On me demande de former mes remplaçants en Inde…

This is a YouTube video titled "On me demande de former mes remplaçants en Inde…" published in March 2025. The content is a monologue by a single speaker discussing the issue of job outsourcing to India, the impact on European workers, and the socio-political implications of such practices. The speaker shares personal anecdotes and opinions on labor conditions, national solidarity, and the challenges posed by globalization and digital work importation. The video also promotes the speaker's book and consulting services.
Mes amis, bien le bonjour. Le numéro de téléphone est affiché là. C'est un WhatsApp. N'hésitez pas à m'écrire si vous avez des questions sur le travail ou sur la vie en général. Je réponds au maximum de gens. Autrement, si vous voulez une séance ensemble, vous pouvez booker sur le calendrier que je mets dans le descriptif de la vidéo. Il y a encore des dates ouvertes. Quand je suis occupé, je les enlève, mais pour le moment, j'ai du temps et donc ça me fait très plaisir d'aider un maximum de gens. Mon livre toxique, disponible sur Amazon, ce que les coachs de carrière ne vous disent pas. Aujourd'hui, je suis là pour une problématique qui frappe beaucoup de monde. Pourquoi je le sais ? Parce que, tout simplement, à en juger par le nombre de messages que je reçois. Des gens me racontent le scénario suivant. On est dans une entreprise, puis soudainement, ce qui se passe, c'est que on va ouvrir une succursale en Inde. Typiquement, Bangalore ou autre, on va leur dire, voilà, on a ouvert une succursale. Alors, il faut savoir une chose, dès que tu entends parler d'Inde dans une entreprise et que tu vois qu'il y a un positionnement sur le marché indien, c'est qu'on est dans une logique de délocalisation, c'est que ton travail va probablement sauter. Je ne dis pas que nécessairement, dans 100% des cas, il va sauter, mais je dis que Dans la balance des probabilités, ils sont en train de discuter comment réduire la masse salariale. On a parlé dans les vidéos sur le marxisme, j'ai dit qu'ils cherchent toujours à maximiser, que les employeurs cherchent toujours à maximiser la plus-value qu'ils soutirent à l'employeur. L'une des techniques pour soutirer le maximum de plus-value, c'est abaisser la masse salariale à travail égal. sur beaucoup de postes aujourd'hui, on arrive à faire faire le travail à l'étranger avec des gens qui sont payés, vraiment au rabais. Et donc, on chasse à ce moment-là, on vire, on licencie les gens qui sont en Europe et qui coûtent trop cher. Donc, typiquement, ce qu'on va faire, et ça, je trouve absolument atroce, et là, je vais vous parler peut-être en tant qu'Africain, il y a quelque chose qui me choque, c'est le fait qu'on demande aux gens de former les Indiens. Ça signifie, ce qu'on va faire, on va ouvrir la centrale à Bangalore, c'est très facile à faire parce que de toute façon il y a des agences qui font ça. Les indiens ont compris que les européens sont friands des délocalisations, ils ont compris qu'il n'y a aucune loi qui bloque les délocalisations, qui les régule ou autre. Donc on est en Europe, vous savez que le bouchon de la bouteille d'eau qui est devenue quelque part l'emblème ou quelque part le symbole mondial. L'Europe est la risée du monde à cause de ça. Elle est devenue le symbole du micromanagement de l'État, de la mémise de l'État sur nos vies tous les jours par ce micromanagement du moindre détail de nos vies. Eh bien, l'Europe n'est pas capable de réguler les délocalisations vers l'Inde. En réalité, elle ferme les yeux dessus parce qu'elle y regarde avec une certaine complaisance. Forcément, vous savez que l'Europe, l'Union Européenne ou bien l'État français ou l'État britannique sont là pour gérer les affaires des classes dominantes. Ils sont pas là pour prendre des décisions dans ton intérêt ou dans le mien, ça tu dois le savoir. Soit tu le découvres quand t'as 15 ans, soit tu le découvres quand t'as 50 ans, c'est pas un problème, mais tu finiras par le découvrir, tu finiras par le voir à un moment donné que l'État n'est pas là pour gérer tes affaires à toi, il est là pour gérer et faciliter la vie des classes dominantes. Ce qui se passe, c'est qu'on dit aux gens, eh bien, il va falloir former les Indiens. Former veut dire transférer votre savoir. Alors, bien entendu, on ne va pas apprendre des gens qui ont été recrutés