Pourquoi tout le monde se trompe sur l'effondrement

In this monologue, Aldo Sterone reflects on his move from Europe to Mauritius and argues that the pervasive sense of impending collapse in European discourse is largely exaggerated. He critiques the media’s habit of amplifying fear, pointing out that past predicted catastrophes—COVID, war in Ukraine, oil shortages—did not materialize as direly as presented. Sterone frames economic crises as regular “resets” within capitalism, likening them to a Monopoly game where the board is periodically reshuffled rather than destroyed. He cites historical examples such as the 2008 financial crisis, the Soviet Union’s longevity, and post‑World‑War‑II economic revival to illustrate that systemic collapses are rare and often followed by recovery. Emphasizing the limits of prediction, he urges a day‑by‑day mindset, rejecting constant anxiety and the over‑reliance on rationalist narratives. The speaker concludes with practical advice: verify news details, avoid being driven by sensational headlines, and adopt a relaxed, present‑focused attitude.
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Mes amis, bien le bonjour. Depuis que j'ai quitté l'Europe, je regarde les choses, je regarde la vie avec plus de sérénité. J'aimerais partager avec vous aujourd'hui cette nouvelle façon de voir, parce qu'en Europe, on vit dans un environnement anxiogène, on vit dans un environnement où on a toujours l'impression qu'une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de nos têtes, que quelque chose de terrible va arriver d'un moment à l'autre, qui va tous nous emporter. En vérité, quand on regarde, il se passe rien. Ce qu'on est en train de faire, c'est tout simplement, on est en train de prendre les menaces d'hier, les enterrer gentiment, les oublier, puis les remplacer par d'autres, juste pour se sentir vivre. Regarde, on nous disait, on nous disait en 2020, COVID va nous emporter tous, on va tous mourir. Voilà, pour certains. D'autres disaient non, c'est les injections qui vont tous nous emporter. Force est de constater que ni l'un ni l'autre n'est arrivé. 2022, la Russie envahit l'Ukraine, Troisième Guerre mondiale va se déclencher, une guerre atomique. On est des années, des années plus tard, je vais dire, il y a ni guerre atomique ni rien du tout, quoi. Il y a eu le détroit d'Ormuz, détroit d'Ormuz, tu vas voir, ce sera la famine, la guerre, il y aura pas d'essence, machin. Le fait est que voilà quoi, la vie continue comme avant. Donc en fait, je dis pas qu'il n'y a pas de menace, mais je pense que quand on vit en Europe ou quand on adopte la perspective européenne, on a cette impression que les menaces sont exagérées. En fait, plus souvent il se passe rien, le plus souvent le monde s'adapte, le monde change sa façon de travailler, sa façon de faire, et puis Et puis voilà, c'est tout. Des gens parlent d'effondrement «Il y aura un effondrement, tu vas voir, ça va s'effondrer.» Rien ne s'est effondré. Puis en 2008, ça s'est effondré, il s'est passé quoi? Il y a eu un effondrement en 2008. Et après, il s'est passé quoi? Ben après, on a donné de l'argent aux banques, on a imprimé, on a distribué, on a créé 2-3 lois, puis c'est reparti, c'est tout. De toute façon, regarde, dans le monde capitalistique, Littéralement, tu as un effondrement à peu près, ça dépend, tous les 4 à 7 ans en moyenne. Donc si tu commences à crier à l'effondrement, moi je te garantis que sur 70 ans tu auras raison 10 fois, quoi. Tu vas tout le temps, de temps en temps, avoir raison. Mais l'effondrement capitalistique, ce n'est pas un effondrement de destruction totale et complète, c'est juste un reset. C'est un petit peu comme lorsque on est à table, on est en train de jouer une soirée hivernale, on est en train de