Oceangate : Implosion durant la remontée d’urgence du Titan

French-language YouTube monologue analyzing the probable implosion of the Titan submersible during an emergency ascent. The speaker reconstructs a timeline from onboard pings (regular 15‑minute pings during descent), estimates the submersible reached ~2,850 m at 1h30 and that the 1h45 ping (approx. 3,325 m) was not received—placing the destruction between those depths (around 3,000 m). The narrator argues premature fatigue (metal or carbon-fibre) likely weakened the hull, discusses claims about expired carbon-fibre allegedly sourced from Boeing (which Boeing denies), and explains why no large-scale forensic recovery was likely; the piece closes with broader warnings about personal risk, regulatory limits, and the limits of scientific trust.
Questions this video answers
120 minutes (two hours) to reach ~3,800 m.
Approximately 3,800 metres.
≈2,850 metres at 1h30; ≈3,325 metres for the expected 1h45 ping (which was not received).
Between the 1h30 and 1h45 pings—around the 3,000 metre zone.
About 300 kg per square centimetre (speaker revised down from a prior ~400 kg/cm² approximation).
Mes amis, bien le bonjour, merci d'être ici et de me soutenir autant dans vos commentaires. Alors, j'ai le trac maintenant parce que vous êtes tellement nombreux à regarder les vidéos. J'ai le trac et j'ai aussi une mauvaise nouvelle, c'est-à-dire que si vous vous rappelez dans la dernière vidéo, il y a eu un scénario que j'avais développé. où je disais que l'histoire que cette coque s'est écrasée en deux temps, ça signifie qu'il y a eu un premier temps où les choses sont passées lentement et après il y a eu une accélération. Et bien cette version là semble se confirmer d'après les éléments auxquels on arrive. Ça fait deux vidéos où je vous dis des choses qui se confirment. En réalité, j'utilise tout simplement les mêmes méthodologies que j'utilise dans les accidents d'avion sur cette histoire de sous-marin qui est finalement une équation de physique et d'engineering et tout ça. Et si vous regardez les méthodes que j'utilise en aviation, elles ont tellement porté leurs fruits que finalement j'ai eu des fois des appels téléphoniques, hé bonjour, je m'appelle Asleen, je vais piloter l'avion qui s'est écrasé à Absheim, j'aimerais te parler, j'ai vu ta vidéo. Ou bien j'ai eu des fois, bonjour, je vais piloter l'avion de Tulinter qui s'est écrasé en Méditerranée, j'ai regardé ta vidéo, je veux te parler. Ces méthodes permettent de construire un narratif qui se repose sur des points, sur des points de données, des milliers de points de données, et finalement ça nous donne la solution la plus probable. Parce que pour vous dire la vérité, il n'y aura pas d'enquête sur ce drame, dans le sens où il n'y a personne qui va dépenser des millions pour envoyer un submersible avec deux gendarmes et un responsable du contentieux de la Zurich-Ré, pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé. C'est quelque chose qui ne va pas arriver, je vais vous dire pourquoi. Si vous regardez par exemple, une fois il y avait un avion d'Air France, un Airbus A380 qui avait perdu un morceau de réacteur au dessus du Groenland, et bien le BEA est parti sur place, ils ont bivouacé pendant des semaines, ils ont creusé dans la glace pour retrouver les morceaux de ce réacteur. Pourquoi ? Parce qu'il y avait un intérêt public à le faire. Parce que ces réacteurs et cet avion, ils étaient partout dans le monde, transportés du public, donc il fallait comprendre réellement c'était quoi les défauts qu'ils avaient. Mais dans le cas qui nous intéresse, c'est un sous-marin expérimental qui est parti à trop forte profondeur, il s'est écrasé, donc il n'y a personne qui réellement va s'intéresser au-delà de la famille immédiate. D'ailleurs les bateaux qui étaient sur site sont déjà