On va s'écraser, faites vos prières maintenant !

Aldo Sterone recounts the February 2008 crash of a Beechcraft King Air in North Carolina, where the pilot descended below safe altitude in bad weather, sang
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Mes amis, bien le bonjour. Beaucoup de gens ont peur de l'avion. Personnellement, j'ai peur des pilotes. Et vous allez voir, dans cette histoire, on a un pilote qui a fait, qui a fait l'impensable sur tous, sur tous les plans. Alors, nous sommes le 1er février 2008 aux États-Unis, vers la côte est. On a un appareil magnifique, c'est un avion quasiment neuf, il avait fait 799 heures de vol. C'est un King Air, c'est un Beechcraft King Air C90B, magnifique bimoteur biturboprop, donc excellent appareil, et puis qui est aux mains malheureusement d'un irresponsable. Donc on a un pilote qui est là et qui veut partir avec 5 de ses amis à un aéroport qu'on appelle Mount Airy. Cherchez pas, c'est en Caroline du Nord, cherchez pas trop sur une carte, c'est juste un petit aéroport secondaire à côté duquel il y a de grandes forêts Et le but justement de cette virée, c'est de partir chasser. Donc ils vont décoller de Cedar Town, pareil tout petit aéroport, et ils ont 50 minutes de vol à faire. Alors on va parler rapidement de la météo de ce jour-là. Alors la météo particulière à destination n'est pas déjà terrible au moment où ils partent, mais à destination, je vous raconte, on a des nuages qui s'accumulent à 300 pieds du sol, donc à peu près à 100 mètres du sol Il y a des nuages très denses qui couvrent complètement le ciel. On a une température d'1 degré et un point de rosée de 0 degré, donc la visibilité est assez compromise. On a aussi des patchs de brouillard qui se forment, de la pluie est en train de tomber, il y a des turbulences. Et puis comme il y a de l'humidité visible et on est sur des températures de l'ordre de 0 à négative, on a aussi du givrage. À un moment donné, il y a de la glace. Qui se forment sur l'avion. Donc c'est toute la collection. Il y eut une époque où les pilotes, quand ils consultaient la météo, c'était pour décider d'un go ou d'un no go. Je pars ou je ne pars pas. De nos jours, on a l'impression que beaucoup de pilotes juste consultent la météo parce qu'il faut bien le faire. Donc ils téléchargent, ils impriment ou ils mettent dans une tablette, c'est bon, météo vérifiée, et on y va. Donc Ils vont décoller, ils sont 6, je disais, dans cet appareil. Ils rentrent dans les nuages et ils n'en sortiront, pour ainsi dire, jamais. Parce que, pardon de spoiler le moment pour vous, mais si on est là, c'est que cette histoire va mal se terminer. Je disais, ils volent. À côté de lui, sur le siège de droite, il y a, on va pas l'appeler un copilote, mais il y a un passager qui a une expérience de pilote privé, donc donc qui est là pour, il va échanger avec lui, donner des conseils et tout ça. Et les deux hommes sont en train donc de gérer cet appareil. Ils s'inscrivent dans la descente, il y a une approche de type air nav GPS, il n'y a pas d'équipement sur l'aéroport pour les guider, donc ça va se faire, ça va se faire au GPS. Et ils entament la descente. Alors, comme il n'y a pas de visibilité, eh bien, on est sur une approche aux instruments. Il faut percer sous les nuages, mais attention, il y a une limite. On peut pas continuer dans les nuages jusqu'à la piste. Ce n'est pas de l'ILS catégorie 3 ou des choses comme ça. Ce ne sont pas ces atterrissages automatiques où tu vois le 747 surgir, tu l'entends plus que tu ne le vois, juste une seconde avant de toucher. On n'est pas là. On est sur une approche qui te permet grosso modo d'être au voisinage de la piste, mais à partir de là tu dois la voir pour atterrir. Donc il y a une altitude minimale à laquelle on a le droit de descendre sur ces approches, donc là ce qu'on appelle une MDA, elle est de 1680 pieds sur cet aéroport-là. Et donc si à cette altitude on arrive on voit pas la piste, on a le droit de continuer jusqu'à un point précis qui est indiqué sur la carte, qui peut se trouver n'importe où, hein, il peut se trouver des fois à l'entrée de la piste, voire même de l'autre côté de celle-ci, hein. C'est ce point-là, c'est pas un point qui garantit, qui garantit qu'on puisse atterrir, mais c'est un point, si on y arrive et on voit pas la piste, ben il faut remettre les gaz, d'accord. Donc ils sont en train de descendre et pendant la descente, le pilote va tenir des