On ne peut pas continuer comme ça ! Ils profitent de la moindre crise

Aldo Sterone argues that crises are weaponized to keep prices artificially high, citing his own gas and fuel bills staying identical for months. He claims the state now serves financial elites, not people, and calls for everyday revolutionary consciousness to resist the system's predatory logic.
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Mes amis, bien le bonjour. J'ai rempli une bouteille de gaz hier et vous n'allez pas me croire, elle m'a coûté à peu près 3,60 exactement le même prix que j'ai payé il y a 3 mois quand elle s'était vidée. J'ai aussi fait le plein aujourd'hui, ce matin, j'ai payé le carburant exactement au même prix que la dernière fois que j'ai mis dans le réservoir. Donc en fait J'aimerais vous dire un truc les pays du monde, les pays de la planète, ne sont pas obligés de vivre tous dans une relation de jungle, de chien mange le chien. Je regarde les news, je vois qu'il y a un problème, eh bien j'y vais, je rentre un nouveau prix pour pourrir la vie à mes concitoyens. Parce que mon concitoyen, il n'y a pas de concitoyens en réalité. On n'a qu'une seule relation, c'est une relation d'argent. On n'a qu'une seule liberté, c'est le libre-échange. Vous avez réalisé comment ça se réduit? Tout est en train de se réduire comme peau de chagrin. Les relations depuis le COVID en particulier, le contrat social est mort. Les relations entre les humains dans une société, d'ailleurs même le mot société aujourd'hui est un mot qui n'existe plus, on n'est plus une société, on est juste des individus atomisés qui ont une relation d'argent avec eux. Et chacun essaie de pomper le maximum de l'autre, en particulier en cas de crise. Donc s'il y a une crise, eh bien ce que je vais faire, je vais augmenter les prix du chauffage, le prix du carburant, alors qu'en réalité les cuves de mazout et les cuves d'essence sont remplies depuis des mois. Quand tu vas dans une autoroute en région parisienne ou autre, pourquoi ils vendent aujourd'hui le gasoil à 2,50 «L'Iran, j'ai bien compris, la guerre, le Moyen-Orient, tout ça, mais ce carburant-là qui est dans les cuves, ça fait des mois qu'il est là. Pourquoi on va augmenter le prix d'un produit qui est déjà là depuis longtemps? Ça n'a aucun sens, c'est de la prédation.» Donc ce qu'on est, on est dans une société aujourd'hui, c'est ça, c'est à ça que le système veut nous réduire. Il veut nous animaliser, il veut qu'on devienne des bêtes. C'est ça des bestiaux, c'est-à-dire que quand tu regardes la différence, une des noblesses de l'humain, c'est qu'il est capable de former une conscience, une conscience de société, une conscience de fraternité, une conscience qui fait qu'on se tient la main l'un l'autre et on essaye de passer ensemble quand il y a des difficultés et des crises. Or, ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'on réalise, et en particulier par par l'entremise des forces de l'argent, eh bien dès qu'il y a la moindre crise, elle est multipliée, elle sort de la télévision. Tu la vois à la télé et le lendemain tu la sens dans ton porte-monnaie. Le lendemain déjà des millions de gens doivent faire un arbitrage. Est-ce que je mets du carburant ou est-ce que je remplace les chaussures de mon fils? Est-ce que j'achète une bouteille de gaz ou bien est-ce que j'achète à manger aujourd'hui? Tu vois, c'est ça le problème. Et ça, je te dis, c'est pas un choix, c'est pas un choix normal, même s'il est socialement accepté, ça signifie que ça semble, l'argent semble porter sa propre justification, l'argent en lui-même porte sa justification, de sorte qu'on regarde en France, au Royaume-Uni, on a tout vendu, on vit dans des pays qui littéralement ça devient des pays de papier. On reproche des fois à des gens, une certaine extrême droite reproche à des gens d'être des Français de papier ou des Britanniques de papier. Mais comment veux-tu leur reprocher d'être de papier quand le pays lui-même est devenu de papier, quand le pays lui-même n'existe pas? Tout a été vendu à l'étranger, tout n'existe que sur le papier et encore, même le papier est parti. C'était encore une belle époque, on avait les registres, les