Présidentielles 2022 – 1er Tour – Marine contre Macron; Fin de Zemmour

Monologue/commentary (French) reacting to the 1st round of the 2022 French presidential election (recorded 10 April 2022). The speaker argues the second-round matchup will be Marine Le Pen vs Emmanuel Macron, analyses why Éric Zemmour’s campaign collapsed (from a peak ~18% months earlier to a base value ~5%), assesses strengths/weaknesses of the main candidates, and warns that media-driven diabolisation and TV-oriented voters could hand Macron re-election. The speaker urges accepting France’s 2022 reality and seeking peaceful, collective solutions rather than nostalgic or exclusionary projects.
Bonjour mes amis, ça va être Marine Le Pen-Macron. A un moment donné j'avais hésité, j'avais pensé que ça serait plutôt Mélenchon-Macron, c'est ce que je disais en privé. Je vous explique un petit peu ma logique et ce qu'elle veut dire par rapport à la réalité. En fait, je voyais que le RN était extrêmement affaibli par la création du parti reconquête d'Éric Zemmour. D'ailleurs, la plus grande partie des cadres du Rassemblement National avait déserté vers Zemmour, pas tant les militants, parce que les militants sont très attachés quand même à leur partie, ils ne s'attachent pas d'hier, ce ne sont pas des gens qui vont céder à un phénomène de mode ou un phénomène de célébrité télévisuelle et puis partir, sauf que les cadres sont plutôt de cet acabit. Donc, les cadres étaient partis, Ce qui fait que le Rassemblement National est arrivé à cette élection extrêmement affaibli. Malgré le fait qu'il est affaibli, il réussit à arriver au deuxième tour. Ça veut dire que c'est quand même une véritable vague de fond. Ça veut dire que réellement, il y a un gros moteur derrière, il y a un gros mouvement derrière. Et donc, c'est une troisième fois en fait que ce Rassemblement National va venir affronter quelqu'un au deuxième tour. Et voilà, on va voir comment ça va se goupiller. J'espère que Marine Le Pen saura se tenir à carreau, j'ai envie de dire, pour être sincère. Parce qu'elle parle d'un fait divers. Les faits divers, il y en a tout le temps. Elle parle d'un fait divers. Elle parle... de halal dans les cantines, elle parle d'un voile dans une entreprise, ou d'un truc comme ça, et à ce moment-là, c'est clair que c'est Macron qui est le futur président. Aussi simple que cela. Regardez, Macron par exemple, Zemmour par exemple, récemment il avait parlé d'un fait divers qu'il avait touché, qu'il avait voulu mettre en exergue un petit peu comme étant symbolique de la sécurité qu'il y a en France, donc il avait parlé de ce jeune qui a été frappé, Il a fini par être heurté par un tram. Et en fait, cet événement dramatique, quand il l'a cité, c'était clair que c'est un candidat qui n'a pas d'expérience politique, tout simplement parce que les candidats, et ça, le Rassemblement national l'a appris à ses dépens après des années, des années de de campagne, c'est que quand on surfe sur des faits divers, aussi marquant soit-il, aussi dramatique soit-il, c'est clair qu'on ne va pas faire un bon score dans une élection présidentielle, tout simplement. Et ça, je le dis aujourd'hui, mais c'est valable dans le futur. C'est que tout simplement, une élection présidentielle, ce n'est pas pour élire un ministre de l'Intérieur. Le jour où le ministre de l'Intérieur sera élu au suffrage universel, ou bien lorsque la France créera un poste de shérif, comme ça se fait aux États-Unis des fois, et puis que la population doit voter pour le shérif, à ce moment-là, effectivement, surfer sur des faits divers, ça peut marcher. Mais autrement, ça ne sert à rien. Donc, ce qu'on constate, C'est Marine Le Pen-Macron, donc les deux prochaines semaines, j'imagine, ça va être deux semaines de