Propagande du califat dans des livres pour enfants

A monologue arguing that contemporary Sunni jihadist violence is linked less to shared scripture than to the specific Sunni ‘caliph’ tradition and its institutional veneration. The speaker critiques how that veneration is taught from childhood (showing a children’s book 'Les califs bien guidés') and cites classical juristic texts (Ibn Hazm's Al-Ihkam) and contested hadith material to show theological problems with treating caliphs as sources of binding 'sunna'. The piece also accuses modern Arab regimes and religious establishments of promoting caliph-idolatry to suppress political criticism.
Bonsoir mes amis, je vous remercie d'être là. Je sais que lorsqu'il s'agit de regarder des vidéos en ligne, il y a un choix énorme. Alors, ça me fait toujours, je me sens toujours honoré de pouvoir compter sur votre fidélité. Et j'essaie toujours de rester à la hauteur de votre confiance dans tout ce que je communique. En tout cas, aujourd'hui j'aimerais vous parler d'un truc très intéressant. J'aimerais vous parler de stigmatisation pour commencer la vidéo. J'aimerais vous parler de stigmatisation et je vais vous dire un truc très factuel mais extrêmement intéressant. Si je prends les factions islamiques que nous connaissons, je prends les sunnites majoritaires, je prends les chiites qui sont minoritaires, Je ne sais pas combien ils sont minoritaires, sachant que beaucoup de chiites qui vivent dans les communautés, chez les sunnites, ne déclarent pas leur chiisme, parce qu'ils ont peur, parce que les sunnites ne sont pas, on va dire, ne sont pas un groupe connu pour sa, comment on va dire, pour son ouverture d'esprit, pour rester simple. Il y a des soufis, par exemple, il y a des koraniques. Et je viens de citer quatre groupes, je peux en citer plus, mais arrêtons-nous à ces quatre groupes. Ces quatre groupes ont quelque chose en commun. Ils ont le même Coran. Le même Coran que lisent les sunnites, le même que lisent les soufis ou les chiites ou autres. Ils ont exactement le même prophète. Le prophète des chiites, le prophète des sunnites, le prophète des coraniques et le prophète des soufis eux-mêmes. Le Dieu Allah pour ces quatre groupes. quand on regarde sur le terrain, on va constater que Al-Qaïda, ISIS, Abu Sayyaf, Boko Haram, le GIA algérien, enfin, de 100 aux 300 groupes djihadistes, terroristes, classés comme terroristes chez toutes les nations qui se respectent, sont tous sunnites. Alors, Quand on voit ce phénomène, ce phénomène qui est statistiquement, mathématiquement sans appel, on doit se poser des questions. On se pose des questions non pas sur ce que ces groupes ont de commun, mais sur ce que ces groupes n'ont pas de commun, sur ce qui est différent. Quelqu'un peut me dire, écoute, moi j'ai rien à cirer, pour moi un musulman c'est un musulman, je m'en fous, le Coran du chiite ou le Coran du sunnite est le même et il y a des versets extrêmement violents. Oui c'est vrai, c'est vrai, il y a des versets extrêmement violents, mais la grille de lecture La grille de lecture qui dit est-ce qu'un verset semble quelque chose qui doit être appliqué en 2015 ou bien quelque chose qui est par exemple raconté pour des raisons historiques, cette grille de lecture ne semble pas être la même chez tout le monde. Autrement, tu aurais Proportionnellement à leur représentativité numérique, tu aurais des terroristes de chacun des groupes. Ce n'est pas le cas. Seuls les sunnites semblent disposer d'une grille de lecture justifiant la violence. Alors, qu'est-ce qui est différent ? Qu'est-ce qui diffère ? Parce qu'on ne pourra pas trouver la réponse dans ce qu'ils ont de commun. Nous sommes obligés de chercher dans ce qu'ils n'ont pas de commun. Ce qu'ils n'ont pas de commun, c'est que les sunnites ont ce qu'on appelle l'école des califes. Ça signifie que cette école a été créée après la mort du prophète de l'islam. Le prophète de l'islam n'a jamais de sa vie vu un calife. Il a fallu