
A French-language monologue argues that Québec's surge in illegal immigration stems from weak border controls that act as an open invitation. The speaker uses analogies from burglaries to supermarket checkouts to show how removing barriers creates targets, and compares the approach to ignoring vaccine side effects.
Bonsoir mes amis, alors voilà, je suis, comment dire, ça bouillonne dans ma tête, j'ai plein d'idées, je pourrais littéralement enregistrer 12 vidéos d'un coup. Mais voilà, aujourd'hui c'est pour mes amis du Québec. Alors ce qui se passe, c'est que j'ai reçu un certain nombre de messages. Il paraît qu'ils ont une recrudescence absolument historique de l'immigration illégale. Alors, c'est vrai que les 2-3 premiers messages, Le premier par exemple, j'étais dubitatif. Puis deuxième, troisième, quatrième, et puis là, ça a commencé à sortir de partout. Et donc, j'ai compris qu'il y a un gros problème. Je me suis un petit peu renseigné. Et effectivement, il semblerait qu'il y ait une petite catastrophe qui est en train de se proviler. Alors, je vais vous raconter une histoire. Vous savez, moi, je suis africain, donc j'aime bien raconter des histoires. J'aime bien utiliser des images. Alors, je vais utiliser une image. Imaginons. Je vais vous raconter un truc qui est très connu en urbanisme et on va l'imaginer. Imaginons une rue, une longue rue comme ça, et puis le long de cette rue il y a une centaine de maisons, il y a une centaine d'habitations. Sur les dix dernières années, la dernière décennie si vous voulez, il y a eu douze cambriolages, aléatoirement, qui ont frappé des gens dans la rue. La majorité des gens n'ont pas été cambriolés, c'est une minorité bien sûr. Il y a une centaine de maisons, je vous parle de douze cambriolages. Mais ce qui se passe c'est que des gens sont lassés ou commencent un petit peu à craindre, les gens qui ont été cambriolés peut-être en priorité, leurs voisins d'à côté, leurs voisins d'en face ont commencé à sentir qu'il y a un problème. Donc qu'est-ce qu'ils ont fait ? ils ont commencé à sécuriser leur maison. Donc ils ont installé des grilles, des caméras de surveillance, des systèmes de lumière, enfin plein de trucs dissuasifs, des chiens, des miradors, des gardes, ce que vous voulez, des tranchées, barbelés, enfin des trucs terribles. Et ce qui se passe, c'est que les gens sont partis un petit peu dans une escalade sécuritaire comme ça, très mauvaise à loi, je vous l'accorde. Mais ce qui se passe, c'est que là-dedans, il y a quelqu'un qui se dit, moi, vous savez, je trouve que ce qu'ils font est très mauvais, je vois le monde autrement, j'ai une autre vision philosophique et tout ça. Bon, le gars, vous savez, il est un petit peu comme ça, pisse un love et tout. C'est tout à son honneur, bien sûr. Et puis, il refuse le monde tel qu'il est. Il vit dans le monde tel qu'il voudrait qu'il soit. Il ne sécurise pas sa maison. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Après, Il y a toujours, sur les 10 prochaines années, il y a toujours 12 cambriolages. Mais à votre avis, ils arrivent où ces 12 cambriolages ? Exactement chez la même personne. Donc, ce gars, qui à la base n'a même pas été touché par les cambriolages qui ont déclenché, on va dire, l'escalade sécuritaire, passe soudainement de 0 à 12 d'un coup. Pourquoi ? Parce que justement, il est devenu ce qu'on appelle la soft target. Il est devenu celui qui est exposé. Il est devenu celui qui est nu dans un monde où tout le monde est protégé. Donc qu'est-ce qui se passe ? Quand un cambrioleur professionnel fait une analyse de marché, sa maison va arriver toujours en top. Dans le top 3 et à lui, toujours. Donc voilà. Ce qui se passe, c'est que vous avez remarqué que notre monde parle d'ouverture de frontières. Moi, je me souviens quand le mur de Berlin est tombé, les gens faisaient la fête. Je crois que j'avais même, je l'ai perdu hélas, j'avais un bout du mur de