PIA 8303: l'incroyable histoire des Fausses Licences de Pilote

French-language monologue analyzing the March 2020 crash of PIA Flight 8303 and the surrounding scandal of fake pilot licences in Pakistan. The speaker reconstructs the final approach (aircraft too high and fast, autopilot disengaged, landing gear retracted), describes engines scraping the runway and subsequent oil loss leading to dual engine failure and crash ~1,300 m short of the runway, and reports the human toll (99 aboard; 98 died; 1 survivor; at least one ground fatality). The video connects technical causes to human and systemic problems—pilot competency, rushed regulatory reforms, alleged widespread falsified licences (reported at ~30–40%)—and notes international responses (EU ban) and delays in the official accident report.
Questions this video answers
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98
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At least 1 person on the ground
46 days
Dans les locaux de la DGAC, il y a des gens qui soient les aidés d'avoir que le Pakistan est le grand pays des faux diplômes. Il y a eu même des scandales avec des faux diplômes de médecins, des faux diplômes d'anesthésistes, tout ça qui ont été vendus à des gens en Occident et ailleurs. Donc plein de gens achètent des diplômes et viennent travailler avec. Et ça, ça peut mettre en danger la vie des gens. Les pilotes qui ont été critiqués par le ministère des transports pour leurs faux diplômes, eux, ils ont rendu l'appareil au ministre des transports en lui rappelant que ses propres diplômes à lui sont faux, que ses diplômes universitaires sont faux également. Donc en fait, c'était un réveil avec une gueule de bois. On a même réalisé qu'il y avait deux jeunes femmes, les sœurs Massoud. Les sœurs Massoud, c'est quelque chose. À une époque, elles avaient piloté en même temps un Boeing 777. Ça signifie qu'à un moment donné, dans le roster de la compagnie, on avait une qui était commandante de bord et l'autre qui était copilote. Et les deux se sont retrouvées sur les mêmes vols et elles ont été photographiées et tout. Donc, c'est une manière de montrer un Pakistan moderne, un Pakistan qui, malgré Bon, on est un pays musulman, mais en même temps, regardez, on n'écrase pas la femme. On a deux femmes qui pilotent un triple seven et tout. Les sœurs Massoud, elles faisaient partie du lot. Leurs licences ont été annulées parce que voilà, trichées dans les examens ou falsifiées ou autre. Alors par la suite, il y a eu de grosses histoires en justice et tout. Et puis, que s'est-il passé ? Ils ont rétabli les licences de pas mal de monde. Alors comment ils les ont rétablies ? Bon, certains ont payé pour se les faire rétablir, tout ça. Enfin, c'est devenu C'est devenu une situation tellement pourrie que l'Union Européenne a interdit les compagnies, et d'autres pays aussi, pas seulement l'Union Européenne, ont interdit les compagnies pakistanaises jusqu'à ce que les choses s'éclairent. Les choses ne sont pas éclairées jusqu'à maintenant. Le rapport final sur l'accident dont je vous ai parlé n'est pas sorti encore. Ils mettent toujours des années à les sortir quand ils ont un accident. Pourquoi ? Pour ne pas toucher les personnes qui sont au pouvoir en ce moment-là. Par exemple, il y a un accident, il y a un ministre des Transports. Si le ministère des transports a fait du mauvais travail dans la régulation, le contrôle et tout ça, et la conformité, on n'a pas envie de venir l'embêter avec un rapport l'accusant. Donc qu'est-ce qu'on fait ? On attend. On attend, on attend, on attend quelques années. Quand il partira, il partira à la retraite, ou il sera ailleurs, ou il sera renversé, ou peu importe, à ce moment-là, on peut dire ce qu'on veut à son sujet. Et à ce moment-là, on sort le rapport. Donc c'est un petit peu ce genre de jeux politiques qui sont souvent en place. Donc voilà mes amis, c'était cet accident là que vous avez vu, c'était quelque chose d'absolument pas nécessaire, mais effectivement on se pose des questions très très fortes sur la compétence de ces pilotes là, parce que non obstant que c'était le ramadan, qu'il faisait 36 degrés, qu'ils étaient un petit peu rouillés parce que probablement ils n'avaient pas volé pendant quelques semaines. Il n'y a rien qui justifie ce qu'ils ont fait. Il n'y a absolument rien qui justifie d'arriver avec un avion de ligne dans des circonstances pareilles. Ils ont été écrasés sur la piste dans des conditions absolument indignes. Voilà. Merci, mes amis, d'avoir regardé cette vidéo jusqu'ici et on se voit dans la prochaine. A très bientôt. La majorité des pays du monde, y compris le Pakistan, était dans une situation de crise sanitaire, si vous vous rappelez. Donc cet avion, par exemple, pendant 46 jours, n'avait pas volé. Il y