On Vous Formate Pour Rester Pauvre (Et Voilà Comment)

This is a YouTube video titled "On Vous Formate Pour Rester Pauvre (Et Voilà Comment)" created in February 2025. The content is a detailed monologue in French discussing economic theories related to poverty, capitalism, and class consciousness, heavily referencing Karl Marx and historical economic philosophers. The speaker explains concepts such as the circulation of money, the role of capital, and social programming that keeps the poor in poverty, aiming to educate viewers on systemic economic inequalities and the mechanisms of wealth accumulation by a minority. The video is an educational and philosophical commentary rather than a conversation.
Mes amis, bien le bonjour. Directement dans le livre du sujet, j'ai une page du livre du Capital de Karl Marx. Je suis dans le chapitre sur la loi générale de l'accumulation capitalistique, tome 1. Je vais vous lire un passage absolument ahurissant et combien vrai jusqu'à maintenant. Alors le passage, c'est une citation, ça signifie que c'est pas Marx qui parle ici, Marx est en train de citer un philosophe qui s'appelle Bernard de Mandeville, philosophe et économiste qui a vécu avant l'ère de Marx. Marx, vous vous rappelez, c'était naissance 1818, mort en 1883 à Londres, c'est un Allemand. Et Bernard de Mandeville, il est né en 1670 et il est mort en 1733. Ça signifie qu'il est mort pratiquement un siècle avant la naissance de Marx. Écoutez bien ce que va dire M. de Mandeville. Il va dire ceci. « Il serait plus aisé de vivre sans argent que de vivre sans pauvre. Il part de la perspective des riches. Les riches se disent « je préfère vivre sans argent que de vivre sans pauvres ». D'ailleurs, il y a un autre passage qui n'est pas de Mandeville, qui est ailleurs dans le livre, où il dit que finalement, prenez l'homme le plus riche, un homme qui posséderait des milliers d'hectares de terre, qui posséderait des milliers de bêtes, Il serait quoi s'il n'avait pas d'ouvriers, s'il n'a pas de travailleurs, s'il n'a pas de pauvres qui viennent travailler pour obtenir leur pittance ? Il serait lui-même un travailleur. Il serait lui-même qu'un vulgaire ouvrier, n'est-ce pas ? L'homme le plus riche ne serait qu'un ouvrier s'il n'y avait pas de pauvres qui travaillaient pour lui. Alors, je te raconte. Il serait plus aisé de vivre sans argent que de vivre sans pauvres. car sinon qui ferait le travail ? De même, il faut garder les travailleurs de la famine, il faut les préserver de la famine bien entendu. Regardez comme il est généreux, il place où la barre ? La barre il la place au niveau de la famine. Faut pas affamer quand même les travailleurs. En réalité, c'est pas qu'il faut pas les affamer parce que… Parce qu'on est gentil ? Non, non, parce qu'on a besoin d'eux. Parce que si tu les affames, ils viennent pas travailler le lendemain, ils sont morts. Tu comprends ? C'est juste ça. La barre, t'as vu où je la mets. Alors, de même qu'il faut garder les travailleurs de la famille, il faudrait aussi qu'ils ne reçoivent rien qui vaille d'être épargné. Tu vois, il faut leur donner suffisamment pour manger, mais il ne faut pas trop leur en donner, il ne faut pas qu'ils puissent l'épargner. Justement, comme il le dit lui, et comme l'ont dit beaucoup d'autres, comme Malthus, contemporain de Marx et d'autres. Je veux dire, le pauvre, si tu lui donnes assez d'argent, il tombera dans la paresse et il voudra pas travailler. Donc il faut que le pauvre, voilà, soit toujours l'invité. Il faut qu'il ne reçoive rien qui vaille la peine d'être épargné, n'est-ce pas? Il faut qu'il vive de salaire en salaire. Il faut que lorsqu'il reçoive son salaire, n'est-ce pas? À l'époque, c'est un salaire journalier ou par semaine ou autre. Aujourd'hui, c'est mensuel, mais le principe est