
Single-speaker, improvised French podcast about the Jamal Khashoggi case. The speaker summarizes Khashoggi’s background (Saudi of Turkish-origin, former Washington Post columnist), recounts his disappearance after entering the Saudi consulate in Turkey to obtain a document, and argues he was likely lured and murdered rather than simply seeking administrative paperwork. The host cites details reported by Turkish leaks (an arriving 15-person Saudi team, recording from Khashoggi’s Apple watch, dismemberment and body parts found) and situates the murder in the context of Saudi domestic politics, regional rivalries (Iran, Israel), and international reactions (arms-sales debates, US–Saudi ties). The tone is informal, analytical, and at times speculative.
Questions this video answers
At the Saudi consulate in Turkey (Istanbul).
2017.
An alleged team of 15 people arrived on multiple flights.
His Apple watch (the speaker says his watch recorded audio that synchronized to the cloud).
Bonsoir mes amis, alors aujourd'hui je vous la fais en podcast parce que je suis en déplacement et je n'ai pas ma voiture, je n'ai pas mon studio d'enregistrement préféré donc j'essaye de faire une sorte de podcast improvisé. J'aimerais vous parler d'une affaire qui m'a beaucoup touché ces derniers temps qui est l'affaire Khashoggi. Alors pour résumer pratiquement en 15 secondes pour ceux qui débarquent, c'est un journaliste qui a été chercher un document à l'ambassade d'Arabie Saoudite ou consulate d'Arabie Saoudite en Turquie et puis il a disparu. Et on commence à le retrouver en petits morceaux. Alors, que s'est-il passé ? Si vous voulez, Le monsieur est un journaliste parce qu'il écrivait dans le très libéral Washington Post, il est saoudien lui-même. En réalité, si l'Arabie Saoudite voulait s'en débarrasser, ce n'est pas parce que c'était un journaliste qui dérangeait par sa plume, par son opinion. D'accord ? Donc ce n'est pas réellement, on n'est pas dans le délit d'opinion vraiment. C'est quelqu'un qui fait partie d'une famille très influente en Arabie Saoudite. C'est une famille d'origine turque. D'ailleurs, son nom en arabe est imprononçable. Khashoggi, ce n'est pas de l'arabe, c'est du turc. A l'origine, c'est une famille turque qui a immigré il y a quelques décennies en Arabie Saoudite. Son grand-père ou réel grand-père était médecin auprès du roi. Et donc, c'est comme ça que la famille a pu se lisser. C'est comme ça que M. Khashoggi a évolué dans les cercles, du pouvoir saoudien. Pour illustrer, c'est quelqu'un qui a un selfie avec M. Ben Laden. Donc juste pour vous situer à quel niveau il était. Donc ce n'est pas un gars qui dérangeait par sa plume, c'est le gars qui en sait trop en fait. D'accord ? Il a quitté l'Arabie Saoudite, il est parti se réfugier l'année dernière, donc en 2017, il est parti se réfugier aux Etats-Unis et il a commencé à se pencher dans les colonnes du Washington Post. Donc vous comprenez la nervosité, d'accord, qu'il a causé à Riald. Donc les gens étaient inquiets, inquiets parce que s'il commence à tout déballer comme ça d'un coup, ça risquait d'être un petit peu, de la foutre mal pour lui. Deuxièmement, Il faut savoir que dans cet esprit bédouin, il y a deux éléments qui vont se joindre, si vous voulez, pour sceller son sort. D'un côté, les bédouins n'aiment pas se sentir trahis, parce que c'est quelque chose d'un crime très grave chez eux. Et aussi, s'il y en a un qui trahit, et ils ne lui font rien, juste ils passent l'éponge, que va-t-il se passer demain ? Ils auront régulièrement des saoudiens, quel que soit leur niveau dans la hiérarchie ou l'administration, le