
A French-language YouTube monologue analyzing recent riots in France. The speaker argues looting partly reflects consumer desire (brands like iPhone/Nike) and that many participants join out of crowd dynamics or nihilism rather than organized political aims. He contextualizes riots with personal memories (e.g., Oct 1988), criticizes elite-driven systemic decline (economy, energy policy), condemns petty theft but highlights invisible elite harms, and centers police violence (citing George Floyd and a Twitter poll) as a catalyst for public outrage.
Questions this video answers
12,500 responses
37%
3,000 meters
135 euros
Mes amis, bien le bonjour. Il y a des gens qui me disent, on comprend la colère, mais pourquoi ils pient ? Je peux vous répondre à cette question. En fait, tout simplement, ils ne pient pas, ils consomment. Vous croyez quoi ? Vous croyez qu'ils allaient ériger des barricades et puis chanter la marseillaise ? On vit comment aujourd'hui ? On existe par quoi ? Quel est le désir le plus important chez chaque être humain aujourd'hui ? Ne me répondez pas comme il y a deux siècles. Ne me dites pas liberté, démocratie, dignité ou des choses comme ça. Ne me dites pas ça. Aujourd'hui, chaque être humain aspire à posséder un iPhone. Chaque être humain aspire à posséder des chaussures de marque Nike. D'accord ? Et je vous dis tout de suite, la vidéo n'est pas sponsorisée par ces marques-là. Alors en fait, tout simplement, ces jeunes, maintenant qu'il y a un bordel ambiant, ils en profitent pour faire les emplettes. C'est tout. Donc c'est pour ça qu'il y a le pillage. Parce que je vous dis un truc, aujourd'hui, si par exemple, imaginons juste comme ça, une situation complètement hypothétique, imaginons qu'on suspende les droits fondamentaux de tous les français. qu'on suspende leurs droits humains, tels que garantis par la Constitution et par même les traités internationaux. Vous pensez quoi ? Ils vont se lever ? Ils vont se rebeller ? Ils vont aller défendre ces droits-là ? Si un président leur interdisait par exemple de ne pas s'éloigner de plus de 3000 mètres de chez eux sous peine d'une amende de 135 euros ? Situation complètement imaginaire, d'accord ? Vous croyez qu'ils vont se lever ? Vous croyez qu'ils vont se bouger ? Non ! Personne ne va se bouger, ils vont juste obtempérer, n'est-ce pas ? Donc voilà. Autre chose, par rapport aux gens qui disent « Mais pourquoi ces émeutiers sortent ? » Au-delà de « Je ne parle pas de ceux qui pient, je parle des autres. Pourquoi ils sortent ? » Bon, je peux vous donner une réponse intellectuelle si vous voulez. Je peux intellectualiser la situation et vous raconter des choses qui correspondraient peut-être à ce qui se passe dans leur tête s'il y a quelque chose qui se passe. Mais je peux vous dire aussi une autre réponse qui est la réponse simple et qui est extrêmement proche de la réalité. J'ai participé à des émeutes dans ma vie, d'accord ? Des émeutes de cités, ça arrive. On avait des émeutes. Pourquoi ? On ne savait même pas pourquoi. Je me rappelle qu'une fois, il y avait une bagarre entre deux quartiers. Il y avait une sorte de guerre entre deux quartiers. J'étais chez des gens de ma famille. Ils habitaient à Cochonville, à Mostaganem. Je vous assure, les quartiers existent, je ne vous raconte pas de blague. Donc, nous étions à Cochonville et on a été attaqué par un autre quartier. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je ne saurais même pas vous dire comment ça a commencé. Je n'ai jamais connu l'histoire. Ce n'est pas que je l'ai oublié. Je ne l'ai jamais su, pour commencer. Moi, ce que je sais, c'est qu'un soir, ça a hurlé. Il y avait une clameur. Des gens couraient dans tous les sens. Il y avait du feu. Il y avait des pierres qui partaient. Et puis, qu'est-ce que j'ai fait, moi ? Je suis sorti avec eux. Au départ, tu sors pour voir, tu sais. Au départ, c'est la curiosité qui l'emporte. Depuis le Balkan, t'as pas un bon angle de vue tant que tu sors. Et après, tu vois que c'est une participation ouverte, ce genre de choses. Tout le monde peut venir participer. J'ai participé. Les événements d'octobre 88, en Algérie, quand tout a basculé, J'étais là, j'ai aussi participé. Pourquoi ? Tu veux que je te raconte pourquoi ? La réalité, c'est que si je te