le même. Il faut que lorsqu'il le reçoive, Y a rien à épargner, faut que tout l'argent parte. Voilà. Alors, c'est aussi l'intérêt de toutes les nations aisées, que la majeure partie de la population pauvre ne demeure pas inactive et qu'elle dépense toujours néanmoins ce qu'elle gagne. Alors oui, faudrait pas qu'ils soient oisifs, inactifs, tout ça, parce qu'ils pourraient avoir des idées, hein, par exemple des idées révolutionnaires. Mais il faut aussi qu'il dépense tout ce qu'il gagne. Pourquoi ? Parce que l'argent qu'on leur donne, l'argent qu'on leur donne, l'argent qu'on donne aux pauvres, je veux dire, on leur a pas donné pour qu'ils le gardent, pour qu'ils l'épargnent. On leur a donné pour qu'ils nous le rendent. Parce qu'en fait, il vient travailler, il produit, par exemple, je sais pas moi, il te produit pour 10 000 euros de valeur, tu lui laisses tomber 1500€, n'est-ce pas, tu gardes le reste pour toi, tu gardes le reste de la valeur pour toi, et après, l'argent qu'il a dans sa main, il sera tout de suite entouré par des gens capitalistiques, il sera entouré par un rentier de la location qui lui demandera de payer le loyer, il sera entouré par des gens qui vont lui prendre cet argent en échange de marchandises ou de biens de subsistance, donc forcément qu'il lui restera pleuré, c'est important qu'il lui reste pleuré. Ceux qui gagnent leur vie en travaillant tous les jours n'ont rien qui les aiguillonne, ça signifie qu'ils les poussent, n'ont rien qui les pousse ou qui les incite à se rendre serviable que leurs besoins. Ça signifie voilà pourquoi ils travailleraient. Tu vois le mépris. Pourquoi ils travailleraient ? Parce qu'ils ont des besoins, ils doivent manger et voilà. Et c'est pour ça que ça les aiguillonne, ça leur donne un petit coup comme ça pour qu'ils viennent travailler. Il est avisé... Alors, ceux qui gagnent leur vie en travaillant tous les jours... En travaillant tous les jours... Remarquez que les nobles, les nantis, eux, ne travaillent pas tous les jours. Eux, bon, ils travaillent de loin en loin, n'est-ce pas ? Alors attention. Ceux qui gagnent leur vie en travaillant tous les jours n'ont rien qui les aiguillonne à se rendre inserviables que leurs besoins, qu'il est avisé de vouloir soulager. mais qu'ils seraient insensés de guérir. Ah oui, il faut soulager leurs besoins, ça signifie il vient travailler, il veut avoir un toit, tu les payes pour avoir un toit. Il vient travailler pour avoir de quoi manger, tu leur donnes de quoi manger. Donc tu vas soulager, mais sans jamais guérir. Alors, tu dois pas les rendre indépendants, il faut pas qu'ils deviennent des entrepreneurs par exemple, il faut pas qu'ils aient aussi leurs terres, qu'ils aient aussi leurs outils de production, il faut pas qu'ils sortent du système, il faut qu'ils restent emprisonnés dedans. Alors, donc, qu'il est avisé de vouloir soulager mais qu'il serait insensé de guérir, d'accord? Faut pas guérir, juste soulager. La seule chose qui donne Un homme de l'ardeur au travail, c'est un salaire modéré. Si le salaire est trop faible, selon les tempéraments, il lui fera perdre tout courage ou tout espoir. Et s'il est trop élevé, il le rendra insolent et paresseux. Tu vois, il faut trouver le bon niveau. Il découle de tout cela que dans une nation libre où l'esclavage est interdit, presque déploré, La richesse la plus sûre consiste en une masse de pauvres de mentalité travailleuse. Voilà. La richesse la plus sûre, la plus durable, c'est une masse. C'est une masse de gens, une masse de pauvres. Il faut qu'il y ait des pauvres, tu vois, qui n'épargnent rien, qui dépensent tout, qui sont aiguillonnés tous les jours à venir travailler, n'est-ce pas ? Mais qu'ils ont cette mentalité travailleuse. Ok. Un peu plus loin, il dit, il faut que la grande majorité demeure à la fois dans l'ignorance et la pauvreté. Vous voyez ? Casser l'ignorance. Parce que l'ignorance est le corollaire en réalité de la pauvreté. Il faut que la grande majorité demeure à la fois dans l'ignorance et la pauvreté. Le savoir élargi et multiplie nos désirs. Et moins un homme désire, plus on peut facilement satisfaire ses besoins. Il a des petits salaires, il désire rien lui. