
This is a YouTube video titled "Quand le Sunnite Caricature..." created on January 14, 2015. The content is a monologue or lecture in French discussing the social and political aftermath of terrorist attacks in France, focusing on the divisions within communities, critiques of historical Islamic figures, and reflections on religious and societal issues. The speaker addresses various groups including Muslims, ex-Muslims, Jews, and non-Muslims, analyzing religious narratives and their impact on contemporary society. There is no indication that Aldo Sterone is a participant in this content.
Bonjour tout le monde. Donc, depuis les attentats en France, il y a énormément de gens qui m'écrivent, que ce soit des musulmans qui me disent, c'est quoi les réponses aujourd'hui ? Que dois-je faire ? Que dois-je penser ? Il y a aussi des ex-musulmans qui me disent, on me regarde bizarrement, j'ai peur, j'ai peur qu'on pense que je suis musulman. Il y a des juifs qui m'écrivent pour me dire pourquoi les musulmans sont en train de nous tuer de cette façon. Il y a des non-musulmans qui disent on est ras-le-bol des musulmans. Il y a en fait de tout, il y a de tout. Plein de gens m'écrivent. Un des messages qui m'a frappé le plus c'est un français. C'est un français qui vit dans un quartier de diversité et qui a constaté la différence entre sa réaction à lui et la réaction des gens qui l'entouraient. Et il a eu du mal à arracher n'est-ce pas que des condamnations verbales qui ne soient pas suivies d'un mets immédiatement et dans son message il dit quelque chose d'absolument terrible il me dit qu'il se sent seul aujourd'hui quand il prend transport public et il me dit hier je me sentais français aujourd'hui je me sens français de souche voilà et ça c'est des sont des paroles qui correspondent à un vécu extrêmement dur et ça se voit que les différentes communautés sont en train de se séparer par des fossés qui vont aller en grandissant. Ce qui se passe, c'est que moi j'ai espéré, je ne suis pas le seul, beaucoup de gens ont espéré, beaucoup de gens de tous bords, comme je vous disais, des musulmans, des non-musulmans, des juifs, des français de souche, des français récemment immigrés ou autres. Tout cela aurait souhaité que ces attentats soient une occasion de s'arrêter et de se poser les bonnes questions, même les questions qui font mal, et puis les résoudre pour pouvoir avancer, pour pouvoir aller de l'avant. Mais ce qui se passe, c'est que le système français a fait une sorte de connivence de silence, si vous voulez. Il y a une connivence de silence, une sorte de chape de plomb a été posée sur toutes les questions qui font mal. Et en fait, je pense que c'est plutôt pour protéger un bilan désastreux, pour protéger la politique des 40 dernières années, parce que vous savez, ils sont un petit peu comme ce joueur qui est au casino, qui a tout perdu déjà, ou presque. Qu'est-ce qu'il fait ? Il sort. Qu'est-ce qu'il y a dans les poches où il continue, où il s'enfonce ? En fait, ils sont un peu pareils. Ça signifie qu'aujourd'hui, s'ils veulent changer de politique, il va falloir qu'ils admettent que pendant 40 ans, ils ont eu faux. Or, psychologiquement, ils sont extrêmement coincés pour dire ça. Il y a aussi... Beaucoup de responsables français, qui durant les 2-3 dernières années, ont fait ouvertement l'apologie du terrorisme. Ils soutenaient les terroristes, puis ils disaient qu'ils allaient leur envoyer des armes, qu'ils allaient leur envoyer de l'argent. On était à une époque où ils parlaient des terroristes... C'est des islamistes gentils, des islamistes méchants. On avait à peu près cette dialectique. Et finalement, il s'est avéré que... qu'ils