Quelques réflexions sur l'élection présidentielle de 2022 en France

YouTube monologue (recorded 30 Dec 2021) in which the speaker mixes personal anecdotes about illness with a political analysis of the French 2022 presidential contest. The speaker argues that recent executive practices resemble a "coup d'État" (mentioning Conseil de Défense and secrecy), reviews national-right candidates (Philippot, Zemmour, Marine Le Pen, Dupont-Aignan), critiques Zemmour's rhetoric on assimilation and his campaign radicalization, and warns that a split of national votes may hand victory to Macron/Pécresse. The piece ends with a tentative forecast and hope to be proven wrong.
Bonsoir mes amis, bien le bonsoir. Je suis en train d'écouter le son de ma voix, ça me fait tout bizarre. parce que ça fait plusieurs jours que j'arrive quasiment plus à parler. J'étais malade, j'ai chopé une sacrée grippe. On a beau dire, mais cette année, elle est un petit peu plus brutale que d'habitude, à moins que ça ne soit psychologique. Vous savez, cette grippe dont on n'a presque pas parlé. Donc, c'est vrai que quand on chope un truc de cette nature, On est un petit peu impressionné par ce qu'on subit, on est un petit peu secoué. J'ai perdu 4 kilos depuis la dernière vidéo, ce qui est pour moi une très bonne nouvelle, parce que les gens gagnent du poids lors de Noël. Moi j'en ai perdu, donc c'est quelque chose de malheureux et bon. Et là, vous voyez, je ne suis pas sous médicament, j'arrive à parler, je ne tousse pas, ça peut m'arriver de tousser des fois, mais ça devient de plus en plus rare. Voilà. Alors, j'étais venu partager avec vous aujourd'hui une réflexion par rapport à ce qui est en train de se passer en France. Ce qui est en train de se passer en France, c'est c'est littéralement un coup d'État. Vous l'avez réalisé, c'est Macron qui a trouvé cette idée génialissime. Si ses prédécesseurs l'avaient trouvé, tous les grandes affaires et les scandales d'État n'auraient pas existé. Il aurait suffi tout simplement de diriger le pays sous la coupe du Conseil de Défense, classifier Secrets Défense, toutes les infos, toutes les délibérations, les décisions Et ce qui les a motivés pendant 50 ans, puis on est tranquille. Les autres, les autres, je ne sais pas, les Sarkozy, les Mitterrand, les Chirac, même l'héros de Londres, n'étaient pas très fut-fut. Il aurait suffi qu'ils utilisent le Conseil de défense. En fait, là, je suis en train d'analyser un petit peu les chevaux qui sont en place. Et en fait, dans le camp d'Innational, ce qu'on a comme chevaux, on a Philippot. Je commence par lui, j'apprécie le plus. On a Zemmour, nouveau venu dans cette course, on a Marine Le Pen, on a Dupont-Daignan, et je ne parle que de ceux qui ont un poids électoral, ou prou, bien sûr. Ils ne sont pas tous à égalité là-dedans. Zemmour ces dernières semaines était parti, quand il a commencé, il était parti en flèche. Puis après ça s'est essoufflé à un moment donné, je me rappelle même que les sondages le donner devançant Marine Le Pen. Je me souviens, à un moment donné, il y eut un sondage qui le montra à 17%, je crois, au même moment, ou concomitamment, Marine Le Pen traînait à 15 ou 16%. Juste pour vous dire que, sur le plan symbolique, à un moment donné, il a devancé Marine Le Pen. Depuis, ça s'est essoufflé. Ça correspond, si vous voulez, cet essoufflement correspond à une radicalisation, correspond à un moment où il a pris un virage un petit peu trop à droite. Et puis, il n'a plus, je dirais, le contrôle un peu de sa campagne comme il l'avait avant. On parle de Zemmour, bien sûr. Parmi les contradictions de Zemmour, et je vais vous dire où je vais avec ce que je suis en train de vous raconter, parmi ces contradictions, c'est que lui, et ça, je trouve ça extraordinaire quand je l'entends parler, c'est que lui, pour l'assimilation, quand t'es français, n'est-ce pas, Tu ne t'appelles pas Mourad ou Karim pour commencer. Et en plus, tu te fais enterrer en France et ta préoccupation, ta