
A French-language YouTube monologue reflecting on everyday social behaviors through short anecdotes: an elderly parking officer and what his small stature says about societal norms; impatience and trust in a restaurant when someone is stood up; fairness and informal authority in supermarket queues; a critique of parents using dog-style leashes on children grounded in dignity and a Swiss child-care perspective; brief apologies for heated Facebook debates and an informal philosophical sign-off.
Bonsoir mes amis alors tout à l'heure je suis sorti et j'ai vu un monsieur qui m'a fait réfléchir en fait si vous voulez je sais pas comment on appelle ça en français c'est un c'est un un préposé, on peut dire ça, c'est un préposé, qui circule à pied et qui contrôle les véhicules à la recherche de voitures qui sont stationnées dans des endroits où c'est interdit par la loi. Et puis quand il trouve un contrevenant, il lui place un document sur le pare-brise et ceci signifie que le propriétaire de la voiture doit payer une certaine somme à l'État. Alors, ce processus énerve beaucoup de gens. Vous comprenez, je pense qu'il n'y a rien qui transforme un conducteur en monstre qu'une situation pareille, que de se faire, que d'aller par exemple jeter une lettre à la poste et puis revenir et trouver un tel document sans pare-brise. On les voit de loin en général et puis on devient quelqu'un d'autre. Et ce qui se passe, c'est que ce monsieur-là, Il devait avoir aller, on va dire, dans les 70 ans. Il devait peser 45 kilos. Et je voyais d'ailleurs son... Il remplissait même pas son uniforme. Son uniforme semblait flotter au vent avec lui dedans. Et... En fait, ça m'a fait réfléchir parce que... Je vais vous dire un truc. Ça m'a... Ça m'a fait plaisir de le voir. Je vais vous dire pourquoi. Parce que... Je sais que dans beaucoup de pays, pour éviter pour éviter que ces préposés-là se font agresser, les autorités ne recrutent que des gens, enfin, ils sortent du génisme professionnel où ils ne recrutent que des gens qui font 2 mètres et plus, qui pèsent 150 kilos en général et tout de muscle, pour éviter justement, pour enlever aux conducteurs contrevenants toute velléité d'une réponse physique, on va dire. Là, ils ont pris un vieux monsieur. Et ça te dit quoi sur la société ? Ça te dit quoi sur la société dans laquelle ce monsieur travaille ? Parce qu'en fait, il y a des sociétés où un monsieur de 45 kilos n'aurait pas pu placer une seule contravention sans se retrouver au coma à l'hôpital. Tu comprends ? Alors qu'ici, il y a énormément de gens qui aurait bien aimé riposter à ses contraventions, mais voyant ce monsieur, il se restreigne. Vous savez, je le voyais marcher comme ça, difficilement. Si j'avais eu la voiture sur moi, je l'aurais garé en travers, quelque part, puis je l'aurais appelé, je lui aurais dit, regarde, celle-là, là, là, là, c'est ça, le pare-brise, c'est l'avant, tu vois. Juste pour qu'il mette quelque chose, et puis ça lui permet peut-être de faire un peu de chiffre. j'aime bien cette notion que dans l'esprit de celui qui a recruté cette personne il s'est dit je vais essayer de tenir je vais appeler à la comment dire il a voulu appeler les conducteurs à utiliser plus leur plus leur sens s'il voulait plus leur vertu faire appel à leur vertu face à un monsieur pareil donc en le respectant et finalement laissant faire son travail que de cela jouer physique et puis de chercher à effrayer les gens par un différentiel de force physique. Donc j'ai trouvé ça, c'est vrai que ça m'a donné un peu d'espoir dans un monde, c'est vrai, qui semble être régi par la violence. J'avais l'impression que le citoyen avait un rapport autre avec ce monsieur-là. Et des fois, c'est vrai, ils mettent des femmes, d'un mètre cinquante et tout. Et devant une personne pareille, c'est vrai que Tu ne peux rien faire. Tu ne peux rien faire. Voilà. Ça, c'était tout à l'heure. Tout à l'heure aussi, j'étais à un resto. Je me suis assis, puis j'observais le monsieur qui était à côté. Et puis, il a commandé de la nourriture pour lui et pour une autre personne, pour une autre personne qui n'était pas là. Et puis, il commençait à s'impatienter. Il ne mangeait pas. Au bout d'un moment, j'ai senti que le monsieur était passablement énervé parce que quelqu'un était en train de lui poser un lapin, visiblement. Et il avait fait confiance parce que commander la nourriture préférée de quelqu'un alors que le quelqu'un n'est pas là, c'est quand même une marque de confiance. Puis ce qui s'est passé, c'est que j'avais presque fini. Il y a une femme qui est arrivée, elle est arrivée un petit peu, tout en même temps, et