au rabais à transférer son savoir, mais l'entreprise s'en fiche vraiment de la qualité. Pourquoi ? Parce que, regarde, mettons qu'ils ont un employé en France, ils lui payent, je dis n'importe quoi, 3 000 euros par mois, En plus, ils doivent payer des charges dessus. C'est des charges très élevées. Donc eux, ils regardent l'employé, c'est peut-être 5, 6 000 euros par mois qu'il leur coûte réellement. Ajouté à cela, bien entendu, le fait qu'il y a des locaux dans lesquels il travaille, qu'il faut chauffer, tout ça, je veux dire, il y a tout le reste des dépenses qui vient se greffer dessus. En plus, il a beaucoup de droits. Il peut faire grève, il a des vacances extrêmement longues, la femme peut tomber enceinte et partir pendant des mois et on lui garde son poste chaud, tout ça. Donc, tout ça rentre dans les coûts tels que vus par l'employeur. Alors qu'en Inde, ils ont pas ça du tout. Je veux dire, les gens sont corréables à merci, on peut les recruter, les virer comme on veut, tout ça. Donc, même si ces gens qu'ils vont recruter dans des centres justement spécialisés vont faire un moins bon travail, mais on compare aussi la qualité au prix. S'il a un employé français qui lui coûte 6 000 euros par mois, qui fait, on va dire, un bon travail, et que face à lui, il a un Indien qui coûte 600 euros par mois, et qui fait un travail moyen, impassable. Tu vois ce que je veux dire ? Il y a une énorme différence de coût, et puis il y a une certaine différence dans la qualité du travail, mais c'est pas grave. Au pire des cas, on en recrutera deux. C'est pas grave, on en recrutera deux. Ça fera 1200 euros. Vous voyez qu'on est toujours en dessous de la valeur qu'on paye en France. Donc, ce qu'ils font, c'est... Ils vont forcer les gens à former les Indiens. Ça signifie ? Moi, j'étais dans une boîte, on voulait qu'on écrive ce qu'on appelait des KB, des articles, des articles dans une base de données interne. Ils ont installé une sorte de Wikipédia, si tu veux, interne, et ils ont dit, on exige que chaque semaine, chaque vendredi, on va checker que chacun de vous a écrit un article. En réalité, ce qu'on voulait, c'est qu'on documente nos process, on documente notre savoir-faire, nos solutions, tout ça. Alors, moi, j'avais le manager sur le dos, j'écrivais n'importe quoi. J'écrivais des trucs qui avaient une très faible valeur ajoutée, que n'importe qui pouvait ramasser sur Wikipédia ou un truc comme ça. Et je les mettais là-dedans, juste pour faire du foin, pour faire du volume. Mais en fait, le but du jeu, c'est quoi ? C'est faire monter en charge l'équipe en Inde, Une fois que cette équipe en Inde monte en charge, je vais dire, mon ami, t'es redondant, quoi. Parce que là, tu viens, y'a rien à faire. Y'a rien à faire. Alors, moi, je vais te dire un truc. Je vais te parler peut-être un petit peu en tant qu'Africain. Je te dis un petit peu ce qui me choque en Europe, sincèrement. Je te donne un exemple. Un jour, je me souviens, j'étais en train de rouler avec quelqu'un de ma famille, en voiture. On voit une usine chinoise, panneau, machin, tout ça, et puis il y avait un attroupement devant. Je dis à cette personne de ma famille, arrête-toi, baisse le carreau, salut, ça va, qu'est-ce qu'il se passe ? Oui, ils refusent de nous payer, tout ça, ils veulent pas nous payer, on est bloqués, ça fait trois mois qu'on a pas reçu nos salaires et tout. Je dis, cette personne de ma famille, garde-toi. On se garde, on descend, ben voilà. Je connais pas ces gens, ils sont pas de ma famille, c'est pas mes amis, c'est rien du tout, mais c'est des concitoyens, il y a une usine étrangère qui ne veut pas les payer, bon moi je suis là, je fais du foin, puis après d'autres personnes s'arrêtent, il y a des gars mobilettes qui descendent, qu'est-ce qui se passe, et puis au bout d'un moment t'as un attroupement énorme. Donc ça commence par 15 travailleurs qui ne sont pas payés, qui vont commencer un attroupement, et après on finit par 350 devant. Bon on va gérer ça quoi. Et puis voilà ce qu'il y a de directeur, ce qu'il y a de quelqu'un, moi j'ai vu que ces gars, les pauvres étaient un petit peu était un petit peu dépassé. Il y avait un journaliste qui était venu, un journaliste d'une petite gazette locale. Je lui parle, moi, parce que les gars étaient un petit peu timides, ne savaient pas trop comment s'adresser aux journalistes. Alors moi, je parle aux