pouvoir et tout, qui vont commencer à laisser pencher dans les médias à droite à gauche. Et ça, pour eux, laisser ce genre de choses évoluer, ce n'est pas possible. Ça serait la fin. Parce que la loi de l'omerta, la loi du silence, doit continuer à tout prix. Deuxièmement, il faut savoir que le gars étant d'origine turque, C'est vrai que quand vous êtes dans l'esprit bédouin, s'ils se font trahir à la rigueur par un arabe comme eux, ils vont le sanctionner, c'est sûr, mais ils ne vont peut-être pas aller dans le vice, dans la monstruosité, dans la barbarie, jusqu'à lui appliquer ce qu'ils ont appliqué à ce gars, parce qu'il est, entre guillemets, étranger. Alors, le gars est parti aux Etats-Unis. il rencontre une femme, il a envie de se marier. Il a besoin d'un papier. Ce papier semble-t-il, c'est un document prouvant qu'il n'était pas marié en Arabie Saoudite. Alors, je vous dis un truc, je vais vous raconter une histoire, j'ai peut-être digressé un peu, mais je pense que cette histoire de papier était un petit peu du pipeau, en quelque sorte. Je pense que c'était un prétexte, mais lui, il a dû aller au consulat pour autre chose. Je vous donne quelques raisons comme ça qui me font penser cela. Premièrement, Imaginons, vous êtes français, vous habitez à Tokyo. Vous avez besoin d'un papier, vous allez à l'ambassade de France à Tokyo. Ils vont vous donner le papier en question, effectivement, sans problème. Maintenant, vous êtes toujours habitant à Tokyo, français, et vous allez voyager en Australie. Durant votre voyage, durant votre séjour, vous vous dites, tiens, j'ai besoin de tel papier. Vous allez à l'ambassade de France ou au consulat de France en Australie, leur demander le papier en question. Ils ne vont pas vous le donner. Ils ne vont pas vous le donner du tout. Ils vont vous renvoyer au consulat de votre lieu de résidence. Les consulats ne servent pas les touristes. A moins que les touristes en question aient eu mal à partir avec la police ou un problème, ont été arrêtés ou autre. Ça c'est clair, c'est autre chose. Mais pour tout ce qui est administration simple, j'ai besoin de tel ou tel papier et tout. Non, les consulats ne servent pas les touristes par principe. M. Khashoggi, ayant sa résidence habituelle aux Etats-Unis, c'est au consulat d'Arabie Saoudite aux Etats-Unis, dont dépend son lieu de résidence, qu'il aurait dû aller chercher son papier. D'accord ? Donc... Deuxièmement, je vous donne une autre raison pour laquelle je ne crois pas qu'il a été juste comme ça à chercher un papier. C'est que, par exemple, une époque où je vivais en Suisse... Vous savez, en Suisse, dans les années... Les gens plus âgés que moi me disaient, dans les années 70-60, moi-même je suis arrivé en Suisse réellement pour résider au début des années 90, mais j'ai visité fréquemment la Suisse dans les années 80 déjà. Et en fait, l'asile à l'époque, les demandeurs d'asile, on ne disait pas juste le mot asile, on disait asile politique, on disait un refugié politique. Ça signifie que c'est quelqu'un qui a fait de la politique dans son pays, qui l'a fait à tel point qu'il est devenu une sorte de menace pour son régime. Et son régime a commencé à le persécuter. Moi, il n'en croit. Il a pris la fuite. Et les fois où j'ai rencontré des réfugiés politiques à Genève, C'était des ex-ministres, des ex-présidents, des prix Nobel, des gens vraiment qui vous racontent l'histoire, qui vous racontent le dessous des cartes. C'était des gens qui étaient super bien placés dans la politique, dans la vie des fois publique de leur pays, et donc ils savent de quoi ils parlent. C'est bien après qu'on a commencé