avait très, très peu de vols. Les pilotes étaient un peu rouillés. La tragédie si jointe, je ne vais pas chercher à l'expliquer par la rouille des pilotes. Ce n'est pas suffisant. Il y a de ça, mais il y a autre chose. C'était également le ramadan. D'accord. Donc on est dans un pays musulman. D'accord. Et donc, les pilotes faisaient le ramadan, qui consiste à ne pas manger et surtout à ne pas boire par une température qui était de l'ordre de 36 degrés. Bon, il faisait 36 degrés dehors, pas dans l'avion, mais pour vous dire que l'approche, au moment où ils la font, on est vers 14h30, donc on est vers le milieu de la journée. Donc, c'est des gens qui sont forcément diminués. Je ne dis pas qu'on les ramasse à la petite cuillère, c'est pas ça, mais ils sont diminués. Ils arrivent, Et là, il y a un problème. Le problème, c'est qu'ils arrivent trop haut, trop vite, c'est à dire que de manière consistante, ils seront tout le temps au-dessus. Mais quand je dis au-dessus, c'est bien, bien, bien au-dessus du plan de descente. Donc, ils cherchent à rattraper. débranche le pilote automatique, prend l'avion en manuel, met le mode open descent, qui permet qu'en réalité, le mode open descent, qu'est-ce qu'il fait ? Il va réduire complètement les gaz, et après, on voit ce qu'on peut obtenir comme taux de descente. Pour la bonne mesure, ils sortent les aérofreins, les spoilers, pour essayer de faire tomber l'avion plus vite. Mais ce n'est pas suffisant. Le contrôleur, à plusieurs reprises, va leur dire de faire un cercle, faire un 360. C'est-à-dire, pour se prendre la tête, tu fais un 360, donc tu fais un tour complet, tranquille, tu pars plusieurs minutes à le faire. Pendant ce temps, tu descends, tu reprends tes esprits, tu reprends ta vitesse, tu reprends l'altitude cible, et puis c'est tout. S'il faut faire un cercle, tu en fais un. S'il en faut deux, tu en fais deux. S'il en faut douze, tu en fais douze. Mais il y a des solutions, des solutions simples qui marchent. Les pilotes refusent, ils insistent, ils continuent. A un moment donné, ils sont avec le contrôleur d'approche et le contrôleur d'approche les voit. Ils sont très haut et trop rapides. Ils ne peuvent pas intercepter l'ILS comme ceci. Mais ils veulent y aller, ils veulent absolument y aller. Problème, comme ils sont trop rapides. Il n'a même pas le temps de contacter la tour de contrôle. Il n'a pas le temps de transférer vers la tour de contrôle. Donc, qu'est-ce qu'il fait le contrôleur d'approche ? Dans la panique, il prend le téléphone et il appelle son collègue à la tour de contrôle en lui disant, j'ai le PIR qui arrive comme un missile, est-ce que tu veux lui donner une autorisation d'atterrir ? Il n'a pas le temps pour changer de fréquence, il allait trop vite. Donc, qu'est-ce qu'il fait le contrôleur de la tour ? Il dit, d'accord, donne-lui l'autorisation d'atterrir. Donc, tout en restant au téléphone, c'est le contrôleur d'approche qui lui donne l'autorisation d'atterrir sur la piste 25L. C'est quand même dingue. Ces gens-là ne sont pas arrivés un peu haut, n'ont pas fait une petite erreur, ils sont arrivés quand même ici. Ce n'était même pas du pilotage de cow-boy, c'était plus agressif que cela encore. Nos pilotes arrivent au-dessus de la piste, commencent à cabrer pour faire leur flair, pour faire l'arrondi. L'avion à l'intérieur qu'on pouvait imaginer sa gueule, toutes les alarmes étaient là. D'accord, des alarmes, des alarmes, des alarmes, y compris l'alarme train d'atterrissage qui était rentré. Donc, le train était rentré. Et puis, il y avait une alarme à ce sujet là. D'accord, tout l'eau. Donc. Qu'est ce qu'ils font? Ils sont sur la piste et là, ils atterrissent. Ils atterrissent sur quoi? Vu que le train d'atterrissage n'est pas sorti. ils vont atterrir sur les moteurs. Les deux moteurs tapent contre le sol et l'avion commence à gratter sur plusieurs centaines de mètres. Les pilotes réalisent seulement à ce stade qu'ils ont poussé le bouchon trop loin. Ils réalisent qu'il y a des bruits de casserole et qu'ils ont oublié le train d'atterrissage. Le contrôleur à la tour va gueuler au téléphone, pas à la fréquence, parce qu'ils n'étaient pas sur la fréquence de la tour. Il va dire à son collègue, ils ont tapé les moteurs, ils ont tapé les moteurs, il y a des flammes sous les moteurs. Le contrôleur d'approche, lui, ne voit pas l'avion, était dans un autre local, ne voit pas l'avion, comme le voit le gars de la tour. Donc, il va entendre ça, ses commentaires, mais il ne va pas le relayer. En attendant, les pilotes du PIA, dans la panique, ils font quoi ? Dans la panique, ils se disent, on remet les gaz. Donc, ils poussent les manettes des gaz à fond, tirent sur le manche. Et puis ils disent, remet les gaz. Finalement, cet atterrissage n'était pas écrit pour être