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça. qu'il soit industrieux, travailleur. Il faut qu'il soit ignorant, tu vois, voilà. Tu le manipules, tu l'embobines facilement, tu le payes au minimum et puis il l'accepte, il est juste content d'avoir à manger, tu vois ce que je veux dire. Ça, le gars est né en 1670. Tu penses que la mentalité a beaucoup changé? Tu penses vraiment que la mentalité… En tout cas, Karl Marx siècle plus tard cite ce texte et à son époque était d'actualité. Et aujourd'hui est-ce que ce texte est toujours d'actualité ? Je te laisse juger si ce texte est toujours valable. Alors aujourd'hui on va parler de la programmation à la pauvreté parce que si tu regardes notre société tu as une grande grande majorité écrasante de pauvres, de gens qui vivent de salaire en salaire, de gens qui attendent la fin du mois, qui sont déjà découverts au début du mois. La fin du mois arrive, ils reçoivent le salaire et, comme il dit, il y a des siècles, ils n'ont rien à épargner, ils doivent tout dépenser, n'est-ce pas ? C'est la majorité écrasante des gens. Ils travaillent tous les jours ceux-là, c'est des travailleurs. Remarquez bien, travailleur et pauvre. Ils créent de la valeur, Mais cette valeur, elle va chez d'autres, elle va pas chez lui. Tu vois ? Elle est captée par d'autres. Parce que nous sommes dans une société qui est fondamentalement basée sur la captation du travail de la majorité par une ultra-minorité. C'est pas notre choix. Et nous n'avons pas le choix. C'est pas comme ça que la société nous donne pas un référendum, elle nous donne pas la possibilité de voter sur ce qu'on veut faire du surplus de valeur que nous créons. Elle nous donne pas cette possibilité. Pour le moment. Il faut une révolution pour que nous puissions accéder peut-être à ce droit. Mais nous avons plein de droits, mais pas celui-ci. La redistribution se fait toujours de la masse laborieuse vers une ultraminorité qui devient de plus en plus riche, ou dépend de la masse. Maintenant, dans le livre de Karl Marx, Il explique le circuit de l'argent. Il y a trois circuits dont on va parler aujourd'hui et qui t'expliquent pourquoi le pauvre reste pauvre, pourquoi il est socialement et économiquement programmé pour rester pauvre. Je t'explique. Regarde. Premier circuit dont on va parler, c'est on est dans une société où on a de l'échange, de l'échange qui est médié par de l'argent. échange des marchandises. Quand je dis le mot marchandise, dans ce contexte, dans le sens très large du terme. Si tu es jardinier, tu vas travailler chez quelqu'un, tu es en train de vendre une marchandise. La marchandise, dans ce cas-là, c'est le fruit de ton travail, c'est ton travail. Ton temps, ton intelligence, l'utilisation de tes muscles, de ton savoir-faire, de ton expérience, tout ça, c'est une marchandise. Quand je dis marchandise, ça peut être service, mais pas nécessairement un de la pompe de terre ou un objet tangible. Tu vas à l'usine, tu travailles toute la journée ou tu vas dans, je sais pas moi, tu vas conduire un véhicule ou autre, c'est toujours de la marchandise que tu vends, OK ? Ou commodité, si tu souhaites. Alors, regarde ça, ça va te secouer un petit peu, regarde. On a trois circuits d'argent. Alors, le premier circuit, c'est celui-ci. Marchandise. Une capitaliste a dû me prendre mon stylo et oublier de le refermer. Alors, regarde, je te montre. Prends celui-là, vert. Alors, on