raconte aujourd'hui pourquoi, je serai tout simplement en train, a posteriori, de placer une explication rationalisée, documentée sur un comportement qui, sur le moment, n'avait pas de pourquoi. C'est un mouvement de foule, c'est tout. On a une foule et la foule n'est jamais rationnelle. Ce n'est pas comme une guérilla. Une guérilla, tu prends les farcs ou tu prends d'autres guérillas qui existent à travers le monde. Ils ont une structure, ils ont une hiérarchie, ils en manifestent. Parfois, ils ont même un bureau, une administration, un chargé des relations avec la presse. Ce n'est pas comme ça quand tu as des manifs ou des émeutes. Les manifs, c'est organisé, mais les émeutes, Tu regardes les émeutes, c'est dans diverses villes, à travers des quartiers, des gens qui ne se connaissent pas nécessairement, qui ne sont pas synchronisés les uns avec les autres par téléphone ou par le biais de meetings ou de réunions Zoom ou autre. C'est juste quelque chose qui est dans l'air et on va avoir des gens qui vont sortir et puis partir là-dedans. Quand tu es dans un contexte nihiliste en plus, Ça va aider énormément. Des gens vont sortir, participer sans savoir vraiment pourquoi. Je n'ai pas pillé quand j'ai participé à des émettes. La fois d'octobre 88, je n'ai pas pillé et je n'ai pas mis le feu. Je n'ai jamais aimé travailler avec le feu, mais j'ai vu des gens mettre le feu. J'ai vu des gens renverser des véhicules. J'ai vu des pierres partir. J'ai vu des balles siffler. J'ai vu ça, mais je n'ai pas participé dans ce sens. Mais j'ai jeté des pierres aussi, voilà. J'ai jeté des pierres comme tout le monde jetait des pierres. Pourquoi ? Comment ? Et j'en sais rien. Je peux t'expliquer maintenant pourquoi. Mais si je reviens au moment où je le faisais, je n'avais pas d'explication qui tienne la route. C'était un mouvement de foule. Est-ce que ce mouvement est illégitime ? Oui, il y avait une raison à l'époque pour que ce mouvement ait lieu. Le fait qu'il y ait un mouvement de foule ne veut pas nécessairement dire que ce mouvement est légitime ou illégitime. Mais ce mouvement de foule-là, il existe parce qu'il y a un substrat. Il y a une situation culturelle, sociale, économique. Je ne parle pas de détresse ou de souffrance. Je parle d'une situation. C'est tout, dans le sens le plus neutre du terme. Par la suite, cette situation devient explosive, et puis il suffit... Il suffit de quelque chose, d'un événement catalyseur, d'un événement déclencheur, et bam ! Tu te retrouves avec ce qu'il se passe en France aujourd'hui. Autre chose, il y a des gens qui sont choqués par les immeubles qui brûlent, les dégradations et tout ça. Je vais vous dire une chose. Vous êtes choqué seulement quand vous voyez des immeubles qui brûlent. La France entière, et depuis des générations, est un chantier de déconstruction. L'économie est détruite, l'éducation, la famille, la santé, tout est détruit. Alors peut-être que ça ne donne pas des images quand par exemple on arrête Fessenheim pour des raisons idéologiques. et qu'on réduise la quantité d'électricité disponible et qu'on crée une dépendance, qu'on réduise sa souveraineté énergétique, qu'on impacte négativement son économie, qu'on impacte les emplois, qu'on impacte les consommateurs, qu'on crée de l'inflation énergétique. Alors ça, c'est vrai qu'on ne va pas voir du feu. On ne va pas voir une centrale qui brûle parce que les élites, elles, les élites ne vont pas aller ne vont pas aller te brûler un dépôt de chaussures, de chaussures de sport, par exemple. Ils ne vont pas faire ça. Par contre, ils vont t'arrêter une station nucléaire et puis tu vas le payer. Tu vas commencer à le payer par tes factures qui sont plus élevées. Tu vas commencer à le payer par ton emploi que tu perds. Ils vont vendre la souveraineté de ton pays, ils vont la vendre à l'étranger. Ils vont la vendre à des organisations internationales, idéologiques, qui demain seront en train de te commander. Tu ne verras pas le feu. Mais ce que tu vas voir, tu vas voir des villes 15 minutes, tu vas voir des caméras poussées partout. Tu auras peut-être besoin d'un QR code pour sortir. Ils le font dans le feutré. Tandis que tu focalises sur une... sur une femme voilée qui court avec une boîte qu'elle a piquée chez Carrefour et que je