journalistes et puis je balance des missiles. alors que je ne suis pas du tout concerné par l'histoire, mais je suis là pour créer de la crise, pour crisifier la situation. Et puis maintenant, on exige, quelqu'un mégaphone, il faut qu'il sorte un responsable, ce n'est pas possible, sortez-nous un responsable et tout, voilà. Donc là, ils n'ont pas le choix, tu comprends ? Et ils en finissent par casquer, ils en finissent par payer. Tu payes, ce n'est pas possible. Ces gens, tu dois les payer, ils ont travaillé, moi je m'en fous. On ne part pas d'ici, je n'appelle les jeunes du quartier, on va bloquer, il n'y a pas de camion qui rentre, il n'y a pas de camion qui sort. Moi, je vous le dis tout de suite. Donc, pourtant, je ne connais pas ces gens, je ne connaissais même pas leur prénom. Si tu veux, ça fait partie de ce qu'on appelle, c'est peut-être un grand mot pour la situation, mais on se comprend, c'est le nationalisme, il y a une solidarité nationale. On ne peut pas permettre à des gens de venir traiter nos citoyens comme ça. On ne peut pas se le permettre, ce n'est pas possible, on n'accepte pas ça. Et imaginons que je suis en Algérie, mais je te dis, ça serait pareil dans plein d'endroits, dans les mondes arabes, en Afrique, tout ça. Et quelqu'un vient sur TikTok ou Twitter dire « Hé écoutez les gars, je suis dans une entreprise, ils ont ramené des gens en Inde et ils nous ont demandé de les former, sinon ils nous virent, etc. » Je peux te dire, en quelques heures, il a 500% devant la boîte. Et si ça se confirme et que la boîte continue comme ça, je peux te dire que demain matin, il n'y aura pas de boîte du tout, peut-être. Demain matin, il n'y a plus rien, il y a un terrain vague à la place. Ils auront le droit de fermer et de partir. Ce qu'ils n'ont pas le droit, c'est de traiter des gens comme ça, c'est de traiter nos concitoyens de cette manière-là. Ça, c'est inacceptable. Et ce que je constate en Europe, c'est que... La solidarité, la dignité nationale, tout ça, ça n'existe pas, non. Ça, chacun pour soi, bon. C'est ça qui est terrible. Tu sais, en Algérie, tout à fait possible qu'une entreprise décide de délocaliser. Bon, c'est arrivé, il y a des entreprises qui étaient en Algérie, ils ont dit bon, on a envie de partir, parce que voilà, leurs priorités ont changé, tout ça. Un jour, elles virent tout le monde, ferment boutique, elles partent. Elles ont le droit. Par contre, elles ne peuvent pas insulter le pays, humilier les gens, au point de dire vous allez former vos remplaçants. Parce que là, ça ne passera pas. Ça ne passera pas du tout, du tout, du tout. D'accord ? Or, en Europe, ça passe. C'est quoi la différence ? La différence, c'est qu'en Algérie, eh bien, quand j'étais, je ne sais pas s'ils le font toujours, mais chaque matin, pas chaque matin, on le faisait une fois par semaine, le matin, t'es tous debout, garde à vous, on remontait le drapeau national. Il y avait le... Il y avait notre proviseur qui avait un disque rayé, il faisait passer l'hymne national, et nous on était là, il remontait le drapeau. Ça c'était le matin, le premier jour de la semaine. Et le dernier jour de la semaine, pareil, tout le monde à la cour, et on descend le drapeau qui est rangé gentiment, et il était placé dans un bureau. C'est important. ça te donne une idée qu'il y a une histoire qui est attachée derrière. On te la raconte. Ce drapeau, on te dit, c'est un million et demi de morts pour ce drapeau-là. Donc, ça te donne, toi, tu te sens dans une continuité. Tu te dis, moi, je suis dans une lutte et je suis dans la continuité de cette lutte. Ce n'est pas une lutte qui se fera de la même manière qu'à l'époque, mais la lutte ne s'arrête pas. Elle va continuer sous d'autres formes. Alors que je suis, par exemple, au Royaume-Uni, Si un britannique décide d'accrocher le drapeau, pas ukrainien, le drapeau britannique à sa fenêtre, potentiellement il finit avec la police. C'est arrivé déjà, des gens ont accroché le drapeau britannique, et puis au bout d'un jour ou deux, tu as des flics un petit peu gênés, ou tu as une nana avec un badge de la mairie, bonjour, Voilà, je suis désolé de vous déranger, mais votre drapeau, il a causé de la détresse, il a causé de l'offense, il a été mal pris, je suis désolé, on a eu des plaintes. Il va falloir l'enlever, c'est comme ça. Je sais que vous êtes au Royaume-Uni, vous avez un drapeau britannique, nous