diabolisation, comme d'hab', on va voir si ce coup-ci les Français seront en dupes encore une fois et que ça va marcher sur eux. Maintenant, bon, honnêtement, si ça marche sur eux encore une troisième fois, quelque part, on se désintéressera de leur sort, parce qu'ils méritent largement ce qu'ils vivent, c'est pas... On a Macron qui est là, malgré tout, Macron est là. Il ne faut pas négliger beaucoup de gens, beaucoup de Français, qui ne sont pas sur Internet, qui ne sont pas sur YouTube comme vous là maintenant, qui ne sont pas sur Twitter, sur Facebook, etc. Et c'est des gens qui s'informent à la télévision, c'est des gens qui sont toujours abonnés au journal. et donc ils s'informent sur d'autres sources, ils ont un autre rapport à la politique. Quand vous êtes sur Facebook, par exemple, et vous lancez un sondage d'opinion ou une discussion au sujet de votre candidat favori, que ce candidat soit Zemmour ou un candidat écologiste ou Mélenchon ou autre, ce que vous êtes en train de tester, parce que vous allez voir que les gens autour de vous sont largement favorables à ce candidat, peu importe lequel, En réalité, c'est que vous n'êtes pas en train de tester. L'opinion des gens, vous êtes en train de tester l'algorithme du média social en question. Parce que les médias sociaux ont des algorithmes derrière qui ont tendance à rapprocher les gens qui partagent les mêmes opinions. Donc c'est pour ça que quand vous arrivez, quelle que soit votre opinion politique, que vous soyez de gauche, de droite, peu importe, vous allez toujours voir que 80% des gens sont d'accord avec vous. C'est en fait l'algorithme qui travaille. C'est ça ce que vous êtes en train de mesurer, pas réellement l'impact de la chose sur la population. Macron a réussi quand même un tour de force en arrivant au deuxième tour. Et ce qu'il a fait, c'est qu'il a fermé sa gueule quelque part. C'est-à-dire qu'il a dit, moi je m'occupe d'Ukraine. Et puis, il n'a pas voulu débattre, il n'a pas voulu aller au contact. Il est resté à distance. Il avait tout à gagner en fait. Parce qu'en allant vers des débats avec les uns et les autres, il ne pouvait que perdre, parce qu'il sait qu'il a un bilan effarant, il a un bilan, je pense, je n'exagère pas, si je regarde pratiquement depuis que la France est devenue une république, je pense que jamais, jamais de son histoire, elle n'a fait un bon, jamais de son histoire, je dirais que, bon, il y a la séquence quand même 39-45 et après il y a celle-là, il y a le mandat de Macron, donc je n'ai pas envie d'exagérer non plus, je pense que La France ces 2-3 dernières années s'est quand même largement comparée à son époque sinistre du début des années 40. Macron a réussi à passer. Il pourrait, il ne faut pas se leurrer, il pourrait passer encore une fois si le jeu de la diabolisation marche bien, si on a encore les médias, les universités, les entreprises, les humoristes, les footballeurs, les acteurs, les intellectuels, les peintres, les peintres en bâtiment, tout ça, si ceux-là commencent à appeler tous à voter Macron, il ne faut pas se leurrer. On peut toujours se retrouver avec un 51% pour Macron, puis les 40-50. Donc ça, c'est important à considérer. Tout dépendra de l'attitude de Marine Le Pen, je dirais. Honnêtement, honnêtement, j'aurais été à sa place, à la place de Marine Le Pen. Je refuserais le débat entre les deux tours. Je le refuserais. Elle n'a rien à gagner avec ce débat. Je dirais, je préfère ne pas. Je préfère ne pas. Je préfère débattre avec Macron, je préfère débattre avec les... avec les maquinsés qu'il téléguide, par exemple. Un truc comme ceci. Je préfère débattre avec le... Je ne parle pas aux serviteurs, je préfère parler aux maîtres, d'accord ? Ramène-moi les gens, ramène-moi tes... ramène-moi