qu'il meure pour que les califes arrivent et c'est pas que des califes qui sont arrivés, qui ont géré pendant un certain temps et puis qui sont morts, non. Ils ont géré pendant un certain temps, mais ils ont créé toute une école, tout un corpus qui est devenu partie intégrante de l'islam, mais pas n'importe quel islam, que de l'islam sunnite. Et ce corpus là, quand tu le compares au nazisme, les nazis vont te paraître extrêmement sympathiques. La différence, si t'es musulman, tu écoutes, je sais que beaucoup de musulmans m'écoutent parce que beaucoup vivent, il faut savoir, avec tous ces attentats terroristes et tout ça, beaucoup sont dans une démarche sincère de réévaluation de leur héritage spirituel, quelque chose qu'ils n'ont jamais fait parce que ce n'est pas encouragé dans les sociétés arabo-musulmanes. Dans les sociétés arabo-musulmanes, c'est on suit et on se la ferme. Et si on pose des questions, ça doit être des questions que sur des effets extrêmement marginaux de la religion. Par exemple, c'est le ramadan, est-ce que je peux utiliser du parfum, par exemple. Ce genre de questions sont très encouragées. Ça permet d'occuper la masse dans des questions extrêmement latérales, mais sur le cœur, les questions ne sont pas les bienvenues. Donc je disais que, à ces gens, j'aimerais dire un truc. Avec moi, tu as un avantage absolument extraordinaire que tu n'as pas avec d'autres. Je vais te dire lequel tout de suite. Pardon, je me fais de la publicité, excusez-moi. Je suis le seul qui, en critiquant ta religion, je ne te dis pas de quitter ta religion. Je te dis de garder les fondamentaux de ta religion, mais virer tout ce qui a été rajouté après. D'accord ? Je veux dire, ton prophète est mort. Des gens, des moustachus arabes arrivent et rajoutent des choses. Je veux dire, si ces choses sont essentielles à ta religion, c'est que ton prophète n'était pas musulman. Réfléchis. Il n'était pas. Comme disait le gars de Charlie Hebdo, il avait fait une caricature extrêmement juste. Je ne sais pas si le gars avait le bagage théorique derrière pour la comprendre ou juste il l'avait fait dans un esprit gauchisme et tombé juste. Comme on dit, même les écureuils aveugles trouvent une noix de temps en temps. Il avait fait une caricature montrant le prophète qui allait se faire tuer par un djihadiste. Et effectivement, effectivement, quand on regarde aujourd'hui dans la société sunnite, ils considèrent que ce qui a été apporté après le prophète est tellement important que s'il n'est pas suivi, s'il n'est pas accepté ou s'il est rejeté, ça fait que cette personne n'est pas musulmane. Donc on fait croix du prophète lui-même, il est mort, ce corpus n'existait même pas. Tant qu'ils ne le connaissaient pas, ils ne le suivaient pas. C'est croissant le cas. Tu comprends ? Et là, on revient à la caricature de Charlie Hebdo qui prend une vérité extrêmement intéressante. J'aimerais vous montrer un livre. J'aimerais vous montrer un livre et j'aimerais vous dire aussi que dans toutes les études que j'ai faites de l'Islam, j'ai passé des milliers, des milliers, des milliers d'heures à étudier ça. Je suis arrivé à la réalisation que la première étape, et c'est une étape absolument importante, cruciale, c'est une étape, enfin, c'est même pas une première étape, c'est pas une étape où je vais dire il y a une première étape et après on passe à une seconde, non, c'est une sorte de pilier, c'est le pilier du radicalisme. Le pilier du radicalisme tourne toujours autour des califes, qui ne sont pas toujours appelés les califes dans les textes de radicalisation. Parfois, ils sont appelés les sahabas, ça signifie les amis du prophète. Mais en fait, il faut comprendre que beaucoup de religions, d'associations, d'organisations ont toujours un double discours, ont souvent un double discours. Il y a un discours ésotérique et un discours exotérique. L'exotérique, c'est ce qu'on va communiquer à l'extérieur, c'est ce qu'on va officiellement afficher. Et