dispersés. Alors aujourd'hui, j'aimerais vous parler peut-être du scénario on va dire définitif de cette histoire. C'est la dernière vidéo sur le sujet à moins qu'il y ait des éléments nouveaux dans le futur. Je ne pense pas. Mais si jamais il y a d'autres éléments nouveaux, je ferai d'autres vidéos. Mais je pense que celle-ci est la dernière sur cette série. Et on va brancher sur l'aviation juste après avec une histoire d'hélicoptère très intéressante. un hélico où il était littéralement en train de cracher ses dents, en train de cracher du métal, avec des gens qui étaient en train de discuter s'il fallait remplacer des pièces ou pas, puis finalement il n'a rien remplacé. Vous verrez ça dans la prochaine vidéo. Alors aujourd'hui, en plus du scénario, j'aimerais quand même répondre à beaucoup de questions, beaucoup d'interrogations que les gens se posent dans les commentaires, et puis les gens qui me contactent aussi viennent avec des questions intéressantes. Alors, si vous revenez en 2018, Il y avait, on est au Thaïlande, il y a douze gamins avec un instructeur qui sont rentrés dans une grotte pour l'explorer. Ils ont laissé leurs bicyclettes à l'extérieur et ils ont commencé à découvrir les merveilles de cet endroit. Pendant ce temps là, il y a des orages qui se formaient, qui devenaient de plus en plus lourds et à un moment donné, ils ont éclaté sous des pluies, sous forme de pluie torrentielle. Ces gamins qui sont à l'intérieur commencent à entendre un bruit assez sinistre de ruissellement d'eau qui devient de plus en plus fort. Ils ont l'impression d'être à l'intérieur, littéralement, d'une chasse qui est en train de se remplir. Alors ils décident de se ruer vers la sortie. Quand ils arrivent près de celle-ci, ils réalisent qu'elle est inondée. L'eau coupait déjà toute retraite. Alors ils restent dans cette chambre à réfléchir à leurs options. Et puis, ils réalisent avec effroi que l'eau est en train de monter et elle monte très vite. On est en train de parler d'un mètre par heure. Ils comprennent que s'ils restent dans cette chambre, d'ici peu, elle sera inondée, inondée jusqu'au plafond. Alors, ils décident de partir dans la chambre à côté. La chambre à côté leur donne un répit qui est de courte durée parce que l'eau commence à revenir à l'attaque. Elles montent. Et puis, c'est comme si elles savaient qu'ils étaient là et venaient à leur recherche. alors va s'en suivre une course effrénée à travers les entrailles de la Terre. Ils vont courir à travers des couloirs, des labyrinthes, des chambres, ramper dans des goulots d'étranglement, dans des siphons. Et puis, au bout de 4 km de cette course effrénée, ils arrivent dans une grande chambre et comprennent que celle-ci doit être la dernière. En fait, elle n'a pas d'autre issue. Et puis, derrière eux, ils entendent de l'eau qui vient à leur recherche. Cette eau avançait lentement comme si elle avait tout son temps, mais elle avançait sûrement. Alors, ils ont escaladé un rocher dans cette chambre. Et puis, ils regardaient cette onde noire venir doucement à leur rencontre. Par chance, elle s'est arrêtée au moment où elle leur touchait les pieds. À l'extérieur, une chaîne humaine extraordinaire s'était montée. On a vu des gens venir de partout dans le monde, venir d'Europe, venir d'Asie. On a même les Américains qui avaient envoyé, depuis Okinawa, qui avaient envoyé des militaires. On avait des spécialistes de toutes sortes, des civils, des militaires, des experts, des plongeurs. Ils ont installé des kilomètres de tuyaux, des pompes, ils ont commencé à aspirer ce système de grotte. Des gens ont commencé à plonger à la recherche de ces enfants. Et si vous vous rappelez, pratiquement la planète a vécu au rythme de cette histoire pendant trois semaines. Jusqu'au jour où ils ont été sauvés. Ces enfants-là n'étaient pas des milliardaires. Ils