PA-28 N55168 : le Crash Inévitable d'un vol illégal

Vidéo narrative en français racontant un accident aérien survenu en Louisiane en décembre 2020. Le récit décrit un jeune pilote amateur (Jet Montgomery, 18 ans) mal entraîné, distrait, et potentiellement alcoolisé ou sous médication (ADHD), qui, après avoir reçu des vols en solo depuis novembre, décolle de nuit dans des conditions météorologiques dangereuses (plafond bas, givrage, visibilité réduite) avec un passager de 19 ans ; l'avion entre dans les nuages, perd le contrôle, et s'écrase près d'une base militaire (KBAD), tuant les deux occupants. Le narrateur commente les erreurs de jugement, l'instruction déficiente et les circonstances aggravantes.
Mes amis, bien le bonjour. C'est le genre d'histoire où t'as envie de te dire, ça ne peut pas être vrai. T'as envie de dire, j'ai entendu des horreurs, mais celle-là, celle-là, c'est trop. Nous sommes en décembre 2020, nous sommes en Louisiane. On a un père, M. Montgomery, et son fils qui s'intéressent à l'aviation. D'ailleurs, le fils qui a fêté ses 18 ans cette année-là, a envie de devenir pilote de ligne et il étudie l'aéronautique à l'université. Le papa achète un avion, l'avion monomoteur, un PA-28, et puis lui et son fils commencent leur formation. Mais il semblerait que c'était plutôt le fils qui avait le temps d'aller vers les formations à l'aéroclub. Dès son inscription, son premier vol, L'instructeur a été un petit peu surpris par son comportement, par son attitude. Ça signifie que l'instructeur dit que durant le premier vol, il a passé tout son temps à filmer, faire des vidéos pour son Instagram, pour ses médias sociaux, et il ne s'intéressait pas du tout à ce qui se passait dans le cockpit. Ça signifie le vol a été fait, l'instructeur a dit j'ai fait entièrement le vol, il ne s'est pas intéressé à ce qui se passe. Les vols suivants vont se dérouler à peu près de la même manière. On le rappelle à l'ordre, à de nombreuses reprises, mais il ne semble pas très assidu ou capable de focaliser sur un cours ou un instrument ou une activité pendant plus que quelques secondes. C'est presque aujourd'hui le mal du siècle, dirions-nous. À un moment donné, il arrive à l'aéroclube et puis on sent que On sent l'alcool en réalité. Il a éclusé, on ne sait pas s'il a pris un peu ou beaucoup, mais en tout cas, il a épuisé les patients. C'était la goutte, sans jeu de mots, qui a fait des portes de levases. Et c'était peut-être pas une goutte, c'était peut-être une bouteille ou plus. On ne sait pas. En tout cas, sur ce, il se fait congédier par l'aéroclub. Bien sûr, son père va lui trouver un autre club. ils vont continuer à le former et à un moment donné il est lâché en solo ça signifie en novembre 2020 il est lâché il peut piloter tout seul alors attention le solo c'est une phase importante dans la formation où l'élève pilote commence à voler tout seul mais tout seul sous la supervision d'un instructeur ça signifie il voit avec un instructeur la planification du vol les cartes, le terrain, là où il veut aller, la météo, tout ça Et puis ils volent quand celui-ci, quand l'instructeur l'autorise. Aussi une autre restriction que dans 100 a sorti les vols en solo. Il n'a pas le droit de prendre des passagers, il doit voler tout seul. Oui, parce que c'est quand même des vols qui comportent un certain degré de risque, donc on n'a pas envie d'exposer plus de gens que nécessaire à cette phase-là de la formation. Je disais qu'il part en solo, Et à un moment donné, nous sommes en décembre, donc ça fait à peu près un mois qu'il est en mesure de voler en solo, et il va le soir, donc on est dans la nuit du 15 au 16 décembre, on est en plein hiver, il va vers les coups de 22h chez un instructeur avec lequel il n'a pas encore volé. Mais comme cet instructeur devait l'entraîner sur le PA-28, il avait pris les manuels de l'avion. Donc il va vers lui et lui dit, donne-moi les manuels de l'avion, ce que l'instructeur va faire. Mais il lui dit, attention, c'est quoi tes plans ? Et le jeune dit, j'aurais voulu voler demain, le 16 décembre. Et l'instructeur lui dit, non, tu ne peux pas voler demain. Pourquoi ? Parce que les prévisions météo sont très mauvaises pour la nuit et pour le lendemain. Il y aura des nuages bas, des orages, il y aura du gel, il fera 4 degrés au sol, 2 degrés de point de rosée. Comment on perd, grosso modo, ça change selon l'atmosphère, mais en moyenne. 6,5°C par 1000m, donc si on est à 4°C au sol, on imagine que grosso modo, vers les 600-700m, on va avoir l'isotherme zéro. Donc on est réellement dans des conditions où ça peut sérieusement givrer. Donc on a des températures qui sont très froides en plein hiver, plus turbulences, plus vent, plus tout ça, n'est-ce pas ? Donc c'est des situations où on ne sort pas. Surtout quand on est en VFR, quand on est en vol à vue. L'élève pilote dit oui, il n'y a pas de soucis. Il semble un petit peu accepter l'avis de l'instructeur. Il prend les documents, il prend l'émanuel et il part. On va arriver à 4h du matin. 