fait maintenant. Ils commencent à monter. Et là, les images prises de l'appareil montrent que les deux moteurs sont noirs par dessous. Parce que les moteurs, ces moteurs à réaction, ils ont un carter d'huile. Tout l'huile qui circule pour la lubrification passe dans un carter d'huile qui est placé où ? Qui est placé, comme souvent, au point le plus bas. tout en bas du moteur, tout en bas de la nacelle. Donc, quand le réacteur a touché le sol, qu'est-ce qui a frotté en premier ? Au moment où il a touché, on a le revêtement du réacteur qui part, et puis la prochaine chose qui touche, c'est le métal du carter. Le carter a commencé à cracher l'huile, et l'huile a coulé sur la piste. Quand les pilotes ont tiré sur le manche pour remettre les gaz, ils ont mis en plus la puissance Toga, donc ils ont la puissance maximale, donc on a des moteurs à puissance maximale alors qu'ils ne sont pas lubrifiés. L'huile qui est dans le circuit va continuer à lubrifier. Oui, mais chaque fois qu'elle passe, qu'elle repasse dans les carters d'huile, elle est projetée dehors. Elle est éjectée dehors parce que le carter d'huile est percé. L'avion monte à 2000 pieds, tourne à droite, revient en vente arrière. Le but, c'était de faire le tour et venir atterrir. Donc l'orbite, qu'ils n'ont pas voulu faire dans de bonnes conditions, à haute altitude, tranquillement et tout ça. Maintenant, ils sont en train de la faire dans la panique, dans la précipitation. Le problème, c'est que quelques instants plus tard, il y a un moteur qui tombe en panne. Un peu plus tard, deuxième moteur tombe en panne. Donc là, c'est la catastrophe pour eux. Soudainement. Ils sont privés de moteur. Les deux moteurs sont en panne parce que c'est tout. Ils ne peuvent plus délivrer de puissance. Il n'y a plus de lubrification donc les moteurs surchauffent, finissent par gripper et puis c'est tout. Surtout les moteurs modernes sont encore plus sensibles à ça que les anciennes machines. J'ai un ami sur une voiture. C'est une Golf très récente. Il arrivait vers une maison en montagne. Il est sur un chemin, il voit une grosse pierre, il dit ça va passer. Il entend un coup sous le moteur. Et puis tout de suite, il y a des alarmes, baisse de pression d'huile qui s'allument. Toutes ces alarmes là, il a une sorte de sapin de Noël sur le tableau de bord. Comme la maison est à 100 mètres, il se dit je suis avec ma famille. De toute façon, je vais à 100 mètres, je les dépose et je regarde. Il fait 50 mètres et boum. Il a explosé son moteur. D'accord ? Le moteur est grippé, fini. Donc, c'est extrêmement rapide ces choses-là. L'avion va revenir. Il ne pourra pas atterrir. Et il va s'écraser 1300 mètres avant la piste. Il va tomber sur un quartier. Et puis, il y avait 99 personnes à bord. 98 vont mourir. Il y aura un qui sera miraculeusement qui va échapper. Plus il y a une personne au sol qui sera tuée. Il blessera plusieurs personnes au sol, détruira des maisons. Et bien sûr, l'avion est également détruit. Donc, on a pour des raisons ahurissantes, des raisons techniquement inexplicables. Sur le plan technique, il n'y a rien à dire. C'est pour des raisons humaines. On est arrivé à une catastrophe qui était complètement évidente. Assez rapidement, il y a un scandale qui va éclater au Pakistan. Les fausses licences de pilotes. On commence à suspendre les licences de pilotes, à qui mieux mieux. Et puis, on réalise que 30-40%, selon les sources, ont de fausses licences. Alors, c'est un scandale qui a pris une ampleur extraordinaire et qui a envinimé un petit peu l'ambiance dans le pays. C'est quoi cette histoire de fausses licences ? Alors, ce n'est pas que des pilotes travaillent avec des licences fausses, achetées quelque part et complètement forgées, non. Il faut savoir une chose, l'aviation pakistanaise a eu des problèmes durant de nombreuses années avant ce crash, avant 2020. Tous les années 2010, ils ont eu pas mal de soucis, des incidents, des accidents, tout ça. Et puis, ils commençaient un petit peu à être mal vus, de plus en plus mal vus. Donc, il leur fallait une réforme, une réforme urgente. La DGAC, Direction Générale de l'Aviation Civile Pakistanaise, a dû faire une réforme tambour battant pour essayer de gagner un peu de respectabilité sur le plan international. Pour cela, ils ont changé les programmes, changé les examens, changé tout. Or, ce changement s'est fait brutalement. C'est une réforme qui a été faite du jour au lendemain. Ils n'ont pas associé les pilotes, ils n'ont pas associé les écoles, ils n'ont pas associé les compagnies aériennes. C'était juste quelque chose qui était fait dans la panique. Résultat net, on a par exemple des gens qui sont en train d'étudier l'aviation, qui doivent passer un examen dans dix jours.
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