a le circuit suivant M A N. Alors, c'est quoi ce circuit ? C'est le circuit marchandise, argent, marchandise. Ça signifie quoi ? La majorité des gens sont dans ce circuit. Alors, par exemple, Le gars, il vend une marchandise qui est son travail, par exemple. Il obtient de l'argent, qui est son salaire. Et avec cet argent, il obtient de la marchandise, qui est, par exemple, payer un loyer, payer le chauffage, payer l'électricité, payer à manger, payer le carburant pour la voiture, payer l'assurance, etc., etc. Donc, marchandise, argent, marchandise, ok ? Et la marchandise initiale, c'est le travail, c'est ton travail qui est une marchandise. Tu remarques une chose. La majorité des gens sont dans ce circuit. Et regarde bien l'argent dans ce circuit. Il est comment ? L'argent ne fait qu'une apparition éphémère. Parce qu'en réalité, ce qu'on a, on a un échange de marchandises contre marchandises médié par de l'argent. L'argent est au milieu. Mais le début, c'est une marchandise qui est le travail. Et la fin, c'est une marchandise qui est, par exemple, du pain, des oranges, un pneu de voiture, un téléphone, etc. l'argent dans cette équation MAM est là temporairement. Il apparaît, il apparaît, puis après il disparaît au profit de notre marchandise. Donc, tu travailles, tu travailles, tu travailles, tu reçois ton salaire, le salaire part et puis tu finis avec de la marchandise et tu attends le mois prochain et tu répètes, tu répètes, tu répètes. Et donc, quand tu vis, quand ta vie économique est bloqué dans ce circuit marchandises, argent, marchandises, tu ne pourras jamais devenir riche. Parce que cet argent que tu reçois là, ce n'est pas du capital. Ça, c'est juste un moyen d'échange, c'est tout. C'est juste un moyen en échange de ton travail. Ton travail, on va le mettre, on va le verser dans de l'argent, n'est-ce pas ? Et puis, on te donne cet argent-là qui représente le travail que tu as réalisé. Enfin, une partie de celui-ci, la plus grande partie du travail, en réalité, elle a été prise par d'autres. Et donc, tu vas échanger ça contre la marchandise et point à la ligne. Donc, je disais... J'ai un chat qui est en train de m'embêter, c'est pour ça que... Alors, maintenant, je vais te montrer un autre circuit. L'autre circuit est le suivant. C'est un circuit qui commence par de l'argent. Par exemple, un commerçant veut investir. Il a de l'argent, il se dit... Par exemple, ces derniers temps, les œufs sont rares. hein, les œufs, voilà, les gens sont en train de se battre pour obtenir des œufs. Donc moi, je connais des fermiers, je vais les contacter, n'est-ce pas? Et je vais acheter des œufs chez eux. Je vais ramener dessus mes remords d'œufs et je vais les vendre, n'est-ce pas? Je disais, donc, que ce chat, il… voilà. Donc, il achète les œufs, hein, il achète la marchandise, et il va la revendre et obtenir de l'argent. Donc, l'argent qu'il obtient ici, je vais mettre un petit truc là, comme ça, prime, donc à prime, cet argent qu'il va recevoir là est supérieur à l'argent qu'il a mis ici, n'est-ce pas ? Donc, par exemple, ici, il a dépensé 100 000 €, ici, par exemple, il a fini avec 120 000 €. Ça signifie qu'il a 20 000 €, par exemple, de bénéfices. Donc, c'est un argent qui a créé des bénéfices. Cet argent-là, c'est du capital. Parce que l'argent qui se multiplie, l'argent qui crée plus d'argent est du capital. Tu vois ? L'argent que tu dépenses, que tu as dans ton porte-monnaie n'est pas du capital. Si, par exemple, tu as de l'argent sur des actions, tu as de l'argent sur des obligations, tu l'as sur de la crypto, sur n'importe quoi qui augmente de valeur, qui peut potentiellement augmenter de valeur, cet argent c'est du capital, je dis. Donc, cet argent, n'est-ce pas, Je vais vous montrer cette chose. Regardez. Voilà. Je cherche à