stylos, la belle écriture. Aujourd'hui, tout est dans des ordinateurs, tout est dématérialisé et puis transféré sous forme de billets verts vers des cieux, vers Panama, vers les États-Unis, vers l'Australie, vers des fonds d'investissement. Il est spéculé pendant que tu dors. Et après on dit Oui, il n'y a plus de conscience, le contrat social, le contrat national, la nation elle-même est en train d'être arrachée de sous nos pieds comme un tapis qu'on nous enlève et on tombe. Donc, je disais, les relations entre les humains, eh bien, sont en train d'être réduites à des relations d'argent. Et nos libertés, t'en fais quoi de nos libertés? Eh bien, nos libertés sont également en train de se réduire et régulièrement on perd toutes les libertés qui ont été acquises à travers des siècles, des générations de lutte. Et puis elles se réduisent à finalement une seule liberté qui est complètement sans limite, sans restriction. Et encore, la liberté de libre-échange qu'on appelle le libre-échange, le droit de commercer, le droit d'échanger de l'argent. Le droit de payer et puis de se faire payer et puis vendre un service ou puis vendre un produit puis écraser l'autre par le fait économique. Vous réalisez le genre de choix que nous sommes en train de faire? Nous sommes à un volcan près, nous sommes à un désastre naturel près de se manger les uns les autres à cette vitesse-là. Je veux dire, je suis— et ça, ce que je vous dis là, ça m'a été inspiré par la bouteille de gaz. Et je pense qu'on doit réellement ensemble réfléchir à une nouvelle manière de voir le monde, de voir la vie, réfléchir à notre relation à autrui. Ça peut pas continuer comme ça. Le moindre problème est multiplié. Tu sais, il n'y a aucune raison que la bouteille de gaz— on produit pas de gaz dans ce pays, il est importé— coûte 3,60 ici, qu'elle coûte 80 à Londres. Pourquoi elle coûte 80 à Londres? Parce que les États européens ont décidé qu'on va faire vœu de pauvreté, que les Européens fassent vœu de pauvreté. Il faut qu'on les ruine. On ruine pas les élites, bien entendu. Les élites sont plutôt dans une logique de capture, dans une logique de captation, une logique d'extraction. C'est peut-être même le meilleur mot. On va arrêter de On va arrêter d'extraire, par exemple, du pétrole de la terre. On va arrêter d'extraire du gaz. Au Royaume-Uni, on a même été bétonner des puits de gaz comme ça, que même si demain il y a une crise, fût-elle vitale, eh bien qu'on puisse plus revenir en arrière. En Allemagne, on a dynamité des centrales nucléaires. En Belgique aussi, on détruit, on dynamite, on vandalise pour être sûr qu'il n'y a plus moyen de revenir en arrière. Ça signifie non seulement on crée des crises, mais on rend encore plus compliquées les solutions à ces crises-là. Tu vois, c'est le but. On a fait vœu de pauvreté et on veut appauvrir les populations par tous les moyens. L'État d'un côté, les forces de l'argent de l'autre, main dans la main. L'État n'a jamais été neutre, à propos. L'État n'a jamais été neutre. L'État a toujours travaillé comme un instrument au service des forces de l'argent, toujours au service des forces de domination, et il est utilisé contre toi. L'État ne travaille pas dans ton intérêt, ça il faut que tu sois absolument clair là-dessus. D'ailleurs, tu remarques bien qu'on dit eux quand on parle de l'État on dit eux on dit ils ont décidé de Il n'y a plus de nous ce n'est plus— l'État ne décide plus ou ne représente plus la volonté de la nation, ne représente plus la volonté de la population. Ce n'est plus un peuple qui a une volonté et cette volonté volonté est incarnée par un État qui ne fait que suivre cette volonté-là. Non, l'État aujourd'hui est autonome. Quand on vit dans les pays occidentaux, il y a un marqueur très intéressant à voir. Une fois que tu le vois, tu ne peux pas le unvoir, c'est qu'on a des États autonomes. L'État autonome. Si par exemple je parle de l'État français, il faudrait plutôt l'appeler l'État autonome français, l'État autonome britannique. Autonome dans le sens où il a pris son indépendance de la population. La population, maintenant, il l'écrase, il en fait ce qu'il veut. Il utilise la coercition, le chantage, le