jouer au Monopoly, Que se passe-t-il quand le Monopoly arrive vers sa fin, qu'il y a une personne qui contrôle pratiquement tout? Il a tous les hôtels, tous les, toutes les rues intéressantes, toutes les cases intéressantes. Qu'est-ce qu'on fait? Le jeu devient ennuyeux, c'est plus intéressant de continuer, c'est plus intéressant de jouer. Qu'est-ce qu'on fait? On flingue pas tous les convives, non. On va juste prendre la planche de Monopoly, on va tout, on va faire un reset. On va reprendre tout, on va tout faire tomber comme ça, on va ramasser les billets, les placer, et puis on va prendre les hôtels, les mettre dans la boîte et tout ça, et on va redistribuer et on va repartir pour un tour. C'est exactement ça le système capitalistique. Quand il a atteint un certain niveau où ça, ça rapporte plus, ça bouge plus, ça devient, ça devient ennuyeux, tu vois. Qu'est-ce qu'on fait? On fait un reset. Voilà, par une crise. Alors parfois ça peut aller jusqu'à une guerre, parfois, je veux dire, la Première, Deuxième Guerre mondiale, le but principal c'était quand même un reset économique. Quand tu regardes, c'est démontrable, tu regardes que voilà, 45, on est parti sur les Trente Glorieuses, alors qu'en 39 on était encore dans la Grande Dépression, quoi. Qu'est-ce qui s'est passé entre 39 et 45? Bon bah voilà, le reset, le reset économique qui a permis d'avoir les Trente Glorieuses. Et moi C'est tout. Du moment que, du moment qu'on arrive pas à faire un reset avec une guerre mondiale, bon, ça va quoi, ça va. C'est juste, c'est juste des gros titres des news. Si tu regardes pas les news, à la rigueur tu verras que la moutarde a disparu des rayons pendant 3 semaines et qu'elle est revenue, c'est tout ce que tu verras, c'est tout. Honnêtement, voilà. Aujourd'hui, moi je vais te dire un truc, c'est, c'est devenu très dur de prévoir le futur. Honnêtement, on arrive même pas à prévoir ce qui va se passer d'ici la fin de la semaine prochaine. Si ça se trouve, La fin de la semaine prochaine, le monde sera différent. Si ça se trouve, d'ici là, on aura eu un putsch dans un pays, on aura un président qui est mort, on aura un autre qui a été arrêté, on aura— tu peux pas savoir ce qui se passe. Il y aura peut-être une grosse banque qui sera effondrée. Tu ne peux pas prévoir. On vit dans un monde instable. Faut prendre les choses comme elles viennent au jour le jour. Aujourd'hui, on est là, on respire, le ciel est bleu, ça va, ben on en profite. On le vit, on le vit tranquillement. Et puis bon, bah une autre fois, il y aura quelque chose, il y aura une bombe atomique. Bon bah on avisera le jour où il y aura une bombe atomique. Ça sert à rien d'en avoir 1000 dans sa vie quoi. Je veux dire, si pendant 3 ans, 3000 nuits, chaque nuit que tu dors tu penses à une bombe atomique, t'en auras vécu 1000 dans ta vie. Tu vois ce que je veux dire? Celui qui vit la chose, regarde, celui qui vit le problème, il le vit qu'une seule fois. Et celui qui en a peur le vit 1000 fois. Je veux dire, 1000 nuits de suite, tu as peur d'une bombe atomique, potentiellement n'arrive même pas. Alors que celui qui s'en fout, puis un jour il la voit exploser, il voit le champignon, lui va la vivre une fois. OK, c'est tout. Ça vaut pas la peine de se prendre la tête pour ces choses-là, d'accord? La plupart des— on vit dans une autre dimension. Les gens disent la France va s'effondrer, l'Union européenne va s'effondrer, machin va s'effondrer, l'économie va s'effondrer, la bourse va s'effondrer. Oui, on l'a vu, on sait, mais t'inquiète pas, on n'est pas dans la même dimension qu'avant, c'est fini tout ça. Arrête ta logique, arrête ta rationalité, ça ne sert à rien. La rationalité est en train de te tuer à petit feu. Arrête, on est dans un autre monde, on est dans une autre