
A French vlogger calls a friend whose infant died and reflects on grief and faith. He kept his own daughter's belongings for years until her sister used them. He says faith means something only when it survives hardship, not just happy moments.
Bonjour mes amis, merci de vos commentaires sur ma dernière vidéo et toutes mes excuses pour le sang. Je n'avais pas réalisé que le sang avait un problème. Et en fait, si vous voulez, techniquement, il faisait très chaud ce jour-là et je me suis donc permis de laisser le climatiseur tourner, même au minimum, parce que sinon, au bout de 2-3 minutes, la voiture aurait été insupportable. Et le résultat, c'est que l'air de la clim soufflait un peu sur le téléphone et ça a créé ces variations de son tout le long de la vidéo. Cela dit, vous savez, je blogue amateur, je n'ai pas une équipe autour de moi avec du montage, des caméras extraordinaires et tout ça. C'est vrai que voilà, c'est ce que la maison a comme équipement. En tout cas, je peux vous dire un truc, je me suis senti aimé. Figurez-vous que j'ai senti que vous m'aimez. Ça m'a un peu touché, beaucoup même, parce que quand même, quand tu vois la qualité technique de la vidéo que j'ai faite, et qu'à mon sens, si je l'avais bien écouté, elle n'aurait pas passé la qualité requise pour que je la publie à tant de monde qui me font l'honneur de me suivre. C'est vrai que j'ai vu des commentaires très positifs sur ma vidéo et j'ai été touché. Au départ, je croyais que c'était de la complaisance, mais finalement, je me suis rendu compte que c'était plus une forme d'amour qu'autre chose, même si Voilà, même si j'apparais chez les gens sur leur écran, sur leur télé, dans leur voiture et tout ça. Je suis un peu, comment dire, je suis comme un qui a reçu une grosse baffe aujourd'hui, je ne vous cache pas, émotionnellement parlant. Je suis assez déstabilisé pour tout vous dire. Je suis arrivé dans la voiture pour parler d'un autre sujet. Vous savez quoi, je vais vous dire un truc par rapport à mes vidéos. Je crois que la majorité de mes vidéos, j'étais arrivé à la voiture pour parler d'un sujet et au moment où je lance l'enregistrement, je parle d'autre chose. Je ne comprends pas. J'ai l'impression que des fois, c'est un alibi que j'ai en tête.
J'ai.
Téléphoné à quelqu'un. Voilà pourquoi je me sens un peu sonné comme ça. J'ai téléphoné à quelqu'un. J'ai téléphoné à un ami, un ami de longue date que j'ai perdu de vue. Je l'ai appelé à une triste occasion, d'accord ? Je l'ai appelé à une occasion extrêmement triste parce que j'ai appris par un ami commun que son enfant est mort. C'était un bébé. Je n'ai pas de licence pour donner des détails, mais je peux vous dire qu'il a eu un enfant et que cet enfant est mort. Vous savez, il y a toute une religion, le christianisme, qui a été lancé sur la dureté du sacrifice d'un enfant. C'est quelque chose que l'humanité a depuis toujours mesuré, vous voyez. Et en fait, j'ai senti quand cet ami commun m'a dit, appelle-le. Alors il m'a dit, appelle-le dans le sens, dans le sens tu as vécu cela, dans le sens tu as vécu cela, tu sais de quoi il s'agit, appelle-le. Sur l'instant, ce n'était pas, ce n'était pas une idée, comment dirais-je, ce n'est pas, j'ai pas immédiatement souscrit à l'idée parce que je lui ai dit oui je veux l'appeler je me sens le devoir de l'appeler mais je suis pas nécessairement passé par dessus ça moi tu vois je ne suis pas le gars qui a vécu cela et qui s'en est sorti avec les éloges du jury et maintenant je suis à même de d'aider des personnes qui travaillent dans des situations similaires. Je pense qu'il me faudra longtemps, si jamais ça doit m'arriver, d'être dans une situation où je pourrais dire que c'est du passé. Donc, j'ai senti le devoir de l'appeler et je l'ai appelé. Ça m'a fait très plaisir de le faire, parce qu'humainement, je pense que... Vous savez, moi, Là, c'est personnel cette vidéo, j'ai l'impression. En fait, je disais, n'est-ce pas que... Je disais, n'est-ce pas que... Il y a des gamins dans une voiture puissante avec un P dessus. Ils sont à moitié ivres. Ils font les abrutis dans un parking, juste pour parler d'un autre sujet. En tout cas, parler.