l'ésotérique n'est connu que par les initiés qui sont bien placés à l'intérieur. Déjà, même le membre de base ne le connaît pas. Donc, le mot clé qu'il a utilisé pour ça, c'est ce qu'on appelle les sahabas. Les sahabas, c'étaient les amis du prophète. Quand on regarde dans le détail, ils s'en foutent complètement des amis du prophète. Dans le sens où tu peux trouver énormément d'amis du prophète qui ont été assassinés, qui ont été battus, qui ont été chassés, qui ont été humiliés après sa mort. Et personne n'en parle. Donc il ne s'agit pas de manière large de sahabas, d'amis du prophète. Non. Il s'agit d'une manière de dire les califs. Quand on dit le mot Sahaba, mais quand on demande des exemples de Sahaba, ils vont dire Abou Bakr Ibn Abi Kouhafa, comme par hasard premier calife. Ils vont dire Omar Ibn Khattab Al-Adawi, comme par hasard deuxième calife. Ils vont dire, oui, un autre ami très important, Othman Ibn Affan Al-Oumawi, troisième calife et ainsi de suite. Donc, en fait, il y a un corpus construit sur l'idolâtrie, si vous voulez, de ces personnes. ça commence, l'entrée si vous voulez dans la mentalité de l'école des califs commence extrêmement tôt. Extrêmement tôt dans les sociétés musulmanes, veut dire dès l'enfance. J'ai trouvé ce livre publié en Algérie et il est destiné aux enfants, c'est écrit dessus, aux enfants, aux enfants et aux adolescents, d'accord. Et je vais l'ouvrir, donc je pense que des légions de maîtres d'école souvent pas plus cognisant de ces choses-là, de ces forces-là que les enfants qui sont en train d'enseigner, souvent eux-mêmes, ces profs, démunis du bagage intellectuel et spirituel pour comprendre ces choses-là, participent, sans le savoir, à poser la première pierre de radicalisation des petites têtes brunes. Et j'ouvre. Donc ça s'appelle les califs bien guidés. Les califs bien guidés, il y en a quatre. En vérité, il y en a même cinq. Et en vérité, chaque calif est un calif bien guidé. C'est juste ceux-là spécifiquement les appellent bien guidés. Mais tu peux trouver d'autres livres, tu vas en trouver cinq et ainsi de suite. Alors, la première page, regardez, je tourne ici et là, j'ai mis une flèche. Il y a un truc qui m'a frappé. Je vous montre en arabe, je vous le lis, je vous le traduis et on en parle. Donc, j'espère que l'angle vous permet de voir. Alors, le prophète aurait dit donc, et ça, c'est une déclaration péremptoire, choc, qui est placée au début du livre, qui va donner le temps en réalité. Alors, le prophète aurait dit, je dis en arabe, je traduis, alaykum bi sunnati wa sunnat al khulafa irrashidina al mahdina min ba'di, ça signifie prophète aurait dit, suivez ma sunna et la sunna des califs bien guidés après moi. Ça c'est de la prophétie. Il sait qu'après lui, il y aura des califs bien guidés, n'est-ce pas? Alors, question, parce que là, j'ai un problème du point de vue purement théologique, purement théologique. On va se projeter Dans un référentiel musulman, d'accord, on va s'imaginer musulman pendant 5 minutes, ça ne fait pas de mal, je ne vais pas faire exploser cette voiture, ça va, juste on peut s'imaginer ça, on peut imaginer qu'on est musulman pendant 5 minutes, ça ne tue pas. Alors, donc, il dit, vous devez suivre ma sunna et la sunna des califes bien guidées après. Il un y gros a problème avec cette déclaration, je ne sais pas si vous le voyez ou pas, il y a un gros problème. Si on est dans un référentiel islamique, le prophète recevait ses instructions de manière divine. Le Coran même dit qu'il ne parle pas dans le vide. Il reçoit dans ses actes, dans ses décisions, il reçoit une sorte de lumière divine qui le guide. Donc il peut établir une sunnah, c'est-à-dire tradition à suivre. Donc sa tradition, on peut comprendre qu'elle serait à suivre. Mais le calife qui vient après lui, l'homme politique, le François Hollande de l'époque, le moustachu arabe qui gère une ville ou un village ou je ne sais pas. Lui. Alors là, il y a deux problèmes. Soit soit le moustachu