Présidentielles : 500 Artistes appellent à voter Macron

Aldo Sterone delivers a French-language monologue (April 2022) expressing personal disillusionment and a turn to political pragmatism: he evaluates proposals by electoral payoff rather than ideology. He critiques a public petition by 500 artists urging a vote to block Marine Le Pen, describes the artistic world as coercive, analyzes Le Pen's strategic positioning toward her base rather than a presidential win, and firmly denies ever supporting violent or genocidal measures—warning that misinterpretation could lead him to stop discussing politics on his channel.
Mes amis, vidéo rapide, je voulais vous dire quelque chose. Vous savez, vous avez remarqué peut-être le changement de mon ton sur ces dernières vidéos, que vous avez l'impression d'entendre parler une personne différente. Pour ne rien vous cacher, moi aussi j'entends parler une personne différente. J'ai changé. Qu'est-ce que vous voulez ? Je ne crois plus en rien, ni au bien ni au mal. Je ne crois en rien du tout. Je suis devenu purement pragmatique. Il y a des gens qui me font des propositions, qui disent moi j'aurais voulu ceci, j'aurais voulu cela, ou il faut faire ceci ou faire cela. Moi je vais vous donner un exemple. Tu sais, une fois je suis rentré dans un magasin, je ne me rappelle plus de ce que c'était, et le vendeur il n'arrêtait pas de m'expliquer comment ces produits sont extraordinaires, sont supérieurs, comment cette marque là est supérieure à celle-ci, etc. Et moi, j'étais dans une optique purement budgétaire, ça signifie que j'étais limité par le budget, par l'argent tout simplement, et je ne pouvais pas faire de compromis. Donc, pour lui faciliter la vie, pour lui faciliter la tâche, je lui ai dit écoutez, ça coûte combien ? Combien ça coûte ? Parlez-moi d'argent uniquement, ne me parlez pas du reste. Je sais que vous êtes vendeur, il y a des choses que vous avez envie de vendre et tout ça, c'est très sympa. Moi, il n'y a qu'une seule chose qui m'intéresse dans tout ce que vous dites, c'est l'argent. Vous me dites combien ça coûte. Ok. Ben, c'est exactement pareil aujourd'hui avec la politique. Tu as des propositions, tu as des offres, tu dis des choses, c'est bien. Moi, il n'y a qu'une seule chose qui m'intéresse. Combien ça vaut sur le plan électoral. Cette proposition que tu avances, si elle était présentée à un électorat en France, combien elle rapporte ? C'est tout ce qui m'intéresse. Le reste, tes opinions, les miennes, tout ça, on en a tous, OK ? Mais bon, voilà. La seule chose qui permet de savoir c'est quoi la valeur d'une proposition, c'est quand cette proposition arrive devant l'électorat et elle est validée. Nous sommes dans une situation aujourd'hui où on a un électorat dit national qui a semble-t-il comme ça en superficie une cause juste qu'il veut défendre mais en même temps il mélange il mélange une cause noble avec tellement, permettez-moi le mot, avec tellement de saloperies, n'est-ce pas, avec tellement dégoût que finalement quand cette proposition arrive devant l'électorat, l'électorat préfère voter Macron, vous voyez préfère voter Macron qui est quand même le pire déchet de la République depuis extrêmement longtemps. Les gens le préfèrent à l'offre nationale. Faut réfléchir pourquoi, c'est tout. Alors bon, vous dites les autres c'est des collabos, c'est des vendus, c'est je sais pas quoi, mais bon. D'accord, vous êtes parfaits les autres, c'est tous des collabos. Tous ceux qui votent pas pour vos propositions qui sont mélangées à des ordures, Tout cela sont des collabos. Ok, vous avez raison. Le problème, c'est qu'à un moment donné, il va falloir réfléchir parce que tu ne peux pas passer toute ta vie dans l'échec et tout le temps avoir raison. Il y a un problème. D'accord ? Et ça, ce n'est pas seulement sur le plan de la politique. C'est sur tous les plans de la vie, en fait. Quand tu vois quelqu'un qui est constamment malheureux, qui a constamment raison, À un moment donné, comment tu fais pour concilier ces deux choses ? À un moment donné, il va falloir quand même te regarder dans une glace et essayer de faire ton autocritique. C'était juste