
French-language YouTube monologue advising employees not to be loyal to a single employer. The speaker uses a personal anecdote from five years at Hewlett Packard (HP) describing minimal annual raises (example: +500 € brut/an) while new hires were paid significantly more; he argues that staying causes long-term financial loss (example: being underpaid by ~10k/year leading to large cumulative loss) and recommends changing jobs roughly every two years. The video closes by promoting the speaker's book 'Toxic', described as a survival guide to corporate life.
Mes amis, bien le bonjour. Toujours bouger en entreprise. Ne soyez pas fidèles à une entreprise. De toute manière, si vous connaissez ce canal, vous savez des mots comme honneur, fidélité, morale, honnêteté. Je ne veux pas les entendre dans un contexte d'entreprise, s'il vous plaît. D'accord ? Je pense qu'à ce stade, on se tutoie, on se connaît très bien. Si vous avez grandi dans une famille honorable, si votre père, votre mère travaillait, si c'était des gens honnêtes, Vous allez avoir du mal en entreprise. D'accord, je suis là pour vous réveiller. Je suis là pour vous secouer. Donc. Il y a quelqu'un juste pour vous donner une idée de quoi je parle et quelqu'un m'a écrit la semaine dernière. Il m'avait dit quand je suis arrivé dans mon entreprise et j'ai signé avec eux. Eh bien, par honnêteté ou par correction vis-à-vis d'eux, j'ai tout de suite été sur mon LinkedIn et j'ai fermé mon profil. Ça ne va pas, non, ça ne va pas. C'est quoi ? Tu es en train de te marier avec une meuf et tu effaces ton Tinder ? C'est ça ? Je veux dire, il faut arrêter. Il n'y a aucun honneur avec une entreprise. Si tu fais de l'honneur dans l'entreprise, tu es en train de te détruire. Tu es en train d'enlever de la bouffe à tes enfants. Tu es l'ennemi de tes enfants. D'accord ? Si tu ne penses pas à toi, pense à ton enfant. D'accord ? Pense à eux. OK. Revenons dans notre histoire. Déjà, ça, on est d'accord. Je pense qu'à ce stade, on n'a plus besoin d'aller plus loin sur ce sujet-là. Maintenant, par rapport à rester dans l'entreprise, la fidélité en entreprise, ne soyez pas fidèle à l'entreprise, vous devez changer. Je vous donne un exemple, je travaillais à une époque chez une grosse boîte IT, je vous donne le nom, c'était Hewlett Packard, HP. Je travaille chez eux depuis 5 ans je crois. Et puis chaque fois que je cherche à négocier une augmentation salariale, je parle à mon manager, il me dit, c'est dur, tu sais, les budgets sont serrés, machin. Après, il me prend dans une sorte de réunion one to one, face à face, annuelle. Il me dit écoute, voilà, on est très satisfait de ta performance et tout. Donc ce qu'on va faire, on va augmenter ton salaire. On a décidé que cette année, on va t'augmenter de 500 euros. 500 euros, pour être clair, c'est pas par mois, c'est par an et c'est en brut. Ça veut dire que Tu prends ces 500 euros, tu enlèves les impôts, tu divises par 12 et c'est ce qui tombe à la fin du mois. Ça veut dire que si ton salaire finissait par 50, il va finir par 66. C'est tout. Ça n'a rien changé du tout. C'est des miettes. En même temps, je prenais du grade là-dedans. je commençais à gérer des gros dossiers, j'ai géré des escalations, j'ai géré des crises, j'ai géré des comptes qui valaient des fortunes, tout ça, et je l'ai géré avec de très très bons résultats. J'étais très senior là-dedans, mais en même temps, mon salaire, lui, c'était pas un salaire senior, c'est un salaire minable. Un jour, ils sont partis dans une campagne de recrutement. Ils ont recruté des gars, ils ont ramené plein de gens. Tellement ils en ont ramené, j'arrivais plus à retenir les prénoms. Et j'étais censé les former. Comme j'étais senior, c'est moi qui maîtrisais le mieux l'outil de la compagnie, les produits