condamne absolument fermement. Il n'y a aucune excuse, aucune raison pour faire ça. C'est du vol. Dans un pays islamique, on lui a recoupé la main. Là, on oublie de voir les élites qui sont en train de pomper, pomper pas seulement le présent, pomper tous les acquis du futur et ce qu'on pourrait construire dans l'avenir. et ils sont en train de se le virer sur des comptes en banque à l'étranger. Ça, on ne le voit pas, parce que ça, c'est moins visible. La meuf avec sa boîte et ses produits de bouche et ses produits de consommation, ça donne une image qui va circuler des milliers de fois sur Twitter. Les gens qui prennent des milliards, qui les détournent, ça, ça ne se voit pas. D'accord ? C'est moins visible, c'est moins visuel, donc on y est moins sensibilisé. Aujourd'hui, je voulais aussi parler de cette histoire de voiture et tout, mais ça ne m'intéresse plus d'en parler. Je vais vous dire pourquoi. Je ne sais pas où est mon téléphone. J'ai fait un sondage sur Twitter ce matin. J'ai dit juste pour qu'on soit d'accord, pour qu'on parle de la même chose. Parce que des fois, tu prends un gamin, tu lui dis, tu as envie de manger ça ? Non. Tu veux manger ça ? Non. Tu veux manger ça alors ? Non. Tu as faim ? Tu as envie de manger du tout ? Non, je n'ai pas faim. Vous voyez que... au lieu de parler de détails de plats et tout ça, ça aurait été beaucoup plus simple d'aller tout en bas, d'aller au niveau de la base. Essayez de poser une question beaucoup plus simple et voir si déjà la conversation au-dessus vaut la peine d'être menée ou pas. J'ai fait un sondage avec une question très simple. Est-ce que vous pensez que la police doit avoir le droit d'abattre n'importe quel jeune d'origine maghrébine pour n'importe quelle raison? J'ai 12500 réponses à ce stade. Ça veut dire que j'ai un échantillon ultra représentatif. N'importe qui peut voter bien au delà de mon cercle. Les gens retuitent sans arrêt. Donc, les réponses, c'est 37% des gens pensent que oui. Même si vous pensez que ma méthode n'est peut-être pas parfaite ou autre. OK, j'ai 10% d'erreurs. J'ai 15% d'erreur. Là, je vous parle de 37% de gens qui pensent que du moment qu'il l'a fait, c'est justifié. Ça veut dire que quoi ? Ça veut dire que si ce jeune, cette voiture était à lui, qu'il avait le permis de conduire, qu'il était garé dans un parking en train de manger un sandwich, que le flic soit venu, qu'il lui ait tiré dessus depuis deux mètres sans même que l'un et l'autre s'adressent la parole. Il y a 37% des gens qui auraient dit C'est justifié. S'il l'a fait, c'est justifié. C'est comme cette histoire de Chauvin, le flic qui, aux États-Unis, avait tué Floyd, George Floyd. George Floyd, il va acheter un noir, va acheter, il donne un billet de 20 dollars, le billet de 20 dollars est faux. Il n'a jamais été prouvé que ce gars faisait circuler ou émettait de la fausse monnaie. C'est juste tout simplement, on l'a arnaqué lui, il ne savait pas. Ça arrive à tout le monde. On ne savait pas, il a été acheté avec ce billet-là. Le magasin, le gars du magasin appelle la police. La police arrive. Ils vont le menotter dans le dos, le mettre par terre. Et puis, il y a M. Chauvin qui va poser son genou. Il y a des photos très claires. Le genou est exactement sur le cou. Il n'est pas sur le dos, il est sur le cou. Il y a même, vous allez sur le Wikipédia, il y a une photo. Elle est là, clairement, de tout son poids, son genou sur son cou pendant neuf minutes. Durant ce temps, il s'arrête de bouger, il s'arrête de crier, s'arrête de respirer et il meurt et il continue à l'écraser pendant neuf longues minutes. Et les gens filment. Il y a plein de personnes qui te disent non, Floyd était un voyou. Oui, c'était un voyou. Je suis d'accord. Jamais dit que c'était un membre honorable de la société qui était connu favorablement dans la communauté où il vivait. Sauf que la police ne sont pas des brigades de la mort. Ce ne sont pas des escadrons de la mort qui circulent dans les quartiers à droite à gauche et trouvent un type. Tu sais, toi, tu n'es pas un type bien. On va t'étrangler devant un patrouilleur de police. Il y a plein de gens qui me disent non, c'était un voyou. Deuxièmement, il y a des gens qui disent il est mort de mort naturelle. D'accord. Ça veut dire que s'il n'y avait même