tes... tes... t'es maître et je leur parle, mais toi t'es rien pour moi. Toi t'es qu'un sbire, t'es qu'un young leader à la solde comme Trudeau, comme Doth et à la solde de gens dont on a vu la gueule, qui ont commencé à montrer leur gueule. Avant ils agissaient dans l'ombre, aujourd'hui ils sont connus par tout un chacun. Donc honnêtement, j'ai même pas besoin de te parler, je parle à eux. Elle n'a rien à gagner. Pourquoi ? Parce qu'elle a des qualités, mais elle a aussi des défauts. Marine Le Pen est une mauvaise débatteuse. Il faut l'admettre. Mais ce n'est pas une tare, on va dire. Ce n'est pas une tare fondamentale. Une tare fondamentale, c'est vendre le pays à l'étranger. Une tare fondamentale, c'est faire tirer sur des gens avec des LBD et leur arracher les yeux. Une tare fondamentale, c'est virer des milliers et des milliers de soignants en pleine pandémie. C'est virer, c'est fermer des lits. C'est une tare fondamentale, c'est mettre le pays à genoux devant les États-Unis et transformer la France en une sorte d'Afghanistan des États-Unis et servir pour leur intérêt hégémonique. Ça, ce sont des tares fondamentales. Néanmoins, si on est sur le plan purement télévisuel superficiel, Marine Le Pen ne remplit pas l'écran sur un débat. Donc quelque part, elle n'a aucun intérêt à aller sur un débat avec ce young leader. Ce qu'on voit aussi dans cette histoire, c'est le dégonflement de la baudruche Zemmour. On m'en a voulu ces trois derniers mois. Quand je disais, en décembre, il a une campagne électorale en accident de train, tout le monde m'en voulait. J'ai reçu des messages en privé, des commentaires, des e-mails, tout ça. Tout le monde disait, oui, mais voilà, tu exagères. Non, je n'exagérais pas, mes amis. Zemmour, sa vraie valeur, c'est 5%. Réellement, sa valeur intrinsèque, c'est 5%. Il peut... potentiellement monter à 10%. Alors s'il monte à 10%, tout ce qui est au-dessus de 5, on va dire, s'il monte à 7, 8, 9, tout ce qui est au-dessus de 5, c'est l'effet célébrité télévisuelle. C'est parce que les gens ont l'habitude de le voir. Il y a plein de gens, ils l'ont vu pendant les dix dernières années sur les plateaux et tout ça. Ils aiment bien sa verve, sa culture, sa présence à l'écran, comme ça. Donc bon, voilà, ça vaut quand même quelques pourcents. le cœur on va dire les 5% c'est réellement ce qu'il a voulu rassembler parce que quelque part je dirais le grand perdant de cette élection c'est Zemmour franchement parce que prenant je sais pas moi prenant Dupont d'Aignan par exemple, Dupont d'Aignan moi j'aime beaucoup le gars ok c'est pas une critique envers lui mais il n'avait pas C'est quelqu'un qui pourra se bonifier sur le temps, qui pourra avoir sa chance dans deux, trois élections. Pas maintenant, c'est trop tôt. Prenons une Taubira, je ne sais même pas si elle était là d'ailleurs, mais prenons une Taubira par exemple. Taubira n'avait aucune chance. Que Taubira dise la chose, qu'elle dise son contraire, Je veux dire, ça n'a rien changé. Elle était partie pour une candidature de présence, pour une candidature symbolique, pour une candidature pour être là, puis c'est tout. Donc, elle n'a rien perdu. Elle ne s'est jamais faite d'illusions. On n'a jamais pensé qu'elle arriverait au second tour. D'accord ? Donc, quelque part, aujourd'hui, ce qui compte pour elle, c'est la participation. Zemmour, c'est quelqu'un, il y a trois mois, il était à 18%, je vous rappelle, et il montait. Chaque fois qu'on en parlait dans les sondages, il était en train d'aller de plus en plus vers l'avant, vers le haut. Donc, Zemmour, c'est quelqu'un, on va dire pourquoi c'est le grand perdant, parce que ce soir, il aurait pu être potentiellement face à Macron, potentiellement face à Marine, je ne sais pas, mais c'est quelqu'un qui aurait