à avoir de réfugiés politiques alimentaires, ça signifie des gens qui débarquaient en masse, Et qui... pouvaient même pas citer le nom des trois derniers premiers ministres de leur pays et qui disaient qu'ils viennent pour des raisons de persécution politique. Je veux dire, ça n'avait aucun sens, ça devenait risible. Mais bon, parlons pas de ça. J'avais rencontré à l'époque un décident libyen. Le gars avait créé des livres. Je l'ai rencontré dans un café, il est venu avec tous ses livres, il me les a montrés et tout. Il m'a parlé du régime Kadhafi et tout ça. Il était très remonté le gars, il a fait de la taule là-bas et tout ça. Bon, toujours est-il, il m'a dit un truc. Qui a un lieu commun chez tous les réfugiés politiques ? C'est de ne jamais mettre les pieds dans les représentations diplomatiques du pays que t'as quitté. D'accord ? C'est très simple. Si t'es par exemple un réfugié politique qui arrive, je ne sais pas, de Corée du Nord par exemple, Tu ne vas pas aller visiter le consulat ou l'ambassade de Corée du Nord, je ne sais pas, en Suisse ou en France ou aux Etats-Unis, tu ne le fais pas. D'accord ? Même si l'église, ce consulat-là, tu n'y vas pas. Pourquoi ? Parce que ce qu'il m'avait dit, le gars, il m'avait dit potentiellement ce qu'il peut faire. Il peut tout à fait, par exemple, endormir le gars, attacher le gars, le saucissonner, lui mettre une drogue ou un truc comme ça. Le mettre dans un carton, coller une étiquette, valise diplomatique, convention de Vienne ou un truc comme ça. Et puis le foutre dans le premier juste privé et l'emmener. dans le pays, ça peut arriver très facilement. Et beaucoup de pays le font. Regardez, Ocalan, par exemple, Abdullah Ocalan, le leader kurde, lui, bon, c'est vrai, il n'a pas été chercher un passeport au consulat de Turquie, mais je veux dire, 100 pays est venu l'arracher, il l'a ramené en jet privé. Les Israéliens, ils ont pris des gens à eux, comme ce gars qui allait dire qu'ils avaient la bombe atomique et tout ça, je crois qu'ils l'avaient ramassé aussi dans la rue. Et la CIA, elle a fait aussi. Si vous voulez, quand quelqu'un est réellement menacé, il ne va pas dans l'échelle des autorités consulaires de son pays parce qu'elles ont une sorte d'extraterritorialité dont elles jouissent. La police n'entre pas comme ça. Ils peuvent faire plein de choses sans que personne ne puisse se mêler de leurs affaires. Alors, bien sûr, M. Khashoggi a été peut-être influencé par cette masse qu'on a récemment de réfugiés qui viennent demander l'asile. Une fois qu'ils l'obtiennent, une fois qu'ils ont une carte de séjour, la première chose qu'ils font, c'est qu'ils vont au bled, ils vont à leur pays, le pays qu'ils ont fui, des fois, il y a un an, il y a deux ans, pour persécution, leur vie était menacée dans ce pays. Et finalement, la première chose qu'il fait, c'est prendre l'avion, remplir les bagages et aller là-bas. Et ça, c'est... Il a peut-être été entraîné là-dessus, mais je pense qu'il n'était pas du niveau, peut-être, à se faire embobiner de cette manière. Je pense réellement... Je pense réellement... Ce que je viens de dire est un peu caustique, mais en réalité, je ne pense pas que le gars ait été de ce niveau. Je pense que le gars... est parti au consulat peut-être pour négocier quelque chose, discuter quelque chose. Je pense qu'il a été piégé, d'accord ? Il lui-même était un petit peu méfiant parce qu'il part, sa nana, il la laisse. Dehors, il l'a laissé loin de l'affaire. Si c'était juste un papier, on aurait pu la faire rentrer avec lui, dire voilà, tu restes dans la salle d'attente, tu veux juste signer, ramener un