de la compagnie, bah j'étais censé les former. Voyez-vous ? Et je les formais surtout. Donc, à un moment donné, il y a un jeune gars, là j'arrive vers lui, il dit oui viens j'ai un problème. Dans la compagnie, on avait la possibilité de moduler ses vacances. Ça veut dire que, par exemple, par défaut, tu as 25 jours de vacances, 25 jours ouvrés de vacances par an. Par contre, la compagnie nous permettait de réduire ce nombre à 20 contre une augmentation de salaire ou bien l'augmenter jusqu'à 30 contre une diminution de salaire. Dans d'autres termes, tu achètes ou tu vends des jours de travail à la compagnie, sans avoir besoin de référer un manager ou quoi que ce soit. Le gars était coincé, il ne savait pas le faire. Je n'étais pas censé le former là-dessus. Moi, je le formais techniquement. Sauf que des fois, ils étaient coincés avec un système ou autre. Il m'appelait pour me demander de l'aide. Voilà ce qu'il m'a dit. Il m'a dit, je ne comprends pas le système. Tu vois, regarde, j'ai 25 jours de vacances, mais si je mets que je veux 26 jours de vacances, mon salaire baisse de temps. Il ne m'a pas dit son salaire. Il m'a dit que mon salaire baisse de temps. Il m'a donné un chiffre. Quand il m'a dit ça, j'étais sous le choc. Pourquoi ? Parce qu'il venait de me révéler son salaire sans le faire exprès. Parce que ce taux de variation lié aux vacances correspondait au taux journalier auquel était payée la personne. Donc à partir de là, tu multiplies par les jours ouvrés et tout ça, dans l'année, tu connais le salaire annuel, là, tout de suite. Donc, j'étais sous le choc. Parce que moi-même, j'ai calculé son salaire sur l'instant. Tout simplement parce que je savais mettons juste pour donner des chiffres au hasard. Mettons qu'il m'a dit je ne me rappelle plus chiffre qu'il m'a donné. Mettons qu'il m'a dit tiens, quand je change, ça fait 110 euros la journée. Mettons si moi, quand j'avais changé avant, ça faisait 100 euros la journée. Je sais que son salaire est 10% plus élevé que le mien. Donc, si mon salaire à moi était de 50 000 par an, lui, il est de 55 000. Oui, c'est tout de suite. C'est automatique. Tu n'as pas. Elle n'a même pas fini sa phrase. J'ai le chiffre. J'étais sous le choc. sans sans sans vouloir parler de lui de manière personnelle. J'ai été et c'était un gars junior que j'étais en train de former, qui était payé plus que moi et était payé bien plus que moi. Je crois qu'il prenait 10 ou 15 ou 20% de plus. Je vais voir le manager quelques jours plus tard et je lui ai dit on avait une réunion, je l'ai écouté. Le problème que j'ai là maintenant, c'est que les gens que la compagnie est en train de recruter sont payés plus cher que moi. Il me dit, oui, mais le marché a augmenté. Le marché ? Bien sûr, oui, je sais. Toi, on t'a recruté à 5 ans. Aujourd'hui, c'est aujourd'hui. Et les prix pour ces profils sur le marché ont significativement augmenté. Donc, on est obligé de les payer plus cher. Ah bon ? J'ai dit, donc, moi, je suis payé moins que parce que je reste dans la compagnie. parce que je suis fidèle à la compagnie, je reste, donc je vais devoir vous payer pour travailler pour vous quelque part. Parce qu'il faut savoir une chose, le manque à gagner, c'est comme si tu les payais. Par exemple, il faut être clair sur les chiffres. Si tu travailles dans une compagnie en dessous de ta valeur de marché, mettons que tu travailles chez eux pour 10 000 euros en dessous de ta valeur de marché, ça signifie que ton salaire n'a pas bougé dans la compagnie, mais il a bougé sur le marché. Il y a un offset, un décalage. Tu sais quoi ? C'est comme si Chaque année, au 1er janvier ou à Noël, si tu veux, tu vas chez ton employeur, tu prends un stylo et tu lui fais un chèque de 10 000 euros. Voilà, tu fais ça à ton employeur et tu dis voilà, monsieur l'employeur, j'ai le privilège de travailler pour vous, merci de m'employer et voici je vous fais un chèque de 10 000 euros. Tu leur fais un chèque de 10 000 euros chaque année. Si ça fait 10 ans que tu es chez eux, tu leur as fait 100 000 euros. D'accord ? Tu as 100 000 euros de banque à gagner. 