elle lui a dit, T'as pas mangé, t'aurais dû commencer à manger. Alors, vous savez, ça m'a fait réfléchir. J'avais envie de lui dire, écoute, chérie, là, tu viens d'arriver en retard, c'est peut-être pas le moment de donner des leçons de morale aux gens, de leur dire ce qu'ils doivent faire et ce qu'ils ne doivent pas faire. Attends au moins une petite demi-heure que tes actions remontent, que tu reviennes un petit peu à la normale avant de commencer à dire aux gens ce qu'ils doivent faire et ce qu'ils ne doivent pas faire. C'est des fois des journées comme ça, plein de situations que tu vois. Genre, j'étais au supermarché et puis j'avais une file d'attente assez conséquente, c'est souvent le cas vendredi soir, et je suis le premier, je suis le premier J'attends que le client qui est devant moi paye, qui est en position zéro en fait. Moi je suis en pole position et puis lui il est juste devant. Il est fini, il n'y a nulle part. Et quelqu'un arrive avec un objet à la main et il veut passer parce qu'il est pressé et qu'il n'a qu'un seul objet. Et là, là il m'a mis, il me demande s'il peut passer et c'est vrai qu'il m'a mis dans une situation difficile parce qu'en fait il me demande quelque chose que je comprends que je trouve très raisonnable mais en même temps il me demande quelque chose que je n'ai pas que je n'ai pas autorité je n'ai pas l'autorité pour lui répondre favorablement ni défavorablement parce que je vous explique le problème c'est que si je le laisse passer moi je suis d'accord sincèrement je suis d'accord de le laisser passer moi je suis en position 1 je passe en position 2 mais la personne qui est en position 5 elle est en quelle position après elle passe en position 6 Celle qui est en position 12, elle passe en position 13. Donc, si on voulait être juste, il aurait fallu demander, il aurait fallu demander à tous ces gens qui sont là, il aurait fallu leur demander leur avis. Est-ce qu'ils sont d'accord tous de changer de position ? Peut-être qu'il y en a qui ne sont pas d'accord. Mais ce n'est pas juste de venir juste demander à une personne en espérant que celle-ci donne son accord et puis on parle au nom des autres. Ce n'est pas possible cela. autrement ce que j'aurais pu faire c'était de partir, c'est de sortir de la file, si j'avais vraiment voulu répondre favorablement à sa demande, c'est sortir de la file, aller tout à la fin et lui donner ma place, ça j'ai le droit de faire, ça j'ai le droit de faire. Mais vous comprenez, je ne peux pas lui expliquer tout ça, je veux dire, tout ça, ça se passerait rapidement, au moment où il pose la question, il y a tout ça qui arrive dans ma tête, je bug un peu Je le laisse passer à la fin, je le laisse passer, mais je sens que je suis en train d'outrepasser, on va dire. Mais c'est l'usage, on va dire. C'est un usage, donc c'est vrai que c'est un usage. Généralement, la foule consent à donner à celui qui est tout au début de la file autorité sur ce genre de questions et ce genre de situations qui se résolvent sans, on va dire, sans un consensus explicite. Il y a d'autres choses que je vois des fois en ville que je n'aime pas. Par exemple, les gens qui tiennent les enfants en laisse. Vous savez, un enfant, c'est vrai, il faut le surveiller comme l'eau sur le feu, enfin, le lait sur le feu, mais même l'eau sur le feu, on le surveille. Et des fois, il y a des gens qui, on va dire, pour diminuer le risque, essaient de répondre à cette responsabilité avec un minimum avec un minimum d'attention, utilisent des laisses, littéralement des laisses à chiens sur les gamins. Et personnellement, ça me choque, ça me choque à chaque fois que je le vois. Des fois je suis... à une reprise ou deux, j'étais presque sur le point d'interpeller un parent pour lui en parler parce qu'il avait un enfant et l'enfant c'était un peu attardé ou un peu éloigné. Et puis il a eu ce geste très caractéristique pour l'arrêter, un geste que tu vois chez les gens qui ont des chiens, qui arrêtent le chien de cette façon-là quand il s'approche d'une autre bête ou de quelqu'un qui a peur. Et c'est vrai que je trouve que c'est contraire à la dignité de l'être humain, la dignité de l'enfant de le mettre au bout d'une laisse. C'est... Au départ, c'est comme ça. Au départ, c'est juste ça. C'est contraire à la dignité d'un être humain, d'être tenu au bout d'une laisse, quelle que soit l'âge, quelle que soit la raison. Par la suite, on va trouver d'autres raisons, plus évoluées, plus... Je ne sais pas quel impact psychologique ça peut avoir sur lui, mais tout ça, c'est plus loin, ça s'arrive plus loin. Au départ, c'est ça qui me choque. C'est cette