dimension, on est rentré dedans, tu le vois pas? Donc La logique, la rationalité, les mathématiques, tout ça, ça te dit rien du tout, ok? Ça ne sert à rien. Regarde l'URSS, tu regardes l'URSS, un exemple, l'Union soviétique. L'Union soviétique, elle a duré combien? Elle a duré, allez, je te dis de tête, je me rappelle plus le chiffre exact. Je mets mon argent sur 65 ans grosso modo, 65-67 ans, je sais pas, quelque chose comme ça, plus ou moins. Allez, je te donne à plus ou moins 7-8 ans. OK, pourtant, 40 ans avant son effondrement, tu lis les auteurs soviétiques, tu dis mais c'est pas possible, ce système ne peut pas exister, ce système il va s'effondrer demain. Tu peux lire des livres écrits en 1951, mais tu dis mais c'est pas vrai, c'est impossible que ce truc tienne. Quand ils te parlent des commissaires politiques, de l'idéologie, du gaspillage, du machin, tout ça, Tu regardes, je sais pas moi, les hauteurs béantes, Sinoviev, il va te raconter des trucs de fou quoi. Genre on a travaillé, on a ramené des milliers d'ouvriers, on a défriché un champ, on a planté de la pomme de terre, on a ramené des commissaires, on a ramené la population, on a fait des discours, tout ça. La pomme de terre, elle a poussé, elle était très jolie, très belle et tout. On l'a arrachée puis on l'a jetée à la poubelle parce qu'on en avait trop, parce qu'on a fait ça à travers tout le pays. Tu vois, quand tu vois ça, tu dis— alors rajoute à cela la censure, l'autoritarisme, le mensonge d'État, tout ça. Bon, je suis pas en train de les critiquer, on se comprend, on vit à peu près la même réalité partout aujourd'hui. Mais quand tu regardes l'Union soviétique en 1951, tu en penses quoi? Tu penses ça va s'effondrer dans 6 mois, OK. Mais non. Ça s'est effondré 40 ans plus tard, ok, tranquille. Il y a plein de gens, je te garantis qu'il y a des gens en 38 qui pensaient que l'Union soviétique ne va pas tenir, c'est juste une question de semaines avant que ça tombe. Non, non, et ça continue jusqu'à Noël 91, quelque chose comme ça, d'accord. Voilà, oui, on a des systèmes instables, oui, c'est vrai, je suis d'accord avec toi, les marchés sont instables. L'Union européenne est instable, la France est instable, il n'y a rien de pérenne dans ce qui est en train d'être fait. Il n'y a rien de pérenne, on est d'accord, je suis d'accord avec toi. Mais au fond, au fond, est-ce que ça va s'effondrer demain ou est-ce que ça va s'effondrer dans 60 ans? On ne sait pas, on ne sait pas. Comme dit ce passage biblique veillez donc puisque vous ne connaissez ni l'heure ni le jour. Voilà, c'est tout. On connaît pas l'heure ni le jour. Qu'est-ce qu'on va faire? Moi, je suis pas pour veiller, je suis pour vivre. On vit, on se relaxe, on peut pas contrôler ces choses-là. Ça sert à rien de psychoter, de développer des angoisses, des peurs, des dépressions, des inquiétudes. Non, non, on se relaxe, on vit. Le jour où— aujourd'hui, je pense souvent à ça, je le dis presque tous les jours. Comme disent les Anglais «We cross this bridge when we get to it.» Ce pont-là, on le traversera quand on y arrivera. Ça sert à rien de commencer à dire «Il y a un passage difficile, tu sais, tu réalises pas que sur le chemin que nous empruntons, il y a un passage, c'est très étroit, c'est très haut, c'est instable.» Tu sais quoi? Quand on y arrivera, on le traversera. Quand on le verra, il sera là devant nous, on y pensera, on réfléchira, on verra ce qu'on fait. Mais en attendant ce jour, on va continuer à avancer. Je pense que c'est la meilleure attitude de vie. Et sincèrement, c'est ce que j'ai appris ici à l'île Maurice. Honnêtement, sur le plan énergétique, c'est ce que j'ai appris. J'étais venu ici pour la mer, j'ai été, je crois, à la plage, j'ai nagé 2 fois en 1 an. Juste pour te dire, c'est pas