pas eu l'intervention de la police, à un moment donné, neuf minutes plus tard, après le moment où la police aurait intervenu, il serait tombé Redmore tout seul, de sa belle mort. Quand j'entends des gens parler comme ça, qu'est-ce que je leur dis ? Répondez-moi à une autre question avant qu'on continue à parler. Juste pour être sûr qu'on est réellement alignés, qu'en termes de valeur, on parle de la même chose. La question, c'est est ce que vous pensez que la police a le droit d'étrangler n'importe quel noir ? Est ce qu'ils ont le droit de trouver un noir dans la rue et d'étrangler ? D'autant plus que même par rapport à cette histoire, c'est un criminel et il avait un passé, un casier et tout ça. Vous ne pouvez pas inclure cette histoire là dedans parce que les flics ne le savaient pas au moment où ils l'ont étranglé. D'accord, donc si quelqu'un me dit non, moi, fondamentalement, je pense que la police a le droit de tuer un noir. pour n'importe quelle raison, même par fantaisie. Ils ont le droit de commettre une exécution arbitraire, comme ça, dans la rue. Je pense qu'ils ont le droit. Alors, si quelqu'un dit ça, ça ne sert à rien d'aller discuter du reste. Ça ne sert à rien d'aller parler de la loi et de la position du genou et de l'autopsie et tout ça. Ça ne sert à rien d'en parler. Parce que, quelle que soit la situation, il est d'accord, de toute façon, avec l'acte du flic. Il est d'accord avec. Donc c'est pareil pour cette histoire de ce jeune. On peut parler de la légitime défense, on peut parler de plein de choses. D'ailleurs, il n'y avait pas de légitime défense. Si vous regardez la légitime défense, il y a des gens qui écrivent très souvent, qui disent Oui, mais voilà, le flic avait pensé que plus tard, il pourrait. Ça ne marche pas comme ça, la légitime défense. La légitime défense ne se base pas sur ce qui pourrait se passer plus tard. La légitime défense, c'est ce qui se passe maintenant, à l'instant là. J'ai une menace immédiate sur ce moment. C'est pas que il pourrait partir. Et comme la voiture est puissante et comme il n'a pas de permis de conduire et comme il est jeune, il pourra aller plus loin. Et à un moment donné, il pourrait, n'est ce pas, écraser un piéton et ce piéton pourrait mourir. C'est pas la légitime défense. Autre chose. Il y a il y a toujours cette cette conversation autour de Vraiment, j'ai le dégoût. Vous savez, j'ai le dégoût de ce qui se passe. D'accord. C'est une situation extrêmement, sans mot, merdique. Les gens qui disent les flics. raconte qu'il y a eu une poursuite et qu'il a conduit dangereusement et qu'il a fait ceci, qu'il a fait cela. Je vous dis un truc tout de suite, il vient d'où ce témoignage ? Il vient de ces flics qui l'ont abattu. Ce témoignage n'est pas valable. Pourquoi ? Parce qu'ils ont menti. Ils ont menti sur ce qu'ils ont fait, ils ont menti sur ce qui les a conduits à tirer. Pourquoi ils ont menti ? Ils ont menti parce qu'ils ne savaient pas qu'ils étaient filmés par les membres du public. Ils ne savaient pas que des gens ont fait l'acte citoyen de sortir leur caméra, ils ont filmé. Parce que c'est comme l'histoire de Floyd, vous savez. Pour moi, par exemple, je ne suis pas le plus gauchiste sur ces plans-là. Je ne suis pas réellement gauchiste, si vous me connaissez depuis longtemps. Mais en même temps, ma vision de la police a changé. Il y a un avant et un après, Floyd. C'est-à-dire que s'il n'y avait pas, je vous dis un truc, J'avais tellement confiance à l'époque en la police que s'il n'y avait pas la vidéo de l'histoire de Floyd, si sa mère, par exemple, était venue en disant mon fils est sorti d'une épicerie. Il avait payé avec un billet de 20 dollars. Le billet était faux, mais c'était pas à lui. Les flics arrivent. Ils l'ont étranglé pendant neuf minutes. Devant le patrouilleur, je ne l'aurais pas cru. Je n'aurais même pas cru une seconde qu'elle disait la vérité. J'aurais dit mais elle ment, ce n'est pas possible. Elle raconte n'importe quoi. La police, ce n'est pas des tueurs. Ils ne sont pas là pour faire ça. C'est ce que j'aurais pensé à l'époque. Mais il y avait la caméra, la vidéo était là. Net. À un moment donné, il faut faire face aux réalités. Donc. Ces flics ne savaient pas. Parce que probablement, c'est des abrutis, parce que la réalité, c'est