100 000 euros, je suis gentil, je n'inclue pas les intérêts, je n'inclue pas le loyer de l'argent. Si on rajoute les intérêts là-dedans, tu as perdu peut-être 130, 140 000 euros en 10 ans que tu leur as payé pour travailler chez eux. Donc, je lui ai dit, waouh, donc je suis puni parce que je reste. C'est ce qu'il m'a dit. Un truc du genre. Il m'a dit bah oui, mais tu sais, si tu es bête pour rester un truc comme ça, si tu es assez bête ou assez stupide ou à moins assez violent, il a utilisé. Mais je le remercie pour ça. Il m'est arrivé. Il m'a dit si tu es assez bête pour rester dans la même compagnie pendant longtemps, tu ne peux t'en vouloir qu'à toi même. Voilà. Je vais vous dire que dans les deux mois, j'étais parti. J'avais démissionné, j'étais parti et mon salaire avait jumpé assez sérieusement. Je crois que j'étais parti de, je ne me souviens plus des chiffres exacts, mais je crois que j'étais parti de 50 ou 55 livres, 55 ou 55 000 livres par an. Je crois que j'avais sauté directement à 70.000 75.000 jamais été payé soit dans les 60.000. Je suis passé du bas 50.000. Ça veut dire que je crois que j'étais rentré chez eux à 48.000 ou 47.000. J'ai dû être augmenté progressivement à coups de 500, 600, 800 euros par an. Je crois que j'ai dû atteindre les 52.000 ou 51.500. Et je n'ai jamais été payé 60.000 dans ma vie. J'ai directement sauté à 75.000 ou quelque chose comme ça. Vous voyez le truc? Donc, oui. Pour vous dire, c'est pour eux, si tu restes, tu es bête. Alors de nos jours, il y a des gens qui m'écrivent aussi pour me dire, oui, mais si je change trop. Non, non, t'inquiète pas, tu changes trop. Bien sûr, on ne change pas tous les trois mois, ne change pas tous les six mois. Mais si on voit que tu changes de compagnie tous les deux ans, honnêtement, c'est la nouvelle donne. C'est comme ça aujourd'hui. C'est comme ça. Oui, tous les deux ans, tu changes. Et après, je ne vais pas travailler chez vous et puis ramener mes enfants travailler chez vous aussi. Qu'est ce que vous voulez? Croyez, croyez. Je vais bosser chez vous de père en fils. Je vais faire quoi ? Rester chez vous pendant 30 ans, mourir au bureau, faire carrière chez vous, et puis quand je meurs, vous prenez mon enfant, mon fils ou ma fille qui me remplace ? Vous croyez que c'est ça ? Vous êtes au Moyen-Âge ? Non, c'est pas comme ça que ça marche. D'accord ? De toute façon, vous savez quoi ? Dans deux ans, ça se trouve, vous n'existerez même plus, d'accord ? En tant que compagnie. Je veux dire, moi je suis là, je suis en bonne santé, Je n'ai rien, je ne m'injecte pas des trucs inconnus dans les veines. Donc moi potentiellement, dans deux ans, je suis toujours en vie. Par contre vous, je ne suis pas sûr. En tant que compagnie, dans deux ans, vous avez peut-être un mordule. Vous êtes au tribunal de commerce en train de remplir vos papiers de faillite. Donc voilà, c'est comme ça que ça marche. Ne vous inquiétez pas de changer de compagnie et changer de compagnie régulièrement. C'est une obligation. Vous devez bouger. Restez sur place. Vous allez juste vous bloquer un niveau de salaire et jamais monter plus. Merci mes amis d'avoir écouté jusqu'ici. Je vous rappelle toujours mon livre, Toxic. J'ai de très très bons retours dessus. Merci beaucoup. Et c'est un livre qui est un guide de survie d'entreprise et il évoque plein de choses, y compris des éléments que j'évoque dans cette vidéo. A très bientôt mes amis.
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