n'ont pas payé pour entrer là. Cette réponse, si vous voulez, cette histoire, j'aimerais vous la donner en parallèle à ceux qui disent, oui, on s'intéresse à des milliardaires, alors que si ça avait été des pauvres gens, ça ne serait pas intéressé. Ces Thaïlandais étaient des pauvres gens. Et pourtant, l'humanité entière était rivée sur leur dossier. Pourquoi ? En fait, j'avais fait un cours chez un certain Jonathan Young, qui est un psy, un psychiatre, qui a été un élève de M. Campbell, de Joseph Campbell, et les deux sont des gens qui ont travaillé sur la mythologie, sur la théorie de l'histoire, pourquoi certaines histoires sont portées de génération en génération, de peuple en peuple, alors que d'autres semblent s'éteindre, sitôt racontées. en fait, certaines histoires comportent en elles-mêmes un certain nombre de ressorts, des ressorts psychologiques qui vont venir tétiller certaines sensibilités profondes. Ça peut être des espérances, ça peut être des peurs, voire même des angoisses extrêmement primordiales ou ataviques qui sont chacun de nous. Et ces histoires viennent de leur part. Alors aujourd'hui, j'aimerais vous raconter quelque chose, je reviendrai plus tard aux questions. Alors, si vous regardez ce sous-marin, quand on en avait parlé la dernière fois, je vous avais dit qu'il y avait deux options. La première option était celle-ci. La première option, c'était clac ! C'est tout simplement, il est en train de descendre, et puis soudainement, brutalement, sans avertir, et bien il est écrasé. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Et pourquoi ? Parce que, effectivement, d'après ce qu'ils sont en train de ressortir, c'est qu'il était en remontée quand il a implosé. Pourquoi en remontée ? Il était en remontée d'urgence. Parce qu'ils ont eu des signes annonciateurs qu'il allait s'écraser. Ils ont senti qu'il y avait un problème. Alors, sous quelle forme ce problème s'est manifesté ? On ne le saura probablement jamais. Il y a des puces, ils enregistrent normalement, mais je ne sais pas si l'IFREMER ou autre ont récupéré des puces au sol. Ça m'étonnerait qu'ils l'aient fait parce qu'ils ont découvert les restes et puis ils sont partis, c'est tout. Ils n'étaient pas là pour mener une enquête. Si vous regardez, si on voit dans le document de la dernière fois, je vais vous dire aussi à quelle profondeur ceci s'est déroulé. Vous allez voir, c'est assez surprenant. C'est-à-dire, parlons de la profondeur où se déroule la chose et puis on parlera un petit peu du scénario. Alors au départ, on dit que la communication a été perdue à 1h45. Ça signifie 1h45 après le début de la plongée. En fait, ce n'est pas exactement comme ça. J'aimerais vous dire comment lire cette information-là. Voici comment ça se lit. Le Titanic est à 3 800 mètres. D'accord. Ce sous-marin met 120 minutes pour y aller. Il a été de nombreuses fois sur le Titanic et c'est à 3800 mètres. Il met deux heures pour descendre. Il descend à une vitesse constante, à une vitesse linéaire. Donc ceci nous dit que à 1h30, il était à 2850 mètres à peu de chose près, d'accord ? 2850 mètres à 1h30 après le début de la plongée. Et en fait, là, il a envoyé un ping. C'est-à-dire que c'est un appareil qui envoie un ping, qui est capté à la surface par le vaisseau-mer, il envoie un ping tous les quarts d'heure. Donc, il envoie un ping à 15 minutes, 30 minutes, 45 minutes, et à chaque fois, il est de plus en plus profond. Donc, le ping d'1h30 a été reçu. Et donc, ce ping correspond à peu près à 2800 mètres de profondeur. Le ping d'1h45, lui, n'a pas été reçu. Ce ping là, c'est pour ça qu'on dit que la communication a été perdue à 1h45. En fait, ce ping n'a pas été reçu. Et ce ping est grosso modo à 3325 mètres. D'accord. Vous voyez, il y a presque 500 mètres entre les deux pings. Donc, que se passe-t-il ? Ici, on a