mensonge, tous les moyens sont bons. La violence, il le faut. On dit que oui, l'État dispose de la violence légitime. Eh bien, ce sont les forces de l'argent aujourd'hui, ce sont les forces pour lesquelles travaille l'État qui disposent de la violence légitime, de la violence sociale, de la violence économique. Ils en usent et ils en abusent contre la population. Et ça, c'est ce qui se passe quand on n'a pas de révolution depuis longtemps. Tu vois, regarde, je te donne un exemple. Les Roumains, leur révolution, elle date des années 90. Tu te rappelles, Ceaușescu, sa chute. Eh bien, récemment, il y a 2 ans, même pas, 1 an et demi, On leur a volé une élection présidentielle, on a arrêté le gagnant, on a déclaré qu'il était le suppôt de la Russie. Puis finalement, il y a 2-3 jours, on a dit ah bah finalement non, il y a rien. Mais bon, c'est pas grave, on force les gens à voter. Regardez les Français, regardez tout ça. Mais ce que je cherche à vous dire, si tu vois depuis les années 90 à 2024, il s'est passé 30 ans et la révolution roumaine ne vaut strictement rien. Les Roumains ont perdu en tant que peuple tout pouvoir en 30 ans. Alors imagine les pauvres Français, leur dernière révolution date des années 1700. Regarde les Américains, pareil, leur dernière révolution date aussi des années 1700. Je veux dire, tu fais une révolution, elle tient même pas 10 ans. La révolution, c'est permanent, c'est tous les jours, c'est au quotidien. Une révolution qui n'est pas permanente n'en est pas une. Et d'ailleurs, c'est pour ça que dans tous ces pays, si tu regardes, il y a un fétichisme de la révolution. Et le fétichisme, il est orchestré par qui à ton avis? Il est orchestré par l'État, comme par hasard. Ça signifie l'État est en train, depuis l'école primaire, qui parfois porte le nom de grands révolutionnaires ou de dates importantes de la révolution, eh bien il va les nourrir par cette nourriture intellectuelle ou idéologique qui leur donne l'impression que la révolution est toujours vivante. En fait, c'est tout simplement une ossature. C'est tout simplement des pharaons, c'est mort, c'est des pyramides ça. C'est rien du tout, c'est pire qu'un musée. C'est juste une... Tu sais quand on va chercher au pinceau de l'archéologie, on fait de l'archéologie, on trouve de vieilles pierres. C'est ça que vaut ta révolution. C'est ça que valent tes grands noms et tes grandes dates. Elles valent strictement rien et c'est pour ça qu'on te nourrit avec ça. Parce qu'on sait que... On va te donner l'impression de contrôler, mais en fait tu contrôles plus rien. En réalité, je vais même aller plus loin. Je vais aller, parce que tu sais, je suis plus radical que ce que je laisse penser. Tu sais, la France, regarde, il y a plein de Français qui me suivent, j'aimerais t'annoncer quelque chose, et je t'assure que je le fais pas de gaieté de cœur, mais j'aimerais te réveiller à ça. Tu sais que la France c'est pas ton pays? Et je vais dire, tu le savais peut-être confusément, mais Pardon, il faut que je te le dise aujourd'hui. C'est comme pour les Britanniques, le Royaume-Uni, c'est pas ton pays. C'est pas qu'on te l'a pris, tu ne l'as jamais eu avant. En fait, il est possédé par l'État. Et l'État est possédé par les forces de l'argent. Donc en fait, toi, tu ne possèdes rien du tout. C'est pas ton pays du tout. Ils décident pour toi, ils font comme ils veulent dans leur pays. Il y a plein de gens qui disent Oui, regardez, ils ont fait telle loi, ils ont fait tel prélèvement, c'est pas logique, ça n'a aucun sens. Non, ça n'a pas besoin d'être logique. Ils sont chez eux. L'État est chez lui, tu n'es pas chez toi. Tu seras chez toi le jour où toi tu deviens la nation. Et pour devenir la nation, il faut qu'il y ait une révolution. Mais une révolution qui date pas des années 1700, tu vois. Tu vas pas remonter à l'époque où on construisait la pyramide de Khéops pour me dire on a fait une révolution en ces temps-là, quoi. Donne-moi une révolution là, maintenant, quoi. Tu vois ce que je veux dire? Sinon ça n'a aucun sens. Sinon t'es pas chez toi. Et en réalité, Comme ils sont les maîtres, comme l'État est le propriétaire de la France. Il y a un État autonome français mais il