ont arrosé de dollars, qu'ils ont arrosé d'argent et d'armes, un peu n'importe où, et puis que maintenant c'est en train de se retourner contre tout le monde. Voilà. C'est ce bilan-là qu'ils ne veulent pas que les gens voient. Alors qu'est-ce qu'ils font ? Ils sont partis dans le sentimentalisme. Ça signifie, dès le lendemain de cet attentat, le chemin était tracé. Ça signifie qu'il allait y avoir de la pleurniche, des manifestations, des slogans, des marches, ce que vous voulez. Mais en fait, rien de concret. Ça signifie rien qui nous sépare de l'avant de ces attentats-là. Rien qui nous sépare. Rien qui a changé réellement. Et ces attentats, le public et les institutions de l'État se les sont appropriées de manière purement sentimentale, à l'image un petit peu de ces spécialistes de marketing qui poussent le public, le consommateur, dans une attitude purement émotionnelle. Les pubs utilisent énormément cette technique, c'est pour éviter qu'on réfléchisse, c'est pour éviter qu'on se pose des questions, qu'on va rester dans l'émotion. Je ne dis pas qu'un peu d'émotion ne soit pas normale ou appropriée dans des conditions pareilles, mais à un moment donné, il faut s'arrêter et puis se dire, on fait quoi maintenant ? Ça signifie qu'il faut qu'il y ait de l'action. Cette action-là, malheureusement, n'a pas eu lieu. Alors, ce qui se passe, c'est que J'aimerais répondre, j'aimerais dire un truc à certains musulmans qui m'écrivent. Je vais vous dire un truc et je vais être très honnête avec vous. Je pense que l'époque veut cela, n'est-ce pas ? Elle veut qu'on soit honnête les uns avec les autres. Vous savez, vous flippez des caricatures de Charlie Hebdo. Mais il faut savoir que le prophète, celui qui a commencé le caricaturer, ce n'est pas Charlie Hebdo, c'est vous. C'est les sunnites qui ont commencé le caricaturer. Qui répète dans les écoles, dans les mosquées, dans les familles, qui répète qu'il s'est marié avec une gamine de 6 ans, à tel point qu'aujourd'hui, il y a pratiquement tout le monde dans les forums de discussion ailleurs qui vous balance ça à la figure ? Qui a sorti ça ? Qui a soutenu ça pendant des années ? Mais c'est vous ! C'est vous qui avez raconté ça. Et vous l'avez raconté avec une assurance qui tranche avec la solidité des sources de cette histoire. Il y a plein de gens qui ont... qui ont travaillé, qui ont eu mal suite à cette caricature, qui n'ont pas voulu que cette caricature continue, et qui ont travaillé, qui ont comparé les sources, qui ont comparé les histoires, et qui ne sont pas sortis avec une certitude aussi absolue que la vôtre. Pourtant, vous répétez ça sans arrêt. Il y a des gens, juste parce que je continue à vous dire, puisque vous n'aimez pas les caricatures et vous n'aimez pas qu'on touche à votre prophète, je vais continuer à vous dire d'autres choses dans ce terrain-là. Il y a plein de gens qui en... Dans vos propres livres de sunnites, il y a plein de gens qui ont attaqué votre prophète, il y a des gens qui ont insulté sa mémoire, il y a des gens qui ont massacré ses proches, il y a des gens qui ont massacré ses fidèles les plus intimes, les plus proches de lui. Abou-Dar al-Rafari, vous savez qui était Abou-Dar al-Rafari ? C'était le troisième ou le quatrième musulman. Lui-même disait qu'il représentait le quart de l'ouma musulman d'une époque. Parce que quand il y avait quatre musulmans, il en faisait partie. C'est lui le premier qui a utilisé le terme Salam. Vous lisez Salam, Salam, par-ci, par-là. Lisez l'histoire d'Abou Dar al-Rafari, le premier qui a dit Salam. Jusqu'à sa mort, il a été fidèle au prophète. Jusqu'à ce que le prophète meure, il lui a été fidèle. Vous savez comment il est