le sous-marin qui est OK, qui va bien. Ici, il a probablement déjà été détruit parce qu'on n'a pas reçu le ping. Donc, la destruction est arrivée quelque part. entre ces deux, ça signifie quelque part ici, entre ces deux profondeurs, l'appareil a été détruit. Remarquez une chose extraordinaire, c'est que alors que d'habitude il va à 3800 mètres, là il a été détruit dans la zone des 3000 mètres. Ça nous dit quoi ? Ça nous dit qu'en fait il était fragilisé, ça nous dit qu'il avait déjà probablement des fractures qui étaient là, il avait des... un phénomène de fatigue qui avait frappé la coque, que ce soit la partie en métal ou la partie en fibre de carbone ou les deux. D'ailleurs, il y a des choses à dire sur la partie en carbone. Je vous dirai ça dans une minute. Et donc, il s'est écrasé bien avant d'avoir atteint la profondeur qu'il atteignait d'habitude. Et ça, c'est une signature assez typique d'une situation de fatigue prématurée, avec probablement, durant les précédentes plongées, donc le développement de failles et tout ça, qui aurait pu être détecté s'ils avaient analysé la coque à chaque fois. Mais ils ne l'ont pas fait, parce que tout simplement, ça coûtait trop cher. Donc, que s'est-il passé ? Ils sont là. À ce moment-là, on a probablement, comme signalé dans la dernière vidéo, on a probablement des failles qui vont se matérialiser dans la partie fibre de carbone. Alors, la partie fibre de carbone, elle vient d'où la fibre de carbone ? Il a dit, Stockton, le PDG de cette Ocean Gate, il a dit qu'il l'a reçue de chez Boeing. Il a dit que Boeing lui a fourni la fibre et que Boeing l'a même aidé. à construire ou à concevoir ce Sumara. Alors, au départ, ce qui est surprenant déjà, c'est que Boeing n'est pas une brande connue ou une référence quand il s'agit de Sumara. Ils n'en ont jamais fabriqué à ma connaissance. Donc, sur le market, c'est pas des gens... On voit leur logo sur un avion, ça va, mais on voit pas leur logo sur des Sumaras. Donc déjà, leur expertise là-dessus est relativement limitée. Deuxièmement, Il a dit que la fibre qu'il a reçue de chez eux était une fibre qui avait expiré. Ça signifie une fibre qui a été considérée impropre à être utilisée dans des avions. Ce qui est déjà assez inquiétant parce que là, on a un élément structurel, on n'est pas en train de parler d'un carénage des mobilettes pour lequel on peut utiliser peut-être des produits qu'on peut sourcer et puis on se dit bon voilà ça a été rejeté par Boeing ou rejeté par la NASA ou autre mais pour ma mobilette ça va ? Là, on a un élément de structure quand même important et il dit qu'il l'a sourcé alors qu'il était impropre à l'utilisation dans le contexte de l'industrie aéronautique. J'ai contacté Boeing pour leur demander s'ils avaient travaillé avec cette boîte. Alors, j'ai reçu une réponse durant le week-end et ils m'ont dit que non, ils n'ont pas Ils n'ont pas fourni cette fibre. Ils ont fait des recherches et il n'y a aucun contact ou aucune facture, que ce soit au nom de M. Stockton ou au nom d'Ocean Gate, mettant qu'ils lui ont vendu de la fibre de carbone. Et d'autant plus qu'ils n'en vendent pas, fondamentalement. Ils en utilisent pour leurs avions, mais ils n'en fournissent pas. Donc eux disent que ce n'est pas possible, ils n'ont jamais travaillé avec ce gars. L'idée c'est que probablement il a pu obtenir cette fibre dans un système de recyclage, dans un circuit de recyclage ou de déstockage. Il est en contact avec quelqu'un qui lui dit oui, on a un semi ou on a un conteneur de fibre, c'est probablement quelque chose qui était destiné à l'industrie aéronautique, à Boeing ou autre. on va la jeter parce que tout simplement ça a dépassé la date. Alors quand des produits comme de la fibre dépassent la date, c'est que probablement c'était quelque chose qui était considéré impropre à