
A French-language YouTube monologue narrating the sudden sinking off Sicily of the luxury yacht Bayesian that killed British tech entrepreneur Mike Lynch (dubbed the “British Bill Gates”) and several others. The speaker recounts Lynch’s history (founder of Autonomy; sale to HP for about $10bn; extradition to the US and acquittal in August 2024), describes the yacht’s key design points (c.75 m mast, retractable keel with ~4–10 m draft, ~50,000 L diesel), offers plausible capsize mechanisms (keel retracted, open portholes, inertial mast strike into the sea), and notes search/diving complications and possible legal liability outcomes.
Questions this video answers
August 2024
22
Six bodies recovered; speaker also states 6–7 presumed dead and an 18-year-old daughter missing.
About 75 metres
Retractable keel between about 4 metres (retracted) and 10 metres (extended)
Mes amis, bien le bonjour. Une histoire est en train de se dérouler au large de la Sicile. Ceci, vous l'avez bien compris, est un hors-série. On va parler de bateaux aujourd'hui. L'année dernière, en juin, on parlait du Titan, si vous vous rappelez. C'était une sorte de sous-marin, si je puis dire, un submersible. une sorte de boîte de conserve dans laquelle cinq personnes, dont des richissimes, qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de s'enfermer dans cette boîte, je disais, et puis descendre à la recherche du Titanic. Ils étaient dans le noir, dans l'obscurité qui semblait les étouffer avant que l'océan même ne s'en charge. Et puis, à un moment donné, ce qui devait arriver arriva. une implosion, une histoire qui dure 3 millisecondes et ils disparaissent dans un nuage de métal et d'autres choses. Alors, dans le même acabit, dans le même genre d'histoire, on a la mort du Bill Gates, le Bill Gates britannique. Alors le Bill Gates britannique, comme son nom l'indique, se consacre à l'informatique. Pour une fois, ce n'est pas quelqu'un qui s'intéresse à la santé humaine, comme le Bill Gates américain depuis qu'il a lâché Windows et autres produits de Microsoft. Alors, il y a trois jours, je disais, on a M. Lynch. Alors M. Lynch, c'est une longue histoire. Comment je vais vous raconter celle-ci ? M. Leach avait fabriqué ou construit ou fondé, si vous préférez, une entreprise basée à Cambridge qui traitait dans les données, à une époque où tout le monde pensait ou réfléchissait en big learning et en big data et des trucs comme ça. Aujourd'hui, on serait plus dans le AI, dans l'intelligence artificielle. Vous savez, l'IT passe d'une mode à l'autre. Je disais, Il a fondé une compagnie, Autonomie, et puis il l'a vendue à HP. HP qui est un géant qui passe son temps à avaler les petites compagnies. HP en payait 10 milliards de dollars pour cette boîte, ce qui est un chiffre extrêmement élevé pour une start-up. Un an plus tard, il disait qu'on nous a arnaqués. Alors, on nous a arnaqués, il y avait du faux en écriture, on a gonflé la valeur de la boîte, justement pour attirer des baleines comme nous, pour qu'on vienne comme ça, la gueule ouverte, et puis on avale cette compagnie pour 10 milliards de dollars alors qu'elle n'en vaut pas tant. Sur ce, il déclare une perte de 9 milliards de dollars, ce qui veut dire que, grosso modo, on les a arnaqués de 90% de la valeur d'autonomie. M. Lynch était le fondateur d'autonomie. Il l'a vendu à un certain Robinson, par Robinson. Robinson. Alors, je vais raconter une histoire personnelle au passage, histoire que d'ailleurs, je raconte avec une certaine verve, n'est-ce pas, dans ce livre toxique. Il s'appelle toxique, c'est comme ça, parce qu'il parle du milieu de l'entreprise. Et quand on parle de milieu de l'entreprise, on est en train de parler d'un milieu de serpents inimeux, donc il