enregistrer une vidéo et cette bête, je sais pas, elle vient, elle me mord les pieds, elle cherche à sauter sur mes papiers, tout ça. Bon, voilà. Je vous montre le coupable. OK ? Je vais le reposer gentiment. Voilà. Je disais que quand tu as 20 euros dans ton porte-monnaie, que tu as gagné avec ton salaire. C'est un salaire, c'est le reliquat de ton salaire. Et tu as 20 euros dans ton porte-monnaie. Ces 20 euros ne sont pas du capital. Pourquoi ? Parce qu'ils sont dans ce circuit. L'argent qui est dans le circuit MAM n'est pas du capital parce que c'est un argent qui est stérile. Il ne va pas augmenter. Il va rentrer et il sera dispatché, il sera ventilé sur différentes marchandises et après il finit. Ça se termine là. Le commerçant, par exemple, ou l'industriel, Lui ce qu'il va faire, il va avoir de l'argent, n'est-ce pas? Et puis il va transformer en marchandise et finir avec de l'argent. C'est quoi l'équation si on regarde le début et la fin? C'est quoi le but? On part de l'argent et on finit avec de l'argent. La marchandise n'est pas le but en soi. Le gars qui achète des œufs, n'est-ce pas? Il ne veut pas les manger, il ne veut pas en faire une méga-omelette. Il s'intéresse pas aux œufs en réalité. C'est pas son but de les garder ou d'obtenir des œufs et puis être content, je dis j'ai un hangar plein, en plein. Non, c'est pas le but. Son but, c'est obtenir plus d'argent. Donc, quand il a une marchandise, il veut quoi? Il veut s'en débarrasser. D'ailleurs, des fois, des fois l'expression de certains commerçants dit « Ah oui, je m'en suis débarrassé, je les ai vendus. » Ça veut dire quoi s'en débarrasser? Ça signifie son but n'est pas garder la marchandise. Son but, c'est la vendre. Parce que quand il la vend, il obtiendra plus d'argent. D'ailleurs, on peut même écrire le circuit AMA, on peut l'écrire comme ceci. On peut écrire argent, marchandises, argent. Tu vois ? Idéalement, il veut un bénéfice. Donc l'argent qu'il va obtenir à la fin est plus grand que l'argent qu'il avait au début. C'est le but du jeu, sinon ça lui sert à rien. Maintenant, Il y a un autre circuit, il y a un autre circuit. Et ce circuit-là, c'est le circuit le plus brutal. C'est celui-là. Parce que quand on regarde cette équation, il y a un échange. Ici, il y a un échange. Argent, argent marchand, on dit ici pareil. Il y a un échange argent-marchandise, n'est-ce pas? Il y a un échange sans arrêt. Il achète de la marchandise, il la revend, donc on lui donne de l'argent, il donne de l'argent, il fait rentrer de la marchandise, il ressort de la marchandise. Il y a constamment un échange, OK? Même s'il est gagnant à chaque fois. Mais alors attention, il y a un autre. Celui-là, c'est le pire de tous. C'est... Quelqu'un arrive dans l'équation, il se dit... On commence par de l'argent et on finit avec de l'argent. par la médiation d'une marchandise au milieu. Moi, tu sais quoi ? La marchandise ne m'intéresse pas. Moi, je vais vivre ce circuit. C'est le circuit argent-argent. Ça, c'est le circuit de l'usurier. C'est le circuit du bankster. C'est le circuit de la banque. Ce circuit, c'est quoi ? C'est... Je n'achète rien, je ne vends rien. J'ai de l'argent, je le prête, je reçois plus d'argent. Voilà. Ça, tu réalises que c'est le circuit de quelqu'un qui prend pas de risque en vérité. Pourquoi ? Parce que celui-là travaille. Celui-là travaille. Il donne sa vie. Ça, c'est des heures de travail qu'il donne, qu'il pourra jamais récupérer. Il peut pas en créer à volonté. Il donne sa santé, il donne son énergie, n'est-ce pas ? Il est en burn-out, il est fatigué, il est épuisé, il se réveille le matin, il laisse, il voit pas ses enfants grandir, il se sacrifie pour obtenir cet argent-là. Celui-là, celui qui vit au AMA, lui il prend des risques également. Tu sais, tu peux acheter