qu'aujourd'hui, tu fais quoi que ce soit et ils le savent. C'est pas on vit pas dans un état policier pour rien. Il y a des caméras partout, quoi que tu fasses, quoi que tu dises. Il y a des caméras, il y a des caméras, des gens. Donc là, on a au moins deux angles de caméra. Plus, il y a aussi des caméras, probablement de la ville. Donc, il y a plusieurs angles pour cette scène. Ils arrivent et ils mentent. Voilà. Et ils mentent. Et puis, un peu plus tard, sur les médias sociaux arrivent les vidéos. Voilà. Terminé. Game over. C'est pour ça qu'il s'est retrouvé le... Pourquoi le... Pourquoi il a été inculpé aujourd'hui, ou mis en examen comme on dit ? Pourquoi il a été mis en examen pour homicide volontaire ? On parle d'homicide volontaire ! Le parquet ne va pas créer ça, ne va pas lui mettre... Coller sur le dos un homicide volontaire juste comme ça ! Enfin... C'est une situation extrêmement merdique. Mais aujourd'hui, elle est merdique, mais visible. Il y a une semaine, il y a trois jours, quatre jours, c'était merdique, mais peut-être moins visible. Il y avait moins d'éléments comme ça qui montraient dans quelle situation ce pays vit. Mais aujourd'hui, ça se voit. C'est tout. C'est juste cette différence subtile entre avant et après. C'est tout. Mais après, ce qui risque de se passer, c'est que cette situation va se calmer parce que les émeutes, au bout d'un moment, elles s'essoufflent et ça s'arrête juste comme ça. C'est un phénomène de foule. D'accord, donc c'est assez. C'est pas rationnel. Ça commence. Quand est ce que ça va s'arrêter? Ça peut s'arrêter ce soir. Ça peut s'arrêter dans une semaine, mais ça s'arrêtera. Ça s'essouffle et ça s'arrête. On en a eu aussi au Royaume-Uni aussi. Ça commence, ça monte en violence. T'as l'impression que jamais ça va revenir en arrière. Puis à un moment donné, Ça tombe et personne n'a jamais pu expliquer ça. Raconte, je peux dire un truc, même quand ça s'arrête, même quand ça s'arrête, pense que la destruction de ce pays ne s'est pas arrêté, qu'elle continue sur tous les plans et des plans qui ne font pas nécessairement de la fumée, pas nécessairement du feu. C'est des choses qui ne vont pas nécessairement arriver sur Twitter ou arriver à la télévision, mais ça sera là, ça sera en train de se passer. Voilà mes amis, merci beaucoup d'avoir écouté cette vidéo jusque là. Je vous laisse mon numéro de téléphone. D'accord. le voici, vous pouvez me laisser des messages sur Whatsapp, Whatsapp seulement s'il vous plaît, pas de texto ou autre parce que je n'ai pas de crédit sur cette sim pour répondre. Si vous me contactez sur cette histoire de Nahal, vous êtes bienvenu, il n'y a aucun souci. Si vous voulez que je fasse changer mon avis sur ce que je vois, ce que je perçois, vous avez tout à fait le droit de le faire. Par contre s'il vous plaît, si vous me contactez, Juste pour qu'on puisse s'entendre, qu'on soit d'accord sur les mêmes... Parce qu'on peut parler si on a les mêmes valeurs fondamentalement, même si on n'est pas d'accord sur la manière dont ça s'exprime. Dites-moi si oui ou non, vous êtes pour l'exécution sommaire. Si vous êtes d'accord que la police exécute sommairement les gens. Si vous pensez ça, Bon, ça sert à rien de vouloir me changer mon avis ou autre, parce que vous seriez d'accord même si le gars aurait été abattu dans son sommeil. Vous auriez dit oui, c'est normal, les flics ont le droit de tuer. Les flics c'est l'État, les flics c'est les fonctionnaires, et le fonctionnaire a le droit de tuer les citoyens qu'en banc lui il sent. Je veux dire, en termes de droits, de conscience des droits civiques, vous êtes revenu il y a plus de 1000 ans en arrière. On a le droit de tuer comme on veut. L'État, ben oui c'est l'État. Et puis lui, fonctionnaire de l'État, il a une étoile. Enfin je sais pas, ils ont pas d'étoiles les flics français, non. Il a un badge. Il a un flingue. Et puis, si lui, en tant que représentant de l'État, il a décidé de tuer un citoyen, je veux dire, c'est son droit le plus absolu. D'accord ? Si vous êtes revenu à ce stade, en termes de conscience de droit civique, Voilà, j'ai des mauvaises nouvelles, mais on n'en parlera pas ce soir. Ce sera une autre fois. Merci, mes amis. À très bientôt.
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