préoccupation culturelle et ce qui se passe dans ta tête et tout ça, C'est par rapport à la France. Tu vis en France. Réellement, ton corps et ton cœur sont en France. Je comprends cette définition. C'est une définition qui n'est pas sans intérêt. Néanmoins, ce que je trouve drôle, c'est qu'on ne pourrait même pas l'appliquer à Zemmour parce que lui, il arrive d'origine algérienne et tu ne peux pas écouter un discours de Zemmour. Tu ne peux pas écouter une intervention. sans qu'il ramène l'algérie sur la table. Donc finalement, il fait exactement ce qu'il reproche aux autres. Ça signifie qu'il leur reproche de vivre à travers leur origine. Et finalement, lui, il fait la même chose. Je ne lui en veux pas. Parce que moi, je ne suis pas pour l'assimilation des mourir. Moi, je ne suis pas pour cette horreur. qui ont fait une hérésie complète. Ça n'existe pas, ce n'est pas possible. On ne peut pas prendre des humains et puis les considérer tellement interchangeables, tellement malléables, qu'on peut les déplacer d'un endroit à l'autre et puis où on les met, façon caméleon, ils vont changer, puis adopter les us et les coutumes du lieu pour tenter que... Ça c'est notre histoire encore. Ces us et coutumes existent toujours. C'est ça aussi. Parce qu'on a des Français qui se sentent désintégrés, des Français de 15 générations, des Français garantis croisade, qui ne se sentent plus en France, n'est-ce pas ? Alors aujourd'hui, franchement, le demande à Hakim ou à Redouane et tout ça, ça me semble un petit peu injuste. Je ne le demande même pas à Zemmour. Je ne le demande même pas à Zemmour. Mais c'est lui qui fait cette demande, qui n'arrive pas... Sur le plan humain, c'est inhumain de faire cette demande-là. Remarquez que le mien parle tout le temps d'Algérie. N'est-ce pas ? Parce que c'est normal, il y a un déchirement, il y a... Je comprends, je comprends. Je n'ai pas vécu cette époque de la guerre d'Algérie. Je ne l'ai pas vécue, mais je pense qu'elle est venue avec ses déchirements sur le plan humain. Beaucoup de gens ont souffert. Et pour beaucoup, ce n'est même pas leur faute. Beaucoup sont nés, ils étaient là, ils étaient en Algérie. Ce n'est pas eux qui ont fait les choix, n'est-ce pas, qui ont mené à cette situation collective, mais ils l'ont quand même payé dans leur chair et franchement, personne n'aimerait être dans cette situation-là, personne. Et c'est pour ça que j'en veux aux apprentis sorciers, j'en veux aux lanceurs d'expérience, n'est-ce pas, aux gens qui considèrent les humains comme les piens d'un monopoli, qui considèrent la Terre comme un monopoli. Ils peuvent jouer quand ils veulent, déplacer des gens, vendre des terres, distribuer des terres, les échanger, tout ça, sans considération pour les gens qui sont sur le terrain. D'accord ? Zemmour, sa famille, ce sont des gens qui étaient sur le terrain, qui ont morflé, à l'évidence, quand on entend parler, on voit ce morflage. Toujours est-il que j'avance un petit peu dans cette histoire. Et ce qui m'inquiète, c'est aujourd'hui la division des voix du camp national. Parce qu'au départ, quand Zemmour était arrivé, je ne vous cache pas qu'il m'a, même si je suis même si je suis plutôt un rassemblement national, vous me connaissez et je pense que je m'y tiendrai. J'ai été séduit par son approche, j'ai été séduit parce qu'au départ je me suis dit c'est quelqu'un qui pourra les séduire au-delà du camp du Rassemblement National, parce que le camp du Rassemblement National, il a son intérêt, mais il n'arrive pas suffisamment à séduire des générations de gens qui ont été traumatisés, des gens qui ont vécu littéralement un PTSD tellement on a diabolisé ce parti, que quand bien même on leur dirait écoute, si tu votes, c'est la seule façon pour toi d'accéder peut-être à un peu de dignité ou un peu de souveraineté ou autre, même si leur vie en dépendait. ils ne voteraient pas pour le Rassemblement National, parce que beaucoup de travail a été fait en amont pour faire en sorte qu'ils