pu vraiment faire une campagne différente. Il est parti de rassembler, et je l'ai dit sans arrêt ces trois derniers mois, il est parti d'une logique qui était au départ de rassembler les droites, et il aurait donc pu être le candidat de la droite. Et il a fait quoi ? Il a commencé à rassembler les extrêmes droites. Ça signifie qu'il a commencé à miser sur l'extrême de l'extrême. Vraiment l'extrême de l'extrême. Il a commencé à épouser des thèses à la Henri Lesquen, à la Bruno Maigret, à la Golnish, à la De Villiers. Alors, je ne dis pas que tous ceux-là que je viens de citer sont l'extrême de l'extrême, mais Lesquen, par exemple, c'est vraiment aller lire son programme sur son site. Nous sommes extrêmement proches de programmes basés sur une épuration. Et le mot qu'il a utilisé, Zemmour, il voulait créer un ministère de la remigration. Donc ça signifie, plus il baissait dans les sondages, plus il partait sur une escalade verbale. Et la dernière escalade est là. C'était réellement là le dernier clou sur le cercueil de sa campagne, c'est quand il a parlé de remigration et à ce moment-là c'était foutu. A ce moment-là ce n'était plus le discours. Ce n'est même pas quelque chose de critiquable. Critiquable dans le sens, ce n'est même pas quelque chose qui vaut la peine. D'ailleurs, peu de gens se sont gênés ou cassés la tête à le critiquer. Parce qu'à ce moment-là, on était au niveau du caniveau, on n'était plus réellement dans le débat politique. dans lequel on peut rentrer et essayer de comprendre, essayer de logiquer avec. Il n'y avait rien à dire. C'était foutu. C'était le mec qui est plus coulé dans les sondages, plus il était excité par les gens qui l'entouraient pour en faire plus. Et là, il est arrivé à dire je vais créer un ministère de la remigration. comme si la France de 2022 est une France qui attend de ses voeux la remigration, comme si quelqu'un comme Henri de Lescens avait l'habitude de déplacer des foules et faire 20 ou 30 ou 40% dans les élections. Ce qui n'est pas le cas. C'est des gens qui ne passent rien du tout. Donc il a pris. Et ça, c'est réellement terrible, mais c'est un choix de Zemmour. Zemmour, aujourd'hui, s'il s'est cassé la gueule, il ne s'est pas cassé la gueule par accident. Il s'est cassé la gueule par choix. Il s'est mis dans une niche. Il s'est mis dans une niche électorale qui ne vaut strictement rien. Et il est assez cultivé pour le savoir, à moins qu'il ait plus. Il est plus cultivé dans ce qui s'est passé dans les années 1800 que ce qui s'est passé ces 20 ou 30 dernières années. Je ne sais pas, ça c'est encore autre chose, c'est encore à voir. Avec lui, je disais que quand il parle du général, quand il dit oui, il est général et tout, je ne sais même pas s'il parle de Gaulle ou s'il parle du général Bugeaud. D'accord ? Le mec est complètement... Il vit dans une autre époque. Mais toujours est-il qu'il n'était pas sans savoir que les positions extrêmes qu'il a tenues ne pouvait que conduire à un échec électoral. Avec les positions du type, oui, moi, je crée un ministère de la remigration, ça signifie épouser des thèses de blocs identitaires et autres. Il allait faire quoi ? Il allait se mettre à dos. Tous les musulmans de France. Potentiellement, je ne sais pas, 6, 7 millions. leurs familles, qu'ils soient musulmans ou pas, les couples mixtes, la famille étendue, les familles qui ont une belle-fille ou qui ont un beau-fils qui est musulman, qui est d'origine marocaine ou autre, tout cela exclut. Les gens qui apprécient ces personnes-là, leurs collègues de travail, toute la gauche, et tout ça, je veux dire, et même à la droite, on trouve des gens qui dégueulent à ces choses-là. même à la droite, la preuve, la preuve. D'ailleurs, j'ai même plus besoin de prouver parce qu'avant, j'ai