pour vous expliquer les fondamentaux un petit peu de la question. Deuxièmement, il y a aujourd'hui dans les médias français un appel de la part de 500 artistes, 500 acteurs, chanteurs, humoristes, les classiques, qui demandent à voter ou faire barrage contre Marine Le Pen. Alors je vais vous dire un truc. Vous savez comment ça marche dans leur milieu. C'est pas que 500 artistes qui comme ça, comme un seul homme, sans se concerter, se lèvent et disent je vais voter contre Marine Le Pen et je vais la lancer à l'humanité, non. C'est pas comme ça que ça marche. Le milieu artistique est un milieu, on va dire, fermé. C'est un milieu qui marche selon des codes mafieux. C'est un milieu mafieux, tout simplement. Imaginons qu'un acteur, il est chez lui, comme ça, dans sa maison, à regarder le foot à la télé ou autre. Imaginons que le gars, il ne veut peut-être pas voter Macron, ou il veut s'abstenir, ou il n'a peut-être jamais voté depuis 20 ans, ou il n'a rien à cirer de tout ça, ou il veut potentiellement voter Marine Le Pen. Imaginons, c'est un acteur comme ceci. Soudainement, le téléphone sonne. Il décroche. Oui, salut Gérard, comment tu vas ? Ça va ? Ben écoute, nous lançons une pétition pour faire barrage. Tu sais, t'as regardé un petit peu les élections. Oui, oui. Écoute, il faut qu'on fasse barrage au Front National, n'est-ce pas ? Et je voulais savoir si tu voulais que je mette ton nom dans la liste. Bon, mettez-vous à la place du gars. Mettez-vous à la place de Gérard. Tu veux faire quoi, Gérard ? Hein ? Gérard, il a un film qu'il a sorti l'année dernière qui est merdique, qui n'a rien ramené. Il a un échéancier avec le fisc. Il a une famille à nourrir. Il a un bateau qui est en train de le ruiner. Il y a plein de choses dans sa vie qui ne marchent pas. Est-ce que vous avez envie qu'en plus, Gérard, durant les 20 prochaines années jusqu'à sa mort, qu'il n'ait plus de rôle, qu'il ne soit plus invité sur les plateaux TV, qu'il n'y a plus aucun agent qui pense à lui, qu'on ne l'invite plus dans les émissions de télé-réalité. que jamais il n'en soif de prix de sa vie, qu'il sombre doucement dans l'oubli, puis qu'un jour il meurt, et puis méritera peut-être une ligne à la 30e page d'une gazette, ou peut-être un tweet, partagé 200 fois, ce que vous voulez pour Gérard, comprenez ? C'est ça un petit peu, c'est ça. Donc ils vont faire quoi ? Ils vont directement, voilà, ils vont directement signé. Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse? Pas le choix. C'est ça, le monde est fait de le monde est fait de rapports de force. Vous vivez dans un monde mafieux. C'est pour ça que je vous disais en milieu au début de vidéo, je ne crois plus en rien. Honnêtement, honnêtement, je suis revenu de tout. Je suis perdu. Je suis philosophiquement orphelin aujourd'hui. D'accord, c'est je vois le mal contre le mal. Je vois plus le je vois plus le. le bien. Je ne vois plus le bien, le mal, des trucs comme ça. Non. Je suis devenu complètement... Regardez, vous me dites la deuxième guerre mondiale. Je ne sais pas ce que vous, vous voyez. Moi, je vois... Je vois deux formes de nazisme se battre les uns contre les autres. D'accord ? Puis il y en a un qui l'emporte. Vous comprenez ? C'est ce que je vois, moi. D'accord ? Je ne sais pas ce que vous, vous voyez. Enfin. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je suis devenu comme ça. Voilà. Et pire encore, pire. Il y a même des choses que je ne peux même pas vous dire. D'accord ? Il y a même des choses... Ça serait tellement grave que... Il y a des gens, ils vont collapser s'ils les entendent. Je n'ai pas envie d'être responsable de ce genre de choses. Je ne les dis même pas, ceux-là. D'accord ? Il y a des choses, je me les dis à moi, c'est déjà de trop. D'accord ? Oui, je voulais vous dire autre chose encore. Si vous avez remarqué, quand je parlais hier de... Je parlais de Marine Le Pen et de son histoire de voile et de la confusion avec Bourguiba et machin et tout ça. Je vous disais qu'il y a peut-être un élément et deux éléments que je n'ai pas abordés. Tout d'abord, même si je suis imaginant que je sois contre, par exemple, pour l'interdiction du voile dans