qui vient après lui aussi est un prophète d'ailleurs d'ailleurs Ibn Taymiyyah va jusque là et pour Ibn Taymiyyah Omar ibn al-Khattab le deuxième calife est un prophète à part entière ils n'utilisent pas le mot prophète mais il le décrit en ces termes il n'y a pas de... c'est un... chez les salafistes Omar ibn al-Khattab est un quasi prophète ils n'utiliseront jamais le mot prophète mais c'est un prophète Ou bien l'autre truc, c'est que le prophète lui-même était comme ses hommes politiques, c'était juste un homme politique qui faisait de la gestion au jour le jour et puis il a dit ben quand je meurs vous suivez les autres et puis de toute façon ils ne sont pas plus illuminés, au moins éliminés que moi, je veux dire c'est la même chose. Un gros problème, comprenez ? Ça signifie dans une volonté ici désespérée de remonter les califs, de les mettre, de les idolâtrer littéralement, il y a une il y a un dérapage, il y a un dérapage au point de vue théologique qui est très intéressant à voir. Alors, bien sûr, moi, je le vois, je vous le dis, quelqu'un, parce que vous savez, la logique, la logique c'est du, c'est de la, comment on appelle ça, utiliser sa tête, c'est extrêmement mal vu dans ce monde. D'accord ? Il faut toujours démontrer ce qu'on dit par les dires d'un tel et d'un tel. Voilà, je vais le faire. Je prends ce livre, Je vais allumer la lumière. Ça va clignoter pendant 30 secondes. J'ai un problème avec l'alarme de ce véhicule. Elle me rend fou. Chaque fois que j'ouvre la porte, elle fait ça. Voilà, je suis de retour et on est parti pour 10 minutes. Alors, je vous prends ce livre qui s'appelle « L'Ihkame fi Osoulil Ahkame ». « L'Ihkame fi Osoulil Ahkame » écrit par Ibn Hazm qui a vécu environ 400 ans après, on va dire, la mort du prophète, le quatrième siècle islamique. C'est un livre de jurisprudence islamique. Il faut savoir que... C'est un sunnite, le gars. Un sunnite professionnel, pur et dur. C'est pas modéré, le gars, d'accord ? Il faut savoir que les gens, les auteurs sunnites qui font de la jurisprudence, généralement, sont beaucoup plus carrés. Dans leur logique, ils ont une logique beaucoup plus carrée que les autres. Par exemple, ceux qui font de l'histoire. Alors, je vais prendre le volume 6. D'accord ? Je prends le volume 6 de ce livre et je vais à la page 76. Alors, page 76. Page 76. Il parle de ce hadith. Il est là. Il en parle, le gars. Alors. Alors ça, c'est un livre, d'accord ? Qui est en 13 ou 14 tonnes. Qui est beaucoup plus lourd que celui-là. D'accord ? Qui va vraiment dans le détail. Malheureusement, les gens qui utilisent ça pour enseigner l'autre ne lisent pas ça. Ça, c'est le premier point. Alors, il va citer, il y a un renvoi en bas de page, il va parler d'où est venu ce hadith. Il a été cité chez l'imam Ahmed, il a été cité chez Dharami, il a été cité chez Tirmidhi, etc. Il a été cité par énormément de voix. Je n'ai pas particulièrement étudié toutes les voix de ce hadith là, mais c'est un hadith qui est extrêmement qui est extrêmement sujet à débat. Pourquoi ? Parce que c'est un hadith fondamental, d'accord ? Ça signifie que c'est un hadith qui va définir comme source de jurisprudence islamique, comme source de sunnah, va définir des hommes politiques. Donc, cet hadith, avec ou sans ce hadith-là, l'islam n'est pas le même, en fait. on doit obtenir ce hadith-là, si on veut lui faire confiance, par une multitude de voix différentes. Or, il n'y a qu'une seule personne qui le raconte, c'est un gars qui s'appelle Erbad. Et un seul qui déclare que ce hadith est un sahih, c'est Termidi. Et Termidi est un gars qui a une facilité, d'accord, c'est un des six maîtres fondateurs du sunnisme, enfin, ceux qui ont écrit les livres fondateurs du sunnisme, Et nous en connaissons deux, Mousseline Boukhari, Yann Assaï, Ibn Majah, etc. Ce qu'il se passe, c'est que Thermidi a un défaut. Il a une facilité, que n'ont pas les autres, il a une facilité à mettre le stamp sahih sur les hadiths. De sorte