mort? Vous savez qu'il est mort? Il a été jeté, il a été exclu et il est mort tout seul, à l'écart. Il a été exclu par quelqu'un. Quand vous parlez de lui, vous le bénissez, n'est-ce pas ? Vous bénissez ceux qui ont tenté de tuer votre prophète. Vous bénissez ceux qui l'ont insulté. Vous bénissez ceux qui ont assassiné ses proches. Vous bénissez ceux qui ont assassiné les gens qui étaient les plus proches de lui, qu'il a recommandé aux musulmans qu'il protège. Et vous les bénissez quand vous parlez. Et c'est Charlie Hebdo qui vous pose problème, c'est la caricature de Charlie Hebdo en 3 ou 4 couleurs, c'est ça qui vous dérange, c'est juste ça. La pire insulte aussi, la pire insulte que vous faites au prophète Mohamed, c'est qu'imaginez si aujourd'hui il revenait et puis... et vous demandez où est ma Ouma ? Où sont les gens qui me suivent ? Et que vous devriez lui dire que malheureusement les gens qui le suivent sont en retard social, sont en retard technologique, emplissent les prisons, emplissent les bureaux d'aide sociale, sont mal vus partout dans le monde, coupent des têtes et les mettent sur Twitter et se photographient avec. Que dans leur société règnent la corruption et l'injustice. Comprenez ? Ça c'est une insulte. Ça c'est une vraie insulte. Vous vocalisez sur les caricatures comme si vous dites oui, les caricatures c'est une insulte, les caricatures dégradent notre image ou dégradent l'image de notre prophète. Comme si sans ces caricatures-là, l'image, les images dont on parle seraient brillantes. Vous comprenez ce que je veux dire ? Il y a beaucoup de mal qui a été fait. Au départ, il a été fait par des gens sous la bannière de l'islam. Vous comprenez cela ? Quand vous dites, quand vous en groupe vous dites, vous enseignez à vos enfants, Ibn Taymiyyah, Ibn Taymiyyah, tu sais, je peux t'aider, je peux t'aider à répondre. Tu sais, ma vidéo où je parle d'Ibn Taymiyyah, d'accord ? Je le jette à la figure. Pourquoi je le jette à la figure ? Parce qu'Ibn Taymiyyah ne tire pas sa crédibilité de ce qu'il raconte. Ibn Taymiyyah tire sa crédibilité de La confiance que vous lui accordez tire sa crédibilité du fait que vous y croyez, que vous croyez en ce qu'il dit, que vous l'appelez Cheikh al-Islam. C'est de là qu'il tire sa crédibilité, mais pas de ce qu'il dit. Parce que ce qu'il dit, c'est un tissu de connerie. Il raconte des conneries. Le livre que je vous ai montré la dernière fois, où il fait semblant, avec cette tête d'un ACB, où il fait semblant de défendre le prophète. Vous savez ce que c'est que ce livre en réalité ? C'est un livre d'insultes contre le prophète, de la première jusqu'à la dernière page. Il est présent comme un tueur et comme un sanguinaire, faisant semblant de défendre. C'est une attitude qui est très courante durant les siècles de l'islam. Il faut bien lire et comprendre l'histoire de l'islam. Ça n'a pas été un fleuve tranquille. Vous comprenez ce que je veux dire par là ? Le christianisme est arrivé à une époque où il y avait le Pax Romana, ça signifie qu'il y avait les romains qui assuraient une certaine paix, une certaine stabilité sociale, il y avait la police qui patrouillait les rues, etc. Les criminels étaient punis, les citoyens étaient défendus, ça c'était l'époque de Jésus. Mais à l'époque où est arrivé l'islam, il est arrivé, ça ressemblait à Isis, ça ressemblait à la Syrie d'Isis, vous comprenez ce que je veux dire par là ? Et ça n'a jamais vraiment changé en profondeur. Il y a eu des périodes, il y a eu quelques années peut-être, d'une paix toute relative. Mais les tueries n'ont pas cessé depuis 1400 ans. Donc quand vous allez dans l'histoire de l'islam, vous allez trouver à boire et à