4h du matin, ce garçon va apprendre à un ami à lui, qui a 19 ans. Et puis les deux partent vers l'aéroport. L'aéroport est fermé à 7h de la nuit. C'est des petits aérodromes secondaires. La tour de contrôle travaille aux heures de bureau seulement. Le reste du temps, il y a juste une fréquence où les pilotes peuvent échanger de l'information s'ils le souhaitent, mais il n'y a pas de contrôle. Donc ce qu'il fait, à 4h du matin, il arrive. La visibilité est très réduite. Il y a un plafond à 300 pieds, n'est-ce pas ? Et puis... C'est encore la nuit, nous sommes en hiver, rappelez-vous. Et ce jeune n'est pas entraîné pour voler la nuit. Ça veut dire même qu'il aurait eu sa licence complète. Déjà, s'il avait sa licence complète, il n'aurait pas eu le droit de voler la nuit parce qu'il n'aurait pas eu encore la qualification de nuit. Et en plus, s'il avait sa licence complète, elle n'aurait pas permis de voler dans des conditions qui sont, depuis le départ, des conditions de vol aux instruments. Les deux jeunes embarquent dans l'avion et ils vont faire l'impensable. Il démarre, ils vont s'aligner en début de piste, il met les gaz, donc M. Jet Montgomery, c'est le nom du gamin, Jet Montgomery, ça prouve que depuis sa naissance au moins, il y a une certaine culture aéronautique qui coule un petit peu dans la famille. Il met les gaz et il décolle. Au moment où il quitte le sol, il rentre dans les nuages, et c'est la catastrophe. A partir de là, il commence à faire n'importe quoi dans les nuages. Ça signifie qu'il perd le contrôle, il n'a pas l'habitude de piloter sans visibilité, dans des conditions givrantes, des turbulences, du vent. Il ne sait pas ce qui est en train de se passer, il ne sait pas ce qu'il fait. Donc, il commence à... à monter, donc là ce que va le voir c'est un radariste qui va le voir, c'est un contrôleur régional qui va soudainement voir qu'il y a un avion avec un transpondeur allumé avec le code 1200 qui est en train de faire n'importe quoi. Il le voit voler au départ entre 500 et 1000 pieds, ça signifie que c'est un avion qui fait des montagnes russes. Donc il pique à un moment donné. Quand il arrive à 500 pieds, il semblerait que le pilote tire sur le manche et remonte à 1000 pieds. Et à un moment donné, même ce mouvement va prendre une plus grande amplitude. Il va aller de 600 pieds à 1800 pieds par moment. Donc il va monter jusqu'à 1800 pieds et replonger. Parfois il fait des boucles, des boucles extrêmement serrées. Et puis après il repart en se rendant compte que c'est un avion en perdition. A ce moment là, le contrôleur aérien prend le téléphone et appelle une base militaire. C'est une base militaire vers laquelle généralement se dirigeait le parcours de cet avion qui était dans les nuages. alors il leur dit voilà il y a un appareil qui est là en difficulté, il vient vers vous donc ce qu'ils font c'est que d'un côté ils allument la piste, ils allument les feux de piste, ils les mettent à haute intensité pour que cet avion où qu'il soit pourra peut-être les voir et venir atterrir et puis ils commencent à essayer de l'appeler sur plusieurs fréquences pour voir si le pilote peut répondre ils appellent, ils appellent, ils appellent mais il n'y a aucune réponse et à un moment donné mes amis au bout de longues minutes de ce mouvement là et on imagine on imagine la panique et la souffrance dans le cockpit on imagine ces jeunes qui ne comprennent pas ce qui est en train de leur arriver et bien l'avion sort brutalement des nuages à très grande vitesse et puis part taper contre le sol pas très loin de la base militaire d'ailleurs sur le territoire de la base militaire de KBAD et en fait il va taper très fort et puis éclaté en mille morceaux, on va retrouver des morceaux dans les arbres et tout ça. Et puis les deux jeunes ont été tués, bien entendu. Quand l'enquête commence du NTSB, ils sont complètement choqués par ce qu'ils trouvent. Ils trouvent aussi que ce jeune avait dans le sang plusieurs médicaments, dans des amphétamines, parce qu'il semblerait qu'il prenait des médicaments pour un trouble du déficit de l'attention, ADHD. Et puis, quand il parle au père, le père est un petit peu évasif. Il lui dit, est-ce que vous... vous rangez où les clés ? Est-ce qu'il savait ? Il dit, oui, il y avait des clés, il y avait des clés à tel endroit, mais de toute façon, mon fils, vous savez, il avait été bien entraîné et il savait qu'en cas de difficulté, il pouvait appuyer sur le bouton des pilotes automatiques. Alors, il faut savoir une chose. Dans les avions d'aviation général, il y a parfois un pilote automatique.
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