passé trois mois en vouloir prouver mon propos par des arguments intellectuels. Aujourd'hui, je suis très confortable dans ma voiture parce que je peux aujourd'hui vous le montrer avec la réalité. Je suis content que la réalité ait rattrapé des choses que je suis en train de dire, parce que maintenant, je n'ai plus besoin de trop me casser la tête. Les preuves sont là. Maintenant, je vous explique. Je vous explique le crash maintenant. Je ne prévois plus. Je prévoyais avant. Maintenant, je vous dis pourquoi le crash a eu lieu. Il y a des gens qui m'ont dit, oui, tu n'as pas compris avec la remigration, il voulait dire l'expulsion des délinquants. L'expulsion des délinquants, ça ne s'est jamais appelé remigration. La remigration, ça fait dix ans que ce mot l'étudie et il veut dire épuration ethnique. Voilà ce qu'il veut dire ce mot. Il a toujours voulu dire. D'ailleurs, les commentaires que beaucoup m'ont laissé sous mes vidéos pointent vers, oui, nous voulons de la plancheur, nous voulons tout ça. Je vais vous dire un truc par rapport à la France. Je vais vous dire un truc. Regardez là, on va comparer maintenant, en termes de gueule seulement, pas sur le contenu. Marine Le Pen, Macron, Mélenchon, Zemmour, Taubira, Dupont-Aignan. Vous voyez les gueules ? Imaginez les têtes. Moi, je peux vous montrer cinq ou six politiciens de premier plan japonais. Je suis désolé, c'est pas pour tenir des propos odieux. D'accord ? Mais vous voyez, 5-6 fois la même chose. En Corée, c'est pareil. On peut même les mélanger comme ça. On vous dit, allez, fermez les yeux. On les mélange. D'accord ? Vous comprenez ? C'est la même chose. En France ? En France ? C'est différent. Vous savez, on peut faire des blagues. Je viens de faire une blague raciale, là, maintenant. Ok ? Je viens de faire une blague raciale, je viens même d'en rire. Ça ne veut pas dire que je suis pour l'épuration ethnique. Ça ne veut pas dire ça. Ça ne veut pas dire que je suis pour ce genre de saloperies. Je suis à droite, je suis contre l'immigration de bouche, contre l'islamisation à outrance, contre le radicalisme islamique. Je suis pour que soient respectés les us et coutumes locales, etc. Je suis pour Aram fait comme les romains et tout et tout. Je suis pour tout ça. Je défends et je pratique même dans ma vie. Ma fille s'appelle Grace. OK, parce qu'elle habite en Angleterre. Elle ne s'appelle pas Fatima. D'accord. Mais en même temps. Tout cela, tout cela, pris et mis dans la balance, y compris mes blagues. D'accord. ne fait pas de moi quelqu'un qui est pour transformer la France en Rwanda ou en Ex-Yégoslavie. D'accord ? C'est ça le truc. Donc, je disais que 6 mois, 6 mois même, je passe je sais pas combien de milliers d'heures par an à observer et à lire au sujet de la politique française. Si moi, je regarde le discours de Zemmour, je regarde son parti qui s'appelle Reconquista, il l'appelle Reconquête, moi je pense Reconquista, qui consiste à une expulsion en masse. Après, il veut créer un ministère, appelé le ministère de la remigration. Remigration, mot qu'on connaît depuis très longtemps, concernant une expulsion de masse des gens selon des critères ethniques. C'est du passe ethnique littéralement, c'est du passe racial. c'est la remigration, ce n'est pas pour les étrangers, c'est pour des gens qui sont nés en France, mais qui seraient d'une origine, qui auraient des origines, un grand-parent, un parent, deux parents, qui seraient d'une origine étrangère. D'accord ? Ceux-là, si on regarde le programme d'Henri de Lesquen qui parle de remigration, il faut, d'après eux, d'après ce genre d'officine, il faudrait leur retirer leur nationalité, il faudrait les transformer en étrangers. Et puis à l'instant où on leur retire leur nationalité, on leur applique