In this French‑language vlog, Aldo Sterone reflects on his recent stay in the United Kingdom and argues that European citizens are being treated like perpetual minors under an ever‑expanding state apparatus. He begins with a childhood Algerian proverb about mockery and uses it to introduce the idea that women were once considered “minors for life” but have since gained legal autonomy, only to be re‑subjugated by modern digital surveillance. Sterone describes the Digital Services Act (DSA), real‑time phone‑screen scanning, and ChatControl as tools that give the state total visibility over private communications, reversing the traditional citizen‑over‑state watchdog role. He recounts a concrete incident at a petrol station where his eight‑year‑old daughter was forced back into the car for “safety” reasons, illustrating how safety rhetoric is used to justify constant control. He also mentions aviation refuelling safety rules to show that even professional contexts impose restrictive behaviours. Sterone observes that many Britons accept this paternalistic oversight, treating the state as a guardian, while the state simultaneously restricts VPNs and other freedoms. He links this climate of compliance to the post‑COVID era, claiming societies that complied with pandemic measures have become docile and have surrendered human‑rights concepts that are now at the discretion of the state. He draws a parallel with Mussolini’s “everything in the state” slogan, warning that personal choices are increasingly micromanaged. Sterone then critiques Brexit, noting that despite political separation, the UK remains fully aligned with EU regulations like the DSA, yet British citizens lose freedom of movement while still being subject to the same digital controls. He concludes with personal notes about returning to Mauritius, seasonal climate differences, and thanks viewers for their support.
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Mes amis, bien le bonjour. Ça fait une heure que je suis dans la voiture avec la climatisation à fond. Je risque une amende, n'est-ce pas? Je suis au Royaume-Uni depuis quelques jours et je réalise une chose. En Algérie, on disait anciennement, je me rappelle quand j'étais enfant, on disait, je vais vous le dire en algérien, je vous le traduis après. On disait «let's t'ajub, let's w'lé ajub». Ça signifie ne te moque pas des autres, sinon un jour tu peux toi-même devenir un sujet de moquerie. Je me rappelle que pendant très longtemps, on nous disait, quand j'étais en Algérie, on nous disait depuis l'Occident, les femmes dans le monde musulman, je dis pas que c'est vrai, mais voilà, c'est ce qu'on dit, restent mineures à vie. Ça signifie qu'elles n'atteignent jamais leur majorité parce qu'elles sont quelque part toujours contrôlées par un adulte ou quelque chose comme ça. Ce qui était peut-être vrai une époque, ça ne l'est plus. Aujourd'hui. Une femme peut acheter un bien immobilier, conduire une voiture, voyager, obtenir un passeport, sortir son autorisation de, de, d'un mâle, ou même en Arabie Saoudite d'ailleurs c'est en train de devenir comme ça, je veux dire, voilà. Mais ce que je, ce que je constate ici au Royaume-Uni aujourd'hui, c'est que c'est tout un pays, hommes et femmes, qui sont des mineurs, qui sont restés des mineurs, qui deviendront jamais majeurs. L'État, l'État a un contrôle total et absolu sur le moindre aspect de la vie. Il y a rien qui échappe à l'État. Donc récemment, ils ont passé un système type DSA. Bientôt, ils vont commencer à scanner en temps réel les écrans des téléphones, tablettes et autres pour voir s'il y a du contenu litigieux, et puis l'envoyer à la police pour enquête et analyse. Donc là, voilà, c'est l'État qui a un droit de regard. Nous, on n'a pas le droit de regard en tant que citoyen. Normalement, c'est Normalement, c'est qui qui surveille qui dans un système normal? C'est le citoyen qui surveille l'État. Mais aujourd'hui, non, c'est l'État qui nous surveille. Et nous, on n'a strictement aucun droit que de nous dénuder, d'accepter des rayons X ou des fouilles rectales à la