Pourquoi il faut aller aux pots d’entreprise ?

The speaker argues that company social events ("pots", departure parties, after-work drinks) can be coercive, unfair, and effectively extend working time, giving multiple personal anecdotes from corporate life in the UK. He proposes stronger protections—e.g., treating mandatory company meals/events as paid overtime for all employees—and criticizes cultural practices that celebrate leavers rather than those who stay. He also notes pragmatic reasons to attend some events despite disliking them, because career decisions and informal opportunities often occur there.
Mes amis, bien le bonjour. Vous savez, je n'ai jamais aimé les salamalak, je n'ai jamais aimé les soirées, les sorties avec les collègues. Il y a des compagnies qui poussent le vice jusqu'à faire des week-end compagnie. Vraiment. Ça veut dire que le vendredi, quand tu as fini ton travail, tu te prépares pour partir le week-end pour les sorties d'entreprise. C'est des malades. Je pense qu'il faut une loi contre ça. Je pense qu'il faut une loi pour dire que quand des gens doivent aller à un repas d'entreprise, eh bien que ce soit des heures supplémentaires pour tout le monde, pour ceux qui y vont et pour ceux qui n'y vont pas. Comme ça, on ne crée pas de discrimination. Comme ça, on ne force pas les gens à y aller ou à ne pas y aller. Personnellement, durant ma carrière dans le monde de l'entreprise, je commençais très tôt mon travail. Je travaillais beaucoup. Comme je vous ai dit, je travaillais trop. J'étais le super exécutant. De sorte que vers la fin de la journée, j'étais épuisé. J'étais fatigué. J'avais mal à la tête. J'avais mal au dos. J'avais qu'une envie. C'était aller à la maison. C'était prendre une douche. C'était dormir un petit peu. C'était rencontrer ma famille. C'était faire autre chose. Aller avec un ami, boire un verre, quelque chose. Me ressourcer en d'autres termes. Eh bien, souvent, ils organisaient des choses. Ils organisaient, genre, voilà, on a privatisé un resto, on a privatisé un pub, voilà, venez, on a un tel qui est venu, un VP qui est venu des États-Unis, ou machin qui est venu de je ne sais pas où, et tout ça, et il va falloir y aller. Et on se retrouve tous comme des abrutis, comme ça, à 21h, 21h30, 22h, pour une journée qui a commencé très très tôt. Parfois aux aurores, il y a des fois, j'ai eu des fois des shifts où je commençais à 7h du matin. Ça veut dire qu'à 5h, j'étais réveillé. Et à 21h30, je suis toujours là, comme ça, dans un pub en train d'écouter des urbanités. Pour moi, rester avec des collègues, c'est travailler. rester avec un collègue c'est travailler. Je vous donne un truc très très sympa. Le chemin de fer britannique ici, au Royaume-Uni, le chemin de fer britannique, ils sont très syndiqués, ils ont des règles très strictes par le fait qu'ils sont syndiqués, donc leurs droits de travailler sont protégés. Vous savez quoi ? Quand les travailleurs prennent leur pause, mettons qu'ils ont une pause, mettons entre midi et une heure, ils sont en salle de pause ou quelque part sur un quai ou autre, ils ont leur sandwich, ils sont en train de manger et discuter. Mettons que leurs superviseurs passent. Ils passent, leurs superviseurs ou leurs managers ou leurs 1 plus 1 passent. Et ils leur disent bonjour ou salut les gars. Vous savez, s'il dit ça, ce qui se passe, s'il leur dit bonjour, vous savez ce qui se passe. Le temps de leur pause va recommencer à zéro. Ça veut dire que si ça faisait 45 minutes qu'ils étaient en pause et qu'il leur restait un quart d'heure à finir. S'il leur dit salut les gars, il dit salut. Le chronomètre revient à zéro et le repose reprend à partir de cet instant-là pendant une heure encore. Il y a une raison. Il y a des gens qui peuvent trouver ça extrême, mais ce n'est pas extrême. Il y a une raison. Ce genre de code, ce genre de loi, ce genre de pratiques ont été faites justement pour protéger les gens, protéger les gens contre ce genre d'abus. Et par la suite, on va retrouver justement des entreprises qui abusent de cela. Et on est là, comme si on n'avait pas de vie, en fait. Je me rappelle une boîte, je m'étais engueulé avec eux dans le cadre. Je me rappelle de ce détail maintenant que je vous parle. L'appétit vient en mangeant, comme on dit. J'étais dans