.
Environ 3 800 heures de vol.
Monomoteur Viking, environ 300 chevaux.
Janvier 2019.
55 ans.
Mes amis, bien le bonjour. Dans la dernière vidéo, il s'agissait d'un pilote peu expérimenté, à peu près une centaine d'heures de vol, qui avait voulu impressionner ses amis. Il les avait donc embarqués dans un avion monomoteur de type PA-28. Et puis, à un moment donné, il avait une manœuvre qui semblait faire régulièrement, comme le tracé des précédents vols le démontre. Et puis aussi, il avait partagé quelques images sur son YouTube. Il avait une propension à faire des virages serrés, de plus en plus serrés, des boucles à gauche, à droite, pour donner un petit peu une sensation peut-être de voler à ses passagers. Et là, il a perdu le contrôle et l'avion malheureusement s'est désintégré en vol. Parce qu'en perdant le contrôle, la vitesse a augmenté de manière très brutale. Lui, de manière non moins brutale, il a commencé à agir sur les commandes et l'avion a fini par casser. Aujourd'hui, on va voir une autre histoire. On est dans le Tennessee et on a un pilote qui a 67 ans. et 3800 heures de vol. Donc nous avons quelqu'un d'expérimenté. Il a été dans l'armée, il a piloté des avions pour les militaires, il a piloté aussi des hélicos, et c'est quelqu'un qui a travaillé aussi pour la FAA à un moment donné. La FAA, c'est la DGS américaine. Il était contrôleur aérien. Donc c'est une personne qui a beaucoup d'expérience dans plusieurs métiers liés à l'aérien. Et puis durant sa retraite, il s'était acheté un avion de type Viking. C'est un monomoteur haute performance, train rentrant, 300 chevaux sur l'hélice. La majorité des avions que vous rencontrerez dans un aéroclub aujourd'hui sans... entre 100 et 200 chevaux. Ceux qui s'approchent des 200 chevaux sont considérés comme puissants. Les moins chers à voler sont plus proches de 100 que de 200 chevaux. Donc 300, on a un appareil assez agressif, assez nerveux. Avec cet avion-là, il allait survoler très souvent un lac, un lac qui est tout en longueur, au-dessus du Tennessee. Si on regarde son YouTube, et c'est ça qui est extraordinaire avec les médias sociaux aujourd'hui, c'est que si on regarde le YouTube de ce pilote, on va constater certaines attitudes. Alors premièrement, les bons points, c'est qu'il a un pilotage parfait. Le gars, on voit tout de suite qu'il maîtrise son appareil, il fait de très beaux décollages, l'atterrissage est parfait, il est très relax, il ne fait pas plus de gestes que nécessaire. Donc on sent l'homme d'expérience. Par contre, il avait une manœuvre dans son répertoire qui était extrêmement dangereuse et à plus d'un titre. C'est-à-dire, il volait le long du lac. Et puis, à un moment donné, quand il décidait qu'il en avait assez, qu'il devait revenir, il faisait demi-tour. Mais le demi-tour, il le faisait d'une manière très particulière. C'est-à-dire, il faisait une bascule sur l'aile gauche. Alors, ça marchait comme ceci. On imagine cet avion, c'est un monomoteur dont il s'agit, mais oubliez un peu les moteurs qu'il y a sous les ailes de cet appareil. Donc, il arrive comme ceci, à grande vitesse. À un moment donné, il cabre son avion assez sèchement, donc il le cabre, très difficile d'apprécier combien, mais il le cabrait assez. Et là, une fois que l'avion est bien cabré, qu'il commence à perdre de la vitesse, qu'est-ce qu'il fait ? Avec les pieds, donc sur les palonniers, il va donner un coup très brutal sur la direction, sur la gouverne de direction. Celle-ci, il va se braquer et regarder ce que fait l'avion. En un instant, l'avion, c'est ceci. D'accord ? L'avion va soudainement pivoter sur son axe et puis revenir face, maintenant, au sol. Il va reprendre de la vitesse et repartir. Si vous regardez la vidéo, j'aimerais que... C'est assez difficile à apprécier, il avait plein de GoPro, donc c'est très sympa, ça nous permet de voir la chose sous divers angles. Quand vous regardez le tableau