la rue, imaginons que je sois pour. Alors c'est vrai que je m'attendrai, si un candidat me fasse cette proposition, je m'attendrai à ce qu'il l'ait travaillé. Je m'attendrai à ce qu'il ait préparé un dossier de 500 pages pour étayer la chose. C'est comme si quelqu'un, par exemple, imaginons un fonctionnaire, vienne me dire ceci. Imaginons qu'un politicien vienne me dire ceci. Oui, je suis pour le Frexit. On va faire le Frexit. Nous sommes déterminés, nous allons le faire. Puis après il commence à parler, il va dire oui, c'est un peu comme la Pologne qui a quitté l'Union Européenne, nous n'avons pas eu de problème à sortir l'Union Européenne de la Pologne, donc nous aussi on peut le faire. Ça veut dire quoi ? Ça me montre, même si j'étais ou je suis ou peu importe, je suis pour rien maintenant, je m'en fiche. Pro-Frexit par exemple, le fait qu'un homme d'une fin politique parle comme ceci, je me dis mais il pense ou elle ne pense même pas vraiment au Frexit. s'en fout complètement, c'est balancé tout simplement comme une carte électoraliste. C'est juste un calcul électoraliste, je la balance parce que je sais que tu aimes bien cette carte. Et puis voilà, mais derrière, il n'y a aucune préparation. Parce que s'il y avait, par exemple, une préparation sur une thématique quelconque, il y aurait des dossiers assez solides mis bien en amont, d'accord ? pour faire en sorte que cette proposition, je l'ai dit, mais je ne parle pas dans le vide. Je te raconte cette proposition, mais en fait, c'est très sérieux et c'est construit. Je peux te donner même l'argumentaire législatif, constitutionnel, je te dirais même comment on va gérer ça et comment on va implémenter cela. Mais comme ce n'est pas préparé, ça prouve que c'est raconté juste comme ceci. Autre chose que je voulais vous dire. Un des positionnements, et cette réflexion n'est pas la mienne, c'est un ami qui m'en a parlé ce soir, qui m'a envoyé des messages dans ce sens, il m'a dit, tu sais, Marie Le Pen a des propositions, voilà ce qu'il m'a dit, voici le contenu un peu de ces messages. Il m'a dit, Marie Le Pen a des vraies propositions. Il m'a dit, elle a des propositions sociales, elle a des propositions pour l'emploi, elle a des propositions pour le pouvoir d'achat et tout, elle a réellement, il y a quelque chose derrière. Il m'a dit, c'est injuste de dire qu'elle n'en a pas, comme le disent certains. Il m'a dit, par contre, Ce qu'elle fait, c'est qu'elle sait que les journalistes l'attendent sur certaines thématiques, comme les prénoms comme Mohamed, par exemple, ou comme le voile ou autre. Et elle, elle leur balance ces propositions-là, sachant qu'après, c'est tout ce qu'on va retenir de son discours. C'est tout ce qui va rester. Ce sera les points saillants qui, après, seront partagés dans des rétrospectives, seront partagés sur les médias sociaux. Et finalement, c'est tout ce qu'on va entendre. Bien sûr, elle n'est pas sans le savoir. Elle n'est pas sans savoir. Moi, j'étais une fois dans un... Je ne me rappelle plus qui c'était. C'était un homme politique. J'étais à Paris. À l'époque où je travaillais comme journaliste. On lui a posé une question sur un point assez délicat. Je ne sais plus ce que c'était. Vous savez ce qu'il a répondu ? Il a fait ça. Ça veut dire qu'il ne voulait même pas qu'il y ait un mot qui sorte sur ce sujet-là. Voilà. Les journalistes n'ont rien à se mettre sous la dent. Le problème c'est qu'elle, elle est nourrie, sachant qu'il va en parler. Bon, alors quelque part, quelque part, je crois qu'elle réalise qu'après la présidentielle, entre elle et Zemmour, il y aura un sale temps. Il va faire un sale temps. Ils vont commencer à s'arracher les militants l'un de l'autre. Ça va, ça va, à mon sens, finir par couler les deux officines. Il n'y a pas de place pour les deux. Toujours est-il que ce qu'elle fait aujourd'hui, elle veut plus... Elle n'est pas dans une logique présidentielle, elle est dans une logique d'après-présidentielle. Ça veut dire qu'elle veut faire plaisir à ses ultras pour les garder un peu dans le girant du Rassemblement National. Pour leur dire, écoutez, regardez, je ne renie rien à mes convictions, je