de la marchandise, il y a le pourri. Tu peux acheter de la marchandise, elle se vend pas. Tu peux acheter de la marchandise, il y a un retournement de marché. Tu la vends moins cher que ton prix d'achat. Ça peut arriver à tout le monde. Ça peut arriver aux plus malins. Mais celui-là, AA, lui, il fait sortir de l'argent, il reçoit de l'argent. Il fait sortir de l'argent, il reçoit de l'argent, c'est tout. Il prend pas de risques. Bien sûr, tu peux dire « il prend le risque, on le rembourse pas ». Oui, mais souvent, quand il emprunte de l'argent, quand il prête de l'argent, il le prête avec beaucoup d'intérêt pour compenser justement les pertes liées à un non-remboursement d'une catégorie ou d'une partie de ses clients. Et en plus, beaucoup de ses prêts sont des prêts sécurisés, ça signifie qu'ils sont garantis par, par exemple, un logement, tu vois ? Un prêt immobilier, c'est garanti par un logement. Je veux dire, si tu payes pas, il prend le logement, il le revend, puis c'est tout, tu vois ? Et il récupère son argent, il prend zéro risque. Tu réalises bien que ces circuits sont interconnectés. Marx ne le dit pas directement, mais elle suggère dans son livre que ces circuits sont interconnectés. Le banquier ou le bankser, le « a », le « a » qui est là, il vient d'où ? Le commerçant, souvent, a besoin d'emprunter de l'argent pour pouvoir Travailler, il a besoin. Les industriels, les commerçants, tout ça, les grandes entreprises, passent leur temps à aller à la banque chercher de l'argent. Donc, le bankster leur donne de l'argent. Eux, plus tard, une partie de l'argent qu'ils gagnent, on va en repartager avec le banquier, qui n'a rien fait lui. Après, celui-là a besoin de travailleurs, à l'usine, au commerce, peu importe. C'est lui qui leur paye ça. Quand il gagne de l'argent, il va payer ce salaire, n'est-ce pas ? Et il va payer la banque. Et ce qui reste, c'est son bénéfice, tu vois ? Mais cet argent, il vient de là et il vient en réalité de là, après avoir traversé cette équation. Mais cette marchandise, cette marchandise qui est là, cette marchandise qui est là, qui est achetée, souvent c'est celle-là. elle est achetée à ce commerçant ou à un autre, à la classe des commerçants. Tu vois ce que je veux dire? Donc, ces équations sont collées l'une à l'autre. Et une chose importante, quand un enfant, pour savoir si quelqu'un est programmé pour être pauvre, s'il a été programmé, parce que tu sais que nous sommes socialement programmés, nous ne sommes pas déterminés, n'est-ce pas? Mais nous sommes programmés, ça signifie manipulés, si tu préfères. Nous sommes manipulés pour agir d'une certaine manière. Et ce que nous avons perdu dans notre monde aujourd'hui, nous avons perdu la conscience de classe. Nous avons perdu la conscience de savoir qui nous sommes. Je te donne un exemple tout bête. La perte de conscience de classe va complètement changer notre société, va nous changer notre rapport l'un à l'autre. Et c'est pas juste une question d'argent, c'est une question de tout. Quand, par exemple, Tu as un millionnaire, ou un milliardaire des fois, qui vient à la télévision, dans une télé appartenant aussi à une grande famille de milliardaires, et qui fait des appels à l'électorat de voter pour telle ou telle personne, ou contre telle ou telle personne, et que l'électorat le suit. Jamais l'électorat l'aurait suivi, s'il avait une conscience de classe. Parce que celui-là qui est en train de leur parler n'appartient pas à la même classe. Et lui, il est en train d'utiliser des outils qui coûtent très cher pour donner des conseils qui vont dans son intérêt et l'intérêt des gens de sa caste, qui sont le 1% ou même pas. Mais il incite la majorité qui n'a pas la conscience de classe de voter non pas pour son intérêt à elle, mais voter plutôt pour l'intérêt