on l'en veut pas. Vous devez juste l'enlever, accrocher-le dans votre chambre à coucher par exemple, ou dans les toilettes, ou peu importe. Vous voyez ? C'est pas la même chose. C'est pas le même narratif, c'est pas la même histoire. Et c'est pour ça que tu vois des pays qui disent littéralement complètement, complètement abandonné, complètement soumis face à une mondialisation sauvage. Parce que quand on parle de prédation, il y a la prédation locale. Tu as déjà assez de prédateurs dans ton pays pour gérer. Et je sais que même en Algérie, entre nous, il y a des prédateurs. Mais tu ne vas pas en plus d'avoir les prédateurs locaux, d'avoir des prédateurs mondialisés qui viennent agir comme si la chasse était ouverte toute l'année. Voilà. Et ça, c'est terrible. En tout cas, qu'est-ce que je peux te donner comme conseil ? Si tu entends, moi je te dis, sois réactif le plus tôt possible. N'attends pas jusqu'à ce qu'on ouvre un centre à Bangalore et qu'on te dise formele. Parce que formele, c'est juste, t'es à la veille de te faire virer. C'est terminé, tu n'existes plus. C'est terminé, tu dois le savoir. T'es un salaire ou deux d'être à la rue. Donc, ce que tu dois faire, c'est déjà commencer. Dès que tu entends ce mot-clé, tu prépares ton CV, tu dégages, tu déguerpis, tu pars. Tu pars tant, tant que tu peux partir seul. Je t'ai dit pourquoi ? Il y a deux choses. Quand tu pars seul, de ton propre gré, et que tu vas vers un autre employeur, et je t'ai dit pourquoi tu viens ? Moi tu dis je suis intéressé par votre compagnie, votre vision, j'ai des bonnes news à votre sujet, j'aime bien vos produits, je pense qu'aujourd'hui je suis dans une phase d'évolution dans ma carrière, le bullshit habituel. Maintenant, si tu attends le plan social et que vous vous faites tous virer, ça se saura, les gens sauront, le monde est petit, le monde économique, tout le monde sait tout. Donc, quand tu vas arriver dans une entreprise pour un entretien, tu ne peux pas raconter ça. Tu vas dire, ah oui, ils vous ont tous virés, oui, je regardais sur Linkedin aujourd'hui, ou bien, oui, j'ai un pote qui travaille dans ta boîte là, oui, c'est ça là, c'est moche, vous êtes tous à la rue, comment tu fais toi ? Tu as eu d'autres entretiens au-delà de celui-là ? Non, ah ouais, c'est dur, le marché est mauvais en ce moment, avec ce que tu veux, c'est dur. Mais là, t'es foutu. Parce que là, ce qu'ils vont se faire, c'est peser fortement sur ton salaire, ou bien ne pas te recruter, parce que de toute façon, t'es désespéré, ils savent qu'il y aura d'autres qui viendront, ils savent que la moitié de tes collègues vont défiler de toute façon. Voilà. OK, mes amis, faites très attention à ça. Dès que vous entendez ce mot-clé, déguerpissez. Voilà. j'espère qu'un jour il y aura des lois, j'espère qu'un jour il y aura des protections quelconques. Moi, si j'avais le pouvoir quelque part, je taxerais le travail digital importé au-delà des frontières. Parce que, ok, les taxes douanières on connaît, ça existe depuis la limite des temps, mais ces taxes douanières concernent les objets physiques. Une voiture, une machine, un ordinateur, un conteneur plein de bottes. Mais, Elles n'ont pas évolué pour tenir compte du monde réel. Aujourd'hui, c'est vrai que si tu ramènes un conteneur en contenant 50 000 euros de bottes ou de chaussures, tu vas payer une taxe dessus. Mais si tu ramènes un code ou un script qui est écrit en Inde et qui coûte 500 000 euros, dix fois plus, tu peux le ramener à travers un serveur, par email, par un git, par n'importe quoi, ni vu, ni connu. Tu peux ramener des millions, et c'est ce qui se passe. On a l'équivalent de millions et millions de travail qui est ramené depuis l'étranger, qui n'est pas taxé du tout. Alors qu'on continue à taxer le physique. Et ça c'est terrible, parce que dans la donne aujourd'hui, on finira par avoir plus de valeurs digitales non taxées que de valeurs produits physiques. D'accord ? Voilà mes amis, merci d'avoir écouté cette vidéo. Rappelez-vous, les meetings 1-to-1 sont ouverts, consulting, sur tout ce que vous voulez. Ils sont ouverts dans le calendrier, vous pouvez les booker à l'avance. Et puis voilà, du moment que j'ai du temps, je les laisse. le livre Toxic sur Amazon, ce que les coachs de carrière ne vous disent pas et que moi je vous dis. Merci, à très bientôt.
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