Berlin, n'est-ce pas, pour vous dire que j'ai mangé de ce pain-là, je ne suis pas meilleur qu'un autre. Le mur de Berlin, n'est-ce pas ? La chute du mur, le monde s'ouvre, les pays s'unissent. Et ce qui se passe, c'est qu'on est arrivé au merdier qu'on connaît aujourd'hui. Vous allez un peu partout, il y a des murs, les gens construisent des murs. Autant on n'a jamais parlé de la mort ou de la fin des frontières. Autant les gens construisent des murs. Il y a plein de pays entre lesquels il y a des murs. Les Etats-Unis, le Mexique, les Israéliens ont construit un mur, l'Algérie, le Maroc, un mur, les Hongrois ont construit un mur. Je veux dire, il en pousse partout. Si vous voulez du business pour le futur, je vous dis un truc, tes petits, là, si tu as 14 ans, t'écoutes cette vidéo, tu veux faire quelque chose dans le futur, deviens constructeur de murs. Il y a de l'avenir, il y a de l'avenir. Jusqu'à ce que tu prennes ta retraite, il y a de l'avenir. Tu vas construire des murs partout. Donc, Ce qui se passe, c'est que quand les Américains étaient en train de parler de sécurité, notamment avec Trump, qu'est-ce qui se passe ? Les Canadiens ont dit « Non, nous, jamais ! Qu'est-ce qui se passe ? Vous vous êtes désigné comme justement comme la cible, vous êtes désigné comme cette maison qui n'est pas protégée. Alors, vu que les États-Unis, maintenant, ça devient très compliqué d'être dans l'illégalité parce qu'il n'y a pas que les murs aussi, parce qu'il y a les murs. Les murs, c'est le symbole, c'est la chose visuelle, c'est le côté physique, ». c'est solide, tu peux le toucher. Mais il y a des lois, il y a des procédures, il y a de nouvelles réglementations qui arrivent, qui rendent la vie très difficile. Le Canada dit chez nous, non, chez nous, le règne de la loi, on s'en fiche un petit peu. Nous, nous sommes des gens gentils. Vous êtes en train de payer cela, vous êtes en train de payer cette posture. Je vais vous donner une autre image, je vais vous donner une autre image. Imaginez, cette image est complètement de ma tête, mais bon. Ça boue des fois dans ma tête, vous savez, des fois il ne se passe rien, des fois ça boue. Aujourd'hui ça boue. Alors, je vous explique un truc. Imaginons un supermarché, on rentre dans un supermarché, je ne sais pas, Carrefour ou ce que vous avez au Québec. Vous devez bien avoir un truc qui s'appelle 7 à 8 ou 7 à 11 ou 5 à 6 ou un truc comme ça. Et imaginons que par exemple, en décret. Qu'est-ce qui arrive ? Regarde les caisses comme ça, les caisses où les gens passent pour payer. Puis il se dit, ces caisses-là, c'est quand même une sorte d'endroit de discrimination. Ces caisses discriminent entre la personne qui a de l'argent et celle qui n'a pas. Parce qu'à ces caisses-là, celui qui a de l'argent lui donne de la marchandise et celui qui n'a pas d'argent ne lui donne pas. On peut même, s'il tente de subtiliser de la marchandise et passer sans payer, il y a même des fois des gardiens extrêmement forts et fort peu sympathiques le plus souvent, qui peuvent en arriver aux mains avec lui. Des voix de fées ont été commises sur des personnes qui voulaient sortir sans payer. Il y a discrimination, discrimination sur l'argent, discrimination sur la fortune. On veut vivre dans un monde sans discrimination. En 1969, les Français disaient qu'il était interdit d'interdire. Nous vivons aujourd'hui dans un monde où il est dit qu'il est interdit de discriminer. Tout le monde est pareil, tu as de l'argent ou pas. Donc qu'est-ce qui se passe ? On va quand même faire un truc. On va considérer qu'il y a un nouveau droit, c'est celui de rentrer dans un supermarché, prendre la marchandise et sortir sans payer. Passer par exemple, il y a une sorte de, je ne sais pas, il y a un portique ou un truc comme ça, puis on saute par dessus puis on passe. Voilà, c'est tout. Et qu'est-ce qui se passe ? C'est un droit. Et puis, on organise même des... Genre par exemple une