propos que l'INTSB, avec sa retenue habituelle, va qualifier de non professionnels. Donc c'est quoi ces propos non professionnels qui ont été tenus? En fait, voilà ce qu'il a fait pendant la descente, comme il voyait que ses passagers avaient peur, il a commencé à les effrayer, les titiller, en chantant une chanson sur oui, je vais m'écraser, je vais m'écraser une chanson de quelqu'un qui descend pour la dernière fois. Il a fait ça d'abord. Par la suite, il semblerait qu'il ait joué avec le régime des moteurs pour accentuer, n'est-ce pas, les sensations chez les passagers et les mettre encore dans l'inconfort. Et la dernière, qui est absolument incroyable, qui est assez unique dans les annales, c'est qu'il a dit aux passagers, pour rire écoutez, on va s'écraser, ou on pourrait s'écraser, et Si vous croyez, si vous êtes croyant, mettez-vous à genoux, c'est le moment de prier. Voilà le genre de propos non professionnel qu'il a tenu. L'autre propos terrible qu'il a tenu, pourquoi on le sait? Parce que cet avion-là, comme il est très moderne, même s'il n'est pas légalement obligé d'avoir un CVR, un enregistreur de voix dans le cockpit, eh bien il en avait, parce que comme il est exploité en Part 91, C'est pas obligatoire d'avoir des boîtes noires, sauf qu'il en avait. Donc on sait un peu plus de choses sur cette histoire. Et donc ce qu'il fait, il est en train de descendre, il s'approche justement de la MDA, des 1680 pieds. Le passager à sa droite, qui est pilote privé, lui dit Ouais, tu t'approches de la MDA? Et le gars lui dit assez froidement Oh, t'inquiète pas, je vais aller dessous, je vais crever. déterminé de la crever. Or, rien qu'en plus de la catastrophe disjointe, rien que sur ce canal, il y a énormément de dossiers. Rappelez-vous, il y en a un qui me vient à la tête maintenant, je crois que c'était près de Zurich. On avait la compagnie suisse, n'est-ce pas, qui avait succédé à Crossair, et puis ils se retrouvent dans la forêt avec beaucoup de dégâts, beaucoup de morts et tout ça. À cause justement de cette situation de continuer à descendre quand on voit pas la piste. Parce qu'à ce moment-là, c'est la roulette russe, c'est on descend sans visibilité en priant, en espérant qu'à un moment donné les nuages vont se dégager, on voit la piste. Mais il se peut qu'une fois que les nuages se dégagent, on voit des arbres ou on voit une paroi rocheuse. Malheureusement, c'est le risque. Donc il décide de continuer sous la MDA, déterminé. Le pilote à sa droite ne lui dit rien, donc ça semble être quelque chose de normal. Autre chose, on réalise, et c'est ça qui va être encore, qui va être le dernier clou sur le cercueil, on réalise lors des communications, lors des échanges avec l'autre pilote, c'est qu'il est perdu dans cet avion, il ne le maîtrise pas. Alors il est nouveau sur cet appareil, on veut bien, mais quand on est nouveau sur un avion, on part pas avec des passagers et on part pas par une météo pareille. On parle avec un instructeur, on apprend, on explore, on lit, on s'informe. Lui est complètement dépassé par les systèmes de l'appareil. Il parle, quand il dit, il parle de thing, de choses. Comment régler cette chose? Comment faire ce truc? Il parle comme ça des systèmes de l'appareil. Il les connaît pas du tout. Et probablement, et certainement même vu comment ça va finir, même en question maniage ou manipulation pure. De l'avion, au pilotage si vous voulez, eh bien il n'est pas très bon, il ne maîtrise pas l'appareil. Donc ce qui va se passer, c'est qu'il sort des nuages, continue, continue, continue, et là soudainement quand la piste surgit, ils sont trop proches. Ça signifie qu'ils ne peuvent pas poser sur cette piste-là. Donc ce qu'ils décident de faire, ils décident de faire une manœuvre qui est assez dangereuse qu'on appelle le circle to land. Tellement dangereuse qu'elle est officiellement admise, mais avec des normes, des règles bien précises. C'est pas comme il l'a fait lui, à la sauvage. Mais même quand on l'a fait de manière, on va dire, by the book, elle comporte sa zone d'ombre, à telle enseigne que pas mal de compagnies se l'interdisent complètement. Donc l'idée, c'est quoi? C'est ce qu'on appelle un circle to land. Ça signifie crever la couche nuageuse aux instruments, comme il vient de faire, de manière totalement folle. Par la suite on va tourner autour de la piste, donc on va voler parallèlement à la piste et aller atterrir de l'autre côté. Mais là on