que chez la communauté qui utilise ce genre de choses, quand un hadith est sahih que par Thermidi, Ce stamp-là, on n'en tient pas compte. Un sahih que de Tirmidhi n'est pas très valable parce qu'il a une habitude de placer ce saut de sahih sur énormément de hadiths qui ont été rejetés par la communauté musulmane. Ça, c'est un point important dont je voulais vous parler. Deuxième point, je voulais vous faire une remarque. Certaines personnes me disent dans les commentaires, souvent des commentaires mal intentionnés, Oui, tu sors des hadiths faibles et tu cherches à faire des démonstrations avec des hadiths faibles et tout. Non, mes amis, je ne fais pas de démonstration par des hadiths faibles. Quand j'utilise un hadith faible, je vous le dis. Les hadiths faibles ne peuvent pas servir dans une démonstration. Dans une démonstration, on a le droit d'utiliser le sahih et le hassan uniquement. Ça, c'est le premier point. Et quand je fais des démonstrations islamiques, je prends que des hadiths de niveau sahih ou hassan. By the way, Il y a 59 catégories de hadiths. Quand on prend les catégories importantes et les sous-catégories, il y en a 59. Je les connais toutes et je les utilise et j'en tiens compte, même si je n'en parle pas toujours. Dans toutes les vidéos, j'utilise des hadiths. Donc, je ne suis pas là pour vous entuber. Je ne suis pas là pour vous prendre un hadith faible ou un hadith monkare ou un hadith comme ça, et puis venir vous le balancer comme étant un sahir et dire, regardez ce qu'il écrit chez les musulmans. Ce n'est pas bon. Par contre, je suis content que vous ayez commencé à prendre conscience de ce genre de choses. Et j'aimerais vous inviter que la prochaine fois que vous allez à la prière du vendredi, d'écouter votre imam, combien de hadiths faibles il va vous balancer. Combien de hadiths, des hadiths complètement moussel, des hadiths, quelqu'un l'a raconté. Et ils vont vous les balancer comme si c'était ça. Puisque vous avez cette conscience maintenant, je vous invite à l'utiliser avec les gens qui sont en train de vous rouler depuis des générations. Qu'est-ce qu'il dit ? Qu'est-ce qu'il dit M. Ibn Hazm sur ce hadith-là ? Il dit... Je dis en arabe et je traduis. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit... Dans ce qu'on a vu, le prophète ne nous demande jamais de faire quelque chose d'impossible. Or, les califes bien guidés, continuez à les décrire comme bien guidés, il est pro-calife lui, il n'est pas contre les califes. Ce n'est pas un chiite ou autre, il est un sunnite professionnel. Et qu'est-ce qu'il dit ? Il dit mais ils ont différé énormément sur énormément de choses, sur énormément de points. Donc il dit comment je peux, moi, suivre la sunna de califes, sachant que ces califes eux-mêmes, t'es pas d'accord entre eux ? D'accord, voilà, donc c'est un premier point qui... C'est un premier point qui soulève, qui le frappe, lui. Ça, c'est le premier point. Donc... Il donne des exemples sur l'héritage, sur des trucs comme ça, où il y a une différence énorme entre les écoles des califs. Et je vais voir la page suivante. Page 77, je vous la montre en arabe, je vous la lis, je traduis, je lis la partie que j'ai souligné en jaune. D'accord. Et là. « Imma an yakouna alayhi salam abaha an yassanu sunanan » Ça veut dire quoi? Qu'est-ce qu'il dit? Il dit que si le prophète a autorisé, si quelqu'un dit que le prophète a autorisé que d'autres personnes viennent créer des sunnats qui ne sont pas des sunnats à lui, d'accord? Il dit aucun musulman ne dirait ça. Aucun musulman ne dirait que quelqu'un d'autre a le droit de créer la Sunna. Et celui qui autorise ça est devenu un apostat. Et son sang et son argent deviennent halal. Parce que vous savez, c'est un lieu commun chez les sunnites que l'apostat son sang et son, comme ils disent, son sang, son argent ou ses biens. Et il y a un troisième point qu'ils ne citent pas. Son honneur, son halal, ça signifie ils ont le droit de le tuer, ils ont le