faut écrire agressif. C'est ce que j'ai fait d'ailleurs. Alors, Dieu m'est témoin, j'ai raconté énormément d'histoires d'horreur en ligne, j'ai empêché des millions de personnes de dormir la nuit, mais la pire histoire que j'ai racontée, je l'ai racontée là-dedans. Et je parle justement d'une entreprise où j'ai été recruté. Alors j'ai été recruté avec la promesse suivante. Je vous raconte, il y a un chasseur de tête qui me téléphone, qui me dit, bon, voilà une entreprise bien, extrêmement bien tenue, très visionnaire. Et puis moi, je n'étais pas convaincu parce que des entreprises visionnaires, on me téléphonait tous les jours pour ça. Sauf qu'il va balancer une grosse carte sur la table et me dit, ils ont comme employé là-dedans Steve Wozniak, l'un des fondateurs d'Apple. Il me dit donc, textuel, il me dit, si cette entreprise est bien pour Steve Wozniak, elle doit être bien pour toi. Sur ce, moi j'étais immédiatement convaincu. J'ai rien laissé transparent, n'est-ce pas ? Mais voilà, j'étais convaincu. Je rejoins la boîte, n'est-ce pas ? Je rejoins la boîte. Et puis, je trouve le fameux bureau de Sylves Wozniak, sauf qu'il n'y était jamais. Et j'ai même demandé à d'autres collègues, est-ce que vous l'avez vu ? Non, ils me disent non. Depuis qu'on a ouvert, il y a ce bureau, il y a ce stylo, un stylo BIC sur le bureau, il y a quelques feuilles A4, et on ne l'a jamais vu. Et donc voilà, sur ce, le PDG part, il est remplacé par M. Shane Robinson, qui a acheté autonomie à M. Lynch, et qui était, sa tête, sa ure était presque tous les jours dans les journaux spécialisés, à cause de cette histoire. Parce que HP a viré Shane Robinson, parce que c'est lui qui a signé le deal, et puis elle portait plainte contre lui également. Et un jour, j'étais dans un restaurant de montagne en Utah, vous savez ce genre de restaurant dans lequel il tourne James Bond, parce qu'il y avait des grandes baies vitrées, des montagnes, on neigeait autour. Et puis, je croise et je fais un brin de conversation avec Shane Robinson au buffet. Et c'est là que j'ai réfléchi un petit peu à la... Je réfléchis, comment dirais-je, à la vie, à l'ironie de la vie parfois. Vous savez, j'avais rejoint une compagnie pour rencontrer Steve Wozniak, et j'ai rencontré le sinistre Shane Robinson, qui a acheté une compagnie qui ne valait rien à M. Lynch. Alors, M. Lynch, donc je disais, c'est pour ça que j'ai développé un intérêt très particulier pour cette histoire, que je suivis, M. Lynch a été extradé aux États-Unis parce que les Américains le voulaient, ils disaient « bon, il a arnaqué une boîte américaine, nous on le veut », comme le Royaume-Uni extrade pour un oui pour un non d'air. Ses citoyens, on l'a mis dans un avion et il est parti. Miracle, c'est un miracle dans les annales judiciaires, il a été acquitté. Quand ? En août 2024. Donc il vient d'être acquitté. On lui donnait... Chez les parieurs, il était donné à 200 contre 1. C'est clair que pour tout le monde, il allait finir sa vie derrière les barreaux. La justice américaine a tendance à favoriser toujours le camp américain. Comment il a fait ? On ne sait pas. Toujours est-il qu'il est rentré, glorieux, depuis les États-Unis. Il est parti en mer, en Sicile, pour fêter, donc, sa victoire. Et il y avait avec lui un gars très important de Morgan Stanley, un gars du board, il avait avec lui ses avocats, tout ça. Et ils étaient là, sur un navire, le Bayesian, pour faire la fête. Cette fête va tragiquement se terminer. Mais avant, il y a une autre histoire. un des co-defendants, comme on dit en anglais, quelqu'un qui était à la barre avec M. Lynch, un autre Anglais, un autre Britannique de Cambridge également, qui lui d'ailleurs n'avait pas trop résisté et il est parti, il s'est rendu