demande. Il n'y a strictement aucune limite. L'État a tous les droits. La censure de l'Internet, je vous dis pas, énormément de sites, tu te connectes, soit ils ont été censurés par ici, par le grand firewall chinois, soit par l'État britannique, soit par d'autres pays qui ne veulent plus avoir des IP britanniques tellement c'est devenu litigieux et problématique de servir les Britanniques, de sorte qu'il y a des pays qui préfèrent des webmasters ou autres qui disent juste «Bloque-moi les IP british, comme ça on est tranquille avec eux». Puis tu arrives, on dit «Ouais, on est désolé, on sert pas votre pays». Donc tu as ça, tu montes dans une voiture, tu as énormément de bip, de machin, d'alarme, de trucs qui vont te casser les pieds sans arrêt. J'étais tout à l'heure avec ma fille pour mettre de l'essence Et je voulais lui montrer, elle a 8 ans, et je voulais lui montrer parce qu'elle était très intéressée de savoir comment on fait pour mettre de l'essence dans un véhicule. Donc elle est descendue avec moi, elle était debout à 1 mètre et elle regardait. Je commence à remplir, soudainement la pompe bloque. Je comprends pas pourquoi la pompe a bloqué. Et puis il y a quelqu'un qui sort en courant de la station: «Oui, pour des raisons de sécurité, il faut qu'elle rentre dans la voiture pour des raisons de sécurité.» C'est— on est dans d'autres pays. Des gamines de son âge démarrent des moteurs hors-bord, tirent à la carabine, tu vois. Alors qu'ici, tu vois, toujours, d'ailleurs c'est pas elle, elle a 8 ans, elle a au moins l'excuse d'être une enfant. Mais même l'adulte reste un enfant éternel. Pour vous dire, si tu regardes dans l'aviation par exemple, le standard, quand on est en train de remplir le carburant, quand on est en train d'avitaillez l'avion, les portes doivent rester ouvertes et tu n'as pas le droit de porter de ceinture de sécurité. D'ailleurs ils te le disent. Des fois tu es en train d'embarquer, s'ils n'ont pas fini l'avitaillement, tu entendras le message qui dit veuillez ne pas mettre votre ceinture et tout ça, d'accord. On est plus en sécurité dehors que dans le véhicule pendant l'avitaillement. Donc tu vois, mais c'est juste un contrôle, c'est juste qu'ils utilisent la sécurité pour te contrôler, le contrôle à chaque instant. Alors, et beaucoup de British, quand je discute avec eux, moi je croyais qu'ils étaient scandalisés Mais ce n'est pas vrai. Beaucoup te disent ici: oui, l'État s'occupe de nous, l'État fait le nécessaire, oui, ici on est en sécurité, tout ça. Bon, ok, d'accord, j'ai compris, j'ai compris. Ils veulent être vraiment traités comme des mineurs. Moi, au départ, je pensais que c'était un État avec des tendances totalitaires qui était face à un peuple, voilà, qui était farouchement libre et puis épris de sa liberté et tout. En réalité, ce n'est pas vrai du tout. En réalité, ils sont très contents d'être mineurs, ils sont très contents d'être traités comme ils le sont. Et franchement, je vais arrêter de me scandaliser, etc. Je sais qu'ils vont leur interdire les VPN, qu'ils vont interdire plein de choses, mais le peuple est demandeur quelque part. Il faut pas croire que c'est juste unilatéral, c'est pas unilatéral, c'est vraiment, ça vient des deux côtés. Donc voilà, mes amis, je regarde et puis bon, ben voilà, je leur parle comme si c'était des mineurs. Moi aussi, je les traite comme des, je les traite comme des, comme des enfants. Bon, je suis là de passage, bien entendu. Je suis content de la météo qu'il fait. Il fait chaud, c'est bien. On a un bon 32 degrés aujourd'hui, donc c'est vraiment excellent. Je m'en plains pas, même si beaucoup de gens pensent que c'est causé par le réchauffement climatique et que donc l'État peut s'en occuper. C'est pas grave s'ils pensent que l'État a un thermostat dans les locaux, puis qu'il veut le tourner comme ça et puis changer la température de la planète. Why not? Pourquoi pas s'ils le pensent? Moi, je vais pas les détromper. Moi, je vis ma vie. Et je regarde tout ça à travers une vitre aujourd'hui, tu vois. Donc ouais, c'est triste, c'est triste. Mais je pense