n'a plus les instruments parce que, et on doit garder le visuel sur la piste, donc on doit faire une approche à vue à partir de là. Donc tu vois, c'est une approche à vue, un atterrissage à vue qu'on fait après une approche aux instruments dont la fin de l'approche est faite visuellement. Tu vois, c'est un petit peu un mélange de genre assez malsain, il a coûté pas mal de vie à plein de gens. Donc Donc qu'est-ce qu'il fait? Il va partir sur la droite, commencer à voler parallèlement à la piste pour aller la contourner et revenir atterrir. Eh bien, pendant qu'il est en train de faire ça, il rentre dans un banc de brouillard ou nuage, et puis là, il perd la vue. Donc il perd la vue de la piste. Donc qu'est-ce qu'il va faire? Il va décider de repartir, de faire une remise des gaz. Sauf qu'il tire sur le manche et dans la panique, eh bien, il oublie de pousser les manettes des gaz. Donc il oublie de pousser les manettes des gaz, il tire sur le manche, et ce qui va se passer, c'est que l'avion se cabre, la vitesse est perdue assez rapidement, l'indicateur de décrochage, l'alarme de décrochage commence à sonner, et l'avion va soudainement faire une, faire une abattée et tomber. Donc Il tombe. Les gens, ce qu'ils voient, c'est que soudainement ils voient du nuage un appareil sortir. Il est 45 degrés en piqué et puis il va se vautrer devant une maison. Et puis voilà, impact extrêmement, extrêmement brutal. La police arrive, les pompiers, tout l'équipement. On va trouver les 6 personnes, les 6 occupants dedans, ils sont tous morts, tous décédés. Et puis Personne ne portait de ceinture de sécurité. En tout cas, le rapport mentionne les passagers qui ne portaient pas du tout de ceinture de sécurité. Ça signifie qu'ils n'ont pas été briefés ni rien. Donc malgré cette approche mouvementée et tout ça, ils étaient complètement détachés. Le rapport ne dit pas spécialement si le fait d'avoir porté une ceinture aurait changé quoi que ce soit pour eux. Je pense, quant à moi, que ça n'aurait rien changé vu la violence du choc. Je ne pense pas que la ceinture aurait changé. Quelque chose. L'enquête va révéler plus tard, après une autopsie, que le pilote prenait des médicaments. Ils ont trouvé pas mal de médicaments dans son sang, et il a un historique, il a un historique de dépression, il a un historique de troubles compulsifs qu'il avait caché d'ailleurs à la FAA quand il a fait son, quand il a demandé sa licence de pilote. On a trouvé aussi chez lui des problèmes d'ajustement social, et on peut le comprendre. Quand on regarde l'attitude qui a été la sienne durant toute cette approche, que ce soit l'attitude humaine mais l'attitude aussi professionnelle. Et en fait, c'est pour ça que je te disais en début de vidéo, les gens ont peur de l'avion, alors que si tu regardes, la plupart des avions, jusqu'à 1 nanoseconde avant l'impact, ils sont en parfait état de fonctionnement. Très, très souvent, c'est des problèmes humains que nous voyons. Et là, ces pauvres gens, se sont retrouvés dans le brouillard, dans une situation épouvantable, pour réaliser que le pilote était un détraqué mental, pour réaliser qu'un pilote était en train de faire n'importe quoi tout en gueulant qu'on va s'écraser et puis leur demander de prier pour leur vie. Voilà, merci mes amis d'avoir regardé cette vidéo. Merci à ceux qui s'abonnent sur YouTube, juste comme ça, cliquez pour vous abonner, ça m'encourage à faire d'autres vidéos. Je suis un des rares canaux qui ne parle pas tout le temps de s'abonner, et des fois le compteur bloque complètement. Je n'y pense pas et c'est normal, je comprends. Mon livre est disponible sur Amazon, mon dernier livre sur le Titan, sur le Titan où des gens sont enfermés avec Stockton Rush, qui n'est pas fou à sa décharge, il leur a pas demandé de prier ni rien, mais c'est quelqu'un, c'est un homme qui a sa part d'ombre. Tu vas voir dans le livre Y a un côté génie dedans, y a un côté visionnaire, mais y a aussi un côté homme, homme acculé, seul, sous pression. Et il a basculé, il a basculé du mauvais côté de la force et ça s'est terminé avec un méga écrabouillage pas loin du Titanic. Le livre est sur Amazon et dans la section payante de YouTube et de Patreon, tu as à peu près Aujourd'hui, plus d'une vingtaine de vidéos qui t'attendent, exclusives, qui ne seront jamais publiques. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans la prochaine.
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