une boîte et on avait commencé une série de meetings très tôt le matin. Et c'était à Londres l'entreprise. Et nous tous, autour de cette table, on était dans une salle de réunion avec une super longue table. On était peut-être 25 personnes là-dedans. C'était bondé, comme ça. Et en fait, on avait fini, je crois, on était censé finir à 17 heures. Une séance de formation, de rendez-vous qui s'est allée sur trois jours. Réunion, formation, entretien, des trucs genre avec des intervenants qui étaient là en live, d'autres qui venaient sur un écran et tout ça. Et que des trucs vraiment que du corporatisme hyper ennuyeux avec très peu de valeur ajoutée. Et là, ce jour, on avait fini vers 18h30. On avait fini vers 18h30, alors qu'on était censé finir vers 17h. On avait commencé les meetings à 8h30 du matin. Déjà à 5h, je peux vous dire, c'était déjà pas mal, mais à 18h30, ça faisait 10h. Et la pause, on n'avait pas prise parce qu'à la pause, ils ont dit oui, on va peut être juste manger là pendant qu'on continue une présentation et tout ça. Juste pour vous dire. et à 18h30 avant qu'on parte et nous habitions tous en dehors de Londres. Ça veut dire si tu sors, si tu habites en dehors de Londres et tu sors du bureau à 18h30, attends-toi à être à la maison sur les coups de, si t'as de la chance 20h30, si tu n'as pas de chance, 21h plus. D'accord ? On est là. Et le lendemain, il fallait être là à 8h et donc se réveiller chez soi, se réveiller à 5h du matin et s'arranger pour sortir vers 6h au plus tard. Vous voyez le truc ? La cadence qu'ils nous avaient imposée, c'est des Américains. Et en fait, les Américains, après je vous le signale, parce qu'ils ont du droit du travail, ou des conditions de travail, des conceptions très victoriennes. Ils sont coincés dans les années 1800, vous voyez ce que je veux dire ? Ils n'ont aucun respect pour l'humain. Et en fait, Ils nous disent quoi ? La nana nous dit quoi ? 18h30 ? Ah oui, avant de partir, je vais vous donner un assignement pour demain. Je vais vous donner une présentation à faire, à préparer pour demain matin. Les autres disent, ah oui, bien sûr. Moi, j'attends. Là, je la regarde. Et je lui dis, j'attends que tout le monde se taise parce qu'elle nous nous donnez quoi présenter parce qu'elle veut qu'on fasse une présentation le lendemain matin. Moi, j'attends que tout le monde se taise. Je mets ma voix, j'augmente un petit peu le volume comme ça. Et je lui dis. Vous attendez qu'on fasse cette présentation à quelle heure? À trois heures du matin? Oui, vous voyez qu'à trois heures du matin, en train de préparer cette présentation. Elle me dit pourquoi vous avez vu l'heure? Je dors à quelle heure, moi, si je dois, si je dois vous faire une, vous préférez une présentation pour demain matin ? Elle était vraiment mal à l'aise comme ça et tout. Moi, c'est pour la rendre mal à l'aise parce que moi, personnellement, une présentation, vous savez comment je fais une présentation ? Je fais ça, tu me donnes une présentation, tu me donnes juste une phrase ou deux, je fais ça. je peux commencer et démarrer. Et je peux te parler pendant une demi-heure avec les arguments, les exemples, la structure et tout, la totale. C'est comme ça que je survivais en entreprise. Là où des gens passaient des fois des semaines à faire des présentations, moi je les faisais sur l'instant comme ça. Mais en même temps, elle s'épasse là. Elle s'épasse là. Donc pour moi, j'ai trouvé insultant ce qu'elle nous a demandé. Pour revenir, à ces histoires d'apéro et tout ça. Je me rappelle, une fois que je quittais une entreprise, on m'a demandé, on m'a dit, oui, il faut qu'on organise ton pot de départ. Ton pot de départ. C'est une entreprise où j'ai été traité comme un moins que rien pendant toute ma carrière chez eux. D'ailleurs, j'ai vu beaucoup d'autres traités comme des moins que rien. Je n'étais pas le seul. Mais quand les gens partaient, ils leur faisaient la fête et ils venaient les applaudir et tout et les célébrer. Je ne comprenais pas, moi. Moi, si je suis businessman, imaginons que je sois directeur d'une compagnie. Imaginons que ce soit la compagnie de mon père. Vous savez ce que je fais ? Je fais des manifestations célébratoires pour les gens qui restent dans la compagnie. pas pour les gens qui partent. Quand quelqu'un, par