association, qu'est-ce qu'elle vient faire ? Elle arrive et puis elle aide les gens. Tu rentres acheter, tu remplis tes sacs et tu viens et l'association t'aide. Des gens t'aident comme ça à passer par-dessus le portique sans payer. Après, on arrive même à un truc absolument extraordinaire, mais je vais vous dire un truc aberrant, je vais vous dire un truc super aberrant à cet instant-là. Mais attention, nous allons vers l'aberration. Notre monde glisse vers l'aberration. Ce que je vais vous dire semble aberrant, mais il est normal. Il est normal, il faudra l'accepter. Les gardiens, ces gars énormes qui protègent les supermarchés. Vous savez ce qu'ils commencent à faire ? Ils commencent à aider les gens qui sortent avec les sacs. Quand la personne arrive et ne veut pas payer, elle arrive vers lui et il l'aide aussi. De sorte que le passage aux caisses, le fait que tu arrives à la caisse, que tu poses tes affaires sur le tapis, qu'on les compte, que tu payes, tout ça devient facultatif. que ceux qui ne veulent pas se parler cassent, les autres peuvent sauter, c'est pareil. Alors c'est ce qui est en train de se passer avec les frontières aujourd'hui. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce que la frontière est un lieu de discrimination quelque part. Parce que la frontière c'est quoi ? La frontière elle dit là c'est le Canada, là c'est la France, là c'est les Etats-Unis ou ce que tu veux. Et à l'extérieur, de l'autre côté, c'est l'étranger. Et la frontière, elle a toujours été faite, à la base, pour contrôler le flux d'étrangers. Donc la frontière est raciste. Donc qu'est-ce qui se passe ? On rend le passage de la frontière facultatif. Il y a un nouveau droit. Lorsque, par exemple, Trump voulait construire le mur avec le Mexique, les gens pensaient qu'ils allaient emmourailler les Mexicains vivants. Or, ce n'est pas vrai du tout. Et d'aller créer un mur, mais au mur, sur le mur, il y a quoi ? Il y a quoi ? Il y a des trous. Et ces trous, il y a quoi dedans ? Il y a un panneau, il y a un flic, c'est écrit HALT ! Et c'est la police des frontières. Tu arrives, tu montres ton passeport, tu passes. D'accord ? Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne veut pas ça. On dit que c'est facultatif. Celui qui veut passer par la police des frontières, montrer son passeport et tout, il est libre de le faire, personne ne l'empêche. Mais celui qui ne veut pas, c'est un droit de sauter par-dessus le mur. Enfin, il ne faut pas qu'il y ait de mur parce que le mur, ça le dérange. Travailler, monter une échelle, tout ça, descendre d'autre côté, c'est du boulot. Donc, il ne faut pas qu'il y ait de mur. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est ça le truc. On arrive complètement à des trucs aberrants. En Europe, par exemple, on a même ceux qui étaient censés protéger les frontières, les garde-côtes, qui vont jusqu'au port libyen littéralement, à Gueye presque, les gens arrivent, ils remplissent les bateaux, et puis ils débarquent en Italie, ils débarquent en Grèce, c'est fini. Je veux dire, moi j'arrive à l'aéroport, je montre mon passeport, je me sens minable, parce que c'est... ça n'a plus de sens tout ça je veux dire juste on fait semblant tu vois on fait semblant on arrive à l'aéroport on montre son passeport le gars il passe ta valise il la scanne et tout genre genre on est sérieux genre ça a un sens tout ça mais enfin ça n'a plus de sens tu comprends je veux dire aujourd'hui c'est voilà C'est terrible ça, c'est absolument terrible parce que ça amène vers des utopies, et les utopies sont des idées comme ça, un petit peu des divagations, des délires qui ne sont pas connectés à la factualité, qui ne sont pas connectés à une réalité, dont les conséquences ne sont pas mesurées de toute façon, mais ça n'empêche pas qu'elles aient des conséquences. Et ce qui se passe c'est qu'on laisse, on laisse, on laisse, on laisse, et puis un jour on va le payer, on va