manger. Mais juste pour essayer de vous aider par exemple, Regardez Ibn Taymiyyah, que disent de lui ses contemporains ? Prenez Ibn Hajar, Ibn Hajar al-Asqalani, qui est une des sommités du cynisme, reconnue par tout le monde, et reconnue même, il a même une plus grande aura qu'Ibn Taymiyyah. Il écrit quoi dans un de ses livres sur Ibn Taymiyyah ? Il dit clairement, comme ça textuellement, que beaucoup ont associé Ibn Taymiyyah à l'hypocrisie. Ça signifie qu'ils ont dit qu'Ibn Taymiyyah c'est un hypocrite. Voilà, c'est un hypocrite. C'est un hypocrite parce que tous ses livres, la moitié de ses livres, il passe son temps à insulter le prophète et les proches du prophète de manière très ouverte. Quand il le fait pour le prophète, il se dissimule parce qu'il a peur que ce soit trop visible, n'est-ce pas ? Mais quand il le fait pour ses proches, il va franco, direct. Vous comprenez ? Il y a des moyens de se défendre. Il y a des moyens d'arriver à un narratif équilibré. Mais le problème, c'est que si vous signez des chèques en blanc à tout le monde, c'est clair que ça ne va pas aller. Moi, je vais me taimer, j'ai appris de la vie. C'est juste qu'il n'y a que les salafistes qui le reconnaissent. Je suis désolé, moi j'étais gamin, j'ai appris Ibn Taymiyyah à la télévision algérienne, télévision d'état. C'est là où j'ai appris Ibn Taymiyyah. Il faisait des feuilles de temps fleuves sur lui. C'est là où j'ai appris, comme beaucoup d'ailleurs. Comme beaucoup. C'est après qu'une fois qu'il a été mis bien sur un piédestal, c'est là que sont arrivés les salafistes. Avec ce qu'il a écrit, ils ont commencé à montrer ça aux gamins. Quelle est la résistance des gamins une fois qu'ils ont déjà appris à respecter le personnage ? Une fois qu'on leur montre ce qu'il a écrit, qu'on leur montre les textes violents qu'il a écrits, c'est clair qu'à ce moment-là, leur résistance psychologique est extrêmement faible et ils vont le suivre. Enfin, c'est une discussion extrêmement longue, extrêmement compliquée. Je ne sais pas, des fois j'ai envie d'attaquer ce sujet-là en détail, et là je vous ai donné des généralités sur cette vidéo. Quand je vous dis que des gens qui ont assassiné, qui ont tenté d'assassiner votre prophète ou qui ont tué ses proches, et vous les bénissez quand vous en parlez, j'ai des noms, je peux vous citer des noms, je peux vous citer des gens qui ont traité votre prophète de fou, qui l'ont traité de magicien, vous comprenez. Et ça, c'est des livres des sunnites. Moi, je ne suis pas sunnite, je vous l'ai dit. Mais des livres des sunnites, c'est écrit noir sur blanc, mais vous ne lisez pas vos propres livres. Donc, vous vous retrouvez d'un côté à bénir l'ennemi de votre prophète, l'ennemi juré de votre prophète. Et en même temps, vous nous faites un... Vous nous faites je ne sais pas quoi pour... Charlie Hebdo. Vous comprenez ce que je veux dire? Ce n'est pas si... Votre position n'est pas cohérente. C'est pour ça que vous avez du mal à vous défendre parce que Vous dites que vous êtes musulmans, mais en réalité, on se rend compte, à vous écouter, que vous ne connaissez rien du tout de votre propre religion. Vous dites, je suis musulman sunnite, je suis al-jamal al-sauna, mais... Pardon. Quand on regarde les livres sur lesquels vous dites baser votre foi, ils racontent complètement l'opposé de ce que vous êtes et de ce que vous dites. Vous comprenez ce que je veux dire ? Et vos positions ne sont pas du tout cohérentes par rapport à ces livres, parce que, encore une fois, vous ne les lisez pas. Vous ne les lisez pas. Enfin, je vais vous laisser et puis je reviens, je reviens mon Dieu.
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