
A French monologue about a shipwreck off Lampedusa that killed Somali migrants. The speaker reflects on the tragedy and offers controversial views on migration and integration in Europe.
Je vais couper cette partie là. Bon, attention, 1, 2, 3, on enregistre. Alors... Voilà, sérieux, sérieux, sérieux, est-ce que mon sujet est sérieux ? Merde. Ok, allez, sérieux, sérieux, on respire. Voilà, sérieux, sérieux, comme ça, ok. Le problème c'est que les gens vont prendre pour un dégueulasse. Il y a eu une tragédie, enfin si on prend des sondages africains c'est pas une tragédie mais on va dire un accident qui a coûté la vie à plus Voilà, il y a eu un accident de bar... Ça arrive, ça arrive, c'est un respire. Il y a eu un accident de... Non, mais il y a des gens qui vont penser que je ris de ces choses-là. Non, non, je ne rigole pas de ces choses-là. C'est extrêmement dégueulasse de rire de choses pareilles. Donc on se concentre, hein, on se concentre, voilà. Donc il y a eu en... Il est passé pour le plus grand dégueulasse. Non, non, non. On va comme se calmer. C'est une histoire sérieuse. C'est une histoire très sérieuse. Ce qui se passe, c'est qu'il y a eu un... Il y a eu... Il y a eu un navire. Donc il y a eu un navire plein de Somaliens. Pardon, je reprends le fil. Il y a un navire plein de Somaliens qui s'est échoué. Non, il n'a pas échoué, il a coulé au large de l'Italie. Ils ont secouru un certain nombre de Somaliens. Et les autres se sont noyés. C'est une nervosité, je ne rigole pas pour ça. Regardez même, je n'ai pas voulu en parler tout de suite. Je me suis dit, laisse le temps au temps. Parce que j'étais en Italie quand c'est arrivé. Et je me rappelle, j'étais arrivé à l'aéroport et j'ai trouvé que les drapeaux étaient en berne, les drapeaux étaient à moitié. Alors moi, je pensais que quelqu'un était mort en Italie ou autre. Donc j'ai demandé aux gens et ils m'ont dit qu'il y avait un bateau plein de Somaliens qui avait coulé au large des côtes italiennes. Et donc, c'est pour ça que l'Italie avait déclaré une journée de deuil national. Alors... Bon, tout d'abord, je suis sûr que les pays d'où sont originaires ces gens n'ont pas nécessairement déclaré un jour de deuil national. Ce qui veut dire qu'en Afrique, la valeur de la vie humaine n'est pas celle qu'elle est en Europe. Ça, c'était déjà le premier point. Deuxième point dont j'aimerais parler, ne me prenez pas pour un dégueulasse, vraiment, ne me prenez pas pour un dégueulasse, j'aimerais quand même vous dire un truc, j'y pense depuis longtemps, c'est que la Méditerranée, il y a quand même 1000 ans, il y avait des équipages, avec des moyens très modestes, sans satellite, sans GPS, sans l'équipement qu'on a aujourd'hui, qui faisait la Méditerranée couramment et qui ne coulait pas, vous voyez ce que je veux dire. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, avec l'Internet, avec les cartes disponibles sur Internet, des trucs très simples, des connaissances de base disponibles aujourd'hui sur Internet, quelqu'un pourrait traverser la Méditerranée pour le plaisir dans tous les sens. Donc je n'arrive pas à comprendre comment des personnes peuvent couler avec une telle facilité. Dans ma vision, ce n'est pas les dangers de la mer, ce n'est pas les dangers inhérents à la navigation maritime qui les tuent, mais c'est leur anarchie. Parce que se mettre à 400 ou 500 personnes sur un bateau de pêche ou sur un navire prévu pour ses comptes, là c'est de l'anarchie. Et cette anarchie, c'est la même qui tue en Afrique. Et on voit bien qu'en partant en groupe, ils prennent avec eux cette même anarchie, et puis elle a raison d'eux. Parce que franchement, les bateaux sur lesquels ils naviguent, c'est vrai que c'est pas des... C'est juste des, comment dirais-je, c'est des rafios pourris, mais en même temps, c'est pas quelque chose qui est censé se noyer en traversant l'Atlantique. Donc, c'est des navires qui... qui sont dans l'eau depuis 20 ans, 25 ans, 30 ans, et ils n'ont pas coulé pendant tout ce temps-là, il n'y a pas de raison qu'ils coulent un jour de mer calme dans la Méditerranée, vous voyez ce que je veux dire. Si les gens ne se mettent pas anarchiquement dedans et les utilisent mal, de sorte qu'ils les fassent sombrer. Ça, c'était le premier point. Je pense qu'aujourd'hui, si tu veux impressionner le monde, si tu veux vraiment