la même loi qu'on appliquerait à un sans-papier. Ça veut dire qu'on va les rassembler et les expulser en masse. Alors, vous savez, je suis pour la liberté d'expression totale et absolue. Quand je dis liberté d'expression, je pense que tout le monde a le droit de s'exprimer. Je n'ai pas dans ma tête une étoile, une astérix, avec en bas une liste de gens qui n'auraient pas le droit. Non, ils ont le droit de s'exprimer, ils ont le droit de créer des parties, ils ont le droit de rêver ou de fantasmer sur expulser des millions de gens. et essayer de transformer la France selon... la transformer à la France de 1880, telle qu'il la voit. Faut-il encore savoir ce que c'est que cette France-là, telle qu'il la définisse ? Mais qu'ils espèrent ou qu'ils pensent une seconde que 66% des gens sont avec eux et que 66% des gens vont voter pour eux et qu'ils peuvent construire un programme présidentiel sur cette base ? Là, ils sont dans le délirium total. Là, ce n'est plus. Là, ce n'est plus. Là, c'est de l'émotion. C'est de l'émotion pure. Et je vais vous dire un truc. J'ai vu pour la première fois quand même depuis longtemps. J'ai vu la haine. J'ai vraiment vu la haine. J'ai vu des gens obtus. J'ai vu des gens haineux. Et ceci me dit quoi? Ceci me dit écoute, il y a du travail à faire. Il y a du travail à faire. Il faut encore travailler. Il faut encore essayer. d'avancer. S'il y a de la discorde, c'est qu'il faut de la concorde, donc il faut plus de communication. S'il y a des préjugés, c'est qu'il faut qu'on apprenne à se connaître. S'il y a une mésentente, il faut peut-être qu'on pose tous nos différends sur la table. Et je pense que c'est comme ça qu'on peut évoluer collectivement. Je pense que c'est la seule façon d'aller de l'avant. Mais moi, je vais vous dire quelque chose, ma vision. Il y a des gens qui venaient me dire, oui mais la jury a bien expulsé des gens après 132 ans en 1962. Oui, la jury l'a fait. Mais qui te dit que c'est une bonne chose ? Tu crois que c'est un exemple ? C'est un exemple à suivre. Il y a eu des massacres au Rwanda. Il y a eu de l'épuration ethnique dans plein de conflits en Yougoslavie et ailleurs. Oui, mais ça a été fait. Mais c'est parce que ça a été fait que c'est une bonne chose ? Qu'on peut donc nous baser sur ça et le refaire aujourd'hui ? Ça n'a aucune prise sur la réalité. Moi, je pense que la seule façon de s'en sortir et d'aller de l'avant, c'est prendre la France telle qu'elle est en 2022. Nous sommes en 2022, je peux vérifier. Voilà, nous sommes le dimanche 10 avril 2022. Je pense qu'à partir de là, à partir de ce moment, on prend la situation telle qu'elle est. Et on essaye tous ensemble d'avancer. C'est tout. On essaye tous ensemble de trouver des solutions. Des solutions qui se font dans la paix, dans la sérénité, dans l'harmonie, dans la dignité. Et puis essayer de sauver ce qui est sauvable. On ne pourra pas revenir en arrière. Je ne sais pas moi, c'est comme quelqu'un qui a vu le Titanic couler, qui maintenant veut le uncouler. On veut le sauver, il n'y a rien à sauver là-dedans. Donc les années, les décennies ou les générations qui sont passées ne pourront pas les faire revivre. Ils sont morts. Tous ces gens qu'on voit, je ne sais pas moi, je regarde des fois des films avec, je ne sais pas moi, des films des années 60. J'aime beaucoup des films français, des fois avec Lino Rontura, avec Louis de Funès, plein de films de Melville et tout ça. Et je regarde ces films et parfois je suis frappé. Parfois je suis frappé. Regardez, par exemple, Les tontes en flingue. C'est un film que tous les Français connaissent. Les tontes en flingue. Donnez-moi. le nom d'un seul acteur qui serait en vie aujourd'hui. Vous voyez ce que je veux dire ? Parfois, ces films, je les trouve, il y a un