papier. Non, il l'a laissé dehors. Il lui a laissé son téléphone. Il a lancé sa montre. Il a une montre d'iPhone. Il a lancé un enregistrement qui est parti sur le cloud, qui a été synchronisé avec son Mac, son iPhone et tout ça. Et en fait, il rentre dans l'ambassade. Et puis, il ne sort plus jamais. il sort mais en plusieurs fois c'est ça l'idée parce que les turcs très rapidement l'histoire arrive en ligne parce que Les saoudiens, ils ont cru commettre le crime parfait, ils ont peut-être regardé trop de James Bond, ils ont peut-être eu un petit entraînement chez leurs amis américains, ils ont peut-être dû les emmener à un stage de 15 jours quelque part, juste pour leur montrer un petit peu le rudiment du métier. Mais ils ne sont pas bons, ils n'ont jamais été bons, on le sait, ça se saurait. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont voulu commettre le crime parfait. Donc, ils ont organisé une sorte de... Par exemple, pour l'expression, je parle un peu comme un gauchiste, des fois, ils ont organisé un vaudeville. Je sais bien que c'est monstrueux ce qui s'est passé, donc nous sommes loin du vaudeville, mais le gars rentre. À un moment donné, un type sort qui a à peu près le même gabarit que lui, qui porte les mêmes habits, mais il paraît qu'il s'était trompé de pompe, il n'avait pas les mêmes chaussures. C'était juste pour que ce gars puisse circuler sous les caméras de surveillance et tromper l'humanité et dire que voilà, M. Khashoggi est sorti. La CIA n'a-t-elle pas trompé l'humanité avec des vidéos truquées de M. Bin Laden ? Si vous regardez les vidéos qu'il servait régulièrement Au lendemain du 11 septembre, tous les quelques mois, Bin Laden arrivait à faire une déclaration fracassante, il voulait regarder d'une vidéo à l'autre, il n'y avait pas de chronologie du tout, il changeait complètement de son visage, tout ça changeait sans arrêt. Mais bon, les gens croient ce qu'on a envie de leur faire croire. Et puis Bin Laden, à un moment donné, ils sont arrivés, ils l'ont tué de manière... glorieuse et puis ils ont jeté son corps dans l'eau et puis il a disparu et puis voilà on n'a que leurs paroles c'est tout. La parole des américains elle vaut de l'or comme vous le savez. Alors toujours est-il que monsieur Kachougui rentre là-dedans Deux heures plus tard, c'était déjà sorti huit heures qu'il avait disparu, parce que c'est un ananas, elle commençait à s'inquiéter. Elle ne voit pas sortir, j'imagine qu'elle avait des instructions, si je ne sors pas au bout d'X temps, tu fais ça. Donc elle commençait à faire du foin. Et littéralement deux, trois heures plus tard, je pense qu'elle n'avait même pas fini de découper le corps, les Saoudiens. L'affaire était déjà sur Twitter, donc ils ont compris qu'ils s'en faisaient un petit peu entuber. Moi je pense qu'ils ont attiré le gars pour négocier quelque chose, je ne sais pas, quelque chose. Il y avait une négociation qui devait se passer et ils ont envoyé une équipe, il y avait une équipe de 15 personnes qui étaient arrivées par plusieurs vols en Arabie Saoudite, un petit peu pour s'occuper de lui. Les Turcs, pour vous situer aussi, il y a un climat politique, c'est que M. Khashoggi, si je dois utiliser une image un petit peu à l'emporte-pièce comme ça, je vous dirais que c'est le Tariq Ramadan saoudien, d'une proportion gardée, parce que Tariq Ramadan n'a pas de selfie avec Bin Laden, mais juste pour vous dire, c'est la mouvance frères musulmans. Malgré tout, il était assez pro-Daesh, il était pro-Isis. Le gars, je veux dire, les méthodes de couper les têtes et tout ça, ça ne l'a jamais rébuté. Il y a des tweets de lui