de la caste. Si par exemple ce gars de la caste Il attend des subventions pour des entreprises, parce qu'il a une idée de ramener des panneaux solaires et des éoliennes et des machins qui servent à rien, il le sait. Il préfère que le public vote pour un candidat qui va donner grande priorité à ce genre de dépenses, parce que lui, il est là pour les capter, tu vois. Et il va dire il y a une menace. Et moi, avec mes panneaux solaires, moi avec mes éoliennes, je vais empêcher cette menace. Et tel candidat, je lui ai parlé, est très conscient. Or, la menace pour les gens qui regardent la télévision, qui sont abrités par CNews par exemple, Ces gens-là, c'est quoi leur préoccupation ? Leur préoccupation c'est pas ça, c'est pas le panneau solaire. Leur préoccupation c'est remplacer des lunettes qui sont cassées depuis six mois, qu'ils peuvent pas remplacer. C'est le petit qui va à l'école avec une veste dont le zip ne se ferme pas. Tu vois ? C'est l'inflation. C'est la bouteille d'huile d'olive à vingt euros. Tu vois ce que je veux dire ? C'est un problème. C'est le loyer au Royaume-Uni. 30% des personnes qui travaillent ne peuvent pas payer leur loyer, ont des problèmes. Le loyer est un problème existentiel. Tu vois ce que je veux dire ? Et pourtant, quand ils veulent voter, ils vont pas voter pour leur intérêt. Ils vont pas voter pour quelqu'un qui va alléger cette situation. Ils vont plutôt voter pour quelqu'un qui va empirer cette situation et envoyer plus de production, plus de surplus de valeur, plus de travail en valeur, l'envoyer à des milliardaires. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça, parce qu'il n'y a pas de conscience de classe. Mais, on va faire un exercice simple. Pardon. Un exercice simple. Comment savoir si quelqu'un est programmé pour être pauvre ? Eh bien, imagine qu'un enfant de 5 ans vienne vers lui et lui dise, papa ou maman, peu importe, pourquoi il y a de l'argent ? Pourquoi il y a de l'argent ? Et en fait, ah, tu sais, ma chérie, « Viens, je vais t'expliquer pourquoi il y a de l'argent. » Alors tu sais, anciennement, les gens, ils faisaient du troc. Et en fait, c'était difficile parce que, imagine, ta vache produit du lait, tu as besoin de pommes, tu vas vers celui qui a des arbres et puis il a plein de pommes, là, tu lui dis « je te donne du lait, tu me donnes des pommes », il va dire « non, parce que moi, j'ai pas besoin de lait, j'en ai déjà, regarde, j'ai tout plein de lait, j'ai déjà échangé des pommes contre du lait, par contre, j'ai pas d'orange ». Donc toi, ce que tu dois faire, tu dois aller chercher quelqu'un qui est prêt à échanger tes oranges, ton lait et te donner des oranges. Mais tu vas peut-être trouver quelqu'un qui a des oranges mais qui te dit « moi non, moi je veux de la farine » et ainsi de suite. Tu vois ? Ma chérie, c'est très compliqué. C'est pour ça que les gens ont créé l'argent. La personne qui parle comme ça est en train de définir cette équation. Ils sont en train de mettre cette équation dans la tête de son enfant. Ils sont en train de lui dire c'est du troc. L'argent est un médiateur de troc. Marchandise contre marchandise par la médiation de l'argent. Ils sont en train de le voir bloquer là. Il ne va pas lui dire que l'argent est un outil de domination. Il ne va pas lui dire que l'argent est un outil qui a été créé pour que la caste la plus riche, eh bien, s'enrichisse encore plus que cette caste-là qui a beaucoup d'argent, eh bien, voit ce billet. Tu vois ce billet ? Je le tiens là très fort, il va glisser vers leur coffre. Il va glisser dans leur compte en banque. Chez nous, il est juste éphémère. Mais chez eux, il arrive et il s'accumule. Ils font de l'accumulation avec ça, tu vois ? Un outil de domination à l'argent, c'est ce qu'il faut leur dire. Et en fait, quand tu