droit de prendre son argent, ils ont le droit de violer sa femme et ses filles. Juste pour vous décrire. Je ne suis pas en train de vous parler d'un type sympa, mais juste vous expliquer que même ce gars-là, même ce gars là est en désaccord avec un livre pour enfants publié en avril même ce gars qui a une facilité extrême à condamner à mort trouve ça excessif et ça c'est foutu dans la Je continue à lire. Par exemple, celui qui dit qu'ils ont le droit, que les califs ont le droit de créer des sunnats, des sunnanes ou des traditions à suivre, ça signifie qu'ils ont le droit par exemple d'interdire quelque chose qui a été autorisée en 100 ans ou bien l'inverse, rendre licite quelque chose qui a été interdite en 100 ans. D'accord ? Et... Et celui qui a dit ça est un kafir, est un associateur par le consensus complet de toute l'Ummah. D'accord ? Voilà. ce hadith en commence avec pour faire entrer les enfants dans l'école des califs, d'accord? Pour les mettre dans cette école. Alors, je ne vais pas décortiquer le livre ligne par ligne. J'ai lu ce livre, c'est un livre qui m'a scandalisé. C'est un livre bourré de choses comme ça, pratiquement à chaque page, d'accord? Mais je vais vous parler de quelques éléments Alors, on nous parle... Des sahabas nous parlent des gens extraordinaires qui sont idiques, qui sont cités même. Ils iront au paradis parce qu'il faut savoir que la justice divine n'arrive pas à la cheville du calife. Le calife est au-dessus de la justice divine. Donc le calife va directement au paradis. D'ailleurs, je vais vous montrer ça une autre fois. Un calife arrive au pouvoir et il y a 40 imams qui arrivent chez lui pour lui expliquer le grand secret de l'islam. pour lui dire que les califs sont au-dessus de la justice divine, qu'il n'y a pour eux ni comptabilité divine, rien du tout, qu'ils sont vraiment au-dessus de tout ça. D'accord ? D'ailleurs, il les a entubés après, parce qu'il a commencé à faire tout ce qu'il voulait, parce que le gars s'est senti complètement libre. Alors, là, tout de suite, on arrive à la page 4. Tout de suite, on arrive à la page 4, il parle de quoi ? ça signifie ils disent l'interdiction d'insulter les sahabas et là c'est ce qui est absolument extraordinaire c'est que je commence en imaginant je suis le lecteur innocent je lis la première page je lis la deuxième page et là on parle de gens absolument extraordinaires là je suis juste j'ai même pas lu une page et demie d'accord que des gens disent qu'il faut pas les insulter alors là tu te dis mais Quel esprit malade va les insulter ? Je vous le demande. Qui va les insulter, ces gens ? C'est Moustafi, mais qui va le faire ? Il faut être taré pour le faire. En fait, premièrement, il est en train de viser les chiites. Les chiites, les sunnites vont toujours vous dire, les chiites, ils insultent les arabes. Un petit peu hystérique. Ils insultent les arabes. Alors je vais vous expliquer, une petite phrase comme ça comporte énormément de nonsense, mais Je vous explique. Ils cherchent, en fait, ils cherchent à renvoyer quelque chose, d'accord ? Ils cherchent à se défendre contre quelque chose. Mais cette chose leur fait tellement peur qu'ils n'osent même pas l'appeler par son nom, d'accord ? Je vais vous donner le vrai nom. Mais en fait, ils disent, ils insultent les sahabas. Tout d'abord, ils n'insultent pas les sahabas. C'est faux de dire qu'ils insultent les sahabas. Je n'ai jamais vu de ma vie un chiite insulter des sahabas. Les chiites n'insultent pas les sahabas, ils les maudissent. C'est différent. Et le maudissement, Le maudissement est un hokum shara'i, comme on dit. Le maudissement existe dans le Coran. D'accord ? Le maudissement, c'est le contraire de la bénédiction. Toi, tu apportes une bénédiction sur quelqu'un, et un autre le maudit. Ça signifie, il demande à Dieu de le retirer de sa bénédiction. D'accord ? D'ailleurs, c'est une prière. Ce n'est pas toi qui maudit, c'est Dieu qui maudit. Mais toi, tu lui demandes de le