de l'époque de 2013 où la France disait que Daesh faisait du bon boulot en face d'un Nusra, mais bon c'est la même chose. C'est quelqu'un qui Et donc le gars arrive à l'ambassade et puis comme il disparaît Les Saoudiens vont suivre la séquence classique du meurtrier. Au départ, c'est pas moi. Il n'y a pas de preuve, c'est pas moi. Après, les Turcs commencent à mettre la pression en lâchant des détails. À ce moment-là, ils disent, il est mort, mais c'est un accident. C'est classique. Tous les meurtriers, quand ils sont arrêtés, au départ, ils nient. Et après, ils disent, quand il y a des billes sur la table, quand la police leur met le nez dans leur caca, comme on dit, ils sont obligés d'avouer, de dire bah oui mais c'était un accident. En fait, ils font toujours le minimum, ils disent toujours le minimum qui a été démontré. On a démontré qu'ils ont tué ? Ok, ils vont pas dire que j'ai prémédité, ils vont dire c'était un accident. Et puis, ça continue comme ça. Chaque fois qu'on leur met plus de billes sur la table, plus ils s'épangent. Et en fait, c'est exactement le chemin qui a été suivi par l'Arabie Saoudite. Alors, les Turcs, ils organisent des fuites dans leurs médias. sur les détails. Ils disent qu'ils l'ont torturé. Ils ont ramené ici Yaos et des choses comme ça. Et en fait, les Saoudiens sont un petit peu très mal à l'aise dans l'affaire. Alors, ils commencent un petit peu à confirmer les choses. Les Turcs, pourquoi ils n'annoncent pas tout sur table ? Parce qu'ils ont un problème, les Turcs. Il est fort probable que les Turcs avaient une méthode d'espionnage de l'ambassade qu'ils ne veulent pas révéler. Ce qui est de bonne guerre en fait, parce que les ambassades, les représentations diplomatiques, je veux dire, tout le monde passe son temps à espionner tout le monde. Donc, possible que les Turcs en soient un système d'écoute dans l'ambassade, peut-être des caméras cachées, des micros, des trucs comme ça, ou bien ils ont des tops à l'intérieur de l'ambassade, des gens qui leur disent ce qui se passe. Dans les deux cas, Ils veulent d'un côté organiser des fuites, ils veulent dire aux Saoudiens, nous savons ce qui s'est passé, donc vous avez intérêt à tout dire. Mais d'un autre côté, ils ne veulent pas en dire trop ou trop préciser pour qu'on ne grille pas leurs sources. Parce que probablement les mêmes méthodes qu'ils utilisent avec l'Arabie Saoudite, ils les utilisent pour espionner d'autres pays. Donc c'est normal, ils n'ont pas envie de griller leurs sources. Et c'est pour ça qu'ils y vont, ils y vont mollo. Et cette situation évolue de manière abracadabrantesque. À un moment donné, on trouve le visage Le visage du monsieur, de monsieur Cacholi, son visage on le trouve dans un puits dans la résidence de l'ambassadeur. D'accord ? Juste pour vous situer. Et il paraît qu'ils ont coupé les doigts, qu'ils ont... Il a mis du temps à mourir le mec. Ils l'ont dépecé au couteau. Il y avait même un médecin qui était avec eux. Ce qui quand même rappelle, comment on dit, les heures les plus sombres de ce que vous savez. Alors voilà la situation aujourd'hui. La situation aujourd'hui c'est qu'il y a une crise internationale autour de l'Arabie Saoudite avec beaucoup de balles de faux-cul en quelque sorte. D'un côté bon, Merkel qui vit sur l'émotion, elle dit oui on vend plus d'armes à l'Arabie Saoudite, bon d'accord. Macron lui, il ne veut même pas en entendre parler parce que lui il veut vendre des armes à l'Arabie Saoudite, je veux dire il s'en fout. L'Arabie Saoudite tuer des civils yéménites par bus entiers avec des armes livrées par les par l'Angleterre, par les Etats-Unis, par