ne le fassent pas. Et les gens vous seriez surpris, c'est peut-être pas par votre cas, vous êtes là sur YouTube en train d'écouter un gars qui part dans une voiture, donc c'est clair que vous êtes la brebis noire un petit peu du système, mais il faut savoir qu'il y a les brebis blanches du système. Il y a des gens qui sont remarqués au passage, juste au passage. Je ne l'ai même pas fait exprès, remarqué au passage, ces stéréotypes sur la couleur que j'utilise. Le noir, on va l'associer toujours aux choses négatives et le blanc, on va l'associer aux bonnes choses. Il y a beaucoup de travail que nous devons faire sur nous-mêmes si nous voulons accéder, n'est-ce pas, au vrai progressisme triomphant. Alors, je disais que voilà, Zemmour est arrivé. Au départ, il m'a séduit avec son offre, il a séduit beaucoup de personnes. N'oubliez pas aussi le côté, il y a un petit côté, pour toucher beaucoup, il y a un petit côté célébrité. Si demain Nabila se présentait aux élections présidentielles, je suis sûr qu'elle aurait peut-être 10% d'emblée. Même quand elle commencera à parler, elle aura déjà les 10%. ne serait-ce que parce qu'on a l'habitude de la voir. Ne sous-estimez pas, ne pensez pas que la majorité des gens votent sur la foi d'une analyse extrêmement poussée, réfléchie et tout ça. Les gens ils votent d'après d'après un vague ressenti, d'après un mélange de choses qu'ils ont entendues à la télé, qu'ils ont pensées, tout ça. Ne sur-analysez pas les lecteurs. Ce serait une faute. Parce que vous arriverez probablement à des analyses qui seraient vraies, qui seraient correctes, mais qui n'aurait pas de sens en pratique. Vous comprenez ? Parce que vous suranalysez l'intention de l'électeur au-delà même que l'électeur moyen s'analyse ou analyse son positionnement électoral. Mais toujours est-il que le dégonflement de la campagne Zemmour est arrivé au moment de sa radicalisation. Ça veut dire que ce qu'il a fait, il a pris les ultras du Front National, à plein nom Front National, il y a des gens qui comptent en Ancien Front. Il a pris des insatisfaits à droite à gauche, peut-être même un certain nombre de gens qui seraient abstenus de toute façon. C'est bien, c'est bien. Mais le problème, c'est qu'il n'a pas réussi à séduire un nouvel électeur. Ça veut dire que moi, ma peur, quand on se retrouve dans une situation Et je vous le dis aujourd'hui, il me semble, le 30 décembre 2021. Selon ce qui va se passer dans les prochaines semaines, la réflexion évoluera, bien sûr, c'est pas figé. Mais selon les dernières données, ce qui m'inquiète, c'est aucun candidat national au deuxième tour. Ça veut dire tout simplement Marine Le Pen et Zemmour Grosso modo, grosso modo, se partagent les voix qui auraient pu aller à l'un ou à l'autre uniquement, se les partagent. Donc, ils font des scores honorables. Je ne sais pas, moi, imaginons un joli 16% pour Zemmour, ce qui est très honorable pour une première, pour une première candidature. Imaginons un joli 18% pour Marine Le Pen. Et puis, au-delà, imaginons un Macron qui tourne vers les 20, 20, 21, talonné par Pécresse à un demi-pourcent dessus. Et vous voyez le truc ? Réglé. D'accord ? Échec et mat. Là, je vois que Macron n'a même plus peur. Regardez comme il agit. Alors c'est vrai, il a fait preuve d'un petit peu de retenue sur les camps. Les camps de concentration, c'est vrai que dans l'idéal, il faudrait les ramener durant un deuxième mandat. On voit rarement des présidents ramener des camps de concentration durant un premier mandat. C'est trop tôt. Ça peut être utilisé comme levier pour lui faire gâcher un second mandat. Mais durant un second mandat, où là, il n'y a plus de retenue, c'est vrai que c'est quelque chose qui passe comme une lettre à la poste. Voilà, par exemple. Donc, je suis hyper inquiet par rapport à ça, en fait. Vous voyez un petit peu mon inquiétude. Le Front National ou le Rassemblement National, je n'attends pas de surprise au-delà de ce qu'ils sont en train de faire. Une sorte d'action