l'utilisation, donc probablement stocké sur un terrain vague, stocké au soleil avec les UV qui détruisent la fibre, stocké dans des conteneurs rouillés ou dans des endroits où il y avait de la pollution chimique, de la pluie, tout ça. Donc c'est quelque chose qui n'était plus respecté parce qu'il n'allait plus être utilisé. Et ceci a peut-être duré 20 ans. Et à partir de là, quand cette fibre va aller à la poubelle, elle est rachetée de son propre aveu par M. Stockton. Donc vous voyez que l'histoire, quand on regarde la manette qu'il utilisait, pour une application critique, il ne l'a pas utilisé pour contrôler une GoPro d'or, mais il l'a utilisé réellement pour contrôler son appareil, et bien ce genre de raccourcis qu'il faisait, il les faisait à tous les niveaux, y compris sur une partie aussi critique que la coque de son appareil. Donc, que se passe-t-il ? Il arrive dans les zones des 3000 mètres, la coque commence, et là j'ai changé, la dernière fois j'avais parlé J'avais fait une approximation à 400 kg par centimètre carré. Là, je pense que ce serait plus approprié de parler de 300 kg par centimètre carré. C'est une approximation beaucoup plus réaliste, sachant que notre sous-marin a implosé plutôt dans la zone des 3000 mètres que la zone des 4000. Alors là, ce qu'on a, c'est qu'on a probablement des infiltrations d'eau, soit à travers des fissures dans la fibre, soit à l'interface entre la fibre et le métal. D'accord ? Donc, ça peut se manifester comment à leur niveau ? Ça peut se manifester par des vibrations, des sifflements, peut-être un début de déformation de la tôle, un bruit particulier. Et ceci a créé une alarme ou un sens d'urgence assez suffisant pour que le pilote soit incité à cesser de voyager vers les profondeurs et à décider de changer d'avis et de remonter. Donc là, ils ont commencé à larguer le lest, c'est-à-dire qu'il a des tubes littéralement de chantier qui sont coupés en tranches qui servent de lest. Il a commencé à larguer ce lest dans le but de remonter. Il a commencé à remonter et là, malgré tout, il a été écrasé parce que, tout simplement, l'appareil était fortement tamé. Et puis, par la suite, ceci a provoqué la mort de tout le monde. Alors, il y a des gens qui ont parlé du hublot. Ça ne semble pas être le problème avec l'hublot dans ce cas-là, parce que si le hublot avait explosé, il aurait traversé tout l'habitacle de part en part. Il aurait traversé l'écran qu'il y a au fond, traversé de l'autre côté, la calotte hémisphérique qu'il y a de l'autre bout. Et puis effectivement, sur ce, l'eau serait rentrée en grande quantité. Et ceci, bien sûr, n'aurait pas permis aux pilotes d'initier une remontée, parce que ça aurait été quelque chose d'assez explosif. Et donc, à partir de là, on a notre sous-marin qui a coulé. Alors, autre question qui ont été posées, c'est pourquoi, alors que l'US Navy savait dès le départ, avait entendu un bruit d'implosion, n'avait rien dit ? Alors, en réalité, si vous regardez ce qui se passe dans l'Atlantique, Et même de l'autre côté, il y a une guerre sous-marine qui se passe depuis, littéralement, l'époque de la guerre froide qui continue jusqu'à maintenant. Une bonne partie du dispositif est tenue secrète. Si vous cherchez en ligne, regardez un des des éléments les plus visibles, les plus spectaculaires de cette guerre là, c'est le navire qu'on appelle USNS Impeccable. C'est un navire, on dirait qu'il sort d'un film de James Bond. Il tire derrière lui un sonar passif d'un kilomètre et demi et puis il y a la traque de sous-marins et de bruits qu'il y a sous l'eau. Ces bruits sont captés et le but est d'écouter ce qui se passe sous l'eau. Quand l'US Navy va entendre un bruit comme celui-ci, Est-ce qu'elle va en parler ou pas ? C'est-à-dire que le programme, en grande partie, est secret. Or, si elle en parle, elle va révéler la