la France et tout ça. Ça n'a pas gêné. Ce n'est pas pour un journaliste qu'ils vont faire plus de foin que cela. Les Israéliens sont très dérangés aussi parce que c'est très ricochet pour les Israéliens. Ce n'est pas direct. Mais ça les dérange dans le sens où Les Saoudiens et les Israéliens, en dessous, sont un petit peu comme que les chemises. Ces dernières années, ils sont beaucoup rapprochés, même s'ils n'ont pas ouvert des ambassades les uns chez les autres. D'ailleurs, ils ne vont mieux pas, parce que quand on voit ce qu'ils foutent dans leurs ambassades, les Saoudiens, peut-être, ne vont mieux pas. Mais ils ont une sorte d'ennemi commun. L'ennemi commun, c'est l'Iran. Et l'Arabie saoudite cherchait un petit peu à gagner de la respectabilité sur la scène internationale. Là, le MBS... le prince héritier saoudien commençait à passer pour un réformateur, un moderne. Et pourquoi il passe pour un moderne ? Parce que dans le langage, dans le langage des médias, dans le langage des politiques, un moderne, quelqu'un qui est moderne, qui est logique, qui arrose. C'est comme ça qu'on définit le moderne. Le moderne, c'est un type qui arrose de dollars, qui arrose tout le monde. Et donc, c'est pour ça qu'il a eu une très bonne presse ces dernières années. Et donc, se voir avide, pas assez pour un réformateur, pour un moderne. Et donc il commençait à s'attaquer à l'Iran, son ennemi juré. Parce qu'il faut savoir que les sunnites et les chiites ont une guerre qui date d'il y a 1400 ans. Je ne vais pas vous en parler maintenant parce que ça va nous entraîner durant toute la nuit. Et en fait, L'autre ennemi d'Israël, enfin l'autre animosité, si vous voulez, dans la région, c'est entre Israël et l'Iran. Donc finalement, Israël voit l'Arabie saoudite en face. C'est réciproque. Israël et l'Arabie saoudite se voient comme étant partenaires en faisant face à l'Iran. Les Israéliens comptaient effectivement sur le poids de l'Arabie Saoudite, dans le monde occidental, qu'elle arrose, plus dans le monde arabe également, pour pouvoir isoler diplomatiquement l'Iran. Le problème c'est que, aujourd'hui, l'Arabie Saoudite, elle revient exactement à la case zéro, elle revient au Moyen-Âge, elle revient à la case qu'elle n'a jamais quittée, parce qu'on voit sa réalité. Non seulement, on retrouve cette monstruosité des califes qui est amplement illustrée dans les livres d'histoire des musulmans. Le premier calife de l'histoire, quand il a envoyé massacrer les musulmans, il disait « brûlez avec le feu, ne le tuez pas juste comme ça, je veux qu'il meure avec le feu ». Abou Bakr, le premier calife, faisait brûler les musulmans. Pourquoi ? Parce qu'ils ont cette monstruosité en eux. Et donc le gars Kachougui, ils auraient pu le mitrailler, ils auraient pu le noyer dans une baignoire, ils auraient pu les classiques, je veux dire, manipuler, bidouiller les freins de sa voiture. Non. Il a fallu qu'il découpe en morceaux parce que les gars, Pour un crime qui n'était même pas censé sortir, il était censé disparaître et jamais on en entend parler. De sorte qu'en réalité, pour des raisons purement pratiques, s'il l'avait juste tué normalement et jeté le corps quelque part, et si le crime avait été réalisé à sa fin sans que jamais personne ne le sache, il n'y avait pas de raison de lui faire subir les tortures qu'il en fait subir. Mais en fait, non, ils ont ce côté sadique. Ils veulent tuer le gars, mais pour eux, tuer n'est pas suffisant. C'est des gens qui sortaient les cadavres des tombs pour les torturer. Donc, ils ne veulent pas juste tuer normalement. Et on voit que, par exemple, le groupe terroriste