trop mon truc finalement, la mer, après tout. J'aime bien la voir, mais aller nager, c'est vrai que c'est assez vite, tu as fait le tour de la question assez rapidement, pour être honnête. OK. Je suis pas venu pour ça finalement. Peut-être j'ai été emmené par autre chose. J'ai été attiré ici pour autre chose. J'étais attiré pour changer de vision, changer de perspective, devenir quelqu'un d'autre, voir les choses autrement, tu vois. Et j'aimerais communiquer ça avec vous parce que je sens que rien que dans les messages que les gens m'écrivent, je sens ce stress, je sens cette angoisse et je les comprends parce que je les avais moi aussi. Je les avais moi aussi, j'étais un flippé de la vie quand j'étais au Royaume-Uni. Vraiment, j'étais stressé, j'étais tout ça. Bon, aujourd'hui des gens m'écrivent «T'as vu, il y a une menace de je sais pas quoi.» Bon, écoute, c'est pas grave, c'est pas grave, d'accord? Ils vont placer un QR code, ils vont créer une ville 15 minutes, ils vont je sais pas quoi, ils vont nous limiter. Hier quelqu'un «Ils vont nous limiter à 3 vols, à 3 vols par avion par vie.» Écoute, je lui ai dit Quand on arrivera à ce jour-là, on avisera. On verra, on avisera. En attendant, les vols sont disponibles. Tu vas, tu cliques, t'achètes un vol, au revoir. Et par rapport au vol, tu remarques aussi que les médias, parce que là, comme la peur vend, hein, la peur vend, les médias ont développé une relation extrêmement toxique avec la population. L'inverse est vrai aussi. Tu peux dire que la population est en soif de mauvaises nouvelles. Pourquoi? Parce qu'une personne anxieuse, une personne qui est dans la peur, dans l'inquiétude, a besoin de se valider, de valider ses sensations par des mauvaises nouvelles. C'est très important. Et là, tu vois, par exemple, genre, t'as une compagnie qui annule 3 vols. Pourquoi? Parce qu'il y a une grève dans un aéroport ou n'importe quoi. Ils vont titrer en grand «Telle compagnie annule tous ses vols jusqu'à nouvel ordre à l'aéroport de je sais pas quoi.» Pourquoi? C'est manière de te dire, parce que pour les gens qui lisent que le titre, d'ailleurs la majorité malheureusement ne lisent que les grands titres, Ça fait que tu vois, il y a pas de carburant, tout ça c'est foutu, c'est foutu, on pourra pas voyager, on pourra pas sortir, on pourra pas. Mais non, juste lire l'article, oui oui, ils ont annulé le 737 du vendredi matin parce qu'il y a une grève machin et qu'ils se sont pris la tête ou qu'ils n'ont pas le slot ou je sais pas quoi. C'est tout, rien, d'accord? Ça fait, ça fait des semaines qu'on nous dit il y aura plus de carburant dans une semaine, dans 10 jours il y aura plus de carburant, toute l'aviation va tomber, va s'arrêter et tout ça. Ouvre Flightradar24, ouvre Flightradar24. Le ciel est jaune, il y a des avions partout. OK, oui, Royal Air Maroc a annulé le Marrakech. Oui, bon, ils ont annulé le Marrakech et après, bon, on ira, on ira en Inde. Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse? Tu vois ce que je veux dire? Faut arrêter, mes amis. On est en train de faire feu de tout bois, on est en train de prendre des choses qui ont toujours existé, des grèves, des troubles, des puniries, des augmentations de prix, des faillites, des machins, et on est en train de les mettre dans une sauce pour t'effrayer, te maintenir dans la peur. C'est tout ce que je vais te dire, quoi. Voilà, c'est comme ça, OK. Donc on se relaxe, on se détend, on se détend. Tout va très bien, rien qui va se passer, il y a rien qui va s'effondrer, il y a rien qui va déconner. Tu vas, tu vas dans ta chambre, tu dors et tu éteins la lumière. Tout va très bien, d'accord. Bonne nuit, et nous on se voit dans la prochaine vidéo. À très bientôt.
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