Pourquoi tu ne dois jamais culpabiliser pour ton boulot !

This is a YouTube video titled "Pourquoi tu ne dois jamais culpabiliser pour ton boulot !" created in April 2025. The content is a monologue in French where the speaker discusses the dangers of over-identifying with one's work to the point of self-harm. The speaker shares a tragic story about a luxury watch store employee in London who was robbed and subsequently blamed by his employer, leading to the employee's suicide. The message emphasizes the importance of maintaining personal well-being and not taking on undue guilt or responsibility for work-related incidents. The speaker advises viewers to protect their health and rights and not to let employers or circumstances cause emotional damage.
Mes amis, bien le bonjour. Vous savez, il y a plein de gens, et j'ai beaucoup de respect pour eux, qui aiment leur travail, se sentent investis par la mission. Et puis, ça devient pour eux un point d'honneur, ça devient pour eux une question personnelle d'exécuter ce travail à la perfection. D'accord ? Bien sûr, c'est une attitude qui est généralement louable et appréciée par le patronat, vous pensez bien, n'est-ce pas ? Et puis, à un moment donné, ça peut aller trop loin, comme le cas que je vais vous raconter aujourd'hui. Et c'est pour cette raison que je viens formuler une mise en garde. D'accord, c'est bien d'aimer son travail, c'est bien de sentir qu'on veut aller jusqu'au bout et délivrer et tout, c'est bien, ok. Oui, si tu veux. Mais il ne faut pas que ceci se fasse au détriment de sa santé. Il ne faut pas que ceci se fasse au détriment de sa famille, de son confort, de son bien-être. Il faut, bien entendu, je sais que nous sommes codés, nous sommes programmés depuis l'enfance à créer des riches, nous sommes programmés à travailler pour le plaisir et le bonheur et la richesse et la fortune d'autrui. Nous sommes, on nous programme pour nous dire que la meilleure chose qu'on peut faire dans la vie, c'est faire du bon travail pour les autres. Et ceci peut parfois aller jusqu'à des niveaux extrêmement pathologiques. Je vous donne un exemple. À Londres, l'année dernière, on a un magasin de montres, des montres de luxe. On est en train de parler de Rolex et similaire. Les montres vendues par ce magasin allaient de 3000 euros pour la moins chère jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros pour la plus chère. On a un vendeur, il s'appelle M. White, il a 27 ans. C'est un jeune, il est là seul dans le magasin, derrière le comptoir. Et à un moment donné, que va-t-il se passer ? À un moment donné, on va avoir des assaillants. On va avoir des gens qui vont attaquer ce magasin pour voler les montres. Donc, ils arrivent. il lui tombe dessus voilà par surprise ils vont le ligoter tout ça et puis ils vont faire main basse sur le butin le butin s'est élevé à plus de un million et demi d'euros l'équivalent c'était 1,3 millions de livres sterling donc c'était un gros vol c'était pas le petit vol maintenant que vont-ils faire avec les montres on ne sait pas parce que toutes ces montres ont un pédigré elles sont numérotées, cataloguées tout ça donc bon Voilà, maintenant il y a probablement un marché noir, même si la valeur du butin est 1,5 millions d'euros, je doute fort qu'ils puissent obtenir ce chiffre sur le marché noir. Mais quand même, ça leur fait une belle somme d'argent. OK. Notre vendeur se retrouve, bien entendu, vous imaginez, les choquer, les secouer. Et là, il y a un truc terrible. C'est que... Il rentre chez lui, bon la police vient et tout ça, bien entendu, font des constatations, posent des questions et tout. Il parle à son employeur. Son employeur n'est pas content du tout, du tout, du tout. Il se fait engueuler par son employeur, comme s'il attendait de lui à ce qu'il fasse le rombo. Je ne sais pas moi. Qu'est-ce qu'il voulait l'employeur ? On a des garmés qui rentrent dans le magasin, ils sont armés déterminés. Qu'est-ce