maudire. Ça signifie qu'Allah maudit, ce n'est pas que moi je maudis. Je ne peux pas dire ça n'existe pas. Moi, je ne maudis pas. Je ne peux pas maudire, mais je peux demander à Allah de maudire. à Dieu de sortir quelqu'un de sa bénédiction. Parce que c'est un criminel, parce que c'est un assassin, parce que c'est un injuste, parce qu'il a créé des saloperies qui nous pourrissent la vie jusqu'à maintenant, parce qu'il a formé des criminels, parce que des générations d'assassins et de tueurs le suivent. Voilà. Et là, on peut demander légitimement à Dieu de sortir de sa bénédiction. Ça c'est le premier point. Donc c'est pas une insulte, c'est un maudissement. Deuxièmement, les sahabas, sahabas vraiment, vous avez vu, vous avez déjà vu par exemple un chiite insulter Insulter, j'ai pris votre mot. Maudire, Abu Dharrifari par exemple, vous avez vu ça ? Ou bien Ammar Benoui Hassel, vous avez déjà entendu ça ? Vous avez entendu ça ? Non, ça n'hésite pas. Non, alors, ils s'insultent qui ? Ils s'insultent qui ? Qui, s'il vous plaît ? Alors quand tu demandes ça aux sunnites, ils vont dire, ils insultent Abu Bakr. Ah ok, Abu Bakr. Abu Bakr, le premier calife. Ok, d'accord. Continue, deuxième. Donne-moi un autre exemple. Omar bin Khattab, le deuxième calife, ok, le deuxième calife, le quasi-prophète, après il me témine, ok, un calife aussi, ok. Troisième, qu'ils insultent, allez donne-moi un troisième, ou donne-moi un nom qui ne soit pas un calife. je ne sais pas, et Othman bin Affan bin Umayyad, troisième calife, etc. Ok, on s'est compris, on commence à, on commence à se comprendre. Donc en fait, il cherche à dire... au lieu de dire ne pas insulter les sahabas, il faut dire ne pas maudire les califs, ne pas les maudire malgré toutes les saloperies qu'ils ont commises. Alors je vous donne un exemple de saloperie. Alors on va tout de suite aller dans la page de Abu Bakr Siddiq. Je vais dire avec des Siddiq comme ça, franchement, de quoi te dégoûter des fois, tu sais. Où est-ce qu'elle est? Voilà. Donc là, page 19, on nous parle, il y a 1, 2, 3, ça va jusqu'à combien? Ça déborde sur la page 20, ça va jusqu'à les groupes armés, des groupes armés, genre ISIS, des groupes terroristes, qu'il a envoyés massacrer des musulmans qui ne reconnaissaient pas son pouvoir. Quand il est arrivé au pouvoir, quand il est arrivé au pouvoir, dans des conditions rocambolesques que je vous raconterai à l'occasion, un certain nombre de tribus musulmanes ne le reconnaissaient pas. Ils ont dit, bon, le prophète est mort, on pleure au prophète, toi t'es calife, Ils n'ont jamais entendu parler de calife. Fuck off ! Voilà ce qu'ils ont dit grosso modo. Tu vois ? Donc, ce qui s'est passé... Il leur a envoyé des assassins qui le rejoignent, parce que quand il a pris le pouvoir et devenu calife, ça a failli mal tourner pour lui. Il n'a pas été accepté par la majorité des gens. Beaucoup de gens avaient des doutes, même des gens qui étaient proches de lui. D'ailleurs, même Omar ibn Khattab, le deuxième calife dans Sahih al-Bukhari, dit que le fait qu'ils ont mis Abu Bakr comme calife était une erreur, dans Sahih al-Bukhari, juste pour vous le dire. Mais ce qu'il s'est passé, c'est que la dernière minute, il y a des groupes de mercenaires qui l'ont rejoint et il les a lâchés sur plein de tribus. Il leur dit vous allez chez ces tribus, vous prenez leurs biens, vous massacrez leurs âmes, vous violez leurs femmes. Et vous... textuellement écrit dans les livres d'histoire musulmanes. Et ce qu'il se passe, il demandait explicitement de brûler les gens vivants, ça c'était son truc. Il dit celui qui ne me reconnaît pas tu le brûles vivant. C'est ce qu'il voulait. Et donc ces mercenaires qu'est-ce qu'ils faisaient ? Ils allaient chez des tribus de musulmans. Ils attachaient tout le monde, ils les attachaient dans des champs, ils mettaient le feu et les brûlaient. Ils décapitaient les hommes et ils utilisaient, comme le faisait par exemple Khalid al-Walid, d'entendre des