de lui-même aux États-Unis, il n'a pas attendu la fin de la procédure d'extradition, il a voulu obtenir la mensuetude du jury en se rendant par lui-même. Je pense qu'il a fait un mouvement tactique en se disant « si j'y vais de moi-même, je vais obtenir un peu de sympathie de leur part ». Et son coup a été, par ailleurs, courné de succès. Il a été acquitté également. Qu'en me suis-je ? Il y a quatre jours, M. Chamberlain, n'est-ce pas, eh bien il était en train de faire de la course à pied à Cambridge, il s'est verté par une voiture. Je vous assure, c'est quand je vous le dis. Une voiture lui rentre dedans, on appelle les pompiers, on l'amène à l'hôpital. Sur ce, on déclare qu'il est mort. Point final, on l'appelle la famille. Donc, excite M. Chambard. On arrive maintenant à M. Lynch. Ça, c'était il y a trois jours. Donc, l'histoire de Chambard, c'est il y a quatre jours. M. Lynch, c'était il y a trois jours. Il est sur le... Il est donc en mer, n'est-ce pas ? Pas très loin de Palerme. Et puis, dans la nuit, va frapper une sorte de mini-tornade. Il y a une mini-tornade qui frappe, qui balaie la région. Tous les navires sont plus ou moins secoués, mais le navire de M. Lynch est encore plus secoué que les autres. En fait, il est tellement secoué qu'en quelques secondes, il va sombrer corps et biens. Je sais que ce canal est un canal d'aviation, je ne suis pas spécialisé en bateaux ou en navires, mais je suis spécialisé en logique et en histoire qui se termine mal. Donc, on va essayer de comprendre pourquoi, quelles sont les caractéristiques de ce navire qui ont fait que lui s'est retourné la coulée, et les autres dans la même rade, même si de l'aveu de leur capitaine ou de leur passager, ils ont connu une bonne secouée, comme on dirait en Suisse, Personne n'a été chaliré, personne ne s'est noyé, personne n'a eu à craindre pour sa vie. Ce bateau-là a recoulé en quelques secondes. Pourquoi ? Alors, je vous raconte. Le Bayésien, pour que vous compreniez l'histoire, il faut que je vous le dessine. Je vais vous le dessiner. Je vais faire ce qu'on appelle un dessin à main levée. Regardez celle-ci. J'ai trouvé un stylo vert, ma fille m'a pris tous mes stylos, j'ai trouvé qu'un stylo vert, donc on va travailler au vert aujourd'hui. Alors je disais, le païsien c'est ça. On a un navire, comme ceci, sur 15 saillots, à voile, et j'allais dire à diesel également. Pourquoi ? Parce que, vous savez très souvent, les saillots, ils ont une grande voile et tout ça, on dirait qu'ils ont été dessinés par Greta Thunberg. Mais c'est juste pour montrer que Nous sommes écolos, nous sommes verts et tout, mais en réalité il a une citerne de 50 000 litres de diesel, juste pour vous dire. Bon, maintenant la voile. Je dessine le mât. En fait, si je veux être rigoureux, si je veux être absolument rigoureux, je devrais aller jusqu'au plafond. Il a un mât de 75 mètres de haut. Sérieusement, 75 mètres de haut. Quand le Bahisien a été construit par les Italiens, par une firme italienne en 2008, son mât était le plus grand mât au monde. Depuis l'an dépassé, ne me demandez pas le record Guinness aujourd'hui, ils sont peut-être à 80 mètres. On continue comme ça, un jour on sera à 200 mètres de mât. Le mât dans un navire, il fait quoi ? On accroche dessus des voies. Après, que se passe-t-il ? Ce qui se passe, c'est qu'il y a des forces, avec le vent, qui poussent le navire. Mais elles ne poussent pas seulement le navire. Elles ont tendance aussi à le pencher. C'est comme si, imaginez, vous êtes sur une pente et quelqu'un veut vous aider pour vous pousser. Il vous pousse par où ? En général, il devra vous pousser au bas du dos, vers la taille, là où il y a votre centre de gravité. S'il vous pousse par la tête, il va faire quoi ? Il va vous faire tomber, il va vous faire basculer. Donc, le fait qu'on a une force qui est haute à ce niveau-là, elle a tendance à faire pencher le navire. Et comme il a le mâle le plus élevé, le plus grand de la Terre, enfin, il a perdu son record depuis, et bien il va subir une force qui est extrêmement, extrêmement forte, extrêmement inhabituelle. Pour compenser celle-ci, les ingénieurs ont fait cela. Ils vont installer une quille, ils vont installer une tige, et puis il y a une masse, une sorte d'ovoïde, une sorte de truc comme ça, avec une forme hydrodynamique, et qui est à 10 m de profondeur, pour créer, si vous voulez, pour compenser la taille de ce mât et l'effort qu'il y a dessus, pour éviter que le bateau ne verse ou ne chavire au moindre vent. Maintenant, il y a un problème. C'est que ce bateau-là, maintenant, il va avoir le tirando d'un pétrolier. Parce que 10 m de tirando, ça signifie que la quille descend jusqu'à 10 m. Comment on va rentrer dans un port ? C'est pas possible, la majorité des ports de plaisance ne permettent pas d'arriver avec des tirants d'eau pareil. Donc qu'est-ce qui se passe ? La quille est rétractable. Très souvent, il y a une capacité à rétracter la quille. Donc on peut la monter. Elle va en réalité au plus haut entre 4 mètres et au plus bas à 10 mètres. Vous voyez ? La quille est entre 4 et 10 mètres. Ok. Donc, maintenant, on peut commencer à visualiser un scénario, ce qui a pu se passer. Parce que le bateau, comme je disais, a chaviré. Il a coulé par 50 mètres de profondeur. Il y avait 22 personnes à l'intérieur. Sur les 22, certains ont pu sauter à l'eau, ils ont été récupérés par les bateaux environnants. Mais malheureusement, beaucoup d'autres, 6 autres, 7 autres plutôt, sont morts, présumés comme tels. Six corps ont été remontés dans celui de M. Lynch aujourd'hui. Il a été retrouvé à l'intérieur d'une cabine flottant sinistrement. dans un calme très paradoxal entre des draps, des matelas, des objets. Vous savez, une sorte de scène quasi féérique qu'aurait pu être imaginée par Salvador Dali, quelque chose de surréaliste, n'est-ce pas ? Ils l'ont trouvé là-dedans. Ils l'ont sorti. Il y a 6 morts qui ont été retrouvés. Et il y a sa fille de 18 ans qui est absente. On ne la trouve pas encore. Possible qu'elle soit encore dans le bateau. Ils ont du mal à l'explorer, comme je disais, à cause de tous les meubles retournés, les objets qui flottent et tout. Et pensez aussi qu'à 50 mètres, il n'y a pas beaucoup de... En termes de plongée sous-marine, à 50 mètres sur des plongées normales, sur des plongées avec des bouteilles d'air et tout ça, à 50 mètres, il n'y a pas beaucoup de temps en profondeur. Déjà à 40 mètres, ça m'est arrivé de plonger quelques fois à 40 mètres. Ce n'est pas vraiment des plongées très plaisantes, parce que à 40 mètres, l'air devient sirupeux, tu commences à avoir des idées bizarres dans la tête, tout ça, tu sors, tu es fatigué, tu n'as pas le droit de plonger de la journée et tout. Donc ce n'est pas vraiment des plongées qu'on aime faire tous les jours. La dernière fois que j'ai fait ça, c'était, je crois, Il y a deux ans, à Antalya, quand j'ai plongé sur un navire français qui a été coulé au large d'Antalya. Mais c'est tout. Généralement, ce n'est pas des plongées où on peut rester longtemps. Donc là, 40 mètres, je disais 10 minutes. 