dans la continuité, une sorte de stagnation active, n'est-ce pas ? qui fait qu'il n'y a pas de surprise, ce n'est pas le parti des surprises, ce n'est pas le parti des coups d'éclat, ce n'est pas le parti des coups de com', c'est le parti de nous existant, nous continuant, nous avançant, on est là, on a une base, on a des militants, on était là en 1974, et puis on avance lentement, et puis si ce n'est pas cette élection, c'est la prochaine, ou celle d'après, ou d'après, ou d'après. C'est pas grave, qu'on passe aujourd'hui, qu'on passe en 2050, que c'est Marine Le Pen qui passe, ou sa petite, petite, petite fillotte, si elle a la même chose, du moment qu'on est là, que nous travaillons, que nous avons une base solide. Comprenez ça, c'est le discours un peu des FN. Et je le dis en toute amitié. Ils sont comme ça. D'accord ? Ils rêvent de passer par accident, en fait. Ils rêvent que... Ils se disent, on vit dans un monde... Imaginons, ils voient le monde comme ça. Ils voient le monde avec énormément de politiques qui ont des casseroles, qui viennent faire des trucs terribles, se discréditer, tout ça. Eux, ce qu'ils espèrent, ils espèrent jouer sur le temps. Ils ont l'investissement, un peu comme les pyramides. L'investissement sur le temps. Je suis là, j'existe. Et puis un jour, je passerai parce que j'étais là, presque par accident, presque par erreur, mais peut-être parce qu'il y a eu un moment où on n'a jamais réussi à trouver, sur l'instant en tout cas, on n'a pas pu trouver un candidat valable, on était là, on a voté pour nous, on est passé. Voilà, c'est ce qu'ils rêvent. Et ils savent que c'est un peu l'attaque de type brute force apportée aux élections. Ça veut dire je tente, je tente, je tente, je tente, puis un jour il y aura un accident, je passe. C'est fatal. C'est comme ça. Si tu joues à la loterie, même si tes chances sont infimes, mais avec le temps, si tu joues pendant une infinité d'années, tes chances de gagner à la loterie s'approchent de 1 sur 1, de 100%. Tu vois ce que je veux dire ? C'est vrai, mathématiquement on peut le démontrer. Donc si tu participes à une élection présidentielle, n'est-ce pas, À chaque fois, comme ça, pendant des années, quand le temps va vers infini, la probabilité de toi devenir président est voisine de 100%. Mais on parle de grands chiffres. On parle de grands chiffres. Voilà, ça c'était le Front National, voilà, qui a un positionnement honorable. Et puis on a en face M. Zemmour, M. Zemmour, le candidat, on va dire, le candidat qui ramène l'Algérie, n'est-ce pas, au centre du débat, le candidat qui, lorsqu'il passera, il expulsera 200 Sénégalais. Et puis voilà, où nous en sommes aujourd'hui. Ça veut dire que je reproche à la société civile quelque part de ne pas avoir réussi à apporter. Aujourd'hui on est dans un moment historique en France et la société n'est pas en mesure de présenter une alternative solide, une alternative viable face à ce gropuscule qu'il y a au pouvoir, en fait. Assez dingue, assez dingue. C'est pas nouveau, mais là, ça tombe hyper mal, en fait. Voilà, mes amis. Donc, je vous laisse, n'est-ce pas ? Je vous laisse, je vais rentrer chez moi. Et puis, bien sûr, c'est une analyse qui est en cours de route, bien entendu, parce que nous sommes dans une histoire qui est en cours de route. Et au fur et à mesure, à la fin, on verra. Mais ce que j'espère, c'est que je vais me tromper. J'espère me tromper, mais en fait, ce que j'ai, si vous voulez, dans ma tête, j'ai des probabilités des uns et des autres de passer, c'est des probabilités qui bougent, qui sont évolutives. Aujourd'hui, le camp Macron-Pécresse est un camp qui a une probabilité assez élevée. Mais où je dis ça aujourd'hui, ce que j'espère, c'est qu'en 15 jours, à la lumière de nouvelles données, je puisse vous dire, cette probabilité a baissé. Mais en attendant, il ne faut pas confondre ce qu'on veut avec la réalité. Merci mes amis et puis on se voit plus tard.
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