côté angoissant, il y a un côté qui nous rappelle notre finalité, qui nous rappelle notre finitude, quelque part, qui nous rappelle qu'on n'est pas là, qu'on n'est pas là pour toujours, qu'on est là en tant que voyageurs et que finalement, ce qui compte, C'est ce qu'on va laisser aux générations futures. La réalité, c'est ça. C'est que nous, puisqu'on est là, nous sommes en train de parler, ce que nous avons peut-être déjà vécu. Donc, il faut essayer. On ne pourra pas refaire vivre les générations futures. Ce que nous vivons maintenant, je vais vous dire quelque part, c'est peut-être même pas de notre faute. Ce que nous vivons maintenant, malgré toutes les difficultés dans lesquelles nous vivons, ce que nous vivons maintenant, c'est le monde tel que nous avons hérité des générations précédentes qui sont qui sont dans leur temps pour la plupart. D'accord. Et le monde qui compte pour moi, c'est celui qu'on laissera à nos enfants. C'est ça. Et à partir de là, il va falloir réfléchir. Nous sommes en 2022. Nous ne sommes pas en 1880 ou en 1750 ou au Moyen Âge ou en 1954. Nous ne sommes pas là. Nous sommes aujourd'hui en 2022. Je suis désolé de le rappeler encore une fois. Et c'est à partir de là que devra s'organiser, à partir des données que nous avons aujourd'hui, que devra s'organiser notre chemin, notre chemin collectif, quel que nous soyons en tant que peuple. Ce que je dis est valable pour les Français, pour les Algériens, pour les Britanniques, pour les Chinois, c'est valable pour tout le monde. On ne peut pas revenir dans le passé, je ne peux même pas revenir à hier, je ne peux même pas revenir à ce matin. Il y a des gens, ils ont vécu des accidents, ils ont vécu des choses terribles et ils ont passé leur vie à espérer être revenus 10 secondes, 30 secondes avant, mais ce n'est pas possible. Ça avance, ça avance dans une seule direction. Alors on peut essayer de, à partir de là, on peut essayer de repartir. Je sais que beaucoup de gens ont été égarés par la candidature J'espère que vous n'allez pas rentrer dans la logique de « les élections sont frauduleuses » et tout ça. Je me rappelle à l'époque de Trump. Biden était président depuis 6 mois, et il parlait encore de compter et de recompter que c'était pas fini, c'était pas joué. La dernière fois que j'ai entendu des Trumpistes parler de recompter les votes, c'était, je crois, il y a trois semaines. Donc les mecs, ils sont toujours dans cette logique-là. Donc je pense qu'à un moment donné, il faut juste tourner la page. Bon, d'accord, il faut tourner la page et il faut réfléchir tous ensemble comment un programme comme celui de Zemmour, qui est quand même de la pire extrême droite possible imaginable a pu, et je suis de droite qui parle, je ne vous parle pas de la gauche, mais on a constaté quand même l'émergence, même si elle ne pèse pas grand-chose électoralement, comme ça a été démontré amplement aujourd'hui. Ce n'est pas un projet que les Français veulent embrasser, ce n'est pas un projet que les Français attendent ou que les Français rêvaient de voir dans les urnes pour le plébisciter. Mais malgré tout il faut quand même se demander comment des gens, des fois intelligents et tout ça, aient pu céder à un programme qui était basé quand même sur une forme d'épuration. Alors, je vais vous dire un truc. Pour revenir à ce que je disais, vous savez, l'histoire des poupées. J'ai failli dire poupées russes. J'ai failli dire que je réfléchis en poupées russes. Alors vous savez de nos jours, il faut faire gaffe. Il faut faire gaffe à ce genre de choses. Je disais que si moi, suivant les La politique française, j'y dépensais milliers d'heures par an, j'y pensais que Zemmour avait un programme sordide. Que vont penser les autres ? Que vont penser des millions d'autres