que c'est l'échec de l'examen du COVID. Je pense qu'à cette époque-là, il y a un grand examen. Il y a des peuples qui l'ont échoué, dont ici. Ceux qui l'ont échoué ne verront pas la lumière du jour, tu vois ce que je veux dire. C'est terminé pour eux. C'est des peuples qui ont montré leur docilité. C'est une époque où on a découvert que Les conventions internationales sur les droits de l'homme, les constitutions, la loi, la morale, l'éthique, appelle-le comme tu veux quoi, mets les termes que tu souhaites. Ce sont des concepts relatifs, ce sont des, ce sont pas des droits absolus, ne couvrent aucun droit absolu ou des droits solides. Ce sont juste des droits qui nous sont donnés par l'État à sa discrétion. Ils peuvent être, peuvent nous être retirés de la même manière. Je veux dire, au moment où ça les intéresse de nous les enlever, ils nous les enlèvent. Voilà. Et personne ne lèvera le petit doigt. Ce sera normal. Donc on vit aujourd'hui à la discrétion de l'État. Tout ce qu'on vit, même notre respiration, c'est à la discrétion de l'État. Ça me rappelle cette phrase célèbre qu'on attribue, à tort ou à raison, mais c'est assez dans la mentalité du bonhomme, c'est «tout dans l'État». Donc «Rien en dehors de l'État, rien contre l'État.» C'est une phrase de Benito Mussolini, tu vois, c'est l'inventeur du fascisme. Je veux dire, c'est un État qui s'insinue partout, entre l'homme et son slip. Il n'y aura plus aucun endroit de ta vie, de tes choix personnels qui ne seront pas micromanagés par l'administration, par quelqu'un qui sait mieux que toi, par la coercition. Si tu n'es pas d'accord, il va t'envoyer une facture. Tu paieras un prélèvement. Et au bout de quelques prélèvements, ça deviendra pavlovien, tu apprendras à obéir. C'est tout, aussi simple que cela. Assez atroce comme c'est devenu l'Europe. C'est vraiment— parce que je sais que le Royaume-Uni, le Royaume-Uni, pour les considérations pratiques, fait toujours partie de l'Union européenne. La seule chose qu'on a fait aux Britanniques, c'est qu'au moment où ils ont voté pour le Brexit, on leur a dit: bon, ben, vous voulez pas l'Union européenne? Sympa, vous allez perdre votre liberté de vous déplacer en UE. Et puis quand vous voyagerez vers l'UE, on vous fera jambon-fromage. Vous allez patienter dans la file tout passeport derrière l'avion qui vient de Chine et d'Afrique et tout ça. Vous allez passer 3 heures à la frontière, vous et vos enfants. On vous demandera si vous avez du cash, on vous demandera si vous avez un billet de retour, si vous avez une réservation d'hôtel. On vous mettra un tampon sur le passeport et voilà, vous avez le Brexit. Pour tout le reste, vous serez aligné à 100 sur l'Union européenne. Et c'est exactement là où on est. On a même les bouchons qui s'attachent, juste pour vous dire. On a le DSA, on a pratiquement tout. Il n'y a rien qui a changé, littéralement rien qui a changé depuis 2016, depuis le Brexit, si ce n'est que les locaux ici ont perdu la liberté de se déplacer en Union européenne. Pour tout le reste, ils sont 100 alignés sur les politiques de l'UE. Voilà, assez effrayant quand tu regardes. En tout cas, voilà mes amis, je voulais juste vous dire que je suis là. Je vais potentiellement revenir à l'île Maurice plus tard, donc j'attends de passer l'été. L'île Maurice en hiver, ça c'est l'hiver austral maintenant, donc tu vas dans l'hémisphère sud, c'est l'hiver. Donc les mois de juillet-août, c'est les mois les plus froids, la température peut tomber à 20-19 degrés. Donc tu Tu as des maisons où il n'y a pas de chauffage. Les maisons sont construites plus pour la saison chaude qui s'étale sur une bonne partie de l'année, donc pas vraiment pour la saison froide, de sorte que c'est pas très agréable d'être là-bas en ce moment. Donc voilà, je reviendrai, je reviendrai plus tard et je te tiendrai au courant un petit peu de mes plans et tout ça. En tout cas, voilà, c'est juste un petit bonjour. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici. Et merci pour votre soutien et de suivre ce canal, et on se revoit dans la prochaine. À très bientôt.