performance de ses micros, ce qu'elle peut écouter, leurs dispositions, etc. C'est pour ça qu'ils ont hésité plusieurs jours. Avant de dire oui, on a entendu un bruit, probablement c'était le temps qu'il a fallu pour que ça soit déclassifié, que ça passe à travers toute la hiérarchie, que ça soit déclassifié et qu'on dise oui, vous pouvez en parler. Alors, autre chose, par rapport à des gens qui disent, il y a des gens qui disent, ça n'aurait jamais pu m'arriver parce que de toute façon, moi, je ne vais pas payer, je n'ai pas de 150 000 dollars à payer pour aller me tuer dans un suma. En fait, ce n'est peut-être pas une réflexion complètement valide dans les faits. Parce qu'il n'y a pas besoin de payer 250 $ pour se tuer. On peut trouver des options extrêmement crédibles vers les 50 €. On a régulièrement des touristes qui partent. Et ça, j'en appelle à la responsabilité individuelle de chacun. Il ne faut pas dire que ça n'arrive qu'aux autres. Ou ça n'arrive qu'aux milliardaires. Ou ça n'arrive qu'à des gens qui ont 250 000 € à dépenser. Il y a des touristes, ils partent quelque part, ça peut être en Turquie, en Égypte, ça peut être en Suisse aussi, où il y a énormément d'activités, beaucoup ont fini extrêmement mal. Rappelez-vous ces gamins qui se sont retrouvés emportés par les eaux, rappelez-vous de cet avion, ce Junker qui s'est écrasé dans la montagne avec plein de touristes dedans. Ce n'est pas passé en Thaïlande, c'était bien bien en Suisse. Donc il faut se méfier, se méfier partout, pas seulement quand on va dans des pays dans des pays touristiques. Il faut se méfier un peu partout. Mais je disais qu'il y a des touristes, ils partent quelque part, ils payent 49 dollars par personne. Et puis deux jours plus tard, quand le 777 décolle pour aller à la maison, il repose dans le 777 et il repose dans la soute. Et ça, c'est malheureusement quelque chose qui survient tous les jours. Et j'aimerais aussi vous dire par rapport à ça, j'aimerais rapprocher ça de ce qu'ils disent. Mais que faisaient les autorités? Pourquoi c'était autorisé? Pourquoi? Et mes amis, si je voulais partir dans la polémique, je pourrais vous donner plein de choses qui sont autorisées par les autorités, pourtant qui sont extrêmement dangereuses voire mortelles. Mais on ne va pas aller dans cette direction. J'aimerais vous dire qu'il ne faut pas croire qu'il y a toujours un préposé, qu'il y a toujours un fonctionnaire qui est en train de veiller à votre sécurité. Donc vous avancez dans la vie, n'est-ce pas ? Et puis vous voyez, vous arrivez, il y a des gars sur une plage qui vendent, contre un émolument de 20 euros, qui vous vendent, je ne sais pas moi, monter dans un ballon golfier ou vous faire tracter par un bateau ou autre. Ce n'est pas parce que les gars offrent ça. qu'il y a un fonctionnaire qui est là, debout, et qui a vérifié, qui a validé, qui a testé, qui a homologué. OK ? C'est pas comme ça que ça marche dans la vie. Là, on est dans les zones internationales. Si des mecs veulent monter dans une sorte de bouteille de gaz glorifiée, et puis se jeter dans l'Atlantique, Il n'y a pas une administration qui va installer un préposé au milieu de l'Atlantique avec un bureau pour valider et homologuer. Donc la première homologation, c'est vous. C'est souvent la première ligne d'homologation et malgré tout la dernière très fréquemment. J'aimerais aussi en appeler à ceux qui disent la science, quand j'ai dit l'endroit est mauvais. L'endroit est mauvais tout simplement, il y a eu des morts depuis 1912 à cet endroit. Pourtant il n'y a personne qui habite là, tu regardes cet endroit de l'Atlantique, il n'y a zéro habitant. On est déjà sur un siècle, ça fait 111 ans que ça ne se dément pas. On est à plus de 1500 morts. dans cet endroit donc moi j'ai dit l'endroit est mauvais ça veut dire qu'aujourd'hui tu me proposes un