de bord, prêtez attention au cap. Regardez, vous avez au milieu du tableau de bord, vous avez un indicateur qui va avec une sorte de plateau tournant, d'accord ? Et regardez à quelle vitesse le plateau tourne. Vous voyez que le plateau fait une demi-tour, le temps de compter jusqu'à 1. Donc, Notre pilote réalisait cette manœuvre de manière assez routinière. C'est quoi le problème ? Il semblait très bien maîtriser la manœuvre. Elle était exécutée très proprement. Mais où est le problème ? Est-ce que vous avez constaté c'est quoi le danger de cette manœuvre ? En fait, il l'a réalisée au ras de l'eau. Il ne prenait pas d'altitude. Il était très bas. Et puis, à peine, certains témoins décrivaient depuis l'extérieur qu'il était à la hauteur de deux ou trois arbres. Il y a des arbres qui ne sont pas très grands dans la région. Donc le gars, on le voit sur certaines vidéos. Le lac est à peu près 700 pieds d'altitude et on voit des fois Quand il ne le cache pas avec son corps, des fois on voit l'aiguille de l'altimètre et on est à peu près à 100 pieds, on est à une trentaine de mètres. Donc ce qui corrobore un petit peu ce que disent les témoins. Les arbres font à peu près 10 mètres dans la région, donc 2-3 arbres, ça nous situe à peu près là. Donc, cette manœuvre qu'il réalise à chaque fois au ras de l'eau, eh bien tôt ou tard, s'il ne la réalise pas correctement, ça peut très mal se terminer. Et tout le monde le sait, il n'y a pas de... Le meilleur pilote au monde peut un jour, sur des manœuvres comme celle-ci, les réaliser de manière sous-optimale par rapport à son habitude. On ne sait jamais pourquoi, mais c'est comme ça. On peut réaliser la même manœuvre dix fois de suite, et à un moment donné, on la foire. À un moment donné, ça ne sort pas comme on voulait. Alors, quand c'est fait à une altitude élevée, quand c'est fait, je ne sais pas moi, à 3000 pieds par exemple, Effectivement, si le pilote fait une erreur, il a de la latitude, ou de l'altitude plutôt dans ce cas là, pour récupérer. Mais si c'est fait au ras du sol, c'est fini. S'il y a un foirage, c'est la mort. Ce jour là, on est en janvier 2019 et il va commencer à contacter ses amis. Il veut faire une sortie au-dessus du lac. Donc il commence à téléphoner à droite à gauche. Est-ce que tu veux venir ? Tu veux venir ? Donc il finit par contacter une femme qui a 55 ans. Elle est prof de son état et qui accepte de venir avec lui. Ce jour-là, il fait beau, il décolle vers 13h, sur les coups de 13h, mais il y a du vent. Le vent, on est en train de parler ce jour-là de 12 nœuds en constant avec des rafales jusqu'à 21 nœuds. Alors, quand le vent est en rafale, c'est un vent instable, c'est un vent imprévisible, c'est un vent qui peut changer très rapidement de vitesse et très souvent aussi de direction. Et en particulier, Quand c'est au-dessus des arbres, si vous pilotez un avion juste au-dessus des arbres, un jour venteux, il faut se battre sur les commandes juste pour garder les ailes droites. Lui, on le voit à des jours décoller dans des conditions similaires et continuer à voler très bas. Et en plus, faire cette manœuvre dont il avait l'habitude. Il décolle, il survole le lac et à un moment donné, il veut faire demi-tour. Alors, il va Et ceci a été reconstitué d'après une GoPro qui était installée au niveau de l'arrière de l'avion. Il y avait plusieurs GoPro en fait et l'une d'elles a pu être récupérée. C'est pour ça que le détail est connu. Alors, il arrive comme ceci. Il cambre. Et cette fois-ci, pour une raison donnée, pensez qu'il y a du vent, pensez qu'il y a des turbulences, pensez qu'il y a les arbres. Et les arbres, ce qu'ils font des fois, c'est qu'ils cachent le vent jusqu'à une certaine hauteur, et à partir d'une certaine hauteur, le vent va se manifester autrement. Donc, il y a des surprises dans ces situations-là. Lui, en tout cas, il cabre, la vitesse se perd, se perd, se perd, et à un