qu'il va faire ce vendeur ? Il va placer des sacs de sable derrière le comptoir et tirer à la calache, soulever au-dessus de la tête, comme il faisait au Nagorny-Karabakh ? C'est ça ? Qu'est-ce qu'il va faire le gars ? Le gars ne peut rien faire, les mecs lui tombent dessus, tombent dessus. Donc, le propriétaire, bien entendu, le patron n'est pas très content, et il va lui passer un savant, en plus du choc qu'il a eu dans cette journée. Qu'est-ce qu'il va faire ce monsieur ? Eh bien, ce qu'il va faire, c'est qu'il va prendre ses économies, il va prendre toutes les économies qu'il a sur le compte, je crois que c'était 12 ou 13 000 euros l'équivalent, Il va les virer à son employeur, il va dire voilà, c'est vrai que c'est rien, c'est une goutte d'eau, c'est une miette dans le préjudice que vous avez subi, mais voilà, voilà l'argent que j'ai. Et sur ce, il met fin à ses jours. Je veux dire, c'est quelque chose d'extrêmement choquant à plus d'un titre. Tu vois, moi je suis vendeur, déjà je suis vendeur, et des gars arrivent, ils me brutalisent, je me prends une baffe, un coup de pied, tout ça, je donne les montres, et ils partent. Si mon employeur va parler, déjà je vais être direct avec lui. Tu fermes ta bouche. Tu fermes ta bouche maintenant, déjà. Premièrement. Deuxièmement. Les montres, déjà, j'espère pour toi qu'elles sont assurées. Parce que si elles ne sont pas assurées, c'est qu'elles ne sont pas importantes pour toi. Tu vois, c'est ce que tu t'en fous des montres. Alors moi, je m'en fous encore plus. Toi, c'est tes propres montres. Tu n'as pas payé une assurance. Tu crois quoi ? Tu crois que moi, je vais pleurer la nuit ? Non seulement, je te dis un truc, non seulement je vais aller dormir, non seulement je vais aller dormir, mais en plus, je vais trouver le sommeil cette nuit-là. Et je te rajoute encore un autre truc. Par rapport au patron, moi je porte plainte contre Saras, parce qu'il m'a mis en danger, parce que moi je suis sur mon lieu de travail, moi dans mon contrat c'est pas écrit me faire baillonner, me faire ligoter, me faire insulter, recevoir un coup de pied, tout ça, non, non pas du tout, ça fait pas partie de la description de mon travail, moi on m'a pas dit ça quand j'ai été recruté, moi on m'a dit tu viens, tu t'installes là, tu poses ton derrière sur cette chaise, tu vends des montres, c'est ce que j'étais en train de faire. Donc, le fait que j'ai été mis en danger Au cours de mon travail, ça, ça tombe sous la responsabilité de mon patron, qui n'a pas pris les mesures. Il aurait dû recruter un gardien de sécurité, il aurait dû, il aurait dû. Ils se débrouillent, c'est pas mon travail, moi. Tu vois ? Et je te dis un truc. les voleurs ont pris les montres et sont partis. Moi je suis pire que les voleurs, parce que moi je pars pas, moi je suis là. Moi j'emmène ta race au tribunal. Moi je veux dire tu signes un chèque maintenant, tu le fais à l'amiable, je ramène mon avocat, on parle, tu prends tes responsabilités, ce qui m'est arrivé moi c'est inacceptable, n'est-ce pas ? Donc tu signes un chèque maintenant, sous les yeux d'un avocat, tranquille. Sinon je t'emmène ta race devant le tribunal. Les flics vont peut-être retrouver les voleurs, vont peut-être retrouver les montres et tout ça, ils vont peut-être les rendre. Mais par contre, moi, tu ne peux pas appeler les flics. C'est moi qui appelle les flics pour toi. D'accord ? Vous voyez ce que je veux dire ? Il ne faut pas vous laisser enfermer dans des narratives qui vous culpabilisent alors que vous avez la main haute. D'ailleurs, ce qui s'est passé, le gars a mis la fin à ses jours sur ses entrefaits La police, vu le profil qu'a pris l'histoire, même si, vous savez, au Royaume-Uni, ils sont pas très efficaces, mais ils se sont bougés quand même, ils ont été secouer les indic, les squats, les classiques, vous savez, les suspects classiques, les fourgues, tout ça. Ils ont fini par trouver leur gars. Ils ont fini par les trouver. Donc, ils ont trouvé les montres, Ils ont trouvé les voleurs, et le mec est toujours couché à la morgue. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça valait la peine ? Non. Ça ne vaut pas la peine, honnêtement. Ça ne vaut pas la peine. Et c'est pour ça que je te le dis, parce que... Je sais qu'il y a des gens, là c'est une question de montre, mais demain je sais pas quoi. Tu conduis un bus, tu vas l'emplafonner. Ou bien tu conduis un JCB puis tu arraches des câbles valant des millions. Ça peut t'arriver, je veux dire. Ça peut t'arriver dans le travail. Moi je te dis pas fais le exprès. Fais attention, travaille bien, tout ça. Oui, on est d'accord. Mais si jamais ça se passe mal, si jamais les choses se passent mal un jour, ne va pas te mettre dans tous ces états, ne va pas placer sur ton dos une responsabilité morale ou légale, etc., avant même que personne ne l'ait placée sur toi. Je veux dire, le mec, il n'a même pas attendu la fin de l'enquête, il n'a pas attendu qu'il y ait un procès, qu'il aurait innocenté, bien entendu, tout ça. Non, non. Tout de suite, on y va, on met fin à ses jours. Il faut quand même savoir raison, raison garder. Il ne faut pas s'emballer parce qu'un patron s'est fait voler un million trois de montres. Il se les a fait voler, j'espère pour lui qu'il est assuré. Si il n'est pas assuré, c'est pour sa pomme. C'est tout. Moi, en tant qu'employé, je veux dire, quand je finis mon travail à 18h, à bien plaire, je vais rester une demi-heure de plus parce qu'il y avait des flics. Mais voilà, c'est terminé, je suis rentré chez moi, c'est plus mon histoire, c'est plus mon problème. Si demain t'es fauché, y'a pas de montre à vendre, bon, tu me donnes mon préavis, on fait une R.C., on fait une rupture conventionnelle, je sais qu'y'a plus de montre à vendre, mais bon. Moi je peux venir, je ne veux pas abandonner mon poste, j'ai besoin de ce travail moi. Tu vois ce que je veux dire ? Il faut toujours défendre ses droits en toutes circonstances. Il ne faut pas partir dans l'émotionalisation des problèmes. Et là, je parle d'un truc gros, là j'ai pris un cas extrême, un raid de la fumée, des fumigènes, des explosifs, n'est-ce pas ? J'ai pris un cas extrême. Mais on n'est même pas obligé d'aller vers le cas extrême. Je parle du cas de tous les jours. Tu travailles dans une compagnie, puis un client il part. Un gros client il part, il perd un contrat. Il perd un contrat, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Qu'est-ce que vous en foutez ? Ils ont perdu un contrat. Et après ? J'en fais quoi moi ? Qu'est-ce que je vais faire ? Je vais pleurer ? Vous avez perdu un contrat, vous êtes des cons, c'est tout. C'est qu'il y a meilleur que vous. Simple, d'accord ? Des choses comme ça. T'as fait tomber, je sais pas moi, t'as renversé une tasse de thé sur un ordinateur, bon ben voilà, c'est un accident, qu'est-ce que tu veux, vous êtes assuré, j'espère. C'est tout, il faut pas se... Il faut pas émotionaliser les choses et prendre des responsabilités morales, puis après ne pas endormir la nuit, se faire miner, tout ça. Je suis pas en train de vous dire, vous vous en foutez complètement, je m'arrête avant de le dire, n'est-ce pas ? Mais vous comprenez, je suis littéralement à... Je suis à un cheveu de dire ça, ou même d'ailleurs de le penser, si vous voulez. Donc voilà, mes amis, pensez à vous, pensez à votre gueule, pensez à votre santé, pensez à votre famille. Personne, personne ne pensera à vous, d'accord ? Personne ne pensera à vous. C'est vous, votre ligne, votre première et souvent votre dernière ligne de défense. Merci d'avoir écouté cette vidéo jusqu'ici. Mon WhatsApp, si vous avez des questions, est dans les commentaires, dans les commentaires épinglés. vous pouvez booker une séance, il y en a pour le moment, il y en a tant qu'il y en a. Merci mes amis et à très bientôt.
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