50 mètres, il doit y avoir 5 minutes au fond avant d'exiger des paliers. Le problème des paliers, c'est que ça augmente très très vite et ça exige toute une infrastructure. Ça veut dire que s'il faut faire des paliers, des paliers longs, il faut avoir des gens avec des bouteilles qui attendent au niveau des paliers ou avoir des cloches et tout. C'est toute une infrastructure que les locaux n'ont pas. Donc ils ont juste été dévaliser les bouteilles d'un club de plongée et puis ils sont en train de faire avec les moyens du bord. Voyez-vous, c'est pour ça que ça prend du temps. Alors, l'idée, je disais, c'est que si l'acquis est sorti, Mettons que ça, c'est la mer. Si la quille est sortie, on va imaginer par exemple que notre navire est incliné de 45 degrés. Ça, c'est la surface du navire. Ça, c'est la quille ici. Ça, c'est notre mât. Je disais, le mât est tellement grand qu'il ne passerait même pas sous la Tour Eiffel. Il ne passerait même pas sur le premier étage de la Tour Eiffel. Si on place près de la Tour Eiffel, l'extrémité serait entre le premier et le deuxième étage. Juste pour vous dire. Donc, mettons qu'il y a un vent qui arrive. comme ceci, et le vent incline, tape sur le mât et l'incline de 45 degrés. Donc, pendant qu'il incline subitement de 45 degrés, il remonte cette boule-là de 45 degrés aussi, donc la force de celle-ci, la force de celle-ci, la force de rappel augmente au fur et à mesure qu'on l'incline augmente, et la force du mât baisse. Pourquoi ? À 45 degrés, la surface équivalente du mât, ici je parle du mât sans les voiles, je m'en fiche qu'il y ait les voiles ou pas. C'est même pas nécessaire qu'il y ait des voiles. Dans la réalité, il n'y avait pas les voiles. Les caméras de surveillance, parce que notre bateau, le Bahésien, était parqué à quelques centaines de mètres des côtes seulement. Donc, il y a les caméras de surveillance, des restos, tout ça, qui filmaient le bateau au large. Au large, si je puis me permettre, on parle de 200-300 mètres, c'est tout. et il n'y avait pas les voiles, donc toutes les voiles étaient rentrées. Il n'y a que la surface du mât, mais elle est suffisante. Elle est suffisante pour avoir une prise au vent énorme. Donc je disais, à 45 degrés, le vent voit quoi ? À 45 degrés, le vent voit 70% de la hauteur totale du mât. Vous voyez ? Parce que le mât s'incline, le mât se couche, donc la prise au vent va baisser. Maintenant, si le navire s'incline à 60 degrés, donc de la verticale, n'est-ce pas ? Donc ça signifie qu'il a 30 degrés de l'eau. À ce moment-là, ça va baisser encore plus. Alors bon, je n'ai pas les chiffres en tête. Je n'ai pas les chiffres en tête. Attendez, 60 degrés, ça fera 0,5. Oui, ça fera 0,5. il ne restera que la moitié. Il ne restera que la moitié. Ne me citez pas trop dessus. Il faut que je fasse le calcul. Il ne restera que la moitié, on va dire, visible au vent du mât. De sorte que si on va jusqu'au bout de l'idée, et on imagine qu'il y a un vent très fort qui a complètement couché le navire, vous imaginez qu'à 80 degrés, on a 10% de l'horizontale, On est comme ceci. On a notre navire qui est à 10 degrés. Et là, vous voyez que le mât a quasiment plus du tout une prise au vent. À 80° comme ça, il doit avoir peut-être, allez, je dis ça de tête, je referai des calculs, après, j'imagine qu'il a perdu 80% de sa prise au vent. Il doit rester grosso modo, je pense, 15, 17% maximum de prise au vent. Donc, à ce moment-là, Celle-ci, la boule, est à son maximum, pratiquement son maximum de levier, et celui-là est à son minimum de prise au vent. Donc vous voyez que le bateau peut s'incliner aussi loin, et puis il peut revenir par la suite. Dès que le vent ralentit ou cesse, il reviendra, par une force de rappel. Maintenant, plusieurs problèmes. Ils avaient, semble-t-il, des hublots ouverts. Donc si le bateau s'incline de cette manière et il y a des hublots ouverts, c'est-à-dire qu'il y avait une belle soirée, il laissait l'hublot ouvert, qui, en temps normal, ne touche pas l'eau, mais si le navire va s'incliner de cette manière-là, c'est clair que beaucoup d'eau va rentrer, et puis ça va accélérer son sort. L'autre question