moment donné, il donne un coup de palonnier. Il donne un coup de palonnier dans le but d'inverser la trajectoire, comme ceci. Mais que fait-il ? Il semblerait qu'il a un petit peu surdosé la manœuvre ce jour-là, pour peut-être impressionner outre mesure sa passagère, il a abusé. Ça veut dire que il a trop tardé, il a laissé l'avion prendre trop de hauteur pour renforcer un petit peu l'effet montagne russe, avant de braquer la gouverne de direction. Donc, au moment où il braque la gouverne de direction, l'avion, au lieu de faire ça, L'avion fait ceci. D'accord ? L'avion n'a plus assez d'aérodynamique, il n'a plus assez d'air. Les ailes sont déjà dans une forme de décrochage. Ça veut dire qu'au moment où il donne un coup de palonnier, l'avion ne fait pas demi-tour. L'avion juste va latéralement, comme ceci. Comme la gouverne de direction est braquée, les ailes sont décrochées. Que fait l'avion ? Il fait ça. Ça veut dire qu'en réalité, il rentre dans une vrille. D'accord ? Comment on rentre dans une vrille ? La manière la plus simple, la plus rapide de rentrer dans une vrille, c'est décrochage avec un méga coup de palonnier. L'avion, qu'est-ce qu'il fait ? Il commence à tomber en tournoyant sur lui-même comme une feuille morte. Il arrive, toute vitesse, il remonte, il perd de la vitesse dans un coup de palonnier, l'avion au lieu de faire ça, l'avion fait juste ça, et puis commence à tomber à plat. Cette Vry, un homme de son expérience, un homme qui a déjà piloté pour l'armée, qui a déjà 3800 heures de vol, il n'y a pas de doute que si c'était arrivé à une plus forte altitude, il aurait arrêté la Vry et il aurait récupéré l'avion, puis il s'en serait sorti, lui et son passager, avec une frère. Ce jour-là, vu qu'il était au ras de l'eau, que s'est-il passé, la balaverie ne s'est jamais arrêtée. Ça signifie qu'il n'a pas pu récupérer l'avion et l'avion a tapé brutalement contre l'eau. Les secouristes sont arrivés et au départ ils ont eu beaucoup de difficultés parce qu'ils ne savaient pas combien de personnes il y avait à bord. Parce que les personnes qui sont à bord, typiquement, soit on le sait parce que le pilote, quand il déclare une emergency, quand il déclare une situation d'urgence, l'une des premières questions, soit il le dit spontanément, soit c'est le contrôleur aérien qui demande combien il y a de personnes à bord. Donc ça, c'est transmis par la suite au secouriste. ou bien c'est écrit sur le plan de vol. Mais comme le gars décollait d'un petit aéroport, d'un petit terrain non contrôlé, il n'y avait pas de plan de vol. Il n'y avait pas de contact avec un contrôle aérien quelconque. Donc, quand ils sont arrivés, l'avion, potentiellement à quatre places, ils ont commencé à parler aux gens qu'ils connaissent. Et puis, plusieurs ont dit oui, j'ai reçu un appel. Il m'a dit qu'il allait appeler un tel et un tel. Donc, les gens ont commencé à compter ses amis et ses proches pour essayer de savoir s'il y a un disparu. Ils ont fini par retrouver l'épave de l'avion. Il y avait deux personnes dedans. Les deux étaient tués. Ce pilote est mort. Sa passagère également, elle est décédée. Et par chance, il n'y avait pas une troisième, ni une quatrième personne. Tous les gens qu'il avait contactés ont pu être comptés. Et ils étaient tous présents et en vie. Donc voilà mes amis, c'était juste une petite histoire pour vous montrer, parce que la dernière fois on a parlé d'un gars qui avait 96 heures de vol, donc ça peut laisser croire que ce genre d'accident, de gens qui sont trop confiants dans leurs capacités sont peut-être l'apanage que personne ne peut expérimenter, mais en fait non. Le nombre d'heures ne fait rien à l'affaire en réalité. C'est plutôt l'attitude de la personne, c'est sa manière d'aborder ces choses-là. Donc merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans une prochaine. A très bientôt.
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