En fait, je ne sais plus de quoi je parlais.
Je disais que, vous savez, moi j'ai grandi dans un pays, n'est-ce pas, où quand les gens, ils avaient beaucoup mangé, ils étaient et ils avaient mangé parfois plus que de raison un soir de ramadan par exemple je cite personne mais voilà par exemple et qu'il balançait un rot sonore il finissait par, il le suivait ou il le ponctuait par alhamdoulilah ça signifie merci Allah Merci de m'avoir permis de remplir la pense. Et ce qui est terrible, c'est que ça crée cette foi, parce que quand il y a la mort, On trouve sa survie parfois dans une foi, dans une forme de foi. Ça crée une foi qui est associée au moment positif de la vie. Ça crée une foi qui se renforce au moment où tout va bien. On remercie Dieu au moment où on est littéralement sur le point d'exploser. Après, c'est la façon dont je vois les choses. c'est que la foi devrait être construite plutôt sur l'opposé.
D'accord ?
Peut-on remercier Dieu alors qu'on a un enfant mort dans les bras par exemple ? Vous voyez ce que je veux dire ? Ça c'est autre chose et je pense personnellement que c'est ce qu'il faut apprendre à faire. Il faut apprendre à se à trouver cette foi, à nourrir cette foi par les choses, par les moments difficiles de notre vie, pas par les moments faciles. Parce que si on associe cela aux moments faciles, au moment où ça ne va pas, on est dénudé.
On est dénudé.
En tout cas, je suis content de l'avoir appelé parce que j'ai senti que ça lui a fait du bien. Ça lui a fait du bien. C'est quelque chose de... C'est un appel qu'il a pris avec plaisir. En tout cas, je l'ai senti. Moi aussi, ça m'a fait plaisir de lui parler. C'est difficile quand un enfant meurt. C'est très difficile. C'est dur à mesurer, même quand on l'a vécu. Tu fais quoi des affaires, par exemple ? Tu rentres à la maison, t'as tes affaires partout. Je sais que moi, dans mon cas, il y a des gens, ils enlèvent.
Tout tout de suite.
Je ne peux que comprendre cela, bien sûr. Parce qu'ils n'ont pas envie d'être dans la situation où ils voient ses affaires partout alors qu'il n'est pas là, c'est vrai. Moi, je n'ai pas voulu faire ça. Pour moi, c'était... Ma fille avait ses affaires qui étaient là. Et c'était chez elle. Ses affaires devaient rester là.
C'est tout.
Et j'ai laissé ses affaires partout. Et ça m'a accompagné pendant deux ans. Je les voyais tous les jours.
Mais...
On peut se dire, ses affaires m'ont rappelé... Elles se rappelaient à moi par ses affaires ? Non, pas vraiment, parce que j'y pensais tout le temps. Donc, j'y pense tout le temps. Même quand ses affaires sont pas là, ça change rien. Ce qui fait que je les ai laissés. Alors aujourd'hui c'est sa sœur qui les utilise ? C'est une bénédiction d'avoir reçu sa sœur. C'est une vraie bénédiction parce que sa sœur ne serait pas venue et je pense que les affaires seraient encore là pendant très longtemps. Je me voyais vieux et grabataire étant conduit par des mains secourables. vers une maison de retraite avec une poussette tombant en miettes. Ça peut arriver ce genre de choses. J'en sais rien. Je ne sais pas ce qui peut arriver, ce qui peut parler. J'étais arrivé à la base pour cette vidéo parce que je sais que les résultats du BAC sont en train d'arriver et à la base je voulais faire une vidéo pour expliquer aux jeunes pour essayer de les aider pour les orienter j'aurais voulu leur dire ce que moi j'aurais voulu entendre ce que moi j'aurais voulu entendre à l'époque où j'étais jeune Je suis pas prêt de ça.
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