
Monologue vidéo (YouTube) en français intitulée "Personne ne veut travailler". Le locuteur décrit la montée de la "démission silencieuse" et des attitudes apathiques au travail — silence, ignorance des e-mails/chats, refus d'engagement — comme symptôme d'entreprises toxiques. Il accuse le top management d'instaurer des politiques managériales agressives (compétition interne, harcèlement) visant une croissance permanente, ce qui provoque des pics d'adrénaline courts suivis d'un effondrement (burnout, arrêts maladie, baisse de productivité) et affirme que cela a un coût économique et humain. Conclut en recommandant son livre "Toxic" (disponible Amazon, TV Liberté).
Mes amis, bien le bonsoir. Vous êtes nombreux à m'écrire pour me poser la même question ou faire état d'une situation qui semble devenir le quotidien d'un million de gens. Des gens qui travaillent dans des entreprises complètement différentes, qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre, me parlent de certaines attitudes, de certains comportements qui deviennent quasiment la norme dans le milieu du travail aujourd'hui. Je vous raconte. Ils me disent, les gens que j'ai en face ne répondent pas, ne réagissent pas, sont complètement apathiques. On a un projet qui va au mur, il n'y a personne qui se bouge. Quand j'écris aux gens sur un tchat interne, ils m'ignorent ou ils me répondent complètement à côté de la plaque des heures plus tard. J'écris un email, je mets plein de personnes en CC. L'email est bien formulé, bien explicité, il raconte une situation particulière. Je propose des solutions, je pose des questions. Personne ne répond. Ou bien à la fin de la journée, il y en a un qui répond avec trois mots et complètement à côté de la plaque. On dirait que la personne n'a même pas lu ce que j'ai écrit. Alors que se passe-t-il? En fait, la réalité, c'est que de plus en plus de gens sont dans ce qu'on appelle la démission silencieuse. Ça veut dire que lorsque vous travaillez dans une entreprise et vous vous donnez à fond, en fait, vous dérangez quelque part. Vous devenez l'ennemi. Ça signifie que les autres se disent, oui, mais celui-là ou celle-là, qu'est-ce qu'ils me veulent ? En fait, ils ont juste envie que vous vous taisiez. parce qu'ils ont d'autres chaffes où étaient. Ils sont occupés par leur vie privée, ils sont dans leur rêverie, ils sont dans leurs bouquins, ils sont dans leurs jeux en ligne, ils sont dans leurs vidéos, ils sont dans leur Netflix, ils sont en train de faire semblant de travailler. De moins en moins de gens ont envie de travailler sérieusement. Et donc à ce moment-là, quand vous cherchez à les faire bouger, ils vont vous très mal le prendre, ils vont très mal le prendre et mal vous traiter. Donc ce que vous allez faire, et c'est beaucoup de messages dans ce sens, vous allez accumuler de la frustration, parce que vous avez l'impression de parler à un mur, vous allez accumuler de l'animosité, ça signifie que vous allez devenir de plus en plus fâché avec des gens, et puis la réciproque est vraie, et en fait vous n'allez rien gagner du tout. Il faut savoir une chose, quand vous travaillez dans une entreprise toxique, la toxicité n'est pas gratuite. La toxicité a un prix, on peut mettre un dollar price comme on dit dessus. Ça veut dire qu'une entreprise qui accepte, c'est pas qui accepte, La toxicité vient d'en haut, elle vient pas d'en bas en général. La toxicité c'est quelque chose qui a été créé par le top top management, parfois elle est même instaurée en tant que politique managériale, et elle cascade vers le bas. Donc quand une entreprise crée des situations où le chien mange le chien, quand une entreprise met les gens en compétition interne, quand une entreprise encourage les comportements de bullying, encourage les comportements de harcèlement, Eh bien, qu'est-ce qu'il va se passer à l'intérieur ? Parce que dans certaines boîtes, ce qu'on pense, on pense que le harcèlement est une bonne chose. Sérieux, c'est comme je vous le dis. Certaines boîtes pensent que si on fait un management agressif, on va pousser les gens à travailler plus et puis on va améliorer la productivité. Alors sur l'instant, sur l'instant, oui. Sur l'instant, et c'est