regardes l'équation AA, je vais te raconter. En France, en 1971, 73, grosso modo début des années 70, il y a eu une loi qui a été passée. Une loi pour forcer l'État à emprunter aux banques. Et y a beaucoup de pays qui ont cette loi aujourd'hui. C'est pour renforcer cette caste-là. Cette caste, finalement, la richesse, toute la richesse de la société commence ici. Toute la richesse de la société commence chez cette caste. Et bien entendu, quand on va aller tout au long de la pyramide de la création, même pas de la création de richesse, la circulation de richesse, ben forcément, ils ont un droit extraordinaire que personne ne leur a donné. On n'a jamais eu un référendum pour décréter que voilà, les banquiers, ils ont le droit de créer toute la valeur qu'on a, toute la valeur économique, et puis prélever la part du liant et nous lâcher les miettes. Jamais on a voté pour ça. Mais pourtant, en réalité, c'est ça. Si tu regardes ces trois circuits, tu vas voir que le début de l'histoire, c'est du AA. Le début de l'histoire, c'est de la dette, c'est l'argent qui est créé sous forme de dette. Comme eux, ils créent toute la valeur, nous retrouvons tous à travailler pour prendre cette valeur-là qu'eux ils ont juste créé ex nihilo. Tu vois le truc ? Voilà, ça c'est la programmation. Donc quand quelqu'un explique à son enfant que l'argent c'est un outil de troc, clairement il est dans le circuit MAM. Alors voilà, pour terminer, Juste la deuxième vidéo sur le marxisme. Bien entendu, Karl Marx, on peut l'étudier de manière philosophique, bien entendu. On peut le comparer, par exemple, on peut voir l'influence qu'a eue Hegel sur lui, un compatriote de Marx. La relation est très compliquée. Il y a des choses avec lesquelles il est d'accord, des choses avec lesquelles il est en opposition avec Hegel. On peut parler de lui, on peut le décrire comme un objectiviste, dans le sens où il pensait qu'il y avait des... que l'histoire humaine, l'histoire sociétale n'avance pas par hasard, que c'est une histoire qui est mue par des lois, par des lois qu'on peut décrire de manière scientifique. C'était un... C'était un réductionniste, dans le sens où il réduisait tout ce qui se passe, tout ce qui se passe autour de nous, et le réduit à la lutte des classes. Mais beaucoup de grands penseurs, beaucoup de grands hommes étaient réductionnistes. Si tu veux étudier un réductionniste très célèbre, c'est Freud. Freud, pratiquement, tout ce qui se passe autour de nous, tout ce qui se passe autour de nous, Freud va le… va le… le réduire à des pulsions, à des pulsions de vie, des pulsions de mort qui viennent de l'intérieur, et il réduit tout à ça. Marx, de la même manière, était un réductionniste, dans le sens où il réduit tout ce qui se passe à cette histoire. C'est un révolutionnaire, Marx. C'est un révolutionnaire dans le sens où il veut renverser l'ordre établi. C'est un utopiste aussi, on peut lui mettre l'étiquette utopiste, parce que c'est un utopiste parce qu'il croit en l'existence, en la possibilité d'une société où il n'y a pas de classe, où il n'y a pas d'exploitation de l'homme par l'homme. Il pense à ça aussi. Et Marx, en réalité, dans son livre Le Capital, Et c'est là où vous voyez l'utopiste, c'est pas quelqu'un qui critique seulement le capitalisme, il critique aussi l'esclavagisme, il critique le colonialisme, il critique la féodalité, il critique le servage, tous ces systèmes injustes qui font que des humains une petite casse d'humain capte le travail, le fruit du labeur de la majorité, et laisse la majorité en ayant des problèmes à payer le loyer ou avoir des fins de mois difficiles, c'est contre ça qu'il s'élève. Merci d'avoir regardé cette vidéo. Si vous avez apprécié, j'en ferai d'autres. A très bientôt.
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