qui ne pensent pas, qui n'ont pas dépensé des milliers d'heures, qui vont juste regarder superficiellement ? Quand le gars appelle sans partir au conquista, quand il veut créer un ministère de l'immigration, quand il dit dans un de ses meetings, les doubles nationaux qui ne sont pas contents, je leur dis, notre porte est grande ouverte. Ça, ça, ça, c'est... Double national est un français. Un double national, je suis en Algérie, un double national algérien est un Algérien. Un double national américain est un Américain quand il est aux États-Unis. D'accord ? Un double national français, il est français quand il est en France. Si quelqu'un veut expulser les doubles nationaux, c'est parce qu'il n'ose pas dire les nationaux. Donc alors il rajoute devant double nationaux pour essayer de... D'accord ? Pour essayer de juste un peu minimiser la portée de la pensée, mais une fois qu'il est au pouvoir, là, on va enlever le double, on va parler de nationaux directement. C'est abominable. C'est absolument une forme de politique purement abominable. Le gars est des choses qu'il n'a pas digérées par rapport à la guerre d'Algérie et tout ça. Je dis, je respecte. C'est normal, c'est un déchirement. C'est une grande tragédie pour beaucoup de monde. Je n'étais pas là, mais je pense que c'était une tragédie pour beaucoup de monde. Mais bon, c'est arrivé il y a longtemps. C'est arrivé en 62, nous sommes en 2022. pas revenir 60 ans en arrière pour essayer de rejouer le match parce qu'il y a encore quelques personnes qui ont la mémoire langue ou quelques grabataires qui ont vécu à cette époque-là et puis qui ne sont pas contents. Je veux dire, c'est Pinot, ça ne représente rien. Je suis désolé d'être aussi brutal, mais je sais que c'est une tragédie pour certains qui portent cela personnellement ou à travers leur histoire familiale ou autre, je sais. Mais ça veut pas dire que pour la génération TikTok et tout ça, que ça représente quoi que ce soit. C'est peanut, c'est pepicha. Alors c'est bien quand on est dans des repas, puis qu'il y a des gens avec un background de pieds noirs et tout ça, oui, l'Algérie et tout ça. Moi, j'ai vu. Avant, j'en voulais à Macron, à Zemmour, quand il disait oui, j'ai l'Algérie, je sais pas quoi et tout ça. Aujourd'hui, je ne l'en veux même pas. Aujourd'hui, il me fait plus pitié qu'autre chose. Le mec, je l'ai vu, moi, déplorer que la France ait perdu le Canada. Je veux dire, le gars, il ne fait pas la différence entre le présent et l'histoire. Enfin, toujours est-il que son histoire de pied noir et de machin et tout ça, réellement a été enterré, réellement a été enterré. En tout cas, mes amis, voilà, c'est J'espère que je ne sais plus maintenant. Je suis assez inquiet quand même. Zemmour, on n'en parle plus, c'est fini. Je n'en parle plus jamais, c'est terminé. Un ballon de Baudruche qui s'est dégonflé, il avait toutes les cartes en main, il s'est foutu en l'air. Ce n'est pas grave. Maintenant, moi, aujourd'hui, ce qui me préoccupe, c'est ce qui va venir. C'est les deux prochaines semaines. Et ce qui me préoccupe, c'est quand même le ticket Macron-Marine Le Pen. Je suis très très inquiet. Parce que je sais que beaucoup de français sont câblés ici, ils sont connectés à la télé. Et ils voteront comme la télé leur dira. Quitte à ce qu'ils votent contre leurs intérêts ou les intérêts de leur famille ou de leurs enfants. Merci en tout cas mes amis d'avoir suivi jusque là. Et puis je reviendrai parce qu'il y a beaucoup de choses à dire. Je pense que ça va être une période assez active sur le plan politique ces deux prochaines semaines. Et puis après ça va se calmer. Je reviendrai ces jours-ci et puis on continue à creuser. Merci mes amis et puis à bientôt.
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