qui se pose, c'est celle-ci. Est-ce que la quille n'était pas remontée ? Est-ce que la quille n'était pas seulement à 4 mètres ? Dans ce cas-là, elle n'aurait pas assez de force pour lutter contre le vent, et puis le bateau peut effectivement faire demi-tour, ça signifie il peut chavirer. Et si le bateau fait demi-tour, là c'est moche parce que la réalité, c'est qu'une fois que le bateau fait demi-tour, la quille va après peser dessus. Ça signifie, cette quille maintenant, si on reprend notre navire, regardez, si on reprend notre navire, comme ceci, ça c'est l'eau, toujours. Maintenant, on imagine que le mât est passé sous l'eau. Pourquoi il passe sous l'eau alors que le vent ne peut plus le pousser ? Pourquoi il passerait sous l'eau ? Qui le pousse ? Parce que le vent, on peut imaginer qu'il va aller jusqu'à le coucher. Mais pourquoi il passerait sous l'eau ? La raison, c'est probablement Si la quille est remontée, il y a une force inertielle, il y a une inertie dans ce mât-là. Si ce mât est poussé brutalement, par la suite, continue à être poussé, poussé, poussé, la poussée du vent faiblit, bien entendu, au fur et à mesure qu'il se couche. À un moment donné, il arrive à l'horizontale et vu sa longueur et son poids et la vitesse qu'il a prise, il ne va pas s'arrêter, il va continuer, il va continuer, il tape contre l'eau, il rentre sous l'eau. Donc, quand il passe sous l'eau, comme ceci, La quille, elle est où, maintenant ? La quille, elle est au-dessus du bateau. Et qu'est-ce qu'elle va faire ? Elle va appuyer dessus, bien entendu. Ça signifie, cette fois-ci, c'est une quille qui sort de l'eau. Donc, deux choses vont arriver. Elle pèsera plus lourd. En réalité, elle pèse la même chose. Si une quille pèse, je ne sais pas moi, si elle pèse 5 tonnes, elle pèse 5 tonnes sur l'air, elle pèse 5 tonnes sous l'eau et elle pèsera 5 tonnes sur la Lune. La masse est une valeur universelle. Elle ne change pas en fonction des conditions. Mais on se comprend. On va parler du poids. Le poids apparent de la chose sera plus élevé quand elle remonte dans l'air. Si la quille quitte l'eau, soudainement, la poussée d'Archimède sur la quille n'existe plus. Soudainement, la force qu'elle a devient plus élevée et elle est en dehors cette fois-ci. Elle est au-dessus du navire. Elle a tendance à faire quoi ? Elle a tendance, si on regarde une translation comme ceci, la quille a tendance à aller comme ceci et le navire qui est en train de se remplir d'eau cette fois-ci va partir comme ça. Donc le navire va partir. Les gens qui sont à l'intérieur sont bien sûr piégés. Ils n'ont pas le temps de réaliser. va avoir une guéguerre avec qui ? Avec les descendants et la famille de M. Lynch parce que ce navire qui était géré par une compagnie qui s'appelle Camper-Nicolson de Genève, si vous regardez sur le site de Camper-Nicolson en Suisse, ils louent ce genre de navire. Et ils les louent à 200 000 euros la semaine. Vous voyez, c'est pour ça qu'on est dans la même grandeur de prix que le Titan. Donc, on a des navires hyper luxueux, qui sont loués à 200 000 euros la semaine avec leur équipage. Et j'imagine, il doit y avoir des frais de moindre envergure qui sont engagés pour leur fonctionnement. On ne s'attend pas à ce qu'ils coulent aussi rapidement. On ne s'attend pas à ce qu'on est fraction de seconde et ils se retournent et on est sous l'eau et on n'a même pas le temps de quitter sa chambre. On ne s'attend pas à ça. Pourtant, oui. Vous savez, le truc, c'est que, mes amis, si ça a l'air bizarre, c'est bizarre. Votre sécurité, j'aimerais vous le dire encore une fois, votre sécurité et de votre ressort. C'est votre... C'est pas parce que quelqu'un te facture un service à 200 000 euros la semaine que le service est sûr. C'est