ça, c'est-à-dire que si on a affaire à des cours thermistes, quand ils vont créer de la pression malsaine sur les gens, de manière transitoire, de manière temporaire, il y a un petit pic de productivité. qui sera suivi par un déclin massif et brutal. Énormément d'entreprises sont dans cette phase de déclin brutal. C'est comme lorsque, je sais pas moi, vous avez un cheval qui tire une charrette trop lourde pour lui, il est épuisé, il est assoiffé, il y a le soleil qui tape dessus, il n'en peut plus. Et vous faites quoi ? Vous tapez dessus plus qu'il aille plus fort. Que va-t-il se passer ? Alors les premiers coups par l'adrénaline effectivement, et c'est pareil chez les humains, quand il y a un coup d'adrénaline, et bien ça va donner un boost de performance mais qui est temporaire et instantané et éphémère. L'adrénaline. Des millions de gens en Occident vivent sous perfusion constante d'adrénaline. Vous savez à quoi elle a été pensée l'adrénaline ? Vous savez à quoi elle sert dans la nature ? Elle sert pour des situations de pointe. Imaginons, revenons en arrière, je suis un homme qui vit dans la jungle ou qui vit dans une caverne ou autre, je sors le matin pour attraper une bête pour mes petits, j'ai une sague ou j'ai une massue ou toute arme de l'époque, j'arrive dans les buissons, j'écarte les buissons et là je suis nez à nez avec un fauve, il va me bouffer. Qu'est-ce que je fais ? J'ai un rush d'adrénaline, je fais demi-tour et je cours ou bien, dans une autre alternative, je me bats avec lui. On a ces deux modes, se battre ou fuir. Et puis, soit je me bats, je perds. Et là, les problèmes ne se posent plus. Là, je rentre dans un univers de paix et de tranquillité. Soit je gagne sur lui, je vais le ramener à la maison, on va le bouffer. Ou bien je prends la fuite et voilà. Mais la situation que nous vivons aujourd'hui dans le monde du travail est complètement inhumaine. L'adrénaline n'a jamais été pensée pour être vécue sur le long terme. On ne va pas passer sa vie dans le stress. On ne va pas passer sa vie sous un stress d'adrénaline injectée constamment dans le corps. Ce n'est pas possible, ça. Le corps humain n'a pas été pensé pour ça. Et c'est pour ça que les gens tombent malades physiquement. Mais ces maladies physiques sont très souvent des maladies psychiques ou un stress psychique qui a fini par détruire les personnes. les détruire soit par une somatisation, on ne peut pas être mentalement pas bien, physiquement bien, mais aussi par l'encouragement parfois d'attitudes extrêmement néfastes des gens qui, lorsqu'ils rentrent à la maison, ils vont se donner à cœur joie par l'alcool, par la bouffe, par n'importe quoi. tout ce qui leur permet de passer, tout ce qui leur permet de placer une compresse sur leurs blessures. Et le lendemain matin, souvent avant même qu'ils n'arrivent au bureau, il y a la boule au ventre. C'est quoi? C'est encore un rush d'adrénaline qui est en train d'arriver. L'humain, encore une fois, n'a jamais été pensé par la nature ou par la divinité ou par qui vous voulez pour fonctionner de cette manière. C'est un fonctionnement malsain. Donc. Ce qui va se passer. C'est que quand on va taper dessus, on va créer ce rush là. Sur l'instant, il va courir plus vite. que la normale. Sur l'instant, il va se battre plus férocement que la normale, sauf que c'est éphémère. Et par la suite, il va faire quoi ? C'est comme ce canasson complètement épuisé sous un poids très lourd. Il va faire quoi ? Il va accélérer, puis au bout d'un moment, il va ralentir. Au bout d'un moment, vous savez quoi ? Il va même s'arrêter. Il va peut-être même se mettre à genoux. Il va même tomber par terre. Et là, il n'y a aucun coup de bâton qui pourra le réveiller. Aucune menace. Aucun cri, rien du tout ne pourra plus le faire bouger. C'est terminé, il n'y a plus d'énergie. Aujourd'hui, c'est vers là qu'on va. C'est vers là qu'on va. Ça signifie qu'on a poussé les gens à fond et maintenant les gens commencent collectivement à atteindre le niveau où ils rentrent dans la zone rouge, dans la zone de déficit énergétique. Et ils se disent, tu sais quoi ? Laisse-moi tranquille. N'écris pas un email, n'écris rien. Laisse-moi. Tu as écrit ? Ok. Tu veux