sous-marin et tu me dis regarde c'est parfaitement tout est parfaitement parfait ça a même été homologué et tout ça et ça a été déjà 50 fois sur le Titanic et tout et tu montes gratuitement je te dis non c'est pas que je ne crois pas en la science comme comme disait la la maman justement de ou l'épouse de cet homme qui est mort avec son fils, elle disait, ma fille, sa fille qui était sur le bateau, elle disait, ma fille avait confiance en tout ça parce qu'elle croyait en la science. Et ça, ça nous montre malheureusement qu'en Occident, on a de plus en plus de pertes de l'esprit scientifique parce que la science n'est pas une sorte de puits de prophétie auquel on croit. Et puis, on porte cette croyance là comme on porterait une croix ou on porterait un symbole religieux en disant oui, moi, en termes de science, je suis dans la croyance. Non, on ne croit pas en la science. La science, c'est une méthodologie, une méthode de travail. qui est tout aussi vrai, qui est tout aussi juste, ou tout aussi fondé que le sang des humains qu'il y a derrière, finalement. Et sachant que les humains s'en faillit, bon, voilà. Ce livre que j'ai lu pour préparer cette vidéo, ce livre s'appelle « Checklist », il est d'un certain Alcide Alwende. Atul Gawande, qui est médecin, en fait. Ce livre traînait sur le navire, sur le bateau-mer. C'était un des livres de chevet, semble-t-il, de M. Stockton, le pilote du sous-marin. En fait, c'est écrit par un médecin. qui parle justement des risques et comment on peut gérer les risques avec des checklists et tout ça. Il est plus dans le médical en parlant de temps en temps d'autres choses que dans le sous-marin. C'est un livre intéressant, c'est vrai, mais je me demande s'il n'a pas... s'il n'a pas quelque part poussé M. Stockton à faire de mauvaises réflexions. Parce que dans ce livre, il est dit que oui, les régulateurs, les gens qui régulent les différentes industries, souvent, ne savent pas trop ce qu'ils font. Et puis, ils font confiance. Finalement, on voit ça souvent dans l'aviation. C'est comme l'AFA, par exemple, qui laisse Boeing faire lui-même ses propres tests et tout ça. Puis ils disent, vous avez fait les tests, c'est bon, OK, on valide, merci. D'accord, donc lui, il avait cette impression, M. Stockton, de pouvoir un petit peu se faire cavalier solitaire quelque part et se déconnecter complètement de l'industrie et puis travailler selon son propre jugement. Et malheureusement, il y a des gens qui disent oui mais il a poussé l'exploration et tout non il n'a rien poussé en réalité c'est à dire que le métier de sous-marinier est un métier relativement mature aujourd'hui si vous fabriquez un avion maintenant j'embarque cinq personnes dedans on décolle et puis il y a une aile qui se casse et puis on meurt vous pouvez pas dire oui mais regarde il a fait avancer l'aviation c'est pas vrai ça cette excuse serait valable il y a cent ans mais pas aujourd'hui parce qu'aujourd'hui on a quand même beaucoup d'éléments de l'aviation qui sont matures, et cette maturité interdit justement toute excuse par rapport à ça. Donc quand on va dans un sous-marin et on se fait écraser par l'eau, de nos jours, c'est vrai que c'est un peu, oui, c'est ballot parce que le risque est quand même maîtrisé normalement, la résistance des matériaux est bien connue, et il n'y a pas de raison de se faire écraser. Ok, que d'autres problèmes surgissent, je veux bien, mais se faire écraser parce qu'on a fait un mauvais calcul, là c'est vrai que c'est pas top. Par rapport aux... Il y a des gens qui disent les bulles, est-ce qu'il y a des bulles qui ont remonté ? Non, il n'y a pas de bulles qui ont remonté à la surface probablement, parce que tout simplement... on a un volume dans ce sous-marin, une fois que ce volume est à pression atmosphérique, une fois que le volume est écrasé, c'est-à-dire