Daesh, qu'ils finançaient... Enfin, il n'y a pas que les Saoudiens qui le finançaient. La France, les États-Unis, l'Angleterre le finançaient, le soutenaient, le soutenaient diplomatiquement et tout ça. Il ne faut pas juste accuser les Saoudiens, mais ils se cherchent à dire C'est-à-dire qu'on voit bien que, par exemple, Daesh, quand il tuait les gens, il les tuait pas juste comme ça. Il voulait faire durer la mort. Il voulait que ça soit une souffrance. Parce qu'ils aiment ça. C'est tout. Ça les excite. C'est pas compliqué. Ça met en difficulté, dans toute cette histoire, ça met en difficulté les Etats-Unis. Trump, il est comme une chemise avec les Saoudiens. Il n'a pas envie d'embêter ses copains Saoudiens. Alors au départ, quand des Saoudiens ont dit, il est mort par accident, il a dit, moi j'y crois, ça me sent crédible. Les médias américains ont commencé à l'attaquer, Washington Post en premier lieu, en disant qu'il est en train de conspirer avec les Saoudiens pour camoufler un crime qu'ils ont commis. Et ça, ils ne pouvaient pas jouer avec, parce que ça, ça peut aller très loin. Ça peut aller jusqu'à l'impeachment. il construit un dossier qu'il est en train de conspirer avec une puissance étrangère pour cacher un crime, ça ce n'est plus du foutage de gueule, ça peut devenir très sérieux. Surtout qu'il sait qu'il a beaucoup d'avocats et de gens très très forts qui se sont braqués sur lui, qui travaillent jour et nuit pour l'attendre autour. Donc, au départ, il s'est lâché pour protéger ses copains. Là, il a dû faire un petit peu demi-tour, mais il est coincé, le gars. Il est coincé parce que d'un côté, il veut protéger les Saoudiens, quoi qu'il fasse. Je vous annonce que, en septembre 2001, il y avait, sur le 19 pirates, il y en avait 15 qui étaient Saoudiens. Les États-Unis ont été bombardés, l'Afghanistan et l'Irak, juste pour vous situer. Ils n'ont pas touché aux Saoudiens. Je vous dis que À l'époque, quand Bush Jr. était le président des États-Unis, tous les avions aux États-Unis étaient au sol. Les États-Unis ont interdit aux avions de voler pendant plusieurs jours après le 11 septembre. Tous les avions étaient au sol, le ciel était vide. Même l'avion de Bush père, président américain, était bloqué, il ne pouvait pas décoller. Il y avait un seul avion qui avait volé, qui a eu l'autorisation spéciale de la Maison-Blanche de voler. C'est officiel, ça. qui était le jet privé de la famille Ben Laden qui partait des Etats-Unis. D'accord ? Juste pour vous situer. Les Etats-Unis sont littéralement un protectorat américain. Enfin, un protectorat saoudien. Les Etats-Unis ne toucheront pas l'Arabie Saoudite quoi que l'Arabie Saoudite fasse. Il y a une relation très profonde entre la famille Saoud et la Maison Blanche. C'est plutôt une relation de soumission. Alors, voilà la situation où elle en est aujourd'hui. Donc, je voulais vous faire juste ce résumé là, 24 minutes déjà. Donc voilà, mes amis, je ne pense pas que j'aurai le temps de passer à un autre sujet. Je vais m'arrêter là avec cette vidéo. Je vais essayer de l'uploader quand je trouverai un réseau assez rapide qui me permette de le faire. J'espère que le développement de la situation qui vont venir ne rendront pas mes propos peut-être déplacés ou hors jeu ou autre, parce que malheureusement, quand on commente à chaud L'actualité, ça peut toujours arriver, mais bon, ça m'est rarement arrivé, mais bon, je le dis, ça peut arriver, il faut être honnête. Voilà, donc je reviendrai l'autre jour, je reviendrai quand je peux. Et puis voilà, on va balancer vos commentaires.
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