exemple, on a ses 3 ans, ou il va finir sa première année chez nous, ou il est resté 5 ans, ou je ne sais pas, mois, ou à chaque anniversaire de son travail, de lui ayant rejoint la compagnie, ou quand il fait un gros projet, ou quand il obtient une certification, ou quelque chose comme ça, moi je suis pour qu'on le célèbre, effectivement. Je suis pour que durant les heures de travail, bien durant les heures de travail, on lui fasse un pot, on lui fasse une verrée, on lui fasse un truc comme ça, on lui fasse un cadeau. Moi, je suis d'accord pour ça, oui. Mais une compagnie qui célèbre les gens qui partent, ça veut dire quoi ? Quel message tu es en train d'envoyer ? Tu envoies quel message ? Ça veut dire que ceux qui restent sont des abrutis. Je te célèbre, tu as eu une bonne idée de partir. Je pense que t'as un très bon sens. Je te respectais pas avant, tu sais. C'est pour ça que je te traitais comme un moins que rien. Mais maintenant que t'as claqué ta démission, je sais que t'es quelqu'un de très intelligent. Je te respecte. Quelqu'un d'intelligent ne reste pas avec des gens comme nous. Et cette intelligence, ça se célèbre. Viens, on va privatiser un resto et on va te célébrer. Vous voyez le truc ? C'est ça le message que ça envoie. Tout simplement, moi, dans les départs, je refuse toujours. Qu'est-ce qui se passe ? Je refuse toujours les pots de départ. Pour moi, les pots de départ, c'est absolument no go. Et je leur dis toujours gentiment parce que je leur dis voilà, vous avez eu beaucoup de leçons avec moi depuis que je suis là. Je vous ai appris beaucoup de choses. Je vais vous apprendre encore une autre gratuite avant de partir parce qu'ils ont claqué ma démission. Maintenant, je ne travaille plus pour vous techniquement, mais je vous donne juste à bien plaire. Je vous donne gratuitement encore un conseil. Célébrez et valorisez les gens qui restent. Ne valorisez pas les gens qui sont déjà, qui ont déjà un piège chez la compétition et demain seraient en train de vous enlever des clients. Voilà. Demain, moi, je suis en train de vous enlever le pain de la bouche. Ne me célébrez pas. Ne me célébrez pas. Voilà, c'est tout ce que je vous demande. Donc, on a aussi les compagnies qui organisent, comme je disais en début de vidéo, des verrets Sans arrêt, sans arrêt, une verrerie par-ci, une verrerie par-là, sans arrêt, sans arrêt. Ces compagnies-là, malheureusement, je vais vous dire un truc. Durant ces soirées-là, beaucoup de choses se passent. J'ai vu des gens ne pas venir. Moi, je n'ai jamais été assidu, vraiment, à ces réunions-là, même pas des réunions, à ces organisations ou à ces événements. Mais malheureusement, c'est essentiel d'y aller, franchement. parce que j'ai vu des managers, des fois des N plus un, plus deux, dire du mal et beaucoup de mal de gens qui n'étaient pas venus. Ça signifie que quand tu ne viens pas, on va considérer que culturellement, tu n'es pas inséré dans la compagnie. On va considérer que tu es quelqu'un avec lequel on a du mal à communiquer. Donc, tu es quelqu'un avec lequel on a du mal à parler, avec lequel on a du mal à travailler. Et voilà. Et tu n'as pas de backup, tu n'as pas qui que ce soit qui va te soutenir ou autre. Et en plus, il y a énormément de choses qui se donnent. Il y a des projets intéressants, il y a des promotions, il y a plein de choses qui se donnent durant ces soirées-là. Et je trouve ça un tort. Si moi, je suis directeur d'une compagnie, il y a une décision business qui se passe dans un pub, tous ceux qui étaient autour de la table sont en train de chercher un travail le lendemain matin, je peux vous le garantir. Mais malheureusement, dans la boîte d'aujourd'hui, sous l'emprise souvent de l'alcool, et je vous en parlerai de l'alcoolémie dans l'entreprise à l'occasion. Eh bien, il y a des décisions, des fois critiques, importantes pour des carrières, importantes pour des vies, importantes pour le business, qui se prennent autour de bouteilles de vin rouge dans un pub. Voilà, mes amis. Donc, si vous pouvez y aller, allez-y. Je ne vous dis pas de vous énivrer avec eux, mais si vous pouvez y aller, considérez l'exercice comme pratiquement obligatoire. Merci d'avoir écouté jusqu'ici et je reviens dans une autre vidéo.
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