pas parce que c'est beau, ça brille, que c'est décoré, que... Le problème avec ce navire, dès que tu le vois, t'arrives, tu vois ce mât qui monte presque jusqu'au ciel. Ce mât qui, si on est proche d'aéroports et tout, il faudrait qu'il ait des lumières, des lumières au ACI, des lumières d'aviation et tout ça. Tellement il est haut. Je veux dire, tu te poses des questions. Tu te dis, mais il réagit comment au vent ? S'il y a du vent, comment il va réagir ? Le truc, c'est que ça a l'air d'être un piège. Donc très facilement, il peut retourner, se foutre du navire. Et c'est exactement ce qui s'est passé. Alors, on imagine la scène. Les gens étaient dans ce navire. Ils les utilisent presque comme des restos. Pas comme des restos, comme des hôtels, ça signifie. Ils n'étaient pas en navigation. Ils le parquent au large d'un village sympa, pittoresque, avec de bons restos et tout. Et puis, ils font des allers-retours toute la journée avec un bateau à moteur pour aller au resto et tout. Et puis après, quand c'est la fin de la journée, ils reviennent dormir sur le navire, faire un peu la fête et tout et dormir. Donc, il est utilisé comme un autel flottant. On n'est pas en mode navigation. On est très proche des côtes. Il est raisonnable de penser. que le bateau n'était pas paré pour la navigation. Ça signifie qu'on se laisse aller, les hublots sont ouverts. Vous savez, quand un client paye 200 000 euros la semaine, il ouvre les hublots. Tu ne vas pas aller lui dire, écoute, voilà la sécurité et tout ça. On sait tous, il y a beaucoup de jets privés qui volent. Les gens fument à bord. Les gens n'ont pas de ceinture de sécurité attachée et tout ça parce que on ne va pas leur dire non. On n'est pas sur Ryanair. On se comprend. Là, qui est remonté ? Parce qu'on est relativement proche. On est relativement proche des côtes. Que peut-il arriver ? Je veux dire, on est mouillé dans la rade. Que va-t-il arriver ? À ce moment-là, ils dorment. On est entre 4 et 5 heures du matin. Là, ils n'ont pas dorme de quart. Là, semble-t-il, ils n'ont pas tenu compte des alertes météo parce qu'il y avait des alertes météo orages. Et franchement, quand on skippe un navire avec un mât de 75 mètres de long, Honnêtement, c'est juste la parole d'un de mon marin, mais moi, j'aurais toujours quelqu'un qui passerait la nuit à surveiller quand même. Et avant que les gens aillent dormir, je mettrai le navire en position de sécurité maximale parce que voilà, je sais que c'est un truc qui peut se retourner de 180 degrés le temps que tu comptes jusqu'à 3. Ça n'a pas été fait visiblement parce que sinon, il ne serait pas retourné, n'est ce pas ? Donc, ce qui se passe, Les mecs, ils dorment. Tout le monde dort. Fais pas gaffe aux alertes. Je veux dire, on aurait pu facturer, je sais pas moi, au lieu de facturer 200 000 euros la semaine, on aurait pu facturer, je sais pas moi, peut-être 220 et puis mettre quelqu'un qui passe des nuits blanches à surveiller la météo. Ça peut aider des fois. Donc, à un moment donné, arrive cette mini-tornade. Résultat net, c'est quoi ? Résultat net, elle tape sur le navire. Les gens se réveillent, n'ont même pas le temps de comprendre. Il y a déjà des trompes d'eau, tout ça. Et en plus, imaginez, même si les meubles et tout, généralement, sur ces navires sont fixés, ils sont vissés, tout est fixé. Mais ce n'est pas évident non plus. Il y a un cuisinier qui est mort. Le reste de l'équipage a pu sortir, parce que l'avantage de l'équipage, c'est qu'ils connaissent par cœur l'endroit. Ils connaissent par cœur les lieux, donc ils peuvent plus rapidement sortir. Et puis bon, les pauvres passagers, ben voilà quoi. Là, parmi eux, on a Lynch qui a été retrouvé. Il est mort. Et puis il y a sa fille. Il a une