le payer très cher, c'est clair. C'est... On va comprendre pourquoi... Comment vous dire... Un exemple, un exemple... J'ai pas envie d'ouvrir le sujet sur cette vidéo, ne commentez pas là-dessus s'il vous plaît, ça arrivera. Genre par exemple le vaccin. Le vaccin, au départ, quand il y avait des villes qui mouraient de fièvres merdiques ou des trucs comme ça, qui arrivaient des maladies qui tuaient la moitié de la population, Paris, Londres, plein d'endroits ont été décimés par des maladies dont on n'entend plus parler aujourd'hui. Mais c'est ça le problème, c'est qu'on n'entend plus parler de la maladie. Quand il y a eu une amélioration de la santé publique, de l'hygiène, il y a eu la médecine qui s'est développée, il y a eu entre autres les vaccins qui sont juste une partie de la question, une partie du problème. Ok, ces maladies-là ont été éradiquées. Donc finalement on a quoi ? On voit juste les effets secondaires. On dit ben voilà, on a vacciné cent mille personnes, il y en a trois qui ont chopé un truc. Bon, là, c'est inacceptable. Ce n'est pas possible. Et je comprends que les gens disent oui, mais ça ne sert à rien. Je veux dire, tu me dis, tu vaccines contre une maladie, mais moi, j'ai jamais vu personne mourir de cette maladie. Moi, je vois des personnes mourir que du truc que tu leur donnes. Comprenez, il y a une logique derrière dans ce qu'ils disent. Et bien, c'est... Cette discussion, tu ne l'aurais pas eue à l'époque où les gens étaient en train de sortir des corps dans des charrettes dans des maisons à Paris ou à l'endroit ailleurs, quand ils trouvaient des familles entières décimées par des maladies et qu'ils jetaient les corps sur des charrettes et qu'ils allaient brûler sur la place publique le linge de ces gens, leur lit, leur mobilier, ils allaient le brûler pour tuer la maladie. Vous comprenez qu'à l'époque, si tu leur donnais un traitement et que tu leur disais que sur 100 000 personnes, il va tuer 3, c'est clair que les gens auraient été preneurs. Même si tu lui dis que tu donnes à 100 et qu'il en meurt 30, les gens auraient été preneurs aussi. Parce qu'il dit qu'il a 70% de chance de m'en sortir. Alors que sans rien, je vais crever garantie. C'est ça le truc. C'est un peu ça. Quand on apporte des solutions à des vraies problématiques que les gens ressentent, les gens acceptent ces solutions malgré le fait que ces solutions, parfois on a des problèmes moraux avec ou on a des problèmes idéologiques ou parfois elles ont des effets secondaires et tout ça. C'est normal, c'est normal, mais les gens les acceptent. Par contre, une fois que ces solutions règlent vraiment le problème, Voilà quoi, une fois que les gens disent mais je vois que les effets secondaires, je ne vois plus la solution moi. Tu vois ce que je veux dire ? Les frontières de pays, ce sont des frontières qui ont été stabilisées dans le sang, dans la guerre. Il y a eu des raisons, des raisons qui remontent à très loin pour expliquer cela, d'accord ? Le problème c'est qu'aujourd'hui, t'as des jeunes qui arrivent, ils ont 17 ans, ils ont toujours vécu dans la paix, tout ça, genre Snapchat, je prends comme ça un selfie et tout ça, c'est cool la vie ! Après ils disent, ouais mais pourquoi cette frontière ? Je trouve ça raciste moi. Lui il dit, non les gars de l'autre côté faut les laisser passer, c'est pas grave. Bon le jour où il se fait trécider, bon ça c'est un peu trop tard quoi, je veux dire... Bon, le gars, il comprend, mais c'est trop tard. C'est ça. Enfin, mes amis, que voulez-vous ? C'est un peu la vie. La vie, elle est comme ça. Elle n'a pas toujours été... Voilà, je vous laisse. Je vous laisse. J'arrête là. Je pense qu'il faut arrêter là. Et puis, je vous souhaite tout de bon, comme on dit en Suisse. Je ne sais pas comment on dit au Québec. Et puis... Personne n'est épargné, je vais vous dire. Personne, personne n'est abrité.
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