que si on a 300 bar, mettons qu'on a 3 mètres cubes, 3 mètres cubes, mettons 3000 litres de volume dans le submersible, je ne connais pas le volume exact, mais juste pour vous donner une idée, eh bien, si soudainement ce volume est ouvert, à 300 bar de pression d'eau, et bien que va-t-il se passer ? L'air étant compressible, son volume va immédiatement se diviser par 300. Ça signifie qu'on va passer de 3000 litres de volume immédiatement à cette terre qui sera contenue dans 10 litres. Si on a 6000 litres, ce sera 20 litres à la fin. Réellement, toute cette terre sera comprimée très brutalement. Cette terre va... se dissoudre dans l'eau. Parce qu'on a l'habitude de voir du sucre ou autre se dissoudre dans des boissons, dans du thé, dans du café ou autre. Mais en réalité, il y a aussi du gaz qui se dissout dans l'eau. Je vous montre ça, c'est une bouteille. Elle est fermée, elle est sous pression. Et en fait, il y a du gaz qui dissout là-dedans. Si je l'ouvre, je vais aller mollo, je n'ai pas envie de prendre la tasse. Regardez ce qui se passe, regardez ce qui se passe. Vous voyez des bulles se former. Pourquoi ça se passe comme ceci ? C'est tout simplement qu'on a du gaz qui est dissous dans l'eau. Donc quand on arrive, plus la pression est élevée, plus on peut dissoudre du gaz. Donc si on a 20 litres ou 25 litres ou 30 litres de gaz, d'air à cette profondeur, il est vraisemblable qu'il va assez rapidement se dissoudre dans l'eau et qu'on ne va pas imaginer qu'il y a des bulles de mauvais allois qui vont remonter à la surface. C'est quelque chose qui ne va pas arriver. Voilà l'histoire. C'est malheureux, mais c'est pas nécessaire que ça arrive. Mais en tout cas, faites très gaffe à vous. Réfléchissez toujours que vous êtes la première, la dernière barre de sécurité ou barrière de sécurité, souvent, et que ça ne sera pas toujours scientifique. Ça ne sera pas toujours scientifique. Vous arrivez dans un resto. ça ne vous plaît pas, vos instincts vous disent que c'est pas bon, vous n'allez pas manger ici, et bien vous ne mangez pas. Vous ne pouvez pas aller faire des analyses chimiques détaillées sur ce resto-là pour découvrir que leur bouffe est toxique, par exemple. Ça, ça sera fait une fois que vous avez subi quelque chose. Là, il y a une enquête et tout, et le rapport d'enquête est scientifique. justement se casse la figure, et bien là, ça devient scientifique et en analyse. Mais avant, vous n'aurez pas le loisir de faire des analyses scientifiques. Vous arrivez, si vous sentez que ce n'est pas bon, si vous sentez qu'il y a un problème, c'est comme il y a des gens qui ont été sur ce sous-marin, qui devaient payer normalement et partir. Ils ont dit non, ils ont annulé, ils ont dit on ne part pas. Pourquoi? C'est leur instinct. Ils n'ont pas la possibilité de faire des analyses scientifiques et développer ça en une théorie construite avec un rapport et des données et des graphiques. Ce n'est pas comme ça que ça marche dans la vie. Ça marche en faisant juste tout simplement confiance à ses instincts, à son nez et il faut développer le nez pour ça. Parce qu'on a été quand même conditionné par des millions d'années d'évolution pour détecter le danger et ça, Il ne faut pas mettre de l'intellectualisme là-dessus et puis se retrouver aveuglé par rapport aux anges. Voilà mes amis, merci d'avoir écouté cette vidéo. La prochaine, ce sera au sujet de l'histoire des micros et je travaille sur les suivis. A très bientôt.
More from Aldo

La FIN du Royaume-Uni ? L'Ecosse, l'Irlande du Nord et le Pays de Galles veulent partir !

Analyse Présidentielles 2027 : Marine le Pen remet ENCORE le voile sur la table !

Scandale "60 Millions de Consommateurs" : la France mange des pâtes contaminées au Cadmium !

2 dossiers : Accident d'autogyre en Italie & un pilote sauvé par le parachute du Cirrus