fille de 18 ans qui est portée disparue. Donc voilà, je pense que dans les heures qui viennent, ils vont malheureusement retrouver son corps. Il n'y a pas beaucoup d'illusions à se faire, n'est-ce pas ? Non, voilà, je voulais juste vous dire que... Toujours, toujours, zéro confiance, mes amis. Franchement, toujours zéro confiance. Le Bayesian, by the way, à propos, il appartient à la famille de M. Leach, d'accord ? Mais il était en gestion par Kemper Nicholson et ce genre de navire se loue à 200 000 euros, là. Lui, il l'avait acheté pour 30 millions de livres sterling, on parle de 35 000 euros, qui pour l'utilisation, c'est vrai que ça revient à 200 000 euros la semaine, même s'il est à toi. Donc voilà, mes amis, c'est une sale histoire qui nous montre toujours des décisions qui font fi, qui semblent ignorer complètement les lois de la physique. Et en termes de ce qui va se passer, en termes de disputes légales et tout, ce sera la position de l'acquis. Si les plongeurs trouvent que la quille est remontée, s'ils la trouvent à 4 mètres, ça signifie qu'elle est remontée, ça signifie qu'elle ne faisait pas équilibre, et je pense que c'est ce qu'ils vont trouver, on ne sait pas, on va voir. Ça, ça sera la faute du skipper, ça sera la faute du capitaine, si le capitaine a fait une faute grave. Il a remonté la quille, donc il n'a pas sécurisé son navire, il est parti dormir, les hublots ouverts, il y a eu un coup de vent, le navire a fait demi-tour, puis il a coulé, puis il a tué tout le monde. Voilà, ça c'est la faute du capitaine. Maintenant, si on découvre que la quille était étendue, c'est-à-dire à 10 mètres, et qu'il s'est retourné quand même, donc là, ça donnerait une autre dimension à l'affaire et ce serait la faute plutôt au fabricant du navire. Donc voilà, je vous tiendrai au courant plus tard s'il y a d'autres informations. Au passage, une information que je voulais vous passer, c'est que les gens sur le Starliner de Boeing sont toujours coincés au-dessus de nos têtes. C'est la galère là-bas. Dans la station orbitale ISS, ils ne savent pas comment descendre. Enfin descendre, vous avez compris, dans le sens ramener vers la Terre les deux astronautes qui ont été envoyés le 5 juin pour une mission qui devait durer une bonne semaine. Ils sont coincés jusqu'à maintenant et on n'a pas la moindre idée quand est-ce qu'on va les ramener. Le mot « coincés » n'est pas très apprécié par Boeing, mais... Si on arrête les gens dans un bus qui va à Mante-la-Jolie et on leur explique la situation, ils diront tous que le mot « coincé » est extrêmement approprié. C'est une règle qui est utilisée dans les cours britanniques. Arrêter un bus et demander aux gens, des gens raisonnables, des gens de tous les jours, on leur dit, d'après votre opinion, est-ce que ces gens sont coincés ? Et puis c'est leur opinion qui compte. C'est pas des opinions d'experts qui vont se disputer sur des mots et tout ça. Raisonnablement, il est raisonnable de penser qu'aujourd'hui, ils sont coincés dans l'espace. Donc voilà, comment ils vont les ramener ? On ne sait pas. Mystère et boule de gomme. Beaucoup de problèmes. Le circuit hydraulique, le circuit d'hélium, parti dans l'espace, il a fui. Les moteurs sur 28, il y en a 5 qui sont tombés en panne. Et le dernier problème, c'est un problème de logiciel. Donc voilà. à ce qu'on sait. Il y en a peut-être d'autres encore qu'on découvrira plus tard. Ils n'auraient jamais dû toucher à une technologie pareille Boeing. Ils auraient dû s'en tenir aux avions pour lesquels ils ont déjà beaucoup de problèmes. Merci mes amis d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. J'arrête là et je reviens dans une prochaine. A très bientôt.
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