écrire ? D'accord. Je vais ignorer ton e-mail. J'attends que tu me relances. Et si tu me relances encore, ce que je vais faire, je vais finir par te répondre par un truc bête. Tu veux dire quoi ? Ou un truc qui n'a rien à voir ? Comme ça, ça va donner peut-être le message qu'on croit laisse-moi tranquille. Or, il y a énormément de gens dans le milieu de l'entreprise aujourd'hui qui respirent le laisse-moi tranquille. Leur communication, c'est juste laisse-moi, fous-moi la paix. Le client veut partir, oui, mais laisse-le partir. Qu'il parte chez la concurrence, je m'en fiche. Laisse-le partir, ça ne me regarde pas. Ça, ça a été infligé par les entreprises à elles-mêmes. Ça, c'est ce management toxique qu'ils ont ramené en espérant que celui-là allait les booster. Voilà. Le résultat net, c'est que beaucoup, beaucoup de boîtes, aujourd'hui, les messages que je reçois, commencent au bout d'un moment à virer du monde, commencent à ne plus pouvoir payer les salaires, commencent à être dans le déficit, tout simplement parce que la plus grande richesse d'une boîte, c'est l'humain. Et l'humain, c'est pas... L'humain, ce n'est pas une machine. L'humain, ce n'est pas un truc. C'est un truc très compliqué. Ce n'est pas juste quelqu'un sur lequel on peut battre. Et puis, plus on le bat, plus il y a des dollars qui tombent, plus il y a de la valeur pour les actionnaires qui tombent, plus il y a de la valeur pour le patronat qui tombe. Ça ne marche pas comme ça. Un humain peut obtenir énormément d'un humain. Mais il faut être soi-même déjà un humain. Il faut soi-même savoir comment parler aux gens. Il faut savoir comment les traiter. Et il faut savoir les limites également. Il y a des limites. Il y a un maximum. On ne peut pas espérer. On est, vous savez, cette logique que dénoncent certains économistes de la croissance permanente. On veut faire de la croissance. Quoi qu'on ait gagné cette année-là, on veut gagner plus l'année d'après. Mais ça devient pansy à la fin. Parce qu'il y a un système qui pense que la Terre a 100 milliards d'habitants. Si on était 100 milliards, oui, peut-être si la Terre avait la taille de la planète Saturne et qu'il y avait 500 milliards de personnes dessus. On veut bien. Mais là, quand tu prends chaque entreprise représente une niche que tu vendes des crevettes, que tu vends du poulet, que tu vends n'importe quoi. Tu représentes une niche dans ce marché. Tu es sur le marché, par exemple français, sur un marché italien, sur le marché suisse, sur le marché américain. T'es une niche sur un produit. Cette niche, elle ne va pas croître éternellement. Or, cette chasse à la croissance éternelle, on a fait 1 million cette année, on fera 1,2 million l'année prochaine. L'année d'après, ah oui, on va faire 1,5 million, on va faire 2, on va faire 3, on va faire 10, on va faire 1 000 milliards. Pourquoi ne pas faire un gogole ? Pourquoi ne pas faire 1 000 milliards de milliards de milliards ? Pourquoi ne pas les faire ? Il y a une limite à un moment donné. Or, Cet emballement sur les chiffres, des chiffres de plus en plus ahurissants, de plus en plus abracadabrans, qui n'ont plus de réalité avec le terrain, eh bien vont forcer à faire travailler les gens au-delà aussi. Parce que cette croissance, cette volonté de faire plus de chiffres que les années passées, Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on veut que les gens travaillent plus que les années passées. L'année dernière, ils ont réussi un miracle. L'année dernière, notre compagnie a fait 10 millions, mais c'était un miracle. Des gens sont partis en burn-out. Des gens sont éclatés de leur santé. Des gens ont démissionné. Des gens sont en arrêt maladie longue durée. Des gens ont divorcé. Des gens prennent des médicaments pour tenir le coup. C'est ça, le prix des 10 millions qui ont été gagnés, on va dire, en 2023. Et on arrive. Et là, l'actionnariat, le patronat, après avoir touché leurs dividendes, après avoir touché leurs bonus, non content de se dire bon, c'était une bonne année quand même. C'était une grande année l'année 2023. Qu'est ce qu'ils disent? Ah oui, on a fait 10 millions l'année 2023. Tu sais quoi? On va en faire. On va en faire 14 cette année. Comment pour faire 14? Comment on va faire pour faire 14? Techniquement parlant, on va attaquer la Banque de France. On va faire comment pour aller faire cet argent là? Où est ce qu'on va le chercher? Les gens qui sont nés entre 2023 et 2024 sont encore dans les couches. Ce n'est pas des clients encore. Les gens, ils grandiront, leurs grands-parents seront morts. Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Comment on va faire ? Où est-ce qu'on va trouver des humains ? Vous voyez ce que je veux dire ? C'est un problème. Et cette volonté de croissance, permanente, c'est aussi une volonté, ça se traduit sur le terrain par une exigence de croissance ou de travail supplémentaire, d'efforts supplémentaires. Et au bout d'un moment, l'effort ne sert plus à rien. Parce qu'au bout d'un moment, si tu me demandes, je ne sais pas moi, tu me demandes un truc impossible. Tu me demandes, je ne sais pas moi, de te déplacer, de te déplacer une brouette de sable. Bon, je vais peut être prendre la brouette de sable, tout ça et le faire. Maintenant, si tu me poses une tonne sur la brouette, Je veux dire, laissez-moi tranquille, je ne vais même pas tenter parce que je ne vois pas comment le faire. Et c'est ça le problème. Les gens, aujourd'hui, beaucoup de gens ressentent que leur énergie, leur énergie, leur potentiel, eh bien on leur demande des choses qui sont ridiculement élevées par rapport à ce qu'ils peuvent faire. Et même par rapport aux moyens qu'on leur donne, parce qu'il faut savoir une chose, Non seulement on veut plus de croissance, mais avec moins de moyens. Parce que pourquoi on cherche plus de croissance ? C'est qu'on veut faire plus de revenus. Et le revenu, c'est quoi ? Le revenu, c'est des bénéfices qu'on veut faire. C'est ça ce qui compte, c'est le bénéfice. Or, pour faire plus de bénéfices, qu'est-ce qu'on va faire ? On veut vendre, par exemple, plus. On veut que les clients nous versent plus d'argent, mais on veut que nous nous dépensions moins. Donc qu'est-ce qu'on va faire ? On va aller dans ce paradoxe. Chasser plus de revenus. Chasser plus de revenus. mais avec moins de moyens. Ça signifie, par exemple, quand je vous donne un exemple, c'était 10 millions en 2023. En 2024, vous savez quoi ? On ne remplace pas les départs à la retraite. Les gars qui ont démissionné, tout ça, vous savez quoi ? On méprise. On ne va pas recruter d'autres. On investit moins sur tous les plans. On va peut-être même dégrader la qualité du produit pour qu'il nous revienne moins cher à produire. Et puis on veut en vendre plus. Je veux dire, au bout d'un moment, il faut arrêter de croire au Père Noël. Au bout d'un moment, il faut arrêter. Donc les gens ne croient pas au Père Noël. C'est pour ça que beaucoup d'employés, dans plein d'entreprises, se mettent en situation de dire... De toute façon, vous rêvez. Moi, je suis là, je touche mon salaire à la fin du mois. Le jour où vous coulerez, je partirai ailleurs. Puis c'est tout. Mais franchement, je ne crois plus en rien. C'est ça le problème. Des gens ne croient plus en rien. Et quand les gens cessent d'y croire, ils cessent de se donner ou de donner leur temps, leur créativité, leur énergie. Ils sont juste là. Tu as des corps. Tu veux des corps? Ils sont là. J'avais une manager. Je me rappelle une époque. On n'arrêtait pas d'aller vers les achats. We need bodies. Elle disait clairement des corps. Nous voulons des corps, des corps humains. des corps humains. Voilà, on a cru des corps humains. On a cru des corps humains, mais bon, on finit par avoir des corps humains. Leur corps est là, leur âme n'est plus là. Voilà, les amis, faites très attention. D'accord, faites très attention à vous. Je vous recommande mon livre. Je sais pas s'il est là. Je vous montre s'il est là, s'il est là, s'il est là, s'il est là. Oui, il est là. Toxic disponible sur Amazon, disponible potentiellement chez TV Liberté également pour ceux qui ne veulent pas acheter chez Amazon. C'est un livre qui qui vous donne un certain nombre de clés pour éviter que votre âme ne meurt avant votre corps dans le milieu du travail. Merci mes amis, on se voit dans une prochaine vidéo. A hyper hyper bientôt.
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