impressionner le monde et montrer que tu es quelqu'un de différent, tu pars de Somalie, tu vas à New York. Tu surgis dans le port de New York. Là, on te croit. Là, on croit que tu es quelqu'un qui a réalisé quelque chose. Mais traverser une mer aussi simple, aussi calme que la Méditerranée, puis se noyer au milieu, c'est vraiment donner déjà une image donne une image de personnes qui sont incapables de s'organiser. Ça signifie que c'est des personnes qui, lorsqu'elles arrivent dans une société hautement organisée comme la société européenne, on voit bien qu'elles ne vont pas avoir de place, que la seule place possible pour eux, c'est d'être dans un HLM et puis recevoir l'argent de l'État, enfin l'argent de ceux qui travaillent. Ce n'est pas compliqué. Voilà, donc ça, c'était la partie dégueulasse de la vidéo. Autre point que je voulais évoquer avec vous, c'est que Il paraît que ces gens sont victimes de passeurs et qu'ils paient énormément d'argent à des passeurs. Or, j'ai vérifié et je vois qu'avec un passeport somalien, il y a 41 pays dans le monde où on peut aller sans visa. Il y a par exemple la Malaisie, il y a plein d'autres pays africains, il y a des pays en Amérique centrale où on peut aller sans visa. Donc je ne vois pas pourquoi ces personnes veulent absolument aller en Italie au péril de leur vie alors qu'avec le même argent, ou moins encore, ils pourraient aller à l'aéroport, prendre un avion, aller débarquer en Malaisie et demander l'asile. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a plein d'endroits où ils pourraient, ne serait-ce qu'en Afrique, ne serait-ce qu'à portée de Land Rover, en payant quelqu'un ou en achetant une vieille voiture pourrie ou autre, il y a plein d'endroits, en Afrique même, où ils pourraient arriver à retrouver un peu de sécurité. Non, il faut absolument qu'ils viennent à leurs risques et périls en Europe. Donc ça, c'est aussi quelque chose qui me... Et en plus, autre truc, c'est qu'ils viennent en Europe alors qu'à l'évidence, Ce n'est pas un continent dont ils partagent spécialement les valeurs, étant eux, on va les décrire comme ça, on va dire que c'est des musulmans. la Malaisie serait le rêve pour eux, parce que c'est un pays musulman. Non, ils viennent en Europe, et une fois qu'ils ont séché leur linge, une fois qu'ils ont réchauffé la température de leur corps, une fois qu'ils ont eu 50 euros en poche, la première question c'est, ouais mais pourquoi vous n'êtes pas musulmans ici, pourquoi vous n'appliquez pas l'islam comme en Somalie ? Vous comprenez, donc c'est un petit peu... c'est un petit peu... Le point que je ne comprends pas, c'est toujours cette irrationnalité, cette même irrationnalité qui les fait monter à 500 sur un navire conçu pour 50. Vous comprenez ? C'est la même chose. Moi, je considère qu'on n'a pas à supporter ça. Je me mets là-dedans, je paye mes taxes. J'aimerais bien que mes taxes aillent pour des vieux qui ont travaillé toute leur vie, ou pour des gens handicapés, ou pour des gens qui réellement méritent de l'aide, ou même pour des étrangers qui réellement fuient un système qu'ils dénoncent, mais pas pour des gens qui veulent m'imposer leur système pourri de leur pays. Je veux dire, tu viens de Somalie, t'as même pas un pays, c'est même pas un pays ton pays, c'est de la merde, disons-le comme ça. C'est quoi, t'as réalisé quoi dans ce pays ? à part vous entretuer et aller pirater des bateaux. Merde, j'ai besoin de vous le dire, il n'y a rien là-bas chez vous. Donc tu abandonnes tout et tu viens, tu formates le disque, tu formates le disque là. Ok, tu formates le disque, moi je comprends, t'es quelqu'un de raisonnable, t'es quelqu'un de normal, tu viens, tu me dis bon, j'ai tout formaté ici et puis je recommence, je pense dans que je suis et puis on recommence à zéro et on se reconstruit. Là je veux bien, je suis d'accord. mais que tu viens d'un pays aussi pourri que ça, où t'as été jusqu'à obliger, toi, ta famille, tes enfants, vous accrocher sur un bateau à vos risques et périls, une fois que tu poses les pieds, tu me dis, ouais, mais la Somalie, c'était bien, fuck you, quoi, on vous fait un pont aérien, on vous renvoie chez vous, merde. Voilà, vous comprenez un peu ma position. Voilà, je sais, c'est extrêmement dégueulasse. Allez, je vous laisse.
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