écoles et des mosquées ascendantes, ils utilisaient les têtes des captifs, une tête qu'ils coupaient, ils les utilisaient pour soutenir les bouilloires, ils faisaient de la soupe et ils la mangeaient, le soir, après avoir violé les femmes de ces mêmes captifs. Et dans la théorie musulmane, il se marie avec ses femmes parce qu'il était impressionné par leur croyance. D'accord ? Qu'est-ce que je voulais que je vous dise ? La différence entre les différentes factions musulmanes, c'est l'école des califs, ou les écoles créées par les califs. Et il y en a beaucoup. Et ces écoles prêchent la haine, prêchent l'intolérance, prêchent le massacre, prêchent le... Et de manière extrêmement légère et décomplexée. Et donc, en commençant très tôt, en commençant très tôt chez les enfants, en leur mettant l'idolâtrie des califs, en leur disant que la religion islamique se justifie soit, elle a comme source le prophète, ou bien elle a comme source, tout à fait équivalente et tout à fait légitime, par même le truchement de la parole prophétique, elle a comme source les califs, Là, c'est foutu. Là, c'est mort. À ce moment-là, tu vois énormément de terroristes, pour ceux qui sont un petit peu portés sur le lyrisme, qui écrivent des choses avant de mourir et tout ça, tu vas tout de suite voir des références assez explicites aux califs et tout ça. Donc, voilà, mes amis, c'était juste un petit... Juste une petite discussion ce soir sur ce sujet-là. Donc... Je ne sais pas quoi vous dire. Vous savez, les nations ont toutes eu des criminels, ont toutes eu à leur tête des gens bizarres, des assassins, tout ça. Ça arrive. Ça arrive au plus malin. Généralement, quand le gars meurt, en déboulant de sa statue, on crache dessus, on sort toutes les saloperies qu'il faisait de son vivant et puis ça arrête là. Le problème des musulmans, c'est qu'ils ont rendu Ils ont rendu les califs, ils les ont mis sur un piédestal. Et il y a une raison derrière cela, c'est que cela a été encouragé par les régimes arabo-musulmans. Parce que le régime arabo-musulman, il ne veut pas que tu critiques un ancien calif. Pourquoi ? Parce que l'idée, c'est que si tu commences à critiquer un calif qui a régné même il y a 1000 ans, tu pourrais peut-être par le même cheminement d'idées arriver à critiquer le moustachu qui te gère aujourd'hui. Parce que tu vas voir que le moustachu qui te gère aujourd'hui n'était pas beaucoup mieux que le calif qui régnait il y a 1000 ans. Tu comprends ce que je veux dire ? Donc, il ne veut pas que tu développes la moindre forme de critique politique sur un pouvoir quelconque. Même à la rigueur tu vas critiquer un pouvoir chinois qui a régné il y a 3000 ans, ils seraient capables de te foutre en prison. Parce qu'ils savent que tu commences là, mais on sait pas où tu vas finir. Tu vas commencer par critiquer un pouvoir chinois, et tu finiras par critiquer les moustachus qui géraient leurs enfants. Tu comprends ce que je veux dire ? Donc ils ont toujours investi très lourd pour promouvoir l'école des califs. Parce que l'école des califs consacre la soumission totale et entière de l'homme aux gens de pouvoir qui le gèrent. Et bien sûr, l'établissement religieux joue à fond cette carte-là. L'établissement religieux prend de l'argent, il est vendu, il est inféodé aux politiques, et il prend de l'argent pour aller justement laver les esprits et les mettre, préparer les mettre, mais les mettre, on va dire, sous contrôle du politique. Le problème avec tout ça, c'est qu'aujourd'hui, on voit les faits secondaires. ISIS, par exemple, au moment qu'il parle de califat, boum ! des dizaines et des dizaines de milliers de gens les rejoignent parce qu'ils ont été brainwashed dès leur enfance déjà pour répondre à l'appel du maître. Comprenez? Enfin, je vous laisse mes amis et puis je reviens une autre fois à vous parler d'autre chose. Je voulais vous parler d'un truc. Il faut que j'en parle, mais je reviendrai.
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