histoire de dignité de l'enfant. Quand j'étais en Suisse, je travaillais pour une association d'enfants, et la doctrine était, qui est dans la loi suisse d'ailleurs, c'est qu'un adulte a quand même, est responsable, a la responsabilité quand même de surveiller l'enfant, pas surveiller, c'est pas le mot, mais de veiller sur lui, de veiller à ce qu'il ne manque de rien, de veiller à ce qu'il ne soit pas en danger et tout ça, et il doit donc Il doit fournir à l'enfant une attention, une attention constante en général. Mais cette attention-là ne doit pas aller contre le développement et l'épanouissement de l'enfant. Et on admet, on admet que des fois, une défaillance d'attention peut causer un accident à l'enfant, par exemple. Mais même ce risque-là, on l'intègre. On l'intègre. Mais on ne peut pas utiliser des méthodes extrêmes, genre des laisses, ou des moyens de coercition, ou des menottes, ou des cages, ou des moyens comme ça, pour diminuer le risque d'accident à zéro. On n'est pas censé faire cela. On ne peut pas aller jusqu'à ce point-là. Une fois qu'on fournit une attention normale, équilibrée, raisonnable, suffisante, qui est en accord avec l'épanouissement de l'enfant, si ma foi, à trois heures du matin, il ouvre la fenêtre, il escalade, et puis il tombe de dixième étage, C'est une issue catastrophique mais ce n'est pas la perspective d'une telle issue et la probabilité qu'elle a, qu'elle est extrêmement faible, ne justifie pas des moyens de coercition extrême. Si l'enfant a été un peu... Je vais utiliser des expressions peut-être un petit peu populaires, mais on va rester dans le correct. Je veux dire, si l'enfant est un peu agité ou a des problèmes qui sont connus et tout ça, effectivement, on peut utiliser des moyens adaptés, mais pas de manière systématique, en tout cas. Voilà, je ne sais pas pourquoi je vous raconte tout ça ce soir. Je voulais parler d'autre chose. Très souvent, vous savez, la majorité de mes vidéos, quand je viens, je viens pour parler d'un truc. Et puis, au moment où j'arrive dans le véhicule et que j'allume la caméra, des fois, mon état d'esprit change. Des fois, j'ai même une feuille. Bon, je les perds tout le temps, mes feuilles. C'est un peu comme lorsque je fais des courses. Je vais pour faire des achats, j'écris une feuille. Et puis, je la perds, je la trouve jamais. Je n'ai jamais trouvé la feuille des commissions. Et puis, finalement, je m'en rappelle et je fais comme ça. Donc, ça ne me sert à rien de faire des feuilles. Là, par exemple, j'avais fait une feuille il y a quelque temps. Je ne sais pas où elle est. Je ne sais plus où elle est, quelque part. Il y avait des chiffres. Je vous souhaite un bon week-end. Aujourd'hui, il y a eu des débats un peu tondus sur ma page Facebook, n'est-ce pas ? J'aimerais quand même présenter mes excuses aux gens en général. Il y a eu des débats un peu houleux, j'y ai participé, j'ai été houleux moi aussi. J'ai été un peu extrême, pas extrême, mais on va dire, par exemple, je crois que j'ai dû dire à une personne de fermer sa bouche, mais de manière un peu graphique. Des choses comme ça, c'est juste des débats un peu passionnels qui créent des fois des situations où les choses chauffent un peu très vite. on est entre nous, on est entre adultes, on se comprend en tout cas je vous aime tous et puis et puis je reviendrai avec une autre vidéo plus tard sur... j'ai l'impression que je suis dans un mood philosophique ça va arriver, si je continue comme ça dans trois quarts d'heure je vais commencer à vous parler de du commencement de l'univers et de la lumière et de l'espace et de trucs comme ça j'avais tout ça dans ma tête depuis quelques temps et je voulais faire une vidéo dessus et puis j'expliquais ça à une amie elle m'a dit j'ai rien compris donc effectivement je me suis dit bon si t'as rien compris en plus c'est une amie assez je veux dire c'est célèbre quoi, enfin célèbre, c'est pas célèbre mais elle comprend d'habitude ce que je dis et puis là elle m'a dit, elle a bugé, elle m'a dit je comprends pas c'est son histoire et donc je me suis dit ça sert à rien d'aller la raconter quoi voilà, la lumière, l'espace, la lumière vient de céder je vais partir mes amis, je vous souhaite tout de bon, bon week-end passez le bonjour au chat, au chien, à la bête Et puis à tout le monde, n'est-ce pas ? Tous ceux que vous croisez dans la rue, allez les embrasser, sautez-leur dessus, embrassez-les, donnez-leur du champagne, je ne sais pas. Faites quelque chose comme ça, vous comprenez ? Ou de la limonade, pour ceux qui n'aiment pas le champagne. OK, à bientôt.
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