suis toujours aussi déterminé contre les rebeux, contre les musulmans, etc. Je suis là, et j'attaque, et je le dis devant les médias, et quand les caméras sont pointées sur moi, même entre les deux tours des présidentielles, voilà, moi je vais le dire. Ok. C'est pas une logique d'entre deux tours. C'est pas une logique de quelqu'un qui joue gagnant pour un deuxième tour. C'est une logique de quelqu'un qui a déjà fait le deuil de la présidentielle, et qui se projette un petit peu dans l'après, et qui veut garder le cœur, enfin son cœur de cible, qui parle à son cœur de cible, parce que son cœur de cible, de toute façon, aurait voté pour elle, si on était dans une logique présidentielle. Son cœur de cible, même si elle ne se prononce pas contre le voix à l'autre, il aurait quand même voté pour elle, il n'aurait pas voté Macron. Mais alors pourquoi, pourquoi elle, elle cherche à séduire son cœur de cible tout en s'aliénant, tout le reste, tout en donnant le bâton pour se faire battre ? c'est qu'en fait, elle n'est plus dans une logique de présidentielle. Elle est dans une logique d'après présidentielle. Et dans cette logique-là, elle se dit, moi, je veux montrer que je suis quand même dur, que je suis quand même ferme sur certains principes. Et puis comme ça, je garde l'intégrité de mon mouvement par la suite. Voilà, c'est ce genre de calcul, en fait, qui s'en fait. La politique, c'est du calcul. Et puis chacun a son objectif. Elle, son objectif, visiblement, c'est pas la présidence si elle, son objectif c'est de durer, c'est de rester, c'est de rester là, avoir un mouvement qui marche et tout ça, bon voilà quoi, chacun ses choix. Mais il faut savoir que par rapport aux français justement ce qui est triste c'est qu'ils vont attacher Ils vont attacher leurs ambitions, ils vont attacher des espérances, ils vont trouver une réponse à un mal de vivre, à des difficultés croissantes dans la vie de tous les jours, comme le chômage, l'insécurité, la baisse du pouvoir d'achat et tout ça. Ils vont prendre tout et puis mettre leurs espoirs sur des personnes. Or ces personnes, des fois, n'ont pas la même logique. Ces personnes ne travaillent pas du tout pour eux-mêmes dans cette optique. Ces personnes, souvent, travaillent pour leur carrière. Donc voilà. C'était juste une petite vidéo. Je voulais vous dire un petit peu de trois trucs au passage. Et voilà. Néanmoins, pour finir, je voulais vous dire, parce que je vois certains commentaires dans ce sens. Oui, Aldo, tu me déçois. Moi, j'étais pour l'élimination des musulmans. Mais toi, tu me déçois, etc. Mes amis, je n'ai jamais été pour qu'on soit clair. Je n'ai jamais été pour l'élimination de qui que ce soit. de ma vie. Je n'ai jamais été pour des camps de concentration, des gazages, des massacres, des tueries, des trucs comme ça. OK ? Des épurations. Je n'ai jamais été pour. Quel que soit le groupe, quel que soit le groupe de personnes auxquelles on s'engage, jamais je n'ai été pour ce genre de choses. D'accord ? Donc si vous avez pensé que j'étais pour, je me demande si je ne devrais pas fermer ce canal en réalité. Honnêtement, si vraiment la majorité des gens pensent que dans la critique que je faisais de la société française, l'autocritique que je faisais de ma société, de ma culture d'origine et tout ça, si vous pensiez que ceci, si une majorité de gens pensent que ceci était une justification ou un appel à des massacres, à des épurations et tout, comme certains commentateurs semblent le suggérer, moi ce que je peux vous dire, demain je ferme ce canal et je disparais. Je parle d'aviation, je parle d'autres choses, je ne parlerai plus jamais de politique, quelque chose que ce soit. Juste pour qu'on soit clair, si vraiment une majorité disent oui, Aldo, tu étais sur cette logique. C'est ce que j'ai cru. Moi, je ferme le bon Dieu de ce canal et on arrête. D'accord, je suis complètement dégoûté. Je suis dégoûté de la politique. Je suis dégoûté de tout pratiquement. OK, donc. Voilà. Partage ceci avec vous et puis. Et puis, on en parle la prochaine fois, si jamais il y a une prochaine fois. A bientôt, mes amis.
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