n'y a pas de peuple français. Il y a un État autonome britannique mais il n'y a pas de peuple britannique. De facto. Je ne dis pas qu'il n'y a pas des millions de gens qui s'identifient en tant que Français ou Britanniques. Oui mais ton identification, ça va nulle part. Tu peux t'identifier à un arbre si t'as envie. Ça changera rien à la réalité. Tu peux t'identifier à un Français, oui, bien sûr. Bien sûr, il n'y a pas de souci. Mais dans les faits, ça donnera quoi? Dans les faits, ça donne rien du tout. Tu ne contrôles rien. Et tu le sais, tu le vois au jour le jour. Quand ils prennent des décisions, tu dis «Ouais, mais ça n'a aucun sens.» Ça n'a pas besoin d'avoir un sens. Ils sont les maîtres à bord. Ils ne t'ont pas demandé ton avis. Ça a besoin de faire du sens pour eux. Et parfois, je peux te dire un truc, je vais peut-être finir sur ça sinon je vais dire encore des choses plus radicales. Je vais te dire un truc. Parfois, les mesures qu'ils prennent n'ont aucun autre sens que d'humilier, que d'humilier et de montrer qu'ils sont chez eux. Alors c'est vrai que certaines des mesures, elles sont là pour servir les vrais propriétaires du pays, ceux qui possèdent vraiment le pays, ceux qui vraiment ont le pouvoir. Celui qui vote, celui qui est là à payer des impôts, à aller travailler et tout ça, on a l'impression qu'il est chez lui parce qu'il a payé des impôts. C'est comme celui qui envoie de l'argent, des pourboires sans arrêt à une nana en ligne qu'il n'a jamais rencontrée en pensant qu'il est son mec. Elle utilise cet argent pour aller en vacances avec son mec et lui il croit que c'est sa copine parce qu'il lui a envoyé de l'argent. Je veux dire, je peux aujourd'hui faire des virements à l'État chinois, je peux aller trouver le IBAN de l'État chinois, je commence à leur faire des virements, ça fera pas de moi un Chinois. Je ferai pas partie du peuple chinois. Le paiement va, le paiement à un État, le fait que tu sois soumis à la rançon par un État, soumis à l'extraction par un État, soumis à l'humiliation quotidienne par un État, ne va pas faire de toi un citoyen, je suis désolé. C'est pas... Ça marche pas. Encore une fois, avec le respect que je dois au fait que tu t'identifies à un citoyen, tu t'identifies à un Français ou un Britannique ou un Belge ou autre, je veux dire, c'est ta vie, ça c'est dans ta tête, ça c'est de la psychologie, chacun voit midi à sa à sa porte. Mais dans les faits, dans la réalité sensible de tous les jours, dans la réalité économique, dans la réalité sociale, tu regardes bien que t'es un étranger. T'es un étranger dans ce pays que tu as pris pour le tien. Il est géré par des intérêts supérieurs aux tiens qui te posent même pas la question, qui n'ont même pas besoin de demander ton avis, qui font des choses au quotidien qui sont contraires à ton avis. Mais On te demande pas, hein. C'est pas chez toi, c'est comme si, je sais pas moi, tes voisins, ils changent la peinture, ils changent la couleur de leur salon, ils vont le peindre en rouge. T'as beau dire c'est pas logique, t'as beau dire moi j'aime pas le rouge, mais c'est chez eux, ils t'ont pas demandé ton avis. Tu vois, c'est leur salon, c'est chez eux. Eh ben c'est pareil. Quand tu vois, moi je te donne une logique qui permet de répondre à toutes les fois où tu dis ça n'a aucun sens, pourquoi ils ont fait ça, pourquoi? Ils devraient pas etc. On n'est pas d'accord et tout. Je te dis un truc, c'est simple. Ils sont chez eux et ils font ce qu'ils veulent. Le pays, c'est leur propriété privée. Ils en font à leur fantaisie. Ça n'a pas besoin de t'arranger toi. Ça n'a pas besoin d'aller dans ton intérêt. Même pour une fantaisie, ils vont le faire. Point à la ligne, c'est tout. Voilà. Mes amis, pardon encore pour ceux que j'ai pu secouer avec ces propos, mais je pense que Les temps sont durs, on a besoin de commencer à nous tutoyer un petit peu, on a besoin de commencer à dire les choses telles qu'il faut. OK, là c'était une vidéo suite à l'achat d'une bouteille de gaz, et puis je vais aller faire le plein de carburant encore une fois, et puis voir ce que ça m'inspire comme vidéo. À très bientôt.
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